Egalité et Réconciliation
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Frédéric Beigbeder contre la dictature du rire... mais pour le Système

Vous êtes chez le dentiste, vous avez rendez-vous, mais vous savez que vous allez attendre car la salle est pleine et tout le monde vous regarde de traviole. Le dentiste a laissé s’entasser les clients, ils sont sa variable d’ajustement. Vous avez deux heures devant vous, heureusement, vous avez acheté le dernier Beigbeder.

 

L’écrivain a « travaillé » – le terme est un peu fort mais les culturo-mondains rencontrent parfois, par accident, le travail – trois ans sur France Inter pour une chronique matinale chaque jeudi à 8h55, un pic d’audience en pleine matinale de la paire de clowns Demorand-Salamé.

Beigbeder écrit avec légèreté tout en plantant quelques myrtilles de profondeur – les bons mots – dans son cake (on ne fera pas l’erreur de confondre chiant et profond). Si on devait le comparer à un vin ce serait un menetou-salon, un blanc fruité sur une grillade d’été ou des huîtres en hiver. En deux heures Émoji est torché. Ce n’est pas le nom de son livre puisqu’il n’en a pas, mais c’est le logo sur la couverture, alors on s’est permis de le nommer ainsi, le créateur nous pardonnera. Ce roman inspiré du réel achève sa trilogie autour de la pub (à Paris) et du sexe (à Moscou). Au tour du rire, maintenant, de subir l’écriture sarcastique de Frédéric, qui pourtant dénonce la dictature du sarcasme ou du ricanement. Dans une interview du Figaro Magazine, il énonce que le rire omniprésent détruit tout.

« L’invasion date de 2014 et le résultat est là : du point de vue des audiences, c’est un succès. D’ailleurs le phénomène ne concerne pas que France Inter mais toutes les radios et les télés. On ne pense qu’à se gausser pour oublier la décadence, le réchauffement, la crise, le chômage, que sais-je ? Mais ces rires permanents ont quelque chose de fatigant à l’oreille. Et anesthésiant pour la pensée. Aujourd’hui, si l’on était à bord du Titanic, il n’y aurait plus d’orchestre pour accompagner le naufrage mais un comédien de stand-up qui dirait : “Waow les gars, vous trouvez pas que c’est vachement humide par ici ?” »

La critique n’est pas nouvelle : la chaîne Canal+, que Beigebder ne nomme pas ici, est devenue la grande spécialiste du ricanement tous azimuts, et on voit où ça l’a menée. La chaîne, qui survit encore économiquement grâce à des ponctions mensuelles énormes sur ses abonnés qui sont nostalgiques d’un passé qui ne reviendra plus, est virtuellement morte. Elle ne fait plus rire grand-monde. Rappel : Beigbeder était à l’animation d’une émission mort-née en 2002 appelée L’Hypershow, pour laquelle il était payé 30 000 euros par mois (200 000 francs de l’époque). L’émission, mal foutue, s’éteindra vite mais par contrat, l’animateur touchera une année entière. Pas revancharde, la chaîne le fera travailler sur d’autres formats.

Beigbeder reçoit son ami Moix (à la 26e), la vidéo fera 6000 vues en... 7 ans :

 

Il admet avoir participé à ce totalitarisme rigolard mais s’en repent. On dirait une conversion de libertin, soudain atteint de dépression et de modestie, à une morale plus rigoureuse. En quelque sorte, Beigbeder a rencontré Dieu, qui l’a un peu morigéné. Il tente un rapprochement politique (Beigbeder, pas Dieu) :

« Comment voulez-vous débattre sérieusement avec un clown ? Le dégagisme l’emporte partout dans le monde. Le slogan politique du mouvement Cinq Etoiles en Italie était « Vaffanculo » ! En France, Macron a gagné parce qu’il était dégagiste. Nous avons eu de la chance qu’il ne soit pas exactement le Joker, mais que se passera-t-il la prochaine fois ? Les nombreux animateurs de late shows américains ont tellement tapé sur Trump qu’ils lui ont préparé le terrain. Même chose avec l’establishment anglais, unanimement anti-Brexit et unanimement perdant. L’excès de rire engagé aurait-il pavé la route aux démagogues ? Je me trompe peut-être, je ne suis pas politologue. Mais le fun permanent a démontré son impuissance dans ces pays-là. Quand on passe sa vie à tout dézinguer, il ne faut pas jouer les étonnés quand le dézingage l’emporte. »

De la survie en milieu hostile archi-bien-pensant…

Quel être humain normal pourrait supporter un tel voisinage ?

 

Quitter avec une semi-élégance le navire audiovisuel qui se casse la gueule ne demande pas un grand courage, mais il le quitte à temps et sort son livre avant les autres. D’autres, comme les humoristes interchangeables de France Inter, resteront jusqu’à la fin dans le paquebot. Si le navire amiral de Radio France est devenu la première radio de France (selon les jours avec RTL), son niveau informationnel a baissé radicalement, et l’écrivain souligne que l’audience a été sauvée par les humoristes. Des humoristes qui ne vont pas très loin (ils connaissent la ligne rouge), puisqu’ils tapent tous sur les mêmes cibles, que l’on connaît par cœur et que Beigbeder ne cite pas dans l’interview : les cathos, les fachos, les machos, les racistes, les antisems, les beaufs, bref, la majorité officielle des Français.

Maintenant, intéressons-nous à l’intervieweur du FigMag, que nous ne nommerons pas pour ne pas briser sa carrière. En une question, il va montrer ses limites éditoriales et en une réponse, Beigbeder va montrer lui ses limites politiques. C’est pour nous le clou rouillé de l’entretien :

« Cette immunité conférée par la drôlerie, vous affirmez qu’elle est devenue obligatoire aujourd’hui. Que nous sommes, en quelque sorte, entrés dans “la démocratie du pouet pouet”. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ?

L’élection de Boris Johnson il y a quinze jours. Celle de Beppe Grillo en Italie, de Zelensky en Ukraine, de Marjan Sarec en Slovénie. Tous clowns professionnels. Et je ne cite pas Trump parce qu’il est drôle sans le faire exprès. Les comiques prennent le pouvoir partout car, je le répète, il est impossible de débattre avec eux. Ils font de l’audimat, séduisent les masses en critiquant tout, sont élus parce qu’ils disent et font n’importe quoi. La situation est gravissime : le bouffon du roi, c’est salutaire ; le bouffon qui devient le roi, c’est l’apocalypse. Regardez l’échec de la COP25 à Madrid : il est là, le vrai suicide en direct, bien plus grave que celui d’Octave Parango dans “Le 7/9” de France Publique ! »

De quelle immunité par le journaliste ? Dieudonné a montré qu’il n’y avait aucune impunité dès lors qu’on s’attaquait – même pour de rire – au pouvoir profond. Pour les autres, le ramassis de couilles molles de France Inter, il y a évidemment immunité puisqu’ils font des vannes avec sous les yeux la liste établie par la dominance des sujets tabous et des cibles interdites, ceux qui font vraiment rire, par définition.

Dans l’interview, il y a quand même de l’information, pas seulement la petite revanche de celui qui a été viré un matin, après être venu bourré au boulot. Les gens croient que les HIFI (humoristes interchangeables de France Inter) sont riches, ce n’est tout simplement pas vrai :

« Les auditeurs s’imaginent que les humoristes du service public sont payés des fortunes avec leurs impôts : qu’ils se rassurent. Ils se font juste un nom pour pouvoir partir chez Yann Barthès ou remplir leurs tournées de one-man-show. »

Oui ,mais c’est ça qui paye : avant France Inter, on remplit des salles de 50 places. Après c’est du 1000 dans toute la France. Chaque chronique est payée dans les 300 balles plus les droits d’auteur. Et la radio est le meilleur tremplin de la télé, que ce soit pour les humoristes ou pour les animateurs (ils sont tous passés par là ou presque). Et la télé, ça paye 10 fois plus.

 

(Cliquez ici mais pas sur les deux bandes rouges
pour entendre les chroniqueurs de France Inter raconter leur job)

 

On a trouvé une autre question idiote du journaliste (il est trop gentil avec son vis-à-vis) :

« Vous montrez comment s’impose dans une radio la pensée unique, si souvent décrite par de nombreux essayistes, et comment chaque semaine certaines personnes, en général toujours les mêmes, sont prises pour cibles – ce que vous appelez la “Tête de Turc du moment”. Là encore, vous n’exagérez pas pour les besoins de la satire ? »

Il écoute la radio le mec ? C’est quoi la filière pour devenir journaliste au FigMag, Sup de Fils à Papa ? Là encore, Beigbeder va répondre à côté et on se dit qu’il est soit malhonnête soit idiot. Et comme il est loin d’être idiot...

« Non, sur ce point, j’ai plutôt eu tendance à m’autocensurer. Par exemple, je n’ai pas évoqué l’acharnement sur mes amis Yann Moix ou Roman Polanski. C’est une des choses qui m’ont le plus révolté : comment des jeunes gens de gauche, qui se disent ouverts et tolérants, peuvent passer leur temps à enfoncer des personnes déjà à terre ? S’il n’y avait qu’une caricature, ce ne serait pas grave, mais la répétition à toute heure de la journée provoque un phénomène de meute. Je cite l’exemple de l’incarcération de Carlos Ghosn : des rigolos libertaires qui se réjouissent qu’on jette un homme en prison sans jugement ? Non mais on va où, là ? Les blagueurs sont libres, mais ils ne se rendent pas compte des dégâts qu’ils font sur des êtres vivants, et je ne parle même pas du principe de la présomption d’innocence, dont les humoristes comme les réseaux sociaux se fichent intégralement. On ne va pas demander à des comiques troupiers d’avoir une éthique. Je précise que si je le sais, c’est parce que je le faisais aussi. J’étais une hyène ricaneuse comme les autres ! Pour savoir sur qui taper chaque semaine, il me suffisait de regarder “Quotidien” ou “Touche pas à mon poste”. Il y a un bouc émissaire hebdomadaire, c’est facile. »

Honnêtement, les dégâts que les humoristes font sur l’« humain » Yann Moix, déjà c’est 500 fois moins que sur Dieudonné, mais en plus Moix a été invité partout avec la bénédiction du pape des médias BHL pour venir expliquer son cas aux autorités télévisuelles et se faire pardonner ses dessins nazis... On a fait mieux comme lynchage ! Quant à Polanski, on se permettra un mauvais mot : a-t-il plus souffert de se faire vanner à 80 piges que sa victime de se faire enculer à 13 ans ? On sait que Beigbeder fréquente les partouzes, mais quand même, l’amitié est une chose, l’honnêteté en est une autre. On peut avoir des amis ET rester honnête...

La suite est de la même eau : l’écrivain oscille entre malhonnêteté et idiotie...

« La preuve que France Inter n’est pas idéologue, c’est de m’avoir engagé. Les dirigeants savaient que j’écrivais des livres satiriques, ils savaient que j’étais employé chez vous, au Fig Mag. Reconnaissons-leur une curiosité, un éclectisme et un désir de rééquilibrer les opinions »

Son dealer lui refile de la merde coupée à 80 % ou quoi ? Comment peut-on être intelligent et dire des conneries pareilles ? À moins de tricher, bien sûr...

« Pensez-vous que France Inter remplisse bien sa mission de service public ?

Je vais vous étonner mais ma réponse est oui, absolument, et sans le moindre doute. C’est la meilleure radio actuelle, la plus intelligente et la plus créative. »

Au secours ! Un moment de lucidité néanmoins, probablement dû à une crise de manque :

« Nous avons rigolé pendant les trente dernières années pour oublier que notre pays perdait son rang dans le monde. Les “gilets jaunes”, c’est une grosse claque de réalité à la face des plaisantins impuissants. Quand le mouvement est né spontanément en novembre 2018, mes collègues humoristes étaient tétanisés. Ils ne savaient pas comment en parler, s’il fallait être pour ou contre. C’était hallucinant. Nous sentions que nous étions dans le viseur. Les pseudo- rebelles du 16e arrondissement (où se trouve la Maison de la Radio) avec leurs casques audio tremblaient de peur devant les vrais insurgés à casques de moto qui foutaient le feu à l’avenue Kléber, de l’autre côté du Trocadéro. »

 

Ensuite, on arrive à la fin, rassurez-vous, c’est l’effondrement conceptuel.

« Je pense souvent à la phrase géniale de cette dame en gilet jaune qui a dit : “Vous vous inquiétez pour la fin du monde, mais nous nous inquiétons pour la fin du mois”. Très bel aphorisme, un vrai slogan digne de Guy Debord. On pourrait néanmoins compléter cette phrase en disant que les deux vont peut-être coïncider : que faire si la fin du monde est à la fin du mois ? La situation de la planète va nous obliger à cesser de ricaner. »

Au journaliste le mot de la fin, qui résume tout, un pas gigantesque dans la platitude qui nous laisse sans mots :

« Dans votre roman, l’un des rares motifs d’engagement – et peut-être la seule lueur d’espoir – est le combat pour la préservation de la planète que les jeunes générations ont entrepris. Tout n’est donc pas perdu ? »

Faire confiance au troupeau manipulé par Soros, quel contre-sens ! Beigbeder avait l’occasion de foutre un coup de pied dans la conosphère en dézinguant tous les bouffons sponsorisés de France Inter soumis à la Banque (par le chèque et la peur), et il finit par vanter la conosphère.
Ah, le dentiste est là.

 

Bonus : un peu de méchanceté gratuite, quand même

Dans toute la première moitié de l’ouvrage — la seconde fait un portrait radicalement désespéré de notre société — l’auteur n’y va pas par le dos de la cuillère, racontant comment les amuseurs stakhanovistes, appelés à nourrir “la machine à vannes”, pillent fébrilement, la veille, le contenu de l’émission “Quotidien”, de Yann Barthès ou les pages de “Charlie Hebdo”. Dans son viseur, entre autres, Léa Salamé, qu’on reconnaît facilement sous le nom de Laura Salomé. Surtout, Beigbeder ne quitte pas un certain Nathan Dechardonne, alias Nicolas Demorand, “l’animateur”, sur lequel il tire en rafale. “Il sait rester maître de ses émotions en toutes circonstances comme à l’époque où il organisait des plans sociaux à Libération” ; “il est le chaînon manquant entre l’humanité et la machine” ; “J’ai connu un congélateur Blaupunkt qui dégageait davantage d’empathie”… ( Le Parisien )

 


 

Bonus E&R : Alain Soral, dès 2002, écrivait déjà sur le comique pas drôle comme symptôme de l’effondrement du politique

 

Entrée « Comique » d’Abécédaires de la bêtise ambiante :

 

 

Se procurer le livre chez Kontre Kulture :

(Cliquez sur la couverture)

 

L’épisode précédent, sur E&R :

 



Article ancien.
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32 Commentaires

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  • Je lisais parfois ses papiers dans Le Figaro : c’était pas mal par moments...après, l’argent finit par tout corrompre, c’est inévitable !


  • Il a fait caca ....

     

  • Rien que la couverture de son livre ferait tâche dans ma mini bibliothèque haut de gamme - pas trop fournie, la qualité d’abord.
    Enfin bref, son public kikou-lol se reconnaîtra, le dernier Beigbeder pour être in, du fast-book pour rester invité.


  • #2351697

    C est pas le gars qui fait "prout" quand il est dans la réalité


  • Begbeider progresserait il trop doucement vers le haut niveau moral de son film "99 francs", d’autant plus de ses deux fins possibles, car son retrait du système par un sacrifice personnel complet est loin d’être totalement au rendez-vous à la différence de Soral et Dieudo.
    En espérant que comme beaucoup d’autres personnes, ce soit principalement par une exaspérante obligation de tant dépendre du système actuel survivant encore.


  • L’humain au sommet de la pyramide évolutive ?
    Ou au plus profond des abysses de la dégénérescence ?
    Probablement qu’il fait le grand écart entre les deux, mais, comme tout acrobate a ses limites, il serait peut être temps qu’il pense à faire un choix ...avant le grand plongeon !


  • #2351726

    Il doit sentir le vent tourner.
    Prout


  • Frédéric Beigbeder ou l antithèse de la virilité.


  • Son frère, entrepreneur fortuné, vient à la TV faire de la propagande pour la retraite par capitalisation et plaint le PDG de France Telecom ( Lombard) car on ne peut pas virer (sic !) les employés comme on veut en France. Sacrée famille !


  • Il faut n’avoir rien à se mettre sous le cockpit neuronal pour acheter et lire l’Emoji beigbederien-de-rien. Mais on ne peut dénier à l’auteur son habileté à sauter du paquebot en naufrage toujours au bon moment. Lorsqu’il pondit son "99 Frs", devenu pour sa réédition "9 €", il venait déjà de quitter le monde sniffeur des fils de Pub où il avait tout de même fait une petite fortune et surtout tissé les relations utiles pour son auto promo d’auteur du petit monde germanopratin devenu depuis petit monde du tourisme à photos de smartphone (auto portrait réalisé à la terrasse du Café des deux Magots, ça reste le "must" pour les petits heureux de la mondialisation du nouveau monde plat).

    Aujourd’hui, il quitte le monde de la radio qui, effectivement, est subclaquant et dans lequel les humoristes mal payés sont autant de jantes crevées sur des vélos montés en kit pièces made by Bien-pensance cynique facile.Se foutre quotidiennement de la gueule du dossard jaune et du voisin de palier forcément "facho, xéno, raciste et phobique en tout" ça a des limites que Beigbeder n’entend pas tester... trop risqué pour la suite de sa petite carrière d’auteur.

    Donc, l’auteur a sa crise régulière de mea culpa. Il ne délivre son analyse de l’intérieur du monde du bla bla bien peigné que n’importe quel bon observateur, même clampin de base, a déjà pigé depuis longtemps, du moins pour ceux qui se réinforment aux bons endroits. Il tape ici et là tout en ne franchissant toujours pas le Rubicon de la parole courageuse, piège à cons pour ceux restés en-deça, on l’aura compris.

    Beigbeder fait partie, malgré lui (?) du monde qu’il critique. Habile utilisateur des sous systèmes tendus par le gros (Système), profiteur édito compatible des diverses tribunes de la rigolade creuse et de la critique bornée par la fameuse "ligne rouge", fêtard assumé et sans regret d’une époque où la ligne était blanche et volatile. Au bout d’un moment, forcément, ça gratte le pif et ça peut pousser l’amuseur de la liberté d’expression préfabriquée à avoir le destin d’un Delarue. Beigbeder veut rester en vie, il veut raconter et cherche peut-être à se redresser un poil a force de s’être abaissé à cirer les pompes du sous système voire de lui avoir pompé autre chose...

    Beigbeder aurait-il soudain compris la force de la notion de rédemption en ces époques de fêtes du solstice solaire et de son représentant bimillénaire ?


  • Beigbeder, c’est comme Hainetovhaine, Danny la braguette, Finecrotte, Boeusanceno,...
    des beaux parleurs du système
    qui dénoncent quelques turpitudes de leur
    coreligionnaires mais qui participent depuis toujours
    à se dézingage des valeurs, des institutions...

    BeGBD nous joue la partition mondialiste du
    combat pour la préservation de la planète,
    rassure toi, elle était là avant nous, elle sera là après.

    Ça permet de ne plus parler de luttes des classes,
    du chômage, de la corruption, du pouvoir d’achat,
    de l’inflation, mais par contre justifie l’invasion
    migratoires, des taxes "écologiques"...

    Pour finir et démontrer le niveau de la Chutzpah
    Pilpoulesque : J’étais une hyène ricaneuse comme les autres !

    et dans la même interview : Comment voulez-vous débattre sérieusement avec un clown ?

    Alors qu’il est incapable de citer le programme de Trump puisque seul les passages qui passent
    sur les chaînes TV et radios sont détournés de
    du sens original.

    Le programme du Mouvement 5 * ,
    Vafanculo,
    C’est la réponse au politicards véreux et
    corrompus qui se foutent de la gueule du monde

    Avec entre autre, l’attentat de Bologne attribué au brigades rouges alors que c’était les services secrets italiens avec la bénédiction des francs-Macs
    de la loge P2.

    Quelle est la différence d’audience entre
    Rance inter et ER ?


  • #2351804

    "Et je ne cite pas Trump parce qu’il est drôle sans le faire exprès."

    quelle arrogance...

    Donald Trump, malgré sa fortune, est à la portée des gens
    il est crédible

    moi-même, lorsque ce mec-là parle (dans sa langue),
    je comprends ce qu’il dit
    les politiques français, désolé, je ne comprends pas :
    c’est du charabia de faux culs

    c’est une pseudo élite
    Donald Trump, c’est tout le contraire
    tu peux le mettre dans n’importe quel milieu, il sera toujours à son aise

    ce n’est pas le cas de fiottes mondaines comme Frédéric Beigbeder
    il n’a même pas la décence de la fermer
    mais il la ramène depuis son enceinte privilégiée
    le lâche


  • En voilà un qui n’a pas sa langue de bois dans sa poche.

     

  • "pas exactement" dit il au sujet du micron, tout est résumé là dedans. Il a oublié de dire que ces amuseurs ne sont pas drôles du tout, ils font pitié plutôt. Car ils ont peur. On peut imaginer un basculement total et les mêmes (très moches de surcroît, y en a une avec de ces yeux globuleux, on dirait un calmar architeuthis, ouf c’est à la radio) encenseraient leurs anciennes victimes. On l’a vu entre 1939 et 1947.


  • Dès que je vois un article sur BB je ne lis même pas, je sais qu’il a fait prout et ça me suffit.


  • Bah..... il est pas méchant Beigbeder..... c’est le style bon pote bourgeois pour aller boire un coup au flore genre "prout-prout"... Beigbeder c’est le genre de mec qui a passé sa vie à lire des 4 ème de couverture et à se faire deux rails de coke de suite derrière pour extrapoler dessus et exister intellectuellement en s’adressant à des gens qui survolent les choses et bouffer sur des ronds publics à France Inter. A mon avis il doit être sympa comme pote. Il a pas l’air bien méchant ce brave garçon. Pour lui un acte de combat c’est péter dans un slip en soie Boulevard Richard Wallace à Neuilly à deux heures du mat complètement défoncé avec un pote en se faisant raccompagner par les flics s’ils passent par là et qu’il a perdu sa route. Il doit donner des fois 1000 balles au bonnes oeuvres des orphelins de la police puis voilà quoi.... C’est pas bien méchant tout ça....A Paris il aime la coke a Hendaye le poisson et mettre un ciré jaune et à Kaboul il devient taliban en ayant trois femmes... bah c’est Beigbeder dans son monde quoi... pas bien méchant dis-je de nouveau. Faut sourire ;)


  • Est-il bègue pédé ?


  • Pour enfoncer le clou voici un article de ce pseudo intellectuel qui défend la pédophilie sous couvert de liberté d’expression totale
    il cite a la fin : le Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation (1926) de Pierre Louÿs : "A partir de l’âge de huit ans, il n’est pas convenable qu’une petite fille soit encore pucelle, même si elle suce la pine depuis plusieurs années." et Frédéric regrette que l’on ne puisse plus écrire et je cite "Fantasmer" sur ce genre de chose.

    Frédéric ta fille Oona elle en pense en quoi ? Tu lui a prévu le parcours initiatique ? faut te dépêcher elle grandi vite c’est bientôt 8 ans pour elle ? Pour la pine c’est bon elle est au standard ???
    Seraissent pour ca que tu as appelé Woody Allen a venir en France pour défendre sa cause et lui apporter ton soutien mais quelle soutien tu nous expliques ???
    voici le lien :
    https://www.lexpress.fr/culture/liv...

     

  • Pour être poli, je dirai comme Brassens : quand on est con, on est con......


  • Bonsoir, quelqu’un aurait-il l’amabilité de m’expliquer pourquoi Frédéric Beigbeder est il lié au "Prout" ;) ? J’avoue ne m’intéresser que très peu à cet écrivain et je pense avoir manqué un crucial épisode le concernant ;) ;)

     

  • Ces comiques de France Inter pourraient jouer dans la série québécoise "Têtes à Claques".
    Ricanant de concert, ils nous apportent un petit aperçu de l’enfer.
    Oui, l’enfer, c’est ces autres. Dérisoire, dérisif, néantiel.


  • Une juste analyse de la place du comique dans le système actuel, encore d’actualité à un contre-exemple prêt, il date d’avant la dieudonisation des esprits. Comme quoi les divines surprises sont toujours possible. Le rire subtil et radical que produisent les spectacles de Dieudonné est éminemment subversif, il désacralise ce qui n’a pas à être sacré. Le système n’a d’ailleurs jamais pardonné ce crime de lèse-majesté.


  • Waouh sacrément couillu de s’en prendre à Nicolas Dupont-Aignan !


  • Comment ce chroniqueur cynique de la mondanité peut-il nous livrer une analyse politique aussi superficielle ? Sûrement le syndrome du "cul entre deux chaises"


  • Il a pété, je l’ai entendu faire prout.


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