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J’ai joué 25 heures de suite – Ma Sociologie du gamer

Cette vidéo résume le livre Sociologie du gamer d’Adrien Sajous.

Le sommaire :

- Le rapport entre les jeux vidéo et le lien social
- Un sketch sur une forme de violence
- Le concept de « mobilité du point de vue »
- Le e-sport
- Le fétichisme de la marchandise
- Comment arrêter de jouer aux jeux vidéo si c’est votre souhait

 

 

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33 Commentaires

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  • J’ai été un gros gamer à l’époque (pas de MMORPG) et j’ai vraiment pas la même vision des choses avec le recul. Je vois pas en quoi passer 6h seul à écrire est moins aliénant en soit que 6h sur un jeu vidéo avec des potes. J’imagine bien les début du livre accessible à tous où on devait critiquer le fait de passer du temps à lire plutôt qu’à effectuer un travail productif.

    Pour moi ça a été une super expérience, j’ai fais plein de rencontres réelles, de vrais amis, j’ai vu des couples durables se former... Je reconnais que c’est une réponse virtuelle à une soif de construction sociale, de compétition, de constructif que la société ne propose plus forcément facilement aux jeunes. A défaut, je trouve pas que ce soit quelque chose de mal.

     

    • Tout a fait d’accord avec vous , c’est vraiment pas comparable les MMORPG et les autres jeux classiques , qui sont juste un moyen de se divertir comme le cinema ou la lecture .

      On voit trés bien d’ailleurs quand on connait bien sujet que 90 % des joueurs sont des causuals , et que seuls les 10 % restants sont des gros geeks accrocs a toutes les merdes comme les MMO .

      Generaliser comme vous le faites vous décridibilise selon moi , on peut créer ou ne pas creér , et etre equilibré , et aimer se divertir .

      La vie ce n’est pas que de l’intellect ...


    • #1659508

      Je vous rejoins totalement ! On pourrait faire la même critique des jeux vidéos concernant les jeux de société : un refuge dans l’esprit, l’imaginaire, des récompenses fictives. Curieusement, on en parle jamais en mal.

      J’ai passé également des soirées jeux vidéos avec des amis. On parle, on rigole, on se confie. Ça créé des liens. Et on découvre de nouvelles personnes (un ami qui amène un ami). On se découvre d’autres points communs ensuite. Evidemment, je parle d’avantage de l’époque console de salon et sans Internet qui était plus "sociable" que parler par micro à un ami à 30km.

      C’est d’ailleurs grâce aux jeux vidéos que je suis devenu un passionné d’Histoire puis des arts via le jeu Age of Empires. Un jeu de gestion et stratégie, où l’on revit l’épopée d’un personnage historique (William Wallace, Jeanne d’Arc, Frederic Barberousse, Saladin, etc.) ou des parties personnalisées. Un lexique et une petite encyclopédie concernant le Moyen-Âge et ses civilisations y étaient d’ailleurs inclus dans les menus du jeu !


    • Le jeu est le propre de l’homme, et du règne animal. (peut-être à part la fourmi, animal hautement communiste pour qui la fonction productive est un parangon de vie)

      Le jeu (par extension le jeu vidéo) permet au petit homme, au chaton ou au petit tigre de tester ses limites, de tisser du lien social et émotionnel avec son entourage, de se placer dans la hiérarchie de son groupe, de découvrir ses talents/aptitudes et de créer de la cohésion sociale.

      Montrer le jeu vidéo comme un mal absolu c’est prétendre que tout cela est mal.

      Ps : sans compter qu’aujourd’hui avec le serious game le jeu vidéo est devenu un véritable atout dans la formation de pilotes, de militaires, de commerciaux, d’ingénieurs, de mathématiciens, de physiciens etc.


    • Le jeu est le propre de l’homme, et du règne animal. (peut-être à part la fourmi, animal hautement communiste pour qui la fonction productive est un parangon de vie)

      Le jeu (par extension le jeu vidéo) permet au petit homme, au chaton ou au petit tigre de tester ses limites, de tisser du lien social et émotionnel avec son entourage, de se placer dans la hiérarchie de son groupe, de découvrir ses talents/aptitudes et de créer de la cohésion sociale.
      Montrer le jeu vidéo comme un mal absolu c’est prétendre que tout cela est mal.

      Ps : sans compter qu’aujourd’hui avec le serious game le jeu vidéo est devenu un véritable atout dans la formation de pilotes, de militaires, de commerciaux, d’ingénieurs, de mathématiciens, de physiciens etc.


    • "Je vois pas en quoi passer 6h seul à écrire est moins aliénant en soit que 6h sur un jeu vidéo avec des potes."

      Le sport, l’écriture, la lecture,... sont des activités productives stimulantes intellectuellement qui ouvrent des perspectives dans un monde réel. Les jeux vidéos sont des activités non productives stimulantes nerveusement et qui n’aboutit sur rien (on s’en rend bien compte à la fin du jeu, où finalement la question éternelle demeure : "qu’ai-je finalement bien pu faire, si ce n’est combler le temps ?"). Vous dites être avec vos potes lorsque vous jouez au jeux vidéos : aller en vacances avec eux sans écran, vous verrez ce que c’est d’être vraiment avec ses potes ;-)

      Le jeu vidéo est évidemment une fuite du réel. Il permet au joueur d’accomplir en virtuel ce qu’il n’a pas les couilles d’accomplir en vrai. Il ne s’agit pas ici d’interdire aux joueurs de jouer aux jeux vidéos, mais de considérer le jeu vidéo dans ce qu’il est : un espace du vide qui ne fait qu’imiter piteusement un réel bien plus riche et instructif.


    • Discussion intéressante. Ca me convainquerait presque que le jeu vidéo est une activité saine et positive. Presque pas plus.
      Bien sûr, bien utilisé, bien dosé, il ne fait aucun doute que ca soit positif. Socialisation, goût de l´histoire. Il y a un gros mais. On a pas besoin du jeu vidéo pour s´intéresser aux langues, à l´histoire, et surtout avoir une vraie vie sociale.
      Surtout, le jeu vidéo, c´est comme la légalisation du haschish à Amsterdam, ca permet à quelques-uns d´avoir une conso modérée ; mais à pas mal de tomber dans une drogue qu´il n´aurait jamais goûté.
      Au mieux, certains souffrant de solitude ont pû, grâce à ca, en sortir, très bien, bravo, mais ca en dit long sur la dégénerescence d´une société.

      Bref, le jeu vidéo n´apporte absolument rien de nouveau et nécessaire, et surtout, par l´absence d´activité physique, fabrique des hommes faibles physiquement, donc souvent mentalement. Les deux étant liés.

      Je ne suis pas contre en soit, l´activité n´a rien de mauvais, je constate juste ; facilement, les dérives infinies qu´elle entraîne. Le Pizza - Play Station - Poker voir Pétard, n´est pas une vue de l´esprit, ou un cas isolé. C´est une réalité terrible.


    • @Lowik Je te conseille de jouer à "kerbal space program" et tu verras que tu apprendras beaucoup de choses notamment sur les mécaniques orbitales. Tu comprendras avec un peu de chance la différence entre un support et le contenu d’un support car un jeux vidéo n’est pas bien différent d’un livre car c’est un support, tandis qu’un livre de Soral ou BHL c’est le contenu du support et il en va de même pour les jeux vidéos, certains étant très instructif tandis que d’autres plutôt débilisant.

      Il vaut mieux qu’un pilote d’avion s’entraine un peu sur simulateur avant de se lancer dans une réelle expérience. Ton commentaire c’est comme si moi je prenais que des livres de BHL et je disais regardez comme c’est mal la lecture... le genre de jeu dont je parle n’intéresse bien évidemment pas la majorité des joueurs, cela est un autre problème mais bon les magazine people se vendent également plus que ceux concernant la culture donc on tourne en rond la tu vois bien.


    • Lire des romans, c’est fuir le réel. Regarder des films ou des séries, c’est fuir le réel. Lire des bandes dessinées, c’est fuir le réel... Étant un grand lecteur de philosophie, je peux dire que bien souvent, la philosophie est une fuite du réel.

      Ce qui fait la vertu ou le vice d’une activité, c’est l’équilibre dans la pratique. Le jeu vidéo peut devenir une véritable drogue, comme beaucoup d’autres choses dans la vie. Il a ceci dit cet avantage : c’est qu’il n’a pas d’effet négatif direct et à court terme sur la santé physique et mentale de son utilisateur.

      Personnellement j’ai été un drogué des jeux vidéos à l’adolescence (pendant les vacances je pouvais jouer 18h par jour !), pendant que d’autres tenaient les murs en bande à fumer des pétards. Ça ne m’a pas empêché de me cultiver (au contraire), de devenir artisan, de me trouver une femme, d’avoir un enfant, ...

      Le jeu tout court, et le jeu de l’imagination (inventer des histoires), font partie de l’homme, peu importe la forme que cela prend. Il y a certes des formes plus ou moins "élevées" selon certains critères, mais en définitive c’est bien le rapport que l’on a au jeu qui détermine l’aliénation (qui elle même est toujours relative. Après tout, quand je me lève le matin j’ai envie de chier : quelle aliénation !)


    • A Kelmeth
      "la philosophie c’est fuir le réel ’ .....ah bon ?? bien au contraire, c’est une tentative de comprendre le réel, ( sens de l’existence, nature profonde de l’homme ) etc etc...


    • Lire des livres n’est pas comparable à jouer aux jeux vidéos (ou visionner des supports médias).

      Lire un livre est une démarche active, ça demande un effort, de la patience et ça fait appel à notre imagination propre.

      Visionner un film ou jouer à un jeu vidéo est une démarche passive, c’est immédiat, ça ne demande aucun effort et ça ne fait pas appel à notre imagination puisque le point de vue nous est déjà imposé.

      On remarquera également la différence d’éloquence entre un enfant abruti à la télé et celui qui prend le temps et à la patience de lire un livre.

      Comprenne qui pourra !


    • Les jeux videos passif ? On voit bien que tu parle de ce que tu ne connais pas.

      l’appel a l ingenuité et la reflexion est fréquent, ( je ne parle pas de call of duty )
      Il y à tout style de jeux dont certains véritablement éducatifs et instructifs.

      Et d’ailleurs dans bien des jeux il y a une énorme part de lecture, de l’histoire mais aussi du " lore " , le background de l’histoire, a travers notamment des livres dans le jeu.

      Les jeux videos biens foutus sont régulièrement une source importante de connaissance, spécialement tout ce qui concerne la mythologie.

      Personnellement j’ai non seulement appris l’anglais grace au jeux videos mais j’y ai egalement rencontré ma femme ( et nous sommes maintenant en couple depuis 11 ans avec un enfant ) .

      Un point de vue caricatural et fort incorrect que vous avez là.


    • #1659989

      Comme dis precedement , ne pas mélanger les MMO et nombreux des jeux multijoueurs , aux autres license plus classique, cest bien plus violent !
      De meme que ne parler que de la violence dans GTA est absurde car il ya également une grosse critique de la société
      T tout comme un autre commentateur , en jouant au jeu de stratégie Age of Mythology , j’ai pu découvrir et mz passsionner pour la mythologie grecque et égyptienne qui étaient pour moi inconnu au bataillon
      Au final ce qui est reprocher au Jeux vidéos peut être reprocher finalement a tout autre produit de consommation de masse , certains sont bien capable de passer une nuit entière a regarder une saison d’une série non ?


    • @Khem

      Ce n’est absolument pas caricatural, c’est au contraire une analyse très sérieuse de ce qu’est le jeu vidéo (et plus globalement, tout support média). Je suis par ailleurs très surpris du nombre de personnes (de bonne foi) ne faisant pas la différence entre la lecture et le jeu vidéo.

      Que vous aillez rencontré votre femme sur un jeu vidéo, ou bien qu’il existe des jeux de réflexion, ou bien que le jeu vidéo possède quelques qualités (graphiques, sonores, etc.) n’enlève strictement rien à ce qu’est le jeu vidéo, à savoir : un substitut au réel, une activité improductive devant un écran, et passive dans la démarche. Vous n’avez pas saisi mon utilisation du terme "passif" alors je le précise ici : dans un livre, le lecteur fait un effort de compréhension, de synthèse, d’imagination (le lecteur va à l’information), tandis que dans le jeu vidéo c’est l’information qui vient à lui, ce qui n’exige aucun effort.(il y a donc une passivité manifeste, ce qui explique l’attrait du média visuel par rapport aux livres et cette différence fondamentale qui fait l’objet de tout mon propos.).

      Et petite phrase pamphlétaire, comme ça :
      "On ne forme pas les élites intellectuelle et sociales avec les jeux vidéos" ;-)

      (ps : je connais TRES BIEN le jeu vidéo)


    • #1660760

      @ borussia1871

      Age of empires est le meilleur jeu vidéo qui ait existé et si, pour ma part, je ne joue plus au jeu vidéo (préférant me consacrer à la lecture et au dessin) je le trouve fascinant pour tout le savoir qu’il distille ; il ne parle pas que de Jeanne d’Arc & de Gengis Khan. Des extensions sont sorties qui m’en apprennent beaucoup sur des personnages totalement inconnus chez nous et aborde même des thèmes très actuels :
      - l’explorateur Francisco de Alemeida, en ouvrant un passage commercial vers les Indes à court-circuité la traditionnelle route de la soie ce qui a fait que le Portugal s’est mis à dos un nombre incalculable de pays qui tiraient profit de cette route de la soie (royaumes indiens, empire ottoman, république de Venise, futures provinces unies, etc.) C’est intéressant parce que j’y retrouvai au cours de la campagne des propos qui rejoignaient ceux qui veulent aujourd’hui ré-ouvrir une nouvelle route de la soie.
      - Lei Loï est une sorte d’équivalent masculin de Jeanne d’Arc dans l’histoire Vietnamienne, fils de mineurs qui a gravit les échelons de l’armée, il est connu pour s’être très durement confronté à l’occupation chinoise de la puissante dynastie Ming. Ça montre bien que, bien avant aujourd’hui, les relations sino-vietnamennes ont toujours été houleuses et que l’on peut penser que le soutien chinois aux vietnamiens pendant la guerre contre la France & les USA n’allait pas forcément de soit.
      - On y évoque aussi l’histoire de Gudit : une princesse juive éthiopienne accusée plus ou moins à tort d’un vol et qui rallia à sa cause toutes les factions païennes d’Éthiopie/Abyssinie pour finir par détruire le royaume chrétien d’Aksoum qui était à la base son propre royaume qu’elle fit passer d’une grande puissance commerçante à un champs de ruines.

      Sinon, j’aurai bien aimé connaître l’opinion de Sajous concernant le jeu de rôle papier. Franchement, autant je comprends toutes les critiques aujourd’hui adressées au jeu vidéo, autant je trouve le "jdr" réellement fascinant : très sociabilisant (les joueurs tendent vers un but commun), exigeant beaucoup d’imagination, peut-on l’assimiler à une pareille fuite vers l’irréel que le jeu vidéo ?


  • Excellent ! J’ai hâte de voir Adrien Sajous en conférence, s’il en fait.


  • C’est sincère, sérieux, fin et didactique (+1 pour la saynète devant l’écran !)

    Bravo et vive la création !


  • Vous voulez arrêter de jouer aux jeux vidéos : trouvez une nana !
    C’est radical.

     

  • Avec 30 ans de recul sur le jeu video, oui ca peut isoler, oui quand on a 7 10 15 20 25 ans on peut ne penser qu’a ca, c’est 1 3 5 10 15h de jeu par jour sont manges sur le reste la famille, les etudes etc oui cela peut devenir addictif, mais je dirais c’est comme tout.

    Sauf que de cette activite il n’en sort rien, pour ma part j’ai pu apprendre 2 langues etrangeres grace au jeu video pour le reste, si j’avais mis tout ce temps la, a aller a la bibliotheque et lire ou reviser, mon parcours scolaire aurait ete encore meilleure, certains diront que tout est question de dosage ?

    Mais nous ne sommes pas tous egaux devant les differentes addictions possible jeu video ou Poker, casino, drogue, alcool ou meme cigarette.

     

    • #1659991

      Votre critique concernant l’addiction est correcte. Néanmoins je ne pense qu’on puisse dire "que les jeux vidéos apprennent rien". Le jeux vidéo a le même soucis que le Cinéma par rapport au Livres, dans un film faire passer un message est beaucoup plus dur que dans un livre car on n’a que 2h environ pour faire son film , le livre est plus libre a ce niveau la . Dans les jeux cest l’inverse , pour finir un jeu (aujourd’hui en tout cas ) et en comprendre le message , il faut plusieurs dizaine d’heure , et pourtant le message porter sera seulement aussi fort qu’un film.
      Au final le jeux vidéo reprend les traits du cinéma et y ajoute l’interactivité du joueur.

      Et l’homme est flemmard , la preuve en est il yaura toujours plus de vues pour des vidéos de soral que de lecteurs des ses bouquins


  • Cette vidéo et le livre présenté font très "psychologie de comptoir", en tant qu’ancien joueur je ne me reconnais absolument pas dans ce qui est dit ici.
    Il faut bien réaliser que depuis des années le jeu vidéo est tellement démocratisé qu’il représente un échantillon de la population proche de la réalité.
    On y trouve de tout, que ce soit des crétins, des bobos, des subverstifs, des addicts, des gens cultivés, des jeunes, des vieux, des chômeurs, des salariés, etc...
    De la même façon que Soral analyse le féminisme, la femme comme le joueur de jeux vidéo n’est pas une catégorie sociale en soit.
    Ainsi forcément la majorité de cet échantillon ne possédera pas un niveau de conscience suffisant pour atteindre l’épanouissement mais le jeu vidéo n’est en rien le dénominateur commun.
    Au contraire bien souvent il s’agit de personnes très connectées et par extension plus susceptibles d’accéder à l’information alternative.
    il n’y a qu’à voir les 20-30 ans sur les forums de jeuxvideo.com, ils sont un peu taquins mais largement plus réveillés que des jeunes qui passent leurs soirées devant la télé ou à faire la fête.
    Le coup de l’e-sport qui ne serait pas un sport, de nouveau on a l’impression d’avoir ici le point de vue d’un gros nab (histoire de rester dans le thème) qui ne s’y est jamais vraiment intéressé.
    Bref pour moi cette vidéo respire l’égo intellectuel (pourtant il n’a plus d’avatar virtuel lol) de l’ancien gamer inculte tout fier de montrer qu’il est maintenant cultivé et conscient en faisant passer son expérience personnelle comme une vérité absolue.
    Mon message est un peu cru mais je trouve cette vidéo passablement insultante alors disons que nous sommes quittes :)

     

    • @Angron
      Pas convaincu non plus par la vidéo. Le type cherche à simplifier et vulgariser excessivement pour faire un format court mais il finit en fait par dépouiller le livre de sa substance et fait baisser le niveau de l’analyse de Sajous.
      Et je ne comprends pas bien d’où vient cette obsession pour WoW quand il s’agit de critiquer le jeu-vidéo. Se focaliser sur un genre n’est pas nécessaire.


    • "On y trouve de tout, que ce soit des crétins, des bobos, des subverstifs, des addicts, des gens cultivés, des jeunes, des vieux, des chômeurs, des salariés, etc..."
      je pense qu’on retrouve dans les "catégories" que vous citez essentiellement des célibataires car comme j’ai pu le comprendre dans un autre commentaire, la vie de couple n’est pas trop compatible avec une addiction aux jeux .....virtuels ! sachant qu’il y a bien sûr toujours des exceptions.


    • Tout à fait d’accord avec vous, propos réducteur et méprisant, qui témoigne peut-être d’un malaise personnel de l’auteur (cf l’heure la plus sombre sur le sujet : "un gamer a peur des filles"...
      Il tombe à mon sens dans le même travers que Clouscard analysant le rapport rock et capitalisme dans "le capitalisme du désir", une généralisation abusive qui transparait notamment dans sa généralisation monolithique du modèle MMO au reste du monde des jeux vidéo.


  • Vidéo intéressante mais qui ne parle que de la partie la plus addictive des jeux vidéos : les mmo. C’est comme parler de la tv avec seulement la tele realité ou parler des livres en général avec juste les romans policiers.

    Bien sûr que ça existe les joueurs qui fuient le réel dans le jeu vidéo et qui au final en deviennent totalement dépendant ou qui utilisent le jeu vidéo pour renforcer leur narcissisme à travers leurs performances, mais il y a aussi de belles choses dans le jeu vidéo :
    - certains jeux proposent des expériences intéressantes par leur immersion, on se retrouve dans la peau d’un personnage à qui il arrive des expériences très intenses dans des univers riches qui amènent à se questionner sur les similitudes avec la vie réelle au niveau politique, sociologique et historique par exemple (deus ex, dishonored, metro, assassin creed, ...)
    - certains jeux permettent d’exprimer sa créativité de belle manière, par de la construction pour de l’esthétique pur ou pour survivre dans des univers plus ou moins hostiles (minecraft, ark survival evolved, etc)
    - certains jeux permettent de passer des bons moments avec des amis en faisant quelques parties le soir après le travail ou le week end un peu comme à l’époque quand on jouait au cartes dans les bars (moba, fps, etc).

    Bref tout n’est pas négatif, l’important c’est d’être conscient de ce que ça nous apporte.

     

    • #1660192

      Deus Ex m’avait aussi profondément marqué.
      Le jeu vidéo c’est comme le reste. Il faut y mettre une discipline de soi. Même s’il faut admettre qu’on s’enfoncera plus par le jeu vidéo que par la lecture. Si le système en place rend les supports livresques has-been, ce n’est pas pour rien.


  • Twitter, Facebook, Pinterest, Google +, Linkedin... causent certainement plus de dommages dans nos relations et notre façon de communiquer que les jeux vidéos qui sont autant un divertissement qu’un moyen d’échapper à cette société complètement pourrie. Pour qu’un gamer, ou même n’importe quel célibataire, puisse trouver une nana dans la "vraie vie", il faudrait déjà qu’il y en existe une qui ne passe pas son temps le nez greffé à son smartphone pour twitter ou facebooker. Il est même de plus en plus difficile de parler avec les commerçants qui sont remplacés par des caisses automatiques ou des bornes pour passer commande avec notre compte facebook afin de bénéficier de quelques avantages ridicules.
    Le monde d’un jeu vidéo n’est guère plus virtuel que la vie d’aujourd’hui, et il a le mérite d’être plus amusant et plus efficace pour rencontrer quelqu’un.
    "Comment arrêter de jouer aux jeux vidéo ?" J’ai plutôt envie de demander, dans un contexte bien plus urgent : "Comment arrêter d’utiliser Facebook ?" qui est en train de devenir la nationalité du nouvel ordre mondial.


  • Faites attention à ne pas mettre les jeux de simulation dans le sac de votre critique, car il sont souvent l’intermédiaire entre la théorie et la pratique, permettant de comprendre la pratique sans en prendre de risque.

    Du coup les simulateurs de vols, vols spatiaux par exemple sont des jeux mais il ne rentrent pas du tout dans la critique faite. Par exemple, beaucoup de personnes comprennent la gravité sur terre mais sont incapables de la comprendre dans l’espace proche et lointain, de plus beaucoup confondent masse et poids ou encore vitesse et accélération, certains jeux vidéo permettent de comprendre ces notions en se passant de la théorie.

    Les simulations permettent de comprendre beaucoup de choses et de représenter des problèmes complexes comme la cartographie des astres et de vérifier que nos formules sont correctes car si notre modèle est bon, on peut anticiper leurs déplacements dans le temps.

    Il y a également des jeux où il faut trouver un maximum de mots sur une grille (un + en Français), ou d’autres comme 2048 où il faut faire des puissances de 2 (un + en calcul mental).

    Il ne faut pas confondre le support numérique à son contenu. (le jeux vidéo est un support interractif, comme la BD est un support imagé au livre, à distinguer du genre qui regroupera des livres d’historiens, mais aussi des romans etc... il existe des BD scientifiques et parfois ce support est plus adapté pour décrire un phénomène)


  • #1659783
    le 06/02/2017 par UnLienVersLePassé
    J’ai joué 25 heures de suite – Ma Sociologie du gamer

    Je suis d’accord avec beaucoup d’arguments mais comme beaucoup de mes compères ici je trouve tout ça un peu réducteur. Ce n’est que mon avis personnel mais j’ai tellement de souvenirs vidéoludiques qui me semblent "sains", notamment avec les jeux de la licence Zelda par exemple.


  • Bonsoir,
    Étant un ancien gros geek de jeux vidéo.il faut comprendre deux choses.
    1) le jeux vidéo off line :
    Vous jouez 10"h ou 110h vous le terminez, et vous attendez que le prochain sorte.
    2) le jeu online mmorpg :
    Alors la faut se tenir, vous avez la pression sociale dans le jeu vidéo, pour être le meilleur... Upper son niveau, son équipement et cc.
    Et là vous êtes emprisonné dans votre bulle. J’ai joué jusqu’à 14h d affilié pour profiter des événements exceptionnels.
    Avec du recul, j’aurai pu améliorer pas mal de chose niveau scolaire, sociabilité..

    Pendant les vacances, je passai plus de 50h par semaine.
    Qu est ce qui a fait que j’ai stoppé ? C’est que je n’avais plus internet...
    Enfin, pour ceux où celle qui ont des enfants qui veuillent stopper les jeux vidéo, inscrivez vous au sport ou à la musique.

    Pour information en Corée du Sud, on joue avec son numéro de sécurité sociale, car il y a eu trop d enfant qui sont mort de faim et de soif à cause des jeux vidéos..


  • Personnellement, plus je grandis, plus je réfléchis, et moins je perds de temps avec les futilités tels que les jeux.

    A chaque fois, par exemple, que j’essaie de trouver un jeu, par exemple sur le portable, je me demande toujours :"pourquoi faire ?" "pourquoi perdre mon temps ?" "qu’elle est la finalité ?" "en quoi ça te serra utile dans la vie ?" etc, du coup je réfléchie, et ça m’enlève l’envie de jouer....

    Et puis c’est vrai, à quoi bon jouer à des jeux vidéos, si la finalité est la perte total de temps...


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