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Juin 1941 : des Français tirent sur des Français

La campagne de Syrie et du Liban, par Nabucco

En 1941, La Syrie et le Liban vivent depuis plus de 20 ans sous mandat français. Dés 1917-1918, la province de Syrie (regroupant à l’époque Syrie, Liban, Palestine, Jordanie) a apporté son aide aux alliés contre l’Empire Ottoman dont elle constitue une des plus riches provinces. Cependant, le rêve d’un Grand Orient indépendant est rapidement douché par la Conférence de San Remo et le Traité de Sèvres qui, en 1920, entérinent la dissolution de l’éphémère Royaume Arabe de Syrie et consacrent la présence française.

Les troupes françaises du Levant mettront sept ans ans (révolte de 1920-1923 et 1925-1927) pour pacifier le pays. Particulièrement le Nord où subsiste une forte hostilité des Alaouites et des Druzes. A partir de 1927, à défaut de souveraineté, la région se développe et se modernise (électrification, tramway, routes, écoles, agriculture moderne). Un début de libéralisation politique voit timidement le jour. En 1936, la France envisage d’accorder l’indépendance à la Syrie dans un délai de cinq ans. Néanmoins ce projet est définitivement enterré par le Parlement Français en 1938. Pour les puissances coloniales, à l’approche de la Seconde Guerre Mondiale, l’heure est au statu quo frileux, loin des grands bouleversements émancipateurs.

En 1939, nouveau camouflet pour les nationalistes arabes Syriens. Les Français désireux d’obtenir les bonnes grâces de la Turquie, cèdent à l’état kémaliste le sandjak d’Alexandrette, une petite province au Nord-Ouest de la Syrie où vit une minorité turque importante. Il s’agit de ménager la Turquie afin de conserver sa neutralité, voire de s’en faire une alliée contre l’Allemagne avec qui la guerre paraît imminente. Cette perte, considérée comme une annexion par les Syriens est encore, de nos jours, un sujet de querelle entre Turcs et Syriens.

Juin 1940. L’armée Française est défaite en six semaines par la Wehrmacht. Le Parlement Français vote à 88 % les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain. Le 18 juin, un obscur général de brigade à titre temporaire nommé Charles de Gaulle lance un appel à la Résistance depuis la Radio de Londres. En juillet, à Vichy, dans la zone demeurée libre de l’occupant allemand, s’installe le gouvernement de l’État Français. Les forces militaires en métropole sont réduites à 100 000 hommes, sans aviation. La Marine de Guerre est neutralisée dans les ports de Toulon et Bizerte en Tunisie. L’escadre Française qui mouillait dans la rade de Mers el-Kebir en Algérie est bloquée, puis détruite par les Anglais le 3 juillet 1940 (1 300 morts, deux cuirassés, un croiseur et un contre-torpilleur mis hors de combat). Dans ce contexte, l’Armée du Levant (45 000 hommes, 120 canons, 90 chars et 289 appareils) constitue un enjeu stratégique en Méditerranée Orientale.

Troupes de l’Armée du Levant 1941.

Mai 1941. L’Irak, sous mandat britannique s’insurge et fait appel aux forces germano-italiennes pour combattre les Anglais (voir article précédent : Irak : d’une guerre l’autre http://www.egaliteetreconciliation..... Les Allemands négocient avec le gouvernement de Vichy le protocole de Paris (28 mai 1941). En échange d’un hypothétique allègement des conditions d’armistice, les Français accordent des facilités aux Allemands et à leurs alliés italiens en Méditerranée Orientale. Les Allemands et les Italiens sont autorisés à faire escale dans les aérodromes Syriens avant de rejoindre l’Irak en guerre contre les Britanniques (120 appareils de l’Axe transiteront pas la Syrie en mai 1941). Par ailleurs, une partie des armes stockées au Levant est livrée par les Français aux Irakiens. La Turquie autorise le transite de deux convois ferroviaires sur son territoire. Ce matériel obsolète, livré en renâclant, arrivera trop tard pour empêcher l’écrasement de la rébellion Irakienne par les Anglais. Le 12 mai 1941, en représailles, l’aviation britannique bombarde les aérodromes de Syrie.

Juin 1941. La conduite de la guerre en Syrie oppose les Britanniques aux Français Libres du général de Gaulle. Ces derniers veulent pénétrer en Syrie avec une petite force symbolique aux couleurs françaises dans le but de rallier les 45 000 hommes de l’Armée du Levant. L’idée n’est pas saugrenue, d’autant plus que les soldats Français ont été très perturbés par le transit vers l’Irak des appareils de la Luftwaffe et de la Regia Aeronautica italienne via les aérodromes syriens. Un an après le pire désastre de l’histoire de France, les cœurs ne sont pas apaisés. Le désir d’en découdre couve toujours sous la botte allemande. Mais il y a la manière. Les Britanniques en décident autrement. Ils veulent, une entrée en force. Une opération commune sous commandement britannique est décidée fin mai 1941. Désormais, on ne parlera plus de Français, mais de Gaullistes et de Vichystes.

7 juin 1941. Dans la nuit, les Britanniques déclenchent l’opération Exporter. Une force de 20 000 hommes attaque l’Armée Française du Levant forte de presque 40 000 militaires. Les Anglais qui s’attendaient à une randonnée de ’’Scouting for boys’’* sont confrontés à une résistance opiniâtre qui va durer cinq semaines. Les Français demeurés fidèles à ce qui leur semble le seul gouvernement national légitime suivent les ordres de Vichy et ne comprennent pas cet assaut. Du reste, plus aucun appareil allemand ou italien ne transite par la Syrie. Par ailleurs, l’intervention des Forces Françaises Libres de De Gaulle aux côtés des Britanniques apparaît comme un coup de poignard dans le dos.

L’opération Exporter est très académique dans sa conception et s’articule sur quatre axes. A l’extrême nord, les 17ème et 20ème Brigades d’infanterie Indienne sont chargées de cheminer au sud de la voie ferrée turque qui longe la frontière syrienne. Le but, malgré la faiblesse des moyens mis en œuvre, est important : interdire l’approvisionnement des troupes du Levant par la Turquie. Au centre, la 10ème division d’infanterie Indienne doit progresser sur la rive sud de l’Euphrate vers Alep la capitale du Nord. Plus au Sud, la Habforce (Légion Arabe et 4ème brigade de cavalerie Britannique) est chargée de se diriger, en plein désert, vers Palmyre et le terminal pétrolier de Tripoli au Liban. Enfin, à l’extrême Sud, le long de la côte libanaise et vers Damas, ont lieu, les attaques les plus importantes. Elles sont menées par la 7ème division australienne (moins sa 18ème Brigade qui se bat à Tobrouk en Lybie), deux brigades françaises libres (les 1ère et 2ème BFL de la 1ère Division Française Libre) et la 5ème Brigade indienne. La Royal Navy est chargée d’appuyer les troupes avec son artillerie de marine.

Durant une semaine, les attaques Britanniques marquent le pas et se heurtent à une résistance farouche de l’Armée du Levant. L’attaque frontale depuis le Nord de la Palestine est un échec. Il n’existe qu’une seule route côtière dominée par les Monts du Liban qui culmine à 3 000 mètres d’altitude. Un cadeau pour la défense qui fait des ravages parmi les troupes franco-australiennes. En parallèle, la percée vers Damas s’immobilise pour les mêmes raisons (relief escarpé). L’attaque de la Habforce progresse aisément dans le désert pour finir par stagner à l’approche des premiers contreforts des monts de l’anti-Liban, avant la vallée de la Bekaa. Globalement, il s’agit d’un échec pour cette première manche. Le général Wavell doit repenser son plan de bataille et d’abord recevoir des renforts.

Artillerie française de l’armée du Levant pendant les combats.

13 juin 1941. Deux Brigades de la 6ème division d’infanterie Britannique viennent renforcer le front au Sud de Damas. La Royal Air Force est renforcée par des prélèvements sur les forces positionnées en Egypte et en Irak. L’attaque Britannique reprend lentement. Sur le littoral, malgré la prise de Saïda, les progrès des franco-australiens sont très lents. Au Centre, la Habforce assiège la ville de Palmyre. Le 21 juin, Damas en Syrie tombe sous la pression des Britanniques, des Indiens et des Français libres.

Troupes Britanniques après la reddition de Palmyre le 3 juillet 1941.

A partir du 23 juin, la résistance des troupes françaises du Levant commence à donner des signes de faiblesse. A cette date, la Syrie est sous la pression d’un blocus naval et terrestre presque complet. Les unités françaises de l’Armée du Levant doivent se battre sans renfort et subissent une forte attrition. Les troupes du Commonwealth sont désormais plus nombreuses, mieux rafraîchies. Elles dominent la mer et les airs. Le 3 juillet 1941, Palmyre tombe. La 10ème division Indienne qui progresse le long de l’Euphrate s’approche dangereusement du centre de la Syrie, tandis que le 8 juillet les défenses françaises au sud de Beyrouth commencent à lâcher menaçant la capitale du Levant.

12 juillet 1941. Le Général Dentz, gouverneur de la province du Levant, après accord des autorités de Vichy, demande un cessez-le-feu et autorise la négociation d’un armistice. Celui-ci est signé, à Saint-Jean-d’Acre entre les Britanniques et les autorités de la Syrie mandataire le 14 juillet 1941. Les forces alliées ont perdu 4 000 hommes. Les Français de l’Armée du Levant dénombrent 6 000 victimes dont 1 000 tués, 37 000 d’entre eux sont faits prisonniers. Moins de 6 000 décideront de rallier la France Libre, les autres sont désarmés et renvoyés en France en août-septembre 1941.

Le Général Wilson signe la Convention de Saint Jean d’Acre en présence des délégués de Vichy.

Même si le pouvoir virtuel est détenu par les français libres, ceux-doivent compter sur la présence militaire amicale des Britanniques qui favorisent en sous-main les indépendantistes libanais et syriens. Les élections législatives de l’été 1943 portent au pouvoir les nationalistes syriens et libanais. Les gaullistes qui étaient intervenus en juin 1941 à la fois contre les forces de l’Axe, mais aussi les velléités hégémoniques britanniques doivent progressivement passer la main. Fin 1943 et début 1944, le Liban et la Syrie obtiennent leur indépendance. Au printemps 1945, Damas se soulève contre les derniers éléments militaires français qui y tiennent garnison. Un an plus tard, le 17 avril 1946, les dernières troupes françaises quittent le pays.

La campagne de Syrie-Liban s’inscrit dans la lutte entre les Britanniques et les forces de l’Axe germano-italien pour le contrôle de la Méditerranée Orientale et l’accès aux formidables réserves de pétrole du Moyen-Orient. En ce sens, cette bataille est le prolongement de la guerre d’Irak qui se déroula un mois auparavant (mai 1941). Le conflit qui oppose les Français de l’Armée du Levant aux Britanniques alliés aux forces françaises libres, bien que périphérique, revêt une grande importance stratégique pour l’effort de guerre allié.

En juin 1941, les Allemands mènent le siège du port de Tobrouk en Lybie, à quelques pas de la frontière égyptienne. Le 22 juin 1941, la Wehrmacht envahit l’URSS. La plupart des observateurs de l’époque ne donnent que quelques semaines de survie à l’Armée Rouge. Les Britanniques qui ont déchiffré les codes cryptés de la Wehrmacht (machine enigma) sont au courant depuis plusieurs semaines des projets d’Hitler concernant la Russie. A juste titre, ils craignent une poussée combinée de l’Afrika Korps vers le Proche Orient et de l’Ostheer, l’armée allemande en Russie, vers le Caucase et le Moyen-Orient. En ce sens, la présence d’une force de 40 000 français en Syrie et au Liban apparaît comme une menace pour les Britanniques qui se méfient de la neutralité du gouvernement de Vichy.

Par ailleurs, il ne sert à rien aux Britanniques de contrôler les champs pétroliers de Mossoul en Irak si la côte libano-syrienne n’est pas sécurisée. Les terminaux pétroliers des oléoducs se situent tous sur la côte méditerranéenne, l’un à Tripoli au Liban, l’autre à Haïfa en Palestine, à quelques kilomètres de la frontière libanaise. En mai 1941, les Irakiens coupent le pipeline reliant Kirkouk en Irak à Haïfa et redirigent le flux de pétrole vers le Liban vichyste au profit exclusif de l’axe germano-italien. Cette mesure de rétorsion est ressentie comme un casus belli par les Anglais qui décident alors de régler leur compte d’abord aux Irakiens, ensuite aux Français de l’Armée du Levant.

En ce qui concerne les Français, cette campagne est un épisode pénible de leur histoire. D’un côté, fidèle à une vieille tradition bourgeoise de compromission des élites , le gouvernement de Vichy, traîne des pieds, louvoie, ménage la chèvre et le chou, l’anglais et l’Allemand, pour finalement, perdre la chemise et le pantalon au profit de ses faux-amis ou de ses vrais ennemis. Cette vraie-fausse neutralité durera jusqu’en 1944 et l’arrivée des troupes alliées. Pour les gaullistes, le choix de l’alliance avec les Britanniques est net, même s’il n’est pas exempt d’arrière pensées. Les intérêts des Britanniques et de leur empire ne sont pas vraiment les mêmes que ceux des Français et le rapport de force est en défaveur de ces derniers. Dans ces conditions, à plusieurs reprises durant la Seconde Guerre Mondiale, on aura le sentiment d’assister à un marché de dupes.

La campagne de Syrie-Liban ne clôt pas la série des interventions Britanniques. Ceux-ci ont en juin sécurisé leur flanc sud en Syrie. Seule, au Nord-est, l’Iran demeure neutre, même si ses amitiés vont plutôt vers l’Axe par anglophobie. Le dernier acte de ce conflit périphérique se jouera dans ce pays en août et septembre 1941.

* Scouting for Boy : « Éclaireurs » est un ouvrage écrit par Robert Baden-Powell sur les fondements du scoutisme.

 



Article ancien.
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19 Commentaires

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  • #231248

    Salauds d’Anglais !
    j’approuve le titre du livre de Roger Holeindre
    concernant son ouvrage consacre au ’grand general’
    "l’homme qui faisait se battre les Francais entre eux..."

     

    • #231274

      Mon grand père me disait : "Je serai gaulliste le jour où ils commenceront à se battre contre les allemands !"


    • #231336
      le 29/09/2012 par matrix le gaulois
      Juin 1941 : des Français tirent sur des Français

      Par rapport à De Gaulle : Pétain était un républicain, un gauchot, l’homme de confiance des bourgeois francs-mac’ & laïcards de la chambre du front populaire qui l’ont mis au pouvoir ainsi que de l’UGIF...Les anglais se sont gorgés de notre sang après que les allemands nous eurent mis à terre. Les anglais, fourbes comme à leur habitude, ont frappé après que les böches, brutaux & idiots-utiles de l’empire de la Banque, nous aient soumis pour la première fois de notre histoire (même après waterloo ou Sedan, la France n’avait pas subît pareille défaite ni semblable occupation). 1940 (puis 1962) étaient des temps de merde et De Gaulle a agît comme l’imposait l’époque. Alors vous serez assez aimables de modérer un peu vos propos vis-à-vis de celui qui a, d’une part, combattus ceux qui acceptaient que la France soit une colonie du Reich et qui, d’autre part, a essayé de faire ce qu’il fallait pour nous ne soyons pas une colonie de l’empire anglo-américain.

      Que vous vouliez réviser le jugement populaire que l’on fait d’habitude sur Pétain, je veux bien...Mais évitez juste de salir le Général De Gaulle...Un euro-pédophile d’outre-Rhin comme Cohn-Bendict s’en charge déjà assez comme ça.


    • #231428

      Hitler disait : "les Anglais se battront jusqu’au dernier soldat Français". Perfide Albion, mais ils ont joué leur carte Napoleon et Hitler étaient des couillons, de mauvais stratèges finalement j’en veux pour preuve d’avoir laissé ce cancer, ce "cheval de Troie" des USA et refuge des banksters détruire l’Europe.

      @matrix le gaulois
      "Je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort" d’autant que l’Europe occidental est en partie d’origine Germanique (Francs, Wisigoths, Anglo-saxons etc).


    • "Mais évitez juste de salir le Général De Gaulle..."
      c’est pas son premier ni dernier coup où il tira sur des Français. Il laissa tomber les pieds noirs d’Algerie comme des vielles chaussettes. Et livra à l’ennemi les harki s’étant battu pour la France. Donc ton image idyllique et eronné de De Gaule tu peux la remettre en question. Soral le dit dans une de ces vidéo que De Gaule a trahis la France deux fois de suite...et qu’il en payé les conséquences.


    • #231477
      le 29/09/2012 par matrix le gaulois
      Juin 1941 : des Français tirent sur des Français

      La France est également Méditerranéenne, Giono n’était-il pas d’origine Piémontaise et amoureux de la Grèce antique ?
      L’attachement au nationalisme allemand sied mal à un français, surtout s’il se dit lui-même nationaliste.


    • #231484
      le 29/09/2012 par matrix le gaulois
      Juin 1941 : des Français tirent sur des Français

      @ Manius

      L’Algérie française : c’est une poignée d’européens qui dictaient leur destin à des million de musulmans (arabes ou berbères), cette attitude arrogante ressemble un peu à celle des Israëliens : des européens plus ou moins juifs qui se permettent d’exproprier des autochtones musulmans & chrétiens par arrogance religieuse talmudique.

      Les Harkis & les pieds noirs ont peut-être été abandonnés De Gaulle, mais la cause première est un colonialisme voulu par les bourgeois adeptes des Lumières (si Louis XVI s’est laissé manipuler par eux, on peut se dire que Charles X & Napoléon III l’ont été également) qui ont mené avec Jules Ferry l’ignominie (et non l’aventure) coloniale à son comble dans le reste de l’Afrique & en Asie.

      Ce n’est pas De Gaulle qui les a sacrifié, c’est l’Histoire & ce sont les Lumières.

      Pour moi son plus grand tort est de ne pas avoir envoyé l’armée nettoyer le quartier latin en mai 68 (un peu comme les Russes l’ont fait aux Contras de Prague). Les baby-boomers qui ont pris le pouvoir à la génération des résistants l’ont fait sans armes, comme des lâches...ils étaient aisément écrasables et le fait que De Gaulle, gagné par l’âge sans doute, n’ai pas agît comme le vrai leader dont le pays avait besoin et ai préféré se barrer à Baden-Baden a signé notre soumission à tous.


    • #231618

      Les Français ne feront jamais la différence entre un ÂNE et un Pur-sang Arabe ,voila pourquoi nous n’en sortirons jamais ,toujours l’histoire de France vue par ,conçue par des Socialistes Royalistes un mélange imbuvable


    • À John Wayne

      Concernant ton message « #231428 Le 29 septembre à 21:42 par John Wayne "Je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort" d’autant que l’Europe occidental est en partie d’origine Germanique (Francs, Wisigoths, Anglo-saxons etc). »

      Ben pas moi.

      Franchement à part le nom (« France ») et les Francs (qui n’ont été qu’une petite minorité agissante, et jamais la majorité du peuple) il n’y a rien de très germanique en France.

      La rigidité germanique n’a rien de français.

      Les allemands actuels, c’est ce pays qui croit pouvoir tout se permettre au motif qu’il sait faire des bagnoles, c’est à dire assembler des plaques de toles et des tableaux de bord en plastique avec des vis et des boulons.

      C’est vraiment du matérialisme petit bourgeois vulgaire.

      Les valeurs de la France c’est autre chose nom de Dieu.


    • #235280

      @utch

      Bon ce débat est sans fin et chacun pense avoir raison, en fait (et en droit) la question est de savoir si les "races" existes ou pas ?

      Il existe deux visions des choses :
      Selon vous "Les valeurs de la France c’est autre chose nom de Dieu" Si les valeurs de la France, c’est se sentir "français" , ou être né sur le territoire ou avoir une carte nationale alors votre France ressemble plus à une auberge espagnol ou un bordel qu’autre chose.
      C’est la vision d’Ernest Renan, une nation est un "plébiscite de tous les jours", c’est-à-dire que la volonté de vivre ensemble doit être sans cesse renouvelée.

      Selon moi un Français c’est un individu Blanc Européen Occidental d’origine Celte, Germain (minorité agissante qui était quand même plus de 20% de la population au VIème siècle), avec des traces d’origines Étrusques dans le sud et Scandinaves en Normandie.
      C’est la vision de François Guizot, une nation est une multitude d’hommes, ayant la même origine, vivant dans le même État et sous les mêmes lois"

      (A titre personnel je suis né d’une mère Berbère et d’un Père "Gallo-germain" donc de races distinctes mais historiquement proches et j’ai la double nationalité, que je n’abandonnerai pas même si Le Pen prend le pouvoir)

      Ce qui est regrettable c’est qu’il n’y a qu’en France (et aux Amériques) ou on entend ce genre de discours, Allez au Japon et dites leur "je suis japonais", allez en Arabie et dites leur "je suis arabe", allez au Sénégal et dites leur je suis sénégalais, on vous rappellera gentiment que vous n’êtes ni "jaune", ni Arabe et encore moins "noir".

      Sur ce sujet je suis plus proche de Kémi Séba que de Soral

      Et enfin réduire l’Allemagne à une usine de voiture c’est réduire la France à un fabricant de fromage.
      La supériorité de cousins boshs ce n’est pas d’avoir inventé les première fusées, les premiers avions à réaction ou d’avoir la meilleur industrie chimique au monde non, c’est plutôt la rigueur et la logique, l’Allemand observe les faits et en dégage une théorie alors que le Français nous pond une théorie et remet en questions les faits si ceux ci ne correspondent pas à SA théorie.


  • Il était difficile de saisir les enjeux de cette guerre ou de comprendre la nouvelle redistribution des cartes.. !!!
    Les anglais se battaient pour un empire qu’il perdront,de toute façon,quelques années plus tard..les français légalistes auraient pû comprendre,si on les avait éclairer,la nouvelle donne qui n’était plus l"empire mais l’honneur des armes et le renouveau de la patrie !!
    De Gaulle apparaissait plus comme un Henri de Navarre parpaillot voulant rallier les catholiques à la cause royale ,avec une marge de manoeuvre restreinte et l’obligation d’en passer par l’allié british qui ne pensait qu’à lui... !!

    Un épisode célèbre a eut lieu en Syrie dans cette guerre oubliée,c’est celui du combat fratricide entres légionnaires de la 13e DBLE et le 6eme RE vichyste...une histoire interne dont les képis blancs gaullistes ont exiger que personne d’autre chez les alliés n’interviennent pour prêter main-forte ou quoi que ce soit !


  • #231355

    Ce n’est pas la seule fois ou "dé gueule" à fait s’entretuer des français...

     

    • #231557

      Si une guerre civile éclatait en France pour renverser la domination impériale, les "dissidents" que nous soutenons n’auraient-ils pas aussi à tuer des Français ? A commencer par les Hollande, Sarkozy, BHL, Juppé, etc ?

      Lorsque des Français se mettent au service de l’impérialisme étranger (par exemple de l’Allemagne), ou défendent une cause impérialiste néfaste (colonisation de l’Algérie), le devoir des patriotes est certes de tenter de les raisonner... mais aussi de les combattre s’ils refusent d’entendre raison, car l’avenir de la France passe avant le reste !


  • Article interressant , j’aimerais aussi que E&R fasse un article sur le bombardement de Marseille par les Américains en 1944 ça avait été une tragédie pour les civils et bizzarement tout est fait pour cacher cet évennement historique .

     

    • #231435

      Marseille,Caen,Dunkerque et toutes les autres villes de l’est,faudrait le rappeler à ce qui nous parlent de l’occupation allemandes.presque tous les bombardement sur les villes françaises sont l’oeuvres de "nos alliés".


    • #232019

      bonjour

      Débarquement en Normandie =54000 morts civils français ; 13000 soldats allemands. 500 viols américains sur des françaises , une cinquantaine de pendaisons pour viol.


  • #231657

    l’armée du Levant aurait du se rallier a De Gaulle des le 18 juin.

     

    • #235292

      Facile à dire en 2012 derrière son ordi, le premier devoir d’un militaire et d’obéir aux ordres des supérieurs et le chef à l’époque c’était Pétain.


  • #235082

    Je sais que je vais me faire insulter, ou censurer, mais je dois dire que j’en ai marre de cet entretient de la haine à l’aide de l’histoire.
    Depuis le temps, on devrait savoir que ce ne sont pas les peuples mais les dirigeants les coupables, et pourtant j’ai l’impression que les gens font de leur mieux ici pour entretenir la haine entre les peuples, que se soit la haine Franco-anglaise, franco-américaine ou franco-française.
    Je n’ai pas l’intention de baser mes futurs relations sur la haine, avec un anglais ou autre, et haïr un peuple pour les crimes d’un dirigeant mort depuis un demi-siècle c’est une autre forme de tribalisme.
    Détestez moi si vous le voulez mais n’oubliez pas qui est le véritable ennemi et le véritable responsable du chaos qui arrive.