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Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

"Le poutinisme est un fascisme", par Bernard-Henri Lévy

J’ai choisi, cher Léon Wieseltier, chers amis, d’intituler cette communication « La Résistible ascension d’Arturo Poutine ». Je fais allusion là, bien sûr, au chef d’œuvre de Bertold Brecht, écrit en 1941, et intitulé La Résistible ascension d’Arturo Ui – lequel Arturo, chez Brecht, était à la fois Adolf Hitler et un minable bandit de Chicago, maître du gang des choux fleurs, aussi ridicule que terrifiant, aussi terrifiant que ridicule.

J’ai l’intention, autrement dit, de brosser un portrait de Vladimir Poutine. Et j’ai l’intention, pour ce faire, d’assumer, via Brecht, cette reductio ad hitlerum (pardon pour le latinisme ; mais Constantin Sigov me rappelait, à l’instant, qu’on a parlé latin, dans cette université, jusqu’à une date très récente – alors allons-y pour cette reductio !) contre laquelle Leo Strauss nous a, comme vous savez, solennellement mis en garde mais à laquelle se sont risqués, ces derniers mois, tant Gary Kasparov que l’ancien ministre des Affaires étrangères tchèque Karel Schwartzenberg ou Hillary Clinton – et je crois qu’ils ont eu raison.

Je comprends la mise en garde, naturellement. Je suis le premier à penser et à dire que le nazisme fut un phénomène unique, singulier, sans précédent ni succédant et qu’il y a toujours un risque à y « réduire » quoi que ce soit d’autre. N’empêche. À condition de faire la part des choses, à condition de ne pas tout mélanger et de bien garder à l’esprit ce qu’eut, donc, d’absolument unique l’hitlérisme, il est quand même vrai qu’il n’y a pas tant de modèles politiques que ça disponibles et qu’il y a, entre ceci et cela, entre le personnage de Poutine et celui d’Hitler, entre la stratégie du premier et celle de son prédécesseur, des points communs réels et qu’il serait absurde de passer sous silence.

Pour ce qui est du « côté Arturo », c’est assez évident. Hitler était un bandit – Brecht l’a démontré for ever. Mais Poutine l’est tout autant – et cela serait aisément démontrable. Prenez le cas d’Anna Politovskaïa, ainsi que celui de ses cinq collègues de la Novaia Gazeta, le seul vrai journal d’opposition en Russie, assassinés comme elle dans des conditions troubles. Prenez le cas de Serguei Magniski, cet avocat courage qui s’était mis en tête de dénoncer la corruption du système en voie de formation sous le premier Poutine et qui a été arrêté, jeté en prison et torturé à mort, en 2009, en plein Moscou – vraiment torturé à mort, torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive, torturé parce que c’était la seule façon de lui faire rentrer dans la gorge les secrets qu’il était en train de découvrir. Prenez les oligarques éliminés un à un, parfois bannis, parfois assassinés, polonium or not polonium, nuit des longs couteaux larvée et de longue durée, étalée sur des années – prenez les Goussinski, Berezovski, Khodorkovski : tout ça, aussi, pue son gangstérisme, son arturo-uisme à plein nez ! Prenez Pavel Yourov cet artiste dont on est sans nouvelles, sans doute kidnappé, ou au secret, et dont le nom figure sur les petites pancartes brandies, ici, au fond de la salle, par des jeunes de l’Université. Prenez Ianoukovitch, l’ex-président ukrainien en fuite qui avait un passé de mafieux, qui a régné avec des méthodes de mafieux et qui s’est sauvé comme font les mafieux quand ils sont démasqués. Ou prenez encore la façon dont des voyous s’infiltrent, sans identité, le visage masqué, dans les villes de l’est du pays pour y cogner, bastonner, semer la terreur et, espèrent-ils, empêcher les gens de voter. Est-ce que ce n’est pas, chaque fois, du pur hooliganisme ? Est-ce qu’on n’est pas plus près de Chicago et de ses mœurs de bas-fonds que des méthodes en usage dans la politique normale, les relations internationales normales ? Même cette idée d’une « guerre civile » en Ukraine, je la récuse : le gang des choux fleurs, ce n’est pas la guerre civile ! des bourreaux de vote à l’assaut des bureaux de vote, ça n’a rien à voir avec une guerre civile !! Il n’y a pas besoin d’un Brecht pour en faire, cette fois, la démonstration : l’évidence est flagrante ; la dimension grand banditisme du poutinisme saute aux yeux et aux oreilles de quiconque a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ; c’est la première partie de la démonstration ; le premier volet du portrait ; le plus facile ; je passe.

Je me tourne maintenant vers la stratégie d’action extérieure mise en œuvre par l’ancien kagébiste devenu chef d’État et dont l’Ukraine est aujourd’hui le théâtre, hélas, privilégié. La séquence, en vérité, a commencé un peu avant l’Ukraine, en 2008, en Géorgie, avec l’occupation de l’Ossétie du Sud au motif qu’une prétendue offensive de l’armée de Saakachvili mettait en péril les populations de la province. Mais vous avez eu ensuite la Crimée avec le même type d’argument, légèrement affiné ou, cela revient au même, démesurément grossi puisque l’intervention russe était censée prévenir un « massacre », pour ne pas dire un « génocide », orchestré par « la junte de Kiev ». Et puis vous avez maintenant ces villes de l’est du pays où l’on prétend, de nouveau, venir au secours de minorités russophones menacées par les abominables assassins fascistes au pouvoir sur le Maïdan. Passons sur le fait que la menace, en Ossétie, était parfaitement imaginaire. Passons également sur le scandale qu’il y a, de la part de Poutine et de ses sbires, à comparer ce qu’ils ont fait en Crimée avec ce qu’ont fait les Occidentaux au Kosovo : les Kosovars étaient bel et bien victimes d’une épuration ethnique ; il y avait, au Kosovo, chez les musulmans « albanais » du Kosovo, des morts tous les jours ; je ne sache pas que le gouvernement de Monsieur Iatseniuk, ce gouvernement démocratique qui assure la transition depuis la fuite ignominieuse de Ianoukovitch, ait jamais menacé qui que ce soit ! Ce qui m’intéresse c’est que cette séquence en rappelle évidemment une autre : celle qui va de la remilitarisation de la Rhénanie à l’Anschluss puis aux Sudètes et à l’annexion de Klaïpeda, dans l’ouest de la Lituanie. Même discours sur la menace qui, donc, pèserait sur les ressortissants germanophones là, russophones ici. Même détournement, là du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ici du droit de secourir les civils, du devoir et de la responsabilité de protéger – bientôt Poutine, qui a tous les culots, nous parlera carrément de droit et de devoir d’ingérence ! Mêmes referendums bidon avalisant le coup et offrant à Arturo Poutine les mêmes scores nord-coréens que les 99 % d’après l’Anschluss. Même façon, après chacun de ces coups de force, de jurer, main sur le cœur : « C’est bon ; c’était le dernier ; la der des ders si l’on peut dire ; je suis rassasié ; apaisé ; je ne veux pas de l’Ukraine ; je ne veux plus rien ; je ne veux plus désormais que la paix, encore la paix, toujours la paix. » Et même façon chez les Occidentaux de gober le bobard avec un empressement au choix comique ou glaçant – vous vous souvenez du « Hitler est un gentleman » de Chamberlain ? Eh bien y fait sinistrement écho l’inénarrable phrase de Steinmaier, le ministre des Affaires étrangères de Merkel, s’exclamant sans rire, en pleine crise de Crimée, alors que Poutine avance ses pions avec une désinvolture, une insolence, une violence, qui en disent long sur l’impunité dont il pense pouvoir jouir : « Ne laissons pas Poutine devenir un adversaire. » Il a bien dit : devenir notre adversaire… L’homme du coup de force en Crimée, puis à Donetsk et Odessa, n’est pas encore notre adversaire, mais risque de le devenir…. Les gens disent toujours que Poutine est un grand joueur d’échecs. Elle est même, cette histoire de « grand joueur d’échecs », le poncif principal qu’ânonnent les gens à son sujet. Et j’ai même entendu des faux savants, ne connaissant visiblement rien ni aux échecs ni à Poutine, se gargariser du talent avec lequel il mettrait en œuvre les principes de la « défense Alekhine » – cette stratégie, bien connue des vrais joueurs d’échecs, où l’on sacrifie une pièce pour attirer le camp adverse sur son terrain et, une fois ses défenses dégarnies, le prendre à revers et le réduire. Eh bien ce cliché est une injure, et au jeu d’échecs en général, et à Alexandre Alexandrovitch Alekhine en particulier. Je ne sais pas ce que vous savez d’Alexandre Alexandrovitch Alekhine. Mais c’est un immense personnage. Cet homme qui disparaît à peu près au moment où Brecht écrit son Arturo Ui, est une sorte de Vitaly Klitschko, de super champion, des échecs. Et les amateurs d’échecs connaissent la partie historique qu’il joua, et gagna, contre ce redoutable joueur qu’était aussi Léon Trotski. Bon. Cette injure à Alekhine, cette façon de noyer le poisson en comparant ce mauvais stratège qu’est Poutine au grand et légendaire Alekhine, cette fascination ridicule, n’ont évidemment qu’un but : dissimuler la troublante analogie entre les deux triades. La triade Rhénanie-Anschluss-Sudètes. Et la triade Ossétie-Crimée-Donbass.

Tournons-nous maintenant vers l’idéologie. Ou, plus exactement, vers cet ensemble de réflexes, de postures ou d’attitudes qui, chez les politiques, constitue une sorte d’idéologie. Je regardais avant de venir les photos ridicules du maître du Kremlin exposant ses muscles, son torse, sa virilité, dans toutes les situations possibles et imaginables. Je regardais ces images de Popeye bodybuildé, tantôt aux commandes d’un bombardier d’eau, tantôt à cheval, torse nu, dans la taïga ou tantôt concentré sur un tatami de judo. Je regardais ces images assez comiques qui font irrésistiblement penser aux photos de Mussolini dans sa grande époque. Je songeais à son culte de la force érigé en règle d’or dans les relations internationales – « je fais ce que je peux ; je vais au bout de ce pouvoir ; tant que nul ne me dit stop, je suis une force qui va, et j’avance ». Je réécoutais aussi, à la toute fin de son entretien télévisé du 17 avril, cet aveu bizarre, très bizarre, qui aurait pu sortir, lui, de la bouche d’un kamikaze nazi ou, aujourd’hui, d’un djihadiste : « La mort est horrible ? Mais non, elle peut être belle ; la mort pour ses amis, son peuple ou sa patrie peut être belle » – oui ! belle, la mort ! viva la muerte ! Ça n’a frappé personne que le « rationnel » Poutine, l’hyper-calculateur Poutine, le soi-disant émule d’Alekhine, parle comme un héraut du « martyre » en politique et, je le répète, comme un héritier de la tradition fasciste. Et puis ces lois anti-gays, passées l’an dernier en Russie, et dont je ne suis pas sûr qu’on ait bien pris toute la mesure. Car, au fond, il s’en fout un peu des gays. Ce qui lui importe et à quoi il pense quand il s’en prend à eux c’est la féminisation de la société dont ils sont censés être les agents, sa décadence – c’est cet effondrement des valeurs viriles dont l’Occident aurait donné l’exemple et dont la Russie serait, par contamination, victime – ce à quoi il pense c’est ce renoncement aux valeurs traditionnelles et aux principes véhiculés par les grandes religions, c’est ce rejet des « principes moraux » et de toute « identité traditionnelle, qu’elle soit nationale, culturelle, religieuse ou sexuelle », c’est cette mise « sur un pied d’égalité » des « familles nombreuses » et des « familles homoparentales », de la « foi en Dieu » et de la « foi en Satan » qu’il évoquait, en septembre 2013, à Valdaï, près de Novgorod, au nord de la Russie, devant un aréopage de 250 pseudo-intellectuels venus débattre de « comment renforcer l’unité de la société, de l’État et de la nation » ; et, ça aussi, c’était du fascisme à l’état pur. De même que la volonté d’enraciner l’âme retrouvée du peuple dans une sainteté imaginaire, elle-même tributaire d’un sol, sang et d’une mémoire : c’est la définition même du volkisch allemand ; c’est la vieille question allemande de ce qui est volkisch et de ce qui ne l’est pas ; c’est la vieille obsession de l’âme du Volk venant régénérer une communauté humaine et nationale corrompue, dégénérée, minée par les forces sombres, féminines, qui sont au pouvoir. Poutine ne dit pas « Volk ». Mais il dit sainte Russie. Il parle de l’âme russe qui se caractérise par « la plus haute distinction morale ». Mais c’est évidemment la même chose. C’est, pour ne pas dire pire, les grands thèmes d’une révolution conservatrice passée de la langue allemande à la langue russe… Tout cela vous semble sommaire ? Vulgaire ? Bête ? Peut-être. Mais une politique n’a pas à être intelligente ou élégante pour marcher. Et celle-là marche, pour le moment, assez bien – malgré, ou peut-être à cause de, son inélégance et de sa bêtise.

D’ailleurs j’ai tort de parler de « réflexes ». J’aurais tort, plus exactement, de m’en tenir à cette histoire de « réflexes » rappelant l’époque Arturo Ui. Car il y a une idéologie poutinienne. Une vraie. Une structurée. Elle n’est pas totalement formulée. Ou, quand elle l’est, elle n’est pas toujours pleinement assumée. Mais elle existe. Elle inspire nombre de conseillers du Président russe. Et cette idéologie c’est l’eurarisme. Je vous rappelle, en quelques mots, ce qu’est l’eurasisme. C’est Timothy Snyder qui a attiré notre attention ou, à tout le moins, la mienne sur cette histoire d’eurasisme et sur le cas de ce professeur Alexandre Douguine qui en est l’inspirateur. Tout commence avec la création, en 1993, d’un PNB. Pas le PNB des économistes, non. PNB comme ce Parti national bolchévique créé, donc, en 1993 par un sinistre personnage que vous connaissez bien et que nous connaissons, nous aussi, finalement assez bien car un bon auteur français en a fait un personnage de roman – Edouard Limonov. Quelques années plus tard, le Professeur Douguine, allié et ami de Limonov, rompt avec lui dans des textes pittoresques où il écrit qu’ « il faut dissoudre le Parti national-bolchévique car son chef est un vampire » ou que le chef en question a été repéré en train de se laver avec du « sang de vierges » où il croit avoir trouvé le secret de l’éternelle jeunesse. Et, au début des années 2000, il refonde ce Parti national bolchévique sur des bases plus sérieuses qui sont celles d’aujourd’hui et qui reposent elles-mêmes sur deux livres qu’il publiera coup sur coup et qui donneront bientôt le programme de l’entreprise. Le premier s’intitule La Quatrième Théorie politique : la Russie et les idées politiques au XXIème siècle et sort en France en 2012. Le second, paru l’année suivante, s’intitule : L’Appel de L’Eurasie. Et l’idée est, en gros, d’opposer à l’ensemble géopolitique constitutif de l’Union européenne un ensemble géopolitique eurasien réunissant, autour de la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Ukraine et peut-être, un jour, davantage encore. Vous connaissez la fameuse phrase de Poutine sur la fin de l’URSS conçue comme « la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle » ? Eh bien Douguine, c’est la réponse à ça. C’est la réparation de la catastrophe. C’est l’instrument idéologique d’une revanche prise sur cette Europe qui porte, avec l’Amérique, la responsabilité de la dissolution de l’URSS. Poutine n’a pas toujours été anti-européen. Au début, quand il succède à Eltsine, il est même plutôt partisan d’un rapprochement avec l’Union européenne et avec l’OTAN. Aujourd’hui, Douguine est passé par là. Le poutinisme est devenu un douguinisme. Et je pense que le but ultime du poutinisme est la réponse du berger à la bergère, c’est-à-dire la déstabilisation, voire la dissolution, de cette Union européenne qu’il tient pour en grande partie responsable de la dissolution de l’URSS. Les premiers menacés sont les Polonais. Puis les Baltes. Mais, après eux, n’en doutez pas, c’est le projet européen comme tel qui est dans la ligne de mire de ce douguino-poutinisme qui, à l’européisme, oppose donc l’eurasisme. J’ai lu, il y a quelques semaines, un texte de Douguine justifiant le coup de force en Crimée en évoquant, comme ça, en passant, le cas d’une « minorité wallonne » menacée par hypothèse de « déportation » et de « génocide » par les Flamands et obligeant alors l’Europe à se porter à son secours. Il aurait pu évoquer les Catalans français… Les Transylvains de Roumanie… La Suisse avec ses trois « peuples » qui, eux aussi, pourraient trouver des chantres prônant leur rattachement, qui à la France, qui à l’Allemagne, qui à l’Italie… Il aurait pu – peut-être l’a-t-il fait ailleurs – citer toutes ces minorités, très nombreuses, à cheval sur deux ou trois pays constitutifs de l’Union… Le modèle est là. Le scénario est écrit. Et aussi la menace, à peine voilée…

J’exagère l’importance de ce douguinisme ? Je ne crois pas. Car j’ai regardé ces deux livres de près. Et, hélas, ils ne sont pas nuls. Pas nuls du tout. Je crois même qu’ils sont inintelligibles si on ne les lit pas comme une intervention significative, et de bonne tenue, dans le grand débat qui structure, depuis vingt ans, la discussion intellectuelle aux États-Unis et qui est le débat entre Fukuyama (l’Histoire est finie ; il ne va plus s’y passer grand-chose de décisif ; les affrontements que l’on observe ne sont que des effets de surface, des leurres, venant à peine troubler le consensus fondamental qui est la marque des économies de marché et des régimes démocratiques) et Huntington (erreur ! l’Histoire ne s’arrête jamais ! de nouveaux événements, des vrais, surgissent sous nos yeux même si nous avons du mal à en reconnaître la nouveauté ! et elle est même en train, là, sous nos yeux, avec, en particulier, l’apparition et le développement de l’islamisme radical, de connaître un nouveau départ, un regain !). Le Professeur Douguine s’inscrit, oui, à la jointure des deux. Il pense, lui aussi, que Fukuyama se trompe et que l’histoire est un procès sans fin. Mais il pense que Huntington se trompe tout autant quand il identifie l’islamisme radical comme étant la nouvelle alternative au capitalisme libéral. Et son idée est qu’il y a une autre alternative, une vraie, une solide, qui est son alternative à lui et qui s’appelle l’eurasisme. Est-ce une troisième Rome ? Un troisième Empire ? Juste une Troisième ou Quatrième « Formule » ? Ce qui est sûr c’est qu’il s’agit d’une autre hypothèse de civilisation et, donc, de quelque chose de très très sérieux qui vient s’inscrire en faux contre la démocratie libérale et sa prétention à s’étendre sur l’essentiel des terres habitées. Vous avez chez Douguine une réflexion sur les langues qui empruntent à ces grands linguistes que sont les gens du cercle de Prague. Vous avez une méditation sur ce peuple premier qu’est censé être le saint peuple russe. Vous avez tout un corps d’oppositions du type organicisme versus démocratie, ou naturalisme versus libéralisme, qui sont parfaitement articulées et dessinent une vraie configuration philosophique. Eh bien c’est ça, le socle du Poutinisme. Il y a la nostalgie du léninisme, bien sûr. La nostalgie du stalinisme. Il y a ce fameux grand père Spiridon, son grand père préféré, qui fut le garde du corps du premier et le gouteur du second, et auquel il a plusieurs fois dit son attachement. Il y a le fait, donc, qu’il connaît la soupe soviétique puisque son grand-père l’a goutée et lui en a transmis le gout. Il y a, encore, sa nostalgie du tsarisme – et attention ! pas n’importe quel tsarisme ! Je vous rappelle que, dans son bureau, au-dessus de sa tête, il y a le portrait d’un tsar, un seul, Nicolas premier, massacreur des décembristes, despote sans scrupule et abominable – la Russie a eu des tas de tsars convenables ; elle a eu des tsars philosophes ; elle a eu des tsars correspondant avec Voltaire, Diderot, les Lumières ; mais non ! le tsar que Poutine s’est choisi, celui dont il a mis le portrait au-dessus de sa tête, c’est le plus con de tous, le plus brutal, le plus anti-intellectuel, c’est comme ça…. Bref, il y a tout ça dans le poutinisme. Il y a tous ces mauvais grumeaux dans la soupe poutiniste. Mais il y a aussi, il y a surtout, Douguine, Alexandre Douguine, qui structure tout cela et donne à ce désordre de références ses grandes armatures. Le poutinisme est un douguinisme. Et c’est donc un fascisme. Stricto sensu un fascisme. Je ne fais pas de la polémique en disant ça. Ce n’est ni une formule ni un slogan. C’est de l’histoire des idées. Dans l’ordre strict, et froid, de l’histoire des idées, le poutinisme est un douguinisme, c’est-à-dire un fascisme.

D’ailleurs, il y a un signe qui ne trompe pas. Ces deux livres de Douguine que je viens de citer, je ne les ai pas lus en russe mais, évidemment, en français. Or je vais vous dire une chose qui va peut-être vous surprendre. Le premier, le plus théorique, celui qui contient l’entièreté de la vision du monde du douguinisme, donc, du poutinisme, Douguine a choisi pour en préfacer l’édition française un homme qui s’appelle Alain Soral, dont le nom ne vous dit probablement et heureusement rien mais que nous connaissons, nous, Français, très bien puisque c’est l’idéologue nazi par excellence de la France d’aujourd’hui. Et, quant à l’autre, le deuxième livre, en un sens le plus circonstanciel mais, en réalité, le plus intéressant politiquement, il se trouve que c’est un livre d’entretiens ; or avec qui les entretiens ? qui pour relancer Douguine, lui renvoyer la balle et le mettre en valeur ? un autre Français qui s’appelle Alain de Benoist dont le nom ne vous dit, j’imagine, pas non plus grand chose mais qui est, depuis trente ans, l’un des idéologues les plus articulés de l’extrême droite française. Voilà. L’inspirateur de Poutine s’est choisi pour parrains deux fascistes français. Il ne l’a pas fait, d’ailleurs, seulement pour la France puisque l’entretien avec de Benoist est « toutes éditions ». Et à ceux que cela étonnerait j’ai juste envie de recommander de regarder maintenant la scène politique visible, celle des grandes alliances et des correspondances entre partis. Le seul personnage politique d’importance qui, en France, soutient Poutine et ne perd aucune occasion de dire son admiration pour lui s’appelle Marine Le Pen. En Hongrie, même chose avec les dirigeants du Jobbik néonazi et antisémite et, dans une moindre mesure, avec l’ultra nationaliste Viktor Orban. En Bulgarie, c’est l’Ataka qui se veut le relais du poutinisme. En France encore, vous avez une télévision de propagande poutinienne, Pro Russia TV, dont le rédacteur en chef est un ancien responsable régional Front national et dont les moyens techniques sont fournis par l’« Agence2Presse » qui est la télévision du Bloc identitaire. Et, inversement, quand on demande à Poutine, dans l’interview télévisée déjà citée, ce qu’il pense de ces joyeux personnages qui passent leur temps à lui tresser des couronnes, il dit voir dans leur montée en puissance le signe d’une « reprise en considération des valeurs dans les pays européens ». Autrement dit, il leur retourne le compliment et leur rend à son tour hommage. Et si vous regardez qui étaient les 135 soi-disant observateurs, « issus de 23 pays » et « incluant des juristes internationaux et des militants des droits de l’homme » à qui il a demandé – Poutine toujours – de veiller au bon déroulement du referendum de Crimée, vous trouvez à nouveau, et pêle-mêle, des proches du FN français ou du FPÖ autrichien ; un conseiller de Marine Le Pen pour les questions internationales ; des gens du Jobbik ; d’autres, rattachés à une très douteuse ONG belge qui s’appelle OEDE (Observatoire européen pour la démocratie et les élections) et qui est présidée par un ancien néonazi français ; bref toute une nébuleuse d’identitaires, d’ultra-nationalistes et de néo-fascistes qui fait froid dans le dos. Il y a un livre d’un ancien correspondant de la Pravda, Vladimir Bolshakov, Marine Le Pen, pourquoi Poutine en a besoin ? dont je vous recommande la lecture. Il détaille, sur le cas français, ce que je suis en train de vous raconter. Il décrit ces « habits neufs » du fascisme que, pour parler comme Paul Berman, endosse Vladimir Poutine. Il y a une Internationale poutinienne et c’est une Internationale fasciste ! Quand je pense que ces salauds osent, comme Serguei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, comparer le Maïdan à une révolution brune ! La vérité – mais ça, vous le savez mieux que moi… — c’est que c’est Arturo Ui le Petit, c’est-à-dire Ianoukovitch, qui a fait monter Svoboda. Et c’est lui qui, au plus fort du Maïdan, quand il demandait à sa police anti-émeute de charger, disait que le Maïdan était entre les mains des juifs et que c’était pour ça qu’il fallait nettoyer le Maïdan…

Alors je dis en même temps, comme Brecht, que cette ascension est résistible. Pas irrésistible, résistible. Et cela pour deux raisons. La première c’est que Poutine est faible. Et la seconde c’est que l’Occident est fort. Poutine faible ? Sa démographie est déclinante. Son économie est chancelante. Il assiste, depuis trois mois à une fuite des capitaux qui commence à inquiéter les observateurs qui lui sont les plus favorables. Son armée elle-même est beaucoup moins performante que ne nous le racontent les douguino-poutinistes occidentaux : on ne refait pas une armée comme ça ! on ne remédie pas d’un claquement de doigts à un désastre de l’ampleur que fut le soviétisme ! et, experts pour experts, la plupart des experts militaires estiment que c’est seulement 17 % de l’armée russe qui est, aujourd’hui, en pleine maîtrise de ses capacités offensives ! 17 %…. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat – ni, encore moins, terroriser les stratèges de l’OTAN… Il n’y a pas de quoi nous faire le coup, à nouveau, de l’irrésistible et implacable joueur d’échecs… Non. Poutine est faible, vraiment. Et il l’est, d’ailleurs, comme le sont toujours tous les fascistes. Rappelez-vous le portrait de Himmler dans le Kaput de Malaparte. Himmler est au sauna. Il est nu. Et Malaparte, en l’observant, comprend tout à coup une chose, une toute petite chose, mais qui le renverse et le réjouit : Himmler a peur ; Himmler est faible ; Himmler n’est si méchant que parce qu’il a peur et qu’il est faible ! Eh bien ainsi est, toutes proportions gardées, Vladimir Poutine. Et Vladimir Poutine, comme tous les dictateurs qui ont ce fond de faiblesse en eux, comme Napoléon et Hitler en Russie, comme les généraux argentins aux Malouines, comme tant d’autres, finira par livrer la guerre de trop et par échouer – vous verrez… Nous sommes forts ? Eh oui. Si Poutine est plus faible qu’il ne le croit, nous sommes, nous, beaucoup plus forts que nous ne le pensons. Un exemple. Nos contrats d’armement et, en particulier, ceux portant sur les deux Mistral français : pourquoi ne pas les mettre en suspens ? pourquoi ne pas user de cette arme que nous avons et qui est une arme forte ? Un autre. La coupe du monde de football de 2018 à laquelle Poutine, soyez en sûrs, ne tient pas moins qu’aux jeux Olympiques de Sotchi cette année : allons-nous, de nouveau, si rien ne bouge en Ukraine et qu’il persiste dans son projet de l’intégrer à son ensemble eurasien et fasciste, nous prêter à cette mascarade ? et pourquoi ne pas laisser planer, d’ores et déjà, la menace d’un possible boycott ? Un autre encore. Notre fameuse dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou. Imaginez que nous unissions, là aussi, nos forces. Nous, c’est-à-dire les Européens consommateurs de gaz russe. Imaginez, donc, que nous nous entendions pour grouper nos approvisionnements, constituer un consortium de négociation, diversifier nos sources et, accessoirement, engager tous ensemble un programme de diversification qui, même s’il ne prend effet que dans dix ans, aura au moins le mérite d’envoyer un signal clair au nouveau maître du gang des choux fleurs, c’est-à-dire au maître chanteur qui prétend nous prendre en otages. Un autre exemple. Mario Draghi. Imaginez que Mario Draghi retrouve le quart, que dis-je le dixième, et même moins encore, de l’imagination dont il a fait preuve quand il a fallu trouver 800 milliards d’euros pour sauver le système bancaire européen. C’était bien de sauver le système bancaire européen. C’était évidemment une urgence absolue, indiscutable. Mais non moins indiscutable est la nécessité d’aider l’Ukraine à desserrer l’étreinte du douguino-poutinisme et de déstabiliser, au passage, le plan de déstabilisation de l’Europe dont l’attaque contre l’Ukraine n’est que la première étape. Or cela coute, nous dit-on, 20 ou 25 milliards. C’est-à-dire quelques pourcents du plan de sauvetage de notre système financier. Croyez-vous vraiment que cela soit au-dessus de nos forces ? Croyez-vous réellement que l’Europe n’ait pas les moyens de s’opposer à Poutine pour défendre ces valeurs de droit, de démocratie et de liberté dont les Ukrainiens sont aujourd’hui les sentinelles ? Non. Nous avons ces moyens. Nous sommes aussi forts que Poutine est faible. Et c’est tout le sens de cette rencontre, de cette grande conférence, que de venir le rappeler. Merci, Léon Wieseltier et Timothy Snyder, merci cher Constantin Sigov, d’avoir pris cette initiative : ce n’est qu’un début – le combat continue.

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69 Commentaires

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  • #845498

    Ferme là physiquement et à tout jamais sataniste de BHL !! C’est tout ce que l’on peut te souhaiter contre ta maladie mentale !


  • #845502

    Si quelqu’un a le courage d’aller au bout (j’ai lu moins d’un quart de l’article...), merci de faire un petit résumé...

     

  • #845508

    Ah ?. Et toi, t’es quoi ?


  • #845513

    On gagne un truc si on arrive à lire cette bouse signée BHL jusqu’au bout ? :-)


  • #845524

    Finkelcrotte et Bernard-Hernie Botul ou le degré zéro de la pensée compensée par le degré 100 du sionisme.
    Ca fait mal.


  • #845527
    le 03/06/2014 par ilote sobre
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Je n’ai pas de temps a perdre a me "colleter" ce genre de merde,j’ai déja choisi mon camp...


  • #845532
    le 03/06/2014 par rectificateur
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    La mise en paragraphe (fidèle à l’original) est raccord avec le fond : du dégueuli incontrôlé de cerveau malade. De la chiasse mentale.

     

  • #845545

    Apres avoir regarder la video "du mois" d’ A Soral, on ne peut etre pris que d’un imense fou rire en lisant la prose de BHL qui en fait ne parle que de lui sans même sans rendre compte. Je penses qu il devient de plus en plus fou et que personne aujourd hui ne sait comment lui dire, à part ici... En fait E/R agit comme un thérapeute vis à vis de ces gens, mais consulte t il notre site ???


  • #845546
    le 03/06/2014 par kasstoibhl
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    C’est pas un texte c’est juste du vomi, ce pauvre BHL se complaît dans la pourriture extrême il y nage avec autant de plaisir qu’un ver de ténia dans la merde, vivement qu’il disparaisse du paysage médiatique, ne plus voir sa gueule, ne plus entendre sa voix et ne plus lire quoi que ce soit qui émane de son esprit malade sera un jour béni qu’il faudra rendre férié en France.


  • #845548

    Amen.

    Merci Barnabé-Henri Lavoir de votre discours philosophique digne d’un pub tropiquien.
    Comprenne qui pourra.


  • #845553

    cet homme est un psychopathe et un schizophrène , ils sont plusieurs dans sa tête et , ils sont tellement nombreux qu’il n’y pas pas de place pour tous le monde alors ça castagnent dur dans sa tête , bref autrement dit c’est un malade ;)


  • #845554

    Ce type est un très bon indicateur.
    Lorsqu’il montre le mal c’est qu’il s’agit du bien et vice et versa.
    BHL, c’est ma boussole.


  • #845563
    le 03/06/2014 par jonnyrabit
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Merde il est encore en liberté celui là ? C’est un Diarrhée verbale d’un pseudo-intellectuel au service de l’état fasciste sioniste. Strictement sans intérêt.


  • #845564

    Si t’as tout lu, et que tu penses tout l’inverse, c’est que t’es un bon.


  • #845565
    le 03/06/2014 par marlon branleux
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Le poutinisme est un fascisme ; combattu par les néo-nazis en ukraine
    C’est moi où j’ai l’impression que lorsque dieu a désigné les gens comme bhl comme faisant partie des élus ; il avait fait ça un premier avril ?


  • #845575

    La boussole inversée BHL vient donc de designer Poutine comme un réel opposant au système, je l’en remercie, au moins les choses sont claires pour les sceptiques !


  • #845577

    J’ai juste lu le titre(je doute que le reste en vaille la peine). J’en déduis : Il a donc pointé le doigt vers son miroir ?


  • #845586

    Ce type est un criminel contre l’humanité. Même s’il pouvait se réincarner grâce à une technologie obscure (il faut bien tenter d’expliquer la motivation de ces vieux criminels), il est certain qu’il finirait très mal face au mal pratiqué toute sa vie.

    Pour moi, il n’existe déjà plus.


  • Et en effet tout le monde sait que le sionisme est un humanisme...

    Le jugement dernier lui fera mal, très mal.


  • #845603
    le 03/06/2014 par satoshikun
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Ce bonhomme qui s’auto proclame philosophe : il n’y a rien de philosophique dans ce qu’il dit, pas d’analyse conceptuelle, pas de pensée abstraite démonstrative visant à saisir la réalité de manière critique avec du recul, pas d’analyse, ce gars est le néant absolu qui se pare d’un air pédant, faussement cultivé. Comme disait Desproges : ’’bhl le nouveau philosophe de mes deux’’ Par contre, un discours ’’habile’’ convoquant des références multiples qui épatent quant on ne connaît pas et donnent l’illusion d’une pensée ayant analysée la situation. Pour ça le bonhomme est fort. j’aime beaucoup sa logorrhée dans le passage sur l’idéologie :.....’’un homme qui s’appelle Alain Soral, dont le nom ne vous dit probablement et heureusement rien mais que nous connaissons, nous, Français, très bien puisque c’est l’idéologue nazi par excellence de la France d’aujourd’hui’’
    t’inquiète bernard beaucoup de gens connaissent ce nom, il a ouvert des vannes......


  • #845617

    J’ai été jusqu’au bout.
    Je n’en reviens pas moi-même.
    Le problème c’est qu’après avoir eu les yeux sales, j’ai maintenant la nausée.


  • #845618
    le 03/06/2014 par colonel dietrich
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Pour ceux qui n’arrive pas à aller au bout pour diverses raisons, nanard en gros nous dit que Poutine a une idée profonde qui est de détruire l’UE par volonté de vengeance de la disparition de l’URSS et cela bernard l’a compris en lisant attentivement (sic) les livres de Douguine, faut croire qu’il fréquente kontre-kulture !

    Toujours concernant Douguine, bernard précise que désormais Poutine est sur la ligne idéologique de Douguine soit l’eurasisme et que par conséquent c’est un combat eurasisme contre euro-américanisme. Evidemment pour Bernard c’est un combat du bien contre le mal comprenez le bien l’UE et les US et le mal, l’empire du mal, le IVème reich à savoir la Russie...Sachant que Douguine c’est un peu le Rudolf Hess de Poutine, le n°2 du régime !

    Voilà en gros...pour ma part je pense qu’il a sérieusement pété un boulard et ce texte est une franche rigolade. Vraiment je sais que c’est difficile mais lisez l’ensemble franchement vous allez vous marrer.


  • #845622

    Ce texte ressemble curieusement à une parodie de BHL et cette parodie me semble si laborieuse que je me suis arrèté au tiers .


  • #845627

    Faire passer la racaille criminelle des oligarques sionistes comme de pauvres victimes, il faut le faire !


  • #845634

    Dans le bureau de Poutine il y a le portrait de Pierre le Grand, pas celui de Nicolas Premier comme le prétend BHL qui prend ses lecteurs pour des incultes et des ignorants .

     

    • #845933
      le 03/06/2014 par curtis newton
      Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

      Excellent article de BHL... Je vais immédiatement l’imprimer pour le mettre au fond de la caisse de mon chat. Faire pisser et chier ma Kitty adorée sur une "papier" de BHL, est un plaisir que je ne saurai me refuser...


    • #845974

      J’ai vu poutine nu en photo, il ne me paraissait pas faible. C’est sans doute ma vue qui baisse, je suis devenu taré. Prêtez moi les lunettes de BHL pour mieux voir, merci.


  • #845650

    Les sionistes sont fous de rage : Poutine ne les laisse pas VOLER en Russie autant qu’il l’exigent ! Ils sont prets à détruire la Russie faute de pouvoir la piller ! La Russie fait pourtant partie de cette TERRE qui leur a été toute entière Promise ! Yahvé et son prophète BHL exigent que l’on rende ce qui appartient au peuple qu’il a choisi : TOUT .

     

    • #846322

      Faudrait peut-être laisser Yahvé en dehors du bazar des fils de serpent se prétendent prophète, hein... rendre à BHL ce qui est à BHL et à Dieu ce qui est à Dieu...


  • #845659
    le 03/06/2014 par Mardochée
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    J’espère que Poutine sera plus malin qu’Hitler et qu’il résistera à la tentation de foutre une raclée aux Ukrainiens, ce qui déclencherait une guerre peut-être pas mondiale mais qui amènerait la destruction de la Russie . Car les sionistes ne sont si arrogants que parce qu’ils savent qu’ils possèdent des armes qui peuvent neutraliser celles du Tsar .

     

    • #846084

      "Car les sionistes ne sont arrogants que parce qu’ils savent qu’ils possèdent des armes qui peuvent neutraliser celles du Tsar"

      A bon, quelles sont ces fameuses armes que la Russie ne possèdent pas ? Du point de vue qualitatif, l’armement russe est le meilleure au monde, en particulier dans la défense anti-aérienne, le S-400 Triumph sont infiniment plus efficaces que les médiocres missiles Patriot. Réfléchissez, si l’Empire décadent avait le moyen de neutraliser la force de frappe de l’ours russe, vous pensez pas qu’il passerait depuis longtemps à l’offensive ?


  • #845669

    BHL est un fasciste, un patriote et un nationaliste ISRAELIEN, il exècre le fascisme, le patriotisme , le nationalisme chez les autres peuples, car ces idéologies les renforcent . Un peuple qui n’est pas patriote n’est pas FORT, et il est voué tot ou tard à la disparition .


  • #845687

    En matiere de travestissement de la vérité,de diarées verbales,il est difficile de faire « mieux » que ce brave BHL...


  • #845691

    Mon "pôvre" BHL

    Si la bétise était un crime , tu serais déjà sur l’échaffeau ! ;-))


  • #845697

    Poutine a mis un terme au pillage de la Russie par les oligarques sionistes, comme Hitler a mis un terme au pillage de l’Allemagne par les Juifs . Poutine a envoyé au trou l’escroc criminel Khodorkovski et contraint l’ordure Berezovski à s’exiler, entre autres : ce sont des choses qui ne se pardonnent pas . D’où la rage folle de BHL , les sionistes haissent à mort ceux qui prétendent les empècher de voler .


  • #845763

    Bref, comme à l’habitude, quand ce dangereux BHL dit, il faut penser le contraire, n’est-ce pas ? Voilà, c’est fait !


  • #845778

    Je penses que ce pauvre type à perdu la raison.. de plus en plus pitoyable


  • #845810

    La malhonnêteté d’un "penseur" se reconnaît à la somme d’idées précises qu’il avance.
    E. Cioran


  • #845888

    BHL est très bien ! c’est un phare qui éclaire notre monde à la dérive . Il fait beaucoup pour la montée de l’antisémitisme ....


  • #845945

    L’Algérie a eu son Poutine en la personne de Boumédiène. Depuis sa mort, les oligarques ruinent le pays chaque jour davantage ... Avec lui vivant, l’Algérie serait certainement devenu un "pays développé".


  • #845964

    Vous avez remarqué, il appelle au boy-cott de la coupe du monde de football de 2018 en Russie !
    Le même sur le boy-cott contre Israel : "L’illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer."


  • #845969
    le 03/06/2014 par Chaud king
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Sur la photo d’illustration, BHL, on dirait un hystérique. Poutine a l’air plus équilibré que lui.


  • #846022

    BHL, éternel branleur intellectuel qui se croit malin avec sa rétorique ridicule habituelle de faux philosophe baratineur de sa fausse culture de toute façon invérifiable tellement ses propos sont confus, mais par contre vrai business man de je ne sais quelle combine de l’ombre. A l’avoir vu s’agiter de la sorte pour la Libye puis la Syrie et maintenant l’Ukraine, faut pas demander les milliards d’intérêts diverses qu’il doit y posséder lui et ses amis. Ridicule et terrifiant, vu l’influence que ce con a sur nos dirigeants et sa capacité à foutre le bordel pour après ne plus contrôler la situation. Il y a les idiots utiles du système, mais BHL est vraiment l’idiot inutile qui prétend servir mais finalement nuit au système. Ces interventions tellement contre productives ont de quoi le faire suspecter que l’objectif est de faire passer les idées contraires aux siennes. Il prétend défendre les juifs mais l’objectif n’est-il pas plutôt de leur créer des problèmes ? Le point commun entre Poutine et Hitler et BHL ? Ben oui, c’est toujours possible de trouver des points communs, par exemple ils pètent tous les trois. Très intéressant à préciser. A quoi cela sert-il d’essayer à coup de diarrhée dialectique de démontrer que Poutine est un petit requin, si avant de s’attaquer aux petits requins il ne s’attaque pas aux gros requins tapis aux USA, Israël et compagnie, faute de quoi le langage de BHL sera toujours stérile quoi que fasse Poutine. A voir l’agacement de BHL concernant Poutine, on peut aisément en déduire l’efficacité de Poutine face au système occidental. Poutine kagébiste devenu chef d’Etat, oui et alors ? C’est sans doute mieux le pouvoir bancaire et la NSA ? La méthode Polonium, oui et alors ? Le coup du 11 septembre c’est mieux sans doute ? L’Ossétie du Sud, oui et alors ? c’est sans doute pire que la Yougoslavie, Irak, Libye, ….Poutine serait très riche, oui et alors ? Une goûte d’eau face à tes copains banquiers. Bref, BHL, si tu ne veux pas encore une fois passer pour un clown, plutôt que de t’accrocher bêtement à ta rétorique de business droitdelhomiste, dénonces plutôt les gros bandits, tes copains que tu as l’air de défendre ici, mais là ce sera quand les poules auront des dents, on a bien compris. Poutine est un gagne petit face à tes copains requins.


  • #846037
    le 03/06/2014 par Substance2004
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Une longue, très longue logorrhée qui m’a fait penser à un sac à dos pour sa capacité de contenance, mais où tout les affaires auraient été mis en boule grossièrement et que l’on ne peut, après une longue recherche, les retrouver chiffonnées.

    Combien de Français - à part nous - sont-ils capables de subir, voir de créditer un temps soit peu un seul des propos tenus par BHL qui forment pourtant la ligne directrice de la politique Française et qui plus est, est défendue par les médias...

    C’est presque faire œuvre de salut publique...

    La preuve ? On verra les résultat des élections en Syrie... On va bien rigoler.

    Un parallèle entre Poutine et Hitler où l’on trouve entre autres des comparaisons abusives entre Chamberlain ou Steinmaier, où l’idée (celle du moins que j’en ai retenue) que l’Angleterre était en 1938 le garant de la démocratie en Europe jusqu’à la Pologne ou la Tchécoslovaquie...

    Pas étonnant que les discours d’Hollande soient aussi insipides aux yeux des français.

    BHL oublie, en assumant d’emblée sa reductio ad Hitlerum qu’elle est, puisqu’il fait référence à Leo Strauss, auteur de cette formule, construite comme un jeu de mot sur l’expression latine reductio ad absurdum.

    Si Strauss mettait en garde contre cette réduction, par le choix habile de la forme de cette expression, pensait-il déjà qu’elle amènerait au ridicule, puisqu’absurde...

    Ce qu’est en somme BHL...


  • #846088

    Je n’ai même pas fini le deuxième paragraphe que j’ai déjà glissé sur une peau de banane :

    "entre le personnage de Poutine et celui d’Hitler, entre la stratégie du premier et celle de son prédécesseur," qu’il dit Béchamel.

    Mais que ça veut il dire ? Qu’ Hitler a précédé Poutine à la tête de la Russie juste avant 1999 ou que Poutine a succédé à Hitler en Allemagne juste après 1945 ? J’sais plus, moi.


  • #846092

    BHL si tu avais ne serait-ce qu’un gramme d’honnêteté, tu verrais aisément que mine de rien, ton Hitler est bien dans le camp occidental actuel, notamment la banque qui voit sa puissance grandir de jour en jour grâce aux injections de fausses monnaies, et que la Russie est bien une terre de conquête pour les prédateurs financiers. Qu’est-ce que 25 milliards d’euros n’est-ce pas ? C’est vite imprimé par ton copain Draghi de chez goldman sachs. On voit bien là la mentalité des bandits de ton espèce. D’ailleurs pourquoi les « investisseurs » ont-ils attaqué le rouble si ce n’est pour partir à l’assaut dans l’acquisition à bas prix de sociétés russes ? La Russie est bien sur la défensive, non pas sur l’offensive. On voit bien par ton agacement, BHL, que ton attitude n’est pas celle d’un philanthrope mais d’un prédateur frustré. L’eurasisme, oui et alors ? Qu’est qu’on s’en fout nous citoyens occidentaux moyens. C’est sans doute pire que le nouvel ordre mondial cher à Rockefeller, Rothschild et toute la bande…ce que tu appelles la démocratie libérale, du moment qu’on ne vote pas Lepen ou Poutine bien entendu. Hahaha Poutine est un mauvais stratège bête et la Russie faible selon toi, mais alors de quoi tu te plains ? Faux cul va ! Arrêtes de dire que l’armée russe est faible car aussitôt les hélicoptères ukrainiens tombent sous les missiles. BHL tu es vraiment l’idiot utile de l’anti-système, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. N’en déplaisent à tes copains Timochenko et autres oligarques, les américains et européens finiront par accepter que les russes fassent la police dans leur zone d’influence. Entretenir des tensions et soutenir des putchistes coûte très cher et ne rapporte rien à long terme. Un mercenaire de blackwater coûte 100 là ou un soldat russe coûte 10 et un séparatiste ukrainien 0, donc le temps joue pour les russes. Et puis les chefs d’entreprise américains en ont aussi marre de passer pour des salauds dans le monde entier. Donc mieux vaut s’entendre avec la force dominante dans la région cad la Russie. Plutôt que de te soucier de la démographie russe, soucies-toi de plus grave encore : la démographie israélienne. C’est la fin d’un règne, BHL, mais pas celui de Poutine, plutôt celui de tes copains et de ta philosophie droitdelhomiste pourrie. Et non BHL, tu n’as rien compris, l’Europe est extrêmement fragilisée et la Russie en position de force.


  • #846101

    Nous aimerions croire BHL, rien que pour le fun, mais sa thématique est tellement minable que l’on s’endort...Il n’a pas le talent d’un Soral...
    Mais bon, on sait dés le départ qu’il a tout faux. C’est navrant de n’etre meme pas éveillé par des contradictions russes, qu’il n’est mme pas capables d’analyser, tellement la diatribe est grotesque.


  • #846155

    Il est devenu grotesque à un point que ça en devient gênant. C’est une combinaison de démence sénile, d’hystérie obsessionnelle et de délire haineux.

    Le fait que Poutine ne tombe pas dans leur piège les rend fous. Ils espéraient une guerre, ils ne l’ont pas. Ils allaient dénoncer le nouvel Hitler, ce dont ils ne se privent pas, mais ça tombe à plat et se couvrent de ridicule. Il ne lui pardonneront jamais.


  • #846157

    J’ai bien ri... Un exemple type de pilpoul...
    Vive Poutine, vive Douguine et que le monde soit multipolaire !


  • #846160

    Dommage que le ridicule ne tue pas... nous serions déjà débarrassés depuis longtemps du faux philosophe mais réel escroc BHL et de ses consœurs... C’est a cela que l’on reconnaît une société en déclin avancé. Lorsqu’elle abrite en son sein de tel parasites et que, pire, elle les met sur un piédestal.


  • #846174
    le 04/06/2014 par Le marquisard
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Un infatigable menteur attaché à sa cause qui a obtenu d’excellents résultats. Comment stopper un homme comme lui ? Je ne sais pas, la vérité n’a servi à rien, l’humour, la dérision, non plus. Il continue sereinement de brûler la terre envers et contre toutes critiques, la bonne place, il l’a et il la gardera.
    Boira t-il à son insu un verre de polonium ?
    Je n’en suis même pas sûr, son rôle pourtant probant dans les conflits déstabilisateurs au profit du nouvel ordre mondial continuent d’être minorés, on continue de faire de ce sombre assassin : un clown ?
    Il est terriblement dangereux.


  • #846207

    La fuite en avant de ce rat croisé avec une hyène pour la gloire
    de satan.


  • #846271

    Même plus envie de le commenter celui là... (pourtant je le fait mais c’est parce que c’est un devoir)


  • #846286

    Déjà un bon bout de temps que la sauce Béchamel a tourné...
    La graisse rance fait mal au foie et surtout à la Foi.
    L’indigestion tourne à la diarrhée, et ça n’est plus une simple gastro-entérite,
    mais ça devient un Typhus....
    Aux grands maux, les grands remèdes !


  • #846316

    A propos de la faiblesse opérationnelle de l’armée russe, cet abruti oublie que la Russie a autant de missiles intercontinentaux que les USA et que chacun d’entre eux est capable d’anéantir disons la moitié de la dorsale européenne ou encore les grandes agglomérations du nord-est des USA.


  • #846382

    bernihenrilévarre a encore eu sa crise de logorrhée, il a détecté un nouveau perchoir d’où postillonner son sempiternel radotage sur ses zamis. S’appeler Poutine et avoir la patience de supporter cette hyène est un mérite de plus quand on y pense un peu...à sa place...tout le monde ne serait pas aussi clément, le maussade le démontre assez. Vladimir, vous êtes trop cool.


  • #846679

    A la limite de l’hystérie le pauvre Bernard, c’est qu’il doit sentir sa fin prochaine pour employer le mot de nazi à tout va dans ce vomit de phrase. C’est vrai que quand il se dit philosophe, on commence à douter de beaucoup de choses, en dehors du sang qu’il a sur les mains.


  • #846834

    Ridicule, tout simplement et grotesque, comme il se doit de la part de Sa Sagesse. L’argument Poutine = Hitler est non seulement ridicule, il est aussi injuste qu’insultant envers celui qui est l’un des plus grand chefs d’Etat de notre époque, ce qui, bien que tout à l’honneur de M. Poutine, ne représente pas en soi un exploit quand on connaît les éminentes médiocrités (l’expression est de Zinovyev à propos de Staline, je crois) qui dirigent ou du moins prétendent diriger nos pays, pour mieux les offrir à la rapacité de la banque et qu’on se remémore les récent propos de Junckers, c’est ivrogne notoire disant en substance : c’est nous [la banque] qui avons gagné pas la populace. La démocratie européïste !
    Bref, ridicule, et insultant ! Un nouveau "sommet" pour Sa Béatitude !

     

    • Peut-être qu’il a raison, Poutine = Hitler.

      Parce que Hitler = Poutine.

      Peut-être qu’il a raison, peut-être qu’Hitler était comme Poutine,
      un chef d’État qui détestait la guerre,
      qui défendait son peuple et son pays contre les agressions.

      Peut-être que cette si mauvaise réputation, c’est de la propagande de guerre.

      Peut-être que BHL a raison, Hitler était comme Poutine.

      BHL a raison.


  • #847076
    le 04/06/2014 par Christian 4TT4LI
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    L’extrémiste talmudo-sioniste en chef a encore vomi sa haine tribale.


  • #847189

    Il faut reconnaître qu’à coté du fond ridicule comme d’habitude, il a une très jolie forme d’écriture-fleuve sur la forme, qui pourrait tromper les non-avertis.


  • #847537
    le 05/06/2014 par toto la ciboulette
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Après l’islamo fascisme, le bloubi boulga intellectuel est la deuxième invention "philosophique" de notre infatiguable cuistre sayan. Mais que fait la police de la pensée, mince elle est à ses ordres.


  • #848323

    il en fait un beau d’Hitler lui..


  • #848956

    Il a avoué sur le plateau de canal + , écrire à poils , pour se sentir plus libre , je n’aimerai pas a devoir faire le ménage le lendemain matin .


  • #849153

    Comme dirait l’autre : " BHL , Ferme la , définitivement ..."


  • #849913

    Le B-H-Lisme est-il un sionisme ? Tout me porte hélas à le croire... En revanche, le poutinisme me semble plutôt proche du gaullisme !


  • #867005
    le 22/06/2014 par YougoslavieDevastée par Sion
    Bernard-Henri Lévy désigne le nouvel Hitler

    Voici un vidéo très humiliante pour BHL de la part de ProRussia :
    ( notre cher Alain SORAL est mentionné !!!)

    http://www.youtube.com/watch?v=K3Kp...


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