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5 septembre 1914 : Charles Péguy meurt au champ d’honneur

L’écrivain catholique, poète et essayiste français Charles Péguy, lieutenant de réserve, part au front dès le début de la Grande guerre.

Servant dans la 19e compagnie du 276e régiment d’infanterie. il est tué par une balle allemande durant les combats de la bataille de l’Ourcq à la veille de la première bataille de la Marne, le 5 septembre 1914 près de Meaux.

 

« Il est tombé les armes à la main, face à l’ennemi, le lieutenant de ligne Charles Péguy. Le voilà entré parmi les héros de la pensée française. Son sacrifice multiplie la valeur de son œuvre. Il célébrait la grandeur morale, l’abnégation, l’exaltation de l’âme. Il lui a été donné de prouver en une minute la vérité de son œuvre. Le voilà sacré. Ce mort est un guide, ce mort continuera plus que jamais d’agir, ce mort plus qu’aucun est aujourd’hui vivant. »

Maurice Barrès (L’Echo de Paris, 17 septembre 1914)

 

Charles Péguy vu par Henri Guillemin, partie 1 :

 

Partie 2 :

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38 Commentaires

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  • "Ô mon Dieu si on voyait seulement le commencement de votre règne. Si on voyait
    seulement se lever le soleil de votre règne. Mais rien, jamais rien.
    Vous nous avez envoyé votre Fils, que vous aimiez tant, votre fils est venu, qui a tant souffert, et il est mort, et rien, jamais rien.
    Si on voyait poindre seulement le jour de votre règne. Et vous avez envoyé vos saints, vous les avez appelés chacun par leur nom, vos autres fils les saints, et vos filles les saintes, et vos saints sont venus, et vos saintes sont venues, et rien, jamais rien.
    Des années ont passé, tant d’années que je n’en sais pas le nombre ; des siècles d’années ont passé ; quatorze siècles de chrétienté, hélas, depuis la naissance, et la mort, et la prédication. Et rien, rien, jamais rien.
    (...)
    Enfin ce qu’il nous faudrait, mon Dieu, il faudrait nous envoyer une sainte... qui
    réussisse."
    Charles Péguy (Le Mystère De La Charité De Jeanne d’Arc )
    DOMINE SALVAM FAC GALLIAM. (Seigneur, sauvez la France)
    Gardons l’espérance, car la perdre est péché mortel.

     

    • #957049

      Charles Péguy est une figure emblématique de ce patriotisme stupide qui a conduit des millions de Français à une mort inutile. Leur sacrifice n’était absolument pas nécessaire au salut de la France qui a perdu ses meilleurs éléments en quelques semaines pour un résultat en dessous de zéro, puisque l’ensemble des armées de l’Est a dû décrocher pour éviter l’encerclement. La désobéissance du général catholique Lanrezac aux ordres de Joffre a jeté les bases de la victoire de la Marne en sauvant ce qui pouvait encore être sauvé. Sans le sacrifice de dizaines de milliers de soldats russes en Prusse orientale et l’intervention en catastrophe des armées anglaises en Flandre, c’en était terminé de la France en même pas un mois. L’aveuglement de certains intellectuels catholiques devant les conséquences d’une nouvelle guerre européenne reste une anomalie intellectuelle. Le bons sens populaire à la Céline a été un temps occulté par une espèce de mythologie de la "France éternelle", que l’on retrouvera chez de Gaulle, qui a servi d’alibi au plus grand massacre de masse que la France ait jamais connu dans son Histoire. C’est ce qu’on appelle un génocide par consentement mutuel entre le peuple et ses "élites". A décharge, le phénomène n’a pas été typiquement français mais généralisé à toute l’Europe confiante dans les moyens militaires modernes pour vider rapidement la querelle entre les nations européennes. Mais il n’en a rien été avec un conflit qui a pris des allures de broyeuse des peuples et de leurs monarchies - à l’exception notable de la Couronne anglaise, qui elle s’en sort toujours - réduits en confettis par le rouleau compresseur de la guerre.Plus qu’une bénédiction en forme de revanche, le massacre industriel a pris une tournure de châtiment dans une Europe imbue de sa toute puissance économique bâtie sur la Raison. Il se trouvera toujours des beaux esprits pour justifier l’injustifiable, comme les généraux et les politiques qui ont couvert les grossières erreurs de Joffre lors de son procès en 1919, histoire de remettre ça en 1940 avec Gamelin, aide de camp de Joffre en 1914.


  • Arrêtez on a perdu trop de bon français pendant cette guerre.


  • Ah... ce timbre chaleureux qui accroche les mots aussi bien qu’il les caresse, tumulte jusqu’à l’épitaphe de ce pauvre Péguy, pour en exhumer ses quelques grammes de gloire... de merveilleux.


  • Comme le disait Péguy lui-même, dans un poème assez... hum...particulier :

    Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
    Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
    Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
    Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.

    Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
    Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
    Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
    Parmi tout l’appareil des grandes funérailles.

    Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
    Car elles sont le corps de la cité de Dieu.
    Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,
    Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

    Car elles sont l’image et le commencement
    Et le corps et l’essai de la maison de Dieu.
    Heureux ceux qui sont morts dans cet embrassement,
    Dans l’étreinte d’honneur et le terrestre aveu.

    Car cet aveu d’honneur est le commencement
    Et le premier essai d’un éternel aveu.
    Heureux ceux qui sont morts dans cet écrasement,
    Dans l’accomplissement de ce terrestre voeu.

    Car ce voeu de la terre est le commencement
    Et le premier essai d’une fidélité.
    Heureux ceux qui sont morts dans ce couronnement
    Et cette obéissance et cette humilité.

    Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
    Dans la première argile et la première terre.
    Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
    Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

    Pas de quoi le plaindre, donc, de cette mort prématurée.

     

    • C’est très bien, le poète a eu ce qu’il voulait et ça n’a pas traîné. De toute façon c’était ça ou 12 balles dans la peau. En voilà un de la plus belle eau. Ecrire et lire des trucs pareils, voilà qui défit l’entendement. On est très précisément face à ce qu’on appelle un con.


    • Beaucoup d’hommes de cette génération rêvaient du feu des combats comme Ernst Junger, mais c’était une autre race d’homme, des hommes qui puisaient leur imaginaire dans l’Iliade. Ils avaient peut être tort, car la grande guerre signait la fin la fin des grands hommes, les meilleurs mourraient sous ces improbables orages d’acier qui tuaient dans l’indistinction les plus courageux.

      Mais c’était une autre race d’homme... Les pédérastes, les invertis et autres microbes de notre époque ne peuvent plus comprendre ces hommes.


    • @ cmor . Êtes vous de la trempe de ceux qui traitent Victor Hugo de bouffon ?
      Vous écrivez comme un misérable, un ignorant, un pauvre type.


    • @Marco : je ne suis pas certain que l’imaginaire de ce poème soit homérique... La mort à la guerre n’est absolument pas conçue, dans l’Iliade et l’Odyssée, comme un bonheur, bien au contraire. Homère sublime l’affrontement guerrier, mais pas la mort au combat. C’est toute la différence entre la mystique guerrière antique et le grossier esprit de sacrifice du début du 20 ème siècle.


    • Peguy était un Helleno-Chrétien. Il fait une synthèse à sa façon de ces deux mondes dans son poème.


    • #958166

      Avec des arguments pareils, on massacre tout un peuple avec les compliments de son gouvernement. La mystique guerrière de Péguy vient des souvenirs de Jeanne d’Arc et de Napoléon. Pourtant entre les deux, il y a déjà un saut qualitatif et numérique dans le massacre, puisque des armées de mercenaires au temps de la Pucelle, on passe à la conscription nationale avec la Convention relayé par Bonaparte. Tout le monde a droit à sa balle dans le ventre ou au boulet dans les jambes, sans différence de classe ni de religion, à moins d’avoir les moyens de se payer un remplaçant. Les Anglais n’étaient pas si regardants qui engageait la "racaille" dans l’infanterie peuplée par les troupes des peuples ralliés de force, Irlandais et Ecossais étaient les premiers élus au champ d’Honneur, tandis que la noblesse anglaise assurait l’encadrement. C’est ce qui a fait dire à certains que l’Angleterre avait gagné la guerre contre Napoléon "dans les salles de bal". Certes il faut savoir se battre pour la Patrie, mais il faut aussi raison garder. La France ne s’est jamais remise démographiquement des saignées de la République, depuis les volontaires de l’an II jusqu’aux guerres mondiales, La République guerrière a inauguré en France l’ère de la "chair à canon" souvent recrutée de force dans les chaumières (voir les mémoires de Taine). Après tout, Péguy aurait dû connaitre les horreurs des "colonnes infernales" qui terrorisaient les villages pour lever les cohortes de "volontaires" nécessaires au salut de "la Patrie en danger". Ce fut une des causes principales des révoltes des provinces de l’Ouest. Ceci dit, rien de tel qu’une mitrailleuse Vickers pour vous envoyer ad patres par files entières de fantassins bourrés à l’éther. Péguy oublie cependant que le sacrifice suprême n’est pas le passeport assuré pour le Paradis. L’obéissance et l’humilité du soldat poussé aux fessex par la menace du peloton d’exécution sont des déformations grotesques du vrai courage qui respecte la vie de ses hommes autant qu’il fait fonctionner son intelligence dans l’emploi des moyens techniques seuls à mêmes de remporter la décision dans une guerre moderne. Péguy en bon littéraire appartenait à une époque lointaine et révolue. Pour avoir trop négligé le respect de la vie humaine au nom de l’obéissance et de l’humilité, le haut commandement de l’armée russe a largement contribué au déclenchement de la révolution de 1917 suivies de fleuves de sang qui aurait fait rougir de honte ce pauvre Péguy.


    • #961190

      A Nicolasjaisson

      Quel plaisir de lire votre analyse sensée et tellement pertinente. Vous êtes un homme, ou une femme de bien. Péguy a trouvé son destin, il en rêvait sans doute, sabre au clair et sourire aux lèvres.
      Les autres, les petits paysans provinciaux qui parlaient si mal, ou pas, le français, des officiers français (parallèle avec les officiers anglais) les ont fait massacrer avec le plus grand mépris au nom de cette salope de République française que je conchie de toute mon âme. Le Français ne vaut pas mieux que l’Anglais ou que le Prussien, même engeance de fauteurs de guerres.


  • Toujours de Céline, à propos de Péguy, lettre de 1941 : " Je vous signale que Péguy n’a jamais rien compris à rien, et qu’il fut à la fois dreyfusard, monarchiste et cabotin . Voici bien des titres, certes à l’enthousiasme de la jeune Française, si niaise, si enjuivée . Le jeune Français catéchumène, rageur, ratatiné, bougon, découvreur de lune, ce Péguy, représente admirablement le jeune Français selon tous les vœux de la juiverie. Une parfaite "assurance tous risques" . L’abruti à mort . Vous vous souvenez peut-être, en mai 1939, de cette "Quinzaine Péguy" à la Comédie-Française ?... Le dernier spectacle de ce théatre avant la catastrophe... et signé : Huisman, Mandel . Que vous faut-il ?..."

     

    • #956647
      le 06/09/2014 par Heureux qui, comme Ulysse...
      5 septembre 1914 : Charles Péguy meurt au champ d’honneur

      @ Poulbot (pas petit, lui)

      Comme toujours et pour bien marteler une réalité qu’il est interdit d’évoquer en "zone égalitariste", quelques grands hommes avec leurs défauts aussi : Philippe le Bel, Louis XVI, Céline, De Gaulle etc. Rien en-dessous de six pieds !
      Des traîtres à tout et bons à rien : les autres, vous savez, ceux qui ont le style "portement de croix" à la Jérôme Bosch...
      Faut-il faire un dessin ? Sarko et Flanby, quelle altitude capillaire déjà pour ces monarques à talonnettes ?
      Louis XVI, Lincoln, Kennedy, tous grands (et pas seulement par la taille)... et assassinés.
      Pour l’idiot, il paraît que la surprise est de taille, la morphopsychologie n’est pas une science, merde, quand même !

      - Le faible de nature et de constitution doit utiliser ses ressources intellectuelles (ruse, mensonge etc.) pour se protéger d’un ennemi qu’il fantasme parce qu’il se sait (ou croit) en danger permanent du fait de son état.
      - La femme réellement combattante ne peut utiliser ses ressources intellectuelles pour la politique tant que sa mission de protection de ses enfants n’est pas accomplie, raison pour laquelle Jehanne et quelques autres plus contemporaines n’étaient pas vraiment... prolifiques.
      - Un système GPS fonctionne en mode dégradé pour l’utilisateur lambda quand les USA l’utilisent massivement pour faire la guerre et guider des missiles...

      Un "Nabophobe" et misogyne (bien qu’inconditionnel de Simone ou Marion), bien sûr, c’est tellement plus simple comme cela !


  • Si pour diverses raisons vous souhaitez que les Juifs vous prennent pour un con inoffensif, montrez-vous laudateur de Péguy , c’est radical .

     

  • Lors de son prochain procès Dieudo devrait glisser qu’il est un admirateur sincère de Péguy, le procureur Lévy-Durand, un peu surpris, se montrera plus malléable .

     

    • #956650

      Wiki : " Péguy conçoit sa revue les Cahiers de la quinzaine (fondée en 1900) comme l’ultime lieu de survie de la " Mystique dreyfusiste " . On peut ajouter qu’ il y compare meme DREYFUS à ... JESUS himself ! plus enjuivé tu meurs ! Le judéo-crétin dans toute sa splendeur . Au cours de son prochain procès AS devrait se "réclamer de l’héritage spirituel de Péguy", la présidente Rachel Kuhn pourrait se montrera plus indulgente... Ce pauvre Maurras lors de son procès, s’est écrié " c’est l’affaire Dreyfus à l’envers !" comme si ce Juif était LA référence suprème en matière d’erreur judiciare . A propos de l’affaire Dreyfus, ceux qui connaissaient la vérité, c’est à dire le nom du traitre dès le début, c’étaient les membres du service d’espionnage allemand mais évidemment ils n’ont jamais "balancé" sinon plus aucun traitre n’aurait voulu travailler pour eux . Le nom du traitre se trouve dans les archives des "services" allemand (si elles n’ont pas cramé pendant la 2WW) et peut-être qu’un jour un journaliste, un vrai, pas un sioniste, fera sortir LE NOM de ces archives...


  • Normal, cette boucherie était organisée très exactement à cet effet.


  • j"aime bien le conteur henri guillemin par contre il s’emballe , il s’emballe et souvent il imagine un peu trop et affirme certains points qui sont curieux et imaginaires
    bref il mélange rapporter l’histoire objective et s’en servir pour romancer
    dommage car il n’est pas fiable


  • « Les antisémites parlent des Juifs. Je préviens que je vais dire une énormité. Les antisémites ne connaissent point les Juifs. Ils en parlent mais ils ne les connaissent point. Ils en souffrent, évidemment beaucoup mais ils ne les connaissent point. Les antisémites riches connaissent peut être les Juifs riches. Les antisémites capitalistes connaissent peut être les Juifs capitalistes. Les antisémites d’affaires connaissent peut être les Juifs d’affaires.

    Pour la même raison je ne connais guère que des Juifs pauvres et des Juifs misérables. Il y en a. Il y en a tant que l’on n’en sait pas le nombre. J’en vois partout. »

    « Il ne sera pas dit qu’un Chrétien n’aura pas porté témoignage pour eux…Il ne sera pas dit que je n’aurai pas témoigné pour eux. Depuis vingt ans je les ai éprouvés, nous nous sommées éprouvés mutuellement.

    Je les ai toujours trouvés solides au poste, autant que personne , affectueux , d’une tendresse propre, autant que personne, d’un attachement, d’un dévouement, d’une piété inébranlable, d’une fidélité à toute épreuve, d’une amitié réellement mystique, d’un attachement, d’une fidélité inébranlable à la mystique de l’amitié. »

    CHARLES PEGUY Notre jeunesse p 183 Paris Gallimard 1933

     

  • Il est mort pour rien... à cause des mêmes qui tirent les ficelles aujourd’hui....qui eux ne sont jamais sur les champs de batailles mais se repaissent du sang des autres... mais le karma n’oublie pas....


  • bon , en regardant ce portrait , je vois le sosie d’Alain Soral ... ^^^^

     

    • #956313

      La réalité est plus prosaïque d’après les témoignages de soldats : la mort d’un lieutenant kéké , sabre au clair à la tête de sa section sous le feu des mitrailleuses , abattu d’une balle en pleine tête .....
      Engagé au Liban , blessé , j’ai retenu une seule leçon : "le premier devoir du combattant est de rester en vie ."


    • #956348

      Il y a un petit air... Le côté émotif, sensible dans le regard... Après, ce n’est pas le sosie, mais bon, bien vu :)


  • Bien que farouche dreyfusard , Péguy fut classé au mussée des horreurs de "l’idéologie française " , par BHL , on raconta que Mitterrand outré par les outrances du golden boy de la nouvelle philosophie sioniste française , dépêcha Raymond Aron pour amadouer le philosophe milliardaire qu’il retire ses ordurières harangues à l’encontre du poète chrétien , BHL très sûr de sa revanche de tout ce qui "pue" la bonne vieille France du clocher et du village ne voulut rien entendre pour épargner le martyr de 14 ....


  • Juste un p’tit commentaire, un p’tit rappel... si cela m’est permis. L’attente de ce centenaire, celui de la mort de Péguy, en ce vendredi 5 septembre... a fait oublier plus d’un et plus d’une le centenaire de mercredi, celui de la mort d’Albéric Magnard, mort le 3 septembre 1914 aussi du fait de l’avancé des troupes allemandes. Mais Magnard n’est pas mort en uniforme, il était tout simplement chez lui, à Baron, à refuser que sa maison fusse prise par l’ennemi. En la brûlant, avec Magnard dedans, les Allemands détruisirent des partitions et des manuscrits, bien sûr, mais le vrai responsable de cette perte est plutôt Magnard lui-même... non ?

    Une drôle d’époque que cette Grande Guerre : les Européens n’avaient plus la tête sur les épaules. C’est l’exemple type de l’inversion des valeurs du vrai nationalisme, et le vrai nationalisme est le nationalisme sain, celui qui est au service de la nation et non au service de ceux qui l’utilisent uniquement dans leur intérêt.


  • #956642

    l’homme savait écrire, certes, mais a passé sa vie à courir après la gloire et la reconnaissance...
    bon chrétien, sans doute, mais incroyablement naïf sur certains sujets ! en fin de compte, je le vois comme un Français de son époque : socialiste - sans trop savoir ce que cela signifiait-, chrétien sur la fin...

     

    • Je pense comme vous aussi, un homme de son époque, qui a pas mal balayer avant de trouver une voie sur le tard et avec des erreurs, espérons qu’il a eu de la miséricorde.

      Faut dire que suivant son extraction, fils de rempailleuse alcoolique, ça a pas du être facile.
      Il était intelligent même brillant, mais a pas mal divagué, faut dire qu’à cette époque ça tanguait on savait pas si le Capital allait Kaputer, un peu comme maintenant.


  • je suis sideré par les commentaires injurieux envers ce grand homme , un vrai poete ,un visionnaire !...apres l’episode cahuzac , j’ai lu "notre jeunesse" de peguy ,et j’en suis arrivé a me rapprocher d’egalite et reconciliation ,je vous invite a lire son texte sur la"mystique republicaine", ca m’a reveillé a tout jamais , je suis devenu irrecuperable par le mainstream politico-mediatique ,je lis qu’il est detesté par les gauchistes car a effectué un retour a la religion catholique a un moment ou le debat faisait rage les pro et les anti clericaux .fut detesté car a exprimé un regard chretien et fraternel envers le juif ....il y a une ressemblance physique et moral sinon ethique entre alain soral et charles peguy ..ils sont diabolisés et mis a l’index car ce sont des hommes libres et subversifs ; "ils" ne veulent surtout pas qu’on les entendent ! ils font peur car ils n’ont pas peur !

     

    • Je partage votre sidération. Certains sont obsédés par le sionisme et en salissent celui qui, par le don de sa personne, est un exemple pour nous tous. Péguy c’est : "catholique et français toujours", c’est peut-être ça qui les dérange le plus.


    • Exact. Péguy a écrit des milliers de pages grandioses sur la France, le christianisme, l’histoire, l’actualité, le socialisme... Et ici certains ne parlent que des Juifs ! Sidérant effectivement. Cela m’a déjà frappé sur d’autres thèmes : en août dernier un article sur le debarquement de Provence ; commentaires : invasion judeo-yankee. Mon père et mon oncle, qui ont fait la campagne d’Italie, Monte Cassino, le debarquement de Provence, etc... comme tirailleurs algériens doivent se retourner dans leurs tombes lorsque des geeks du XXIeme siècle les traitent de sionistes, eux militants PPF avant guerre, authentique patriotes socialistes et révolutionnaires, coupables donc d’avoir libérer leur pays de l’occupant !


    • @Corto

      Tu as raison chaque époque à ses cristallisations, ses visions.
      Et le fait que certains font des manies sur des trucs (parfois à raison), on peut se demander si l’on choses ont changés, dans ce cas une connerie comme 14 18 est encore possible en version moderne bien sur.


  • Du coup, Dreyfus : coupable ou pas coupable ?

     

    • La question n’est même pas là. La question est que de nombreux politicards étaient dreyfusards dans le seul but de porter tort à l’armée ; c’est cela qui a tout déclenché.
      Il est néanmoins vrai que pour certains, il était innocent parce-que juif et pour d’autres, coupable parce-que juif, la première catégorie vivant très bien à notre époque : prenons gare de ne pas, par réaction, être trop attirés par la deuxième. Cet avertissement trouve sa justification.dans les bêtises de certains commentaires sur Charles Péguy pour la simple raison qu’il était (de bonne foi) dreyfusard.


    • La réponse est dans les archives de l’espionnage allemand .


  • Charles Péguy a consacré les quarante et une année de sa vie à la littérature, la poésie, l’histoire, la philosophie, ou encore la polémique.
    Né en 1873 à Orléans, Péguy donna des œuvres classées dans le socialisme utopique ("De la cité socialiste") puis se tourna vers un catholicisme
    militant, sans rupture brutale toutefois.

    Ayant créé les "Cahiers de la quinzaine" ce polémiste revendiqua l’idée de justice dans l’affaire Dreyfus, opposant Mystiqye et Politique et dénonçant
    la coalition du capitalisme bourgeois ainsi que, à la suite de Bergson, la lutte contre "l’habitude, le vieillissement et le durcissement".

    Sa vocatio, poétique s’exprima en faveur de la grâce divine ("Mystère de la charité de Jeanne d’Arc" et le mérite de l’homme fut en outre
    de rester fidèle à son haut engagement spirituel.Aussi, lorsque cet homme du peuple, de souche paysanne, rejoignit les rangs de l’armée française,
    il se comporta en combattant intrépide.

    Il participa vaillamment à l’attaque qui précéda la bataille de la Marne. Debout, à la tête de ses hommes, il commanda le tir à volonté ;
    les soldats lui conseillèrent de se coucher. Superbe, il leur lança :"Tirez, tirez, nom de ..."
    Une balle en plein front le tua net...

    Gilles Henry "le mot qui fait mouche", édition POINTS, collection "le goût des mots".


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