Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

"Empereur du peuple" ? La place de Napoléon dans la mémoire française

Deux cent ans après la mort de l’Empereur à Sainte Hélène, nous nous demanderons en quoi croyait Napoléon, quelle place il a pris dans l’histoire de France, et qu’en reste-t-il.

 

Houellebecq écrit quelque part que Napoléon est pire qu’Hitler car Hitler croyait à quelque chose, ce qui n’aurait pas été le cas de Napoléon. Homme d’opportunités, assurément, Napoléon l’était. Il dit qu’il aurait pu se faire musulman. Certes. Mais ce n’est pas un hasard s’il a fait carrière en France, et ni en pays musulman, où il a vite été rejeté comme envahisseur français par les populations locales, qui ne s’y trompaient pas, ni en Allemagne ou en Autriche comme Feld-maréchal von Bonaparte, comme l’avait imaginé l’excellent Jean Dutourd.

Il n’est du reste pas certain que Napoléon ne croyait en rien. Il ne croyait pas aux religions, car il ne croyait qu’à leur utilité sociale mais pas à leur message. Mais il croyait en Dieu. En tout cas en un Dieu, même s’il aurait pu croire aussi bien au Dieu de l’islam qu’au Dieu chrétien. D’autant plus qu’il était (à tort) sceptique sur l’existence de Jésus. Nous renvoyons, sur cette question, à l’ouvrage érudit et passionnant de Philippe Bornet (Napoléon et Dieu, Via Romana, 2021).

Si Houellebecq veut dire que Napoléon n’avait pas d’idéologie au sens de ce terme au XXe siècle, c’est une évidence. Napoléon détestait les « idéologues ». Ceux-ci représentaient une pointe avancée de l’esprit des Lumières, qui, contrairement à la plupart des penseurs des Lumières, ne croyaient pas en un Dieu, étaient donc antithéistes, et étaient matérialistes c’est-à-dire ramenaient la compréhension du réel à l’étude des forces matérielles.

Napoléon était un homme des Lumières mais pas de ces Lumières avancées. Il croyait aux Lumières au sens où rien de doit être examiné sans faire usage de la raison, mais, bien qu’ayant été influencé par Rousseau, il rejetait la croyance en la vertu de la liberté. Il ne croyait pas non plus – c’est le moins qu’on puisse dire – aux idées de Kant et de Condorcet sur la nécessité d’un tribunal international des nations. Ami des Lumières modérées au service d’un pouvoir fort, Napoléon n’était pas un cas isolé. Avant Napoléon, ce fut le cas de Joseph II de Habsbourg, et Frédéric II de Prusse. Et en même temps que Napoléon, le tsar Alexandre 1er de Russie se veut un homme des Lumières avant de tomber dans le rejet de celles-ci durant la dernière partie de son règne.

Les idées de Napoléon par rapport aux Lumières, tout comme son ambigüité entretenue par rapport à la Révolution, expliquent en bonne part le déplacement de Napoléon dans le spectre politique. C’est ainsi que Napoléon assumera toujours l’exécution du duc d’Enghien, comme marqueur de la différence incomblable entre lui et les Bourbons. Il faut aussi tenir compte du fait que Napoléon est longtemps perçu comme héritier de la Révolution, et que la période « heureuse », guerrière mais victorieuse, de son règne (jusqu’en 1808) correspond à la période durant laquelle il n’a pas encore complètement rompu avec l’héritage révolutionnaire. Le calendrier révolutionnaire est supprimé en 1806, et jusqu’en 1808, les pièces de monnaies portent l’inscription « République française – Napoléon 1er Empereur ». C’est à partir de cette date de 1808 qu’est créée une noblesse, qui n’a pas les privilèges de l’ancienne, et qui n’est pas héréditaire.

Napoléon, Empereur du peuple ? C’est l’image qu’on en gardera souvent. C’est beaucoup dire. Mais le soutien populaire était réel durant les premières années de son règne. En outre, l’impulsion donnée à l’industrie, le protectionnisme – ce que Bertrand de Jouvenel a appelé « l’économie dirigée » (Napoléon et l’économie dirigée. Le blocus continental, La Toison d’or, 1942) va aussi avec un relatif plein emploi des ouvriers, tandis que le tournant absolutiste de son règne, avec son remariage avec une fille de l’Empereur d’Autriche, s’accompagne de la crise économique de 1811, et des désastres militaires. Napoléon a perdu le peuple en même temps que sa bonne étoile. Héritier de la Révolution, mais y mettant un point final, tel est donc le double visage de Napoléon. Son souvenir sera lié à ces deux aspects. Les républicains se rappelleront de l’autocrate, mais les monarchistes ne lui pardonneront pas d’avoir refusé en 1800 les propositions du comte de Provence de rétablir la monarchie. Détesté par les monarchistes, Napoléon sera rejeté du côté du souvenir de la Révolution.

Lire la suite de l’article sur rebellion-sre.fr

 

Napoléon par Jacques Bainville,
chez Kontre Kulture !

 

Soutenez le bimestriel dissident Rébellion,
abonnez-vous sur Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 






Alerter

58 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

Afficher les commentaires précédents
  • #2713470

    Je suis surpris de voir que dans des commentaires ER les personnages politiques français à forte autorité sont très souvent dénigrés, très souvent rejetés. Avec beaucoup d’interprétations anachroniques, tenant peu compte du contexte de l’époque. Toujours ce sentiment de culpabilisation de l’histoire de France. Seul la Samaritaine de la pensée(où on trouve tout), Charles De Gaulle, semble avoir du crédit aux yeux de beaucoup d’internautes.

    D’autre part cela fait longtemps que la gauchiasse dézingue Napoléon.

     

    Répondre à ce message

    • Je suis dans le même cas que vous brunrouge. C’est désespérant ce rejet constant de notre histoire. Preuve d’un peuple en décomposition...
      Quelle débandade.
      Vous faites bien de signaler le cas de Gaulle qui semble le dernier à resté vivant dans le coeur des français.
      Les ignorants semblent oublié que si il y en a un qui est bonapartiste, c’est bien le grand Charles avec sa monarchie républicaine ! De même que son projet de défense européenne qui n’est rien d’autre que la domination militaire française sur le continent à la place des américains avec l’OTAN.
      Mais bon que voulez vous... J’ai moi même eu un moment l’impression de voir un Bonapartisme rajeunit via E&R. Le culte du chef, le dévouement pour les vraies valeurs républicaine, le retour de la foi catholique, le pouvoir par les burnes, la virilité, pas effrayé par le contact, le retour de la vraie place de la femme... bref, tout ça c’est très napoléonien à mes yeux.
      Je me suis une fois de plus, lourdement tromper. Pas grave, c’est tout le résumé de ma vie.
      Salutations camarade !

       
    • Je partage votre avis, bien que peut-être pas vos idées : c’est affligeant de voir comment les nabots commentateurs viennent juger avec leur moraline à deux balles des faits et des personnes vieilles de plusieurs siècles (si c’est pas millénaires en d’autres occasions). Napoléon c’est avant tout le dernier souffle de vie de l’indépendance française vis-à-vis de la puissance hégémonique de l’Angleterre. Et objectivement quoiqu’on puisse penser du mec (je n’ai pas spécialement de sympathie pour Napoléon), il a incarné ce dernier souffle avec un panache très français : la conquête de l’Europe est quand même une énorme quenelle dans le fion de l’Angleterre qui leur aura fait très très peur.

      Les personnes qui passent leur temps à juger l’histoire ne peuvent pas la comprendre : plus ils la jugent moins ils la comprennent, moins ils la comprennent plus ils la jugent. Et après ça il faut se farcir leurs commentaires débiles de petits flics de l’histoire qui viennent nous expliquer ce qui est bien et ce qui est mal.

       
    • #2714586

      Ne croyez pas tout le monde admire votre "grand Charles" ! C’était le contraire de Napoléon ! Napoléon a lutté contre les anglais, le "grand charles" est allé s’y réfugier pour nous faire "libérer" (tu parles ! ) par les anglo-saxons !
      Le "grand charles" a largué nos colonies et donné en cadeau le sahara, gorgé de pétrole, au FLN !
      Le "grand charles" a mis au pouvoir ses petits copains qui l’avait rejoint à Londres et a puni, emprisonné et exécuté ceux qui étaient restés fidèles au Maréchal ou simplement n’avaient pas rejoint la "résistance" !
      Le "grand charles" s’est taillé un régime présidentiel sur-mesure et une 5ème république qui a marqué le début de la fin pour ce pays ! Faut voir ceux qui lui ont succédé et les résultats de pire en pire à chaque Président ! Dans 30 ans on regrettera Macron !

       
    • @ le Haut mais Con,

      Vous dites quelques vérités mais il me semble que la situation est plus complexe que cela.
      Certes De Gaulle s’en est allé en Angleterre, mais les circonstances lui laissaient-elles le choix ?
      Comme nous le rappelle @anonyme, l’histoire, il ne faut l’étudier en regardant la situation actuelle, mais en essayant de se glisser dans l’époque où elle s’est déroulée.
      Bien sûr que De Gaulle est en partie responsable de la terrible épuration de la libération. Certainement que la manière dont il a berner tout le monde sur la question algérienne est discutable.
      Mais à bien regarder, cet homme savait parfaitement à qui il avait à faire avec les anglo-américains.
      Il n’a jamais "fêter" le débarquement, il savait que les anglo US étaient là en tant qu’envahisseurs avec leur argent dans les soutes.
      Il s’est opposé à l’OTAN, il a boycotter l’UE (politique de la chaise vide) , énorme quenelle avec son "vive le Québec libre ! ", défenseur de la langue française, et bien sûr sa célèbre conférence où il cite le "peuple d’élite, dominateur et sûr de lui même"... Ce qui amènera Mai 68.
      Donc comme suppôt de l’Empire il y a mieux quand même.
      La France était rayonnante et respectée sous De Gaulle.
      Innovatrice et encore "blanche, de culture grecque et latine".
      Je ne pense pas que se soit la constitution de la Ve qui a mis la France dans l’état où elle est aujourd’hui.
      Au contraire, je pense qu’elle est taillé pour le peuple français : un Roi, père de la Nation à la tête d’une République. Autrement dit, le modèle français impérial.
      Le Bonapartisme, premier et second empire, et l’ancêtre de la cinquième République. Mais pour que cela marche, il faut un chef d’état exceptionnel, avec prestance, panache et conviction. Et surtout, un amoureux de la France. Ce serait grossier de dire que De Gaulle n’aimait pas la France.
      Lorsque je parle de Bonapartisme, je ne parle pas d’une dynastie de la maison bonaparte sur la France.
      Pour moi c’est le système "empire" autrement dit un Roi à la tête d’une institution républicaine. Un modèle Romain, sans la corruption !
      Cordialement.

       
  • C’était l’Empereur de la bourgeoisie, Napoléon. Celui qui a assis le règne absolu de cette dernière pour tout le XIXe siècle. Il n’a jamais été l’Empereur du peuple.
    Cette légende là c’était de "la marmelade" comme il le disait lui-même.

    "Avec des absurdités on est sûr d’être écouté par les hommes et c’est comme ça qu’on les mène." De lui, toujours.

     

    Répondre à ce message

    • #2713755

      Non,quand on lit les témoignages de ses contemporains,Napoléon était aimé,par ses soldats:ils étaient galvanisés par sa présence sur les champs de bataille et leur force était décuplée.C’est vrai par contre,qu’il a pris soin de forger sa légende.
      Ce n’est que vers 1808,quand le vent a tourné doucement,mais sûrement,que son aura a pâlit.
      D’ailleurs le Directoire l’avait éloigné en Italie puis en Egypte car sa renommée était telle qu’il était plébiscité.Les peuples sont versatiles:quand tout va bien,ils applaudissent,quand tout va mal,ils retournent leur veste.

       
  • #2713493
    Le 26 avril à 08:56 par L’oreillecassée
    "Empereur du peuple" ? La place de Napoléon dans la mémoire française

    Napoléon c’est, en 1800 (quelques jours après le coup d’Etat)la création de la Banque de France totalement indépendante du pouvoir exécutif avec une palanquée d’apatrides comme actionnaires ;
    La Banque de France c’est l’unique pouvoir."la main qui donne est au-dessus de la main qui prend " comme l’écrivait ce grand traitre.
    La Banque de France c’est la clef de voute du système totalitaire marchand que subit la France depuis plus de 200 ans et qui a été mis en place par ce nain sanguiniaire.

     

    Répondre à ce message

    • #2714069

      Ça alors !!

      Ce malotru avait compris que les 2 pouvoirs sont l’armée et la banque et il a fait pour la deuxième comme pour la première afin d’assurer son pouvoir et imposer sa volonté.
      Donc il se fait battre, on récupère le commandement de son armée et on assassine le peuple avec et c’est sa faute parce qu’il a constitué une énorme armée et établi des schémas de hiérarchie efficaces ?? C’est absurde ?
      Ben pour la banque c’est pareil...

       
  • Napoléon surfait sur la vague des idées philosophiques et sur la Révolution de la fin du XVIIIème siècle. Mais Hitler a fait de même et s’il a crû aux idées allemandes de la fin du XIXème siècle n’a rien inventé pour autant, y compris l’antisémitisme. Deux militaires qui ont échoué finalement parce que le destin d’un pays ne se limite pas à l’usage de ses forces Armées.

    Tout le contraire d’un De Gaulle qui était avant tout un politique.

     

    Répondre à ce message

  • #2713576

    Militairement parlant, c’est mitigé voire catastrophique vu que l’épopée napoléonienne a conduit au traité de1815 , et depuis la France est sous influence anglo-saxonne ( malgré la parenthèse gaulliste)...
    Il aurait dû se servir de ses victoires pour casser en deux la Prusse et ainsi empêcher l’émergence d’une future Allemagne unie...

     

    Répondre à ce message

    • Système, beaucoup d’incompréhensions dans se que vous dites.
      Vous confondez déjà le politique et le militaire. Deux branches très liées certes, mais différentes.
      Vous parlez d’un résultat mitigé voir catastrophique d’un point de vue militaire à un des plus grands conquérants de l’histoire de l’humanité...
      Austerlitz est toujours enseigné à West Point. C’est un chef d’oeuvre militaire. Napoléon est digne d’Alexandre le Grand pour ses victoires et pour avoir été en première ligne au milieu de ses soldats sous le fracas des armes.
      Rien que ça, c’est pas donné à tout le monde. Le "nabot" comme certains se plaisent à l’appeler ici est un authentique guerrier.
      Personne ne pouvait vaincre Napoléon. C’est dépasser par le nombre qu’il finira par céder. Et sa belle étoile finira par s’éteindre aussi... Il faut parfois accepter et reconnaître le facteur chance. Ces victoires devant Paris (Château Thierry par exemple), n’empecheront pas sa défaite. Waterloo aurait pu être une splendide victoire à peu de choses près...
      Et pourquoi Napoléon aurait il dû détruire la Prusse ?
      Il était un défenseur des peuples et des Nations. L’Europe de Napoléon, c’est l’Europe des peuples où les français éclairent les autres. On peut dire que cela a marché, vu que c’est avant tout l’épopée napoléonienne qui réveilla le nationalisme des européens.
      Malheureusement, c’est contre la France que ce dernier c’est en partie tourné.
      Le reste des européens n’ont pas compris que c’était les tuniques rouges qu’il fallait mettre une raclée définitive.
      Napoléon l’avait compris lui. Pas Hitler qui espérait encore un revirement des alliances avec ses "frères de sang" britanniques. Ah c’est sûr que l’Angleterre ça sent pas l’huile d’olive, et les rosbifs ne ressemblent pas aux "bâtards métissés" méditerranéens. N’en pêche que c’est des italiens, des espagnols, des portugais, des belges et des français, des hongrois et des roumains qui sont morts à l’Est aux côtés des dieux nordiques !
      Le cousin depuis son île, ravagera toute l’Europe, Dresde sera la cerise sur le gâteau.
      Napoléon avait tout compris. Hitler, rien.

       
    • Je rajouterai au commentaire de "abcd" que si il avait gagné à Waterloo, il aurait finit par perdre plus tard. Peu importe la portée de son génie militaire, la dialectique historique est toujours la plus forte.

       
  • Décidemment dès que la République s’invite, le Malheur accourt. Qui se cache derrière cette République ? Dès l’instant qu’on choisit cette "Forme Politique" on devient l’esclave de Thanatos. On sévit dans une société pathologisante. Son erreur à Napoléon, c’est d’avoir sans doute capitulé devant les Frères Lumières. Ces illuminés....

     

    Répondre à ce message

  • #2713630

    Napoléon fait partie de notre histoire.
    On n’occulte pas l’Histoire de France.
    On peut aimer une période plus qu’une autre,mais on ne déconstruit pas,on ne hache pas,on ne masque pas,on ne hait pas ce qui a fait que notre civilisation est (fut) une des plus grandes au monde,avec ses victoires,et ses défaites.
    Ces dernières,au contraire,devraient être aussi apprises pour savoir les éviter à l’avenir.
    Qu’on l’apprécie ou non,qu’importe alors ?
    Les époques regardent le passé sous un angle qui leur est propre ;s’agirait-il d’étudier son art militaire,il serait un génie ;pour ses erreurs,il serait un dictateur ;avec les femmes il serait comme çi ou comme çà,etc...Tout celà est selon,mais c’est ainsi,il fait partie de notre ciment et de notre roman national.
    C’est une grave erreur que de culpabiliser notre passé,ceux qu’il le font sont indignes,traîtres et futurs traîtres,descendez au cercueil,Vive l’Empereur !Vive notre Histoire !

     

    Répondre à ce message

  • #2713669
    Le 26 avril à 13:49 par Un passant lambda
    "Empereur du peuple" ? La place de Napoléon dans la mémoire française

    Ravi de lire les commentaires..Ravi de voir que sur ER, on dépasse le symbole et qu’on ne reste pas betement béa et admiratif comme Zemmour le fait intempestivement sur Napoleon.

    Décidément cet empereur, non content d’avoir spolié les Francais de leur révolution, les a aussi emmené à une mort certaine, la plupart du temps atroce (mourir au combat comme de la chair à canon, il n’y a rien de glorieux).

    Hitler à coté c’était pas grand chose...On le diabolise, par contre toucher à Napoleon, houlala, "vous n’etes pas vraiment Francais dis donc !" Non je connais simplement l’Histoire de ce pays, avec ce nabot contemporain de mes ancetres Haitien entre autres..Donc sisi je connais hein !

    Le code civil c’est pas lui, il n’a fait que regrouper tout les "moratoire" passé sur le sujet..Le rétablissement de l’esclavage alors qu’avec la révolution, les Noirs de Guadeloupe et d’autres croyaient que c’était fini, c’est lui.

    La falsification historique en Egypte, ca commence avec lui, pour qui connait un peu le sujet ...La phrase qu’on lui attribue à raison ou à tords, raisonne tellement aujourd’hui, à savoir que "l’Histoire n’est qu’un mensonge convenu"..

    Il donne un nouveau souffle à l’impérialisme de Charlequin en lui donnant toute la dimension inhumaine qui en résulte..Impérialisme qui débouchera sur la Colonisation et au 20e siècle sur les guerres ethniques europeennes que l’on sait
    En 2021, certains le glorifie encore, comme quoi l’ignorance crasse existe y compris chez les Elites intellectuelles.

     

    Répondre à ce message

  • #2713810

    Et le Code civil de 1804, l’héritage mondial de Napoléon ?

     

    Répondre à ce message

    • Le Code Civil c’est un morceau de Talmud. Un droit où le propriétaire (et à plus forte raison le locataire) n’est rien, où la propriété elle-même est seule vivante, où ce n’est pas l’homme qui empoche et utilise l’argent mais l’argent qui empoche l’homme et décide de son utilisation, la personne humaine étant un objet inerte dans l’affaire. Un droit où l’individu est toujours coupable jusqu’à preuve du contraire.

       
  • #2713963

    Je trouve choquant de voir des trous de balles ignorants qui n’ont jamais rien fait de leur vie se permettre de tels jugements sur Napoléon.
    Déjà, qui peut se targuer d’avoir son vécu ? Ayez au moins cette humilité.

    Le mélange d’intelligence, de culture et surtout d’expérience personnelle permet normalement de juger avec distance et lucidité.
    Ici comme ailleurs c’est tout blanc ou tout noir, sans nuance.

    Pour ce qui est des convictions spirituelles de Napoléon allez directement à l’essentiel et lisez Sentiment de Napoléon sur le christianisme : conversations religieuses.

    Il suffit de taper "napoleon bainville pdf" sur google pour l’avoir gratuitement.
    Vous vendez ce livre en ePub sur KontreKulture pour 12 euros, c’est scandaleux.

     

    Répondre à ce message

Afficher les commentaires précédents