Egalité et Réconciliation
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"La LICRA est issue du terrorisme bolchévique et le CRIF de la clandestinité"

Deux entretiens avec Maître Damien Viguier

Le droit de la presse, les procès et les condamnations pour délit d’opinion, Maître Damien Viguier connaît. Et pour cause, il est notamment l’avocat d’Alain Soral, président du mouvement Égalité & Réconciliation. Entretien sans tabou.

 

Breizh-info : Pouvez-vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Maître Damien Viguier : Je m’appelle Damien Viguier, j’ai 54 ans, j’ai prêté le serment d’avocat devant la cour d’appel de Paris le 9 décembre 2010.

Auparavant j’ai vraiment pris le temps d’étudier le droit, l’histoire et quelques sciences annexes, ce qui m’a conduit à soutenir une thèse en droit et qui peut expliquer le fait que je publie régulièrement articles et ouvrages. J’ai aussi un séminaire d’enseignement au sein de l’association Égalité & Réconciliation.

De nombreuses personnes stigmatisées comme antisionistes, antisémites ou « négationnistes » ont fait appel à moi, depuis Ilitch Ramirez Sanchez jusqu’à Alain Soral, en passant par feu Robert Faurisson, pour les plus connus. Cela m’a valu d’être moi-même condamné pour « négation de la Shoah » avant d’être relaxé en appel (ce qu’on dit moins).

 

Parlons d’abord de deux affaires sur lesquelles vous êtes intervenu ou avez réagi ; l’affaire Alain Soral et l’affaire Hervé Ryssen. Sommes-nous là dans le « théâtre de Satan » que décrivit en son temps Maître Delcroix avec des juges partiaux et mandatés pour frapper fort la dissidence ?

Nous y sommes. Je salue d’ailleurs au passage le confrère, dont un nouveau livre doit sortir prochainement.

Ilana Soskin et Stéphane Lilti sont des avocats, pour la Ligue contre l’antisémitisme et pour l’Union des étudiants juifs de France, qui ont en charge à la fois Ryssen et Soral. Il y a quelques années Soskin s’était vantée d’avoir enfin pu obtenir de la prison ferme, contre l’un et l’autre. Il faut savoir que ces écrivains sont l’objet d’une avalanche de procédures. C’est une technique terroriste. Les juges ont commencé par trois ou quatre mois d’emprisonnement ferme, puis six ou huit, enfin un an. En 2018, l’association Avocats sans frontière que préside mon confrère Goldnadel a obtenu un an d’emprisonnement ferme contre Ryssen. Peut-être que les magistrats ne se rendent pas compte de ce qu’ils font. Mais un jugement c’est une chose, son exécution en est une autre.

Quantité de peines d’emprisonnement en France ne sont pas mises à exécution. Je ne parle même pas d’aménagement, mais de mise à l’écrou, lorsque le Parquet, qui a le pouvoir de faire exécuter, ordonne à l’établissement pénitentiaire d’ouvrir ses portes au condamné. Contre Soral, le Parquet a tenté et, contre Ryssen, il a réussi l’enfermement effectif de l’écrivain. Cela a un sens politique et cela ne peut procéder que de l’autorité la plus haute, c’est-à-dire du ministre de la Justice, nommément Eric Dupond. J’ai porté plainte, avec Soral, contre ce ministre que je soupçonne d’avoir commis un crime contre la liberté. Ces enfermements sont le fruit des efforts d’associations comme celle de Goldnadel.

 

Concrètement, qu’est-ce qui explique selon vous la tendance actuelle d’une certaine magistrature à vouloir condamner et mettre en prison des dissidents pour de simples écrits ou bien des prises de parole ?

Ce ne sont pas de si simples écrits ou prises de paroles. Sinon nous n’en serions pas là. Car ces écrits et paroles entendent dénoncer à l’opinion les faits et gestes de gens originaires pour la plupart des pays de l’Est et qui s’identifient comme juifs. D’où les accusations d’antisémitisme.

Et à ce titre il y a des personnes qui font pression depuis des années pour obtenir l’emprisonnement de Soral, de Dieudonné, de Ryssen, de Benedetti, de Bourbon. Voyez comment le président du CRIF, il y a deux ans, a fait pression sur les plus hautes autorités de l’État, président de la République, ministre de la Justice et Procureur général, pour obtenir l’enfermement de Soral. Ces personnes, comme Lilti ou Soskin, lorsqu’ils sont à l’audience devant les magistrats, font le récit d’évènements de la Seconde Guerre mondiale et invoquent le risque de prochains malheurs. Ce sont des plaidoiries que l’on retrouve comme argument décisif dans les motifs des décisions de justice. Et toute la presse, radio, télé, internet se fait le relais des mêmes propos. Les magistrats sont des gens comme les autres. Si les noms de Dieudonné, Soral ou Ryssen suscitent l’effroi dans le grand public, après de tels récits, pourquoi voulez-vous que les magistrats réagissent différemment ?

Bon nombre de personnes, par ailleurs, sont parfaitement indifférentes au sort d’autrui et ne se préoccupent que de leur petit confort personnel (la carrière, pour la retraite). Quant à ceux qui pourraient avoir un soupçon de velléité d’intelligence, ils reculent devant la pression insupportable qui les menace.

En réalité, Dieudonné, Soral ou Ryssen ont en commun de s’être confrontés à des personnes qui pour la plupart sont d’origine étrangère, eux-mêmes ou leurs ascendants. Ce sont des Polonais ou des Russes. Robert Badinter, par exemple, est un fils d’immigrés de Bessarabie (Roumanie). Souvent ce sont les descendants de populations qui dans les années 30 ont migré vers l’Ouest, qui ont été très actives sous l’occupation allemande, et qui pour certaines en ont subi les conséquences. La LICRA ou le CRIF sont des mouvements issus pour le premier du terrorisme bolchévique et pour le second de la clandestinité. On ne compte plus le nombre de leurs victimes (Onfray, Chouard, R. Camus, Barre, Mitterrand, etc.), mais il y a ceux qui cèdent et ceux, en plus petit nombre, qui leur résistent.

Parmi ceux qui résistent il en est un en prison actuellement. Et c’est Hervé Ryssen.

 

Outre ce qui concerne le droit de la presse, vous êtes également spécialisé dans les affaires familiales. La famille est particulièrement attaquée aujourd’hui tandis que l’État semble vouloir s’immiscer de plus en plus loin dans la vie privée. Y a-t-il une vraie menace à très court terme pour nos libertés à ce sujet ?

Non. Pardon, je vous reprends. Ce n’est plus une menace. L’oppression est effective. C’est arrivé en douceur, étape après étape, graduellement, pour que l’on ne se révolte pas, et la seule formulation de votre question montre le génie de cette stratégie. L’offensive vient de très, très loin. Disons que depuis vingt ans, c’est le saccage absolu. Tout n’est pas perdu, mais s’il n’y a pas un coup d’arrêt clair et net porté contre cette destruction, il y aura toujours plus de dégâts.

Ceci étant, je vois bien ce dont vous voulez parler, mais je suis obligé de vous reprendre aussi sur l’idée de vie privée. La famille ne relève pas de la vie privée. C’est une institution publique. Elle est aux mains de l’État. Le problème, c’est que l’État est aux mains de l’ennemi. Les choses pourraient donc être rétablies très vite. À condition qu’il y ait de l’intelligence.

 

Parlez-nous de la collection Leçons de droit que vous animez chez Kontre Kulture, maison d’édition qui fait elle aussi face à de lourdes sanctions ?

Ce sont des leçons que l’on ne pourrait pas trouver chez Dalloz ou LGDJ parce que j’y suis bien trop critique du droit actuel et que j’étoffe une analyse toujours très casuistique d’éléments d’histoire, de philosophie, d’anthropologie ou de théologie. Mais ces leçons restent bien trop orientées vers l’initiation au droit et sont encore trop rigoureuses techniquement pour trouver place chez un éditeur généraliste. Elles sont un exemple parmi tant d’autres de ce que nous devons à Alain Soral.

Je pars toujours de dossiers que j’ai eu à traiter, de questions d’école ou de thèmes en rapport avec l’actualité. Depuis quelques années, les sections d’E&R organisent des conférences et des séminaires. C’est maintenant dans ce cadre que je prépare mes ouvrages. Le dernier portait sur la pédophilie et sur la fameuse notion du consentement. La prochaine parution portera sur la différence entre les Occidentaux et les Maghrébins, du point de vue de la structure familiale. Cette année, j’aborde le thème du pouvoir en droit canonique.

J’encourage évidemment à acheter les ouvrages publiés par Kontre Kulture, non pas uniquement pour aider une maison menacée, mais pour se cultiver et s’armer intellectuellement pour les combats de notre temps.

 

Comment l’avocat que vous êtes perçoit-il la multiplication des erreurs judiciaires manifestes (avec notamment la hausse de la récidive dans les affaires de violences, d’agressions sexuelles) ? Les magistrats doivent-ils eux aussi rendre des comptes au pénal pour que les citoyens se réconcilient avec la justice censée être rendue en leur nom ?

C’est compliqué. L’institution judiciaire est un modèle de rationalisme. Vous avez là une illustration parfaite de la séparation des pouvoirs. Les magistrats du Parquet tiennent la potestas, c’est-à-dire que ce sont eux qui commandent l’exécution, le recours à la force publique (gendarmes, policiers, administration pénitentiaire), mais ils n’ont pas prise sur la décision. Ils n’agissent pas au nom du peuple, contrairement à ce que l’on croit. Ils sont une part de l’État, et ce dernier est tout entier dans cette part. Mais la décision, elle, provient des magistrats du Siège, qui n’ont que l’auctoritas. Ce sont eux qui peuvent condamner, mais sans avoir aucun accès à l’exécution. Le siège est censé être indépendant. Mais il est lui aussi une part de l’État, et dans cette part l’État tout entier.

L’erreur judiciaire est un concept inaudible pour un juriste. Voyez la réponse de Ponce Pilate. Quid est veritas ? De quoi tu me parles ? Il n’est de vérité que ce que dit le juge. Sa vision est la réalité véritable. Cela se dit d’une formule latine. Res judicata pro veritate habetur. La chose jugée est en place de vérité. Je pourrais vous dire aussi que l’erreur commune fait le droit. Error communis facit jus. Pour le reste et pour revenir à votre question, il est clair qu’il faut d’urgence rétablir la peine de mort qui a toujours été comprise comme la reine des peines, y compris par les criminologues les plus réputés (Lacassagne par exemple). À mon sens, son abolition fait partie des hérésies destructrices de notre civilisation. Mais je doute de pouvoir convaincre Robert Badinter.

 

Si vous étiez, comme M. Dupond-Moretti, nommé garde des Sceaux, quelles seraient les mesures d’urgence que vous prendriez concernant votre ministère et votre mission judiciaire ?

Pour agir véritablement, dans notre situation, il faudrait avoir vingt ans devant soi. En vingt ans, vous pouvez former une nouvelle génération. Restaurer les études classiques. Le latin, le grec. Redonner vie à tous ces auteurs qui croupissent dans les bibliothèques. Cicéron, Aulu-Gelle, Quintilien, Virgile. Et le droit romain. Ainsi formés, ces hommes nouveaux pourraient grandir au contact de la pratique en tant que magistrats, avocats, huissiers, notaires. Prendre lentement mais sûrement le pouvoir.

Un vrai juriste n’est pas un citoyen comme les autres. Le droit vous coupe de la vraie vie, le monde des lois est un monde obscur. Je ne crois pas que ce soit une place pour les femmes, par exemple. Et il serait légitime de modifier notre législation afin que ce monde ne soit pas si facilement ouvert aux Français de trop fraîche date.

C’est un programme que j’appliquerais dans l’urgence, avec une purge initiale pour garantir sa bonne exécution. Cela supposerait la restauration de la chancellerie par fusion des postes de Premier ministre et de ministre de la Justice.

Maintenant Macron sait ce qui lui reste à faire.

 


 

Damien Viguier : « Il n’y a pas de liberté d’expression qui tienne »

 

Confronté régulièrement à la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris pour défendre ses clients, Damien Viguier voit d’années en années la liberté s’expression se restreindre en France. Infos-Toulouse est allé à sa rencontre.

 

Vous êtes l’avocat d’Alain Soral qui a été arrêté l’été dernier par la police. Où en est-on de cette affaire ?

Damien Viguier : L’affaire en elle-même est malheureusement banale. Sont reprochés à Alain Soral des propos tenus dans l’une de ses récentes vidéos. Ce qui sortait de l’ordinaire c’est que le magistrat du Parquet réclame au magistrat instructeur le placement de Soral en détention provisoire. Heureusement le juge d’instruction n’a pas fait cette demande. Sinon l’écrivain partait en prison pour des années.

 

Hervé Ryssen est actuellement en prison pour ses propos. Comment avez-vous réagi à cette annonce ? Est-ce un emprisonnement politique ? Une atteinte à la liberté d’expression ?

Il s’agit à l’évidence d’un acte de répression politique. Les condamnations et les poursuites contre lui comme contre Soral, Dieudonné, Bourbon ou Benedetti sont de nature politique. C’est-à-dire que leurs propos ne sont jugés répréhensibles que parce qu’ils affrontent un certain parti. Leurs propos sont politiques au sens schmittien de la politique profonde et sérieuse. Il y va de ce qu’ils considèrent comme l’avenir existentiel de la France, et ils désignent clairement et ouvertement ce qu’ils pensent être l’ennemi.

L’emprisonnement est politique en ceci que pour des peines de cette durée en droit commun vous avez en France 100 000 cas de non-exécution. Il fallait donc une décision pour emprisonner Ryssen, et une décision qui sorte de l’ordinaire s’agissant en outre d’infractions au droit de la presse.

 

Que dire de l’état de la liberté d’expression aujourd’hui en France ?

C’est très simple. Lorsque vous êtes dans la transgression des valeurs traditionnelles ou dans la haine de tout ce qui peut rappeler la nation, la religion, le beau, le bien et le vrai, artiste ou politique vous bénéficiez de la carte de la liberté sans limite. Si ce n’est pas le cas et qu’en outre vous ne manifestez pas un soutien particulier pour la communauté juive, faites attention. Il n’y a pas de liberté d’expression qui tienne. Aucun passe-droit ne sera toléré. Invoquer le chant des Muses vous sera retenu à charge, parce que vous dissimulez. Voyez Dieudonné, on l’accuse de faire semblant d’être humoriste pour pouvoir échapper aux poursuites. On nie que le rap du rappeur Freeze Corleone soit vraiment du rap. Et en ce domaine toute politique est prohibée. Vous pouvez critiquer le « régime » chinois, les « dictatures » syrienne, turque, russe, etc.. Mais vous aurez du mal à parler de l’entité sioniste.

 

Vivons-nous toujours en démocratie ou est-ce la démocratie qui attaque par sa nature les libertés individuelles ?

Je ne connais pas de régime ou de forme politique qui soit susceptible d’accorder à ses opposants une liberté sans limite. Autrement dit, un opposant réel doit prendre sa liberté à ses risques et périls. En ce sens la liberté est toujours absolue. Mais il doit supporter la répression. C’était l’optique de Faurisson. C’est aussi la conception de Ilich Ramirez Sanchez, de Soral, de Benedetti ou de Ryssen. Ils sont conscients d’affronter le pouvoir et ne sont pas surpris de voir ce dernier se défendre. En bref, quelque soit le régime, la liberté laissée par ce dernier est toujours limitée, et lorsque la limite est franchie celle de l’opposant commence.

 

Dans un même temps, Éric Zemmour a été condamné à 10 000 euros d’amende pour son discours à la Convention de la droite. Le soutenez-vous ?

Avec les ventes que font ses livres, je ne m’inquiète pas pour ses finances. Et il a de grands médias avec lui. Pendant ce temps Hervé Ryssen est à Fleury-Mérogis. Mais je préfère ne pas trop me prononcer sur des dossiers dont je ne suis pas saisi. Je ne suis qu’un avocat qui fait son possible pour rester fidèle à son serment. Ni plus ni moins. Je ne connais pas les dossiers d’Éric Zemmour. Il semble que ce dernier soit pour une remigration des maghrébins au Maghreb. Je ne comprends pas pourquoi il ne donne pas l’exemple. Il critique le peu d’assimilation des populations musulmanes, mais je ne vois pas que les immigrés venus de Russie, de Roumanie et de l’Est de l’Autriche-Hongrie, entres les années 1880 et la fin des années 40, se soient tellement bien assimilés.

 

Sur France Inter, le sociologue d’extrême gauche Geoffroy de Lagasnerie a invoqué le droit à la censure. Peut-on dire que la gauche a gagné sur ce terrain ?

Ah ! mais la « gauche » n’a pas seulement le droit à la censure ! Elle a même le droit à l’incendie, à l’explosif, à la destruction, aux coups, à la torture, aux mutilations, à l’assassinat, à l’attentat ou au génocide. Et elle ne s’est pas privée d’en profiter. Il y a une légitimité de la violence antifa, dans l’esprit du jeune antifa comme dans celui du juge ou du policier. Parce que c’est le sens de l’Histoire. Voyez comment le même acte va être considéré, tantôt, comme un acte de terrorisme qui porte atteinte à la démocratie, et tantôt comme un acte de résistance qui lutte contre la dictature.

George Sorel a écrit un livre essentiel pour expliquer que l’esprit européen traditionnel est mort de perdre le courage d’employer la violence. Il invoque dans Réflexions sur la violence la vocation pour le martyr qui saisissait les premiers chrétiens, le fanatisme des réformateurs au XIe siècle, le radicalisme des réformés. Au XIXe siècle il voyait cette énergie poindre chez les masses prolétariennes.

Toute politique digne de ce nom pratique la censure.

Il y a deux cas où je comprends que l’on puisse croire à la liberté d’expression. Soit vous êtes en position de domination sur les médias et c’est vous qui fixez les limites de la liberté. Soit c’est que vous n’avez rien à dire. Dans le premier cas c’est du machiavélisme, dans le second c’est de la naïveté.

 


 

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28 Commentaires

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  • Eternelle besoin de domination, éternel retour de bâton (action/réaction)..
    Ces gens ne comprendront jamais !

     

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  • #2560974

    « Je ne crois pas que ce soit une place pour les femmes, par exemple »

    pas de féminisation.

     

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    • #2561468

      Pas facile à comprendre cette affaire de " refus des femmes " dans la magistrature.
      Un magistrat est essentiellement un juriste et accessoirement un juge. Il est là pour déterminer quelle Loi doit ou ne doit pas être appliquée et quelle jurisprudence doit ou ne doit pas être suivie. L’aspect moral de la réflexion ( justice / injustice ) n’intervient quasiment pas. Or dans cette démarche strictement intellectuelle de technique juridique, on ne voit pas pourquoi les femmes seraient moins à même de l’exercer que les hommes.

       
  • #2561046

    Maître Viguier a tout expliqué.

     

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    • #2561531
      Le 5 octobre à 17:39 par Justice par les médias
      "La LICRA est issue du terrorisme bolchévique et le CRIF de la (...)

      "Les magistrats sont des gens comme les autres. Si les noms de Dieudonné, Soral ou Ryssen suscitent l’effroi dans le grand public, après de tels récits, pourquoi voulez-vous que les magistrats réagissent différemment ?"

      L’explication fournie par Me Viguie éclaire l’importance pour la LICRA, le CRIF, et compagnie... d’entretenir un battage médiatique victimaire permanent.

      Son explication trouve même un complément dans une tirade lancée par "l’éminent" avocat Jakubowitz, lancée lors d’un procès dirigé contre Dieudo, et que ce dernier rapporte dans une de ces vidéos.

      Selon Dieudo (dont je n’ai aucune raison de douter), lors de la plaidoirie le fossoyeur de Thémis aurait dit aux juges : "les médias ont condamnés, la justice doit suivre !".

       
  • #2561051

    Question à Maître VIGUIER :

    La peine de mort suppose un juge infaillible. Qu’en pensez-vous ?

    Objections (non sentimentales) à la peine de mort :

    La peine de mort en vigueur aurait certainement été appliquée à Patrick DILS reconnu finalement innocent.

    Michel FOURNIRET exécuté n’aurait pas pu avouer les autres meurtres qu’il a reconnus depuis sa première condamnation.

    Rassurez-vous, Maître, sans partager toutes vos opinions, je considère comme vous que la justice est laxiste avec les vrais criminels.

     

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    • A propos de Fourniret, la peine de mort dès son premier "exploit" aurait tout simplement évité aux autres victimes la peine capitale...

       
    • #2561662

      Le problème avec la peine de mort est que si elle était en vigueur en ce moment elle finirait par être requise contre Soral, Dieudo, Le Pen père, Golnisch, Ryssen, Reynouard, ainsi que contre des gens encore moins en mesure de se défendre.

      Aux USA, pays illustrant à l’exrême l’adage voulant que chacun n’a accès qu’au niveau de justice qu’il est en mesure de se payer, la peine de mort c’est en grande partie pour les pauvres, et même si des tas de pauvres la mérite en raison de ce qu’ils ont fait, des tas d’autres n’en méritent pas autant, et certains sont carrément innocent et passent quand même à la trappe.

      À l’ère où les médias carburent plus que jamais au buzz, l’appétit des foules américaine pour la peine de mort atteint des sommets lorsque survient un crime crapuleux, et les pouvoirs public qui trouvent souvent un intérêt politique à requérir la peine de mort redoublent alors d’ardeur. Toute cela se conjugue mal avec la vrai justice.

       
  • Des belles réparties de Maître Viguier, comme de coutume. C’est vrai que les juifs d’Europe de l’est ou du Maghreb ne sont pas ou peu assimilés, sur ER on en a la preuve quotidiennement. Il a fallu importer des millions de maghrébins et musulmans en flux tendu depuis 50 ans pour parvenir à gripper la machine à assimiler française. Dans les années 60-70, les Français étaient encore Français et la référence les moeurs populaires de ceux-ci, auxquelles il était naturel de s’adapter. Nombre de maghrébins des 30 Glorieuses qui ont épousé des Françaises de souche à cette époque ont eu des enfants puis des petits enfants qui n’ont aucun lien avec le Maghreb ou l’islam. On ne peut pas en dire autant de certains, n’est-ce pas Eric...

     

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  • #2561211

    Admirable . Mon Confrère Viguier dit tout ce qu’il faut sans avoir peur. Il n’y a rien que je n’approuve entièrement.

     

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  • #2561330

    Emmanuel Ratier apporte un éclairage important sur ces organisations dans son livre "les guerriers d’Israël"...

     

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  • #2561395

    Question simple : est-il normal de ne pas demander à un individu de supporter l’injure, l’insulte, la diffamation ?
    En dehors des rapports nécessairement de pouvoir ( en clair les rapports avec l’Armée, la Justice, la Police où la simple politesse réciproque est de rigueur pour des raisons d’efficacité relationnelle ) la Loi devrait demander à tous les citoyens d’être des adultes et non pas des enfants. Il est normal de dire à un enfant : " Oh qu’il est mignon, qu’il est gentil, qu’il a bien travaillé à l’école, qu’il a fait des progrès etc ". Mais quand l’ancien enfant est devenu un adulte, il serait normal de lui faire savoir qu’il doit désormais accepter peut-être exactement l’inverse, qu’il n’est pas nécessairement très beau, très intelligent, très sportif, très généreux, très courageux etc. Est-il pertinent d’encombrer les tribunaux d’innombrables affaires parce que M. Tartempion ne supporte pas d’avoir été traité de ceci ou de cela par Mme Machin ? Y compris par voie de presse ? Si M. tartempion est d’une grande fragilité psychologique en ne supportant pas une situation beaucoup moins grave que d’autres pourtant très fréquente comme la grande pauvreté ( la Loi n’interdit pas le licenciement économique même si celle-ci risque de mettre le chômeur en situation de grande précarité ), cette fragilité psychologique devrait logiquement relever de la médecine ( en clair le psychiatre ou le psychothérapeute ) plutôt que de la justice aux frais des contribuables.
    Cette hypothèse concernerait évidemment aussi bien 1 ( UN ) individu que plusieurs, et y compris pourquoi pas, une communauté toute entière comme les Alsaciens d’origine bretonne ou les amateurs de patinage artistique.
    Fondamentalement, chacun devrait inspirer et non exiger le respect.

     

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  • #2561648
    Le 5 octobre à 21:05 par Szczebrzerzyszczykowski
    "La LICRA est issue du terrorisme bolchévique et le CRIF de la (...)

    Maître Viguier, je proteste contre l’appellation que vous donnez à ces personnes : "ce sont des Polonais ou des Russes". Je "chipote" je le sais, mais cela me heurte continuellement. Ces gens ont certes vécu durant plusieurs siècles sur le territoire de mon pays, la Pologne, à l’abri de l’un des piliers de la civilisation polonaise qu’était sa tolérance inégalée, profitant – alors qu’ils étaient, ou se considéraient persécutés presque partout –, de l’extraordinaire protection et liberté qu’offrait la monarchie polonaise puis le système de gouvernement unique de la Pologne (république nobiliaire).
    Or, dans leur immense majorité, ces gens (hormis quelques exceptions, notables, mais exceptions quand même), ne se sont JAMAIS eux-mêmes considérés comme des Polonais, tant et si bien qu’ils furent souvent les premiers à soutenir les envahisseurs de mon pays, tout en étant souvent le plus hostiles à sa renaissance (lors d’innombrables insurrections nationales ou, par exemple, en 1918 ou en 1939-41).
    Oh, je ne sais que trop bien que selon eux, la faute entière de cette situation (leur aliénation et leur refus majoritaire de faire communauté) repose uniquement sur les Polonais, mais ce n’est objectivement pas vrai, tant et si bien que des livres entiers furent écrits au sein de ma nation pour se demander : qu’avons-nous fait au juste pour mériter tant d’ingratitude ?
    Ils ont vécu EN Pologne, nuance importante, puis en Russie lorsque cette dernière prit des territoires de la Couronne polonaise. Dire qu’il s’agit de Polonais ou de Russes est inexact (même de leur propre point de vue) et constitue un raccourci.

    Quant à leur rapport aux nations-hôtes, il est souvent similaire, et vous pouvez l’observer également en France à travers le temps.

     

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    • #2562648

      "Maître Viguier, je proteste contre l’appellation que vous donnez à ces personnes : "ce sont des Polonais ou des Russes"
      Pour éviter la polémique vous auriez préféré qu’il soit plus explicite en disant "ce sont des Polonais ou des Russes juifs".

       
    • #2566051

      exactement...lire deux siecles ensemble d’ Alexandre Soljenitsyne.tres bonne remarque.ceci fut pareil en ukraine, russie, roumanie.ingratitude

       
    • #2573098

      Je me méfie toujours de l’expression "pilier de civilisation qu’est sa tolérance inégalée ailleurs". Il y a toujours anguille sous roche : un peuple au nom des valeurs duquel on manifeste une tolérance inégalée c’est un peuple que ses élites musèlent en appelant des envahisseurs dans cette tâche, c’est un peuple que son élite considère comme de race plus différente que celle de ses envahisseurs, c’est un peuple qui n’est plus maître chez lui. Surtout si le peuple autre qu’il faut tolérer se définit comme en guerre contre toute l’humanité.

      Il est clair qu’en Pologne un certain clergé à gages s’est servi de la doctrine catholique de manière coloniale, pour enseigner la sujétion, exactement comme au Rwanda. En fait on n’a même pas enseigné aux paysans polonais quelque valeur de tolérance humaniste universaliste, on lui a enseigné qu’il était lui le plus inférieur et intolérable de tous et que son devoir était de se soumettre non pas à un nouvel ordre mondial prétendument humanitaire mais à la hiérarchie raciste la plus inégalitaire et la plus raciste possible à son propre endroit et que c’était sa seule chance de salut.

      La noblesse polonaise, très nombreuse comparée à celle de la France (3% ?), et tout en ayant pour elle-même un des systèmes les plus démocratiques (la diète, où chaque noble avait droit de discussion infini et voix égale) de l’époque était également la plus dure d’Europe contre ses serfs, exclus d’emblée du jeu politique, et ne voulait entre elle et ses serfs de classe moyenne instruite professionnelle que juive (on ne peut pas parler de tolérance : les protestants par exemple étaient hors jeu, tout comme les sans religion) pourvu que ces juifs fussent parfaitement soumis à des rabbins enseignant la non-humanité des non-juifs (référez vous au livre d’Irsael Shahaq, Jewish History, Jewish Religion, où il est question de ce qu’était le pouvoir polonais allié au judaïsme ultra-réactionnaire dans les provinces conquises comme l’Ukraine), de manière à se protéger d’emblée contre toute perte progressive de son pouvoir au profit de la bourgeoisie ainsi que c’était la tendance lourde en Europe de l’Ouest.

       
  • #2562653

    "La LICRA est issue du terrorisme bolchévique"
    A l’origine de la LICRA en France c’est l’affaire Petlioura (1926-1927), le 25 mai 1926, le militant révolutionnaire (bolchévique, puis anarchiste) Samuel Schwartzbard abat de sang-froid à Paris le leader nationaliste ukrainien Symon Petlioura, qu’il juge responsable des pogroms organisés en Ukraine à l’époque où il y était actif.

     

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