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De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

Une mafia scientifique peut en cacher une autre

Une vidéo au titre accrocheur : La mafia scientifique dont vous n’avez jamais entendu parler. Voilà de quoi susciter un vif intérêt. Des scientifiques aux mauvaises manières et agissant en bande organisée ? On ne peut pas ne pas aller voir ça. Le tout sur une chaîne YouTube grand public, ayant plus de 800 000 abonnés. Y a pas à dire, la révolution d’Internet bouleverse l’accès à la connaissance et permet à chacun d’aller au fond des choses, de ne pas se laisser endormir par les médias traditionnels cantonnés aux vieilles lunes, dont le seul but est de vous maintenir sur un chemin qu’on vous dit être le seul viable. Se dit-on dans un premier temps. Et puis on regarde la vidéo.

 

 

Une bonne douzaine de minutes pour finalement ne pas dire grand-chose, en enfonçant une porte ouverte depuis longtemps. Ce qui n’est certes pas inutile, car l’information met parfois du temps à circuler et n’atteint pas tout le monde en même temps. Donc en résumé, les impôts paient la recherche publique, de loin la plus importante, qui permet à des scientifiques de faire leur travail et d’en publier les résultats dans des revues professionnelles. Mais ces dernières sont détenues par des privés qui en rendent l’accès payant, y compris aux chercheurs eux-mêmes. Et le comble, c’est que la publication dans de telles revues suit un protocole particulier : l’évaluation par les pairs. Des chercheurs font ainsi une lecture des articles proposés, faisant des observations pour d’éventuelles modifications, et les valident ou les rejettent. Et ce à l’œil, en fait avec leur salaire de scientifique payé par la collectivité, pour le bénéfice d’un groupe privé. Mais malgré ce défaut, ce système reste le meilleur, garant de la marche en avant de la science et donc de l’avancée des connaissances.

Voilà comment présente les choses Léo Grasset, jeune youtubeur de 30 ans ayant une formation de biologiste, au fonds participatif dépassant scandaleusement celui de la Rédaction d’E&R. Et voilà aussi pourquoi il réalise des vidéos particulièrement peu critiques sur le réchauffement climatique (nous n’avons pas vu les autres sujets). Les biologistes sont connus, dans la controverse sur le réchauffement anthropique, pour être les moins regardant, ceux fonçant le plus tête baissée dans la recherche sur ses conséquences. Il y a là matière à financer des études coûteuses. Léo n’est de plus pas très au fait des problèmes induits par le système du peer review, l’évaluation par les pairs.

Petite précision de détail. Dans le principe, un article peut être acheté à l’unité. Mais dans la pratique, tous les chercheurs (ou presque) travaillent pour des organismes, publics ou privés, abonnés à différentes revues. Des institutions publiques paient donc en effet, grâce à l’argent du contribuable, pour donner à leur membres un accès aux résultats de la recherche, elle-même rendue possible grâce à l’argent du contribuable. C’est assez scandaleux. Mais rien à voir avec une mafia scientifique. Il faut certes attirer le chaland, mais tout de même pas au point de risquer de dire une ânerie.

En revanche, l’évaluation par les pairs peut générer quelques problèmes. À l’échelle individuelle, d’abord. On a ainsi vu des articles être refusés par une revue prestigieuse, comme les Comptes-rendus de l’Académie des sciences, parce que, au sein de la vénérable institution, le spécialiste de la question abordée n’était pas d’accord avec les résultats, infirmant ses propres recherches. Évidemment, cela n’est pas dit frontalement. On se contente de vous chercher des poux dans la tête sur des détails. Si vous êtes un perdreau de l’année, vous vous lancez dans un long échange de courriels en essayant de répondre aux objections ou aux demandes de précisions. Si vous avez quelque expérience, vous comprenez rapidement qu’il est inutile de perdre du temps et tentez d’être publié ailleurs. Il y a là de mauvaises manières, mais rien qui ne soit en bande organisée.

 

 

C’est là que le thème du réchauffement climatique, si mal traité par Léo, peut apporter quelques éléments intéressants. Tout d’abord, précisons de suite qu’il ne faut pas voir le pauvre chercheur participant à l’évaluation par les pairs comme quelqu’un d’exploité. Faire de l’évaluation par les pairs, cela signifie être soi-même reconnu par ses pairs comme l’un des leurs. C’est comme rentrer à l’université : c’est de la cooptation. « Vous êtes de nôtres, cher ami : nous vous intégrons, vous faites partie du groupe, nous nous renforçons donc, nous collaborerons, nous vous citerons, vous nous citerez, nous nous autociterons. » Être reviewer, c’est un plus sur un CV, c’est une reconnaissance. Intégrer quelqu’un dans un comité de lecture n’est pas nécessairement faire acte de reconnaissance de la valeur d’un collègue, avec lequel on peut par ailleurs être en désaccord scientifique. Ce serait trop beau. C’est généralement placer ses pions. Constituer un réseau.

Le Climategate a révélé cela de manière exemplaire. En 2009, puis en 2011, des milliers de courriels (ainsi que des fichiers dont on parle assez peu) émanant d’un très important centre de recherche britannique sur le changement climatique ont été rendus publics. Avec pour but de faire clairement la lumière sur des pratiques peu vertueuses. « Nous considérons que la science du climat, dans la situation actuelle, est trop importante pour demeurer dissimulée », indiquait le fichier de mails illégalement déposé sur un serveur russe. Un fichier intitulé FOI, comme Freedom of Information, du nom d’une loi américaine sur la liberté d’information, et ce en référence à l’impossibilité d’avoir accès aux données des chercheurs de ce centre ou qui lui sont liés par collaboration. On y trouve notamment le courriel de Phil Jones, le directeur de ce centre, dans lequel il explique à des collègues qu’il détruira ses données plutôt que de les rendre accessibles. Une expression revient souvent : « la cause » ! Il faut servir la cause, untel peut nuire à la cause. Cosa nostra…

Quel lien avec l’évaluation par les pairs ? Mais elle est justement centrale dans cette affaire. Dans le petit monde de la reconstruction paléoclimatique, qui ne regroupe pas énormément de chercheurs, une petite coterie a pu se constituer, se coopter les uns les autres, faciliter la publication d’articles allant dans le bon sens, celui de la cause, et au contraire faire obstacle à ceux ne la servant pas, voire lui étant hostile. La mainmise sur les revues qui comptent est un facteur d’influence de première importance. Et quand un affreux parvient à publier dans une revue sur laquelle on n’a pas suffisamment d’influence, alors il faut montrer sa force pour amener celle-ci à plier, afin que cela ne puisse se reproduire :

« Je pense que nous devons cesser de considérer Climate Research comme une revue à comité de lecture légitime. Peut-être devrions-nous encourager nos collègues de la communauté des chercheurs sur le climat à ne plus soumettre d’articles à cette revue, non plus qu’à citer des articles qui en proviennent. » (Courriel de Michael Mann du 11 mars 2003 à Phil Jones)

Si, en France, on a aisément pu mettre cette affaire du Climategate sous le boisseau, grâce à des journalistes scientifiques peu critiques et surtout sachant très bien ce qu’on attend d’eux dans certaines circonstances, a contrario la technique du « circulez, y a rien à voir » n’a pas eu autant de succès à l’étranger et particulièrement aux États-Unis. L’affaire a fait grand bruit, il a fallu lancer un certain nombre d’enquêtes concernant les scientifiques des universités américaines impliqués dans ces mauvaises manières révélées. Mince, la phrase est tronquée : il a fallu lancer un certain nombre d’enquêtes… pour innocenter, ou au moins ne pas poursuivre, des gloires nationales ayant bien travaillé.

 

« Regardez ces scandaleux courriels ! » Le train de la catastrophe climatique occultée par la diversion de quelques courriels, d’après la presse anglophone

 

L’occasion de retrouver Michael Mann, rencontré plus haut, dont le travail de reconstruction paléoclimatique a été démoli plus d’une fois par des chercheurs indépendants ayant démontré la supercherie de ses résultats (la fameuse affaire de la crosse de hockey). Comment s’y est-on prit pour exonérer ce triste sire ayant fait toute sa carrière grâce au réchauffement global ? Eh bien en invoquant la cooptation, ou plutôt les résultats de celle-ci. Qu’on en juge :

« L’une de ces enquêtes a été réalisée par la Pennsylvania State University (PSU), à l’endroit de Michael Mann, qu’elle emploie. Elle ne porte pas à proprement parler sur la qualité de la science produite, mais sur les intentions du chercheur. Une subtilité qui est un peu difficile à faire passer : comment juger de la volonté de tromper, de la probité d’un scientifique dans son travail, sans examiner dans le détail la qualité des données, des traitements statistiques, etc. ? Mais il est vrai que si l’université de M. Mann avait voulu se pencher de manière critique sur ses recherches, elle en aurait eu l’occasion depuis longtemps, suite aux rapports réalisés à propos de la fameuse courbe en crosse de hockey (voir chapitre 4). Le rapport de la PSU blanchit de cette manière Michael Mann : "Les résultats atteints par le Dr. Mann durant la période 1999-2010 [...] parlent d’eux-mêmes" ; suivent les responsabilités les plus remarquables dont il a été en charge, puis cette conclusion ahurissante : "Un tel niveau de réussite dans les projets de recherche et dans l’obtention de fonds pour les mener, place le Dr Mann parmi les scientifiques les plus respectés de son domaine. Une telle réussite n’aurait pas été possible s’il n’avait atteint ou dépassé les plus hauts standards de sa profession." "Tous ces prix et cette reconnaissance [...] sont les preuves que son travail scientifique, particulièrement sa manière de conduire ses recherches, a été depuis le début de sa carrière jugé comme remarquable par de très nombreux scientifiques. Si sa manière de conduire ses recherches avait franchi la ligne de l’inacceptable, il lui aurait été impossible de recevoir tant de prix et d’être si reconnu par ses pairs". La bonne réputation est donc gage de probité, surtout si elle est basée sur la capacité à se faire pourvoyeur de fonds et d’une image d’excellence pour son université, qui aurait donc beaucoup à perdre à ce que la vérité éclate. Le rapport poursuit en confirmant qu’on peut certes lui reprocher de n’avoir pas communiqué ses données, mais que dans le champ de recherche qui le concerne, c’est un peu la règle. Ses pratiques sont donc conformes à l’usage, qui est d’enfreindre les règles ; il n’a donc rien à se reprocher. » [1]

Michael Mann et sa « crosse de hockey », la courbe phare du GIEC à partir de 2001, superposée à celle de 1990, qui raconte une tout autre histoire paléoclimatique

 

Qui dit cooptation dit aussi maîtrise des outils de publication. Soit la possibilité de publier aisément, d’empêcher la publication d’articles susceptibles de vous faire de l’ombre (et de faire du tort à la cause), d’obtenir donc une bonne réputation dans les instances internationales et d’obtenir des prix pour toutes ces raisons. Et au final de ne pas être inquiété pour ses mauvaises manières. Parce que vous n’êtes pas le seul, bien organisé et, il faut le dire, aussi parce que cela va dans le « bon » sens, celui de la cause.

Le Climategate a tout de même ouvert les yeux de chercheurs honnêtes, comme Judith Curry, choquée par la « nature tribale » du comportement de ces scientifiques aux mauvaises manières. Ce qu’elle a dénoncé, en en payant le prix : marginalisation, portes fermées dans le monde de la recherche… Des difficultés qui l’ont décidée début 2017 à cesser ses activités de recherche, en faisant valoir ses droits à la retraite (il est commun, aux États-Unis, de poursuivre sa carrière bien au-delà de l’âge de la retraite quand on est un scientifique de renom ayant encore beaucoup d’influence dans son secteur de recherche). Elle a ainsi motivé sa décision :

« Le facteur décisif est que je ne sais plus quoi conseiller aux étudiants et post-doctorants en ce qui concerne leur façon de se positionner dans la FOLIE du domaine de la science du climat. Les activités de recherche et d’autres activités professionnelles ne sont récompensées que si elles sont canalisées dans certaines directions approuvées par un establishment académique politisé permettant : financements, publications d’articles facilitées, embauches à des postes prestigieux, nominations à des comités et conseils renommés, reconnaissance professionnelle, etc. Conseiller de jeunes scientifiques pour naviguer dans ce système est au-dessus de mes forces, car cela se transforme souvent en bataille pour l’intégrité scientifique et équivaut à un suicide de carrière. »

Judith Curry face à l’establishment climatique

 

Dénoncer la privatisation de l’accès aux résultats de la recherche publique, c’est bien. Mais Léo Grasset aurait pu aller bien plus loin. Il lui aurait fallu accepter l’idée que le monde de la recherche colle assez peu à l’idée que l’on s’en fait a priori, une image d’Épinal n’ayant qu’un lointain rapport avec ce qu’il en est réellement. Il est vrai que cela sied mal à la volonté d’offrir au grand public des vidéos courtes et simples de science divertissante. De quoi ne jamais aller au fond des choses. Le contraire d’E&R, en somme.

 

Notes

[1] Arezki H. (2010) : Climat, mensonges et propagande, éditions Thierry Souccar, 320 p.

La faculté n’est pas en quête de vérité, sur E&R :

 



Article ancien.
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28 Commentaires

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  • #2259953

    Merci à la rédaction pour ce très bon article.


  • #2259959

    Remarquable article. Merci.


  • #2259967

    Si vous être un perdreau de l’année ...



    Après avoir lu ça, j’être choqué !

     

    • #2259980
      le 17/08/2019 par Le rédacteur
      De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

      Rechargez la page et vous aller êtes mieux très vite. ;)


    • #2260046

      Vous serez encore plus choqué en lisant l’article que j’ai consulté il y a quelques années en arrière. Un hacker est parvenu à rentrer dans les ordinateurs du GIEC, ce qu’il y a trouvé n’est pas très joli. Les chercheurs pro-réchauffistes se réjouissaient par mail lors du décès d’un de leurs collègues climato-sceptique et annonçaient qu’ils fêteraient ça au champagne. C’est juste un exemple car le hacker a épluché des centaines de mails avant de les balancer à tous ses copains et prendre la fuite. Bah oui, il n’avait peut être pas envie de finir comme Assange........


  • #2259981

    Le monde de la recherche aussi pourri que celui des journalistes ? Non, je ne peux pas y croire. Vous n’êtes que des complotistes !!!!


  • #2260002

    je soupconne fortement le monde de la recherche genre cnrs de surtout chercher a comment mieux manipuler le populo : politique des petits pas, psychologie des masses, la grenouille qui cuit dans la marmite, merdias, touça qoaaa.
    mais comme il est ecrit : je détruirai les sages...


  • #2260030
    le 17/08/2019 par Castaner & Manu
    De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

    Ça va chauffer pour le cul des Gilets Jaunes par contre !


  • #2260038
    le 17/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
    De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

    Encore un point de vue qu’on ne lira hélas pas ailleurs !

    Et qui soulève deux points, disons, deux problèmes.

    - Le premier est le "youtubage", que vous prenez comme base de l’analyse. Il devient justement une sorte d’éducation à la maison qui remplace l’éducation officielle. Investit par n’importe qui, sans aucune règle, on a vu fleurir ces dernières années tout un tas de "savants" auto-proclamés qui ont étrangement pris la place de toutes les vidéos -anonymes elles- des vrais chercheurs de vérité et autres "conspis".
    Et c’est la course à celui qui montrera sa tronche le plus près de l’écran, tout en accusant les conspis de rechercher la gloire (sans se montrer, mais bon, on n’est pas à un baratin près).
    Tout ces youtubeurs remplacent les chroniqueurs télé et autres clercs dispensant la "bonne parole" pour la population du net. Avec des vidéos d’amateurs pourries, toutes montées sur le même modèle "geek-djeuns" faites à la va-vite, la plupart d’un vide et d’un nombrilisme sidéral auquel les internautes peuvent facilement s’identifier.

    - L’autre problème, c’est le constat que le système actuel gangrène systématiquement tous les pans de notre société, y compris la science, réputée incorruptible. La vénalité, la médiocrité, la malhonnêteté sont devenus les points cardinaux pour exister dans ce milieu comme dans tous les autres. Que peut-il en sortir de positif ou de bon ? Pas besoin d’être pessimiste ou optimiste. La réalité parle toute seule. Ajoutez la lâcheté d’oser s’opposer à cette mafia et vous avez le tableau parfait qui nous même à la ruine totale. Les Chinois et les Russes n’auront même pas besoin de faire d’efforts pour nous dévorer tout cru. Outre cette histoire à dormir debout de réchauffement climatique, on voit bien avec quelle culot et mauvaise foi Trump essaie de bloquer les Chinois dans le développement de la 5G parce qu’ils sont devenus incapables de suivre le rythme.
    Bref, vu le niveau atteint, il n’y a rien à attendre de la science occidentale pour trouver la moindre solution aux problèmes actuels ou à venir. Seules les chemins de traverses permettront d’éviter que cette masse gélatineuse en décomposition nous tombe sur la tête.

    Bonus : cet article explique parfaitement comment on peut tromper le public et maintenir le milieu scientifique en laisse, quand il faut, à tout prix, lui faire croire que l’homme a marché sur la Lune...

     

    • #2260378

      La science est incorruptible : certes, pas le milieu scientifique ; dans ce milieu multi-facettes, il faut côtoyer les passionnés et non les égotiques... Et cela s’entend, se perçoit.
      En revanche, cela se corse chez les militaires : parce qu’il en est, chez ceux-là, qui aiment bien qu’on leur renvoie du regard, la brillance de leurs plaques à vélo et de leur grade, jusqu’aux étoiles ; cependant qu’ils excellent dans leur domaine : ici, convient-il alors de faire le distinguo entre l’ego que fait briller l’uniforme suspendu à la hiérarchie et au pouvoir, du chercheur, théoricien ou/et praticien.


  • #2260043

    Demande-t-on a des religieux de juger du sérieux des declarations de religieux ? Non ce serait ridicule évidement, peu credible et surtout une erreur logique d’auto-validation.

    Par contre la science repose la dessus.

    Cela me fait penser a la théorie des cordes ou a la matière/énergie noire sur laquelle se branlent les scientifiques depuis 30 ans (et ou a été engloutis des budgets colossaux) sans avoir apporter la moindre preuve matérielle ou expérimentale.

    La science une religion comme les autres mais toujours oubliée lorsque l’on cite les dominations religieuses depuis 1945 :

    * Tu n’a de valeur que par ce que tu consommes (Capitalisme)
    * Ceux qui s’oppose a tout acheter et tout vendre, on sait ou ca a mener (Shoah, Goulag,..)
    * Ne crois pas en une transcendance qui te détournerait de ta nature de consommateur (science)

    Bref c’est ce trinôme qui est indispensable a faire tenir tout le Systeme.

     

    • #2260122

      Bien sûr que c’est aux religieux d’évaluer les religieux, et aux médecins d’évaluer les médecins,

      Mais en l’occurrence ici, ce ne sont plus des scientifiques qui jugent de la qualité scientifique des résultats scientifique selon le critère objectif de la meilleure adéquation d’une nouvelle théorie à la réalité, mais les financeurs des recherches, des laboratoires et des revues, selon des critères financiers. Ces scientifiques sont corrompus par ceux qui les financent, donc ils ne sont plus des scientifiques, ce sont des gens vénaux, des marchands.


  • #2260081

    Cela me rappelle il y a quelques années quand j’etais en doctorat en sciences de gestion à l’IAE (je ne dirais pas la ville, dont la maire aime beaucoup voyager en Israel....), pour être plus precis en premiere année de thèse ou lors d’un séminaire le prof - sur de lui - nous a parlé de l’institut Tavistock en nous ventant son modéle et ses recherches...
    Je me souviens de sa tronche qd je lui ai expliqué - devant mes petits camarades - qu’il oubliait de donner les origines et le but reel de cet institut, avec preuve à l’ appui, dont une copie internet de la lettre manuscrite du fondateur de cet institut et des relations entretenu avec le MK Ultra...
    Le pauvre je crois qu’il ne s’en ai toujours pas remis, qd à moi je n’ai fait que ma premiere année de thèse...


  • #2260111

    En tant que medecin, je peux vous assurer que les fakes articles des peer reviews sont faux au moins a 50%.
    Et s’ils viennent de Chine ou d’Inde a 75%.

    Ce ne serait pas trop grave si les medecins eux meme n’y croyaient pas. Malheureusement, pas par malice ou corruption poussee (pour la plupart), mais plutot par paresse et manque de temps, ainsi que l’enorme pression du "consensus", ils sont bien obliges "d’y croire".

    C’est d’ailleurs a cela que servent les communautes medicales : a creer un consensus qui, de fait, empeche toute contradiction.

    Dans le monde de la cancero il est juste impossible d’exercer en dehors des diktats de big pharma, de leurs protocoles de recherche et leurs milliards.
    Les cancerologues (qui ne font rien d’autre que de prescrire de la chimio pour la plupart) sont maintenant les medecins les mieux payes de France a 300k/an

     

  • #2260141
    le 17/08/2019 par coyoterevolte
    De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

    Bon article. Merci.
    La (vraie) science est un savoir (à application concrète) donc un pouvoir. A rajouter aux cinq pouvoirs (executif, legislatif, judiciaire, financier et médiatique) à contrôler dans la constitution (de Chouard). Le pouvoir en général et la science en première ligne sont le lieu des intrigues, des intérêts personnels et des coups fourrés. Illustration avec le film : "les palmes de M.Schultz" (sur Pierre et Marie Curie). La science est l’enjeu d’une guerre entre dominateurs car elle est un instrument indispensable à la domination.
    On a répété mille fois ces évidences mais rarement leurs 1ères implications :
    1- la science est le 1er domaine à assujettir pour soumettre les gens. Par enchainement logique, on sait que la science a de grandes chances d’être manipulée et fausse.
    2-Le savoir donné à l’école est bridé à un niveau assurant aux dominateurs actuels de ne pas se faire déloger.
    Des questions gênantes :
    - Pourquoi la quasi totalité des scientifiques (sauf quelques catholiques) sont présentés dans wikimerdia comme initiés, francs macs, ou membre de sectes (au sens actuel du terme) ? Y a-t-il une relation avec la formule "si ce n’était pas réservé à une certaine élite". N’est ce pas la confirmation flagrante par l’histoire que le savoir est bien gardé par les élites à l’abri des gueux ?
    - Sauf mines ponts et deux-trois autres, toutes les écoles d’ingénieur en France ont été créées au début du XIXe siècle. N’est ce pas là l’assujettissement de la science sous la coupe franc poissonne ? cedric villani est il le clone de joseph fourier, préfet, mathématicien et physicien vers 1812 ?
    - A l’époque de la clé USB et même à l’époque du papier, pourquoi ne donne-t-on pas l’ensemble des programmes des différentes matières avec exercices et corrections à un enfant de 11ans, "gratuitement avec nos impôts" ? La raison ne serait elle pas que le niveau de savoir des gueux risquerait de déloger le dominateur ? Cette sorte d’encyclopédie scolaire remplaçant le labyrinthe-compte-goutte-wiki a des effets bénéfiques (effet pervers= ?) : les enfants d’ouvrier ont leur chance, il y a un socle commun du savoir sur lequel peut s’appuyer le prof qui peut se concentrer sur la relation au concret et le travail d’atelier.
    - Pourquoi les expériences fondamentales ne sont pas reproduites en atelier scolaire ou filmées, comme à l’époque en reconstitution ou même avec les méthodes actuelles ? La logique n’est elle pas de prendre la science par le début, l’expérience initiale ?

     

  • #2260150

    Léo Grasset n’a rien d’un scientifique ou d’un biologiste. C’est un "influenceur" comme on dit maintenant et fort à propos, payé par le CNC pour diffuser la propagande de la pensée dominante qu’il étale à longueur de vidéos.

     

    • #2260205
      le 17/08/2019 par Le Malicieux
      De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

      Dans la même veine que defekator, la tronche en biais et les autres.


    • #2260247

      En fait non, c’est ce que vous affirmez là sans preuves qui constitue une propagande.

      Defakator ne bénéficie par de l’aide du CNC, quoiqu’il ait tenté, puis fut très amer de constater comme d’autres avant lui que c’est un milieu pourri, et donc soit devenu fier de ne pas y être associé. Il a d’ailleurs publiquement exposé ceci sur Twitter.


    • #2260348
      le 17/08/2019 par Le Malicieux
      De l’évaluation par les pairs à Cosa nostra

      @ rem

      On parle du genre de boulot... de plus, vous dites vous même qu’il y a tenté le coup du rémora ...


    • #2260458

      Je ne comprends pas l’expression "coup du rémora" ?

      A titre personnel, je considére qu’un youtubeur comme Defakator devrait bénéficier de l’aide d’état, ne serait-ce que pour ses vidéos tutorielles sur comment décrypter et défausser les graphiques et les sondages (il vient d’ailleurs d’en sortir une consacrée à ceux émis par le gouvernement, je crois). Mais on préfère filer cette aide à Cyprien le millionnaire, ou à des nanas qui font des vidéos sur avec qui et comment elles couchent...

      Du coup j’appuie plutôt sa démarche qui consiste à dénoncer ça. Les mauvaises langues diront qu’il l’a mauvaise, mais... on ne se plaint pas quand tout va bien, il me semble. Et puis le fait est que pour un soi-disant influenceur, il ne bénéficie pas de l’aide d’état. De fait il est clairement anti-macronien, donc... les vidéos sur la démocratie n’ont pas dû l’aider.


  • #2260155

    Cet article a le mérite de rappeler qu’il faut toujours se méfier du fameux "argument d’autorité" et du consensus scientifique, même s’ils restent fiables à priori. Malheureusement, tout ce qui est humain est faillible...

    Juste une remarque : en quoi le financement participatif de ce Léo est-il scandaleux ? Ce n’est pas de l’argent public au sens légal et surtout "national" du terme.


  • #2260195

    Je connais bien le domaine de l’édition scientifique. D’abord, ce n’est pas le bon système, on en est là par manque d’organisation. C’est toujours plus facile de dépenser les sous de l’État, donc tant que y’en avait, ils disaient rien.

    Ensuite, il faut compter aujourd’hui 2000$ pour publier alors que l’ensemble du travail de l’éditeur lui permet d’être rentable autour de 400$. L’un de ceux qui font des millions chaque année m’a un jour raconté en gloussant qu’il voulait faire 800$ mais ce serait vu comme un journal bas de gamme... Les scientifiques sont très mauvais pour négocier, ça devrait pas leur coûter aussi cher...


  • #2260232

    Pour taper "robert maxwell mossad" dans google, y’a tout de suite du monde, passionné par les histoires à la 007.

    Mais pour taper "robert maxwell elsevier" lors d’un article sur le système de la publication scientifique ?

     

    • #2260447

      J’ai tapé "robert maxwell elsevier" et j’ai trouvé cet article du Guardian : https://www.theguardian.com/science.... J’ai compris l’arnaque.

      Robert Maxwell et sa société Pergamon Press, fondée dans les années 50, ont crée des dizaines de revues scientifiques (genre "International Journal of ..."). Elsevier a racheté Pergamon en 1991, peu avant la mort de Maxwell.

      En 2005, un rapport de la Deutche Bank a qualifié le sytème du business des revues scientifiques de "Triple Pay".
      - L’état finance la plupart des recherches,
      - L’état paie le salaire de ceux qui révisent la qualité des articles (revue par les pairs),
      - L’état paie, via les universités, l’abonnement aux revues scientifiques (très dispendieux).

      Les éditeurs ne paient pas pour les articles. Les scientifiques sont trop contents d’être publiés gratuitement dans une revue internationale. C’est bon pour le prestige et l’avancement de la carrière ! En fait, les principales dépenses de l’éditeur sont les salaires de quelques employés, la publicité et les relations publiques et l"impression de la revue. En 2010, sur 2 milliards de vente, Elsevier a rapporté 724 millions en profit (une juteuse marge de profit de 36% !).


    • #2261580

      @ journal

      Vous avez bien résumé cette arnaque, mais en fait l’article de la rédac en parlait déjà un peu en passant, et le problème que je voulais soulever est autre que celui de cette pompe-à-fric scandaleuse :

      Le système de cooptation des reviewers d’une revue ne fait que maintenir "la ligne du parti", et conserver la prééminence d’un clan. Mais le pouvoir de décision en amont revient au directeur de la revue, lui même étant salarié par le propriétaire.

      Donc le problème c’est que, autrement dit, in fine c’est maxwell/mossad qui contrôle qui publiera quoi, donc qui contrôle qui finira sa carrière aux sommets de "l’autorité" scientifique, et qui contrôle quelles théories scientifiques seront promues, ou pas.

      D’autre part, on le voit dans cette histoire du Guardian, Maxwell/Mossad se construit un lien privilégié direct, avec des possibilités d’influence/corruption, et néanmoins d’apparence innocente, avec la crème mondiale des scientifiques du nucléaire (certes civil, mais...) et celle des fusées soviétiques.. . .

      Et ne parlons pas de la possibilité d’empêcher la publication de travaux que l’on souhaite "emprunter". J’ai vu faire cela.


  • #2260243

    Michael Mann a poursuivi un certain Tim Ball qui le contestait auprès de la justice canadienne. La cour a demandé ses données, et ayant refusé de les fournir il est actuellement poursuivi pour outrage à la cour.


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