Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Il y a 700 ans, Louis X abolissait le servage

Louis X de France (1289-1316) fut roi de Navarre de 1305 à 1316 (sous le nom de Louis Ier) et roi de France de 1314 à 1316 (sous le nom de Louis X).

Surnommé « le Hutin » (c’est-à-dire « le querelleur »), son règne fut marqué par de nombreux troubles dans le royaume, dont une révolte des paysans, instrumentalisée par les nobles, réfractaires à la levée de nouveaux impôts. Mais il est également connu pour son « Édit du 3 juillet 1315 » abolissant le servage (du mot latin servus, esclave) :

« Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude, qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »

Cette décision ne concerna que deux baillages (circonscriptions administratives sous l’Ancien Régime), Senlis et Vermandois, et fut principalement motivée par la volonté du roi de financer une guerre contre les Flamands (les serfs durent acheter leur liberté moyennant espèce sonnantes et trébuchantes). Cette décision ne concernera pas les futures colonies françaises, cependant elle sera appliquée aux esclaves qui poseront le pied en métropole.

Bien que payant et de portée limitée, l’« Édit du 3 juillet 1315 » reste l’une des étapes majeures dans la marche vers l’abolition de l’esclavage.

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

43 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1220516

    J ai dans l idée que cette date ( qui rappelle que le modèle du servage, qui a été recopié aux Amériques sous formes des plantations et des esclaves, avait pour victimes des européens de souches et que c’est un toi catholique qui l’a aboli) ne sera pas célebrée par l elysee et toute l avant garde politico médiatique.
    Pas de film télé. ..pas de hors série des inrocks ou de télérama. ..

     

    • #1220595

      C’est même certain.
      L’occupant sioniste dédaigne rappeler les hauts faits à la gloire de la France.
      Il préfère commémorer les défaites...


  • #1220525

    n’oublions pas qu’elle ne s’appliquera au Languedoc que bien plus tard


  • #1220526

    Le servage n’était pas un statut pire que le salariat et son illusion de liberté.

     

    • #1220676
      le 03/07/2015 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Il y a 700 ans, Louis X abolissait le servage

      @ goy pride

      Chut, pas si fort, Manu la Tremblote vous écoute !


    • #1222902
      le 06/07/2015 par Jojo l’Afreux
      Il y a 700 ans, Louis X abolissait le servage

      Si parce que le patronat n’a pas pour le moment le droit de vie et de mort sur ses salariés et les salariés eux-même sont encore libres de leur déplacement pour le moment (vous pouvez quittez le 93 si il ne vous revient pas et allez vous installer dans le 33 sans rien demander à personne et ça n’était pas possible à l’époque).

      La principale innovation néfaste du monde moderne par rapport à l’époque des serfs concerne essentiellement une pratique qui a fait son apparition avec l’émergence du Capitalisme et de la Révolution industrielle : désormais on partage les bénéfices de la production avant qu’elle soit produite. Et cela concerne et porte préjudice à la limite plus au travailleur indépendant qu’au salarié. Dans l’ancien temps, le maitre faisait produire à ses serfs et une fois la récolte venu, décidait de la part de production qu’il allait leur laisser en paiement, ainsi, en cas de mauvaise année et de mauvaise production (vaches maigres), il pouvait décider (il n’en pas forcé, c’était un choix laissé à sa seule discrétion) de diminuer son prélèvement pour ne pas acculer ses gens à la misère. Aujourd’hui il n’est plus possible de moduler le partage des bénéfices en fonction de leur teneur et en prime, les principaux bénéficiaires du système sont devenus insatiables et aussi méprisant de la classe productive et de son bien-être que l’étaient les pires seigneurs féodaux pendant les heures les plus sombres.

      L’abolition du servage, c’est en fait la transformation des serfs en métayers : on leur a accordé le droit d’être propriétaire de leur maison et de leurs biens, de les acheter et de les vendre et de pouvoir se déplacer d’un point à un autre du territoire, mais la terre est restée la propriété des seigneurs féodaux pour continuer à générer de la rente. C’est une dilution du système féodal et pas sa disparation mais a-t-il vraiment disparu aujourd’hui ?


  • #1220532

    Vive les Rois de France très chrétiens !
    Vive la monarchie libertaire de droit divin !
    Vive le national-socialisme catholique !
    Vive les révolutionnaires-réactionnaires !
    Vive le royaume de France ! Dieu ! Les Français !

     

    • #1220934

      Vive le Christ Roi ! Éternel Roi de France !
      Vive la Très Sainte Vierge Marie ! Éternelle Reine de France !
      Vive Dieu et son Royaume ! La France Éternelle !!


  • #1220540

    Les esclaves de l’ époque ne sont pas des africains ! Il s’agit des travailleurs manuels de base issus des peuples vaincus migrants -lol-, les guerriers sont les nobles d’origine Germaniques, qui vont donner le corps social de la Noblesse, vainqueurs des anciens colonisateurs romains, (sans être des nazis pour autant -relol- ! ) l’Histoire est impitoyable...

     

    • #1220735

      Votre analyse - pour ce que j’en sais - est un peu sommaire et elle n’est valable que pour la royauté française. La noblesse repose au contraire sur un mouvement populaire dont est issue la chevalerie et qui voit le peuple se soumettre devant les faillites de la royauté germaine à ceux qui pouvaient le mieux les défendre contre les invasions .
      Contrairement a ce que l’on peut penser, la chevalerie n’est pas issue des anciens germains mais d’une élite de guerriers issue du peuple français et de la lutte contre les arabes , vikings , huns etc.... Les germains d’ailleurs étaient bien incapables de constituer autre chose qu’un gouvernement provisoire vu leur petit nombre. Soixante dix mille contre peut-être cinq millions de gaulois. Toutes les peuples conquérants sont peu a peu absorbés par les populations indigènes à moins de les génocider en France comme en Chine. Les arabes eux-mêmes n’ont pu faire disparaître en PALESTINE le peuple juif ils l’ont seulement ...islamisé.


    • #1220826

      C’est toujours drôle ce mythe de la France gauloise. Comment les "très nombreux" Gaulois ont pu être soumis, mis en esclavage et colonisés par les Romains en quelques décennies et ensuite regarder passivement pendant des siècles des "petites" tribus huno-germaniques traverser et piller leur territoire sans réagir ? Les peuples germaniques sont toujours revenus à la charge toujours plus nombreux et toujours plus forts contre les Romains, ils ont déferlé dans toute l’Europe, la Gaule y compris et ils ont fini par envahir et défoncer l’empire romain, de Ravenna jusqu’à la Sicile tandis que les Romains n’ont jamais pu aller très loin au-delà du Limes et des forêts de Germanie. Vu le nombre de Vandales, de Wisigoths, d’Ostrogoths, de Burgondes, de Francs et d’Alamans qui ont traversé le secteur du nord au sud à un point tel que les Romains n’ont pu les arrêter, il faut être naïf pour encore croire au "nos ancêtres les Gaulois". Si les Français sont appelés ainsi aujourd’hui, c’est bien en référence à la caste guerrière et aristocratique des "barbares" francs qui ont donné naissance à ce pays et pas aux Gaulois dont la France n’a rien gardé, ni le langage ni la culture ni le sang.

       

      • #1220970

        Il faut vraiment ne rien connatire à ce pays pour oser sortir des inepties pareilles !
        Comme par exemple, vivre en ville et baigner dans l’ignorance d’une crasse cosmopolite pour déconner à un tel point !

        Pour relativiser, on ne peut pas trop en vouloir aux ignorantes générations d’aujourd’hui qui vivent dans un pays en train de crever...
        Mais avant ce malheur, jusqu’à la vielle France (selon l’expression consacrée) personne n’est en état de nier l’énorme héritage gallo-romain.

        D’ailleurs, il n’y a pas que le discours anti-France qui nie cet héritage, puisque de nombreux cathos pensent que le paganisme a entièrement disparu... en fait que c’est le monothéisme qui disparaît comme un verni qui jaunit et se craque avec le temps.


    • #1220899

      NSX très partiale et surtout bourré d’erreurs non les tribus dites germaniques non pas pu s’installer partout
      exemple en Sicile (cœur de l’ile) ou en Sardaigne le code génétique n’a presque pas bougé et pas par ces invasions là
      quand a la France idem ils ont clairement modeler les fondements de la gaule ont donné des guerriers et seigneurs... mais dire que le français de souche ne peut pas être en partie génétiquement antérieur au germanique qu’il l’on traversé c’est faux

      comme disait Marion sigault le petit peuple attaché à sa terre s’adapte toujours en fonction


    • #1220956

      Les colons romains étaient 1% de la population de la Gaule, et les Germains, Francs compris, moins de 5%.

      Oui, la France fut peuplée de descendants de Gaulois, presque exclusivement, jusqu’au XXe s.


    • #1221011

      Vos fiers germains ont déferlés sur l’Europe poussés l’épée dans le dos par les mouvements de population qui agitait toute l’Asie d’où les germains sont issues. Ces fiers germains étaient des peuples expulsés par plus forts qu’eux cherchant désespérément où se reposer de leurs terreurs asiatiques.
      Sur les mouvements de populations que représentaient les invasions germaines il vous est répondu dans un sens proche du mien. On peut rajouter que le pouvoir germain s’est dilué quand la royauté française " les rois fainéants " issues des germais laissèrent au peuple francais issue comme on vous l’a dit des gaulois la charge de se défendre contre de nouvelle invasions arabes, vikings et asiatiques. Ceux-ci s’acquittèrent de cette nouvelle tache en créant la chevalerie issue non des germains domestiqués mais du peuple français laissé sans maître . Cette chevalerie s’opposa efficacement à la déliquescence du pouvoir royal et fit renaître peu à peu un peuple qui avait faillit disparaître.


    • #1222909
      le 06/07/2015 par Jojo l’Afreux
      Il y a 700 ans, Louis X abolissait le servage

      On va vous réexpliquer encore une fois la différence entre les invasions Romaines de la Gaule et les invasions Germaniques qui ont suivit : les invasions Romaines ont changé le peuple Gaulois culturellement (apparition de l’écriture reposant sur l’alphabet latin, apparition d’un patois gallo-latin et d’un culte bâtard gallo-romain, exportation de la culture Romaine avec les théâtre, les arènes, les routes et les bains puis exportation du christianisme) tandis que les invasions Germaines ont principalement changé les Germains (apparition de l’écriture reposant sur l’alphabet latin, apparition d’un patois germano-latin, exportation de la culture Romaine avec les théâtre, les arènes, les routes et les bains puis exportation du christianisme).
      La différence c’est que les Romains ont absorbé les Gaulois et les Gallo-Romains ont ensuite assimilé les Germains. Et ensuite ils se sont servis des Germains assimilés pour pacifier, conquérir, transformer et utiliser les peuples Germains de Germanie pour repousser les invasions Arabes. :)
      Je n’adhère pas à la vision historique Allemande et je n’y adhèrerai jamais parce qu’elle est faite pour justifier la domination Allemande de l’Europe. Tout le monde a besoin d’un Roman National, mais Charlemagne était Français et sa langue maternelle était un patois gallo-latin.


    • #1231011

      Jojo l’Affreux,

      Je complète ce que vous dites en précisant que les Francs étaient non des ennemis (hostes), mais des alliés (fœderi). Ils s’installèrent surtout dans les régions de l’Est et du Nord, dépeuplées par les ravages d’autres Germains. Ils furent les alliés, non les maîtres des Gallo-Romains.

      En revanche, votre commentaire sur le roman national allemand et la domination germanique est navrant d’aveuglement germanophobe. Les deux grandes puissances allemandes, l’Autriche et le Brandebourg, ou Prusse, se firent les idiots utiles, les soldats continentaux de l’impérialisme apatride de l’or de la City, de Louis XⅣ à Napoléon Ⅰer, et la propagande sur la domination germanique, que vous cautionnez, fit de la France le soldat continental et udiot utile de la City en 14-18 comme en 39-45. Rappelons que ce furent les services secrets serbes qui assassinèrent François-Ferdinand, provoquant la mort de vingt millions d’Européens, et que, le 3-Ⅸ-1939, le Royaume-Uni et, illégalement, la France, déclarèrent la guerre à l’Allemagne, pour maintenir à la Pologne Dantzig, peuplée à 88% d’Allemands, alors que la Pologne pourchassait les Allemands. Le résultat de ces deux guerres mondiales fut de soumettre l’Europe aux États-Unis, donc à Wall Street, et d’imposer l’Europe de Bruxelles.

      Pour en finir avec votre refrain de domination germanique, rappelons que la frontière entre Français et Germain n’a pas changé depuis le Xe s. Accessoirement, Charlemagne, qui comptait autant de Francs que de Gaulois parmi ses ancêtres, avait, à ma connaissance, une langue germanique pour langue maternelle, le teudesque (à rapprocher du mot italien moderne tedescho, signifiant allemand).


  • #1220543

    Merci à E&R de révéler que la France n’a pas attendu la République maçonnique pour abolir l’esclavage.

    Depuis saint Paul, nous savons que "il n’y a plus de maîtres, il n’y a plus d’esclaves, nous sommes tous égaux en Jésus-Christ."

    L’éducation nationale maçonnique censure cette information ( et tant d’autres ! ) mais, sur internet, ça commence à se savoir.

     

    • #1220637

      @ Eric : les auteurs chrétiens soutiennent le caractère légitime de l’esclavage, à condition de le réguler et de le moraliser, et certains, au contraire affirment son incompatibilité avec le message évangélique. Les premiers se réfèrent aux passages de l’Ancien Testament qui mentionnent la présence d’esclaves et aux épîtres de Paul et de Pierre qui engagent l’esclave à l’obéissance. Les seconds insistent sur la nouveauté évangélique revendiquée par Jésus en matière de morale, notamment à travers le commandement de l’amour du prochain identifié à l’amour de Dieu. Mais le débat semble sans fin car Jésus n’aborde pas la question de l’esclavage comme institution. Quant aux recommandations données par Paul, elles proclament la fin des distinctions sociales au sein de la communauté des chrétiens : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. »

      En fait c’est plus subtil que la simple interdiction de l’ esclavage de Jésus (Jesus na t il pas vendu son homme ?....) Saul prône l’égalité sociale chez les chrétiens .....avec le succès que l’on sait .... lol et relol...
      En fait Paul dans "l’ Epitre à Philémon" prêche aux esclaves la permanence de leur état (1 Co 7, 21-22) et l’obéissance à leurs maîtres (Col 2, 22-25), ...voilà, voilà....))


    • #1220713

      En fait Paul prêche aux esclaves la permanence de leur état (1 Co 7, 21-22) et l’obéissance à leurs maîtres (Col 2, 22-25), on s’interroge ! (Epitre à Philémon)


    • #1220996

      @Eric

      Absolument.
      Rappelons que la Bible, pour ceux qui n’aurait toujours pas compris... a pour but de montrer le chemin du salut et non de réformer la société. Et en ce sens le christianisme se distingue de certaines autres religions.
      La Bible traite souvent de problématique de l’intérieur vers l’extérieur. Si quelqu’un fait l’expérience de l’amour, de la miséricorde et de la grâce de Dieu en recevant son Salut, Dieu modifie son cœur, sa façon de penser et d’agir. Quelqu’un qui a fait l’expérience du don du Salut et de la libération de l’enfermement du péché, au fond de son âme transformée par Dieu, il se rendra parfaitement compte que réduire en esclavage une personne est un péché.. Quelqu’un qui a réellement fait l’expérience de la grâce de Dieu sera à son tour plein de grâce envers d’autres. Tel pourrait etre la prescription biblique pour en finir avec l’esclavage. Il n’y a donc aucune interrogation à avoir.


  • #1220557

    Il a fallut attendre le 8 août 1779 et Louis XVI pour que le servage fut légalement aboli et encore..... sur les domaines royaux. Dans la réalité ce fut le manque de serfs dû aux épidémies qui provoqua cette suppression principalement des suites meurtrières de la guerre de cent ans et non une volonté royale quelconque.

     

    • #1220689

      Non, Kabouli !

      D’abord, s’il y avait une pénurie de serfs, le remède n’eût point été l’affranchissement, voyons !

      Surtout, comment la guerre de Cent-Ans (1340-1453) aurait-elle été la cause d’un événement qui lui fut antérieur ?


    • #1220704

      Entre l’article original pourtant bien clair sur les réels motifs du geste, déjà bien enrobé de com’ avant l’heure, et votre complément d’information, on se dit que certains feraient bien de calmer leur enthousiasme inexplicable. Surtout quand le "geste" est posé 1300 ans après JC, dont le message fut apparemment la proie d’un antique lag réseau.

      Je rejoins d’ailleurs le bref commentaire mettant en parallèle le servage et le salariat. Au moins le serf est-il conscient de sa condition...

      L’histoire de l’exploitation du dominant sur le dominé est protéiforme, et je ne vois pas en quoi reconnaitre les formes esclavagistes d’aujourd’hui absolvent celles d’hier. On devrait plutôt remettre tout cela en perspective le plus justement possible pour mieux réfléchir aux solutions d’aujourd’hui et de demain, qui ne seront pas la restauration illusoire et impossible d’une quelconque forme appartenant au passé historique à laquelle elle était adaptée.


    • #1220752

      L’essor du libéralisme fit que le travail salarié, deux fois plus productif que le travail des esclaves, fit à celui-ci une concurrence mortelle... Les abolitions (1833 : Royaume-Uni ; 1838 : Espagne ; 1865 : Russie ; 1865 : États-Unis ; 1888 : Brésil) en découlèrent naturellement.

      Chaque fois que s’agrandissait le domaine royal, donc jusque sous Louis XV, la France gagnait des régions aux lois souvent archaïques, et le servage n’en finissait pas d’être aboli.


  • #1220605

    Le servage sera définitivement aboli sous Louis XV - si je ne dis pas de bêtise.

     

    • #1220695

      Les enfants des serfs étaient souvent plus heureux que ceux des rois....Et il y en avait plus ! En Russie, le servage ne fut aboli que dans la deuxième moitié du XIX ème siècle .L’un de mes aieux , chassant le lièvre avec un couple de lévriers,rencontra un jour sur les terres de son voisin , un tendron de 16 ou 17 ans , d’une rare beauté, aux remarquables yeux bleus. Il s’enquit auprès de la donzelle de son nom et , apprenant qu’elle était serve, décida d’en parler à son voisin , qui , flairant l’aubaine, fit monter les enchères .Dans la tractation , mon aieul perdit son couple de lévriers....La fille savait lire et écrire, et surtout compter , et elle apprit , très vite à faire tourner le domaine ....C’était mon aieule .


    • #1221740

      @VORONINE : Beau témoignage ;)


  • #1220682

    Quelques rappels utiles sur l’esclavage :

    Issu d’initiatives individuelles, il fut, pour les colonies françaises, limité par le Code noir [https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Cod...] promulgué en 1685, par Louis XⅣ ; dorénavant, les esclaves furent protégés par le roi, relativement, des maîtres, l’esclavage demeurant souvent atroce, parce que la preuve des abus était difficile à apporter.

    Rappel de la traite des Noirs par le monde musulman : 17 000 000 d’esclaves de l’an 650 à 1929 ; par le monde chrétien : de 1450 à 1868, 11 000 000, dont 9 600 000 arrivés vivants ; traite interafricaine : 28 000 000 selon Patrick Manning (7 000 000 d’esclaves en Afrique occidentale française vers 1900 selon Martin Klein. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Oli...). Des millions d’Européens furent vendus en esclavage dans le monde musulman. Chacun peut se renseigner sur les esclavagistes.

    On nous enseigne que la République aurait aboli en 1794 l’esclavage, alors que ce ne fut que formellement, et que Bonaparte l’aurait rétabli en 1802, ce qui, formellement, est faux.

    Nombre des montagnards étaient abolitionnistes, mais ils pensaient que supprimer l’esclavage ne serait possible qu’à long terme, et surtout pas pendant cette guerre qu’ils menaient contre leur gré. Les esclaves étaient royalistes car le Code Noir les protégeait des abus des maîtres, souvent libéraux et francs-maçons. Inquiets de la Révolution, les esclaves se révoltèrent, avec succès à Saint-Domingue, au cri de "Vive le roi !"

    La guerre avec la Grande-Bretagne gênait l’envoi de renforts : une révolte généralisée eût abouti à l’indépendance de toutes nos Antilles, ou à leur prise par l’ennemi si les colons en appelaient aux Britanniques. La Convention, malgré qu’elle eut interdit à son envoyé de le faire, dut donc reconnaître ce qu’elle ne pouvait empêcher. Comme la Martinique était prise par les Anglais, l’esclavage n’y fut pas aboli.

    Le succès de la révolte des esclaves avait pris de court même les abolitionnistes, dépassés. Ses conséquences économiques brutales en pleine guerre amenèrent le régime, dès qu’il le put, à imiter ce que tous les autres faisaient : recourir à l’esclavage.


  • #1220683

    En 1802, la paix revenue, précaire, Bonaparte souhaita renforcer l’économie. Saint-Domingue jouait un rôle important (75% de la production de sucre mondiale), et, face à des rivaux pratiquant tous l’esclavage, sur les conseils de ses ministres (Cambacérès) il décida de revenir à la situation antérieure, informellement (au Sénat : « À Saint-Domingue et à la Guadeloupe, il n’y a plus d’esclaves, tout y est libre et tout y restera libre. À la Martinique, ce seront des principes différents : la Martinique a conservé l’esclavage et l’esclavage y sera conservé. »), par le recours à des corvées qui rétablirent l’esclavage. Ce fut, à tous points de vue, l’une des erreurs de son règne. La bonne solution eût consisté à faire du sucre avec de la betterave, ce qu’il fera, mais en 1802 on le sait moins qu’en 2015.

    La Convention montagnarde, abolitionniste, avait fait semblant d’octroyer une liberté gagnée au prix du sang par les esclaves ; Bonaparte, issu des partisans de Robespierre, fit semblant de ne pas rétablir l’esclavage, malgré que personne n’ignorât la réalité. Le succès de la révolte des esclaves avait pris de court même les abolitionnistes, dépassés. Ses conséquences économiques brutales en pleine guerre amenèrent le régime, dès qu’il le put, à imiter ce que tous les autres faisaient : recourir à l’esclavage.

    Lire, de MM. Pierre Branda et Thierry Lentz, Napoléon, l’esclavage et les colonies, Fayard, Paris, 2012.


  • #1220707

    Depuis ,le CRIF la rétabli ( au moins pour les politiques )


  • #1220738

    Goy Pride a écrit : "Le servage n’était pas un statut pire que le salariat et son illusion de liberté."

    Le salariat dont tu parles est le salariat capitaliste aliénant dans le cadre duquel les salariés sont exploités. Le salariat émancipé est celui que promeut le Réseau Salariat : un salaire à vie attaché à la qualification personnelle pour tout le monde, copropriété d’usage des moyens de production, plus de marché du travail, ni d’actionnaires, ni d’employeurs.


  • #1220765

    Attention l’article parle de l’abolition du servage pas de l’esclavage ni de la traite négrière !!!
    La différence avec l’esclavage provient du statut juridique du serf, il n’est pas assimilé à une chose comme l’était l’esclave, mais il ne dispose pas de la personnalité juridique.

    Au tibet le servage a existé jusqu’ en 1959 !!!!!! (source wiki)

     

    • #1220808

      Vous vous trompez !

      L’esclave noir n’était pas un objet, du moins dans les colonies françaises, depuis la promulgation du Code Noir (1685) : voyez le lien que j’ai donné plus haut !

      Je vous rassure : votre erreur est générale, car répandue, sciemment, par le Système.


    • #1220944

      OTOOSAN n’a toutefois pas complètement tord.
      Il n’y a pas de parenté entre le servage et l’esclavage car le servage serait plus une dégradation du statut d’homme libre hérité de l’Empire romain. C’est du moins ce que j’avais appris en histoire du droit.


    • #1221124

      Lakotah,

      Selon Wikipédia, la différence entre le servage et l’esclavage serait que l’esclave, en droit, serait une chose ► https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Servage

      Or, il suffit de lire la page consacrée au Code Noir [https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Cod...] pour se rendre compte que, à partir de 1685, un esclave noir était une personne, pas une chose !

      Cet argument, répété sans cesse, est indéfendable.


    • #1221140

      Bien sur Lakota...
      Il y a juste une parenté dans l étymologie même. ..
      Et analyse le mode de fonctionnement des plantations americaines et des fiefs au moyen âge. . C est du copié collé. La différence est que les indigènes américains ne se pliaient pas au servage/esclavage (et ont ete extermines par les maladies) et donc les propriétaires ont importé leurs serfs d Afrique plutôt que d asservir les indiens.
      Et quand le développement économique à été suffisant et surtout que le succès du salariat à été éclatant dans les états du nord de l union, les américains ont "aboli" l’esclavage (qui pour le coup n a rien a voir avec le servage : les individus n appartiennent pas à leur seigneurs, Il naissent "libres"...) non par grandeur d âme mais par réalisme économique. Si ça avait été par grandeur d âme il y aurait pas eu le travail des enfants dans les mines dans les années suivantes...
      Le salariat est un mode de domination beaucoup plus pervers que le servage mais il n’à rien à voir fondamentalement car il n ya pas le lien d appartenance ( qui impliquait réciproquement la responsabilité du proprietaire) de l esclave et de son maître.
      demande toi qui a préparé tes cours de droits... c est le mode de domination ultime que de contrôler le contenu des cours et le politiquement correct : Ce sont précisément ceux qui ne veulent pas que tu fasses les liens. Et notamment ils ne veulent pas que les francais de souche de base aient un moyen de répliquer à la pleurniche éternelle. ..
      les citoyens doivent rester dans la certitude d être d une part dans le meilleur des mondes et d autre part se sentir responsable de "crimes" de leurs ancêtres qui eux n’ont jamais souffert de rien. ..


    • #1221678
      le 04/07/2015 par Vent Couvert
      Il y a 700 ans, Louis X abolissait le servage

      Contrairement à ce qu’on peut en croire, le servage n’est qu’un bail comme celui que vous prenez pour votre appartement, mais bien plus avantageux puisque vous ne pouviez pas être expulsé et que vos fils avaient priorité pour la reprise du bail. Il fallait simplement exploiter un champ, prélever ses besoins et rendre le reste au proprio. Mais, au moins le serf était-il assuré de pouvoir subsister toute sa vie en exploitant le champ, ce qui n’est pas le cas dans la société moderne.


    • #1221874

      Je ne remets pas en cause ce que vous dites mais je n’évoquais pas le code noir ni la guerre civile américaine. Je ne cherche pas non plus à faire du manichéisme. Je parlais simplement de l’origine juridique du statut et non de la manière dont cela se traduit dans les faits. Evidemment qu’à ce niveau là, on ne peut pas établir une grande différence entre le serf et l’esclave. D’autre part, de très riches esclaves vivaient mieux à Rome, en tant que précepteurs, que certains hommes libres. Il est néanmoins possible qu’à l’origine le serf soit juridiquement un homme libre qui pour des raisons financières monnaye une partie de sa liberté. Le serf du M-A descenderait donc plus de l’homme libre que de l’esclave romain. Je conçois qu’on puisse penser le contraire.
      Quant à l’origine de mes cours de droit je ne suis pas naïf au point de tout en accepter (je ne suivrais pas ER sinon) mais il n’en ressortait pas que des inepties pour autant. Ils étaient d’ailleurs assez démystificateurs de la Révolution sans diaboliser le Moyen-Age. Je parle de l’histoire du droit. Je n’en dirais pas autant de la Science politique. Je suis ouvert avec plaisir à la contradiction mais je pourrais reprendre cet argument contre ceux qui se sourcent chez wikipedia pourtant assez décrié sur le site.


    • #1221958

      D accord avec toi Lakotah. Notamment Wikipedia peut etre pris avec des pincettes. ..
      Mais à propos des cours de droit ce ne sont pas des docteurs en droits qui ont asservis d autres hommes. les esclavagistes ne se sont pas demandé si cela découlait du droit romain ou des lois saliques. c’était possible au moment ou ils l ont fait et C est tout ce qui comptait. il me semble particulièrement dangereux d étudier ces phénomènes avec ce regard car on en arrive à oublier l essentiel :
      les serfs étaient des biens (animaux ou objets peu importe).leur sort était identique au malheureux sort des esclaves des Antilles et d’Amerique.
      Vent couvert je ne sais pas si tu ne confonds pas avec les villains mais les serfs qui certes avaient des droits ( ils étaient protégés par leurs seigneurs) n etaient pas des bailleurs. Il n’étaient pas "libre" pas plus que leurs enfants.


    • #1230994

      Lakotah,

      Pensant avoir fait le tour de la question, je n’étais pas revenu. Je suis étonné de votre réponse.

      Je ne me fie pas à Wikipédia, mais souligne qu’on y trouve souvent, à des pages où leur importance devient imperceptible, les vérités qui démentent les mensonges officiels. Ainsi, la contre-véritré et vérité officielle sur la différence entre le servage et l’esclavage, colportée par la page de Wikipédia sur l’esclavage, est-elle démentie à la page sur le Code Noir. Vous pouvez consulter celui-ci par d’autres sources, et vérifier ainsi mes dires.

      Vous avez étudié le Droit, et moi l’Histoire. Les mensonges universitaires sont plus fins que ceux des niveaux inférieurs, mais vont dans le même sens.

      Rappelons que le mot serf vient du latin servus, -i, m, signifiant esclave, et que les serfs étaient une minorité, comme les esclaves, au contraire des paysans libres, ou vilains (sans acception péjorative à l’origine).


  • #1221060
    le 04/07/2015 par Clara Imbert
    Il y a 700 ans, Louis X abolissait le servage

    Il serait intéressant que Madame Taubira (qui connait sans doute le site E&R) vienne y faire un petit tours (histoire de se cultiver), notamment pour lire cet excellent article, et surtout qu’elle en sache un peu plus sur l’esclavage Français (rien à voir avec celle de la traite négrière).

    Les juifs sont à l’origine de l’esclavage des noirs !

    Rabin hollandais : "Les Juifs ont profité de l’esclavage"
    5000 esclaves vivaient dans 40 plantations appartenant à des Juifs en Guyane hollandaise.
    Un rabbin néerlandais est sur ​​le point de publier un livre rappelant l’implication des Juifs hollandais et de leurs ancêtres dans le commerce des esclaves noirs.

    "L’argent venait des communautés juives d’Amérique du Sud, en partie grâce à l’esclavage, et est arrivé en Hollande par la suite, où les banquiers juifs s’en occupaient", a dit le rabbin Lody van de Kamp à l’Agence télégraphique juive (JTA).

    Van de Kamp, 65 ans, est parmi les rabbins orthodoxes les plus connus aux Pays-Bas. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la communauté juive néerlandaise et fait de fréquentes apparitions dans les médias.

    Son prochain livre, un roman historique intitulé « L’esclave juif », retrace le parcours d’un marchand juif du 18ème siècle et de son esclave noir alors qu’ils enquêtent sur les plantations néerlandaises du nord du Brésil dans l’espoir de convaincre les Juifs de se départir de la traite des esclaves. En faisant la recherche pour le livre, van de Kamp a fait des découvertes qui l’ont choqué.

    (Que Madame Taubire essaie surtout de se documenter avant de l’ouvrir...)


  • #1221473

    Je ne connais ni l’histoire du Vermandois, ni celle du pays de Senlis, mais parler de toute la France en évoquant le racket fiscal de Louis X est un peu osé.

    Je connais mieux l’histoire de la Septimanie (Haut et Bas Languedoc). Quand l’écume barbare fut reposée, le gouvernement wisigothique récupéra le cadastre fiscal du Bas Empire et en répartit les fonds sur la cascade féodale bien connue jusqu’au tenancier de base et beaucoup de coins difficiles ou douteux furent déclarées en alleux. Il n’y eut ni serfs ni hommes de poëste attachés aux fonds comme dans les provinces franques. Il est bien évident que les travailleurs agricoles d’un fonds prospère cherchaient à s’y fixer et pouvaient passer d’un tenancier à un autre en restant sur place. Des familles d’ouvriers agricoles se continuèrent souvent au même endroit.

    Pire encore pour le Front de Gauche : il n’y avait pas de corvée en Languedoc. Les notaires qui pullulaient partout en avertissaient les contremaîtres des sous-intendants dès qu’un chantier de travaux publics était ouvert de ne pas réquisitionner les rabalaïres. Par contre on taxait les municipalités bénéficiaires de ces travaux et même cher.
    C’est terrible pour les pourfendeurs de l’Ancien régime, mais le Midi était clean d’esclaves.

    Profitons-en pour souligner que le peuple français n’est redevable d’aucune compensation de servitudes passées puisqu’il n’a jamais utilisé ce mode d’exploitation dans ses activités chez lui.

    A l’exception notable d’Haïti qui fut lourdement taxée par le gouvernement français en compensation des plantations prises, c’est une affaire entre les familles de la Traite atlantique, les planteurs et leur main d’oeuvre. On a les noms, comme dirait Coluche.


Afficher les commentaires suivants