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Enquête sur l’ex-patron des stups : deux magistrates de premier plan en garde à vue

Ces deux magistrates ont été entendues pour leur rôle présumé dans l’organisation de la garde à vue fictive, en avril 2012, d’un trafiquant de drogue reconverti en indic. À l’époque, elles étaient toutes les deux au parquet de Paris.

 

L’affaire avait bousculé la direction centrale de la police judiciaire. Elle ébranle désormais les plus hauts échelons du parquet de Paris. Selon nos informations, Véronique Degermann, procureur adjoint, qui a longtemps dirigé le pôle en charge des affaires de criminalité organisée et de terrorisme, a été convoquée hier à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à la demande de magistrats lyonnais.

Une autre magistrate, Karine Roussy-Sabourin, aujourd’hui en poste à la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), a elle aussi été interrogée. Elles ont mardi toutes deux été placées en garde à vue. Pour s’expliquer sur une… fausse garde à vue dans un retentissant dossier de trafic international de stupéfiants. Karine Roussy-Sabourin est sortie de garde à vue dans la soirée. Véronique Degermann était toujours entendue ce mercredi matin.

Judiciairement, l’affaire éclate en octobre 2015, après la découverte par les douanes de 7 tonnes de cannabis. La drogue est répartie dans 3 camionnettes, stationnées en plein XVIe arrondissement, à Paris. Rapidement, il apparaît que la cargaison a été importée par l’un des plus gros trafiquants français, Sofiane Hambli. Or, l’enquête démontre que cet homme est aussi l’informateur… du patron de l’office des stups, le commissaire François Thierry. Ce dernier favorisait les affaires d’Hambli ce qui permettait d’identifier des réseaux de revente. L’affaire entraîne la chute d’un des plus brillants éléments de la direction centrale de la police judiciaire.

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François Thierry

 

Lorsque la justice demande des comptes aux policiers des stups, en mars 2017, ils balancent. Ils affirment que cette opération, parfaitement illégale, a été gérée en plein accord avec Véronique Degermann, procureur adjoint au parquet de Paris, et avec une magistrate spécialisée, Karine Roussy-Sabourin.

« Nous l’avons gardé dans une chambre d’hôtel, à proximité du service, pendant trois jours, a reconnu un officier. Je précise que cela s’est fait avec l’accord et la parfaite connaissance du parquet de Paris, notamment Mme Degermann et aussi Mme Sabourin. »

Lire l’article entier sur leparisien.fr

 

Le reportage d’Envoyé spécial du 14 juin 2018 sur l’affaire :

La drogue, caisse noire de l’État profond pour opérations noires,
lire sur Kontre Kulture

 

Trafic de drogue, trafic d’État, sur E&R :

 






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