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Italie : le gouvernement antisystème exige que l’UE efface sa dette publique

Et menace de rétablir sa monnaie nationale

Le nouveau gouvernement italien a rendu public son programme économique, qui contient notamment l’exigence que l’Union européenne efface 250 milliards d’euros de la dette publique de l’Italie et libère le pays de plusieurs restrictions. Sinon, Rome menace de sortir de la zone euro pour revenir à la lire italienne.

 

Les chefs des partis Mouvement 5 Étoiles et Ligue, qui ont obtenu le plus grand nombre de voix aux élections du 4 mars, sont convenus des principes fondamentaux de la politique économique du gouvernement de coalition. Ils sont persuadés que ce ne sont pas les recettes libérales qui garantiront la sortie de la stagnation économique, mais les « investissements » et la « stratégie expansionniste ».

 

Les exigences de Rome

En 2017, l’économie italienne a affiché une croissance économique de seulement 1,5 %, alors que la moyenne dans toute la zone euro s’élevait à 2,5 %.

Au premier trimestre, la croissance italienne a ralenti jusqu’à 1,4 % en glissement annuel, alors qu’au sein de l’UE elle restait stable à 2,5 %.

Pour redresser la situation, les dirigeants des partis vainqueurs préconisent le recours à plusieurs stimulations fiscales allant à l’encontre des principes conservateurs de la Banque centrale européenne (BCE). Ces idées révolutionnaires sont très onéreuses.

La baisse des impôts sur le revenu pour les entreprises et les particuliers à 15 % augmentera significativement leurs capacités d’investissement, tout en réduisant les revenus budgétaires de 80 milliards d’euros par an. L’abandon de la réforme des retraites diminuerait la tension sociale, mais ferait perdre 15 milliards supplémentaires au budget. Et le refus d’augmenter l’impôt sur les ventes encore 12,5 milliards.

Au total, c’est plus de 100 milliards d’euros qui manqueront au budget sachant que la dette publique de l’Italie s’élève à 131,8 % du PIB – l’indicateur le plus élevé en UE après la Grèce. Or selon les règles de l’UE, la dette publique ne doit pas dépasser 60 % du PIB.

Les Italiens sont conscients qu’en transgressant une règle ils en enfreignent une autre – sur le montant du déficit du budget public qui ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Pour l’instant, la situation est tolérable : d’après l’agence nationale des statistiques Istat, le déficit du budget italien se chiffrait à 2,3 % du PIB en 2017. Mais si les plans annoncés étaient mis en œuvre, cet indice dépasserait considérablement la barre des 3 %.

C’est pourquoi les leaders des principaux partis ont préalablement avancé deux exigences à l’UE : premièrement, la BCE doit annuler 250 milliards d’euros de la dette publique italienne ; deuxièmement, lever les restrictions sur le niveau de la dette publique et du déficit budgétaire qui, selon les Italiens, n’existent plus que sur le papier depuis longtemps. « Cela fait dix ans que la France dépasse le plafond du déficit, la dette de la France et de l’Espagne est supérieure à 60 % du PIB », rappelle le représentant économique de la Ligue Claudio Borghi.

Les Italiens avertissent que si Bruxelles ne se pliait pas à leurs exigences, le pays quitterait la zone euro pour revenir à sa monnaie nationale. Le brouillon d’accord de coalition entre les partis 5 Étoiles et Ligue prévoit même des procédures techniques concrètes qui permettraient de se séparer de l’euro et de rétablir la souveraineté monétaire.

Les marchés ont pris ces déclarations très au sérieux : le rendement des obligations italiennes sur 10 ans a augmenté de 16 points de base en une journée – un record depuis 14 mois. Le principal indice boursier italien FTSE MIB a chuté de 3,5 % en deux jours et continue de baisser : autrement dit, les investisseurs vendent les actions des compagnies italiennes.

 

Que dira l’UE cette fois ?

La démarche inattendue des Italiens place Bruxelles dans une position très compliquée. Il est évident que l’UE ne peut pas accepter ces conditions : cette dernière estime que les problèmes budgétaires doivent être réglés par la réduction des dépenses, les réformes libérales et la privatisation des biens publics.

Ainsi, pour bénéficier du soutien financier de l’UE, la Grèce a été contrainte d’augmenter les impôts, de réduire les programmes sociaux et d’organiser une vente d’actifs nationaux. Au final, le port du Pirée appartient aujourd’hui aux Chinois, et les Allemands possèdent une compagnie de communication grecque.

Des ports, des îles, des compagnies d’électricité et de gaz, de grands terrains, y compris la région de l’ancien aéroport près d’Athènes, Hellinikon – avec des plages, des parcs, des forêts et une multitude de monuments antiques – ont été mis en vente.

L’UE est complètement satisfaite du résultat : fin avril, le commissaire européen à l’économie et aux finances Pierre Moscovici a déclaré que le programme d’aide extérieure à la Grèce se terminerait en août 2018. Et d’ajouter : « Finir le programme grec serait un symbole que nous avons mis la crise derrière nous. Et puis, surtout pour les Grecs, ce sera la bonne nouvelle que ce pays est lui aussi sorti de sa crise et est capable de créer de la croissance et de l’emploi. » Mais les Grecs ne s’empressent pas de se réjouir.

« C’est comme une occupation : ils ont capturé notre pays, s’indigne la professeure d’architecture Eleni Portaliou. Les investisseurs étrangers sont comme des vautours : ils savent que nous sommes forcés de vendre nos richesses nationales, et les créditeurs veulent seulement obtenir de l’argent au plus vite. C’est pourquoi les prix deviennent dérisoires et nous perdons sur tous les fronts. Les investisseurs étrangers paieront seulement 900 millions d’euros pour Hellinikon, tandis que les experts indépendants ont évalué ce terrain à au moins 3 milliards. »

Pas étonnant, donc, que les Italiens ne veuillent pas suivre le chemin de la Grèce.

 

Un trou dans le budget

De plus, même si l’UE se pliait aux exigences de l’Italie, cela ne fonctionnerait pas à cause de ses propres problèmes financiers. Le Brexit prive en effet l’UE de son troisième plus grand donateur : le Royaume-Uni versait 12,76 milliards d’euros au budget européen commun et ne recevait que 7,05 milliards de dotations. En d’autres termes, cela forme dans le budget européen un trou de presque 6 milliards d’euros. Les tentatives de Bruxelles de le combler en faisant augmenter la cotisation des autres membres rencontrent une très forte opposition.

Ainsi, lors d’un récent débat sur le projet de budget de l’UE pour 2021-2027, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok a directement indiqué que la « proposition d’augmenter les cotisations était inadmissible » pour son gouvernement. Il a été soutenu par le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen qui a noté qu’une « UE réduite aura également besoin d’un budget réduit ».

Un discours similaire a été tenu par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et la ministre suédoise des Finances Magdalena Andersson, qui a qualifié le nouveau projet de budget européen de « déraisonnable ». Si 6 milliards d’euros suscitent de tels litiges, alors on s’imagine facilement quel scandale éclaterait si l’on parlait de 250 milliards…

Enfin, en répondant favorablement à la requête de Rome, l’UE créerait un dangereux précédent dont ne manqueraient pas de profiter les autres pays qui éprouvent des problèmes budgétaires – l’Espagne et la France. Par conséquent, Bruxelles ne fera pas de concessions à l’Italie.

D’un autre côté, les Italiens pourraient, eux aussi, ne pas céder : le nouveau gouvernement n’a aucune chance de redresser la situation économique avec la politique budgétaire actuelle. Et l’exemple du Royaume-Uni montre qu’il est possible de réduire à un niveau tolérable les frais de séparation avec l’UE en se débarrassant au final d’une multitude de problèmes, notamment migratoires. De cette manière, le scénario de sortie de l’Italie de la zone euro paraît parfaitement plausible.

En février, les experts de l’Economist Intelligence Unit, département analytique du magazine The Economist, ont inscrit l’éventuel éclatement de la zone euro dans le top-10 des principaux risques pour l’économie mondiale. « Le risque de sortie de la Grèce de la zone euro à moyen terme persiste, tandis que les problèmes économiques pourraient pousser l’Italie à sortir de la zone euro. La sortie des pays en crise de la zone euro entraînerait une forte dévaluation de leur monnaie et leur incapacité à rembourser leur dette en euros. Tout cela pourrait plonger l’économie mondiale dans la récession », constatent les analystes.

La coalition populiste est en marche ! Voir sur E&R :

Réveil des nations et chute de l’UE, lire chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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76 Commentaires

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  • Voilà ce que nous aurions déjà fait, du moins si l’on vivait dans ce monde parallèle où la France aurait à sa tête un vrai dirigeant populiste. Forza Italia ! :-) Même si je sens que ça va secouer et que ça n’est pas gagné.

     

    • Naïf que vous êtes !!! Un vrai nationaliste aurait déjà un agenda de référendum de sortie ( ou non ) de l’UE et ne négocierait pas une minute de plus avec Bruxelles.

      Les Italiens vont négocier pour récupérer des éléments de souveraineté ( sur l’immigration par exemple...) et rien d’autre...


    • Oui parceque d’antisysteme ce nouveau gouvernement n’en a que le nom !!!!
      Pour ceux qui en doutent :
      http://www.voltairenet.org/article2...
      Contrairement à la manière dont il se présente, le nouveau « gouvernement du changement » italien n’est aucunement « anti-système » : il remet certes en cause le fonctionnement de l’Union européenne, mais surtout pas sa vassalité aux États-Unis via l’Otan. Les structures restant en place, les proclamations sur le rapprochement avec la Russie, par exemple, resteront lettres mortes....


    • @ Leking & francky

      Si vous êtes si doué pour parler de la politique d’un pays qui n’est pas le vôtre (où votre sagacité n’a semble-t-il pas été assez convaincante pour encourager les gens à cesser de voter ultralibéral) pourquoi ne prenez-vous pas la nationalité italienne pour aller y faire de la politique ?

      J’adore les tire-au-flancs qui commentent l’actualité derrière leur ordinateur mais qui ne font rien dans le réel : est-ce que vous savez seulement comment on fait de la politique ? Comment on dirige un parti ? Comment on dirige un pays ? Pas en faisant la morale aux autres en tout cas, ça c’est sûr. Sinon, vous seriez déjà au pouvoir et Macron serait dans les poubelles de l’histoire. Il ne vous est pas venu à l’idée qu’une bonne gouvernance consiste d’abord à faire des propositions mesurées avant que, en cas de refus, on doive rentrer dans la confrontation ?

      Et pour éviter les futurs pleurniches : vous êtes libre de dire ce que vous voulez sur l’Italie et on est libre de dire ce que l’on veut sur vous.

      Quand il y aura en France un véritable pouvoir révolutionnaire à la tête du pays ; là, on pourra l’ouvrir sur ce que font les italiens. En attendant, la dignité imposerait plutôt de la fermer, vous ne croyez pas ? ^_^


    • J’ai toujours l’impression, sur E&R, d’avoir affaire soit à des idéalistes aveugles, soit à des pessimistes résignés. L’entre-deux est-il vraiment impossible, à savoir prendre l’information pour argent comptant et en saluer les conséquences ?


    • A Eurphobe...

      Disons que la pratique assidue ET de la politique ET des articles de E&R m’a vacciné...
      S’il suffisait d’avoir foi dans l’action politique de quelques-uns, ça se saurait, et surtout les exemples seraient pléthore...


    • Personnellement @europhobe, je m’efforce de rester toujours optimiste et, si je ne l’étais pas, je ne jugerais d’ailleurs pas d’un grand intérêt pour les autres de venir poster des messages de dépressifs à la « tout est foutu » comme on peut en lire beaucoup trop à mon goût (je parle de manière générale) et que je m’efforce de leur épargner. Or l’optimisme n’exclue ni la possibilité d’être un minimum lucide et à l’inverse n’induit pas forcément l’idéalisme (sans quoi je n’aurais pas terminé mon message en précisant que ça n’était pas gagné). Mais peut-être ne pensiez-vous pas à mon commentaire en particulier.


    • A Matrix...

      Je ne suis pas un tire-au -flan mais’un Franc-tireur ; une sentinelle , en somme.
      Je reste éveillé quand la ville dort et je me défie du chant des sirènes.

      Je vous répète que les partis au pouvoir en Italie n’ont aucune envie de sortir de l’UE ( sinon ils auraient, d’emblée, proposé une date pour un référendum de sortie de l’UE), simplement négocier le retour de certains éléments de souveraineté...les Italiens ne sont pas plus courageux ni plus purs que les Hongrois ou les Polonais ; leurs classes politiques sont aussi vénales et corrompues que les autres ; elles veulent émarger au même niveau de salaire que leurs homologues françaises et Allemandes...


    • @Le king de rien du tout. Au lieu de voir de la naïveté là où je n’ai rien affirmé du tout (contrairement au présomptueux que vous êtes qui croit tout savoir par avance) mais simplement saluer une démarche, ce qui ne préjuge en rien de son issue, vous feriez mieux de lever le pied et sur l’arrogance bidon et sur les affirmations aussi péremptoires. Il me semble pourtant que vous avez déjà été recadré ici pour ce genre d’attitudes, ce qui malheureusement n’a visiblement servi strictement à rien. Vous êtes sans doute encore un peu jeune et devriez en rabattre un peu.
      « Les Italiens vont négocier pour récupérer des éléments de souveraineté ( sur l’immigration par exemple...) et rien d’autre... »
      Si c’est le cas ce serait déjà bien, mais pour le moment vous n’en savez rien. Mais il est vrai que j’avais oublié cet autre corde à votre arc : l’astrologie !
      @francky, même si des expériences antérieures (dixit la Grèce par exemple) doivent certes nous incliner à être circonspect, il n’en demeure pas moins, comme je disais plus haut, que l’on peut tout de même se féliciter d’une telle démarche (ce qui évidemment ne signifie pas s’aveugler pour autant ou se dire que ça y est tout va s’arranger d’un coup de baguette magique). Évidemment que non !
      @matrix le gaulois, ouf ! Merci quand même ! :-)


    • @Matrix le gaulois :
      Apprend à lire mes commentaires.
      J ai répertorié un article de Manlio Dinucci (*) - membre du parti communiste italien - sur le site fondé par T Meyssan, donc adresse toi à lui et pas à moi si tu as une critique à formuler...

      Oui j ai fais parti d’un mouvement politique à savoir l’UPR pendant 3 ans et été directeur de campagne pour les legislatives lorsque c’etait Regis Chamgne qui etait tete de liste. Lorsqu’il a claqué la porte (j’etais sur le point de le faire vu le comportement de Asselineau, mais attendais la fin de la campagne) juste en debut de campagne (pour des raisons que je ne peux dévoiler ici), j’en ai profité également, tout en continuant le combat politique autrement et toi ou étais tu ?

      Je suis membre de ER depuis 2 ans et demi et toi ?

      J ai été adjoint au maire de ma commune et ai été dans les années 80 co-fondateur en tant qu’etudiant du mouvement "Les indépendants" (qui a été dissous quelques années plus tard parce que noyauté par l’UNI) et toi qu’as tu fais ?????

      Enfin une partie de ma famille est italienne du coté de mon pere, je connais donc la "mentalité" italienne et toi ?

      Encore une fois, avant de commenter, lis bien ce que j’écris...

      Est ce que Manlio Dinucci est dans le vrai je ne sais pas, mais en tout cas cela a au moins le mérite de faire reflechir et ne pas être béa devant une information qui n’est qu’une information !!!!
      (*) Géographe et géopolitologue italien. Derniers ouvrages publiés : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Diario di viaggio (en trois tomes), Zanichelli 2017 ; L’arte della guerra / Annali della strategia Usa/Nato 1990-2016, Zambon 2016.


    • « Je ne suis pas un tire-au -flan mais’un Franc-tireur ; une sentinelle , en somme.
      Je reste éveillé quand la ville dort et je me défie du chant des sirènes. »
      C’est hilarant ! Vous jouez Bruce Wayne dans le prochain Batman, sérieux ! :-) Quand on vous dit que vous vous la racontez à un niveau stratosphérique et qu’il faudrait peut-être un peu redescendre ! La fatuité.


    • À Eric..,
      Ce dont je suis sûr, c’est qu’aucun des grands partis italiens ne veut sortir de l’Union européenne ; et je veux bien manger mon chapeau si cet ultimatum débouche soit sur un effacement des dettes italiennes ( en quel honneur), soit sur une sortie de l’Union européenne...

      Je maintiens que cette coalition en carton ne cherche qu’a Récupérer quelques pans de souveraineté ( immigration, réformer Schengen...) afin d’endormir le peuple ; cela et rien d’autre.


    • Très cher Éric..,

      peut-être que je me la raconte un peu, c’est possible , mais au moins je ne m’illusionne pas moi-même.
      Depuis 10 ans au moins, on nous vend le sauveur providentiel ( hier Chavez, puis Poutine, maintenant Orban et Trump, en attendant le dictateur coréen, pourquoi pas ?). Depuis 10 ans , on nous assure que le salut viendra de l’étranger( Russie, Hongrie , Grande-Bretagne, Corée du Nord, maintenant ?! ) Alors si vous changiez, pour une fois ? Pourquoi ne pas miser sur la France et ses habitants, en bon nationaliste que vous êtes sûrement ?


    • @ Eric



      « Je ne suis pas un tire-au -flan mais’un Franc-tireur ; une sentinelle , en somme.
      Je reste éveillé quand la ville dort et je me défie du chant des sirènes. »



      Tu vois, mon pauvre Eric, le problème chez les dissidents (et des gens en général, aujourd’hui) c’est la mentalité enfantine qui domine.
      Les français ont voté macron parce qu’on leur a fait peur comme à des enfants avec le croque-mitaine lepen ou bien parce que papa-BFM et maman-I-Télé leur ont bien appris qu’il fallait haïr les gens des classes inférieures, seules responsables de la crise.
      Hélas, la dégénérescence a atteint aussi la dissidence :
      "Poutine n’a pas encore bombardé israël...donc il est sioniste"
      "Le système n’a pas pu empêcher le peuple anglais de voter pour le brexit : donc c’est que ça l’arrange."

      Pareil concernant les italiens maintenant.

      Avec cette mentalité ; en 44, ils auraient déposé les armes croyant que la victoire défensive allemande en Hollande durant l’opération Market-Garden signifiait le renversement total de la guerre et la victoire inéluctable de Berlin.

      L’attitude infantile consiste à se laisser facilement influencer par la moindre
      nouvelle bonne ou mauvaise et à ne pas prendre en compte les fondamentaux.
      Qu’on le veuille ou non : le monde change, l’impérialisme US est moins fort maintenant qu’il l’était en 91, il y a moins de gens qui votent en France pour le système qu’avant, de plus en plus de pays commencent à s’opposer au diktat du dollar et à la prédation oligarchique. Cela ne veut pas dire que l’avenir va chanter ; au contraire, le système va tout faire pour nous entraîner dans son inéluctable chute et serait bien foutu de survivre en France, mais c’est toujours mieux que de surestimer ou sousestimer bêtement l’adversaire parce que ce genre de mentalité est incapacitante : d’un côté tu as du "No Futur" (pourquoi résister puisque tout est joué ?) et de l’autre tu as de trop grandes espérances qui, lorsqu’elles sont battues en brèche créent des ultra-pessimiste. Néanmoins, je préfère l’optimisme au pessimisme : parce que le premier permet de dégager plus de bonnes énergies et de se dépasser que ce qui conduit à l’abattement et à la capitulation systématique (pile ce que veut le système).


    • @Francky

      Concernant Dinucci, le problème des sources c’est que l’on peut toujours produire celle qui avalise le plus notre point de vue. Ce que dit Manilo Dinucci peut très bien être contesté par tel ou tel autre.
      En attendant ça ne change rien à l’affaire : source fiable ou pas, on est mal placé pour dire ce que les italiens font de bien ou pas.



      j’en ai profité également, tout en continuant le combat politique autrement et toi ou étais tu ?



      1) Je m’abstenai de faire la morale aux autres.
      2) Je me battais contre le cancer.



      Je suis membre de ER depuis 2 ans et demi et toi ?



      Ça commence de plus en plus à ressembler à concours de b*te puéril.
      Je suis soralien depuis 2010-2011 au moins et j’ai envoyé pas mal d’argent en virement bancaire en soutien à e&r surtout au plus fort des procès.



      et toi qu’as tu fais ?????



      Je me cultivai l’âme et je collais des affiches pour le FN l’année dernière vers Clermont Ferrand avant que le virage ultralibéral de celui-ci ne m’en dégoûte. Maintenant, j’estime que notre seul salut risque fort de venir (hélas) de Méluche.



      je connais donc la "mentalité" italienne et toi ?



      J’ai appris à ne pas m’étaler en arrogance et à rester humble et discret dans mes choix et mes succès, et toi ?

      Le jour où tu comprendras :

      1) L’importance que joue le moral dans un combat
      2) La spécificité du nationalisme français qui est sa capacité à produire des natio dépressifs.

      tu arrêteras peut-être de servir (involontairement) le système comme tu le fais.


    • Le sujet n’est pas d’avoir raison ou tort ni d’être sûr de je ne sais quoi comme un gamin, on s’en fout, et encore une fois vous n’en savez rien. Un réflexe sain est au moins de se réjouir que les choses semblent bouger dans le bon sens, ce qui ne présage pas pour autant de la suite. De toute façon la situation n’est pas tenable et tout vaut mieux que le statu quo. Il est donc à souhaiter que vous mangiez votre chapeau (étrange tout de même de privilégier son petit avis personnel avant le reste), non pas pour vous donner tort ou me donner raison mais ne serait-ce que pour les italiens. Ça me parait être une manière plus saine et moins nombriliste d’aborder les choses.


    • « peut-être que je me la raconte un peu, c’est possible ». Non, si peu !
      « mais au moins je ne m’illusionne pas moi-même ». Et d’ailleurs, voilà que ça recommence ! Vous n’en savez rien, encore une fois. Tenez-vous en à ce que je vous ai dit et ayez l’humilité de na pas jouer les oracles.
      « Alors si vous changiez, pour une fois ? »
      La question s’adresse à vous j’espère ! :-) « Pourquoi ne pas miser sur la France et ses habitants, en bon nationaliste que vous êtes sûrement ? »
      Oui en effet pourquoi pas, mais qui vous a dit le contraire ?! L’un n’empêche pas l’autre, même si niveau tempo et avec un Macron complètement hors du coup et à contretemps qui se rêve en sauveur d’une Europe à la ramasse, je ne suis pas sûr qu’il faille compter sur ce jeune poulain dans l’immédiat :-) Vous êtes confus.
      @Matrix le gaulois, tout à fait d’accord avec vous, à ceci près que je ne suis pas pauvre :-)


    • Nous aurions un gouvernement anti système si les élections, comme en Italie, se faisaient à la PROPORTIONNELLE ! Mais avec le scrutin truqué par les sionistes en 1958, les dés étant pipés on est réduit à l’impuissance et on est forcé de subir leur loi . Sur E&R je suis un des rares à dénoncer l’escroquerie du scrutin majoritaire à deux tours qui a royalement donné au FN UN POUR CENT des députés ! 7 sur 577 ! Les sionistes doivent bien se marrer en voyant que ces abrutis de Français n’ont pas encore compris que depuis 1958 ils se font complètement avoir, et même DEPOSSEDER de leur pouvoir législatif .


    • A ce brave Éric...

      Le système politique actuel fut fondé (1789) puis perfectionné par la bourgeoisie d’affaires pour défendre les intérêts...de la bourgeoise d’affaires. Et non du petit peuple. Alors si changement il y a, il est toujours dans l’intérêt des Élites , chez nous comme en Italie ; navré de doucher vos espoirs...le retournement d’alliances que l’on observe en Italie est tel ces séries télé américaines pleines de rebondissements et calibrées de façon à capter l’attention des spectateurs ; la politique ne fonctionne pas différemment. Le système sait que le peuple a besoin d’os à ronger et il les lui sert en conséquence : hier Poutine, aujourd’hui Orban et Trump. Le Brexit puis le club de Visegrad etc...et aujourd’hui cette mutinerie au sein de l’UE censée nous redonner espoir. Allons, vous croyez vraiment que l’Allemagne va payer les dettes des Italiens ? Cet exemple serait immédiatement suivi par l’Espagne, la Grèce, le Portugal etc...impossible, donc !

      La meilleure façon de sauver la France et l’Europe serait de hâter l’effondrement, et non de réformer l’Union européenne. Tant que la maison sera debout, il se trouvera des politiques pour tenter de sauver les meubles ( c’est la mission que leur a assigné la bourgeoisie) et éviter la faillite.. ce à quoi nous assistons, c’est, non pas un combat de la classe politique italienne pour améliorer les conditions de son peuple, mais une querelle de chapelles mêlant les différentes classes privilégiées européennes, certes rivales les unes des autres mais malgré tout unies contre le prolétariat européen. C’est clair ? Vous avez (enfin ) compris ?


    • Et 1789 maintenant !!! C’est vous qui êtes bien brave, et qui maintenant parlez en plus tout seul en objectant à des choses qui ne vous sont pas dites (qui vous a parlé parmi les gens ici de « réformer l’Europe » ?! Personne). Quant aux hypothèses que vous soulevez et qui sont autant de portes ouvertes, vous croyez que vous êtes le seul à les envisager Nostradamus ?! Et oh ! Redescendez ! Je vous avais pourtant suggéré de lever le pied, d’autant que vous ne dites rien que de très banal. Vous avez pourtant déjà été remis en place, mais ça n’a pas suffi. Vous n’avez (toujours pas) compris ? :-) Allez, à plus sentinelle et franc-tireur, on compte sur vous pour surveiller Gotham City pendant qu’on dort, champion ! La rigolade.


    • @ matrix, il ne vous est pas venu à l’esprit qu’il ne pouvait pas y avoir de bonne gouvernance mais que le fait même de gouverner et légifèrer allait á l’encontre des lois naturelles, de la vie, des intérêts du peuple...

      Nous serons bien gouvernés quand nous ne serons plus gouvernés... dirigés par la conscience et non plus par la loi... on n’y est pas encore.


    • Sacré Éric...

      Si ce que je dis est très banal, c’est parce que rien n’est nouveau ; c’est la même histoire qui recommence. L’histoire du monde, et singulièrement celle de l’Europe, ce sont les rivalités entre les différentes bourgeoisies d’affaires ; les peuples n’ont ici que le rôle de figurants et n’ont d’existence politique légale que tant qu’ils défendent un camp contre l’autre ( Bourguignon contre Armagnac ou plus récemment la Gauche contre la Droite). Cela, c’est le monde réel dans lequel nous vivons. Le système compte sur les naïfs comme vous pour le perpétuer alors que, selon moi, c’est l’indifférence au système qui doit prévaloir.

      Voilà, une autre leçon politique. Je continuerai à poster régulièrement afin de vous éduquer politiquement et de vos remettre à niveau. Après tout, on est sur E&R, non ? Vous pourrez continuer à répondre par des sarcasmes, pourquoi pas ...


    • Sacré Batman ! Ça ne me dérange pas que vous ne compreniez rien aux commentaires et que vous surinterpriiez dans tous les sens, de même que vous enfonciez des portes ouvertes mais, quand on verse là-dedans, vaut mieux s’éviter des airs de prophète qui vous annonce la météo de la veille, qui plus est dans des termes à peine dignes d’un ado. Mais je ne doute pas que vous continuiez, on vous a déjà vu à l’œuvre. Encore un scoop !
      Une dernière note d’humour tout de même pour finir : « Le système compte sur les naïfs comme vous pour le perpétuer alors que, selon moi, c’est l’indifférence au système qui doit prévaloir ».
      On passera sur le fait qu’il ne s’agit en rien de naïveté (mais quand on est enfant on croit au pouvoir magique de la répétition), pour s’amuser sur le fait de lui opposer « l’indifférence » ! Voilà qui devrait effrayer « le système » et lui donner un coup d’arrêt. Tremble système, le King te témoigne son indifférence :-)


    • @Titi Le scrutin majoritaire à été mis en place afin d’éviter que le gouvernement se fasse foutre dehors pour tout et n’importe quoi. C’était surtout pour que la France est un gouvernement stable après la débâcle de Vichy, après se système a été détourné de son premier but.



  • Tout cela pourrait plonger l’économie mondiale dans la récession », constatent les analystes.




    Et bien chiche ! Que l’Italie sorte de l’Euro et que cela plonge l’économie mondiale dans la récession.Des menaces, toujours des menaces !
    Mais l’Italie, les italiens, c’est pas les grecs ni les Vrounzais. Ils sont fiers.
    Forza Italia


  • Début dU bras de fer économique entre l’Union européenne et l’Italie.
    On verra si l’Italie a des couilles ou si elle suivra le même chemin que la Grèce de Tsipras.
    Affaire à suivre donc.

    Ps au moins les italiens ont su sortir de l’impasse franchouillarde des LePen/Asselineau/Mélenchon pour bâtir un front/socle commun. Bravo, les italiens

     

    • Comme quoi, le parlementarisme "absolu" n’a pas que des mauvais côtés, puisque si les partis au pouvoir sont de bonne foi, ils peuvent faire front commun ! Qui eût cru que ça aurait été possible, malgré toutes les manipulations de l’oligarchie, que les forces antisystèmes se réunissent ! Nous devons notre salut à la bonne volonté de ces italiens.


  • Bluff intégral !

    Les Italiens savent bien que Bruxelles n’accédera jamais à ce qui est bel et bien un ultimatum. S’ils étaient vraiment sincères, les Italiens auraient proposé depuis longtemps déjà un referendum de sortie de l’UE...tout au plus se servent-ils de cette situation pour récupérer certains éléments de souveraineté ( politique migratoire, par exemple, ou refonte de Schengen...)


  • Je crois que tout cela est une belle mascarade.


  • Ça va swinguer les gars.
    Macron et Merkel en sueur :)


  • Sans vouloir m’enflammer outre mesure il faut avouer qu’un vent frais souffle de ce coté-là de l’Europe.


  • Le salut nationalise viendra-t-il de l’Italie ?

     


  • En février, les experts de l’Economist Intelligence Unit, département analytique du magazine The Economist, ont inscrit l’éventuel éclatement de la zone euro dans le top-10 des principaux risques pour l’économie mondiale. « Le risque de sortie de la Grèce de la zone euro à moyen terme persiste, tandis que les problèmes économiques pourraient pousser l’Italie à sortir de la zone euro. La sortie des pays en crise de la zone euro entraînerait une forte dévaluation de leur monnaie et leur incapacité à rembourser leur dette en euros. Tout cela pourrait plonger l’économie mondiale dans la récession », constatent les analystes.



    Hélas pour The Economist ; cela fait depuis longtemps que cette source n’est plus fiable.

    https://www.les-crises.fr/pourquoi-...

    Comme l’explique cet article : on nous a promis les 10 plaies d’Égypte si les anglais votaient pour le brexit et ce tout de suite après le vote, sans attente de la mise en place effective du brexit. On les attend toujours ces catastrophes tant promises : à l’heure actuelle, il serait plus sain de vivre en Angleterre qu’en France (comme au bon vieux temps de l’occupation par l’armée de la Gross Europa ).


  • Voilà ce qui peut mener vers un conflit planétaire, la responsabilité à l’économie, diront certains comme ça était le cas en 1929, et qui en a profitait ?
    L’histoire est un éternel recommencement, mais on oublie vite pas pour ceux crient : Ni pardon, ni oubli !!!


  • Je ne m’en fais pas pour les Ritals, ce sont les champions de la "combinazione" et du paiement en espèces, par grosses liasses sorties d’on ne sait où .


  • moi je me rappelle quand l’Italie fonctionnait (avant qu’elle rentre dans l’euro) : une économie florissante qui échappait aux taxes et aux impôts, un état anémique dont le seul devoir était de procurer des retraites à 50 ans pour la fonction publique, les soins gratuits, personne ne payait d’impôts mais l’état se payait sur la TVA et ça suffisait et çà fonctionnait du feu de dieu, l’Italie travaillait et exportait comme une folle (avec une économie souterraine de plus de 30% du PIB). depuis l’entrée dans l’euro l’italie s’est ramassée à vitesse grand V en voulant copier la gestion allemande qui n’est pas faite pour les italiens résultat des courses, des pans entiers de l’économie se sont effondrés (allez faire un tour dans la vallée du Frioul, autrefois un centre industriel et commercial de première grandeur : aujourd’hui un désert, où tout tombe en ruines.
    si les italiens ont de la mémoire, (et beaucoup en ont) ils sauront quoi faire.

     

    • pareil pour l’Espagne ! je me souviens chaque fois que je revenais d’Espagne je ramenais une guitare comme souvenir , c’était largement moins cher qu’ici et le tourisme marchait plein pot les espagnols se gavaient de l’argent lié au tourisme , c’était bondé de français et d’allemands sur les plages de Catalogne et d’Alméria , la rentré dans l’euro a été une catastrophe pour les pays latinos comme l’Espagne le Portugal l’Italie .


    • Vous décrivez bien le problème monétaire de l’Euro. Même si une partie de l’économie se faisait dans l’ombre, tout restait en lire italienne. Cela restait en Italie, qui l’acceptait "culturellement". Au passage de l’Euro, toutes les actifs des économies de la zone Euro ont dû saccoler au modèle allemand, le poids le plus fort. Les systèmes économiques grèques, italiens, et espagnols ont eu beacoup à accrocher au système nécéssaire à l’Euro. De plus la somme de ces systèmes dans l’Euro a permis de dévaluer les produits allemands qui n’en avaient pas besoin, et surévaluer les produits italiens, espagnols ou greques. La déflation pour ces pays c’est fait sur les salaires et leur protection sociale, ayant gardé une monnaie trop forte pour eux.
      L’Italie est dans le pire étau. L’Euro reste toujours trop élevé, défait sa jeunesse, et elle conserve une partie des immigrés qui arrive à flots chez elle.

      La convergence économique n’a toujours pas eu lieu. L’Allemagne ne fera jamais de transfert économique sur ses gains de compétivité. Risque élevé de sortie de l’Italie de l’Euro, ou au minimum de mettre beaucoup de désordre au sein de l’UE.


    • Petite rectification le Frioul n’est pas une vallée et effectivement la région est en crise.


  • Les rosbifs ont ouvert la brèche, et comme la GB a l’air de se bien porter les italtoufs vont en faire autant .


  • On a deja tous vu Tsipras et Varoufakis à l’œuvre en grèce, on sait comment ça finira in Italie ...

    Trahison puis soumission.


  • Sachant que l’Allemagne n’acceptera jamais de payer pour les Italiens...sachant que les Italiens ne sont pas des Français et encore moins des Grecs et qu’ils n’ont pas l’intention de vendre à l’encan tout leur pays...autant dire que dans les mois qui viennent cela va zouker !
    En vérité j’ai toujours eu un petit, tout petit mépris à l’égard des Ritals. Leur grande gueule, leur impudeur...a toujours agacé le pudique et introverti hélleno-chrétien que je suis...mais j’ai fini par découvrir que ce peuple est finalement plus respectable aujourd’hui que ne le sont les Français intégralement soumis au lobby qui n’existe pas. Mais en vérité en Europe il n’y a que la France (avec peut être la Grèce) qui a à sa tête une élite intégralement soumise à des intérêts étrangers anti-nationaux ! Il n’y a que la France où l’intégralité de l’appareil d’état travaille activement à la destruction de son propre pays ! C’est complètement dingue !

     

  • C’est un evenement grandiose !
    en effet, l’alliance extreme gauche - extreme droite (pour faire simple) sur un programme commun aussi ambitieu a beaucoup de merites
    Le merite de montrer a tout le monde l’essentiel : souveraienté economique, frontières, degagé de toute "ideologie" d’extreme gauche ou d’extreme droite
    Ensuite, et c’est la le point crucial, vu que l’UE ne pliera pas, ils feront plier l’italie en fermant les banques comme ils ont fait en grèce
    et donc, les peuples européens auront compris que la "democratie" n’existe pas
    (en fait la democratie n’a existé qu’au debut de la democratie atheniene avec le tirage au sort)
    - extreme gauche n’obtient pas la souveraieneté (Grece)
    - extreme droite n’obtient pas la souveraieneté (Autriche,Hongrie...)
    - leur alliance ne l’obtiendra pas non plus en italie
    Et il ne restera donc plus que la violence, la guerre civile
    voila ce qu’aura apporté le grand "reve européen" ...
    C’est dommage car il suffirais qu’un vrai dirigeant francais propose untexte d’alliance simple entre nations europpéennes (entraide et projets communs librement consentis par referendum), et juste au laisse tomber l’autre (l’UE)

     

  • Et vous pensez sérieusement que l’Allemagne va gentiment dire "ok pas de problèmes" ou pire que les autres pays endettés vont continuer à courber l’échine (Grèce en particulier) ? Soit les exigences italiennes seront balayés d’un revers de la main soit c’est la boîte de Pandore qui s’ouvre et la fin de l’UE qui s’annonce (pas plus mal vous me direz...).


  • Difficile de marcher constamment sur les mains sans finir par devoir s’arrêtter, ou encore, difficile de mettre le système en difficulté chronique sans que cela ait des conséquences. La Réalité est inévacuable et la voilà de retour. Il va être très très interressanr de voir comment va se négocier ce retour en force de la vraie vie des vrais gens. L’escroquerie a du plomb dans l’aile...


  • Les remèdes à la mords-moi-le-pif de l’U.E. : "Vous êtes endettés, bradez donc toutes vos richesses ; vous n’aurez plus rien, mais au moins vous aurez remboursé vos premières traites - jusqu’aux prochaines, à ce moment-là, on avisera."
    Bravo à l’Italie ; espérons qu’elle tienne bon.


  • Les ennuis vont commencer et on va voir s’ils vont se coucher ou mettre leur vie (politique ou autre) en danger. Je fais le pari qu’ils vont se coucher.

     

  • En voila une bonne nouvelle !


  • Je me pose deux questions, d’où sortent ce chiffre de 3%, qui a décidé, sur quelles bases, ensuite comment se fait fait il qu’une ville, Bruxelles, décide pour plusieurs nations européennes ?

     

  • Si ce n’est pas du bluff et que derrière cette annonce se figure une réelle détermination alors deux voies principales se posent : soit l’italie obtient ce qu’elle veut et là, une brèche est ouverte...
    soit l’ue refuse (le plus que probable) et l’italie applique sa menace et une brèche se fait également.

    Troisième voie tout aussi possible, la soumission...mais là...ce serait la preuve que...quoique l’on choisisse, on sera de toute façon dans la nasse, plus aucun espoir ne peut naitre il faudra des catastrophes humanitaires, des morts, des famines en europe, voire pire pour que d’un coup une idée émerge a dire "et si maintenant on foutait tout par terre ?"

     

    • Y aura de l’espoir le jour ou vous ne serez plus derrière votre tablette à critiquer le système mais dans un jardin à planter des carottes... et votre voisin aussi...et moi aussi.


    • A Atetetou,

      Beaucoup de bon sens et de réalisme
      dans votre remarque .
      Ce qui frappe dans l’époque actuelle,y compris
      dans la dissidence,c’est sa dépendance...
      au système .Vaste sujet !
      Rien n’est simple concrètement
      et rien n’est gratuit .Ne cultivons pas
      l’illusion .Votre message y contribue .


    • @ arététou

      On ne peut pas fuir l’affrontement. Leurs avions d’épandage (chemtrails) s’occupent déjà d’empoisonner vos carottes. Claire Séverac a écrit un livre qui s’intitule "La guerre secrète contre les peuples". Les militaires maîtrisent la technologie pour contrôler le climat (tapez "géo-ingénierie" et "HAARP"dans google). Ils savent ensemencer des nuages pour faire pleuvoir sur commande et créer artificiellement des séismes. Les civils ont une "demi-vision" du monde.


  • On PEUT sortir de l’UE depuis que la GB a ouvert la porte . Les Anglais ont plus de bon sens que nous .

     

  • Si l’Italie quitte l’UE, ce que tous les patriotes souhaitent, les envahisseurs extra-européens vont raser les murs dans la botte. Fin de l’arrogance et du sentiment d’impunité et retour à la case Afrique !


  • Puisqu’on fait tout comme les amricains je propose de crreer des dizaines de milliards d euro sous le manteau (apres tout pour se retrouver a 1.15) et d instaurer un petro euro garantie par notre aviation europeene ! Paysans du tiers monde..tremblez¡


  • cet article oublie une chose, la presse à billet... de la même manière que les technocrates vont prétendre aller à l’encontre des Americains en impriment de la fausse monnaie pour payer les amendes americaines, ils peuvent très bien effacer tous les trous d’un coup de baguette magique...


  • A Europa
    O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao...


  • Sortir de l’UE ou pire tirer un trait sur la dette de l’Italie comme l’Islande a pu le faire ? C’est une blague n’est ce pas.
    jamais Bruxelles n’autorisera cela


  • Que l’âme de Mussolini les guides afin de déchirer cette dette artificielle.


  • Le risque de sortie de la Grèce de la zone euro à moyen terme persiste, tandis que les problèmes économiques pourraient pousser l’Italie à sortir de la zone euro. La sortie des pays en crise de la zone euro entraînerait une forte dévaluation de leur monnaie et leur incapacité à rembourser leur dette en euros. Tout cela pourrait plonger l’économie mondiale dans la récession », constatent les analystes.

    ils ont juste oublié de dire que le cannibalisme referait surface ! Ah ah ah

    Comparé à l’èvaluation du très sérieux Jacques Sapir (une croissance forte pendant au moins 4 ans pour le pays sortant ne serrait-ce que pour rééquilibrer le deficit en investissement des entreprises et devaluation salvatrice qui redonnerait leur competitivité aux entreprises decimées par la mise en concurrence (à parité de monnaie) avec l’Allemagne ...)


  • En effet beaucoup de choses se jouent en Italie, il faut suivre ça de très près.
    En France Mélenchon est en veille pour la suite de Macron, il faudra un moment jusqu’au réveil des Français..


  • Un coup de botte dans le cul de la pieuvre ...


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