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José Ortega y Gasset, le grand philosophe espagnol du XXe siècle

Ni vraiment républicain ni vraiment franquiste, le philosophe espagnol Ortega i Gasset ne sera jamais totalement reconnu dans son pays, surtout après la Seconde Guerre mondiale, au retour de son exil argentin.

« Je suis moi et ma circonstance... La circonstance c’est tout ce qui, au moment présent, ne dépend pas de notre choix. » (David Uzal, professeur de philosophie et traducteur)

Pour écouter l’émission, cliquez ici

 

« La clarté est la courtoisie du philosophe », disait Ortega, que nos « nouveaux » philosophes en prennent de la graine !

La guerre d’Espagne, sur E&R :

 



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7 Commentaires

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  • #2277056

    Franc-maçon, jésuite, bourgeois libéral, il changea de veste plusieurs fois à la rechercher de prestige. Sa philosophie est une pâle imitation d’autres penseurs européens, illisible et carrément médiocre. Une sorte de Benjamin Constant des temps modernes.

     

    • Ce qui est illisible et carrément médiocre, c’est ton commentaire...
      Ce sont toujours les plus misérables abrutis qui se permettent les critiques les plus radicales sur des penseurs qui les dépassent infiniment...
      AS.


    • Ce type avait le mérite de faire ce que la majorité, sans éducation culturelle et politique, ne se permets pas de faire : il se remettait en question et ajustait sa pensée en la confrontant auX réelS.
      Avec les engins catégoriques qu’on se paye à longueur de journée, on atteindra même pas des dystopies à la "1984", ou façon "le meilleur des mondes". C’est devenu presque trop bon pour nous. On est plutôt partis sur "la grande marche des cornichons". Et vous nous en apportez encore la preuve. Je ne vous dit pas merci.


  • a quand la réédition Kontre Kulture de la révolte des masses ?

     

  • #2277141

    C’est vrai que Ortega est un personnage intéressant et très en avant par rapport à son époque. Il fit partie des « républicains » jusqu’au moment où il s’est rendu compte, comme d’autres républicains, que leur idéal commençait à être malmenée par une gauche violente qui cherchait la guerre civile (Voir « Largo Caballero »). C’est à ce moment là qu’il proclame : (La République) « Ce n’est pas cela » et prend ses valises car il craignait pour sa vie. « La rébellion des masses » fut un best-seller lu par José Antonio Primo de Rivera, et c’est lui qui empruntera et utilisera le concept orteguian de Patrie (« Unité de destin dans l’universel ») dans sa doctrine. Néanmoins, il ne faut jamais oublier que Ortega était un cosmopolite (européen) carabiné. Il aurait préféré être français ou anglais. Il avait une vision pessimiste de l’Espagne, comme d’autres intellectuels qui avaient souffert le traumatisme de 1898 (perte des dernières possessions espagnoles d’autre mer).


  • J’ignorais complètement son existence. Merci au responsable de cette bonne surprise.

    Même en constatant qu’Ortega y Gasset avait une très grande intelligence analytique, il m’a d’abord semblé incompréhensible qu’il soit parvenu à penser tout ça avec presque un siècle d’avance sur notre époque. Puis j’ai réalisé que nous n’avons réellement connu, au plus, que la fin des Trente Glorieuses et que mon idée de la période de l’Entre-Deux-Guerres était possiblement faussée.
    Je veux dire qu’il se pourrait qu’en réalité, concernant cette mentalité des masses, cette période d’Entre-Deux-Guerres ressemblait déjà beaucoup à la période actuelle, au lieu de ressembler plutôt à celle des Trente Glorieuses. Pendant celles-ci, la deuxième guerre mondiale venait de réinjecter, dans les consciences de l’élite et donc indirectement dans celle des masses, l’idée que rien n’était acquis et qu’il ne suffisait pas de naître. Mais cette rémission n’aura pas duré au delà de deux ou trois décennies.