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Entretien avec Youssef Hindi à propos du tome II d’Occident et Islam

L’association Culture Populaire a rencontré Youssef Hindi pour un entretien exclusif autour de son prochain ouvrage, le tome II d’Occident et Islam sous titré Le paradoxe théologique du judaïsme. Comment Yahvé usurpa la place de Dieu.

 

 


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Youssef Hindi – Messianisme et Histoire

 

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28 Commentaires

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  • J’ai déjà commandé le livre.
    Une perspective très intéressante ! J’attend cette lecture avec impatience !
    Cela fait des années que je n’avais pas bien compris les “différentes appellations” de(s) Dieu(x) (bien que les juifs disent avec juste raison que le nom du Dieu universel est une révélation qui n’est pas á la porté de chacun) de la religion hébraïque.
    Youssef Hindi vient allumer ma lanterne puisque certaines choses capitales ont changé au cours du temps.

     

    • Le problème du dieu "universel" des juifs est qu’il est avant tout le dieu des juifs.
      Les goys doivent passer par eux pour accéder à dieu.
      Tandis que n’importe qui peut accéder directement au dieu unique chrétien, par exemple.
      Ce dieu juif faussement unique (en fait jaloux et intolérant) est donc l’expression d’un suprémacisme juif de droit divin sur le reste de l’humanité.


    • Gz
      C’est la même chose avec le Dieu chrétien, seul un chrétien peut y avoir accès, tous les autres sans distinction de religions, de croyances, de cultures, de vie pieuse vont en enfer.
      Même chose avec l’Islam.
      La même chose pour toute ces trois religions impérialistes.
      Faudrait commencer à voir la vérité en face.


    • @Jay
      N’importe qui peut devenir chrétien.
      J’ignorais qu’un goy pouvait devenir juif...
      Les rabbins disent de se méfier des convertis jusqu’à la 22e génération...

      Et je l’ai bien compris : rejeter toutes les "religions" en bloc, c’est tenter d’être, finalement, juif.


    • "J’ignorais qu’un goy pouvait devenir juif..."
      Vous ignorez beaucoup de choses.
      C’est dur, mais possible.
      Des Rabbins fanatiques il y en a aussi.
      Vous pensez que tous les juifs remontent à des familles juives il y a 2500 ans ?
      De toute manière peuple élu par naissance ou par conversion c’est la même chose pour ceux qui ne sont pas intéressés par ces religions, comme c’est mon cas.
      SI ON CONTINUE LA COMPARAISON, à la limite il vaut mieux être un esclave sous domination juive que de se faire torturer pour l’éternité dans l’enfer avec aucun espoir d’en sortir. C’est donc encore pire moralement.


    • @jay
      Tout faux.
      Tout un chacun a accès à Dieu par l’intermédiaire de N.S Jésus Christ, à tout moment de sa vie et quelle qu’elle fut.
      Même au moment de sa mort.
      Comme tout un chacun peut quitter la foi catholique, ce qui n’est pas le cas de l’islam où c’est puni de mort.
      Entre le Talmud, le coran et les Évangiles, il n’y a pas photo sur les deux qui véhiculent l’intolérance, la violence, l’appel au meurtre, et l’ incohérence.


    • @ Georges 4bitbol
      Rien à redire sur les évangiles, c’est l’Ancien Testament qui me chiffonne.
      C’est d’ailleurs lui qui a servi à justifier les horreurs perpétrées par les chrétiens.
      Je n’ai pas de problème si vous suivez Jésus, le problème vient quand vous dites qu’il est le seul possible pour atteindre Dieu et que tous les autres vont en enfer et quand de surcroit on essaye de l’imposer par la force, la ruse ou le mensonge.
      À cause de cette intolérance, on se retrouve encore avec un peuple élu, par conversion cette fois.
      Vous comprenez ?
      Mettez-vous un peu à la place de ces milliards de gens qui ont une manière différente de la vôtre d’approcher Dieu. Vous aimez, vous, quand on vous dit que Jésus vous mène en enfer ?
      On est plus au quinzième siècle, maintenant ces salades, cela ne marche plus.


    • Toutes les religions traditionnelles étaient exclusivistes, que cela plaise ou non.

      Les quelques défenseurs de l’œcuménisme sur ce site devraient se demander pourquoi les mondialistes poussent dans le même sens qu’eux.


  • Jésus Christ est venu accomplir la Loi et non pas l’abolir. En ce sens, il reprend à son compte l’intégralité du Judaïsme, Yahvé y compris.

    Le Dieu dont Jésus est l’incarnation EST LE MÊME que celui dont nous parle la Torah : l’Emmanuel (Dieu avec nous ou Immanence divine) est la manifestation d’El Elyon (Le Dieu Très-Haut ou Transcendance divine) - Point barre.

     

  • 1.

    Que le monothéisme ne soit pas une invention juive, on s’en doute bien : l’Unité de Dieu n’est pas une « invention » humaine, c’est une évidence métaphysique qui s’impose naturellement à l’esprit de celui qui s’interroge sur la nature de l’Absolu. Evidence qui n’a échappé à aucun peuple et dont témoignent tous les textes sacrés.

    S’il fallait parler d’ « invention », ce serait plutôt à propos d’un soi-disant « polythéisme » des origines qui se serait progressivement affiné pour aboutir à la conception universelle d’un Dieu unique et unificateur : idée fausse qui procède d’une confusion entre Dieu en tant que principe unique et la multiplicité indéfinie de formes et d’attributs qu’il est libre de prendre selon son bon vouloir.

    Et c’est finalement ce que fait Youssef Hindi : prendre pour des « divinités distinctes » les divers Noms ou Attributs que Dieu se donne de manière à se rendre accessible à l’humanité et dont chacun renvoie à un certain aspect de sa Personnalité. Cette idée n’est d’ailleurs pas étrangère à l’Islam puisque, dans le Soufisme, Allah se voit doté de 99 « Noms divins » ou « Attributs », sans que cela ne remette en question son Unité ni son Universalité.

    Cette primauté d’un Dieu unique comme source unique de toutes les religions est symbolisée chez les juifs par le passage de la Genèse qui relate la rencontre entre Abraham et Melkitsedeq, où il est écrit que le premier remet « la dîme » à celui qui s’exprime au nom du « Dieu Très-Haut » (El Elyon). En d’autres termes, Melkitsedeq « révèle » à Abraham un Nom - c’est-à-dire une dimension - de la Divinité que le patriarche des hébreux ignore… Le rapport de subordination du premier à l’égard du second est évident et Melkitsedeq n’est… pas juif.

    Il y aurait d’ailleurs des rapprochements particulièrement intéressant à faire à cet égard entre Melkitsedeq, Enoch, et - last but not least - Jésus-Christ dont Melkitsedeq est - selon l’aveu même des Evangiles - une préfiguration.


  • 2.

    Tout cela pour dire que :

    1. Jésus-Christ accomplit, assume et reprend à son compte le Judaïsme dans son intégralité - Il n’est pas venu « rectifier » Yahvé.

    2. Le témoignage de l’Unité de Dieu (dont l’appellation de « monothéisme » sert à rendre compte dans le cas des religions du Livre) n’est pas le résultat d’une évolution de la pensée le long d’un processus historique qui irait par tâtonnements successifs du « moins universel » vers le « plus universel », mais le principe sans lequel aucune religion n’aurait les moyens de voir le jour : soit une religion est d’emblée la production d’un Absolu « révélé », soit ce n’est pas une religion - Yahvé n’est pas une « étape » ou un stade primitif dans la conception que se faisaient les anciens hébreux de la Divinité, c’est un aspect parmi d’autres de la Personnalité divine que Melkitsedq incarne déjà au plus haut niveau - celui d’El Elyon.

    Sur ce dernier point, je m’étonne que certains s’offusquent de ce que Jésus-Christ puisse être « homologué » à Yahvé, sous prétexte que ce dernier est un Dieu « vengeur » alors que Jésus prêche un message d’Amour. Je rappellerais quand même qu’une des conditions requise pour la survie de ce message d’Amour a été le « Massacre des Innocents », c’est-à-dire le passage au fil de l’épée de nourrissons qui n’avaient rien demandés à personne. Ce seul exemple pour dire que la notion de « Bon Dieu » a forcément ses limites et finit elle-même par butter sur les rigueurs de la réalité - La conception chrétienne d’un Dieu infiniment bon n’excluant pas pour autant son « courroux » éventuel.

    Puisque je citais le Soufisme, si l’essentiel des 99 Noms divins concerne bien évidemment la Bonté et la Miséricorde d’Allah, son 81e Nom est Al-Moutaqim, c’est-à-dire « Le Vengeur », celui qui a le dessus sur ses ennemis et les punit pour leurs péchés.

    Ce nom n’irait-il pas comme un gant à Yahvé ?

     ;-)

     

    • Par rapport á ce que j’ai compris de Youssef Hindi :
      Les nombreux noms de Dieu dans l’islamisme paraissent être liés á ces attributs.
      Ce qui ne paraît pas bien être le cas dans cette sorte de polythéisme judaïque : Dieu et Yahvé.


    • @ pivert

      Il faut quand même n’avoir rien compris à rien pour voir dans le Tétragramme (Excusez du peu !) le nom d’une simple divinité tribale.

      Dans la Torah et Les Prophètes, Dieu apparaît sous dix dénominations différentes. Pour la Kabbale, Dieu est doté de 72 Noms qui sont, au même titre que dans le Soufisme, des Attributs divins.

      Mais Youssef Hindi voit dans la Kabbale une invention tardive, sous prétexte qu’il n’existe pas de trace écrite de la Kabbale avant une époque relativement récente. Cette tendance à vouloir « rajeunir » la Kabbale ne date pas d’hier et repose sur une approche typiquement anti-traditionnelle qui prit au XIXe siècle le nom de « méthode historique » et à laquelle Gershon Scholem reste malgré tout attachée - Sur les limites de Scholem cf Charles Mopsik.

      Sur la parfaite conformité du Judaïsme - et de la Kabbale - avec le Christianisme, je renverrai d’abord à l’ouvrage du Chevalier Drach « De l’harmonie entre l’Église et la synagogue », publié à Paris en 1844 avec imprimatur papal.

       ;-)


    • Pourrait-on avoir les références des passages des évangiles en question ? J’ai du mal à voir ce qu’il y a d’objectif dans vos affirmations à propos du Christ...


    • Lg@
      Le problème avec certaines explications ésotériques et ces développements, c’est qu’elles sont aujourd’hui á 99% inversées et qu’elle ne sont plus au service de Dieu, mais au service de consciences délirantes qui s’en servent comme des leviers de domination maladives.
      Et tout ça se cache sous un discours fort intelligent (plus habile que la PNL et le coaching) que très très peu peuvent comprendre.
      Les sociétés secrètes prolifèrent ainsi, chacun se donnant un air doctoral de celui qui comprend devant des ignorants. Le virtuel du virtuel, une sorte de “demi vérité” ou un vrai mensonge.
      Un certain judaïsme ressemble collectivement à s’y méprendre á ce genre de réflexion.
      Mais ne croyez pas que je me mets hors de la création ou hors d’atteinte de cette même réflexion, le Christ ne disait-il ces paroles prophétiques : soyez vigilants !
      Je plaide donc pour la miséricorde de Dieu et son inspiration divine, et je ne fais pas tellement confiance á ceux qui ne me parlent pas directement au cœur (ne pas confondre avec l’émotion á deux balles) tout en disant (ou enseignant) quelque chose qui va dans le bon sens (même s’il ne sont pas parfait).


    • @ Pivert

      Alors faites l’effort de lire Le Chevalier Drach et vous verrez s’il parle à votre coeur ou pas.

      Parler au coeur, c’est très bien, à condition de ne pas le faire en racontant plus ou moins n’importe quoi.

      Concernant l’« ésotérisme », il est impossible d’en faire l’impasse si l’on veut accéder à un certain niveau de lecture des Ecritures.

      Dans le Christianisme la Connaissance est déterminée par l’Amour, c’est une évidence - c’est en ce sens que Dante parle de l’Intelleto d’Amore  -, ce qui n’exclut nullement l’existence d’une gnose authentiquement chrétienne et faisant partie intégrante de l’Eglise depuis ses origines. Le fait est que l’Eglise catholique Apostolique et Romaine s’est progressivement vidée de cette connaissance pour finir par la rejeter totalement.

      Il y aurait un paquet de choses à dire sur les conséquences désastreuses d’un tel rejet.


    • @ Pivert

      Je vous conseillerais également la lecture de l’Abbé Nicolas Boon : Au coeur de l’écriture : méditations d’un prêtre catholique.

      Là aussi, la parfaite conformité du Judaïsme avec le Christianisme vous sautera au yeux.


    • Lg@
      Pour tout vous dire...
      En Août, “le miroir du mort” Agatha Christie /et “Les aventures de Sinbad le Terrien (traduction de Renée Khawan)
      En Septembre, le deuxième tome “Occident et Islam” de Youssef Hindi
      Après on verra....
      Merci comme même.


    • votre culture est assourdissante, pouvez-vous nous donner les références du livre et des études que vous avez produits afin que nous nous les procurions, svp, mille merci


    • Nb@
      Combien je vous dois ?


    • @NB

      Bien sûr :

      « Un troupeau de veaux lunaires » aux Editions Cherche Rantanplan Cherche !

      @Pivert

      Juste une grosse commission.


  • Vraiment aimé ce que dit Hindi à partir de 3:05
    Les fameux ’’médias alternatifs’’ que je ne nommerai pas et qui boycott Hindi alors que son travail n’est pas ’’inventé’’ ou ’’imaginaire’’ comme le serait un roman par exemple... et surtout jamais de ’’débats’’ par qui que ce soit...
    Merci à E&R et aussi en moindre partie a TVLibertés pour avoir fais de la promos à Hindi et son travail intellectuel de haut niveau.


  • Mille merci monsieur Hindi


  • Laissez moi divaguer un instant...
    La première question est de savoir s’il peut avoir plusieurs révélations d’un seul Dieu absolu et universel (sans le confondre avec le mal, tout le monde n’est pas automatiquement débile) avec des noms différents suivant chaque culture ?
    D’un autre côté...
    Plusieurs personnes ayant des religions différentes peuvent avoir toutes un Dieu universel différent, sans avoir aucun conflit.
    Le conflit vient parce que les gens “croient” ou vivent leur religion seulement au niveau cérébral (cerveau frontal) ou au seul niveau théorique, et que cela peut se transformer plus facilement en une obsession vide de sens, et sans écoute “intérieure”. Entraînant, avec le temps une obsession collective, avec un Dieu personnel (pas très universel) qui sauve un seul peuple ou groupe de personnes, qui n’acceptent pas qu’il peut avoir d’autres expériences en relation, sans être exactement la sienne ou pire dans le blasphème, et sans renier l’universalité pour autant.
    Un transmetteur qui me paraît authentique, et qui transmet la religion, n’est pas intéressé á ce que les gens lui soit soumis, mais soumis á Dieu et non pas á un organisme politique qui manipule la “volonté de Dieu”. C’est la volonté de Dieu qui fait la religion et non pas celle des hommes. Les hommes peuvent se tromper et doivent écouter “la parole de Dieu”.
    L’autonomie est la relation unique de soumission á Dieu qui n’est pas une personne. Si le transmetteur respecte cette relation en guidant vers cette direction, alors les choses vont mieux.
    Si l’idée de transmission vers Dieu ne rendait pas maladivement dépendant á jamais du transmetteur (maintenant le respect, l’ouverture, sans rejet), les choses iraient certainement mieux. Le temple, l’église, la mosquée, la sinagogue, ne serait plus un local de pouvoir terrestre, mais un local de pouvoir céleste, sans propriétaire terrestre.
    Ouf... Je ne vais pas me faire que des amis avec ces trucs lá !

     

    • "La question est de savoir s’il peut avoir plusieurs révélations d’un seul Dieu absolu et universel ...... avec des noms différents suivant chaque culture ?"
      Bien sûr.
      Dieu se révèle en fonction du lieu, de la culture, des croyances, de l’époque, et ....du désir et de la pureté de la dévotion.
      Et non pas une fois mort !
      C’est ce qui explique la multiplicité des religions et des voies spirituelles.
      Et c’est cela sa miséricorde, il se met la portée de ses dévots et se révèle en fonction de la nature de leur dévotion et de son intensité.
      Ce qui n’exclut pas que certaines voies soient aussi des fakes.
      Et avec cette compréhension, on n’a plus envie de tuer personne.
      On appelle cela le monothéisme inclusif qui est non fanatique et non belliqueux, si vous voyez ce que je veux dire.
      Le monothéisme exclusif abrahamique fanatique et meurtrier n’est venu que bien après, il est une déformation de ce monothéisme inclusif.


    • D’accord mais c’est triste que tout cela soit associé à ce pauvre Abraham.
      Puisque les traditions religieuses qui portent ce nom, sont aujourd’hui bien souvent l’inverse de l’universalisme qu’il prônait.


  • Sur la question de l’exode et des preuves archéologiques, il semble que Youssef Hindi ignore le travail de l’historien libanais défunt Kamal Salibi.
    J’espère qu’il le découvrira bientôt, si cela n’était pas le cas !
    Son ouvrage de référence (La Bible vient d’Arabie) postule que les événements décrits dans la Bible hébraïque ne peuvent se situer en Palestine/Canaan, mais plus probablement dans une region située entre La Mecque et le Yémen. Une thèse qui ne plaît pas beaucoup aux sionistes...