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Pierre Jovanovic présente l’histoire de l’inventeur du billet de banque et de la "planche à billets"

"Tout le système bancaire d’aujourd’hui repose sur les idées de John Law"

Pierre Jovanovic, journaliste et écrivain spécialiste de l’économie, présente l’ouvrage L’histoire de John Law et met en parallèle la France du XVIIIe siècle et la situation contemporaine.

Une vidéo réalisée par Médias-Presse-Info.

 

 

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18 Commentaires

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  • On est donc au XVIIIe siècle*


  • J’ai toujours trouvé cette expression "planche à billets" très confuse, pas claire du tout (le mot "planche" n’exprime rien de particulier, et surtout pas la notion de production de monnaie hors index) et contre-productive (quand ton ennemi utilise tes mots avec gourmandise, c’est qu’il y a un truc qui va pas) mais c’est juste moi.

     

    • En effet, la planche à billets est un sujet secondaire qui titille deux types d’individus :

      - les marxistes qui croient qu’on fabrique de l’argent en travaillant
      - les larouchiens qui pensent que les biens économiques ont de la valeur, à la condition qu’on puisse les échanger contre de l’or

      Ils ne sont pas tout à fait compatibles, mais comme ils restent flous, ça passe.

      Ces deux croyances sont fausses. Le réel, c’est ce qui existe, et c’est donc le crédit bancaire, plutôt que la planche à billets d’ailleurs.


    • @ Mike
      Ah bon, le crédit bancaire c’est du réel ?
      La banque n’a pas besoin d’avoir de l’argent dans ses comptes pour le prêter et se faire rembourser avec intérêt de l’argent qu’elle n’a pas.


    • Ce qui est "réel", c’est ce sur quoi on s’accorde.
      Il y a un consensus sur ce qui a ou pas de la valeur, et ce consensus c’est le système existant.
      Vous pouvez bien ne pas être d’accord, mais votre point de vue minoritaire ne s’applique pas.

      Dans l’absolu, la "valeur" est une notion humaine ; bref ça n’existe pas.
      Dire "c’est l’or qui a de la valeur" ou "les biens ont de la valeur mais pas les services", c’est un souhait, mais ce n’est pas la réalité dans le système existant.

      C’est un mécanisme psychologique très répandu que de penser que l’univers doit obéir à des règles. S’il ne s’y conforme pas, c’est l’univers qui a tort mais pas la théorie qui est fausse.
      On le voit chez tous les économistes marxistes continuant d’annoncer la chute finale du taux de profit, la fin du capitalisme et l’émergence inéluctable du socialisme. Aucun choc du réel ne les fera changer d’avis.
      On le voit chez les militants d’une immigration sans limite, pour qui aucun fait ne peut contredire la doctrine du bonheur du métissage et du vivre ensemble.

      Il y a beaucoup de ça chez Jovanovic.



    • - les marxistes qui croient qu’on fabrique de l’argent en travaillant




      votre vision de l’analyse marxienne du capital est un pur contresens.
      Le travail humain ne crée pas d’argent , il crée des produits et des services donc de la "richesse" dans une société marchande dont l’étalon est la monnaie. c’est la comptabilité du capital qui donne une valeur marchande au travail. Or si l’argent fait des petits, ce n’est que sur le dos du travail. Ceci si on considère que seul le travail humain produit de la valeur. vous pouvez ne pas être d’accord mais il va vous falloir le démontrer
      quant à la baisse tendancielle du taux de profit il y a juste à regarder ce qui se passe de nos jours et comment ça évolue. les marchés étant saturés, la mécanisation du travail poussée au maximum et la croissance impossible car l’économie réelle est asphyxiée par la spéculation financière, le capital ne peut se rabattre que sur le citoyen (le travailleur n’est même plus suffisant) et l’ état pour continuer ses profits, quitte à le ruiner en lui faisant vendre ses bijoux de famille ; et enfin la guerre afin de recréer des marchés par la destruction.
      quant à l’arrivée inéluctable du socialisme, je pense que vous plaisantez. les idéologies marxistes politiques ont vécu et on ne refait pas l’histoire.
      maintenant si vous avez une analyse plus juste de la situation, je serais curieux de la connaître


    • @Mike
      Justement, si ce qui est réel c’est ce sur quoi on s’accorde, l’or est un point important que vous le vouliez ou non.
      Il suffit de voir à quel point il est bidonné avec les ETF car il est l’indicateur directe de la confiance en la planche à billet ; plus elle faiblit et plus le cours de l’or monte -> plus on bidonne pour le faire chuter.
      L’explosion de son cours depuis une décennie montre que c’est une valeur refuge car l’or transcende les siècles et les civilisations.
      Vouloir l’ignorer c’est passer à coté d’une grosse donnée du problème.


    • Il est vrai que l’expression "planche à billet" n’est pas adaptée à la méthode de création monétaire actuelle. Ceci dit une émission monétaire trop importante est un réel problème car elle crée de l’inflation voir de l’hyper inflation (Weimar), de même qu’une trop forte contraction provoque l’effet inverse.

      Mais le fond du problème ce situe avant tout dans la nature même de la monnaie, a savoir l’argent-dette. La création de monnaie scripturale ’ex-nihilo" par les banques privées avec bien sur des intérêts a payer. Ce qui génère une dette exponentielle et perpétuelle mathématiquement irremboursable. Les banquiers on le contrôle du robinet monétaire via les taux d’intérêt ce qui leur permet de causer alternativement des périodes d’abondance et pénurie de monnaie qu’on appelle "crises systémiques". Je regrette que Pierre Jovanovic n’aborde pas plus la question de cette manière.

      L’étalon or ne me parait pas viable avec une masse de monnaie/dette en croissance constante. A mon humble avis une monnaie peut très bien être sans rapport à un quelconque métal si elle est non endettée et que sa quantité est strictement contrôlée. L’étalon travail décris dans "La révolution européenne" de Francis Delaisi me parait une bonne solution. Il s’agirait d’une monnaie dont la quantité serait proportionnelle à la production et constamment régulée en fonction de celle-ci ce qui garantirait une stabilité des prix.


  • Ceci posé, salut et merci à Pierre Jovanovic, dont le boulot est indispensable.


  • Posez-vous la question, pourquoi M. Soros à vendu ses actions boursières pour de l’or, peut-être as t’il des informations particulières... ?
    Rappelez-vous que J.P Morgan Chase as fait pareil, il y a quelques temps, et pousse ses meilleurs clients à acheter de l’or.....
    Ça fait un moment que je suis M. Jovanovic, environ 5 ans... Grâce à lui j’ai presque pu me "débancariser", petit à petit, et mettre mes pauvres économies de travailleurs à l’abri....

    En claire, au vu des achats d’or massifs par les plus grands pourris de la planète, il me semble qu’il y en as plus pour longtemps....d’autant plus que la majeur partie des gens vont être obnubilé par le foot.........


  • Les informés sont les initiés.


  • Petit rectificatif de ce qu’a dit Jovanovic : les pièces d’or pèsent plus lourd dans les poches que les pièces d’argent car l’or est deux fois plus dense que l’argent.
    Masse volumique de l’or en kg/dm3 = 19,30
    celle de l’argent = 10,50

     

  • Jovanovic, l’Alain soral de l’économie.

    ça paye de connaitre son sujet, respect.


  • John Law a été appelé à la rescousse par la monarchie française du fait des difficultés budgétaires chroniques qui constituaient un frein à la bonne marche des affaires publiques, notamment en ce qui concerne le développement des colonies et la mise sur pied d’une marine de guerre capable de rivaliser avec celle de l’Angleterre. les Anglais ont été beaucoup plus inventifs que les Français en ce qui concerne le financement des déficits par l’appel au marché via notamment le développement de produits de dette évalués grâce à des techniques mathématiques performantes qui permettaient le libre échange des obligations souveraines sur un second marché ainsi que leur transformation en actions. C’est grâce aux marchés financiers mis au point conjointement avec les financiers et mathématiciens hollandais (voir les travaux de Leibnitz sur l’évaluation des produits dérivés, notamment les options sur les actions), que la couronne anglaise est arrivée à maîtriser ses déficits tout en pratiquant, il est vrai, une politique fiscale agressive. Mais les bourgeois comme les aristocrates anglais étaient prêts à payer, car ils se savaient épauler par la Couronne britannique qui mettaient à leur disposition ses moyens logistiques et militaires pour la conquête des marchés mondiaux. John Law a essayé de reproduire le mode de financement public anglais en faisant émettre du papier collatéralisé par les revenus de la compagnie des Indes en Louisianne. Malheureusement la confiance des investisseurs s’est évaporée, dès lors que les attentes financières vis à vis des colonies américaines ont été déçus. L’Etat français n’a jamais disposé des mêmes moyens que les Anglais pour développer ses colonies américaines : il manquait les infrastructures portuaires, les entrepôts de commerce, les moyens de communication, enfin toute la logistique pour mettre en place une économie moderne comme celle de la Nouvelle Angleterre. C’est la raison pour laquelle la monnaie papier de Law s’est terminée par un fiasco, alors que celle de la Banque d’Angleterre, soutenue par une fiscalité généralisée et systématisée, a contrario de celle de la France jusqu’à Napoléon, a été un succès.

     

    • toujours le même problème : le manque de pognon.
      les anglais ont inventé la dette perpétuelle de l’état (création de la banque d’ Angleterre par Paterson). mais il y avait de la richesse dans le royaume (les juifs Hollandais, depuis Cromwell étaient dans la place.
      bien sûr qu’on a aussi spéculé sur les actions de la banque, mais la banque était couverte par la finance , les mêmes qui spéculaient sur des actions qui rapportaient déjà 6% garantis ad aeternam par la couronne , donc aucun risque. on ne démolit pas ce qui vous fait vivre
      . pas de ça en France, le système de Law ne repose que sur du concret (la Louisiane). cela s’est cassé la gueule car les spéculateurs n’étaient pas liés à la banque et que le roi n’avait pas les moyens de couvrir les pertes. sans compter que la plus grosse spéculation venait de Hollande et d’Angleterre, et on comprend pourquoi.
      la monnaie fiduciaire c’est bien mais il vaut mieux avoir bretelles ET ceinture, Confiance ET or, c’est toute la différence entre l’ Angleterre et la France de cette époque.
      ,


  • Bonjour,
    Savez vous où l’on peut trouver les paroles des chansons populaires associant John Law au Diable, dont il parle vers 4 minutes 30 ?


  • Le ratio d’endettement est de 90%. C’est beaucoup n’est-ce pas ? Comme la France. La différence, c’est que tous les fonds empruntés sur les marchés par Singapour sont immédiatement investis.

    Il n’y a donc pas de dette nette, comme la Norvège. D’ailleurs, la constitution interdit à l’état de se financer avec de la dette. Chaque gouvernement, élu pour 4-5 ans, a l’obligation d’équilibrer son budget ! Ils me font rêver !

    Source

    http://www.tendance.com/trois-devis...