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L’Heure la plus sombre n°61 – Émission du 9 janvier 2017

Invité : Adrien Sajous

Pour ce 61ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient Adrien Sajous, auteur de Sociologie du gamer, et Marc, militant E&R et ancien gamer.

 

Au sommaire :

Introduction
1’00 : Qui est Adrien Sajous ?
3’00 : Le jeu vidéo et le rapport social
8’00 : Le capitalisme produit le virtuel
12’00 : Les FPS, c’est quoi ?
14’00 : La liberté dans les jeux vidéos
19’00 : Le virtuel comme drogue ?
26’00 : Le fétichisme de la marchandise
28’30 : Les jeux sont-ils un art ?
31’40 : Une critique de notre monde
34’00 : La mobilité du point de vue
39’40 : La fonction politique du jeu vidéo
43’00 : De la violence dans les jeux vidéos
47’07 : Le e-sport, un sport ?
49’50 : Comment sortir du gaming ?
56’15 : E&R, la lecture, des issues possibles au jeu
1’00’15 : Philippe Guêpe, « Nos âmes », album Le Retour du roi, Kontre Kulture Musique

 

Écouter l’émission :

 

L’émission en format audio :

 

 

 

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Invitée : Marion Sigaut
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Se procurer l’ouvrage Sociologie du gamer chez Kontre Kulture :

Lire également chez Kontre Kulture :

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78 Commentaires

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  • Les jeux vidéo (“RTS” “real-time strategy” en français jeu de stratégie en temps réel) sont pour la plupart très intéressants à jouer. N’importe qui, de n’importe quelle classe sociale, peut jouer à ce style de jeu.

     

    • Ca n’est pas du tout le sujet : n’importe qui peut jouer a n’importe quel jeu.

      Ce qui est décrit ici c’est le piège du jeu vidéo, dans lequel le joueur s’investit sans récompense réelle. La récompense est de l’ordre d’un agent virtuel qui parle au narcissisme de la personne, créant et nourrissant dans son égo cette boucle narcissique qui l’amène a jouer toujours plus.

      C’est exactement sur le même principe que certains en URSS ont pu bosser a l’oeil "pour la gloire du communisme", ou dans l’économie actuelle certains sont amenés a bosser "pour la gloire du capitalisme" ou pour celle de leur entreprise : comme le faisait comprendre Orwell dans 1984, la meilleure prison est celle dont on ne songe même pas a s’échapper, et dont on vient a aimer les geoliers.

      Le citoyen / le joueur devient un esclave et fier de l’être : travaillant sans en recevoir aucun bénéfice réel, a cause d’une crise ou au profit d’un autre (l’éditeur, les actionnaires), au détriment de sa vie réèlle... et il en est heureux !
      Le joueur ne joue pas au jeu de l’éditeur : il travaille pour l’éditeur. parfois jusqu’à 18h par jours jusqu’à l’épuisement, soit bien au delà de l’effet ludique primaire, que l’on peut estimer a 30mn-1h maximum.

      Ce qui n’a rien a voir avec le fait, par exemple, de s’inscrire a la piscine, dans un club de boxe ou de tennis ou autre et d’en retirer un bienfait corporel et psychique (pourquoi pas narcissique, mais ici le narcissisme est un moteur d’un bienfait autre que lui-même).
      Dans ce cas, certes on "bosse pour" le club et ses profs, l’entretient des appareillages etc, mais pas seulement, puisque le club ne devient pas propriétaire de votre bien-être. Certains se l’arrogent outrancièrement dans les publicités, mais la publicité est fondamentalement abusive.
      Bref, dans le cas d’une activité physique, il y a bénéfice REEL et il est réciproque. Pas dans le jeu vidéo.

      Toutefois, il faut noter qu’il existe des façons pour certains de rendre réel le virtuel, a travers les conventions "geek", qui sont une façon comme une autre de se sortir du jeu, voir des réalisations théatrales (RP), voir même cinématographiques, etc. bien que cela reste relativement limité et finalement peut avoir pour effet pervers de relancer le cercle vicieux.
      Par contre, je regrette que cette analyse reprenne le terme de "drogue" : stop aux abus de langage ! le jeu vidéo n’a rien a voir avec les substances actives, ou alors on pourrait dire que dormir est une drogue par exemple...


    • Ya pas plus capitaliste que les RTS.

      Amassé et détruire toute les ressources d’une terre pour créer une armé au service de l’oligarchie.


    • Oulala @thynk que dites-vous... jouez à un jeu dont les batailles ont déjà existé dans le passé en quoi c’est être capitaliste ?


    • Justement, dans Black Mirror il y a l’episode 2 qui parle de cette ultra aliénation par les jeux virtuels. Une série absolument à voir pour voir où nous mène cette dystopie de l’invasion de la technologie dans la vie privée.


  • J’entends bien la critique sociale faite au phenomene mais je trouve un peu reducteur de ne se concentrer que sur le MMORPG, le FPS et jeux de combat,etc.... Quid des jeux de stratégie(les excellents produits de Westwood Studios), de gestion( les Sim City-like) ou de tactique(Certains jeux de Relic)

     

    • #1640298

      A quoi bon réfléchir à des stratégies qui débouchent sur du néant ? Vous pouvez toujours vous prendre pour une star, le maître du monde ou Ramsès 2, ça ne vous aidera en rien dans le monde réel. Réécoutez l’émission, vous n’avez visiblement pas compris.

       

      • D’un point de vue "révolutionnaire", regarder des films et écouter de la musique n’aident pas non plus dans le monde réel et n’apportent également que du néant.

        La détente et le repos du concept, on a quand même le droit de temps en temps ? ou alors il faut forcément lire du Clouscard, bêcher le potager de sa BAD et distribuer des tracts, bref faire des trucs chiants (utiles, sûrement, mais chiants) de 8h à 22h et 7 jours sur 7 ?

         

        • De la culture ? Chose qu’un Sim City ne possède pas.

          Après, on parle de joueurs intensifs qui n’ont absolument plus aucune ou presque plus de vie réelle. Pas d’un petit joueur. Du coup, même si c’est toujours valable, cela pose moins de problème.


      • @themediavengers

        La question de savoir à quoi ça sert n’est pas pertinente. L’esprit a des capacités d’abstraction naturelles que l’on exerce par des jeux. On ne mesure pas un jeu par la question de son utilité parce qu’on ne peut pas décider apriori de ce qui est utile ou non.

        Par exemple la recherche mathématiques, qui relève de la catégorie du jeux par beaucoup d’aspects, n’est pas contrainte par l’utilité, et de nombreuses théories nées par jeux d’esprit, se sont révélées a posteriori fondamentales : géométrie, théorie des graphes, logique formelle, etc ... quasiment toutes en fait.


    • Donc les echecs ne sont pas un sport ?

       

    • #1640214

      Quelques réflexions :
      La violence a une incidence sur la vie psychique. Car, qu’est-ce que la vie psychique sinon des images et des associations. On peut voir cette incidence dans l’absence de stimuli et d’empathie chez les deux joueurs confrontés à des images violentes du réel.

      Tuer les zombies est un conditionnement au monde futur. "Les autres" seront les pauvres d’un monde futur dévasté. Il faudra les éliminer pour éviter la propagation de la misère et pouvoir rester entre élus, sains ou saints, de naissance (ou conversion pour certains, après opération, etc).

      Oui le jeu peut être art. Dans le sens où il y a création et composition. Le jeu peut se transformer en film ou en livre, ou l’inverse.

      Peut-on savoir à qui appartient l’industrie du jeu virtuel ? Est-elle ciblée comme dans celle à Las Vegas, du jeu traditionnel ?


    • #1640235

      Si vous devez jouer à un jeu, un seul : Crusader Kings 2


    • Interview intéressante mais malheureusement avec un portait assez caricatural du jeu vidéo. J’ai l’impression que M.Sajous n’a jamais vraiment côtoyé cet univers et abuse d’une analyse psychologique sur des bases déjà assez grossières. Il y a de très bons jeux, que ce soit du point de vue narratif, sociologique, ludique, stratégique, ... mais ce n’est évidemment pas ceux mis en avant par le marketing. Comme pour le cinéma, une personne pour qui le concept du jeu vidéo se résumerait uniquement au marketing grand public aurait une vision bien négative du jeu vidéo.

      Je suis d’accord avec la plupart des points de cette analyse dans le cas ou elle est appliquée aux gros jeux populaires, comparables au blockbusters cinématographiques américains.

       

      • Analogie en effet très juste et très parlante.


      • Je partage un peu ton avis malheureusement.
        Le livre explique les limites de son analyse avec plus de précision, mais il n’en demeure pas moins que les propos développés dans cette émission sont lacunaires.
        Même avec toute la sympathie qu’on peut avoir sur quelqu’un qui s’est mis à l’écriture (combien d’entre nous en sont réellement capables, sans parler de la lecture par laquelle M. Sajous a commencé ; après tout c’est pas un roman d’heroic fantasy qu’il a écrit !), je remets carrément en cause le fait de s’appeler "gamer" quand on ne connaît que les MMORPG et les FPS. Toutes les autres "communautés" de joueurs se foutent bien de la gueule des "paumés" qui tombent dans ces trous noirs, et on est bien plus conscients de notre condition psychologique et humaine que certains peuvent le penser.


    • de toute facon le vrai probleme des jeux c’est les mmo..pour avoir été un Hardcore gamer pendant 10 ans..c’est le pire de tous . Et ta vraiment l’impression , de t’être fait de vrai amis .Tu rentre dans une guild ,tu passe des heures à discuter avec eux sur teamspeak ou autre. Tu te fais mêmes des rendez vous "Irl" comme ont dit entre gamers. bref c’est sympa ..Tu t’y sens bien . des fois t’arrive mêmes à avoir quelques relation serieuse avec des filles . j’ai connu plein de gens qui sont marier apres s’être rencontrer sur un mmo . le seul vrai probleme des mmorpg , c’est dans sortir..Et penser que c’est facile ,c’est ne pas connaitre la réalité de cette univers.. a part être lassé du pc comme je l’ai été ..

      Les personnes qui n’ont pas passé des années , sur des jeux comme Dark age of camelot , everquest , ragnarok online , warcraft, ect...ne peuvent comprendre comment c’est dur de quitter un jeu sympa et des potes que tu tes fais , c’est du virtuel , mais du virtuel plus sympa pour beaucoup , qui se font bien plus chier, dans la réalité de la vie..

      apres pour parler des autres genre de jeux video autre que le mmorpg , je trouve ca dommage de faire un amalgame . d’ailleur a un moment donnée , l’un des interlocuteurs , parle de Baldur’s gate ..l’un des meilleurs jeux auquel j’ai joué (surement le plus dure aussi ^^ ) est une perle..C’est un jeu qui vaut largement un bon bouquin d’héroique fantaisie ..l’histoire la mise en scène , ce jeu était de la perfection.. en tout cas des jeux qui font réfléchir , ils en existent .Même si ce n’est pas les jeux les plus vendu .

      le probleme Mmorpg , mériterai un bouquin à lui entier , il y a tellement à en dire et ca va continuer d’évoluer avec la nouvelles generation de gamers..

      les mmorp sont bien plus toxique qu’ont pourrai le croire .

       

      • Bonjour Parm, Est ce que ce sont les 10 ans de "Hardcore gamer" qui ont été aussi dévastateurs pour votre orthographe ? Il me semble constater bien plus de fautes en général dans les commentaires sur ce sujet qu’ailleurs ... un autre effet secondaire du "game" ?


    • Un exemple de jeu vidéo qui atteint à la dimension d’une véritable œuvre d’art, voire d’un authentique chef-d’œuvre ? Syberia (et ses suites) de Benoît Sokal !

      Ce jeu d’une infinie mélancolie, voyage hautement poétique d’Ouest en Est à travers l’Europe et l’histoire tourmentée du XXe siècle sur la trace des derniers mammouths qui auraient survécu quelque part en Sibérie, est une pure merveille à tout point de vue : narratif, visuel, et même musical.

      Le premier tableau, point de départ du périple de l’avocate américaine Kate Walker, donne à lui seul un bon aperçu de la beauté du jeu : un petit village imaginaire, au cœur des Alpes françaises, du nom de Valadilène, dont toute l’architecture est - figurez-vous ! - de style Art nouveau.

      Bref, pour les jeux vidéo comme pour n’importe quelle forme d’expression artistique, tout dépend de ce que l’on en fait !


    • Je suis moi-même un développeur et je dois dire que j’ai trouvé cette interview assez agaçante, je dois l’admettre, j’ai eu du mal à aller jusqu’au bout. Tout d’abord, parler de "Gamer" ne veut absolument rien dire, pas plus que parler de "Lecteur". Quel jeu ? "Papers please" ? "The last gardian" ? "Civilization VI" ? "Pokémon GO" ? Un jeu d’échecs ? Ces jeux la n’ont absolument rien à voir entre eux, pas plus que "Comprendre l’empire" et "Femme actuelle" ne serait capable de rassembler la meme fibre sociologique. A cela s’ajoute la question de qui y joue, comment, et dans quel but ; Tu joues tout seul pour simplement t’amuser ? En ligne dans un esprit de competition ? Chez toi, avec tes amis, histoire de papoter et boire des bieres ? Dans un lit d’hopital pour faire passer le temps ? Avec ton pere dans un but de rapprochement ? Ce qui me dérange aussi c’est que la critique sociologique d’un secteur précis du jeu vidéo bien que sans doute valide fait abstraction du média lui-même ; On parle donc de ce qui peut exister autour de ce média, sans se soucier de ce que le média apporte concrètement en matière d’interaction, de moralité, de culture, et de développement concret. Tout comme l’imprimerie et le film, les sciences interactives demandent que l’on analyse ses mécaniques, et ses applications possibles. Il s’agit d’un média d’une complexité sans précédente ; il faut donc si pencher, certes, mais dans sa totalité. Peut-être que le livre aurait dû s’appeler tout simplement "Dérives et enjeux du jeu vidéo a l’heure du numérique", car les dérives présentées ne sont ni consubstantielles, ni originaires du jeu video.
      Voici quelques recommandations pour mieux comprendre :

      "Papers please" : Un jeu qui vous met dans la peau d’un douanier, qui doit decider du sort des voyageurs sur fond de dystopie communiste. La morale véhiculée est consubstantielle aux mécaniques de jeux, en ce que le joueur vient à réaliser, sans que rien ne lui soit conté, des implications morales découlant directement de ses actions.

      "Gone home" : Un exercice en ce que les Anglais appellent "Environnement story-telling". Une autre application intéressante de ce média au potentiel gigantesque.

      "Civilization VI" : Un jeu de stratégie dans lequel vous guidez votre civilisation a travers les âges. Un jeu hautement pédagogique et cérébral, comme tous les bons jeux.

      N’hésitez pas à me contacter pour plus de recommandation. J’en ai un paquet.

       

      • L’auteur explique bien les liens entre les différents types de jeux avec le capital et le formatage qui est associé (frustration, compétition, représentation dans un monde virtuel qui transpose des aspects de la vie réelle dans un monde de spectacle).

        Ton commentaire est symptomatique du déni dans lequel tu dois être du fait d’être partie prenante de cette industrie... Oui c’est cool, jusqu’au moment ou tu te seras rendu compte que tu as passé ta vie à bosser sur des conneries... des logiciels super bien faits mais qui ne valent pas un clou, qui n’aident pas à accéder à une quelconque transcendence...


      • Oui mais non.
        J´entends tout à fait le travail pasionnant et de qualité que tu produis, l´intérêt que le résultat peut avoir. Le problème n´est pas là. Mets un enfant devant un écran, il devient un zombie, et pourtant aujourd´hui, tu as plus de choix que TF1, Antenne 2 et FR3. Yt t´offre une infinité de possibilité de programmes de qualité. Le résultat est que le gamin peut vite devenir un zombie s´il n´y a pas un contrôle stricte.
        Pour le jeu vidéo, c´est pire. Tu peux mettre un gamin n´ayant jamais joué, à un jeu très basique, il peut devenir mongoloïde, et pris au piège en quelques instants. C´est fait pour d´ailleurs.

        Donc oui, le jeu vidéo c´est comme le vin, ca peut sûrement atteindre des hauteurs, mais pour les jeunes c´est un poison à interdire, qui rend totalement crétin.
        Intrinsèquement jouer au foot ou aller pêcher les crabes est bon pour un enfant, même s´il peut se casser une jambe. Intrinsèquement le jeu vidéo est mauvais pour l´enfant, même s´il doit pouvoir développer une rapidité intellectuelle.

        Sans même parler de l´absence de virilité de la chose. En gros, tout le monde s´accordera à reconnaître qu´une société sans jeux vidéos ne se porterait pas plus mal.


      • Bonjour a tous les deux. Je vous ferai quand même remarquer que l’on ne se prend pas de passion pour l’alcool, la pornographie ou la télévision, qui sont des trous sans fond. Le film, la littérature, et le jeu vidéo c’est autre chose ; On s’en passionne, on y réfléchit, on en parle, et peut-être même qu’on en fait une carrière. C’est dommage que vous pensiez que ce que je fais c’est de la merde parce que j’éprouve chaque jour une satisfaction intellectuelle et artistique profonde dans mon travail. Le mépris que vous avez pour ces médias vient du fait que vous le connaissez peu, je le sais. Je suis sur qu’avec un peu d’expérience, vous en devinerez tout son sens et tout son potentiel. S’il vous plaît, cultivez-vous sur le sujet, vous découvrirez des expériences interactives intelligentes, riches et fondamentalement saines. Je suis à votre disposition pour vous guider dans cette découverte.



      • Je vous ferai quand même remarquer que l’on ne se prend pas de passion pour l’alcool, la pornographie ou la télévision, qui sont des trous sans fond. Le film, la littérature, et le jeu vidéo c’est autre chose ; On s’en passionne




        Si je peux me permettre un petit recadrage qui n’a pas du tout pour intention de te rabaisser, mais plutôt de te faire prendre conscience d’une chose : c’est plutôt à toi de te cultiver.
        Parce qu’en le faisant, et en voyant les mécanismes utilisés dans les jeux vidéos, tu verrais qu’on exploite les fonctionnements des circuits neurologiques pour justement te rendre accro aux jeux vidéos (circuits de la récompense, etc.), tout comme les réseaux sociaux.
        Ceci se solde par une décharge de Dopamine, qui est l’hormone de la récompense (grossièrement).
        Et c’est EXACTEMENT la même hormone que lorsqu’on prend de l’alcool, et d’autres drogues.

        Donc oui, le jeu n’est pas homogène, mais il y a une dérive potentielle qui y est liée intrinsèquement.
        Tout comme le capitalisme, c’est cool pour s’acheter une baguette de pain, mais il porte en lui toutes les horreurs à venir, et qui sont venues (y compris le jeu vidéo...)

        Encore une fois, aucune agressivité de ma part.


      • @Karim
        "Je vous ferai quand même remarquer que l’on ne se prend pas de passion pour l’alcool, la pornographie ou la télévision"
        Ce constat est faux :
        - L’alcool est très à la mode depuis quelques années (mixologie, vodka pour "connaisseurs", whisky, sans oublier les soirées "Winetasting"...). Des gens deviennent même barmen, caviste, ou fabricant suite à la découverte de tel ou tel elixir soit disant chef d’oeuvre de l’humanité.
        - La pornographie a inondée la vie quotidienne et devient un hobby comme un autre. Il n’y a qu’à observer les dizaines d’allusions et private joke dédramatisantes dans les programmes pour jeunes, à savoir les Youtubeurs. Norman parle du porno. Son public le plus jeune a 7 ans. Sur le forum Jeuxvidéo ça discute porno comme d’autres discuteraient football. Il existe de la presse porno "respectable", comme LeTagParfait. Stoya et James Deen sont un couple modèle selon plusieurs magazines "mainstream", les jeunes filles représentent 30% de l’audience etc.
        - La télévision EST une passion pour un tas de monde. Bizarrement vous ne semblez pas en fréquenter, mais il y a des gens qui ADORENT suivre la vie de leurs animateurs stars, suivre assidûment leurs émissions, qui voient le monde à travers ce prisme etc. Hanouna a un succès monstre, c’est un indice fort... "Un grand moment de télé", est une phrase qu’on a tous entendu.

        Comme un autre ERien, je dirais que le plus intéressant dans le jeu vidéo, c’est sa conception. Je suis certain que créer des mondes virtuels est passionnant et pas du tout aliénant. C’est jouer, le problème qui est visé ici... Autant créer un monde fait appel à des compétences réelles, autant y jouer demande simplement à comprendre des règles simples et appuyer sur le bon bouton au bon moment (donc obéir aux règles).
        Je n’ai pas joué à Gone Home, mais à d’autres titres du genre Environnement story-telling (Ethan Carter, Everybody’s gone to the Rapture...). Ce fut plaisant mais j’ai quand même ressenti du vide à la fin, tout comme certains mauvais films il est vrai. Ça ne m’a rien appris sur la vie, ça ne m’a rien donné de plus que des émotions éphémères.
        De ce point de vue, au mieux du mieux, un jeu vidéo est un bon roman d’évasion. Mais un roman ne nous demande pas d’obéir à des stimuli, ne nous bombarde pas d’ondes magnétiques comme un écran LCD... et sur l’activité de lecture comme simple loisir d’évasion, je vous conseille l’intervention de Soral au TMO ; finalement il explique la même chose (perte de temps).


    • Pour les accros du jeu, il y a le jeu de rôle de plateau pour le lien social direct complété par l’imaginaire des supports de lectures des romans fantastiques et de science-fiction et dans ce cas nous sortons de ce monde mathématique virtuel constitué d’éléments finis car l’imagination de l’esprit normalement est infinie exceptée pour certains charlies définitivement cuits : concernant ce qu’était auparavant Marc timide à l’égard du beau sexe, parmi les participants du jeu de rôle de plateau ben il y a très rarement de jolies jeunes femmes, seules quelques miséreuses du désir, ou petits boudins. Donc la pratique de sport, d’activités extérieures demeure indispensable pour la santé également pour limiter le nombre de râteaux. A ce titre, se faire un corps d’athlète grecque est également une aliénation qui demande une hygiène de vie, des privations et une pratique de sport intense difficilement conciliable avec tout le reste et puis ça bousille le corps.

      Sur le sujet de la violence par la consommation ultime de la marchandise sexuelle, il y a la réalité augmentée par le virtuel et notamment ce pari que prend M Sajou, par la consommation sexuelle d’une femme virtuelle achetée sur étagère souillée comme un objet jusqu’à sa destruction, soit l’apologie du snuff movie virtuel. Une pratique qui, pour certains addicts confondant leur désir sans limite pour la réalité, pourrait bien aboutir à des actes de barbarie dans le réel : un thème bien abordé dans le bouquin de manière très saisissante.

      Concernant l’objet "migrant", ma mobilité de point de vue observant ce futur Montaigne, peu importe la distance, l’approche, le niveau d’intersubjectivé ou ma considération provoque toujours un éclat de rire plus ou moins joyeux, c’est grave Docteur ? Plongé dans mes bouquins, j’agis en gentil virus... et j’attends, c’est long.

      Superbe émission, la kontre kulture est aussi une addiction, une passion envahissante, n’oublions pas nos proches.


    • #1640339
      le 10/01/2017 par Mayol Arkan Torquemada....
      L’Heure la plus sombre n°61 – Émission du 9 janvier 2017

      J’ai beaucoup aimé et beaucoup appris...ça me conforte dans l’éducation de mes gosses sans écran...
      Et c’est le F.Cousin du jeux vidéo ?
      Merci E&R, merci Adrien Sajous


    • #1640361

      Brillante intervention !

      Le concept "mobilité du point de vue" se nomme "référentiel" en physique.

      Par exemples

      Le calcul de la trajectoire d’un satellite ne sera pas la même selon qu’un observateur se place dans un référentiel héliocentrique ou géocentrique.

      ou encore

      Chaque épisode du conflit israelo palestinien n’engendre pas le même ressenti selon que l’analyse sera effectuée dans un référentiel palestinien ou un référentiel israélien.

       

      • J’aurais aimé rajouter à l’attention de monsieur Sajous au sujet de la mobilité du point de vue :

        Otto Weininger dans Sexe et Caractère (que je conseille vivement à tous) parle du rôle de la femme (F) comme "miroir", permettant à l’homme (H) une "mobilité du point de vue".
        Je n’ai plus le bouquin sur moi pour pouvoir le citer mais il doit également donner des références à ce sujet comme il le fait tout le long de son livre.


    • Les jeux vidéos comme échappatoire et substitution au réel appauvri cela me fait penser aux séries télévisées américaines ! En effet ce qui fait le succès de ces séries c’est souvent qu’il y a un soin tout particulier à mettre en scène de rapports humains authentiques, de qualités et riches. Notamment tout ce qui touche les rapports d’amitié et familiaux est la corde sensible des gens d’aujourd’hui qui sont de plus en plus socialement isolés et ont un mal fou à entretenir sur la longue durée des rapports amicaux ou autres profonds et riches. Quant à la famille elle est devenue pour ainsi dire inexistante, il n’y a presque plus d’entraide, c’est chacun pour soi, et puis d’un autre côté dans une société où tout le monde ou presque est prolétarisé et plus ou moins dans la merde la solidarité est devenue un luxe !


    • Merci pour l’emission. Je détecte quand même dans le discours négatif sur le jeux vidéo, une radicalité qui frise un peu la caricature et qui à mon avis n’adresse pas la vraie question :

      C’est comme tout, le problème c’est la dose. Lorsqu’on joue trop, c’est trop et il y a des effets négatifs.

      Le truc c’est qu’on peut dire ça de tout. Il aurait fallu expliquer pourquoi il y a un problème de dosage en général, sans s’attaquer aux jeux video en particulier. En effet Il y a un pb de dosage avec les réseaux sociaux, la télé, l’alcool, le cannabis etc ...

      A la fin il dit qu’il faut "nommer la servitude" , je suis pas sûr que le jeux video soit la première servitude à pointer du doigt ... Le prochain sujet abordé par Adrien semble plus intéressant. à suivre donc.

       

      • Si on ne ressent plus le besoin de se divertir en étant comblé par la réalité, à quoi bon reprendre une dose d’illusion ? Ne serait ce qu’une petite ? Aucun intérêt.
        Si tu ne peux pas te passer d’une dose régulière, même petite, demande toi simplement ce que ça comble dans ta réalité. Chacun reste libre de se poser la question ou de continuer à se cacher les raisons.
        C’est tout ce qu’il y a comprendre, si tu détectes un discours négatif tu comprends juste le principe d’une analyse critique.

        "je suis pas sûr que le jeux vidéo soit la première servitude à pointer du doigt ..."
        Pas la première non plus dénoncée ici, mais c’en est une quand même.


    • #1640447

      C’est intéressant mais c’est moins précis que quand c’est Soral ou Cousin qui parle. Attention à rester au top niveau les gars ! Tout çà demande du travail, de lire, du sérieux...

      Vu les commentaires, j’ai l’impression que certains n’ont pas saisi l’obsolescence de l’être qui se cache derrière le joueur. Effectivement si tout le monde se met à jouer, alors qui va s’occuper du combat social ?
      Je veux bien entendre que le jeu en général est plutôt un truc de jeune, mais il y a jeu et jeu... en l’occurrence le jeu vidéo est le fruit du progrès technique mais aussi le symptôme d’un mal-être, forcément :
      on essaye, on se prend au jeu, on découvre des mondes... mais çà devient une habitude, sur laquelle se greffe cette sale habitude de fuir le réel.
      Et beaucoup vous trouveront toute sorte d’excuse, glorifieront le jeu, pour ne pas avouer leur faiblesse dans le fait qu’ils n’arrivent désormais plus à décrocher.

      Comme il est dit, je pense que ce décrochage se fait en principe naturellement, mais la pression sociale étant ce qu’elle est, c’est plus aussi simple.

      Si on prend Soral comme exemple et d’autres personnages : ils marquent l’histoire et leur temps parce qu’ils ont compris que le réel enthousiasme provient de la Vie qu’on ne peut vivre qu’avec passion, dans la relation au monde et aux autres, parce que c’est ce qui rend humain et heureux, et surtout pas dans une représentation, un ersatz du réel.
      Il est plus valorisant pour soi d’avoir réussi à faire avancer les choses dans le bon sens, plutôt que d’avoir terminer telle "mission" ou d’avoir tué le boss du dernier niveau.
      Et pour finir un jeu de société joué à plusieurs en famille est sûrement plus revigorant humainement parlant, qu’un jeu en réseau.
      Bref y’a bien plus d’inconvénients que d’avantages finalement (même si c’est très bien fait, même si c’est joli etc !).


    • Ayant un profil de :
      Lourds passé de joueurs (argent) puis vidéos avec des problèmes d’addictions en tous genres. ...( pour le CV)

      On voit que notre auteur appuie là où cela fait mal ... et de suite il y a des intervenants qui défendent leurs ’’dopes’’. Brillamment d’ailleurs.

      Mais notre capacité d’auto critique est souvent inversement proportionnée à notre intelligence.

      Il y a énormément de choses intéressantes à retirer du travail de réflexion de cet auteur. Une critique : le joueur qui arrête sa partie n’est pas seulement confronté à la pauvreté du monde mais d’abord à ses problématiques en tant qu’être humain.

      Expliquer le mal être dune personne uniquement par une société formatée par le capitalisme c’est d’un parti pris peu objectif.


    • Entrevue très intéressante comme souvent avec votre émission et les auteurs de Kontre Kulture. D’autre part, félicitations à Adrien Sajous pour avoir analysé et conceptualisé notre rapport aux jeux vidéo. Cependant, il ne faut pas limiter l’analyse comme il a été dit par ailleurs dans un des commentaires aux gros jeux populaires. Le domaine des jeux vidéo peut offrir des applications insoupçonnées s’inscrivant par exemple dans un objectif d’initiation ou de renforcement de la communication interpersonnelle entre les membres d’une même entité ou pas. Et ce, dans un cadre convivial et festif comme on peut le constater avec cette vidéo. Dans ce cas, le jeu vidéo est considéré comme un moyen, non comme une fin.

       

      • Ce que je vois dans cette vidéo est un groupe de gens ayant certes l’air de bien rigoler mais agglutinés devant un écran qui accapare toute leur attention. Vous évoquez la même chose que Marc dans l’entretien quand il parle des jeux à la Nintendo.
        Ils ne sont pas exactement avec les gens qui les entourent mais avec la représentation des gens qui sont dans le jeu. La conscience ne peut être à deux endroits à la fois.
        Ça revient plus ou moins à prétendre qu’une sortie ciné avec des amis est une activité sociale.


      • Mais même quand le seul but du jeu est de s’amuser ou de s’évader il y a une fin... Celle de s’évader justement ... le Jeu n’est justement jamais une fin en soi.... non ?


      • @Vlad

        Je comprends votre point de vue mais ne soyons pas trop restrictif car rien n’est parfait. Ces gens ont partagé une expérience intéractive multimédia en groupe qui leur a permis d’exister dans un rôle virtuel certes mais également de partager une activité ludique en conscience dans le monde réel. Un peu comme lorsque vous commentez avec votre ami(e) le film que vous venez de voir au cinéma. Parfois, les avis divergent selon le principe de mobilité du point de vue mais l’important c’est l’excuse qui permet d’en parler. "Ça joue" également pour Adrien car si les jeux vidéo n’existaient pas, il n’aurait pas pu écrire un ouvrage sur le sujet et nous ne serions pas ici pour en parler.


      • @ Jessicalas « le Jeu n’est justement jamais une fin en soi.... non ? »

        Tout dépend du niveau de conscience de chaque individu et de l’importance qu’il donne à cette activité. Le niveau de conscience de l’auteur du livre n’est pas le même que celui d’un gamer qui joue 12 heures par jour et fait la queue pour acheter la dernière nouveauté qu’il avait préalablement réservé. Dans le premier cas, les jeux vidéo sont un moyen de se réaliser comme écrivain tandis que dans le second cas, ils sont une fin pour le consommateur.


    • #1640498

      Ben moi je faisais du sport en jouant oui m’sieur, j’ai fabriqué une planche pour clavier/souris fixée sur les guidons inversés de mon vélo d’appartement et je pouvais pédaler pendant deux heures sans même vraiment m’apercevoir que je suais sang et eau tout en jouant à WoW sur grand écran.

      Maintenant je fais du mountain bike dans la nature, c’est plus sympa aussi mais plus douloureux quand on tombe.

      Quant au fait de vouloir s’évader d’un monde austère et déshumanisé, bon courage à ceux qui ne sortent jamais du réel... Je leur tire mon chapeau.

       

    • Les jeux d’infiltrations dans leur genre sont pas mal également : les anciens thiefs , les 4 premiers splinter cell , la série des hitmans etc.... sont des jeux qui requièrent patience , sens de l’observation , timing , méthode et surtout furtivité et discrétion .

       

      • J’ai beaucoup aimé ces jeux et d’autres du même genre (Dishonnored...), mais il faut admettre que la soupe est la même : il s’agit d’appuyer le bon bouton au bon moment, selon des règles pré établies par les concepteurs.
        Terminer Splinter Cell en mode Hard ne nous apprend en rien la patience ou la discrétion. Tout ce temps passé a seulement servi à retenir, par cœur, des mécaniques prédéfinies et comment éventuellement les contourner (c’est à dire appuyer sur un bouton de manière inattendue par le programme)


      • Tu as oublié le must en la matière : Metal Gears Solid, qui nous sensibilisait à la géopolitique pour laquelle je me suis passionné par la suite, alors je suis passé de la fiction (relative) à Aymeric Chauprade (le réel). Plus Deus ex, qui initie au trans-humanisme et au nouvel ordre mondial.
        Entendre "pas de politique dans les jeux" indique clairement des lacunes dans le domaine ou de la malhonnêteté intellectuelle : il souhaitait seulement se défaire des jeux addictifs et commerciaux que sont les FPS et la plupart des MMO (en somme, l’équivalent du rap game dans le rap).

        Tous les FPS "réalistes" type Arma, sont imbibés d’impérialisme, de désinformation et de propagande !!!

        Parlons de Eve Online, un jeu où les capacités intellectuelles prédominent, un endroit où un chômeur peut croiser un chef d’entreprise et où les capacités de chacun trouvent leur place.

        Parlons de l’art, des compositions musicales de Yasunori Mitsuda, Nobuo Uematsu, Harry Gregson Williams, Hans Zimmer dans les (meilleurs) jeux : les musiques de Valkyrie Profile et Chrono cross, le chara-design, les art-works, les scenarii matures de Vagrant story, Xenogears ou FF tactics traitant de religion.

        Des valeurs dans les jeux comme les J-RPG genre Final Fantasy VII et de pensée philosophique de Nietzsche dans la saga Xenosaga.

        De la stratégie d’un Front Mission, le principe du jeu d’échecs des jeux de combat et des wars games, qui nécessitent adaptation, anticipation et dextérité (on se met dans le tête de l’autre et inversement).

        Ne voir en GTA qu’un exutoire, c’est aussi un point de vue limité : ce jeu est une perle de créativité et une critique du capital par la dérision et la caricature.

        Et je ne parle même de l’ésotérisme omniprésent : Blood Omen, Soul Reaver, Final Fantasy, qui vous familiarisera avec du Lovecraft et la cabale.

        Des simulations de pilotage qui ont bercé certains joueurs dans leur enfance, qui sont devenus pilotes dans le réel : avion, bateau, sports automobiles.

        Et allez jouer à Dance Dance avec tapis, on va voir si vous ne transpirez pas...

        Les jeux vidéos peuvent révéler des vocations, développer l’imagination et la créativité, créer des relations, contenir des frustrations qui pourraient, dans le réel, prendre la forme de violence et de délinquance... à l’instar de la littérature.


    • Très bonne émission.

      Le jeu vidéo quand il devient addictif est un refuge, une fuite...
      Energétiquement, son addiction s’associe à un processus de désincarnation. On s’extrait du monde physique pour se barrer la haut (la fameuse mobilité du point de vue ressemble aux expériences de sortie du corps ou l’âme se détache du corps physique). Et c’est une déconnexion avec le bas, la Terre, l’enracinement, le monde physique.

      Le joueur est désincarné, et derrière son écran qui lui bousille les yeux et le corps (au point qu’il oublie ce corps) il nous évoque les personnages connecté par des câbles à la Matrice dans le film Matrix...
      C’est une étape du transhumanisme. De plus en plus le corps se désagrège pour piloter la machine à travers un avatar avec lequel on s’identifie, tout en s’oubliant et en s’effaçant totalement comme individu.

      Les gamers qui exploitent à fond les possibilités au point de reconstruire le jeu c’est encore un processus narcissique et de projection fétichiste, à la façon des gars qui font du tuning sur leur bagnole jusqu’à plus finir et découcher pour dormir dedans (c’est sans fin). Dans le gaming, on prend la place du créateur... du jeu. C’est le trip "tout puissant". Et encore un besoin de se démarquer.

      Concernant la phrase de Marx sur les produits misérables, on peut l’appliquer aussi au téléphone portable ! qui est aussi un outil de désincarnation et de deconnexion du réel. Le portable déconnecte plus qu’il connecte. C’est la passerelle vers l’implant RFID... et c’est déjà un implant quand on voit l’addiction qu’il suscite...

      D’abord on a tué la religion, on a supprimé le principe de ne pas céder à l’idolatrerie, on a tué la famille, le couple, on a abruti et rendu le monde moche, on a fait perdre à chacun sa confiance en lui et sa puissance intérieure (divine) puis à présent on crée une fuite virtuelle qui a l’air cool (de loin) et qui est la connexion virtuelle, bientôt si ça continue on se connectera à la naissance pour ne plus jamais se déconnecter... C’est le transhumanisme... les humains augmentés...

      Espérons un sursaut... rapide...


    • #1640567

      le jeu c’est l’évasion du Je.
      Quand on passe 8 heures par jour à jouer, le jeu n’est plus virtuel. Il ne l’a jamais été. Quand on parle du jeu on parle de sa pratique moderne sur écran. Jouer c’est se projeter, se distraite, s’aliéner. Le jeu ouvre une porte qui ferme au monde. Il nous fait plonger dans une extraction, nous concentre dans une dissipation. Le jeu est une tentative de contrôle, de lutte, de fabrication de limites, d’appauvrissement abyssal. Le jeu va canaliser un certains nombre d’expressions de notre humanité selon les âges où il est pratiqué. Le jeu transforme en produit celui qui y joue. Le jeu est une mamelle, le corps même de la société du spectacle.
      voir aussi Michel Demurget TV Lobotomie, sur les ravages de la télé.

       

    • #1640585

      Je suis un amateur de jeux vidéo, et je fais surtou du retro-gaming, c’est à dire de jouer au jeux ayant au moin dix ans, tel que les Command an Conquer, Starcraft, Megaman, Metal Gear Solid, Time Crisis, etc... je jous essentielement en Solo et occasionnelement en multi, cependant, les MMORPG, d’ou viennent essentièlement les cas sociaux ne m’intéressent guère.

      Je ne me consédère pas comme un "drogués", ni comme recherchant à tout prix l’évasion par le virtuel. J’apprecie simplement ces moment ou je joue, et obseve les univers modélisés. C’est pourquoi je ne partage pas l’ensemble de l’annalyse. Néanmoins, j’ai trouvé intéressant quand il dit que la violence visuelle, tel qu’on voit dans Dead Space, Resident Evil, etc... n’est pas le problème le plus important.

      Cette passion ne m’as pas pour autant empêcher de m’interresser au Nouvel Ordre Mondial, et de consulter quotidiènnement E&R et d’écouter fidèlement les discours d’Alain Soral. Bien à vous.

       

    • L’intervention d’Adrien Sajous me parait être le meilleur moyen de comprendre ce qu’il dit, en cela qu’il parvient à mettre des mots sur sa névrose et comprend le monde actuel. Ce n’est pas les jeux vidéos qui lui ont permis cela, c’est son expérience en tant que joueur associé à des lectures afin de les comprendre.
      Jouer aux jeux ne vous apportera rien après y avoir jouer, la comparaison est la même qu’avec le porno. Cela fait du bien au moment même mais on en retire rien après.
      Et le bien-être est je pense bien plus un chemin à suivre, qu’une finalité. Ce n’est pas avec des actions isolées que nous rendrons nos vies meilleures, mais bien plus en changeant profondément les choses...Par conséquent, comprendre et agir dans le réel.


    • Frustration et aliénation sont les deux mamelles de notre malheur...

      Un opus ici fort intéressant, sur un sujet finalement peu traité, via des propos très référencés. Je serais moins dur qu’Adrien sur le "casual gaming" type nintendo (typique de ma génération ; fin des années 1990, très ludique, puis je n’ai plus racheté de console depuis : je n’ai pas eu à m’en plaindre, ayant gardé de cela un souvenir très ludique) : mario kart remplaçait innocemment le baby-foot, sans trop à avoir à analyser au-delà.
      Les rapports humains peuvent parfois être addictifs, mais... tout dépend de ce qu’on en attend : qu’on soit un reclus "gamer" ou qu’on se jette dans les bras de Daesh, on reste au fond dans le virtuel : la suractivité n’aboutit paradoxalement pas forcément au réel.

      Réel décidément bien dur à affronter ; quelques palliatifs sont inévitables, mais le tout est de "refaire" du lien humain : je ne peux qu’approuver la conclusion.


    • J’ai 18 ans, et comme dit Vincent Lapierre à 56:00, j’ai arrêté les jeux vidéos après avoir découvert ER. Depuis, je m’intéresse vraiment à des choses "intellectuelles", utiles. Je pense aussi que le passage sur l’eSport est un peu bâclé. Aujourd’hui, les joueurs professionels que ce soit sur des jeux comme LoL, CoD ou encore CS:GO ont une hygiène de vie de sportifs. Ici se fait le rapprochement avec le sport. Ils vivent ensemble (gaming house), ils font du sport, ils ont des sponsors... bref l’argent rentre dans cet univers comme à l’image du football (à moins grande échelle évidemment). De plus, il y quand même une forme d’activité physique qui se résume à la technique, à la maitrise. Même si on ne peut comparer un jeu vidéo à un sport, on peut en cherchant et en creusant trouver quelques rapprochements quand même.

       

      • “"""En cherchant et en creusant, on peut trouver quelques rapprochements a toute choses,,,"""”

        Et c’est ce que fait très bien le service marketing de cette industrie du jeu vidéo,
        Qui a enfin trouver le moyen de se débarrasser de la connotation futile et immature qui colle au mot " jeux"
        pour pouvoir vous vendre (entre autres) des tapis de souris a 50 euros
        (Bha ouai ! C’est du matos de pro mon gars,,, c’est pour les "sportifs" de hauts niveaux... )


      • Faites appel à votre intelligence (et non votre ego) et votre sens critique les jeunes.

        Le jeu est le propre de l’humanité et aussi du règne animal, les hommes jouent, les tigres et les dauphins jouent aussi, il n’y a que les huîtres de 2 de QI qui ne jouent pas.
        Globalement les végétaux, les animaux sous-évolués et les minéraux ne jouent pas.
        A vous de voir à quelle famille vous souhaitez appartenir.

        C’est une activité constructrice et enrichissante dès lors qu’elle est réalisée avec discernement et modération (la minorité de gamers complètement accro et no-life reste une minorité et non une généralité, tenter de vous faire croire le contraire est un mensonge réfuté par les statistiques du secteur)

        Le jeu permet entre autre la construction du Moi (où je me place dans l’univers, quel est mon rôle, mes aspirations, ma volonté constructrice, la hiérarchisation de mes priorités etc) il améliore les capacités sociales, cognitives et les échanges.
        Vous souhaitez diaboliser le jeu vidéo et par extension le jeu ?
        Vous précipitez l’espèce humaine dans l’abîme : la séduction est un jeu, pas de jeu, pas de femme séduite, pas de femme séduite, pas d’enfant, pas d’enfant pas d’avenir.

        Tout est jeu, par exemple créer une entreprise est le jeu de l’homme responsable, il revête un costume, il incarne son personnage.
        Le jeu (et par extension les jeux vidéo) repose sur un levier psychologique universel : action > récompense > satisfaction (c’est une boucle très connue et largement exploitée dans tous les secteurs d’activité, le jeu vidéo y compris)
        Si vous n’injectez pas ce levier dans votre travail ou vos activités, vous sombrez dans la déprime, le jeu vidéo permet de sauver bon nombre d’âmes qui, dans notre société, se seraient supprimées.

        S’il vous plait arrêtez de rejeter des activités humaines millénaires dès que quelqu’un vous dit que c’est le mal, ce qui reste à démontrer puisque bon nombre d’études scientifiques tendent à dire que le jeu améliore nos capacités et aptitudes > réflexe, réflexion, analyse, lien social, autisme etc.

        Pour terminer, Dieu lui même est un joueur, il joue à « Civilisations ».

        Ps : je suis chrétien et développeur de jeux vidéo.
        Pour que vous sachiez quelle est mon autorité en la matière : j’ai été repéré dans le passé pour mes travaux - notamment des jeux multijoueurs temps réels à succès - par des entreprises tel que Pixar Walt Disney ou TF1 gaming, sociétés avec lesquels j’ai refusé de travailler pour des raisons idéologiques.


    • A. Sajous connait son sujet ; la manière dont il en parle invite à lire son livre ; son niveau d’analyse vaut celui d’un M. Cousin ; Après avoir bien écouté sa position, je me permettrai d’ajouter un point de vue complémentaire : il ne semble pas cautionner l’impact réel de la violence dans les jeux au motif que le gamer serait déjà saturé d’images violentes et donc anesthésié ; cela est en partie vrai : les médias de toutes sortes sont saturés d’images violentes et le jeu n’est pas prioritaire aux autres formes employées ; cependant, il est un vecteur de violence au même titre que les autres, et même d’avantage ; d’abord parce qu’il s’adresse à un public de plus en plus jeune et donc réceptif et perméable et que les gamers s’investissent pleinement dans le jeu et cela pendant des heures ; l’impact est donc plus fort, plus permanent que quelques minutes de film ou d’information télévisée ; mais au-delà j’aurai aimé, puisqu’il associe très justement le Mondialisme à la perversité aliénataire du jeu, qu’il perçoive que les mêmes Mondialistes qu’il dénonce, utilisent le jeu comme outil de domination sur les masses ; non seulement il sert à contrôler mais aussi à orienter, manipuler ; Pokemon Go a été développé par une agence qui travaille pour la CIA ; comme en son temps les labos Disney travaillaient pour la propagande de guerre américaine dans les années de guerre pour les services secrets OSS puis ensuite faisait passer du message subliminal dans ses dessins animés, toujours pour le compte de la CIA ; De nombreux films Hollywoodiens sont aujourd’hui soit vecteurs de propagandes, soit participent sur le très long terme à la construction de faux messages pour orienter les masses (exemple : la dangerosité russe ou alien, création d’un ennemi permanent) ; de la même manière les jeux servent ce type de manipulation ; plus encore la violence générée dans les jeux vidéos a pour but de créer un trauma ; tout psychologue averti vous dira alors que le trauma inconscient est l’argile sur lequel on imprime le plus facilement la manipulation : c’est la base de la programmation de type MK-Ultra ; ainsi un grand reporter peut un jour décider de montrer le massacre en photos/vidéos d’enfants syriens et le regard de la masse conditionnée et saturée se détournera d’une réalité mortifère ; or le Nouvel Ordre Mondial a aussi besoin de détourner les masses de la réalité pour tranquillement mettre en place sa dictature ; le jeu sert alors ses intérêts comme les autres médias ;

       

      • #1640979

        Toutes les techniques décrites par le livre "Petit traité de manipulations à l’usage des honnêtes gens" sont présentes dans les jeux vidéo. Lucien Cerise qui a cité ce livre, les décrirait mieux que moi : processus de consentement enclenché ("yes" or "no"), processus d’appropriation de la décision ("voulez vous commencer une nouvelle partie"), récompense et mise en valeur. Dans ce livre, il parle des machines à sous et des influences de ces processus sur le temps et l’argent utilisés par le joueur. Le phénomène d’accrochage et d’entêtement me semble analogue entre machine à sous et jeux vidéo, peut-être parce que les mêmes processus sont à l’œuvre.


      • Bonjour Culturovore. Je me permets d’ajouter ces informations, lues dans TV Lobotomie :

        Desmurget explique que la violence télévisuelle a effectivement un impact sur l’état de conscience des gens et si les gens ont tendance à refuser de le croire c’est parce que l’effet est extrêmement diffus (en grande quantité mais à dosage raisonnable). Plusieurs incidents violents par heures à la télévision ne forment pas des psychopathes, mais des expériences ont démontré qu’ils stimulent des comportements malveillants ou agressifs dans les cours de récréation (une étude du bouquin comparait les comportements entre un village sans télé et un village avec télé).
        On peut donc également poser la question des effets de la violence dans le jeu vidéo (je crois que dans l’émission quelqu’un parlait des réactions hystériques de joueurs qu’on peut trouver sur le net). Je ne sais pas si on peut faire la comparaison, vu que la représentation de la violence dans les jeux ne peut être amalgamé avec la réalité, contrairement à un film, mais elle est tellement présente et exagérée qu’il y a de quoi se méfier si on est au fait des études sur l’influence des comportements violents à l’écran. Et après avoir laissé ces conneries derrière moi, je suis maintenant dépité de voir le déluge de violence gratuite, dont la redondance est devenue bien plus évidente, consommé indifféremment par les joueurs comme un divertissement (et de plus en plus jeune). Spectacle qui devrait en réalité nous dégouter mais qui s’est totalement normalisé comme une sorte de tittytainment morbide comme le cirque romain. Est-ce cohérent de se plaindre de la violence réelle si finalement nous l’acceptons et la réclamons virtuellement ?


    • Je trouve cocasse que ce monsieur vienne parler des jeux vidéos en s’appelant "Sajous" :-)

      Du reste, emission fort intéressante.


    • Pour encore mieux comprendre l’emprise de l’Empire, il convient toujours de remonter très loin, et même fort loin aux causes, à la source même.

      En effet, où vont-ils puiser leur inspiration ces concepteurs de jeux vidéo ? Par quelle magie ont-ils pu créer de manière aussi innovante, subtile et spectaculaire d’aussi « belles » technologies pour s’infiltrer dans la sphère intime de chaque « gamer » au point d’en faire des possédés ? L’analyse d’Adrien Pajous est juste et empirique puisqu’elle repose sur son expérience personnelle et des constats qu’il a pu faire autour de lui et par observations dans le monde de ces « gamers ».

      Mais il y manque l’explication spirituelle. D’ailleurs, il aborde indirectement cette question lorsqu’il évoque l’amour de l’ÊTRE naturel en chacun lequel est détourné, empêché afin de court-circuiter toute tentative du retour au Soi divin autrement dit, la réflexion au profit du réflexe ultra-conditionné encore et toujours par la machine à distraire.

      Distraire, au sens littéraire du terme c’est « prélever une partie d’un tout, retrancher, enlever frauduleusement quelque chose d’un endroit, le détourner à son profit. » Qu’est-il enlevé frauduleusement à chaque gamer lorsque fasciné et tétanisé par les lumières colorées et la stratégie du jeu, il s’évertue, enrôlé, à vivre une immersion virtuelle dans une logique d’aventures ?

      En fait, ce gamer se relie par la pensée à un égrégore : un esprit de groupe influencé par les désirs communs de plusieurs personnes unies dans un but bien défini. Cette force a besoin d’être constamment alimentée par ses membres au travers de rituels établis et définis. Il s’agit donc bien d’une captation de l’énergie vitale et d’un détournement de l’âme vers des vibrations toujours basses et encore plus basses : violence, compétition, etc .... afin de maintenir enfermé le cheptel qui vient nourrir, ravitailler, jamais rassasié le démiurge luciférien.

      Il est essentiel de comprendre que le virtuel a une existence propre dans le monde des pensées lorsqu’une personne sort de son corps mentalement par exemple, elle accède non pas à du virtuel mais à un monde de vibrations cosmiques où le Temps est différent. Qui soutire cette énergie et s’en nourrit ?

      « Dans le passé, certainement avant le XVIe siècle, il y avait très peu de possédés . Pourquoi ? Parce que les gens des deux sexes étaient animés par l’esprit de simplicité et de devoir. La Lumière du Christ »

      suite ....


    • suite,

      « llluminait les nations catholiques. La technique y était disparate et plus ou moins grossière : nulle trace de norme ou de standard puisque toute création était artisanale. Le monde tournait autour de Jésus-Christ. »

      « Le rationalisme n’existait pas en tant que tel. Toutefois, une force rationalisante poussait certains individus à réorganiser la civilisation autour du matérialisme, afin de normaliser les échanges dans le monde et d’aplanir les nations en vue d’une future mondialisation. »

      « Le mieux étant l’ennemi du bien, cette ferveur pour la nouveauté, pour l’organisation d’une société gouvernée par la raison et par la standardisation matérielle, militaire et civile allait bientôt déclencher les premiers guerres dites de religion : l’orgueil luciférien commençait à s’abattre implacablement sur les nations d’origine anglo-saxonnes. »

      « Le protestantisme naissant annonçait déjà les prémices de la révolution française, et, beaucoup plus loin dans le Temps, de la création de l’industrialisation, des doctrines matérialistes telles que le communisme ou le nazisme, ainsi que de l’extension des guerres appliquées au monde entier ; Satan préparait le règne de son fils maudit. »

      « L’antéchrist sera animé par une volonté de standardisation que l’on peut qualifier d’ordre utopique, par un désir pour la globalisation économique, par la technologie de pointe telle celle de la Silicon Valley, et, enfin par la mondialisation politique afin de pouvoir s’asseoir sur cet immonde trône d’orgueil que Lucifer lui a promis et préparé au fil des siècles. » Étienne de Calade (4 janvier 2017).

      Les jeux vidéo comme toutes les productions hollywoodiennes* font partie de la stratégie du mind-control à l’échelle planétaire voulu par les élites satanistes mondialistes, reliées par des pratiques et des rituels au Prince de ce monde, Satan lui-même et ses émanations : c’est dire l’emprise de l’Empire du Mal

      L’idéologie religieuse, tel un opium, endort le peuple afin qu’il ne souffre moins. L’idéologie politico-économique légitime sa souffrance en présentant un tel monde social comme naturel (Marx).

      (*)Hollywood veut dire "le bois de houx" en référence au « bois de houx » utilisé par les druides pour faire leurs baguettes magiques, Hollywood, c’est la baguette magique qui présente l’illusion au peuple. Le nom de cette ville n’est pas un hasard, elle a été construite par une communauté de Druides à l’origine.

      2017 game over ?


    • Ce livre m’a tout l’air d’être un gigantesque amalgame. Ce que dit Adrien Sajous ne s’applique qu’aux MMO, au jeu multijoueur en ligne en général et aux jeux sur smartphones avec publicités et achats intégrés. Je ne vais pas me lancer dans des explications laborieuses mais je vais me contenter d’évoquer deux exemples assez emblématiques mais qui ne sont pas du tout exceptionnels : Assassin’s Creed et surtout Bioshock. Outre leurs qualités respectives évidentes pour qui les connaît, ces jeux m’ont amené à la lecture d’Orwell, d’Ayn Rand (Bioshock) et Alamut de Vladimir Bartol (Assassin’s Creed). Et soudain le schéma s’inverse, les jeux vidéo peuvent conduire à la lecture, c’est fou non ? Mon pseudonyme rappellera quelques souvenirs aux "initiés"...

       

      • Je pourrais être d’accord avec toi en un sens. Ce serait logique vu qu’il m’est arrivé un peu la même chose avec le jeu Deus Ex et sa critique radicale du capitalisme libéral... Mais ne penses tu pas que cet exemple ne reste qu’une excuse ? Je veux dire oui, un jeu vidéo, de par notre nature disons curieuse, a pu nous amener à nous intéresser à telles ou telles choses mais globalement est ce que cela représente l’essentiel des jeux auxquels on a pu jouer et surtout le temps qu’on y a consacré ? C’est comme ceux qui disent avoir eu des relations sociales grâce aux jeux. Combien de relations ont-ils enfin de compte manquées à force de passer leur temps à jouer ?

        Non je pense que cet argument n’est pas vraiment valable en y réfléchissant un peu. Je pense que nous n’avons pas besoin de jeux vidéo pour notre développement intellectuel et ce quel que soit son fond qui pourrait nous amener à tels ou tels livres ou auteurs. Je crois d’ailleurs que cela relève d’une forme de mauvaise foi : parce que concrètement lorsque tu joues à Bioshock, ce n’est pas pour te renseigner sur la théorie objectiviste c’est juste pour passer du bon temps à flinguer des trucs et à utiliser tes pouvoirs ( on revient au sentiment de puissance dont parle Sajous). Après tu va légitimer tout le temps de jeu passé en disant "oui mais il m’a fait connaître Orwell"... As tu vraiment besoin de passer une quinzaine d’heures sur Bioshock pour connaitre Orwell sérieusement ? Ou d’une autre manière passer une cinquantaine d’heures sur la série Assassin’s Creed pour connaître un épisode ou un personnage historique ? Franchement, soit honnête, est ce que n’est pas se voiler la face tout ça ?


      • Je suis plutôt de cet avis.
        Le jeu vidéo seul ou entre potes, très occasionnel dans une optique de détente ne peut sous aucune manière être dangereux ; c’est lorsqu’il s’impose en supplantant le réel qu’il devient problématique, (et ça n’est heureusement pas dans tout les cas).
        A noter que les sociétés françaises (ubisoft, océan) brillaient par leur qualité (mr nutz, alone in the dark...)
        De la à dire que les jeux vidéos font partie de la culture au sens large, c’est évidemment plus complexe...


      • Je ne pense pas que l’amalgame soit de son côté. Si vous ne retrouvez pas les analyses de Sajous dans vos exemples (car moi oui, et j’ai tout fait depuis la Master System, donc j’anticipe l’argument "vrai joueur/faux joueur"), vous n’avez peut être pas suivi tout son propos.
        En quoi exactement vos exemples font-ils rôles de contre-arguments (je suppose que c’était l’idée) ? Pourquoi les avoir invoqué ? Pourquoi parlez-vous de leurs qualités et quel rapport ont-elles avec l’entretien ?
        Les qualités formelles -et individuelles je dirais aussi- du jeu n’ont pas de pertinence ici (si faire du tir au pigeon pendant 80% du temps de jeu, ou quelque autre méthode d’assassinat, en est une pour en plus s’émerveiller qu’il y a un scénario dans les 20% restant) et c’est ça que les opposants joueurs ne prennent pas en compte, fascinés qu’ils sont par des rêveries kaléidoscopiques virtuelles et obsédés par les parties du tout sans en voir sa somme. Il ne s’agit pas d’une critique formelle à la jv.com ; est-ce que le jeu est bon ou mauvais, est-ce qu’il est intelligent ou idiot... C’est une critique conceptuelle DU jeu vidéo, ce qu’il représente et ce que ça implique comme rapport avec nous.


    • "Y’a pas de propagande dans le jeu vidéo"

      Et il a écrit un bouquin sur le sujet ce personnage ? Dernièrement c’est bourré de propagande LGBT.

       

      • Tout à fait, c’est même le premier endroit de propagande car ça s’adresse à des jeunes principalement, souvent peu au fait de la chose politique. Mais bon, dans les BF par exemple, les méchants sont iraniens, russes, chinois, viet-namiens...que des pays que les US ont besoin de faire tomber pour dominer le monde, à la solde d’israhell bien entendu. Idem dans les COD, où on a les africains en plus depuis CODBO2. Annecdote amusante, COD est aujourd’hui poursuivi par un chef rebelle angolais pour abus de son image, car apparemment ils n’hésitent même pas à modéliser votre tronche sans autorisation pour mieux vous nuire.
        En tout cas je trépigne en attendant le nouveau BF2 qui se déroulera pendant la deuxième guerre mondiale. Le jeu est pas encore sorti mais j’ai déjà une idée du camps dans lequel je serai... :D


    • @ Antipocrite

      Excusez moi mais vous avez une vision très dogmatique et rigide du concept d’utilité de ce qu’on fait. Heureusement que ce que l’on fait n’est pas toujours utile.

      Si on vous écoute, il n’y a plus de place pour l’art et la science, car ils naissent tous les deux d’activité de détente qui ne sont pas utiles a priori.

      Je persiste que si on intègre pas la notion de dosage, on est dans la caricature.

       

      • La notion de dosage, c’est un concept que je connais pas, pardon. A partir de quel dose ça devient dangereux ? comment tu le quantifies ?
        C’est philosophique et universel cette "notion" ? Ou c’est relatif au degré de frustration de chacun vis à vis de ce monde réel pour pouvoir continuer de rêver sans rien avoir à y changer ?


    • Bonjour à tous, je voulais soulever un volet non abordé pendant l’émission sur le fait que parfois le virtuel puisse nous renvoyer dans le réel. Je m’explique.

      Personnellement les MMORPG j’ai jamais accroché, même à l’époque des simples RPG. Je dis pas que j’ai jamais lancé un Starcraft ou un Zelda mais c’est pas mon truc. Donc je suis plus FPS, puis aussi shmup et BEA, en retro gaming bien sur, c’est-à-dire pour moi tout ce qui existe avant la PS3, mais plus puristement avant la N64.
      A côté, j’avais un compte facemouk, moultes fois censurés : Sa Sainteté Sainte Quenelle, ainsi qu’un groupe, l’Ecole Supérieure de la Quenelle, sur lesquels je passais beaucoup de temps, je ne jouais même plus, mon nouveau jeu étant alors de troller facemouk par barquettes de 12 sauce champignons.

      Et bien les deux m’ont renvoyé au réel.

      Je commençais à en avoir tout simplement ras le bol d’être derrière un écran. Derrière l’écran, il n’y a aucun effort physique, quant au respect, il est relatif à l’éducation des gens, et l’écoute toute aussi relative. Mais on ne traite pas aussi facilement les gens de fdp dans la vie que derrière un écran. Et donc, si on est vraiment en quète de réalisme, ben on passe tout naturellement du FPS à l’airsoft, et de facemouk au café du coin.

      Parler au café du coin cause bien plus de dégats au système que sur une page ou finalement on se retrouve entre convaincus. Quant à l’airsoft, c’est du pur FPS dans le réel où t’es toujours prioritaire sur le serveur ! ;)
      Pour le MMORPG, il y a des manifestations diverses comme le cosplay ou encore le GN (jeu de rôle Grandeur Nature) qui peut prendre des proportions assez halucinantes (catapultes, chateaux, armées, cavalerie, chevalerie...gros moyens quoi).

      Donc en conclusion, celui qui est à la recherche du réel, une forme de vérité, revient inévitablement à un moment à ce même réel, peut-être encore plus prêt que jamais à l’affronter. Tout comme celui qui cherche la vérité finit par aterrir sur E&R, attiré comme par un trou noir, et ce quel que soit le temps qu’il ait passer à tournoyer dans le vortex.

      En tout cas il me faut ce bouquin. Je sais pas quel âge a ce jeune, je pense moins de 25, il est surprenant d’intelligence et de Culture (ça rassure pour la jeunesse, l’est pas totalement foutue). Comme dirait Jean-Pierre Brouchaud dans la famille en plomb : "Ah alors là j’suis sur l’cul là" ! ;)


    • L’armée recrute ?
      Vous avez sûrement vu tous ces jeux de stratégie de guerre gratuits qui pullulent sur le web, genre clash of clans, world of tanks et autres daubes des abysses. Je me demande si les meilleurs sur world of tanks par exemple, ne seront pas les futurs tankistes justement.
      Autre approche, l’intelligence artificielle, destinée un jour à équiper les robots, dont les drones : Je suis certains que les actions des joueurs sont "apprises" par des ordinateurs afin que leur I.A soit affinée et "cultivée" par les choix d’actions de ces derniers.
      Dernière chose, quand on dit ERFM, on prononce bien le E, sinon on entend RFM et ça choque ! Le jour où Vincent Lapierre fera des émissions sur RFM c’est qu’on aura libéré l’pays ! :D
      Dieu vous garde tous. ;)


    • Très impressionné par la qualité de l’analyse d’Adrien Sajous.

      Très cousinien : sous le (solide) bagage dialectique, comme une aspiration à contempler la réalité de l’être...

      Bravo ! Bonne continuation à lui.


    • #1641558

      Etant un "no life" également, ce livre m’intéresse fortement.

      Ce livre à l’air très critique sur l’univers du jeux vidéo, mais je pense qu’il parle aux hardcore gamer avant tout. Aux vrai addict, aux personnes qui ne font plus qu’un avec le virtuel.
      Pour les joueurs plus occasionel les problèmes que pose le virtuel sont beaucoup plus limités.

      J’ai l’impression de me reconnaître dans les propos de l’auteur. Cette impression de vide et d’avoir fait le tour de ce refuge virtuel.
      Et cette forte envie de rattraper tout ce temps "improductif" passé sur le jeux vidéo.

      Ce livre me permettra t’il de me déconnecter de la matrice ? j’en suis pas sur !
      Quand on voit la nature humaine et ou le monde va, ça va être dur d’avaler la pilule rouge.


    • Etant moi-même anciennement accro aux jeux vidéo, je suis en mesure de dire que cet article cible bien le problème : ça ne vient pas du jeu vidéo en lui-même mais surtout de notre société actuelle.

      Je suis personnellement devenu accro à un MMORPG pendant ma première année de classe prépa, il y a de cela plusieurs années. Pendant toute mon enfance, les jeux vidéo m’attiraient mais jamais au point d’avoir une place privilégiée dans ma vie, c’était un loisir comme un autre et mes parties duraient rarement plus d’une heure. Puis pendant mon année de classe prépa tout a changé : un rythme d’études écrasant, une pression énorme et des camarades de classe avec qui je n’avais strictement rien à partager et dont la seule façon de s’amuser était la biture. Dès qu’il s’agissait d’autre chose que de maths et de sciences théoriques pures, c’était un véritable néant culturel. Cette année, j’ai découvert mon premier MMORPG, et mes parties pouvaient durer des heures chaque soir et des week-ends entiers.

      Après avoir entendu pendant toute ma scolarité que je serais condamné à une vie de misère sans un diplôme d’ingénieur et que seule la perfection me donnerait une chance, j’étais persuadé que ma vie était définitivement ratée après quelques mauvais résultats et même l’ambiance à la maison devenait de plus en plus glaciale. Je me sentais immédiatement mieux dès que j’étais devant mon écran.

      Je m’en suis sorti à la fin de ma première année de prépa après avoir subi une grosse désillusion : ce MMORPG n’avait plus rien d’amusant assez rapidement, tout le monde me mettait autant la pression qu’à la prépa pour progresser aussi vite que ceux qui n’avaient littéralement aucune autre activité, et ce monde virtuel était encore plus élitiste que le monde réel, et en faveur de ceux qui ne faisaient rien d’autre de leur vie que ça ou qui achetaient de la puissance avec leur argent réel.

      Même si aujourd’hui, après avoir enfin réussi à faire quelque chose de ma vie, je n’ai pas totalement abandonné le jeu vidéo et n’en dirais pas de mal de manière généralisée, je me dois de constater ses effets pervers. Dans une société toujours plus exigeante envers ses citoyens et toujours moins stimulante intellectuellement, le virtuel finit par prendre le pas sur la vraie socialisation. Les réseaux sociaux ont malgré eux accéléré cette dégringolade progressive, quand les concours à qui aura le plus d’amis ont commencé. Mais plus les amis sont nombreux, moins amis ils sont.


    • Je joue deux ou trois heures par jour, principalement Trials (évo et Fusion) et borderlands. Je ne me considère pas du tout coupé du monde ! J’ai ma copinne, mon boulot, je lis, je m’instruit, je sort ect...
      L’un n’empêche pas l’autre.


    • Évidemment que le jeu vidéo est un art, des œuvres comme Planescape Torment et d’autre jeu de rôles extrêmement poussé, représentant des années de travail et de réflexion le prouvent.
      Je vous mets au défi (les septiques) de démontrer qu’il y a une différence entre un livre et Planetscape Torment (excepté que dans ce jeu, il existe des dimensions en plus que le seul aspect de l’écriture)
      C’est vrai que la majorité du chiffre d’affaires du jeu vidéo représente des jeux débiles qui ne font travailler que les réflexes visuels et moteurs (mains).

      J’avoue qu’étant gamer depuis longtemps, mais pas seulement...J’ai une certaine frustration après l’écoute de cet épisode. Il faut savoir que le jeu vidéo, c’est comme le cinéma et la littérature : ce qui est le plus vendu n’est généralement pas ce qui existe de meilleur.


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