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La Petite Histoire – Charlotte Corday, l’ange de la Révolution

« J’ai tué un homme pour en sauver mille. » Ainsi parlait Charlotte Corday, la jeune femme qui a assassiné le terrible Marat. Le 13 juillet 1793, alors que depuis sa baignoire « l’ami du peuple » appelle à toujours plus d’exécutions, cette normande éprise de littérature et d’Antiquité parvient à se faire introduire auprès de lui et le poignarde à la poitrine. C’est la mort d’un monstre comme la Révolution en a tant produit. Mais qu’est-ce qui a poussé cette jeune femme innocente de 24 ans à commettre un tel crime, et à affronter son supplice avec calme et dignité ? Retour sur cet improbable rayon de soleil dans les ténèbres révolutionnaires.

 

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43 Commentaires

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  • #2543071

    notez bien que la grande Charlotte était a la fois Normande et issue de la noblesse.

    et que marat était un parvenu issu du sud (sardaigne et espagne)

    les républicains voyaient eux memes cette révolution comme une guerre raciale entre noblesse franque et gaulois, entre le sud et le nord, entre latins et germains :

    l’abbé Sieyès (1748-1836) invite dans son célèbre
    « Qu’est-ce que le Tiers-Etat » à « renvoyer dans les forêts
    de Franconie toutes les familles qui conservent la folle
    prétention d’être issues de la race des conquérants et
    d’avoir succédé à des droits de conquête » c’est assez clair.

    de l’autre coté François Guizot, dans son livre « Du gouvernement de la
    France depuis la Restauration » paru en 1820, résumera les
    évènements en ces termes : « La révolution a été une
    guerre, la vraie guerre, telle que le monde la connaît entre
    peuples étrangers. Depuis plus de treize siècles, la France
    contenait un peuple vainqueur et un peuple vaincu (...)
    Francs et Gaulois, seigneurs et paysans, nobles et roturiers
    (...) la lutte a continué dans tous les âges, sous toutes les
    formes, avec toutes armes ; et lorsqu’en 1789 les députés
    de la France entière ont été réunis dans une seule
    assemblée, les deux peuples se sont hâtés de reprendre
    leur vieille querelle (...) une bataille décisive a été livrée ;
    elle s’appelle la révolution »

    le comte Georges Vacher de Lapouge (1854-1936),
    anthropologue et eugéniste, dans son ouvrage
    « L’Aryen, son rôle social » concluait en 1899 « Par la
    Révolution le brachycéphale a conquis le pouvoir, et par une
    évolution démocratique ce pouvoir tend à se concentrer, en
    théorie, dans les classes inférieures, les plus
    brachycéphales (...) C’est la première fois dans l’Histoire
    qu’un peuple à tête ronde parvient au pouvoir. Seul l’avenir
    dira comment ce singulier précédent va évoluer »

     

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  • #2543104

    Ce qu’il faut aussi savoir c’est qu’après avoir tué Marat le peuple voulait la lyncher en représailles tout de suite après son arrestation . Elle fut choquée, comme elle le dira ensuite, de la réaction du peuple qu’elle voulait sauver d’un fou sanguinaire. Peut-être ce même peuple qui aujourd’hui vous dénoncera si vous ne suivez pas les invectives anti-sanitaires de nos gouvernants fous...

     

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    • #2543253

      Oui enfin, comme le disent nos dirigeants quand on leur dit que nous ne sommes pas en démocratie : " c’est quoi (qui) le peuple ?". Quel nombre de Français constitue " le peuple " ?

       
    • #2543396

      @jean
      Demandez à Charlotte et elle vous dira qui était ce peuple ...
      Elle avait prévu, de longue date, que le peuple se précipiterait sur elle et la "ferait expirer victime de sa fureur".
      " Est-il possible que je sois encore en vie ?" dit-elle à Drouet sous l’autorité duquel les policiers s’interposent entre elle et la foule qui poussant des clameurs de haine voulait se précipiter sur la prisonnière et la mette en pièce...

       
    • #2543398
      Le 10 septembre à 09:16 par Sang culotte
      La Petite Histoire – Charlotte Corday, l’ange de la Révolution

      Moralité, en fronce, faut jamais se battre pour le peuple ! On prend des coups, des insultes et on se fait détester !

       
    • #2543759

      L ’ ancien régime était une société totalement inégalitaire , les trois ordres qui la composaient en étaient l’expression.
      Ces ordres étaient divisés eux mêmes en classes plus ou moins favorisées : bas et haut clergé s’affrontaient et le Tiers Etat englobait la population la plus pauvre ainsi que la riche bourgeoisie d’ affaires.
      "Le peuple " qui voulait venger Marat était majoritairement la classe la plus défavorisée qui voyait en lui son défenseur. Une fois Marat et les Jacobins éliminés, la Révolution se bornera à un transfert de pouvoir de la monarchie/noblesse à la riche bourgeoisie. C’est cette partie bourgeoise du " peuple "qui semble avoir influencé C.Corday (elle fréquentait les milieux girondins) et motivé l’assassinat de Marat.

       
    • #2544952

      @Jean

      Ce sont les ordres ou leurs fonctions qui étaient hiérarchisés, pas leurs membres : un simple curé de campagne appartenant au Ier ordre avait beaucoup moins de revenus et de pouvoir qu’un bourgeois receveur des dimes ou dses tailles appartenant au 3e ordre.

      La constitution considérait qu’il y avait trois sortes de pouvoirs qui étaient séparés et hiérarchisés : le spirituel (instruction, culture, science, lettres, édition, affaires sanitaires et sociales, médecine), le politique (justice, armée, gouvernance), et l’économique à l’intérieur il y avait encore une hiérarchie allant du secteur primaire au tertiaire (agriculture, artisanat et manufactures, commerce, divertissement, prêt à intérêt). La Révolution a non seulement renversé la hiérarchie, mais concentré les trois pouvoirs. Pour Hannah Arend, le totalitarisme se définit par le fait de concentrer les pouvoir politique et le pouvoir religieux. C’est ce que faisait Robespierre avec sa ête de l’Être Suprême, et l’URSS avec le Mausolée de Lénine. Les nobles avaient l’interdiction absolue d’avoir des activités économiques, par exemple de faire cultiver pour leur compte leurs terres : ils étaient obligés de les concéder à des paysans. Raison pour laquelle il n’y a pas eu en France de système latifondaire et d’esclavage.

       
  • #2543291

    "L’instinct de servir est si ancré dans la psychologie du bra-
    chycéphale qu’il le pousse, aussitôt libre, à chercher un maitre
    qui lui garantisse la sécurité. In servitutem ruunt. Jamais un
    peuple de race anglo-saxonne n’aurait les allures étranges
    des Français de notre temps, qui vivent en tremblant dans
    l’attente d’un sauveur. Le phénomène sociologique le plus
    curieux n’est cependant pas là. Il ne reste plus en France d’é-
    léments susceptibles de reconstituer une caste aristocratique
    fondée sur la réunion de la fortune et de l’intelligence, et ca-
    pable de se reproduire. Cette aristocratie cependant se constitue
    sous nos yeux. Elle est formée d’étrangers comme toujours,
    et comme toujours d’étrangers venus d’au delà du Rhin, les
    Juifs sans cesse plus nombreux dans le monde scientifique et
    littéraire, dans l’administration et la magistrature, les Juifs
    qui se substituent rapidement à la bourgeoisie brachycéphale,
    et joueront bientôt le rôle dirigeant de l’ancienne aristocratie
    dolichocéphale. Ils se saisissent en quelque sorte en vertu de
    l’adage « nul serf sans seigneur », de par la supériorité de leur
    intelligence et de leur activité. "

    Les Selections sociales : cours libre de science politique, professé a l’Universite de Montpellier, 1888-1889"

     

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  • #2543345
    Le 10 septembre à 06:40 par Bertrand Dudéclin
    La Petite Histoire – Charlotte Corday, l’ange de la Révolution

    Je pense que Marat, avec sa gueule, aurait été pro masque et pour le confinement !

     

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  • #2543394
    Le 10 septembre à 09:12 par Covidictature
    La Petite Histoire – Charlotte Corday, l’ange de la Révolution

    Cette grande Charlotte Corday, aujourd’hui, serait accusée de complotisme et d’antisémitisme alors que Marat ferait partie du Conseil scientifique !

     

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  • #2543455

    Tous ces commentaires et clip vidéo sont très drôles, du style " les révolutionnaires de la Convention sont laids et donc méchants, les royalistes sont beaux et bons". C’ est la vision très hollywoodienne et adolescente proposée par les médias et les programmes scolaires devenus pur bourrage de crâne idéologique ultralibéral ( pro Girondins ,Thermidoriens = serviteurs de la banque et de la bourgeoisie qui voulaient en finir avec la monarchie).
    Il n’ y a aucune analyse politique dans tout cela.
    En fait, les Marat ou Louis XVI n’ étaient pas plus coupables les uns que les autres, ils étaient les produits d ’ un système monarchique et féodal
    arrivé au stade ultime de sa décomposition ( pareil pour la Russie avec un siècle de retard). Louis XVI, en était bien conscient et avait tenté de réformer ce système intenable en proposant de faire payer un impôt aux nobles. Ces derniers s’ y étaient bien sûr opposés par le biais des parlements de régions. La noblesse oisive , qui comme le clergé vivait sur le dos du Tiers État et avait accumulé des siècles de haine à son encontre ,est donc la véritable responsable de cette tragédie en fin de compte.

     

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    • #2543719
      Le 10 septembre à 16:45 par Bertrand Dudéclin
      La Petite Histoire – Charlotte Corday, l’ange de la Révolution

      Bravo ! Tu as bien récité ton Fernand Nathan !

       
    • #2543955

      C ’est vrai que le royaume n’ était pas au bord du gouffre : Louis XVI a convoqué les états généraux car il s ’emmerdait. D’ailleurs les états généraux ça n’ a jamais existé , Fernand Nathan ne sait vraiment pas quoi inventer pour se faire remarquer.

       
    • #2544944

      @ Jean " un système monarchique et féodal arrivé au stade ultime de sa décomposition "

      Le France était en 1788 était de loin le premier pays du monde par son PNB, par le niveau de vie de sa population, par son niveau d’instruction élémentaire (écoles gratuites et oblogatoire pour tous, y compris les filles) et supérieur, par le développement de son réseau routier, de ses caneaux, de ses ports, de sa poste, de ses manufactures, de ses coches, par son niveau scientifique et technique (premier bateau à vapeur sur le Rhône), par ses grandes écoles accessibles par concours, par sa production artistique en peinture, sculpture, littérature, musique, architecture, mode qui donnait le ton dans tous les autres pays, par ses institutions sociales et charitables prenant en charges toutes sortes de personnes, fous, orphelin, femme séparées, vieillards, etc, par son agriculture de petits paysans propriétaires décrite par l’agronome anglais Arthur Young dans "Voyages en France en 1788 et 1789", etc.
      La réunion des États généraux est due au surendettement du Trésor royal créé par les ministres comme Necker au bénéfice des banquiers calvinistes genevois, et de bourgeois souscripteurs d’emprunts, sachant que le roi n’avait pas le pouvoir d’augmenter ou de créer des nouveaux impôts sans le consentement des peuples. Le trésor royal en était arrivé à devoir payer autant d’intérêt que ses recettes, en réempruntant, et risquait de faire banqueroute, c’est-à-dire de ne pas rembourser les bourgeois des grande villes et les banquiers genevois.
      La révolution a été faite sur le modèle de celle de Cromwell, c’est une prise de pouvoir violente par la Bourgeoisie de robe et de finance pour instaurer le régime manufacturier anglais. Les premières lois ont supprimé tout le droit social des corporations, autorisé le premier à intérêt (qui était formelement interdit), déclaré que la dette du roi était la chose la plus sacrée, et saisi tous le patrimoine du Clergé en garantie. Ils ont ensuite mis en vente ce patrimpoine dont la valeur était de 750 fois le montant de l’endettement royal, et donc vendu les collèges, les universités, les asiles de fous et de vieux, les hôpitaux, et surtout les bien-fonds dont la location permettait de financer les services publics de l’instruction, de la santé, du secteur social, de l’administration locale, les universités et la recherche universitaire, les bibliothèques, etc..

       
    • #2545084

      @ Pl
      En effet, la France a perdu sa position de première puissance mondiale après la chute du premier empire , au profit de l’ennemi héréditaire anglais.
      Sur les états généraux : pour éponger la dette , Louis XVI a tenté d ’étendre l’ impôt au clergé et à la noblesse, de modifier le modèle monarchique féodal traditionnel rongé par la montée en puissance capitaliste. Mais les parlements ayant refusé cette réforme , le roi essaya de réduire leur pouvoir ce qui provoqua leur révolte. C’ est révolte qui a contraint Louis XVI à réunir les états généraux.

       
  • #2543888

    Marat était arrivé à devenir médecin en Angleterre sans passer de doctorat, à se faire recevoir le 15 juillet 1774 maître à la Loge King’s Head, située Jerrad Street, dans le quartier de Soho à Londres et de retour en France à se faire nommer médecin des pages du Duc d’Orléans (Philippe-Égalité). Il commercialisait des onguants miracles qui lui faisait gagner beaucoup d’argent. Il se prenait pour un génie, il a essayé de se faire recevoir à l’Académie des sciences. Il était athée, d’une famille juive maranne convertie au calvinisme. Il avait fait sans succès des démarches pour être reconnu noble en France en faisant rédiger une fausse généalogie qui le faisait descendre de nobles autrichiens. (Frantz Funck-Brentano, Marat ou le Mensonge des mots, 1941, Paris, Bernard Grasset.)

    Charlotte de Corday a un frère cadet Charles-Jacques-François de Corday qui a été fait prisonnier lors du débarquement de Quiberon, et condamné à mort et fusillé à Auray à l’âge de 20 ans et demi avec 164 autres soldats, par décision de la Commission Bedos tenue à Vannes.

     

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  • #2543896

    La devise de la famille Corday est à l’origine de son nom, et non l’inverse : ils ont donné leur nom à leur domaine à Saint-André-du-Bû, reçu comme fief de haubert au XIIe siècle : "Cordey enim creditur ad justatiam, ore autem confessio fit ad salutem" (Pour être juste aux yeux de Dieu, il faut croire du fond du coeur)

     

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  • #2543947

    « La famille Mara, devenue Marat pour certains membres établis en France, est une famille catholique qui serait, selon Frantz Funck-Brentano d’origine juive (marrane) espagnole, réfugiée en Sardaigne, dont un membre qui était moine défroqué, s’est établi à Genève où il s’est converti au calvinisme, et a fait souche dans le territoire de Neuchâtel. »

    « Origine : Antonio Mara, de Sassari, est issu, selon l’historien Frantz Funck-Brentano qui évoque l’opinion de son confrère Paul Bugnot1, d’une famille catholique juive convertie originaire du Royaume d’Espagne qu’elle a quitté pour s’établir en Sardaigne (ancien territoire du Royaume d’Aragon) où on trouve que Antonio Mara s’est marié le 11 mai 1698 à Cagliari avec Miliana Trogu, qui lui a donné au moins un fils :
    Giambattista Mara, baptisé le 9 août 1704 à Cagliari, « lettore di arte », devint moine de l’Ordre de la Merci, pédagogue renommé, puis moine défroqué. Il tente de fonder une école à Bono et subit plein de tracasseries. Il « quitta la Sardaigne à une époque où se déchaîna un mouvement antisémite »2 pour s’établir à Genève où il se marie le 21 décembre 1740 avec Louise Cabrol, d’une famille calviniste genevoise d’origine rouergate, fille de Louis Cabrol (Camarès 1687) et de Catherine Molinier3. Ils avaient pour témoins Paul-Abraham Mendès2. De cette union sont nés six enfants vivants, trois fils et trois filles :
    Marianne Mara (1742) mariée à M. Olivier ;
    Jean-Paul Mara (1743-1793), vivait en concubinage avec Simone Évrard qui ne lui a pas donné d’enfants.
    ../...
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Famil...

    « Que dites-vous de Marat ? Mara est le vrai nom. La famille a été chassée d’Espagne, elle s’est réfugiée en Sardaigne, puis en Suisse et, ne pouvant s’avouer ouvertement juive, elle s’est faite protestante. Avec la lèpre qui le ronge, la saleté au milieu de laquelle il vit, la haine qu’il témoigne pour la société chrétienne, c’est bien là en effet un fils de judaïsants, un Marane répondant aux bûchers d’Espagne par la guillotine de France. » « La France juive » E. Drumont Ch. III - La Révolution et l’Empire.

    La suite du chapitre est éloquente ...

     

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  • #2544153

    La terreur de 1792-1794 : 35 000 morts sur 2 ans -C’est monstrueux.
    La commune 1871 : 30 000 morts en une semaine - C ’est très bien : le sacré coeur qui domine Paris célèbre ce massacre de façon permanente.
    Massacres de Setif , 1945 : 15 000 à 30 000 morts en 3 semaines - c’ est très bien.
    On s’ aperçoit, comme d’ habitude, que ce n ’est le nombre de morts qui fait la monstruosité des faits pour les bien-pensants mais les idées politiques des victimes et des bourreaux.
    Pour Marat, il est donc conseillé de lire ses écrits pour comprendre la haine qu’il suscite chez nos maîtres capitalistes, les banquiers et leurs médias, leurs programmes scolaires etc...
    Au passage, la Convention avait écrit une nouvelle constitution (1793) ,qu’elle n’a pas eu le temps d’appliquer où la suppression de la propriété privée était inscrite. Vous imaginez le choc pour les banquiers et bourgeois qui étaient en train de s’emparer des biens du roi, de l’Église et des nobles. Cela explique la liquidation immédiate des membres de la convention et leur diabolisation dans l’histoire officielle de notre cher régime bancaire.

     

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