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Charles Robin sur l’extrême gauche et le libéralisme

Conférence de Charles Robin pour la présentation de son livre "Le libéralisme comme volonté et comme représentation. Démontage d’une mythologie politique contemporaine"

 



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24 Commentaires

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  • Une excellente exposition, le livre doit certainement être au même niveau.


  • #205703

    Son exemple au sujet de l’art contemporain est fort bien choisi.

     

  • Je suis à la fin d’un livre nommé « Les deux infinis et l’esprit humain » de Roger PENROSE, et certaines analyes philosophiques permettent de compléter son passage sur la mathématisation, l’axiomatisation et la systématisation de la nature humaine. L’étude des motifs de l’activité humaine est abordée par plusieurs philosophes et/ou physiciens. Roger PENROSE fait partie de ceux qui considère l’activité « quantique » humaine (l’attention du cerveau, pour ne pas dire « l’âme ») comme processus Physique, donc potentiellement computable.


  • NPA
    LE PHÉNOMÈNE SEXTOYS  : UN ATOUT DES PLAISIRS
    samedi 17 septembre 2011
    Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 115 (15/09/11)

    http://www.npa2009.org/content/le-p...

    J’y croyais pas j’ai vérifié... C’est pathétique et c’est signé Pascal Levy, Lisbeth Sal.
    Et ça dépasse l’entendement.


  • Le NPA qui organise des conférences sur les perspectives de lutte qu’offre le phénomène sextoys loool. Anti-capitaliste qu’on vous dit...


  • Quelqu’un pourrait il m’expliquer ce passage ?



    Le sujet du roi est effectivement soumis au roi, mais contrairement au roi,il peut acceder a la condition subjective c’est a dire au statut de sujet, donc au statut d’homme


     

    • L’être humain, pour se construire, pour s’accomplir, bref pour devenir authentiquement "sujet", doit nécessairement se référer à des instances supérieures (transcendantes) qui donnent sens et valeur à son existence. Il doit donc, en quelque sorte, commencer par se "soumettre" pour accéder à l’être, à la condition de sujet (c’est ce que signifie l’expression "condition subjective", "sujet" et "soumis" ayant la même étymologie en latin). Le roi étant au-dessus de ses "sujets", il ne peut lui-même pas être sujet. Son accès à la condition subjective est donc dès le départ entravé.

      En espérant t’avoir éclairé.


  • Pourrait on avoir le titre de la bande son au debut de l’entretien ? Merci


  • trrrès trrrès bon livre, très intéressant, ce qui serai chouette ce serait de savoir ce qu’en disent nos amis Besancenot et Poutou. La question est en fait, maintenant que Michéa et aujourd’hui Robin ont montré par une argumentation étayée que l’extrême gauche est un idiot utile du libéralisme : y a-t-il des gens intelligents à l’extrême gauche ? y a-t-il des gens capables de porter la contradiction à ces messieurs ?
    On dit souvent que Mélanchon est un homme de lettres, agrégé de je ne sais quoi et cultivé, et bien qu’il réponde à cela, qu’il réponde à l’argument sur la libre circulation des personnes, au besoin de casser la transcendance et la tradition pour faire triompher le capitalisme marchand etc

     

  • Un rayon de lumière pour comprendre notre monde actuel.

    Un grand merci !


  • Exposé brillant !


  • #205826

    Extrêmement éclairant. Le style se rapproche beaucoup d’un Michéa, que j’apprécie également.

    Le passage sur les sextoy est particulièrement comique, mais aussi effrayant sur la bêtise de nos contemporains.

    Je me procure le livre dès que possible.


  • "Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage."

    Adam Smith, Richesse des nations


  • J’étais depuis longtemps parvenu à la conclusion que les gauchistes ne devaient être ni plus ni moins que des libéraux frustrés, sans toutefois jamais être parvenu à le théoriser : CQFD !

    Un grand merci.


  • Merci pour cet exposé brillant. Il est de notoriété publique de permettre aux militants du NPA d’écouter et(ou) de lire Charles Robin.


  • #205873
    le 19/08/2012 par agnelo de la crostagne
    Charles Robin sur l’extrême gauche et le libéralisme

    raffraichissant !
    le livre est tout aussi bon et la critique accompagnée d’humour est un délice ! (je ne citerais rien du livre ..à acheter pour continuer ce passage audio..) .


  • il pense vite et fort , très bon , je pense que soral a enclenché un mouvement profond dans le monde intellectuel français dont on récoltera les fruits sur plusieurs décénnies.


  • #206311

    Concernant le travail bien fait, la réponse était juste mais manque d’une précision que voici : même dans un libéralisme qui s’appuie sur le productivisme, ce n’est pas l’amour du travail bien fait qui est prôné, mais le productivisme et qui dit productivisme dit vite fait et donc, forcément, pas bien fait (mais pas trop mal fait histoire que ça reste vendable et que le consommateur n’ai pas à se plaindre de la marque après coup. Bien sûr, dans la période libérale spéculative actuelle, on en est à carrément écarter les CV des gens qui ont l’amour du travail bien fait (et donc pas vite fait) et on se fout complètement de la qualité du produit, que le consommateur se plaigne, ça n’a plus d’importance, il ira de toute façon voir chez la concurrence qui elle aussi contribue à la rente spéculative, sans compté qu’on a habitué le consommateur à être désabusé et à ne plus se plaindre, la seul chose dont il se plaindrait le cas échéant serait en effet de ne plus pouvoir autant consommé, puisque ça n’est pas le produit acheté, mais l’acte de consommation qui procure quelque chose au consommateur que le libéralisme spéculatif à façonné comme il voulait et refaçonnera à volonté quand il se muera en autre chose.


  • #207909

    Encore une excellente vidéo diffusée par E/R.
    Je n’acheterai probablement pas le bouquin parce que...j’ai lu tous ceux de J.C Michéa qui m’en semble quand même l’inspirateur principal...
    Un grand merci cependant à Robin pour la pédagogie et l’authenticité des concepts qu’il reprend.
    Je me définis personnellement comme un tenant d’UNE GAUCHE RADICALE, ce qui n’a en effet rien à voir avec une "extrême-gauche", c’est à dire une gauche extrêmement libérale, au minimmum adhérente au cadre structurel, anthropologique, historique qui définit la pensée libérale à parir des guerres de religion du 16e siècle...
    il reste au final la même opposition qu’avec michéa (et de nombreux membres religieux d’E/R) quant à la nature de la "transcendance" qu’il oppose à la volonté horizontalisante du marché libre, mais ça serait un autre débat.


  • "Le libéralisme coïncide avec l’émergence de psychopathologies telle que la dépression." Quelqu’un, au courant de ce lien spécifique entre libéralisme et apparition de la dépression, peut-il développer ce propos ? S’il vous plait, merci.

    Ensuite. Je pense qu’il est tout à fait correct de dire qu’un des fondements du libéralisme tient en ce constat qu’est la quête de l’intérêt propre des individus. Admettons donc que le libéralisme mène à un certains égocentrismes dans le sens où la maxime des actions entreprises tendent absolument vers l’intérêt propre. Mais de là à dire que de ce fait la notion de sacrifice devient absurde dès lors que l’on considère la quête de son intérêt propre comme un fait avéré est tout simplement faux. Puisque que "l’intérêt" ne se réduit pas à la stricte définition d’appât du gain ! L’intérêt constitue de manière général tout ce qu’un individu considèrera comme suscitant son contentement, ou plus grossièrement, tout ce qui lui apportera du bien, du bonheur (la fuite du malheur en étant une dérivée). Or cette définition de ce qui apporte du bien et du bonheur est propre à chaque individu.
    Ainsi, le sacrifice d’un individu pour un autre prend tout son sens via le prisme du libéralisme (c’est à dire la quête de l’intérêt propre) puisque le sacrifice aura été entreprit dans l’optique de son bien propre via la sauvegarde de l’individu pour lequel le sacrifice aura été accompli, ou réciproquement pour la fuite du malheur qu’aurait engendré l’absence de ce sacrifice, c’est à dire toujours pour son intérêt propre.

    Pour faire court, il est certainement vrai de dire que le libéralisme comme philosophie politique est égocentrique en terme de maximes et de valeurs, mais il est totalement faux de dire qu’une action à priori excentrique est nécessairement proscrite sous ce même prisme philosophique.

    Il n’y a donc aucune contradiction nécessaire entre les valeurs libérales et les valeurs religieuses. La seule distinction nécessaire ne réside pas dans les valeurs elles même, mais dans leurs origines. Or si les origines (admises ainsi) des valeurs religieuses sont en effet irrationnelles, les valeurs elles même peuvent parfaitement, et c’est d’ailleurs le cas, être rationnelles au vu de leurs applications dans la société. Une valeur religieuse peut donc être similaire à une valeur libérale, la distinction ne résidant que dans leurs origines respectives ce qui ne constitue pas une contradiction nécessaire en soi.


  • Donc le taux record de consommation actuelle d’antidépresseurs est due à l’angoisse de la solitude que provoque l’idéologie libérale chez les individus, privé de transcendance...
    Quelle lumière !! Quel rayonnement !!

    Moi j’aurais dit que le taux record de consommation d’antidépresseur actuellement est aussi certainement dû au fait qu’avant... bah y’en avait pas... Sa se tient ?
    De plus, le problème de la dépression est bien entendu multifactoriels, réduire cela au simple libéralisme est d’autant plus aberrant que ça nous est présenté comme une "évidence" ne nécessitant même pas que l’on s’y attarde plus longuement...

    Et suite à une pirouette étymologique, Charles Robin nous apprend que l’on devient "homme" en étant "soumis"... Suis-je le seul à n’y rien comprendre ? Ou suis-je justement le seul à avoir compris quelque chose ? (au vu des commentaires...)


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