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Damien Viguier – La propriété collective

Dans le cadre de sa chronique juridique pour MPI-TV, Maître Damien Viguier annonce un prochain ouvrage, publié chez Kontre Kulture, portant sur la question de la propriété collective et le communisme.

 

 

Retrouvez Damien Viguier chez Kontre Kulture :

Damien Viguier, sur E&R :

 



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4 Commentaires

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  • #1644399
    le 16/01/2017 par Pelletier
    Damien Viguier – La propriété collective

    Je conseille la lecture attentive de "La démocratie en Amérique" (1835) d’Alexis de Tocqueville. Voici un aperçu et quelques éléments utiles pour les réflexions des lecteurs de Me Viguier, au sujet des associations :

    Les américains recourent, plus que dans toute autre pays, aux associations privées, cette forme d’union alternative au lien politique, à l’Etat. L’américain conserve toujours une certaine méfiance vis-à-vis de l’Etat (peut-être du fait de ses origines d’exclu, d’immigrant, en conflit avec l’Etat de son pays d’origine) : l’américain ne jette sur l’autorité sociale qu’un regard défiant et inquiet, et n’en appelle à son pouvoir que quand il ne peut s’en passer.

    Ces associations privées ont de multiples objectifs (par exemple les ligues de vertu, contre la boisson : aux Etats-Unis, on s’associe dans des buts de sécurité publique, de commerce et d’industrie, de morale et de religion. Il n’y a rien que la volonté humaine désespère d’atteindre par l’action libre de la puissance collective des individus.

    Cette multitude d’associations constituent un contre-pouvoir salutaire contre la tyrannie de la majorité. Quand un parti politique est devenu dominant, toute la puissance publique passe dans ses mains. Les associations, en tant que contre-pouvoir, sont donc éminemment utiles.

    Tocqueville pointe néanmoins le risque que ces associations peuvent faire courir à la démocratie : ne peuvent-elles faire peser le poids du groupe sur le particulier ? Il faut garder à l’esprit que le but des associations est de diriger les opinions et non de les contraindre, de conseiller la loi, non de la faire .

    En Amérique, la liberté d’association est illimitée, ce qui présente un danger, celui de l’anarchie, mais permet d’éviter le risque de l’établissement de sociétés secrètes : en Amérique, il y a des factieux, mais point de conspirateurs.

    http://www.cairn.info/revue-cahiers...


  • #1644449

    J’aime le rythme de votre élocution, cher Maître, qui donne envie de vous écouter et d’en savoir plus. Aucune précipitation, aucune volonté d’imposer un point de vue, mais une invitation à réfléchir ensemble pour éclairer la vérité d’une autre lumière, en donnant un angle. Comment vous dire ? Cela fait du bien.


  • #1644512

    Excellent, vraiment très intéressant cette étude sur la propriété en commun...

    Si Me Viguier, vous pouviez, lorsque les textes de lois iront dans cette direction, faire un petit détour également vers le principe de gratuité... ça serait peut-être intéressant... et ça débloquerait certainement nos réflexions (aujourd’hui dans une impasse) que ce soit sur des domaines tels que l’économie, l’écologie ou la finance....

    Des solutions que l’on rate depuis des années faute d’avoir su ouvrir toutes les portes s’y cachent peut-être...


  • #1644675

    J’espère avoir prochainement le temps de lire une de ses leçons de droit.
    En ce qui concerne la propriété collective, il peut être intéressant d’analyser ce qui se passait dans les communautés slaves du sud, notamment en Serbie, avec le système de la zadruga.