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Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du XVIIe au XIXe siècle

partie 1

Peut-on réduire l’histoire de l’esclavage à l’homme noir ? Des esclaves blancs ont existé. Ont-ils moins souffert que les esclaves noirs ? Qui furent les véritables mercantis de l’esclavage ?

Rien n’interdit encore d’aborder la question de l’esclavage dans un esprit révisionniste et libre. L’IHR (Institute for Historical Review) propose deux ouvrages qui démontent le mythe de La Case de l’Oncle Tom : They Were White and They were Slaves (Ils étaient blancs et ils étaient esclaves) de Michael A. Hoffman et The Secret Relationship Between Blacks and Jews (Les relations secrètes entre les Noirs et les juifs) de Farrakhan.

Dans Les différenciations raciales entre les Noirs et les Blancs, Thomas Jefferson relève que sous l’Empire romain au siècle d’Auguste, la condition des esclaves est bien pire que celle des Noirs dans le continent américain. Malgré cela, Epictète, Térence et Phèdre, esclaves de race blanche, furent les précepteurs des enfants de leurs maîtres. Au IXe siècle, des dizaines de milliers d’esclaves sont vendus sur les terres occupées par l’Islam, comme dans le Royaume de Cordoue. Les Vikings participent à ce commerce juteux. Les captifs sont blancs. Ils viennent d’Islande, d’Ecosse et d’Irlande. Les enfants, non rentables, n’ont pas été embarqués mais tués sur place et les drakkars s’en sont retournés chargés de denrées et de bijoux.

Du Xe au XVe siècle, la majorité des esclaves est issue des peuples slaves, d’où le mot tire son étymologie. Les femmes sont vouées à la prostitution, les hommes aux galères. La castration est courante. Peu y survivent. Avec la disparition des sociétés traditionnelles et le recul du catholicisme sous la poussée des protestantismes, des populations entières sombrent dans une profonde misère.

L’Angleterre concentre tous ces signes. Sa monarchie, très tôt liée aux desseins de la franc-maçonnerie, contribue à accentuer les souffrances d’un peuple contraint à un esclavage aujourd’hui cadenassé dans les amnésies du politiquement correct. Pourtant, cet esclavage, non répertorié comme tel et se développant en Angleterre, est bien plus cruel que celui qu’ont subi les pauvres Noirs d’Amérique. En 1765, sur vingt-trois enfants employés par l’entreprise St Clément Dane’s, dix-huit sont mortellement blessés. Soixante-quatre des soixante-dix huit enfants ouvriers d’une entreprise d’Holborn connaissent le même sort.

A St Qeorge’s Middlesex, seize enfants sur dix-huit meurent d’accidents du travail. En Angleterre, le taux de mortalité de cette main-d’œuvre enfantine est estimé à 90 %. Les rythmes imposés sont insoutenables. Les journées de travail durent en moyenne seize heures. Les enfants sont employés à nettoyer les conduits de cheminées dont, par souci d’économie, les foyers ne sont pas éteints. Les accidents sont nombreux. Mal ou pas rémunérés, les petits ramoneurs qui doivent mendier leur nourriture sont décimés par la tuberculose et le cancer des bronches. Dans The White Slaves of England, John C. Cobden décrit la cruauté des patrons.

En 1833, dans une usine de Manchester, un garçon de moins de dix ans est en retard. Il est contraint de porter autour du cou des poids de dix kilos. D’autres, meurent roués de coups. Dans les mines des dizaines de milliers d’enfants servent de bêtes de somme, attelés à des chariots. Dans les cimetières, les épitaphes témoignent de l’âge de ces esclaves : « William Smith, huit ans, mineur, mort le 3 janvier 1871 ». A l’entour, des enfants de quatre ans reposent dans les autres petites tombes. Dans The Factory System Illustrated William Dodd note qu’en 1846 plus de dix mille ouvriers anglais (en majorité des enfants), ont été blessés, mutilés ou déchiquetés par des machines.

En 1840, un médecin de Stockport voit mourir une jeune fille la chevelure happée par le roulement à billes d’une machine. John Randolph, Virginien de Roanoke, voyage en Irlande et en Angleterre, accompagné de son serviteur. Il écrit : « Je ne pensais pas être autant choqué par la misère des paysans du Limmerick et de Dublin. Johnny est même fier d’être un esclave noir de Virginie. Il était horrifié de voir des taudis, des blancs mourant de faim ». La vie des paysans du Sud de l’Angleterre, témoigne l’historien anglais William Cobbet, est pire que celles des esclaves noirs américains. En 1834, des fermiers du Dorset tentent de former un syndicat pour préserver de la famine les veuves et les orphelins. Ils sont déportés en Australie. Outre-Atlantique, le sort des esclaves blancs, premiers déportés dans le nouveau monde où l’appât du gain a aboli toute morale, est tout aussi inhumain.

En 1645, dans un courrier adressé au gouverneur du Massachusetts, John Winthrop, un certain George Downing conseille aux propriétaires qui veulent faire fortune dans les Antilles d’acheter des esclaves provenant d’Angleterre. En 1640, dans les plantations de canne à sucre des Iles de La Barbade (actuellement haut lieu de la Jet Society), 21 700 blancs sont recensés sur 25 000 esclaves. De 1609 à 1800, près des deux tiers des blancs arrivent en Amérique comme esclaves. Ils constituent la grande majorité de cette main-d’œuvre : il est moins difficile d’obtenir des esclaves blancs que des Nègres. Les chefs des tribus africaines doivent être saoulés par les marchands de « bois d’ébène ». Les Noirs ne sont capturés qu’après des traques qui durent de longues semaines dans des conditions excessivement périlleuses à travers les forêts et les savanes africaines. Le « rendement » est très mauvais. La plupart des captifs meurent, à bout de force, avant d’atteindre les bateaux. Les pistes sont jonchées d’ossements. Une bonne partie des survivants succombera pendant la traversée.

En revanche dans les villes et la campagne irlandaise ou écossaises, les kidnappers - que l’édition 1796 du Dictionary of vulgar longue définit comme : « Personne volant des enfants pour les envoyer dans les colonies ou les plantations des Antilles » - fournissent à moindre frais des esclaves moins coûteux à livrer. Selon History of the United States, d’Edward Channing, dix mille enfants kidnappés ont été déportés aux Etats-Unis en 1670. Michael A. Hoffman évoque le négoce du capitaine Henry Brayne : « En novembre 1670, son bateau quitte la Caroline. Il est alors chargé de charpentes qui doivent être livrées aux Antilles anglaises en échange d’une cargaison de sucre pour Londres. Ici, le Capitaine prend à bord deux cents à cinq cents esclaves blancs à destination de la Caroline ». Toutes ces raisons conjuguées au fait qu’un esclave blanc a moins de valeur qu’un noir habitué au climat tropical de la Virginie ou de la Floride, expliquent le prix très bas des esclaves blancs.

Par conséquent, les esclavagistes ne les ménagent pas : il les affectent aux tâches les plus dures et les plus répugnantes, les soumettent à des actes de maltraitance et de sadisme. Des enfants seront pendus par les mains à une corde, amputés et tués. Le trésorier de l’Etat de Virginie, George Sandys, atteste du peu de valeur d’un esclave blanc : il en échange 7 contre 150 livres de tabac.

Dans A True and Exact History, Richard Ligon mentionne en 1657 le troc d’une esclave blanche contre un cochon. Dans les Antilles anglaises, les quatre cinquièmes des esclaves blancs meurent l’année de leur arrivée. Dans Sugar and Slaves : The Rise of the Planter Class in the English West Indies, l’historien Richard Dunn démontre que les plantations de canne à sucre des Antilles anglaises étaient le tombeau des esclaves blancs. Ecœuré par ces pratiques, le colonel William Brayne écrit en 1656 aux autorités anglaises pour demander l’importation d’esclaves noirs. Mais l’esclavage des blancs est encouragé par les hautes instances politiques et la Couronne. En 1615, le parlement anglais, soutenu par Charles Ier, donne tout pouvoir aux magistrats pour permettre la déportation des Anglais les plus pauvres. Sous le règne de Charles II (1630-1685), même le petit Pays de Galles n’est pas épargné.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des économistes insistent sur le « bien-fondé » de l’esclavage des blancs, main-d’œuvre qui permet le développement des colonies anglaises et favorise l’expansion de l’Empire britannique. En 1618, des aristocrates adressent une pétition au Conseil de Londres exigeant que les enfants qui errent dans les rues soient déportés en Virginie. En janvier 1620, des enfants tentent de s’enfuir de la prison de Briedewell. Une mutinerie éclate. On craint que le mouvement se généralise. Un courrier est envoyé au secrétaire du Roi, Sir Robert Naunton. Le 31 janvier, le Privy Council autorise à titre d’exemple le recours aux sentences capitales. Cela durera jusqu’au XIXe siècle, époque à laquelle les propriétaires d’usines de Nouvelle-Angleterre militent pour l’abolition de l’esclavage noir tout en exploitant sans vergogne les enfants blancs. Ce n’est pas une attitude nouvelle. Dès février 1652, les propriétaires des plantations ont obtenu la légalisation et l’extension du kidnapping des blancs. Les villes du Commonwealth voient les plus pauvres, accusés de mendicité partir chaînes aux pieds pour l’Amérique. Les juges perçoivent les pots-de-vin liés à ce trafic. La part de Sa Majesté n’est pas la moindre.

 



Article ancien.
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57 Commentaires

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  • "Les Noirs ne sont capturés qu’après des traques qui durent de longues semaines dans des conditions excessivement périlleuses à travers les forêts et les savanes africaines. Le « rendement » est très mauvais. " Faux ! c’est absolument n’importe quoi ! les européens achetaient les esclaves aux rois des pays bordant l’afrique : les "traques" n’ont quasiment pas existé. les européens avaient de très bonne relation avec les rois du bénin ou du niger par exemple , qui leurs revendaient les captifs des tribus adverse ! si vous voulez vous renseigner : "Les traites et les esclavages " de Marion Cottias , Antonio de Almedia Mendes. un très bon ouvrage qui rassemble des dizaines d’historiens , dans un souci de vérité et d’honnêteté . Je conseil d’ailleurs cet ouvrage à Monsieur Soral, qui j’en suis sûr en enrichira encore sa pensée.

     

    • #354823
      le 11/03/2013 par Mirabeau:Dans ce monde, si l’on n’est pas fripon, on est parmi les (...)
      Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du (...)

      Les équipages des bateaux négriers européens étaient formés de marins qui auraient été bien incapables de s’aventurer dans les forêts ou savanes d’Afrique. Les esclaves étaient effectivement amenés jusqu’aux lieux d’embarquement, les bateaux cabotaient le long de la côte jusqu’à ce que le navire soit plein. Les esclaves étaient "livrés" par des négriers qui connaissaient les lieux et les circuits : négriers issus de la traite séculaire pratiquée par les arabes et leurs collaborateurs africains.


  • Même en France ça a existé. Relisez Manon Lescaut. A la fin, Manon Lescaut est déportée en Louisiane, comme tous les vagabonds et femmes de mauvaise vie.

    Il fallait bien peupler de force cette colonie puisque personne n’y allait de son plein gré.

     

    • Au cours des siècles les Français ont très peu émigré, cela prouve qu’ils étaient sans doute moins malheureux que les autres, la France ayant toujours été le premier pays agricole d’Europe . Si les Anglais ont émigré jusqu’en Nouvelle Zélande, c’est que leurs productions agricoles étaientt trop insuffisantes pour les nourrir .


    • Il est de notoriété que les premières Québecoises étaient des pauvres filles de France, des prostituées, raflées pour ramener l’ordre moral (pour les pauvres) et envoyées de force sur des bateaux (des négriers pour blanches, quoi !) en Nouvelle-France où l’on était sûr qu’elles allaient, à peine descendues à terre, épouser les colons & les soldats déjà présents (j’aime bien cette pensée : on dirait que c’est comme mettre des rats femelles dans la même cage que des rats mâles pour les faire se reproduire...quand on sait que Robert Cavelier de la Salle était un anti-jésuite rabique et qu’il a vendu sans vergogne des armes aux indiens ce qui a bouleversé la géopolitique indienne de l’époque (ceci dit, Champellin l’a fait avant lui), qu’il n’hésitait pas à faire décapiter les "mutins" (les esclaves blancs qui essayaient de retourner en France)...on finit par les reconnaître les inhumains).

      On envoie des pauvres en masse peupler le nouveau monde, on les met au contact d’indiens qui veulent légitimement défendre leurs terres ... les uns ont la légitimité de défendre la terre de leurs ancêtres, les autres ont la légitimité de ne pas se faire scalper (oui, je sais les indiens ont appris à scalper au contact des anglais) et ils ont aussi la légitimité de cultiver de la terre pour ne pas mourir de faim...terre qui appartient aux indiens.

      Forcer les gens bien à se battre entre eux : c’est très Luciférien comme procédé.

      Et le plus drôle c’est qu’après ça on a ces enc*lés d’antiracistes/primitivistes qui disent que les blancs, les visages pâles, étaient TOUS bien contents de venir s’établir sur des terres si lointaines, parfois très différentes de l’Europe au niveau climatique et qu’ils méritaient bien de crever & d’être vidés comme des poissons.

      Et c’est valable aussi pour les Puritains du Mayflower en 1607, ils avaient faits alliance avec les catholiques d’Écosse dans les années 1590contre les anglicans qui les opprimaient tous. Je dis ça pour ceux qui pensent que d’entrée de jeu ils se sont établis en Amérique parce que sionistes avant l’heure (destinée manifeste) ils y sont allés car ils n’avaient pas le choix.

      Un peu comme ces patrons d’usine de Londres, Manchester ou New York qui soutenaient par humanisme l’abolition de l’esclavage alors qu’ils exploitaient leurs ouvriers.

      J’ai envie de gerber, là ! Sincèrement...de gerber sur toutes ces pourritures de droite comme de gauche et de leur faire avaler mon vomis bien chaud à la petite cuillère.


    • @matrix les filles du Roy n’étaient pas des prostituées. Je ne vous remercie pas d’aider à propager ce mythe sans fondement, diffamatoire pour nos ancêtres. C’était la plupart de filles de conditions pauvres ou modestes souvent recrutés dans des orphelinats. La plupart se sont mariées et sont devenues mères de famille nombreuse.


    • @ eren

      Oui, des filles pauvres recrutées dans les orphelinats...qui seraient devenues quoi une fois en âge de...vous voyez de quoi je parle ?

      Pour vous c’est infamant une femme qui pratique le plus vieux métier du monde...le métier le plus ingrat, tellement qu’on en a fait une insulte mais qui reste (hélas), toutes sociétés & époques confondues, une nécessité...la plupart d’entre elles le font parce qu’elles n’ont pas le choix.

      Certains disent que toutes les femmes sont (quelque part) des prostituées comme les autres (suffit de regarder cette vidéo pour s’en rendre compte : http://www.egaliteetreconciliation.... ) Moi je soutien l’idée que toutes les prostituées sont (avant tout) des femmes comme les autres.

      Et puis le prenez pas mal, mais...ça vaut aussi pour les Australiennes et certainement pour un bon nombre des premières femmes colons des futurs USA.


  • Que pense l’oligarchie ?

    "La théorie de l’évolution", vont vous dire les darwinistes, justifie ces comportements.
    Allons ressaisissez-vous les gentils !
    Je suis plus intelligent, plus riche et plus fort donc j’ai la possibilité d’écraser les moins forts.

     

    • J’ai dû louper une ou plusieurs étapes dans ton raisonnement.
      Que vient foutre la théorie de l’évolution (enfin, le darwinisme si tu veux simplifier à outrance) là dedans ?


    • Le darwinisme est une théorie venue à point nommée apporter une caution pseudo-scientifique à la mise en esclavage des plus faibles et à l’élimination des races inférieures pour le progrès de l’humanité.


    • Je crois qu’il veut dire que la théorie Darwinienne (pompée sur celles de Lamarque (encore une fois : ce sont des français qui inventent le libéralisme)) justifie la prédation sociale et justifie donc l’endettement, l’esclavage...le comportement de loup que l’homme peut avoir pour ses congénères. Donc ça justifie tout comportement suprémaciste (race aryenne ou peuple élu, élection divine n’allant pas à tous les hommes comme le croient pas mal de courants protestants...) et l’idée selon laquelle il y ait une élite de prédateurs qui doive dominer le troupeau des herbivores humains, une aristocratie.

      Intéressant d’ailleurs ça, vous avez :
      - les prédateurs (les requins de la finance) comme DSK qui partousent comme des Bonobos : ce sont des carnivores, des amateurs de chaire fraîche ...
      - et vous avez les Tanguy japonais qui ont fait une croix sur leur sexualité et leur capacité à se reproduire et qui se font appeler des "herbivores".

      éloquent


  • Je suis soudain pris d’un malaise... " Qu’est-ce qui a fait que moi je bois du champagne et toi tu allaites un enfant mort ? "


  • Pas la peine de remonter si loin dans le temps. Au lendemain de la seconde querre mondiale, les services sociaux britanniques ont vidé leurs orphelinats (dans lesquels se trouvaient des enfants seulement séparés de leurs parents par la guerre) et ont envoyé tous les gosses en Nouvelle Zélande je crois. Ils y ont servi d’esclaves à des familles ou à des églises pour travaux domestiques, prestations sexuelles, ou travaux très durs avec chaînes aux pieds.
    Voir le téléfilm "les orphelins de Liverpool".

     

    • Il n’y avait pas d’Etat provisoire a l’epoque. En gros c’est la charite’ de l’eglise comme seule option. Cette article est fort interessant. Cela prouve que les "mechants" blancs de l’histoire europeen ne sont autre que des vicieux sociopathes visant leurs voisins et les meteques de la meme maniere. Comme fait l’oligarchie aujourd’hui


    • #354775
      le 11/03/2013 par Mirabeau:Dans ce monde, si l’on n’est pas fripon, on est parmi les (...)
      Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du (...)

      Un petit cran en dessous de la brutalité britannique, les enfants pauvres ou délinquants des grandes villes Françaises (souvent les mêmes) étaient de 1838 à 1939 envoyés dans des colonies agricoles, centres de rééducation par le travail qui s’assimilaient à des bagnes impitoyables (Mettray peut se visiter, le centre a était transformé en "centre de vacances", l’atmosphère y demeure des plus lourdes).


  • Au 18 eme on disait en Allemagne : "Heureux comme Dieu en France", la France a toujours été le plus grand pays agricole d’Europe, c’est peut-etre pour cela que les Français, moins malheureux que les autres, ont si peu émigré . La Bruyère : " L’on voit certains animaux farouches, des males et des femelles, répandus par la campagne,noirs, livides et tout brulés du soleil, attachés à la terre qu’ils fouillent et qu’ils remuent avec une opiniatreté invincible ; ils ont comme une voix articulée, et, quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine, et en effet ils sont des hommes ; ils se retirent la nuit dans des tanières ou ils vivent de pain noir, d’eau et de racines ; ils épargnent aux autres hommes la peine de semer, de labourer et receuillir pour vivre, et méritent ainsi de ne pas manquer de ce pain qu’ils ont semé ."C’est Louis XVI qui affranchit les derniers serfs du domaine royal (1779), ce qu’avait réclamé quelques années plus tot l’abominable Voltaire , ce "salopard" dont parle si bien Marion .


  • Ce qu’on oubli de dire c’est que les premiers négriers étaient les africains eux-mêmes.
    En effet, la richesse en Afrique ne se mesurait pas en minerais, mais en surface cultivable. Donc la surface, les capacités agricoles d’une terre et la main d’oeuvre nécessaire alimentaient les conflit entre royaumes.
    Les premiers esclaves noirs étaient vendus par les roitelets africains contre des armes pour battre la tribu d’à côté.
    On peut aussi parler de la traite tout court avec tous les armateurs juifs.
    On pourrait parler également de la traite des blancs mécréants vendus par l’Eglise aux musulmans.
    Et puis bien-sur étendre ensuite la réflexion à la traite africaine en terre d’Islam.
    Autant de sujets qu’évidemment fernand nathan oubli.

     

    • Comment peut on affirmer des absusditer pareils ? en lisant et en écoutant les historiens africanistes europeens, pauvre idiot, je pense meme que tu devrait dire aux noirs en fait que ce sont eux qui ont inventé l’esclavage, pitoyable


    • #355368
      le 12/03/2013 par Mirabeau:Dans ce monde, si l’on n’est pas fripon, on est parmi les (...)
      Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du (...)

      @floflo
      L’esclavage a existé de partout, relisez l’histoire : en Asie, en Océanie, en Europe, en Amérique et en Afrique tout autant. Les négriers européens n’ont fait qu’ utiliser les circuits des trafiquants arabo-musulmans, eux-mêmes alimentés par certaines pratiques africaines de luttes tribales et de soumission des vaincus en esclavage, pratiques qui étaient généralisées sous l’antiquité et ont perduré jusqu’à plus récemment dans certaines localisations. Faut-il vous rappeler les pratiques cannibales traditionnelles en océanie et en afrique ? l’histoire n’est pas faite de méchants d’un coté et de bons de l’autre, ce n’est pas hollywoood.


    • blabla le premier des esclavagiste n’est ni blanc ni noir ni jaune mais tout ça en même temps


  • #354762
    le 11/03/2013 par Mirabeau:Dans ce monde, si l’on n’est pas fripon, on est parmi les (...)
    Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du (...)

    Il est logique que l’enrichissement de certains se soit effectué sur l’exploitation des plus proches concitoyens : proches géographiquement mais des plus éloignés sociologiquement. La société était découpée en tranches sociales aussi hermétiques que le système de caste indien. Puiser chez les pauvres pour alimenter le travail forcé a été de tous temps et de tous lieux. Mais il faut reconnaître aux britanniques, puissance mondiale depuis Elizabeth 1ére jusqu’à la fin de l’empire en 1945, un certain talent pour la cruauté et la morgue. Talent, dont nous Français n’avons pas été épargnés.
    Mais dans ce triste inventaire, n’oublions pas nos amis des anciens sultanats du Maghreb, spécialistes des razzias et en biens et en êtres humains destinés à l’esclavage, razzias qui pouvaient atteindre jusqu’aux côtes de l’Islande.
    Pour avoir un idée des conditions de travail dans les usines du patronat au XIXéme siécle, il faut savoir que les machines étaient reliées par des kms de courroies sans aucune protections, aux machines à vapeur qui actionnaient l’ensemble. Ces courroies et ces machines happaient fréquemment les travailleurs fatigués ou distraits. L’accident du travail était le lot quotidien de l’ouvrier.

     

  • Charles Dickens a parfaitement bien illustré la condition de l’enfance dans l’Angleterre victorienne.


  • En France aussi, comme le montre Le livre de Marion Sigaut, "la marche rouge", il semble qu’on envoyait les enfants pauvres ou abandonnés peupler les colonies.
    J’ai été aussi très perturbé en voyant dans une exposition de photos fin 19e, début du 20e des ouvriers textiles dans les villes industrielles des US. La plupart sont des enfants.

     

  • Quelle coïncidence ! Cela me rappelle une réflexion que j’ai eu très récemment en constatant que les anti-racistes rabiques, notamment anglo-saxons, étaient plus obnubilés par la couleur de peau que les racistes. En effet souvent les anti-racistes réduisent la problématique du racisme à une haine pour une ou des couleurs de peau. Ainsi on entend souvent des réflexions concernant une victime d’un prétendu acte de racisme des déclarations du genre "Il a la mauvaise couleur de peau"...comme si des catégories d’être humains se trouvaient victimes d’exclusion, d’exploitation, de mise en esclavage en raison d’une couleur de peau ! Raisonnement complètement ridicule et réducteur qui permet d’occulter les raisons sociologiques, économiques...réelles derrière ce prétendu racisme qui en réalité est moins du racisme qu’un phénomène d’exploitation d’un groupe humain par un autre groupe plus fort.
    Par exemple les noirs ont été réduit en esclavage non pas en raison d’une haine viscérale pour la couleur de leur peau mais parce qu’il était avant tout possible de le faire ! D’une part les Africains n’étaient pas en mesure d’organiser une résistance sérieuse contre leur mise en esclavage et d’autre part leurs effectifs numériques abondamment et leur constitution physique faisaient d’eux une cible de choix pour l’esclavage.
    La mafia derrière l’esclavagisme n’est pas raciste mais opportuniste. N’oubliez pas qu’au début de la révolution industrielle en Angleterre et en France les ouvriers, blancs (!), travaillaient dans des conditions épouvantables, mêmes leurs enfants étaient envoyés crever au fond des mines ! Dans ma région de Bourgogne jusqu’à la première moitié du XX ème siècle on envoyait les enfants des ouvriers réparer les métiers à tisser dans les usines, ainsi beaucoup de vieux avaient un ou plusieurs doigts de sectionnés car mettre ses petites mains dans les machines étaient dangereux !
    Le racisme est une invention de l’oligarchie afin de cacher les vrais raisons de l’exploitation de groupes humains. L’image d’épinal du racisme avec cette haine pour une couleur de peau et l’essentialisation outrancière d’une race entière menant en dernière instance à des actes de violence est un phénomène marginal et qui quand il se produit est presque toujours le résultat d’un savant travail de manipulation par une élite qui en tirera profit.

     

  • Ramoner une cheminée sans l’éteindre ? Comment faire avec la suie qui tombe...

    Les chômeurs vont bientot subir le même sort, tout ce potentiel de main d’oeuvre inutilisé exaspère. Fini le rêve de devenir "un employé en or, enthousiaste à faire rêver". On va en revenir à la vrai condition du pauvre : la sodomie à sec. Et ça seulement si tu es plaisant à regarder. Honteux mais vivant, comme disait le grand Céline.


  • Un brin métaphysique, un film :http://www.imdb.com/title/tt0862467...
    Valhalla rising, Nicolas Winding Refn, 2009.
    Histoire récente : Les enfants du bagne, Marie Rouanet, Payot, 1992.

     

    • Une merveille ce film !


    • #355393
      le 12/03/2013 par Mirabeau:Dans ce monde, si l’on n’est pas fripon, on est parmi les (...)
      Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du (...)

      Marie Rouanet a écrit un ouvrage sur les colonies agricoles du sud de la France (Tarn, Aveyron, Hérault, Gard) mais il en existait un peu partout et même dans des endroits devenus des lieux de vacances idylliques comme l’île du levant.
      En 1839 des théoriciens et politiciens pensaient avoir trouver la solution de la délinquance et de l’errance d’enfants pauvres, par le travail agricole. Comme tous ces lieux de réclusions d’enfants ou de démunis partout au monde, les abus de toutes sortes finissaient par détruire des intentions qui au départ n’étaient pas mauvaises. La colonie agricole de Mettray, sur l’ancien domaine de l’abbaye de Fontevrault, lui même transformé comme beaucoup de biens d’églises ou de châteaux, en prison d’état, était l’une de plus importantes colonies agricoles( pénitentiaires) qui, bien que transformée en centre de vacances, garde toute l’infrastructure typique de cet lieux d’enfermement et de travail forcé.
      Fin des colonies agricoles 1939.


  • Cet article démontre bien que le peuple qui a et qui souffre toujours c’est le peuple pauvre et par conséquent le faible, le riche donc celui qui a le pouvoir n’a rien à foutre de la couleur, seul le profit compte...

     

  • Le titre laisse a penser que ce genre de pratique a céssé au XXeme siecle.Jusqu’en 1970 des enfants(orphelins mais pas toujours)pauvres anglais étaient envoyés aux 4 coins du monde :
    http://www.migrationheritage.nsw.go...
    http://www.childmigrantstrust.com/o...

    liens en anglais


  • Pas entendu a la télé sauf mamadou ou mokar venant pleurer sur leur sort en insultant les Francais.....
    immigration une chance pour satan.....


  • http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    Pour protester contre la situation d’effroyable misère que connaissait alors l’Irlande sous domination anglaise, en 1729 Johnatan Swift, sur un ton féroce et désespéré, en vient à écrire que les Irlandais regarderaient « comme un grand bonheur d’avoir été vendus pour être mangés à l’âge d’un an et d’avoir évité par là toute une série d’infortunes par lesquelles ils sont passés et l’oppression des propriétaires ».

     

    • ou encore le sort de la communaute’ gitane irlandaise...les descendants des fermiers chasse’s de leur territoire par les anglais il y a X nombre d’annees. Meme aujourd’hui cette groupuscule vit dans des cabanes sur roues. C’est un phenomene peu connu dans les autres pays. Au lieu de regler cette probleme l’administration irlandaise prefere les encourage a partir pour le Royaume-uni (regardez le film "Knuckle" sur youtube).


  • Quand le marché est réglé par le manque ou l’excès ...
    Pas assez de mains d’œuvre = esclave et enfants
    Trop de main d’œuvre = esclave et vieux.
    En ce moment nous sommes sur la deuxième tendance, trop de main d’œuvre qui est régulée par le chômage de masse et la perte des acquis sociaux qui s’ajoute au dumping social (esclave moderne issu de l’immigration forcée) mais le plus cruel pour la fin, la mise en place de l’élimination de la population des retraités qui a commencé, avec d’abord la réforme de la dite retraite, ensuite la suppression des versements de retraites et bientôt la loi sur l’euthanasie.
    Si tout ça ne suffit pas, alors une bonne guerre et/ou une bonne série de pandémie a l’échelle d’un ou plusieurs continents.
    Il faut s’y faire et se rendre compte que le "projet" est la survit de l’espèce humaine selon certaines élites.
    Ce n’est pas le bon ou le juste qui survit, mais le fumier, le pourri et le celui qui n’a pas de cas conscience a éliminer son semblable.
    Éternel recommencement de l’histoire, rien de neuf sous le soleil, comme d’habitude...


  • Homo homini lupus ..


  • Oui bon mais rien ne m’étonne plus des anglosaxons...

    Qui ont massacré les aborigènes, inventé le slogan "white only" ou "keep australia white", qui furent les premiers à déporter des populations, et les derniers à abandonner l’esclavage...
    Qui a engendré un des plus gros pays racistes au monde (USA-WASP-KKK) ?
    Au début du siècle ils enlevaient des enfants et les envoyaient dans des camp de torture en australie...

    Ils ont même disséminé par avion un poison dans sur l’afrique pour voir s’il tuait assez efficacement..
    Réduire les populations africaines et tester un poison, comment joindre l’utile a l’agréable selon les anglais.

    Enfin bref il faudra plus que ça pour m’impressioner du peuple le plus raciste du monde

     

    • #356373
      le 13/03/2013 par Mirabeau:Dans ce monde, si l’on n’est pas fripon, on est parmi les (...)
      Asservissement et déportation vers l’Amérique, des pauvres en Angleterre, du (...)

      @ laRépublique
      Il ne faut pas confondre les peuples et leurs élites. D’autant que cet article vous expliquait comment le peuple Anglais fut la première victime de prédateurs Anglais. Le racisme n’est pas une question de race mais de classe sociale. L’exploitation de l’homme par l’homme en découle directement.


  • L’écrivaine noire américaine Toni Morrisson a écrit un essai sur la naissance, ou plutôt la création du racisme et de la ségrégation raciale aux E.U. Les blancs pauvres travaillaient avec les noirs dans les plantations et leur condition était aussi misérable que la leur. Elle montre comment les patrons ont dressé les blancs pauvres contre les noirs en leur faisant croire à leur supposée supériorité raciale. Et ça a marché ... l’illusion a bien fonctionné et rempli son office ... jusqu’à aujourd’hui.

     

  • l’argent est une calamité pour l’humanité !! Celui qui possède la richesse, cet être ignoble et sans coeur est un cauchemar pour le pauvre !! Surtout pour les enfants première victime de l’homme !!! L’argent pourri tout, j’en ai peu et franchement quand je vois les dégâts que cela fait je préfère être à ma place ...


  • "majorité des esclaves est issue des peuples slaves, d’où le mot tire son étymologie", grosse erreur, répétée ad nauseam.

    Les Slaves s’appellent eux-mêmes les Slaves. Slava signifie "la gloire". Comme dans "slava Bogou !" (gloire à Dieu), slava sovietskomou narodou ! (gloire au peuple soviétique) etc.
    D’où les prénoms slaves païens comme Bronislav (gloire des armes), Mstislav (gloire de la vengeance), Iaroslav (gloire étincelante), etc.

    Cette confusion fortuite des deux mots est la cause d’un malentendu (de plus) entre les Slaves et les Anglo-Saxons. Les Slaves se considèrent étymologiquement comme "Les Glorieux" et non comme "Les Esclaves" !


  • Sujet passionnant et brûlant qui mérite à son tour d’être mis en lumière, beaucoup d’infos à creuser et potentiellement peu réceptibles pour le lambda

    A quand "l’Effroyable imposture de l’Esclavage" ? ;) j’en rêve

    merci pour cet article de qualité

     

  • Et les amérindiens tiens ! notamment, les tribus établies dans les grandes citées du Sud (...oui !oui ! les indiens avaient des villes !) Quand ils capturaient des blancs et surtout des blanches...ils en faisaient quoi à votre avis ? Ben des esclaves voyons !


  • Pourquoi l’auteur de cet article n’est pas cité ?
    C’est Laurent Glauzy qui en est l’auteur...


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