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Attali a gagné

Éloge des "nomades numériques"

Pas de routine, de bureau inconfortable, ni de trajets fastidieux. À la place, des voyages, de la découverte et de l’inattendu, le tout, en gagnant sa vie. Sillonner le monde en travaillant seulement grâce à une bonne connexion wifi, c’est le mode de vie choisi par de plus en plus de « nomades numériques  », ces globe-trotters des temps modernes séduits par la flexibilité qu’offre le travail à distance. Pour 8e étage, 5 d’entre eux ont momentanément interrompu leurs périples, entre l’Albanie, la Colombie ou l’Espagne, pour brosser le portrait de leur mode de vie novateur.

Quand il a soumis sa thèse de doctorat, Dale, un Australien de 30 ans, était assis avec son ordinateur sur les genoux sur une plage de Byron Bay, près de Brisbane, à l’est de l’Australie. Il regardait son frère surfer les vagues de l’Océan Pacifique. Ces dernières années, ce chercheur de l’école de musique de l’Université du Queensland, actuellement basé à Berlin, est passé par une quinzaine de pays, dont le Portugal, le Brésil, les Etats-Unis, le Canada, la Chine, le Costa Rica, le Panama, la Colombie, le Zimbabwe, la Grèce, les Emirats Arabes Unis, avant d’atterrir en Allemagne.

Dale n’est pas millionnaire, ni même constamment en vacances. S’il a pu voir autant de pays, c’est parce qu’il a choisi la vie de nomade numérique — en anglais digital nomad —, c’est à dire une personne qui travaille tout en voyageant, et c’est là toute la beauté du concept. Ces nomades en question aiment à dire qu’ils gagnent leur vie en étant « géographiquement indépendant  ». Une manière de financer un séjour, de s’affranchir des contraintes de bureau et, surtout, de jouir d’une flexibilité horaire inconnue des générations antérieures.

Le nomadisme numérique s’est développé massivement en parallèle de la révolution du même nom, à partir des années 1990. Internet n’a pas seulement bouleversé chaque détail de nos vies — notamment la manière dont on s’informe, communique, suit, surveille — il a également modifié en profondeur la façon dont on parcourt ce monde.

Tenter de recenser les nomades numériques dans le monde est peine perdue. Par définition, ils ne sont pas censés rester longtemps au même endroit. Il serait plus simple de chiffrer le nombre d’oiseaux dans une nuée en mouvement. Il existe cependant des centaines de blogs tenus par des nomades numériques, mais aussi un site : Nomad List, qui répertorie les meilleures villes pour travailler tout en étant touriste. Désormais considéré comme une référence dans le domaine, il compte plus de 3 000 membres. Les voyageurs les plus divers, et en provenance des quatre coins de la planète, viennent y échanger des informations, demander un conseil, ou se donner rendez-vous.

« Je voulais poursuivre ma carrière tout en voyageant. Je me suis dit que grâce à Internet, il était possible de faire les deux en même temps », explique Dale. « D’une certaine manière, on est toujours en vacances mais en même temps jamais en vacances », avoue depuis la capitale allemande celui qui exerce son métier de chercheur en médecine de la musique tout en voyageant.

« Tu te lèves quand tu veux, tu travailles quand tu veux. À partir du moment où tu fais ton travail en temps et en heure, tu peux prendre des vacances et des pauses quand tu veux  ». Même si le travail reste toujours dans un coin de sa tête, le mode de vie de nomade numérique lui correspond à merveille. Les « escales  », qu’il doit effectuer plus ou moins régulièrement pour retourner à son université australienne, lui semblent, elles, supportables. D’ailleurs, ses absences ne dérangent pas ses collègues non plus : « Ma responsable me comprend vraiment. Elle sait que je peux être productif dans quasiment n’importe quelle condition ».

De l’autre côté de l’Atlantique, Fabrice, un blogueur français de 37 ans qui a lancé le site Instinct Voyageur en 2010, évoque lui aussi la liberté et la créativité entourant ce mode de vie. Depuis 4 ans, il passe la majeure partie de l’année à voyager à l’étranger, surtout en Colombie, où il a un pied-à-terre. « Ça dépend où vous habitez, mais j’ai un peu plus cette impression de vacances parce qu’il s’agit d’un pays tropical. C’est une autre culture, une autre langue », explique-t-il.

Lire la suite de l’article sur 8e-etage.fr

Nomadisme : libération ou aliénation ? Lire sur E&R :

 



Article ancien.
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43 Commentaires

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  • #1275805
    le 23/09/2015 par Grz
    Attali a gagné

    Attali n’a rien gagné du tout.

    De tout temps, certains humains ont eu envie de voyager.
    Autrefois, il fallait se faire explorateur, aventurier, marchand ou troubadour pour y parvenir.
    Aujourd’hui, le travail à distance permet pour certains de concilier une activité professionnelle avec le voyage, même si cette activité ne demande pas de voyager.
    La plus grande partie de l’humanité ne pourra de toute façon jamais se lancer ainsi sur les routes (ou dans l’espace...), pour un simple problème de quantité d’énergie nécessaire pour déplacer une telle masse de matière physique.
    Merci donc de ne pas faire l’amalgame entre le travail à distance et le nomadisme d’élite et prédateur façon Attali. Le travail à distance est parfois vraiment préférable à la routine stupide du "bureau". Que certains concilient ce type d’activité avec le voyage, eh bien... tant mieux pour eux !
    D’autre part, je mettrais ma main à couper que bien de ces "nomades numériques" finiront par se poser pour fonder une famille, un jour ou l’autre...

     

    • #1275960
      le 23/09/2015 par Manu
      Attali a gagné

      Tout à fait d’accord, je ne vois pas vraiment le rapport entre le nomadisme de nos élites et ces voyageurs.


  • #1275816
    le 23/09/2015 par Grz
    Attali a gagné

    Un dernier point tiré de mon expérience personnelle :
    pour un individu lambda né dans une culture "traditionnelle" façon France, le voyage n’entraîne pas le déracinement, bien au contraire. Se confronter à d’autres peuples, d’autres cultures et découvrir leurs particularités nous révèle dans le même temps nos propres particularités, notre propre importance et, in fine, la nécessité d’avoir les pieds fermement posés au sol, "chez soi", où que soit d’ailleurs ce "chez soi".
    L’esprit nomade à la Attali demande à mon sens un logiciel bien particulier, celui du chasseur cueilleur qui n’a de toute façon jamais vraiment eu de racines, et qui pour survivre, tente de déraciner les autres partout où il passe.

     

    • #1275899
      le 23/09/2015 par francky
      Attali a gagné

      Excellent commentaire, moi aussi il m arrive de travailler via un ordinateur portable ou un smartphone tout en faisant de la voile avec des amis. Ce style de vie n a rien à voir avec le projet mondialiste d’Attali qui lui souhaite qu il n y ait plus de nation et que chaque pays soit un hotel.
      Je crois que vous "confondez" mondialisation (lié au moyen de deplacement et de comunication) et mondialisme (1% de dominateur de la famille Attali et 99% d’esclaves).
      Ici c est même plutot agréable de bosser tout en "s’amusant" mais est adapté à nos professions de consulting. Je ne vois pas un agriculteur ou un petit commerçant ou un ouvrier pouvoir concilier deux activités simultanément...


    • #1275916
      le 23/09/2015 par WINniles
      Attali a gagné

      Attali l’emporte...tant que le wi-fi passe et qu’il n’y a pas de pannes de réseaux entraînant une impossibilité de payer en argent virtuel ou de faire son travail sur une plage à l’autre bout du monde loin de son bureau. Imaginez "la main de Dieu" sous forme de vents solaires un peu plus forts que d’habitude, par exemple, qui paralyseraient ou foutraient en l’air tout le système satellitaire mondial (ou bien une guerre russo-américaine appliquée à l’espace (on rappelle que les futurs S-500 seront taillés pour la lutte antisatellites)) imaginez maintenant les apatrides comme ces gens décrits dans l’article, ou encore Attali lui-même, bloqués dans un hôtel (pardon, un pays) du tiers-monde, seuls (l’individualisme primant), sans argent (virtuel), avec des gadgets électroniques qui ne fonctionnent pas ou dont l’utilité serait ramenée à zéro, sans carte d’identité prouvant leur appartenance à un pays (puisque ce sont des apatrides "libres") au milieu de pauvres sédentaires contraints aux travaux manuels sensés engraisser les "prédateurs" nomades. La roche tarpéienne est toujours restée proche du capitole.


    • #1275921
      le 23/09/2015 par Journey at the end of the night
      Attali a gagné

      " L’homme n’a pas besoin de voyager pour s’agrandir, il porte en lui-même l’immensité " (Chateaubriand) Voilà une formule - exacte - qui consolera les pantouflards de ne pas avoir eu le courage de voyager .


    • #1275947
      le 23/09/2015 par karimbaud
      Attali a gagné

      @grz............d’accord avec votre analyse !..." bouger " permet souvent d’apprécier ce qu’on a laissé derrière soi, à condition de ne pas se retrouver en rupture avec une société avec laquelle on a toujours plus de mal à s’identifier, qui nous échappe...c’est peut-être la raison pour laquelle on voudrait lui échapper en retour...et même là on a toujours quelque chose à perdre de ce que l’on a vécu, même si l’on ne s’en aperçoit pas sur le moment ( attrait de la nouveauté..etc )..


    • #1276019
      le 23/09/2015 par Kosmos
      Attali a gagné

      @Journey at the end of the night :
      Pour comprendre cette phrase de Chateaubriand, il faut la remettre dans son contexte :

      "L’homme n’a pas besoin de voyager pour s’agrandir ; il porte avec lui l’immensité. Tel accent échappé de votre sein ne se mesure pas et trouve un écho dans des milliers d’âmes : qui n’a point en soi cette mélodie la demandera en vain à l’univers. Asseyez-vous sur le tronc de l’arbre abattu au fond des bois : si dans l’oubli profond de vous-même, dans votre immobilité, dans votre silence vous ne trouvez pas l’infini, il est inutile de vous égarer aux rives du Gange."

      Voyager pour voyager géographiquement seulement, est une vanité. Un paysan au fin fond d’une montagne qui toute sa vie a vécu sur un territoire de quelques kilomètres carrés en sait beaucoup plus sur les mystères de l’existence qu’un bourgeois qui travaille a distance grâce au travail sédentaire des autres. Le WIFI il s’entretient tout seul ? Les esclaves qui ont fabriqué son ordinateur portable, ce sont des sédentaires peureux ?

      Mentalité de merde...


    • #1276248
      le 24/09/2015 par pol
      Attali a gagné

      @Journey at the end of the night



      " L’homme n’a pas besoin de voyager pour s’agrandir, il porte en lui-même l’immensité " (Chateaubriand) Voilà une formule - exacte - qui consolera les pantouflards de ne pas avoir eu le courage de voyager .



      Le voyage commence par chez ton voisin. Tu apprendras certainement des choses plus précieuses en tissant des liens réels à quelques mètres de chez toi plutôt qu’en visitant des pays étrangers sur un mode d’hébergement/alimentation concocté par des occidentaux, pour des occidentaux, et qui sont plutôt bien résumés dans un guide du routard. Voyager pour voyager, voilà qui est bien stérile, au même titre qu’une photo ne remplacera jamais un souvenir. Du reste la citation complète par Kosmos ci-dessous est bien plus éclairante et rend caduque la fin de ton commentaire.

      @Kosmos



      Pour comprendre cette phrase de Chateaubriand, il faut la remettre dans son contexte



      Excellente remarque (excellente citation). J’ai un peu voyagé (une dizaine de pays peut-être, la plupart en Europe), travaillé quelques mois à l’étranger, vécu une grande partie de ma vie en région parisienne. Malgré cela, je n’ai jamais été porté sur les grands voyages, contrairement à mon entourage qui "rapportait" des souvenirs des antipodes à la moindre occasion. J’ai toujours cru que seule l’aventure permettait de découvrir, et l’aventure n’était pas faite pour moi. A l’inverse, j’ai déménagé avec ma femme et ma fille à la campagne il y a 3 ans, dans le Loir et Cher, à 200km de Paris (c’est peu), mais l’enrichissement procuré par cette expérience que je continue de vivre reste inaccessible à beaucoup de mes proches, qui estiment que ma situation leur serait invivable.

      En substance, Chateaubriand dit que si la diversité abyssal du monde devait nous émerveiller, elle devrait nous émerveiller de manière similaire (si ce n’est égale) que l’on soit assis sur les rives du Gange ou sur une souche au fond d’un bois. Je ne peux qu’acquiescer à cette pensée. Et je plains ces gens qui vont chercher à l’autre bout du monde cette richesse d’âme présente à leurs pieds, et qui, faute de l’avoir trouvée, repartent sur la route à à la moindre occasion.


  • #1275829
    le 23/09/2015 par Gerard John Schaefer
    Attali a gagné

    C’est minoritaire.
    Être de partout et nulle part à la fois, humainement, j’ai un doute.

    Qu’est-ce que ça produit, d’ailleurs ?
    Du néant en papier-peint virtuel ?
    La chambre d’hôtel comme horizon ?
    Et les arbres, ils n’ont pas de racines ?
    Francis ?


  • #1275832
    le 23/09/2015 par Mandark
    Attali a gagné

    Et pourquoi pas ? Finalement.

     

    • #1275932
      le 23/09/2015 par Rachid
      Attali a gagné

      parce que de cas exceptionnels, le systeme va appliquer (applique deja) le nomadisme a tous les travailleurs, quel que soit le metier de maniere systematique.

      c’est comme le travail le dimanche ou les heures sup...pour le boulanger le travail le dimanche est normal, pour l’epicier du coin ou dans quelques commerces c’est plus ou moins normal...mais de maniere general le dimanche est chome.

      donc de l’exception ca devient une obligation et meme une faute professionnelle si tous les dimanches vous ne voulez pas travailler ou faire des heures sup...

      c’est le meme principe que pour la vaccination...DTP obligatoire si l’enfant est scolarise dans le publique, mais facultatif s’il est scolarise a la maison et surtout seul le DTP est obligatoire... mais pas le paquet de 7 vaccins avec des additifs toxiques qui sont maintenant les seuls vendus par les pharmacies...alors qu’aujourd’hui y a des parents qui risquent la prison parce qu’ils refuse les vaccins toxiques qu’on leur refourgue en loucede...


  • #1275841
    le 23/09/2015 par la pythie
    Attali a gagné

    Attali a compris que le progrès est inarrêtable, quoi qu’on fasse ou qu’on dise...l’Argent détruira tout, jusqu’aux familles et aux nations, les naïfs qui croient pouvoir changer le cours de l’histoire en seront pour leurs frais...C’est se bercer d’illusions que de croire que la religion ou la politique stopperont le système, vu qu’elles en sont les émanations...

     

    • #1278797
      le 27/09/2015 par Kasskapp
      Attali a gagné

      Religion, politique, émanations ? Le système correspond à une construction dont on parvient difficilement à deviner la structure qui existe donc probablement dû fait de collusions, d’intimidations et de lâchetés ou vanités.. Il ne s’agit pas de juger mais d’estimer qu’un système malsain l’est par la conjugaison d’effets, même petits, mais malsains d’une structure bancale, à base de corruption. La religion (relier) est là pour slalomer entre des pièges que l’on évite sans même les avoir vu. La politique reflète la cohésion ou non de la société par ses priorités d’action.
      Si un système qui se veut "gestionnaire" gère des vanités, toute activité spirituelle est un moyen de s’en extraire.
      Pour ce qui est des travailleurs hors sol, c’est le nouveau progrès "enregistré", aucun ici ne contestera ce qu’il doit à l’internet comme canal d’information. Mais voir les événements sur une durée plus longue permet de appréhender le numérique pour ce qu’il est : un cadeau virtuel pour les peuples, une gestion panoptique facilitée pour un petit groupe et...après une dépendance qui s’installe, le recours systématisé à l’internet dans l’économie, la disparition potentielle permanente de tout moyen d’approvisionnement classique avec la fragilité et les risques que cela implique. Discuter du buzz, c’est bien, pour s’entretenir mais pour comprendre, faudrait pas oublier ce qu’il s’est passé la veille.
      J’ai eu la tentation du voyage, j’ai senti, grâce à Dieu, rapidement que je ne savais plus où j’étais. Voyager parce qu’on y est forcé, c’est une version du lot quotidien de la masse que nous sommes, qui doit "gagner" sa vie depuis plus de 200ans. Se convaincre que c’est une aventure, c’est préparer le terrain pour la folie, voire plus.
      Maintenant croyez ce que vous voulez, tâchez juste de garder les yeux ouverts, sans filtres, c’est plus sûr.


  • #1275843
    le 23/09/2015 par Pouk
    Attali a gagné

    Disons qu’il y a des avantages et des inconvénients.
    De cette manière on échappe en quelque sorte à l’esclavage moderne métro-boulot-dodo mais on passe à coté de certaines choses qui paraissent essentielles comme fonder une famille... Quand l’on arrive à un âge ou l’on ne peut plus voyager, on risque alors de terminer sa vie isolé.

     

    • #1275924
      le 23/09/2015 par Le Goy
      Attali a gagné

      Le fait de travailler à distance permet de pouvoir gérer son temps pour s’occuper correctement de sa famille, d’éviter les relations désagréables du quotidien et de gérer les gens avec qui on souhaite garder contact. Lorsqu’on travaille à distance, on est pas nomade, au contraire. C’est une chance unique de se libérer d’une contrainte géographique pour pouvoir s’installer de manière fixe dans l’endroit qui convient. Personnellement, je n’aurais jamais pu avoir un jardin ou espérer faire de l’apiculture ou autre si j’étais resté cadre en entreprise. Et en plus, le salaire correspond vraiment à la qualité du travail que l’on effectue et non pas à un barème. Donc vraiment, je ne vois pas les inconvénients, mais il faut dire que cet article présente les choses de manière sarcastique...


  • #1275866
    le 23/09/2015 par skds
    Attali a gagné

    Bof ça a l’air nul quand même ,tous les humains aiment la stabilité c’est à dire avoir un réseau d’ami ,des habitudes notamment pour les week-end et pour un jour fondé un famille.
    eh oui ! on n’aime pas être seul,ce genre de progrès là c’est un pétard mouillé même pas peur ,ils doivent vraiment être solitaire a mort .

    C’est un genre de vie d’ autodiscipline et de solitude ,c’est une vie qu’on fait par passion cela et non pas par progrès .Même si c’est le progrès qui permet ce mode de vie mais tu ne peux pas généralisé cela ,déjà faut être minimum bilingue ,alors qu’on contrôle a peine notre langue native.....qui pourrait faire parti de ça peu de monde....


  • #1275882
    le 23/09/2015 par Héritage
    Attali a gagné

    les partisans d’un dieu conceptuel, nomade ?

    La culture du mélangisme métissé mondialisé est aveugle à la spiritualité originale issue du sol, du territoire de la Terre mère.
    Chaque terroir du plus profond du sol à généré des contes des légendes autour de ses monuments naturels sacrés, sources, fleuves , montagne, grottes, etc.
    Les celtes, les grecs y plaçaient la demeure des dieux et des déesses, d’où les lieux sacrés européen où s’érigent les temples puis plus tard les cathédrales sur ces mêmes lieux.

    Une terre, un peuple, une culture un art de vivre qui lui est propre.

    La richesse de singularité d’un peuple, ne s’oppose pas à celle d’autres sociétés.
    Seuls les partisans d’un dieu conceptuel, nomade, sans lieu que l’on balade dans le désert dans une arche d’alliance peuvent concevoir cette machine infernale universaliste à déraciner les âmes aux profit de la valeur du fric, dieu fric "nomade" par excellence !


  • #1275883
    le 23/09/2015 par goyband
    Attali a gagné

    Le nomadisme, soit. Mais à quelle sauce ?
    Celui des voyages forment la jeunesse ou celui d’un assujettissement de l’individu complètement enchainé à son portable et peu ou prou capable de bosser de la même manière quelle que soit sa position sur le globe à l’instant T ?

    Pour moi les enjeux ne sont pas identiques, c’est une différence de nature et de degré.

    Autant la première version ne me semble pas incompatible avec un épanouissement personnel fait de rencontres enrichissantes dans un tempo plutôt propice, autant la deuxième suppose un sujet entièrement à la recherche d’une optimisation des fruits de son travail synonyme d’accomplissement professionnel confinant probablement avec le sien, plus personnel.
    On pourrait même pousser le bouchon jusqu’à évoquer qu’il participerait à cette homogénéisation formelle et croissante du monde par perversion du sujet libéral (uniquement attiré par sa jouissance personnelle) dont un Badiou se fait un témoin critique et qu’il fait donc le jeu, peut être malgré lui, des forces mondialistes et athées dans leur logique de dumping social et de facilitation de la circulation des biens et des personnes.

    Cela étant dit, j’ai souvenance d’un Onfray, pourtant pas spécialement porté par le sujet libéral au sens dont Badiou l’entend, faisant l’apologie du micro crédit à la Attali parce que dogmatiquement, ce genre de réponses à la pauvreté est considérée comme un pas vers plus de micro révolutions que prône Onfray, alors le nomadisme pourra t-il être un moyen de diffuser ses micros révolutions ? Possible, Attali, lui, y voit certainement un phénomène annonciateur d’une possible gouvernance mondiale avec des sujets interconnectés sans frontières ni patries, alors que Badiou, de son coté, doit plutôt s’en inquiéter...


  • #1275886
    le 23/09/2015 par scientiste
    Attali a gagné

    Il n’y a peut-être plus de croissance en France, mais la science et la technologie n’en continuent pas moins leurs progressions triomphales : elles rendent la vie tous les jours plus facile - et plus belle (surtout à Marseille...)


  • #1275887
    le 23/09/2015 par Gilles
    Attali a gagné

    Pour connaitre Fabrice, pas sur qu´Attali a gagné, pas sur que Fabrice aime beaucoup Attali.
    Le “ pied-à-terre “ en Colombie obéit a une réalité prosaique, du pragmatisme socio-sentimentalo-économique, changeant un prolétaire parisien vieillissant, en bourgeois colombien. Ce n´est pas blamable, c´est mieux que de finir journaliste sédentaire, vue qu´on est sur l´opposition nomade/sédentaire. Évidemment, ce concept de nomade les fesses derriere l´ordi, que Fabrice croyait avoir inventé, ne sent pas le courage et la chevalerie, bien sur a l´époque, alors que je n´étais pas encore “ soralisé “, il ne comprenait pas mes critiques a l´égard de son projet mondialiste, superficiel, virtuel, visant simplement a aseptiser le monde, qui consiste a vendre du pret a voyager international comtpatible Ikéa.
    Ceci dit, les vrais parasites du numériques sont ailleurs.
    On peut vivre a l´étranger, et etre tres patriote, ou meme le découvrir en vivant a l´étranger. ER doit réviser sa copie en ce qui concerne la théorie producteur sédentaire/parasite nomade de je ne sais plus qui, la réalité, comme toujours est plus nuancée.

    Ce qui est certain, est que le nomadisme, c´est a dire l´expatriation en ce qui concerne Tous les excpatriés, est un choix Toujours économique, souvent par défaut, a savoir qu´il n´y a pas d´avenir pour tous en France, et que l´on peut etre plus utile a son pays et a sa famille en vivant a l´étranger.
    En France Fabrice serait un dépressif anonyme, la il écrit un blog en francais, prospere, c´est beaucoup mieux pour lui et le pays ; d´autant qu´il avait le projet de rentrer au bercail ouvrir un camping écologique...

    Le probleme majeur de l´expatriation, car le nomadisme est un concept creux, est, au niveau francais, celui de l´entraide. Céline le disait déja, le francais ne s´entraide pas beaucoup a l´étranger, Fabrice ne fait pas grand-chose pour La cause. Il pourrait faire oeuvre utile via son blog.
    La communauté inuit, est, par contre, tres unie.

    Si tous les francais de l´étranger était unis, ce la formerait une puissance tres importante.
    Le second " probleme " est l´age de la procréation, quand il aura des enfants, Fabrice n´est deja plus tout jeune, ces fadaises de nomadisme s´envoleront.

     

    • #1275907
      le 23/09/2015 par Le Roi nu
      Attali a gagné

      Je suis tout à fait d’accord avec vous !

      Expatrié depuis 15 ans, c’est après quelques années à l’étranger que j’ai réellement appris à connaître mon pays, dans son histoire par mes lectures et dans sa beauté et sa complexité à chaque fois que j’y reviens. C’est également depuis l’étranger que j’ai également compris que l’essence de ce qui faisait ce pays était en danger et c’est à l’étranger que j’ai commencé à militer et à poser des actions concrètes pour contrer la "globishisation" galopante que je voyais arriver.

      Là où je réside, nous nous réunissons régulièrement entre français et nous sommes en contact avec un organisme agissant sur le sol français auquel nous apportons notre aide chaque fois que nous le pouvons (envoi d’argent, travail administratif et créatif).

      Nous sommes loin certes, mais je peux vous assurer que un partie grandissante des expatriés pense à la France et aux français et que nous ne vous laissons pas tomber.

      Concitoyennement vôtre !


    • #1275939
      le 23/09/2015 par Involontaire
      Attali a gagné

      Un exemple à suivre par les expatriés où qu’ils se trouvent.


    • #1275981
      le 23/09/2015 par Gilles
      Attali a gagné

      Je vois que, heureusement, je ne suis pas seul.
      Il faut se prendre en main car il ne faut rien atttendre des ambassades qui ne sont que des fonctionnaires, qui payent les voyages a Edwy Plenel pour défendre la liberté de la presse, des documentaires débiles sur la foret locale, il y a de l´argent, ou des festivals de musique techno francaise, si si... mais pour promouvoir, meme pas aider financierement, je ne fais pas l´aumone, des gens comme moi qui font briller la France a l ´étranger, y´a plus personne.
      Quand j´ai demandé si l´ambassade ne pouvait pas faire quelque-chose pour unir les forces vives, ils m´ont dit qu´il fallait faire une initiative personnelle. On peut pas payer Edwy Plenel qui vient défendre la liberté de la presse, et aider les gens qui mettent toute la baraque a fric pour exister, et qui en plus font briller la France.
      J´ai également demandé a ER s´il était possible de créer une ou plusieurs antennes a l´internationale, et etre associé au projet pas de réponse. Ne désespérons pas.
      La plupart des expats quand je leur parle de ca sont comme des francais, pas tous réceptifs, du moment que leurs affaires vont biens... mais on sent qu´ils adhéreraient s´il y avait un mouvement, qu´il y a un nationalisme enfoui sous 2 siecles de coca, de église pas bien, de libéralisme.

      Anecdote : Parfois je vois des francais qui me demandent pourquoi j´ai donné des prénoms francais a mes enfants. Étonnant non ? Pas mal de touristes surtout, pensent encore, que si on vit a l´étranger, surtout dans un pays estampillé " cool ", on est un brother qui aime l´humanité, les gens, la gentillesse. non gars c´est économique, avec X francs ici, moi et ma famille avons acces a des choses inimaginables pour les classes bourgeoises en France.
      Ca n´empeche pas le patriotisme, au contraire dans mon cas.


  • #1275909
    le 23/09/2015 par Lavrov
    Attali a gagné

    Je ne vois pas ou est le problème ?
    Ce qui est en cause c’est un mode de pensée oligarchique ou tout est géré par quelques uns.
    La technologie moderne nous permet de voyager plus vite et de communiquer dans fil, doit-on s’en priver ?
    Si des gens ont des métiers qui leur permettent de travailler d’ou ils veulent ou est le problème.
    Il ne faut pas confondre la visite de la planète par un prof de musique et la visite de la planète par un lieutenant des oligarques.
    Attali n’est pas l’inventeur ni du web ni de l’aviation.
    Vous donnez beaucoup d’importance à un petit esprit.Qui sait compter , mais sans morale.
    Vouloir voyager et découvrir le monde est naturel.
    Vouloir en faire un gigantesque hotel aux services de gens comme Attali , non, et je suis ^sur que le professeur de musqiue Australien est d’accord avec ça.

     

    • #1275935
      le 23/09/2015 par goyband
      Attali a gagné

      Le mode de pensée oligarchique, c’est une pensée concrète, matérialiste et non conceptuelle, donc elle possède un corps qui a été abondamment décrit ici même et par différents intervenants, sans que j’ai le besoin d’en faire une synthèse qui ne saurait être exhaustive.

      Elle possède des influences au niveau des individus (déstructuration), au niveau sociétal, au niveau étatique, au niveau transcivilisationnel et ne concourt qu’à un seul but, accroitre les pouvoirs de l’oligarchie sur les peuples à commencer par les faire travailler plus pour mieux engranger des dividendes.
      Par conséquent, la question du nomadisme peut s’inscrire dans une critique du mode d’action spécifique de cette oligarchie quant à parvenir à ses fins, Fabrice semble sympathique, je n’en disconviens pas, mais n’est qu’un exemple dont on ne peut tirer une règle générale et surtout un exemple ne peut prétendre mettre en perspective une problématique dont il serait partie intégrante, à l’insu de son plein gré en l’occurrence, la problématique du capitalisme mondialisé doit en effet s’analyser en surplomb des individus et non à leur coté.


    • #1276022
      le 23/09/2015 par Lavrov
      Attali a gagné

      hello camarade goyband :-)
      Je reprends à mon compte tes commentaires.
      Quand tu dis que ce prof de musique n’est pas représentatif..... je pense que Attali l’est encore moins.
      Il est logique vu le progrès technique que des personnes travaillent de chez elles ou d’ailleurs.
      Ils travaillent fournissent un service, ils ne profitent pas.....
      Attali est un rabateur, j’en conviens, mais c’est un rabatteur peu efficace.
      La place qu’il occupe n’est pas du à son talent mais plutôt à un communautarisme organisée qui ne se soucie plus du niveau de ces membres actifs. L’argent suffit.
      Il ne faut pas confondre travailler en nomade et la délocalisation etc...
      Le sujet est vaste mais simple, mais je dirais que tout est dans l’intention et les intentions d’Attali ne représentent qu’une minorité de personne en réalité, mais qui possèdent les moyens de diffuser leur flan.
      Ne varietur.


    • #1276093
      le 23/09/2015 par goyband
      Attali a gagné

      Tu as raison l’ami, Attali en tant qu’individu n’est représentatif que de lui-même, comme le camarade musicien.
      En revanche, ce qu’il véhicule est très représentatif de ce que l’on doit combattre si l’on croit à autre chose qu’au sujet libéral uniquement motivé par sa propre jouissance et jouet de l’oligarchie.
      Mon analyse ne se situe pas sur la pertinence ou pas de profiter des progrès techniques, non, pas du tout, je mets en perspective ce que pourrait induire sur le plan des libertés l’infusion de ce genre de pratiques et exploitées dans les plus petits recoins des strates sociaux économiques au niveau mondial.

      Quant à Attali, je partage ton opinion, à une nuance près, le bonhomme est dangereux parce que influent et opportuniste, opportunisme qui lui a permis de passer d’un statut à la BHL sous Mitterrand à celui de gourou humano-écolo-mystique dans son micro crédit que sa grandiloquence voudrait qu’il soit reconnu comme étant d’utilité publique au service de l’humanité, alors que son but ultime et avoué, donc connu, est la gouvernance mondiale, pas vraiment émancipatrice pour les peuples.


  • #1275954
    le 23/09/2015 par Eric
    Attali a gagné

    J’en suis. Je n’ai pas de bureau, je voyage dans le monde, travaille depuis mon ordinateur portable (mes clients sont en France, je suis payé au salaire français confortable).

    Je consulte ER tous les jours et ce depuis les tous débuts, je suis très attaché à la France et prévois de m’y enraciner. Je connais très bien la vision d’Attali car j’ai lu quelques uns de ses bouquins. Comme dit Soral, Attali et lui partagent la même analyse et divergent sur les conclusions (De mon côté : Soral a raison).

    Ce que je constate c’est que ce style de vie est réservé à une ultra minorité, et ensuite qu’il n’est pas vivable plus de quelques années. Après on peut s’y perdre. Cela dit, c’est une sensation incroyable de travailler depuis une plage tropicale tout en sachant que des milliers de Parisiens se font chier dans le RER dans un emploi du tertiaire quasi-inutile.

    Bref, Attali est loin d’avoir gagné.

     

    • #1276209
      le 23/09/2015 par pol
      Attali a gagné

      @Eric



      c’est une sensation incroyable de travailler depuis une plage tropicale tout en sachant que des milliers de Parisiens se font chier dans le RER dans un emploi du tertiaire quasi-inutile



      Hmm il y a une part de vanité dans cette déclaration (voir plus haut une citation de Chateaubriand), l’analyse commence juste puis se termine dans le mur. Il y a selon moi une sensation incroyable à travailler dans des conditions qui nous sortent de l’aliénation du quotidien, oui, mais cela n’est certainement pas lié au décor.

      J’ai eu l’occasion de faire du télé-travail depuis des endroits géographiques reculés ou idylliques (plage, chalet en montagne, en pleine nature), et c’est une sensation amusante cette expérience que peu pourront pratiquer.

      J’ai travaillé 3 ans de nuit, je prenais tôt le matin le métro en plein Paris, content de rentrer chez moi, alors que la moitié de l’Ile de France se pressait dans les couloirs avec une tête d’enterrement, et c’est une sensation agréable que d’échapper à un quotidien finalement assez inhumain.

      Aujourd’hui, il m’arrive de travailler dans mon jardin, au soleil, avec ma fille qui joue et ma femme qui s’en occupe, et c’est une sensation incroyable que de profiter de quelque chose de précieux et de relativement éphémère.



      Bref, Attali est loin d’avoir gagné.



      Si Attali n’a pas gagné, pourquoi l’idéal individualiste hollywoodien des vacances sur une plage déserte comme cadre de travail fait-il rêver une personne comme toi ?


    • #1276321
      le 24/09/2015 par Eric
      Attali a gagné

      Tu as raison, il y a très certainement une part de vanité dans ce mode de vie (faire ce que très peu de gens sont en mesure de faire).

      Mais ne t’y trompe pas,, avoir cette vie pendant un moment te fait prendre conscience de l’importance de l’enracinement justement. Contrairement à Attali, ma patrie n’est pas mon ordi portable. Je sais qu’un jour j’aurai une femme, des enfants et un endroit stable (de + en + dur cela dit en France de nos jours).

      En tous cas la vraie question est celle de l’avenir du travail, et là dessus il va y avoir de GROS changements à l’heure ou tout passe au digital et à l’automatisation.


  • #1275979
    le 23/09/2015 par lecteur Soralien
    Attali a gagné

    un "mode" de travail incompatible avec la vie familiale et possible uniquement lorsqu’on est jeune , qu’on a un job dans le tertiaire (télé travail pour ouvrier d’assemblage de voitures c’est pas pour demain) et qu’on accepte une certaine précarité (du style dormir en couchSurfing en mangeant un reste de pizza). Une enième "liberté" qu’on vend pour masquer une paupérisation de la population salariale, son "Uberisation" et bien entendu, avec objectif à terme, de supprimer ces maudits congés payés et toutes les petites dépenses liés au fonctionnement traditionnelle des entreprises (cantines, tickets-repas, frais de fonctionnement, frais de connexion..).


  • #1276043
    le 23/09/2015 par Eric
    Attali a gagné

    Ces nomades numériques ont un point commun : ils ne condamnent pas le capitalisme. Pauvre monde !

     

    • #1276113
      le 23/09/2015 par The Shoavengers à la FED
      Attali a gagné

      Et puis alors, le genre de travail qu’on peut faire sur une plage ou dans un aéroport, à l’heure qu’on veut.... Prenez nous pour des cons.


    • #1276333
      le 24/09/2015 par eric
      Attali a gagné

      Pas si simple. je suis un nomade numérique et pourtant je rejoins Soral sur sa vision de l’économie. Je suis un entrepreneur et La city et Wall street sont des nuisances selon moi.


  • #1276077
    le 23/09/2015 par Anka
    Attali a gagné

    Allez ! Va fabriquer un couteau à distance, plante quelques tomates à distance, honore ta femme à distance, etc.
    C’est le gars qui soughaitait tuer les vieux ?
    Au regard de sa production et de son âge, il va se suicider à distance !


  • #1276087
    le 23/09/2015 par dede
    Attali a gagné

    Le voyage perpétuel, l’idéal pour la vie de couple ou fonder un foyer.
    Par contre la re-ruralisation, je vois ça bien.

    Du point du vue du patron, économie à gogo :
    pas de bureau
    pas de collègue donc pas de combat social
    flexibilité viré sur texto


  • #1276091
    le 23/09/2015 par david
    Attali a gagné

    "Nous ne voyageons pas pour le plaisir de voyager, que je sache ; nous sommes cons, mais pas à ce point." Samuel Beckett

    Une phrase à méditer, lancée à la figure d’une grande voyageuse, ça fait froid.


  • #1276125
    le 23/09/2015 par Pamfli
    Attali a gagné

    Le nomadisme dans les entreprises consiste à travailler n’importe où, tout le temps et n’importe comment c’est-à-dire sans la ressource (moyens) fournie par le patron, belle fumisterie que son implémentation dans les boites de service informatique.


  • #1276421
    le 24/09/2015 par lebelge
    Attali a gagné

    Rien de mal au voyage dès lors où il est provisoire. C’est souvent ce que font les jeunes pour découvrir le monde où les moins jeunes pour se changer les idées lors d’une pause carrière. C’est une façon de s’enrichir intellectuellement. Mais si on fait cela toute sa vie alors cela devient de l’errance. On ne peut créer une société avec des gens qui voyagent tout le temps, cela ne peut qu’être une minorité, ne serait-ce qu’à cause des problèmes de pollution. Attali n’a sans doute pas conscience de ces problèmes. Pourtant il lui suffirait de regarder le ciel une journée d’été pour y voir tous les chemtrails des avions qui salissent le ciel, puis la terre. C’est oublier que le nomade numérique est aussi un nomade kérosène qui brûle beaucoup de pétrole. Attali divague complètement et c’est incroyable qu’il ait pu être conseiller de Mitterrand pendant 10 ans. Tous les problèmes actuels de la France ont probablement comme origine cette période où tout le mal a été fait dont nous subissons les conséquences aujourd’hui. Mitterrand l’ambitieux écervelé qui par pure volonté de supplanter ses concurrents a fait rentrer le renard dans le poulailler et Attali le cerveau perfide ont construits tous les problèmes actuels : euro, chômage, criminalité, invasions migratoires, perte des valeurs, dépénalisation de la drogue, ghettos, islamisme … et maintenant il nous vend le nomadisme (encore un truc en « isme »), sans doute pour qu’on aille se faire voir ailleurs au lieu de défendre son pays face aux hordes migratoires. Pour résumé c’est 1° donnes ton boulot aux chinois et pays de l’est par la délocalisation, 2° donnes ta femme aux étrangers grâce au métissage forcé et au néo-féminisme afro gaga, 3° maintenant donnes les clefs de ta maison aux réfugiés (car il faudra bientôt les loger de force) et casses-toi faire le nomade ! Merci Attali pour ces précieux conseils ! A propos, ne fait-il pas partie d’une communauté qui va complètement à contrecourant de ses théories ? Pourtant Attali ne critique jamais Israël et au contraire voit Jérusalem comme capitale du nouvel ordre mondial ! Moralité Attali = faussaire qui mise sur l’amnésie de la population mais qui n’a pas vu arriver internet qui le démasque. D’ailleurs cela m’étonne qu’aucun psychiatre ne se soit déjà penché sur son cas, ce qui suppose que même la psychanalyse est sous contrôle du système.


  • #1276461
    le 24/09/2015 par Matthieu
    Attali a gagné

    Moi qui suis exactement dans ce cas de nomade numérique, je ne pense pas que ma condition ait avoir ave l’idéologie mondialiste version Attali.

    Il se trouve que je dirige une société dans le domaine de l’internet, présente dans plusieurs pays et que ma condition me permet de passer d’un pays à un autre et d’y amener mes enfants avec moi.

    Cela ne m’enlève rien de mon enracinement, de ma culture et de l’éducation que je donne à mes enfants.

    Au contraire, nous sommes libres et sommes en dehors du système de l’écolde publiquen de la carte vitale etc...


  • #1276500
    le 24/09/2015 par goyband
    Attali a gagné

    Ce manque de consensus autour du nomadisme numérique est à la réflexion peu surprenant, tout simplement parce que cet arrachement territorial des salariés, consenti ou non, est un premier pavé dans la mare du nationaliste et de son sempiternel attachement physique car viscéral à son territoire et ses coutumes, ce qui contente à la fois les partisans d’un internationalisme à la Badiou (ou à la Onfray), mais également les acteurs du capitalisme libéral.

    Alors bien sûr, le nomadisme numérique est encore très loin de cocher toutes les cases du projet révolutionnaire communiste, soyons sérieux, mais c’est déjà un premier pas quant à l’éradication des états et des frontières, une oblitération favorable également à l’oligarchie pilotant la mondialisation, mais que certains ici en soient rassurés, il m’étonnerait fort qu’il existe prochainement une entente entre marxistes et ploutocrates autour d’une synthèse politique et sociale commune, si les deux camps recherchent notamment le dépérissement de l’état et des frontières, c’est certainement pas pour les mêmes finalités au niveau de l’autonomie, les premiers raisonnent en terme d’émancipation par leur propre travail alors que les seconds raisonnent en terme d’émancipation par le travail des autres, la nuance est de taille et nous renvoi fatalement aux réflexions de Proudhon à propos du machinisme qu’on pourrait parodier ainsi dans une pensée flirtant avec l’aporie, à savoir que si le nomadisme accroît la productivité et le sentiment anarchique, il soumet aussi sûrement le salarié qu’il ne détruit sa liberté.

    C’est dire si l’identitaire, dans ses revendications nationalistes et souverainistes sévèrement combattues par ses ennemis idéologiques, est quelque part et aujourd’hui, le seul et unique combattant crédible des libertés individuelles voire collectives.


  • #1277508
    le 26/09/2015 par samsonbest
    Attali a gagné

    La majorite des journalistes travaillant en Israel font
    leur travail a la plage avec radio et ordinateur et une
    bonne chaise,ils accouchent de leur reportage journalier
    en sirotant quelques bieres,les radios traitant du probleme
    palestiniens ont beaucou[ de succes car ils font vivre pas
    mal de journaleux,oui bien sur l’ordinateur a gagne......


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