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13 novembre 2015, Bataclan : des tueurs organisés dans la fosse, désorganisés à l’étage

«  J’ai vu son visage, je pourrais le reconnaître. Il ressemblait à n’importe qui. Il ne nous tenait pas en joue. Il tenait sa kalachnikov tranquillement, serein, comme un militaire de Vigipirate. On aurait dit qu’il était là pour nous évacuer. Il n’avait même pas l’air menaçant.  » Son frère a vu un autre tireur, «  un grand blond aux cheveux ras  ». «  Ça avait l’air préparé, froid. Il n’y avait rien d’inorganisé. Ils étaient positionnés correctement pour être efficaces.  »

Quand la lumière revient, «  assez rapidement  », il n’y a plus un bruit. Et là, «  ils se sont mis à tirer sur les gens un par un. Ils marchaient autour de nous. Nous les entendions recharger leurs armes. Parfois, des gens essayaient de partir en groupe et alors ils tiraient dessus en rafales. D’autres les ont insultés. J’ai entendu des “Connards”, “Bande d’enculés”. Et ils leur tiraient dessus. Ils tiraient de façon méthodique. Ils ont parlé assez fort mais de façon posée. J’ai entendu   : “C’est la faute de François Hollande et de ses frappes en Syrie. Vous avez voté pour lui.”  » Son ami Anthony, 33 ans, aperçoit des gens qui essayent de se lever. «  Ils les abattent.  » Lui ferme les yeux et fait le mort. «  Une femme crie que son copain est mort. Ils l’abattent.  » Le sol est une piscine de sang. Des lambeaux de chair se sont répandus. Un homme à côté de Cécile la soutient comme il peut  : «  Courage. Il faut faire le mort.  » (Le Monde du 16 novembre 2017)

Sur les centaines de tweets que nous avons ramassés ce soir-là, en voici une douzaine qui rendent compte de la sidération et de la confusion qui se sont emparées des Français :

Allisson FQSP© ‏
Les spectateurs du stade de France sifflent sans comprendre le match a repris problème à la sortie un corps déchiqueté a été retrouvé

Nain Portekoi
Tu passes une bonne soirée, tu rentres chez toi, tu allumes la radio, tu vis un cauchemar.

julien sartre ‏
Rue de Charonne les policiers crient "rentrez chez vous, à l’abri, ils sont encore dans la rue !!"

Philippe Corbé
Au moins 13 morts rue Bichat et une quinzaine de morts près du Bataclan #EditionSpecialeRTL

Nicolas Demorand
18 morts selon la @prefpolice plus prise d’otages au Bataclan. Mais PUTAIN DE MERDE !!!

canyourepeat !? ‏
Louis, présent au #Bataclan avec sa mère témoigne sur @franceinfo : "ils ont crié Allah Akbar et ont tiré sur la foule" #paris #fusillade

EL ЯAFA
Il y aurait une centaine d’otages au Bataclan #fusillade

Stalker
"Selon un policier, le bilan pourrait atteindre les 100 morts ..... !"

Mabrouk Sonia ‏
Le plan Rouge Alpha déclenché, plan multi-attentats lors d’attaques massives. La France entre dans une nouvelle ère

Pauline Lallement ‏
Mehdi rescapé :"ils étaient organisés lorsque l’un tirait lautre rechargait." @ParisMatch

Guillaume Auda
D’après le préfet de police de Paris , 4 terroristes au #bataclan avaient des ceintures d’explosif qu’ils ont actionné lors de l’assaut

JSSNews
Vidéo : #Netanyahu avait prédit des attaques musulmanes contre la #France… http://goo.gl/fb/KS7jrE #occident

Haziza Frédéric ‏
Plus de 100 morts à Paris : qui pourra encore dire que nous sommes pas en guerre contre les #barbares #nazislamistes ?

 

Nous étions en poste ce soir-là et avons appris les premiers faits sur Twitter, juste après 21h, avec les « pétards » du Stade de France. Puis, très vite, les tirs, les morts, les infos – invérifiables –, les bilans – fluctuants –, les premiers témoignages bruts de l’intérieur du Bataclan (ensuite ceux qui allumaient leur portable se faisaient abattre), les prises de position politiques, le déchaînement de soutien et de rage, et enfin le bilan officiel, le discours du président de la République, et le début de l’enquête.

François Hollande à 23h54 (alors que l’assaut au Bataclan n’est pas terminé) : « Nous savons d’où elle vient, qui sont ces criminels, qui sont ces terroristes… Il y a effectivement de quoi avoir peur, il y a l’effroi. »

Deux ans après, Salah Abdeslam campant sur son mutisme, les familles des 130 victimes, les 495 blessés et les Français n’en savent toujours pas plus sur cette soirée de cauchemar. Certes, il y a eu un rapport officiel de 341 pages, que nous avons lu scrupuleusement, mais que la plupart des Français n’ont pas lu. Ce texte est le résultat de l’enquête de la commission parlementaire menée par deux députés, l’un de gauche (Pietrasanta), l’autre de droite (Fenech), scellant ainsi une sorte d’union sacrée devant le danger « terroriste ». Un terrorisme aveugle, aveuglant, et toujours sans revendications.

Vincent Hervouët, chef du service étranger de TF1, à 0h22 : « Il y a aucun chantage aucune revendication. »

Un terrorisme apolitique qui ne fait qu’augmenter le ressentiment contre – par ordre décroissant – les djihadistes, les islamistes, et en fin de compte les musulmans, qu’ils soient au Proche-Orient ou en France.

mathieu Kassovitz ‏
Mes amis musulmans. Descendez dans la rue et faites vous entendre. Sinon vous méritez l’amalgame dont vous êtes victime.

Une opération qui n’a pas vraiment servi les intérêts de Daech, qui a revendiqué l’attentat via son agence de « communication ». Daech, ce faux nez d’intérêts croisés entre Saoudiens, Israéliens, Britanniques et Américains. Les Français, sous la férule du trio de choc Hollande-Valls-Fabius, ont eux pris fait et cause pour les « rebelles » d’Al-Nosra en Syrie. Une façon de prendre tous les Français en otages. Les responsables des attentats multi-sites du 13 novembre 2015 étant morts, à l’exception de Salah Abdeslam, on peut dire qu’il s’agit d’une affaire irrésolue, ou sans commanditaire précis, et dont l’enquête a été officiellement gelée puis enterrée. Comme ses 130 victimes.

 

 

On ne reviendra pas sur les nombreux témoignages « glaçants » – terme à la mode chez les journalistes à sensation – des survivants, sur les hypothèses des uns et des autres qui vont de l’attentat « nazislamiste » pour l’axe BHL-Haziza-Valls à l’opération de « services » pour les sceptiques. Nous n’avons pas de preuves, uniquement des zones d’ombre, et on ne construit rien sur des zones d’ombre. Pourtant, elles sont nombreuses, comme pour l’attentat contre Charlie Hebdo, et elles s’accumulent. Donnant l’impression que la version officielle, pour tenir, est elle aussi obligée de fluctuer dans le temps. Si l’on veut bien admettre que la rationalité et la précision sortent rarement indemnes d’un acte de guerre à 130 morts et 500 blessés, plus le choc national qui en résulte, le bruit et la fumée mettant parfois des mois à retomber, on se doit de relever les éléments qui ne collent pas dans le discours officiel.

Nous en avons choisi deux en conflit, le témoignage brut d’un des otages de la prise d’otages du Bataclan, de ceux qui ont été gardés plus d’une heure par les deux terroristes survivants (le troisième ayant été abattu par un seul commissaire entré dans la salle, alors que des Sentinelle armés de Famas restaient l’arme au pied), et celui du patron du RAID à l’époque, Jean-Michel Fauvergue. De cette expérience traumatisante, même pour un dur à cuire habitué aux situations sanglantes, Fauvergue a tiré un livre, qui lui vaudra d’ailleurs convocation chez le ministre de l’Intérieur – Cazeneuve à l’époque – et mise à pied immédiate. Il était le samedi 21 octobre 2017 l’invité de Laurent Ruquier dans ONPC.

Nous sommes à 9’46 de l’entretien, Ruquier « attaque » l’intervention du RAID au Bataclan devant son invité :

 

La séquence qui nous intéresse :

« On doit monter à l’assaut des deux terroristes qui sont bardés d’explosifs »

Il faut savoir que le RAID et la BRI se sont partagés le travail dans la salle de concert, le RAID sécurisant le bas, la BRI partant à l’étage, là où se trouvent encore des spectateurs apeurés, cachés dans les travées et derrière toutes les portes possibles, et enfin les deux terroristes tenant une quinzaine d’otages. Quand Fauvergue dit « on » pour l’assaut, c’est en fait la BRI avec deux colonnes de 20 hommes qui grimpent prudemment les escaliers de gauche et de droite, libérant au fur et à mesure de leur avancée les spectateurs intermédiaires cachés, atterrissant enfin devant la dernière porte, celle de l’assaut final.

En voici le descriptif par Christophe Molmy, le patron de la BRI (source Le Figaro du 24 novembre 2015) :

La première mobilisée est la force d’intervention rapide (FIR). Une unité de quinze hommes, imaginée par la BRI après le braquage du joaillier Cartier sur les Champs-Élysées en novembre 2014, et créée au lendemain de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.
[…]
Il est 22 heures. En route vers la rue de Charonne, ils rebroussent chemin après cinq minutes. Des informations indiquent « un carnage » au Bataclan. Seule la deuxième FIR continue vers Charonne. Les équipes arrivent à 22h15 au Bataclan.
[…]
Un commissaire de la BAC a pu tuer l’un des trois terroristes qui se trouvait près de la scène, et « figer l’action ».
[…]
À cet instant, dans cette salle du bas, les policiers ignorent où sont les autres terroristes. « Il faut alors agir prudemment, explique le chef de la BRI, on ne sait pas si un terro est planqué, prêt à nous canarder, ou s’ils ont mis une ceinture d’explosifs à un otage ». Du temps est nécessaire pour « investiguer les lieux et les sécuriser avant de monter à l’étage », dit-il. Il est 22h30. Ses hommes sont alors une trentaine, rejoints par la deuxième FIR.
[…]
À 22 h 45, le reste de l’équipe arrive : deux douzaines d’hommes, plus les effectifs des PC, pour la logistique et la technique. Le Raid arrive aussi.
[…]
Peu avant 23 heures, les rôles sont répartis. Le Raid reste dans la fosse, « pour nous couvrir », explique Christophe Molmy, tandis que deux équipes de 20 hommes de la BRI montent à l’étage. Une colonne par l’escalier de droite, une autre par celui de gauche. Douze tireurs d’élite se positionnent à l’extérieur, avec en vue les deux façades du Bataclan. À l’intérieur, la progression est longue. L’accès au couloir à l’étage prend 15 minutes. Un dépiégeur d’assaut doit vérifier chaque porte avant de la franchir, et des grappes de gens se trouvent derrière chacune d’elles, dans chaque recoin. Des gens « apeurés, blessés » qu’il faut évacuer au fur et à mesure, à chaque mètre gagné dans la pénombre. L’avancée des forces est d’autant plus ralentie que les otages, parfois « sidérés », « n’obéissent pas toujours aux consignes ». Et toujours ce silence, sans aucun tir.
[…]
À 23h15, arrivés devant une énième porte, les hommes de la BRI entendent enfin du bruit. Quelqu’un hurle. Un otage sert de porte-voix aux deux terroristes retranchés au fond du couloir. « C’est seulement à ce moment-là qu’on sait qu’il y a deux kamikazes avec des otages », indique Christophe Molmy. Une vingtaine peut-être. « Ils nous demandent de partir, sans quoi ils tueront, poursuit-il. Ils portent des ceintures d’explosifs, ils communiquent un numéro de portable ».
[…]
Les policiers leur demandent de relâcher les femmes et les enfants. « Ils refusent, sont super-instables, ils ne veulent rien lâcher, il n’y a pas de négociation possible », dit Christophe Molmy. Il sort de la colonne, à 23h35. Pour rejoindre le PC à l’extérieur et demander l’autorisation d’assaut auprès de son directeur et du préfet de police. Il l’obtient à 23h45.
[…]
Nouveau coup de fil à 00h18. Alors l’assaut final est lancé. Sans explosif, en poussant la porte. Les terroristes canardent aussitôt les policiers protégés par le bouclier « Ramsès ». Ce dernier essuie des tirs à hauteur d’homme, les otages évitent donc les balles en se jetant à terre. Les terroristes reculent. Mais le bouclier chute en avant, sous l’effet d’une marche ratée. Les deux policiers en tête de colonne se retrouvent sans protection. L’un d’eux tire sur un terroriste, dont la ceinture explose à l’avant, pas à l’arrière, remarquent les policiers. L’autre déclenche alors la sienne. Les otages sont indemnes. Seul un homme de la BRI est touché à la main, par le ricochet d’une balle.

Un descriptif relativement cohérent avec la version officielle du fameux rapport parlementaire (page 53 et suivantes), sauf en ce qui concerne l’exfiltration des otages « les uns après les autres » :

À 23h09, M. Jean-Michel Fauvergue, chef du RAID, arrive au Bataclan avec une colonne d’assaut. À l’occasion de son audition, celui-ci a indiqué s’y être rendu d’initiative, ce qu’a réfuté devant la commission d’enquête le directeur général de la police nationale, M. Jean-Marc Falcone. Une fois sur place, il prend immédiatement contact avec le chef de la BRI de Paris : « Nous nous répartissons les missions de façon simple : je prends le bas, il prend le haut ». Un tireur de précision – ou sniper – du RAID accompagne la colonne de la BRI à l’étage.
[…]
À 23h15 également, la progression de la BRI, dans les étages, est stoppée devant une porte close, derrière laquelle se trouvent les deux membres du commando terroriste et une douzaine d’otages. Les premiers demandent d’abord, par le truchement d’un otage, le départ des policiers, requête à laquelle ceux-ci disent ne pouvoir donner suite. Puis, la colonne de la BRI obtient, par l’intermédiaire d’un ou plusieurs otages, un numéro de téléphone : « c’est le coup de téléphone du négociateur à ce numéro qui est le premier contact avec les terroristes, lesquels l’ont rappelé ensuite à plusieurs reprises » a précisé M. Christophe Molmy lors de son audition. Le premier des cinq échanges téléphoniques a lieu à 23h27, les suivants à 23h29, 23h48, 0h05 et 0h18.
[…]
À 0h18, l’assaut est donné, sur autorisation du préfet de police de Paris, par les fonctionnaires de la BRI de Paris, soutenus par les effectifs du RAID, positionnés au rez-de-chaussée. Progressant, dans un couloir très étroit, sous le feu des Kalachnikov, la colonne enjambe les otages, bouclier tactique en tête, et les exfiltre les uns après les autres jusqu’à parvenir à neutraliser les deux terroristes et à libérer tous les otages, vivants. Au cours de l’assaut, l’un des kamikazes réussit à actionner son gilet explosif. Un policier de la BRI est grièvement blessé.

Confirmation là encore de ce dernier événement par RMC qui, ce lundi 13 novembre 2017, révèle que le téléphone d’une des otages a été utilisé par un des kamikazes, en l’occurrence Foued Mohamed Aggad. Il a appelé sa mère 5 minutes avant l’assaut de 0h18 pour lui dire qu’il allait « bientôt rencontrer Allah ». C’est cet homme dont la charge explosera.

Voici la reconstitution rapide de l’opération au Bataclan en 3D par le journal de France 2 :

 

Pourtant, il est un témoignage de l’intérieur de la pièce des 15 otages menacés par les deux terroristes qui contredit cette version officielle :

 

Le comportement erratique des deux derniers terroristes ne cadre pas avec le calme et la détermination des trois tueurs de la fosse, « froids » et « sereins » (voir le premier témoignage en haut de l’article). Ils improvisent, tergiversent, mais ne tuent personne dans le local. Ils se feront abattre non sans résistance mais sans commettre d’autres crimes. De plus, le témoin précise qu’il n’a pas vu de ceintures d’explosifs (à 13’03) :

« Ensuite il y a Ismaël donc celui qui est, dont je me souviens le visage, et qui est mort ensuite, c’est un des deux, qui demande à quelqu’un “qui a du feu”. Donc comme j’avais mon briquet dans la poche, voilà donc, quelque part je me sacrifie parce que je sais pas ce qu’il va faire avec ce briquet-là, je sais pas s’il va allumer une dynamite, allumer sa ceinture explosive que je n’ai jamais vue, mais enfin bon, paraît-il qu’ils avaient des ceintures d’explosifs… »

Le même témoin raconte l’assaut final, toujours de l’intérieur de la dernière salle, insiste sur l’amateurisme des tueurs, et « se demande encore pourquoi ils nous ont pas tués », ce qui interpelle également l’intervieweuse (à 5’03) :

 

Et à 9’25, ce témoin ne comprend pas pourquoi son expérience ne cadre pas avec la description officielle par les médias, qui sera aussi celle du rapport parlementaire. Seule explication rationnelle selon lui et les autres survivants : une « descente » de Captagon...
Comment ces mêmes hommes ont pu commettre une tuerie aussi implacable dans la fosse et perdre leurs moyens lors de la prise d’otages ? Étaient-ce vraiment les mêmes ? Pourquoi ont-ils si radicalement changé en un temps aussi court ?
Cette contradiction rappelle les témoignages sur le commando des terrasses, venu peu avant le commando du Bataclan apporter la mort devant les cafés bondés : certains ont certifié avoir vu des tueurs froids et déterminés, d’autres des kamikazes erratiques.
Plus qu’un attentat aveugle, il s’agit d’un attentat destiné à aveugler, à choquer la population et à brouiller l’entendement. Chose réussie puisque deux ans après, rien n’est clair dans le déroulement de cette terrible soirée du 13 novembre.

Jean-Michel Fauvergue est aujourd’hui député LREM de Seine-et-Marne.

 

 

Autour du 13 novembre 2015, sur E&R :

Mettre en perspective le « terrorisme »
grâce à Kontre Kulture :

 






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27 Commentaires

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  • #1838879

    ce nouveau type de terrorisme qui est intrinsèque à notre société



    Non. Ce terrorisme est toujours intrinsèque à l’État républicain, dont l’initiative revient à Robespierre (élève de Monstesquieu et admis franc-maçon en 1730) en 1792 lors de la Terreur, et pour la rédaction de son "Système de la Révolution française" :
    « Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur : la vertu sans laquelle la terreur est funeste, la terreur sans laquelle la vertu est impuissante. »

    Qu’est-ce qu’entend Robespierre par vertu ? il s’agit pour lui de "l’amour de la patrie" - pas de la France, mais de la République, alors en pleine ascension.

    Et Jean de Viguerie conclue dans son livre d’où sont tirés ces extraits concernant cette période :
    « La patrie révolutionnaire sera désormais pour toujours une patrie terroriste. Car la Terreur doit durer tant que durera la Révolution, et nul ne peut savoir quand se terminera la Révolution. « Remontez sans cesse le ressort sacré. » Il faut donc terroriser sans cesse. Impossible de s’arrêter. Là est le signe de la nécessité, là est le signe de l’utopie. [...] »

    Qu’est-ce que l’utopie ? C’est nier ce qui est pour affirmer ce qui n’est pas. Et donc, ce qui est, n’est rien. D’où le mépris total des médias de ce système pour la vérité.

    J’espère que les Français auront le goût de la vérité, ceux qui ont agi sous le coup de l’émotion à coup de bougies et d’ours en peluche s’en mordront peut-être les doigts en lisant cet article par exemple, car il est impossible de tolérer cette République qui EST une pure utopie, et qui n’a de romain ou d’antique que le nom, mais qui nous coûte des vies et notre pays !

     

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    • Quelle ineptie !

      Croyez-vous vraiment que ceux qui les ficelles de cette « terreur » sont mû par la vertu chère à l’Incorruptible ? En l’actualisant, je dirais qu’il devait faire face à deux écueils : les gauchistes et les droitards. Vous appartenez manifestement à le deuxième catégorie.

      Avec l’espoir que votre « amour de la patrie » ne vous fasse pas échouer sur les côtes de Quiberon. Avec l’uniforme de la perfidie…

       
    • #1839320

      Non Robert je ne suis pas droitard, je suis français, point, d’après la définition chrétienne de la patrie où ce sont les hommes qui font le pays réel, pas celle synthétisée en son temps par Robespierre où le patriote est cet individualiste hédoniste protégé par les Droits de l’homme. Ni Patriote philippotiste, ni Insoumis mélenchoniste. Vous essayez de m’enfermez dans votre logiciel républicain, parce que vous n’arrivez peut-être pas vous-même à en sortir. Pas bien.

       
    • Robespierre n’en avait rien à f... de la République.
      1/ Il ne voulait pas faire la Révolution. C est parce qu’on l’a supplié de s’en charger qu’il a finalement, après bien des années de refus, accepé.

      2/ Il est républicaniste, et non pas républicain. Républicanisme, tradition de pensée politique antisocialiste et antilibérale (qui court d’Aristote à Pocock, en passant par Machiavel , Spinoza et surtout Rousseau... je refuse de classer Montesquieu dans les républicains) . On peut être royaliste et républicaniste, mais pas royaliste et "républicain".
      republicaniste = "on est libre quand on n’est pas dominé", ni à l’intérieur par les Grandi (général, politique, clergé, commerçant, banquier, etc.) ni à l’extérieur par un Etat concurrent, un Empire, une Religion (papauté), ou encore une ONG ou une Multinationale. Socialiste = "on est libre quand on n’est pas exploité" (ben non, ca suffit pas !). libéral = "on est libre quand on a du choix" (ca ne suffit pas non plus).

      3/ Dans la pratique, on peut considérer que Robespierre n’a pas été à la hauteur. Mais sur la doctrine des droits, il suffit de relire ses discours pour constater que c’est l’un des plus grand penseurs politiques qu’on ait jamais eu en France (juste après Rousseau et Tocqueville).

       
    • Les droits de l’homme sont l’invention chrétienne par excellence qu’on doit à l’école de Salamanque, et donc, ce n’est pas un hasard !, aux mêmes qui ont inventé la lex mercatoria (c’est à dire les règles du droit international privé au service des marchands).
      Ce qui les a d’abord rendu conceptuellement possibles, c’est l’idée de "personne" (personna), pour combler un manque dans les catégories du droit romain.
      Le droit de propriété, par exemple, n’est pas le droit à l’accumulation illimitée de la propriété, ce qui l’oppose tant au socialisme qu’au libéralisme (et donc aux franc-maçons).

      Robespierre ne connaissait que les Droits du Citoyen. Si on est attentif au texte, on se rend bien compte que ses droits de l’homme n’ont rien voir avec les nôtres (non pas seulement quant à leur contenu, mais quant à ce qu’ils sont, essentiellement parlant). Là où il se gourre, c’est là où Rousseau lui-même ne savait pas comment gérer (la question du lien entre la loi et les croyances religieuses, qui dépend d’une théorie de la rationalité : à noter que le pb n’a toujours pas été résolu, les libéraux ayant préféré botter en touche sur cette question dans la deuxième moitié du XXe).

       
  • Que devient-il ce Fauvergue ?

     

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  • Bonsoir, cela conforte la thèse selon laquelle il y a 2 équipes... la fine équipe de Molenbeek (aimant le shit et les soirées débridées...) bien manipulée (radicalisation éclair et stage en Syrie....) contrôlée a distance..(les kamikazes du Stade de France ne faisant aucune victime)..et l’autre équipe, un ou deux professionnels genre Mercenaires maitrisant les armes de guerre... entrainés pour tuer ! C’est lui ou eux qui ont cartonnés les Terrasses (la vidéo de Panamza est assez parlante..) et ensuite le Bataclan....

     

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    • Il peut très bien avoir eu dans ce commando des individus, avec une maitrise des armes inégale, tout comme leur détermination et leur expérience au combat, sans pour autant qu’ il y est de taupe ...

       
    • @Marc
      Il se pourrait également que cette opération, soit tout simplement menée par les gens qui maîtrisent nos services de sécurités.
      Qui sont ils ? Il est amusant de constater que les métiers de la sécurité (police, services de renseignements, armée,, parquets ) sont les seuls métiers où quand vous foirez vous recevez une promotion....
      Quand on regarde le pédigré de ces pseudos jihadistes , on est quand même en droit de se poser des questions.
      Nemouche et le musé juif à Bruxelles, 2 agents du mossad tués dans le musé.
      https://www.rtbf.be/info/belgique/d...
      Kouachi encagoulés mais laissent leur carte d’identité dans la caisse. ???
      Coulibaly sort de l"hypercasher menotté ????
      Quand au Bataclan et stade de France....C’est une opé de professionnels avec des leures molenbekois.Soit disant radicalisés sur la commode une heure avant.
      ces racailles qui sont pour la plupart des indics, ont servis de farce pour nous les dindons.
      Donc de mon point de vue, si ont doit commencer par quelque chose en France c’est éprendre en main notre structure sécuritaire dans son entier et en chasser les n on français. Car payer un pays étranger pour nous protéger c’est le meilleur moyen d’être en danger permanent.
      Ceux ici qui me demandent, ici de défendre Zemmour sont des pigeons...il préconise exactement ça, l’abandon de notre sécurité à....israel.
      Mais sinon, tout va bien, tout est normal.
      Ne varietur
      Lavrov.

       
  • Tout simplement ils étaient en pleine montée d’amphétamines en bas et une fois le massacre effectué (choc émotionnel + fatigue) et les amphètes qui redescendent, ils sont paumés et errent comme des zombies à l’étage. D’ailleurs ils n’avaient aucun plan de sortie et ne savaient pas vraiment quoi faire "après" comme en témoigne un des survivants...

     

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  • Que faisait la France en Syrie ?
    Le Président syrien étant élu démocratiquement la France était donc en position d’ingérence.
    Tous les français auraient dû au départ manifester dans les rues pour dire non à cette guerre cela aurait évité ce type de tueries.
    On suit l’OTAN dans des guerres honteuses et résultat de pauvres jeunes gens sont tués chez nous.

     

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    • #1839312

      Il existe une analyse un peu différente de la vôtre. Cette tuerie, qu’elle ait été organisée par x ou y ou qu’on l’ait laissé se dérouler sans intervenir en amont, pouvait aussi être destinée à provoquer l’adhesion de la population a une intervention terrestre en Syrie. Laquelle n’a pas eu lieu, mais tout avait été fait pour.

       
    • ta théorie ne tient pas puisque tout le monde sait que Hollande et Valls soutenaient les djihadistes sur le sol Syrien , Hollande a même envoyé sur place des forces spéciales pour les aider contre Assad , imagine un instant si l’opinion publique découvrait que se ne sont pas des djiadistes qui ont attaqué le Battaclan mais un commando Syrien , c’est tout le gouvernement français de l’époque qui sautait .

       
    • @en colère,

      #Jesuisnullepart ouvre une piste qui se révèle bien souvent réelle de par le monde, lorsqu’il s’agit de faire adhérer son peuple à un concept : les gouvernements ne tenant en place que parce que le bons sens populaire les autorise. Encore faut-il parfois lui refiler l’idée que...
      Les stratégies de tension et autres actes ignomineux (sous faux drapeaux) servent à cela.

      Par ailleurs, « Hollande et Valls soutenaient les djihadistes sur le sol Syrien » est une interprétation de votre part concernant la communication de l’époque, laquelle tendait à vouloir protéger le peuple syrien de son dictateur et boucher syrien : telle était la propagande.
      Pour Hollande, en 2015, la phrase à retenir était "Bachar al-Assad doit partir".
      Combien encore d’entre tous ici gobent cette affaire de casques blancs ?
      Combien encore pensent qu’Assad est un ceci, cela ?
      Etc.
      Nombreux sont celles et ceux - jusqu’à la récente « victoire » syrienne-russe sur DAECH - qui pensaient qu’Al Nosra « faisait du bon boulot. » Et nombreux le sont-ils encore...

      Maintenant, comme vous le dites : « On suit. »
      Ce qui permet aussi d’avoir le cul au chaud : tout est le dilemme à affronter si l’on veut converger vers quelque éthique.
      Le plaisir du confort d’un côté de la colline sans qu’il y ait des Opex de l’autre côté pour y parfaire est une forme d’utopie qui soulève une question philosophique.

       
  • #1838994

    Mis bout à bout, rien ne colle dans cette affaire.

    A quand un rassemblement de tous les témoins et blessés

    pour une grande audition.

     

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  • On peut déceler que vous téléchargez un fichier vidéo ou musical de façon interdite mais on peut tuer des centaines de personnes avec des fusils d’assaut, des explosifs ou un véhicule sans problème particulier.

     

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  • Les choses semblent assez claires et suivent un scénario récurrent ; comme avec l’affaire Merah il y a deux équipes en action. Une première équipe de tueurs professionnels faisant le boulot de manière propre, sans émotion apparente, efficacement, méthodiquement. Et une deuxième équipe de bras cassés composée de racaille prétendument islamisée... La première équipe est là afin de garantir que le boulot soit fait convenablement. La deuxième équipe c’est le matériel qui servira à la fabrication de la "story telling", en l’occurence les méchants islamistes qui envahissent l’Europe, menacent la civilisation occidentale...et donc, et là c’est le point crucial de toute cette affaire, il faut être solidaire à 100% avec Israël et ses intérêts géo-stratégiques...

    Ce qu’il y a d’incroyable ce sont ces gens de la scène politique et de la haute administration qui collaborent avec ce genre d’atrocités. Je veux bien qu’il y ait des idiots utiles totalement dupes mais la plupart de ceux qui sont en haut de la hiérarchie doivent forcément être au courant, ils ne peuvent pas être aussi cons et ignorants ! Comment peuvent-ils vivre avec cela sur la conscience ? Ces gens sont des monstres !

     

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    • #1839255

      Oui mais pourquoi des mercenaires accepteraient-ils d’être des kamikazes ?

       
    • @ Patria O Muerte
      « Oui mais pourquoi des mercenaires accepteraient-ils d’être des kamikazes ? »

      Dans l’article :



      Et à 9’25, ce témoin ne comprend pas pourquoi son expérience ne cadre pas avec la description officielle par les médias, qui sera aussi celle du rapport parlementaire. Seule explication rationnelle selon lui et les autres survivants : une « descente » de Captagon...
      Comment ces mêmes hommes ont pu commettre une tuerie aussi implacable dans la fosse et perdre leurs moyens lors de la prise d’otages ? Étaient-ce vraiment les mêmes ? Pourquoi ont-ils si radicalement changé en un temps aussi court ?



      Explication :

      France : 135 kilos de captagon, la « drogue des djihadistes », saisis par les douaniers

      et ici

      Saisie record de « drogue de Daech » en France : révélateur et inquiétant

      Comme toujours, la partie saisie est toujours infime par rapport à ce qui passe.

       
    • @Patria O Muerte
      Pour de l’argent ! Parce que c’est des mercenaires ! L’argent est leur principale, voire leur unique motivation ; a t-on besoin de vous faire un dessin ?
      Et bien sûr peut-être vous allez vous demander qui a donc payé ces mercenaires ? Réponse : il faudra savoir à qui ces attentats ont-ils profité ?
      Pour ma part je ne vois qu’un seul bénéficiaire de tout ce chaos : le grand capital ; lorsque les gens ont peurs ils consomment, tout et n’importe quoi ! Les lois sécuritaires sont votées, il faut mettre en place de nouveaux systèmes de "sécurité" pour fliquer et surveiller la masse ce qui implique de nouveaux marchés publics que les politiques refileront à d’autres larbins du grand capital, quant aux produits de consommation de la vie quotidienne, les gens en reprennent encore et encore, on achète des choses dont on a pas vraiment besoin, puisque les survivants se disent la vie est courte autant consommer.
      Donc la théorie suivant laquelle dans le rang des terroristes dits djihadistes se trouveraient des mercenaires très aguerris au combat, froids et méthodiques, me parait très sérieuse, vraisemblable et même inquiétante.

       
    • #1839485

      Pour de l’argent !




      Se suicider pour gagner de l’argent est incohérent.

       
    • Qu est ce que ça a d’incohérent ? c’est pour la famille,les proches, l’argent.
      Un peu de violon sur le paradis et les infidèles par au dessus, il y a de quoi signer pour des gens qui n’ont pas vraiment d’avenir .

       
  • Salah Abdeslam ? Qui l’a vu depuis l’arrestation ? L’homme qui a vu l’avocat qui a vu l’ours ? Est-ce que seulement il existe ?

     

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  • Que faisait le "grand blond" au cheveux courts avec les cas sociaux "basanés" ??
    Un kabyle ?Un "de souche" converti à l’islam radical ?
    Ou plus probablement une barbouze de la DGSE/CIA ou un agent spécial du Mossad ??
    La plupart des témoignages de survivants font état de quatre hommes armés (et non trois) dont au moins un de "type européen"...
    On saura le fin mot de l’histoire un jour (ou pas) mais les Hollande,Fabius,Valls,les gros bonnets des services secrets français seront alors séniles ou décédés...

     

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