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Festival de (la prostitution à) Cannes

La question à 500 euros est : comment distinguer une prostituée de rue d’une groupie du cinoche ou d’une actrice en mal de contrat ?
C’est méchant mais la médiocrité du Festival est encore plus méchante pour la culture et l’intelligence.

 

Il n’y a qu’à voir le dernier film de Kechiche, qui a cédé à ses fantasmes au détriment du public : trois heures et demie de cul et de techno. Le réalisateur aime le (gros) cul, c’est pas le problème, mais il manque une histoire. Il manque le cinéma. Mektoub My Love se compose de deux parties : canto uno et intermezzo.

La bande-annonce de Mektoub My Love : canto uno :

 

À défaut de bande-annonce pour Mektoub, my love : intermezzo, ce petit sujet de BFM TV :

« C’est le scandale de cette 72e édition. La projection du nouveau film d’Abdelatif Kechiche, Mektoub My Love : Intermezzo, le 23 mai, au Festival de Cannes, a marqué les esprits – et pas forcément pour de bonnes raisons. Au programme, entre autres, de ce long-métrage de plus de trois heures, une séquence de cunnilingus de 15 minutes. Mais ce n’est pas tout. Le Midi Libre publie ce samedi matin dans ses colonnes le témoignage choc d’une personne proche de la production. Selon cette dernière, Abdelatif Kechiche, le réalisateur du film, aurait poussé son casting à avoir des relations sexuelles « non simulées ». » (Le Figaro)

 

En 2015, le film marocain sur la prostitution, Much Loved, était sélectionné à Cannes. Un air de famille, non ?

 

Cannes aime les putes, voir la bande-annonce des Élues, un film mexicain sélectionné, toujours en 2015 :

 

Et là un film sur la prostitution en Bulgarie, Tête baissée, sorti en 2015 mais pas à Cannes :

 

On dirait que l’argent, le vol, la prostitution et la drogue se mélangent à Cannes dans une sarabande infernale. L’art est passé au second plan : il s’agit de faire du fric et de se taper tout ce qui bouge, apparemment. Il n’y a plus qu’un mince filet entre les professionnels du cinéma et celles du trottoir.

« On participe à l’attractivité de la ville. Sérieusement, il y a des prostituées uniquement à Nice et Cannes. Vous n’imaginez pas le nombre de clients qui viennent ici juste pour ça ! »

Nice-Matin a sorti un article sur la prostitution à Cannes, 40 filles en basse saison, une centaine en haute saison, mais c’est sans compter les travailleuses en ligne, beaucoup moins visibles. Dans les rues, elles sont pour la plupart originaires d’Afrique (mafia nigériane) et d’Europe de l’est (mafia albanaise), mais il y a encore des Européennes de l’Ouest. L’honneur identitaire est sauf.

La réaction officielle de la ville de Cannes à cette explosion de la prostitution :

« La prostitution n’est pas interdite par la loi, seuls les clients peuvent être verbalisés, le proxénétisme est également prohibé par le code pénal. La mairie n’a aucun pouvoir légal pour intervenir dans le cadre de cette activité. Nous avons néanmoins pris un arrêté afin de nous permettre de verbaliser les nuisances qui découlent de celle-ci (tapage, jet de détritus, etc.) Nous sommes donc allés au bout de ce que nous pouvions faire, cela relève de la police nationale, nous travaillons bien évidemment en coordination avec eux pour leur relayer les plaintes de riverains et nos observations sur le terrain. »

 

Un reportage sur Cannes et la délinquance en tout genre, datant de 2015 :

Prostitution partout, cinéma nulle part...

 






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72 Commentaires

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  • #2205846
    Le 26 mai à 15:37 par mbz
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Abdelatif signifie en arabe Serviteur du Bienveillant (Dieu). Quelle dégénérescence !

     

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  • #2206127
    Le 26 mai à 23:36 par Tetar 1er
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Bloy ne voyait pas de différence entre le métier de comédien (au théâtre, à l’époque) et la prostitution. Bien sûr, chacun vendant son corps pour une certaine durée afin que l’on prenne plaisir avec... enfin... je m’disais quand même, que c’était une affirmation un peu exagérée (pas de réelle profanation du corps à priori chez le comédien...)
    Mais en fait, plus le temps passe, plus ces types se déshonorent, et je suis de plus en plus d’accord avec lui... loin de moi la volonté de salir l’un ou l’autre de ces deux métiers, je ne sais plus d’ailleurs lequel pourrait se sentir le plus offensé... Et puis les deux ont un charme un peu folklo, et une légitimité antique, que je ne conteste pas, et qui participe au tout poétique et au sordide de la vie... Pour moi ils appartiennent vraiment au même monde, un peu fellinien, un peu glauque aussi... Je les observe, de très très loin...

     

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    • #2206445
      Le 27 mai à 11:07 par Michelly58
      Festival de (la prostitution à) Cannes

      Zola avait parfaite décrit se milieu dans Nana : Appelez le mon bordel ! De Gaulle décrivait le théâtre comme le baisodrome de Napoléon.

       
  • #2206411
    Le 27 mai à 10:28 par Michelly58
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Entre les putes de Canne et celles de la croisette, faire la différence doit être un tâche ardue. Mais j’ai plus de respect envers les prostituées qu’envers ses bourgeoises collet monté qui font les saintes nitouches bien pensantes, quand elles sont les pires putes. Prêtes à passer sous la table pour obtenir un rôle pour après aller crier au viol quand leur sugar daddy a pris une actrice plus jeune et mieux gaulées.

     

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  • #2206489
    Le 27 mai à 12:04 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Showgirls est un film franco-américain réalisé par Paul Verhoeven en 1995.

    À l’époque de sa sortie, la critique avait unanimement dénoncé un navet.

    Le film traite d’une ambitieuse qui veut devenir danseuse vedette à Las Vegas.
    Du coup, beaucoup de nudité, et pas mal de sexe, parce qu’il est question de relations de pouvoir.
    C’est une avalanche de vulgarité.
    Mais c’est un chef-d’oeuvre absolu, rien n’est laissé au hasard, il y a une maîtrise totale, de bout en bout, du sujet.
    Jusqu’à la fin, où vous regarderez bien le panneau routier, et ce qu’il y a écrit dessus.
    Paul Verhoeven a mis une quenelle immense, avec ce film.

    Le constat, c’est que c’est un film outrancier qui sert absolument un sujet outrancier, parce qu’il y a un fond abyssal à propos de l’humanité.
    Aujourd’hui, c’est totalement accepté, la nudité outrancière, mais il n’y a plus de fond, plus rien à dire, juste un mec qui se branle, Abdelatif Kechiche.

     

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    • #2206899
      Le 27 mai à 21:21 par Lynx dans la brousse
      Festival de (la prostitution à) Cannes

      Très bon merci pour le rappel, Paul Verhoeven en 1995 était l’avant garde américaine qui dénonçait la vérité nue sur le sujet dans un film donc "dénudé" qui avait la classe d’un des plus grand réalisateur de son époque, mettant en scène une vrai actrice (qui avait commencé par "sauvé par le gong" mais qui ne devait pas être si loin que ça non plus de son propre rôle dans la vie d’où le réalisme).
      Abdel Bechiche en 2019 (j’ai ommis "Latif" exprès) est le "progressiste" maghrébin americanisé qui se sert des putes à billets sans talent pour servir la cause de la dégénèréscance programmée accélérée (du Maghreb par la France et inversement dans la saloperie au nom du Vice roi pour la liberté de faire de la femme une dégueulasse à l’écran comme dans la vie).

      Un réalisateur au sommet de son art dans la dénonciation par la subversion donc forcément un ennemi du Système vs un branleur subventionné par les putes et leurs maquereaux.

      Le bon cinéma c’est du passé, tout ce qu’on peut faire aujourd’hui c’est le réapprecier d’autant plus pour nous et la nouvelle génération, avec la daube d’aujourd’hui il sera facile decontaminer la jeunesse pendant sa crise d’adolescence, quand les enfants volés à leurs pères qui sont restés des hommes voudront survivre au féminisme mortifère de leurs mamans... Qui vivra verra, patience...

       
    • #2207367
      Le 28 mai à 14:36 par Eric
      Festival de (la prostitution à) Cannes

      Verhoeven est un immense cinéaste mais Showgirls est malheureusement son navet. La faute en revient très largement à mon avis à son association avec le « scénariste » Joe Eszterhas, avec lequel il a cependant travaillé de nouveau pour Basic instinct. Mais faudrait peut-être que je trouve le courage de le revoir. Verhoeven est infiniment plus doué pour la SF au sens large.

       
  • #2206523
    Le 27 mai à 12:30 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Abdelatif Kechiche, est-ce tellement différent d’un Robert Bresson ?

    Ils se font plaisir au détriment du spectateur.
    Bon, Robert Bresson a une meilleure maîtrise de l’image.
    Peut-être...

    C’est là que tu vois le génie d’Alfred Hitchcock, de Fritz Lang, de Michael Mann : ils ont servi leur art, au lieu de se branler avec...

    Tiens, si tu veux voir un film pour toute la famille, qui t’écarquille les yeux, Les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet) de Fritz Lang, sorti en 1955.
    Y’a du rêve, y’a du fond, une poésie immense.
    La fin, lorsque le contrebandier laisse le petit garçon, avec le bateau qui s’éloigne dans la nuit, loin du rivage...

     

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    • #2207194
      Le 28 mai à 09:00 par Tetar 1er
      Festival de (la prostitution à) Cannes

      Bresson n’est certainement pas un type qui se masturbe intellectuellement, c’est même tout l’opposé, il n’a rien à voir avec ces avant-gardes pseudo-élitistes, ou un snobisme de forme.

      Il n’a qu’une seule idée en fait, un seul parti-pris, mais suffisamment essentiel pour fonder son cinéma. En gros, c’est le fait d’arriver à une diction et un geste automatique chez ses acteurs, pour qu’ils s’effacent, ne prennent pas trop de place, pas plus que le reste de l’image. Le but étant de faire passer l’émotion par un autre canal, une autre surface sensible.

      ça n’a rien de très compliqué.
      Disons que le parti-pris de 99,9% de cinéma, c’est de rapprocher cet art du théâtre.
      Bresson souhaite plutôt le rapprocher de la littérature, des émotions/impressions de la littérature (quand vous lisez, les personnages ne font pas de grimaces, d’intonations, ils ne roulent pas des yeux, et votre regard ne tourne pas autour d’eux en permanence.. ils existent mentalement d’une autre façon, moins maniérée qu’au cinéma, et sont davantage au service d’un langage que langage par eux-mêmes) ou bien la peinture (sur un tableau vous captez toute l’image en même temps, paysage, personnages, avec une même intensité... au cinéma c’est impossible, tout est fait pour que l’intention soit accaparée par le personnage... déjà, de par la nature du cinéma, mais la plupart des réalisateurs ne font que renforcer cet effet).

      Bref, le style en devient autre, et l’on peut ne pas aimer ce cinéma, ou le trouver trop catégorique dans ce partis-pris. Mais cela n’a rien à voir avec de la branlette, une futilité de fond, ou des théories d’enculage de mouche ; C’est fondateur d’un style, c’est absolu (tout le contraire du futile).

       
  • #2206582
    Le 27 mai à 13:16 par Bananonyme
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Mektoub My Love, c’est très explicitement (trop sans doute désormais) le fantasme bien lourdingue d’un maghrébin mégalo. La filmographie de ce Kechiche est très suspecte, et on note qu’il s’est excusé avant la projection (pour la longueur du film), sans doute conscient d’avoir commus un méfait...
    Même les spectateurs n’en peuvent plus (mais pas les ""critiques""" gauchistes ni les ménopausées [comme c’est bizarre]).

    Au moins les autres films étaient relativement subtils.

     

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  • #2206599
    Le 27 mai à 13:38 par Le Cynique
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Pas très halal tout ça !

     

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  • #2206629
    Le 27 mai à 13:56 par Rocco Circoncis
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Le dernier film de merde Abdellatif Kaniche du système

     

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  • #2207131
    Le 28 mai à 05:29 par les prisons
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Dans les bandes annonces tout est clair .Le maître mot est BANDER , nous sommes loin très loin d’un homme et une femme , LAMENTABLE .

     

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  • #2207500
    Le 28 mai à 18:51 par Paulo
    Festival de (la prostitution à) Cannes

    Ah, le monde des putes..., j’ai fait une pause dans la forêt sur une aire de pique-nique, je vois passer deux hommes, dont un arabe, naïvement, je pense qu’ils vont faire une promenade en forêt, quand je vois défiler un paquet de mecs, je commence à me dire, ça craint, c’est le lieu de rendez-vous des putes mâles.
    Quand un type s’approche de ma voiture, je sors, il se barre vite fait, je croise le regard d’un jeune en vélo, il a perdu un client potentiel, je suis écœuré, un chouia triste de voir un mome se prostituer, la plupart des mecs qui viennent prendre du plaisir sont des vioques, nous ne sommes pas à Cannes, mais dans la forêt de Blois, à côté, se balade des familles avec des enfants, elle est belle la France...

     

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