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La démocratie et son spectacle

Singulier destin que celui de la démocratie : elle n’a jamais existé qu’aux marges de l’histoire, mais l’idée fausse que s’en fait le discours dominant sert de critère permettant de séparer le bon grain de l’ivraie : d’un côté les bons régimes, de l’autre les mauvais.

 

Que les États contemporains s’attribuent cette qualité prête à rire, tant la distance entre l’idéal proclamé et la réalité concrète est vertigineuse. Même si on concède des espaces de délibération, ils ne sont jamais le lieu où s’exerce le pouvoir politique : ni le vote des lois, ni leur application ne relèvent de procédures démocratiques. Dans les faits, ce que nous appelons démocratie consiste surtout à convoquer les électeurs pour leur demander de désigner des représentants ou des dirigeants.

Promu par les libéraux du XIXe siècle, le régime représentatif n’est pas la démocratie. Non seulement il ne lui ressemble pas, mais il a été conçu pour l’exclure. De Montesquieu à Constant en passant par les hommes de 89, rien n’est plus antidémocratique que le libéralisme politique classique. Son rejet horrifié de la démocratie vaut rejet de la souveraineté populaire : non seulement le peuple est inapte à gouverner, mais il est hors de question qu’il fasse ou ratifie les lois. Justifié par la théorie libérale, le régime représentatif instauré par la bourgeoisie est une oligarchie et non une démocratie. Seul le gouvernement du petit nombre, de cette élite éclairée chère à Montesquieu, est le garant de l’ordre social : telle est la doctrine.

Le libéralisme européen est si peu démocratique qu’il a fait bon ménage avec un esclavagisme massif, notamment aux États-Unis. Idole des libéraux, « Tocqueville célèbre comme lieu de la liberté un des rares pays du Nouveau Monde où règne et prospère l’esclavage-marchandise sur base raciale et dont, au moment du voyage du libéral français, le président est Jackson, propriétaire d’esclaves et protagoniste d’une politique de déportation et de décimation des Peaux-Rouges », rappelle Domenico Losurdo dans son excellente Contre-histoire du libéralisme. On mesure alors l’écart abyssal entre les deux révolutions de la fin du XVIIIe siècle : horreur absolue pour Jefferson, le suffrage universel sans distinction de race est l’essence même de la République chère à Robespierre. Et s’il est au cœur de l’idéologie républicaine d’inspiration rousseauiste, il est totalement étranger au libéralisme.

Le véritable État républicain, pour Rousseau, est un État où le peuple constitué en corps politique exerce la souveraineté. Non que les citoyens détiennent le pouvoir exécutif, car c’est impossible dans les grands États modernes. Mais il doit exercer le pouvoir législatif, qui est l’essence même de la souveraineté. Un peuple libre est un peuple qui obéit à des lois qu’il a lui-même approuvées. Cette prérogative, il est inconcevable qu’il la cède à des représentants élus, car une loi qui n’est pas ratifiée expressément par le peuple n’est pas une loi. La république rousseauiste n’est donc pas une démocratie directe, dont Rousseau dit qu’elle convient davantage « à des dieux qu’à des hommes ». Ce n’est pas un État où le peuple lui-même rédige les textes législatifs, ce qui est impraticable. C’est une république plébéienne où les lois reçoivent explicitement l’approbation populaire.

Les régimes occidentaux s’attribuent cette dénomination, et pourtant ils ne sont ni des démocraties au sens courant, ni des républiques au sens rousseauiste. Alors que Rousseau précise que le citoyen d’une république est à la fois souverain et sujet, le citoyen des États modernes est le sujet d’un souverain qu’il n’est que fictivement. Car le pouvoir législatif est capté par les représentants qu’il a élus pour faire les lois à sa place. Dépossédé des attributs de la souveraineté, le peuple est soumis à des injonctions dont il est entendu qu’il les a voulues. N’a-t-il pas voté ? En participant au scrutin, n’a-t-il pas consenti d’avance à son résultat ? La suprême ruse de la démocratie bourgeoise, c’est qu’elle retourne le processus électoral contre la souveraineté du peuple : l’onction du suffrage fonde la légitimité d’un pouvoir qui n’est pas le sien, et auquel il obéit en croyant l’avoir choisi. Ayant lâché la proie pour l’ombre, il doit alors se contenter du spectacle dérisoire qui tient lieu de démocratie.

Car le corps électoral n’est pas le corps politique, et l’opération du vote dissimule sous l’apparence d’un choix démocratique la réalité de l’oligarchie. Il y a longtemps que les classes dominantes ont médité la leçon de Tocqueville : « Le suffrage universel ne me fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira ». Lorsqu’elle idolâtre le formalisme électoral, la pensée contemporaine se laisse prendre dans les filets de cette mystification. Car la substitution du corps électoral au corps politique entraîne l’évanescence de la souveraineté. La dissolution des liens sociaux y est fictive, et les rapports de domination sortent indemnes de l’opération du suffrage. Censée permettre l’expression de la volonté générale, le parlementarisme bourgeois la soumet, de facto, aux pesanteurs d’une société inégale.

Dans les prétendues démocraties, la souveraineté populaire n’est affirmée que pour être dévoyée, et elle l’est doublement. À travers le mécanisme de la représentation, qui dépossède le simple citoyen au profit de la classe dirigeante. Mais aussi à travers une dépossession plus profonde qui tient aux rapports de classes. Car la société n’est pas composée d’individus dotés des attributs formels de la liberté et de l’égalité. C’est un tissu de relations concrètes entre des individus auxquels la division du travail assigne une place singulière. Elle est définie par des rapports sociaux qui s’ordonnent à la division entre possédants et non-possédants. Et les riches, parce qu’ils détiennent le capital, ont les moyens d’influer sur le pouvoir politique.

Toute politique est un champ de forces, mais sauf à demeurer dans l’abstraction, il faut répéter que les conditions matérielles d’existence entrent dans la définition du problème. La politique ne plane pas au-dessus de la société, et la dévolution du pouvoir n’est pas étrangère à la répartition des richesses. C’est pourquoi la démocratie demeure une illusion aussi longtemps que le riche côtoie le pauvre, et que l’inégalité de fait ruine l’égalité en droit. Prendre la politique au sérieux impose de voir dans la société un tout dans lequel l’appropriation privée des moyens de production n’est pas un élément anodin, mais le chiffre de son iniquité et la cause de ses contradictions.

Les élections approchent. C’est l’occasion de rappeler qu’en régime bourgeois, les conditions de la lutte sont toujours défavorables aux non-possédants. La politique n’est nulle part une scène transparente où les opinions sont équivalentes. La compétition pour le pouvoir est censée favoriser l’expression du suffrage populaire, mais elle est canalisée par les conditions réelles de son exercice. Louée par l’idéologie dominante, la diversité des opinions est passée au laminoir des moyens d’information dont la bourgeoisie contrôle l’usage. Les médias de masse sont les moyens de production de l’information, et la classe qui en détient la propriété oriente la production de cette information conformément à ses intérêts.

La « fabrique du consentement », comme dit Chomsky, est le ressort des oligarchies déguisées en démocraties. Prétendre que le monopole des moyens d’information est compatible avec la démocratie a autant de sens que de dire qu’elle est compatible avec l’esclavage. En choisissant la voie électorale, les progressistes cèdent au charme du formalisme démocratique. Il est naïf de croire que l’on peut transformer la société en obtenant une majorité parlementaire, comme si le débat démocratique pouvait accoucher de la « volonté générale » par la magie d’une libre discussion qui n’existe nulle part.

Avant de participer au combat politique, la pire des choses est de s’aveugler sur ses conditions objectives. Or dans les conditions fixées par la société capitaliste, la partie n’est pas loyale. Pour inverser le rapport de forces et assurer le succès de la transformation sociale, il faudra arracher les moyens de production des mains de la classe dominante. Mais cette opération est violente par nature, et elle suscitera des résistances. Si le terme de démocratie a un sens, c’est pour désigner ce processus de réappropriation. Tout le reste n’est que spectacle, écran de fumée, vision hallucinée.

Bruno Guigue

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31 Commentaires

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  • #2617106
    le 13/12/2020 par Autocensure
    La démocratie et son spectacle

    Pour comprendre l’arnaque de la démocratie, il suffit de reprendre la célèbre citation de Louis Fernidand Céline : « le démocratie partout est toujours, n’est jamais que le paravent de la dictature j...e »

     

    • #2617235
      le 13/12/2020 par G1
      La démocratie et son spectacle

      Oui alors que la dictature elle n’a pas de paravent au moins : tu ne pourrais pas te régaler à la critiquer de ton terminal informatique abonné à un fournisseur d’accès Internet.
      Ingrat va.


  • #2617122
    le 13/12/2020 par Jean
    La démocratie et son spectacle

    Le terme de démocratie a remplacé celui de civilisation (occidentale bien sûr, car considérée comme la seule) utilisé à l’époque coloniale, et donc considéré maintenant comme raciste. Ce terme est utilisé pour justifier l’occupation et le pillage des pays "dictatoriaux" dont le sous sol regorge de richesses.
    Tout pays non soumis à l’Empire étatsunien est décrété anti démocratique ( avant on aurait dit sauvage ) : Chine, Russie, Cuba, Venezuela...où même si des élections sont organisées, elles sont déclarées non valables par les" démocraties " au contraire des élections truquées mais valables des USA ou pays occupés par eux (Afghanistan sous contrôle US etc...)

     

  • #2617123
    le 13/12/2020 par Marcus
    La démocratie et son spectacle

    Même dans les démocraties dites "directes" (ou mixte), le pouvoir est faussé et perverti par l’argent qui se paie les Mass Medias.

    Dans ses pièces, Aristophane dénonce Cléon, le propriétaire des tanneries (le "complex militaro-industriel" de son époque...), car il se paie des rhéteurs et des sophistes pour pourrir le scrutin populaire : la guerre lui rapporte à lui et a son industrie, et il est hors de question qu’Athènes fasse la paix avec Spartes. On a vu dans quel désastre ces spins-doctors antiques ont précipités l’empire Athénien.

    Aujourd’hui, en Suisse, le mass média détruit le débat publique et distille son idéologie grotesque à tous les niveaux de la société. On constate chaque jour l’abrutissement et l’avilissement des masses face à ce Béhémoth "culturel" : plus de gauchisme et moins de pensée s’il vous plait. Faut pas s’étonner si on vote n’importe comment après, et si on se tire des balles dans le pied. Pouvoir décider c’est bien, pouvoir décider judicieusement c’est mieux.

    Une démocratie directe sans citoyens réfléchis et cultivé politiquement, c’est tout aussi inutile qu’une démocratie représentative : les mass médias battront la mesure et penseront pour eux tout simplement, incombera le devoir de ses salir les mains au citoyen par contre, en deposant lui meme son vote honteux

     

    • #2617168
      le 13/12/2020 par Escaich
      La démocratie et son spectacle

      Je suis 100% d’accord avec vous. Je ne crois pas à la démocratie directe, à la souveraineté populaire. Et même avec une presse pluraliste, non contrôlée par des puissances d’argent acquises au mondialisme, je suis à peu près certain que l’oligarchie trouverait d’autres moyens pour asseoir son pouvoir.
      Je ne suis pas, sur une longue période, un partisan des dictatures ; je sais aussi que la monarchie n’est pas un régime parfait, mais je me rappelle les paroles d’Hugues Panassié, créateur du Hot Club de France, spécialiste du jazz et du rugby : "Je suis royaliste à 99%, mais anti-démocrate à 100%".


  • #2617124
    le 13/12/2020 par derf
    La démocratie et son spectacle

    La démocratie c’est la forme supérieure de la dictature. Ce système arrive à faire croire à son peuple crédule que c’est le meilleur système pour gouverner une nation.

     

    • #2617233
      le 13/12/2020 par G1
      La démocratie et son spectacle

      Tout est relatif à ce que t’entends par meilleur..
      Tout en sachant qu’on ne vit pas la véritable démocratie, que le mot est galvaudée et qu’on pourrait tjrs faire mieux, cite moi un régime qui est meilleur en terme de paix de santé d’espérance de vie , d’instruction , de liberté individuelles et collective, de conditions de vie et d’avenir que celui là ?
      Ingrat va.


    • #2617361
      le 13/12/2020 par spirit
      La démocratie et son spectacle

      On vote pour un dictateur si celui ci se présente en protecteur. La liste des dangers potentiels est aussi vaste que peut en concevoir l’imagination mais doit s’appuyer sur quelque chose de concret.

      "Je vous protégerai des aliens et des météorites" a peu de chance de rassembler.


  • #2617128
    le 13/12/2020 par PL
    La démocratie et son spectacle

    Dans ceux qui ont compris que "Démocratie" n’est qu’un leurre pour légitimer le maintien au pouvoir d’une oligarchie financière,
    il y a ceux qui s’entêtent à croire que c’est réalisable en-dehors du cadre local,
    et ceux qui reviennent aux régimes qui ont vraiment servi les populations, interdit l’endettement, rétabli la monnaie gratuite et lfavorisé a propriété des particuliers, rétabli le plein emploi, la sécurité, la démographie, protégé les faibles, et redonné un idéal de vie.

     

    • #2617222
      le 13/12/2020 par G1
      La démocratie et son spectacle

      Pourquoi attendre d’un régime qu’il te donne par la grâce de sa miséricorde une monnaie gratuite ??! Prenons nous en mains bon sang, creeons la, utilisons la, nous mêmes la monnaie, le pouvoir de décider ensemble de nos vies nous reviendra de facto.


    • #2617369
      le 13/12/2020 par va savoir
      La démocratie et son spectacle

      @G1

      Qui est ce "nous" ?

      Forcement , tu passera par des représentants qui chacun dans son domaine de compétence aura l’expertise nécessaire pour prendre les bonnes décisions quite à venir par la suite devant la population pour pour expliquer, forcement en vulgarisant et en simplifiant , les raisons de ce choix.

      Donc retour à la case départ.

      A mes yeux il y a une solution :
      Une économie basée sur les ressources
      Il s’agit d’un système socio-économique holistique dans lequel tous les biens et services sont disponibles sans l’utilisation d’argent, de crédit, de troc ou toute autre forme de dette ou de servitude.
      I l n’ y aura pas de chômage, tout le monde travaillera dans ce qui lui plaira.
      Les travaux pénibles seront automatisés, et ceux qui ne peuvent pas l’être seront mutualisés.
      On ne produira que du reparable et du qualitatif du mutualisé . Du coup , peu de déchet et on ne poussera pas les gens à la consommation donc pas de pub.

      Les humains ne vont plus se distinguer par leur compte en banque(yen aura pas ), ce qui est ridicule et vulgaire, mais plutot par leur connaissances, leur spiritualités, leur humanité, leur qualités artistiques, sportives, leur sociabilité...etc

      Les humains ne seront plus en concurrence mais plutot dans un processus de solidarité


    • #2617992
      le 14/12/2020 par PL
      La démocratie et son spectacle

      @ va savoir : " Il s’agit d’un système socio-économique holistique dans lequel tous les biens et services sont disponibles sans l’utilisation d’argent, de crédit, de troc ou toute autre forme de dette ou de servitude. "

      Pratiquement ça donne quoi ?
      T’as planté des pommes de terre, il y en a 5 tonnes, tu en fais quoi ?

      T’es couvreur, et le producteur de pommes de terre a sa toiture en bon état, mais il voudrait acheter un nouveau motoculteur.


    • #2618075
      le 14/12/2020 par G1
      La démocratie et son spectacle

      Va savoir : " qui est ce nous ?" : Ben toi net moi ça fait déjà nous ;) . Plus tout ceux qui ont la volonté de défendre ce pays, en comprenant que le pouvoir appartient à ceux qui créent la monnaie, et donc en créant la monnaie française du peuple par le peuple. Concrètement il s’agit d’une monnaie basée sur la démonstration de la trm de stéphane qui démontre qune monnaie edt un bien public et qu’à ce titre il faut pouvoir la creer en mettant comme étalon..le public, i.e que la création des unités monétaires est basée sur le versement d’un dividende égal à chacun des membres sans condition, décentralisée, sécurisée par blockchain et toile de confiance. Bref lis la trm.
      Ton système sans monnaie Vénus project est original et Fresco intéressant, mais il oublie que l’homme est libre , et refusera qune i.a gère sa vie et ses besoins, et 2 , sans monnaie il n’y a pas d’économie.


  • #2617160
    le 13/12/2020 par René Girardin
    La démocratie et son spectacle

    Les agents impériaux ont braqué nos Libertés, la Démocratie, la Justice, les Monnaies, les Médias, l’Education nationale, ils nous appauvrissent en nous empêchant de bosser et en faisant tourner la planche à billets de la BCE et ils se préparent à braquer nos comptes bancaires ( renflouements internes ) et à nous réduire en esclavage fiscal pour rembourser une dette qu’ils ont créé non-démocratiquement ou / et grâce à des mensonges.

    Le plus étonnant c’est qu’il y a encore pas mal de blaireaux qui leur font confiance.


  • #2617187
    le 13/12/2020 par l’abbesse DU THAUD
    La démocratie et son spectacle

    Extrait d’un clash TV : Etienne CHOUARD / Friedrich ENGELS (date inconnue) lors de la promo du livre de F.ENGELS : « Introduction à la lutte des classes en France »
     E.C : « …écrivons nous même la constitution, tirons au sort nos représentants … »
     F.E :« ..demain notre ennemi sera la démocratie pure de tous les partis de la réaction capitaliste qui voudront nous remettre dans le circuit de l’économie et de la politique »


  • #2617197
    le 13/12/2020 par VIVACHAVEZ
    La démocratie et son spectacle

    On a souvent lu que suite aux sanctions subies par la Russie, cette dernière risquait donc d’être projetée dans les bras de la Chine. Je me demandais où résidait le problème. il semble que depuis l’affaire Dominion et cette vidéo, je commence à comprendre qu’à trop détester l’Amérique (comme ce fut mon cas), on oublie d’être vigilant face à d’autre pays.

    https://www.youtube.com/watch?v=sr5...

     

    • #2617600
      le 14/12/2020 par Scalpel
      La démocratie et son spectacle

      Ce fut aussi le mien, comme tant d’autres...en effet, le mondialisme en marche forcée prend modèle sur l’effroyable dictature chinoise. D’ailleurs les trois décrets tout fraîchement pondus qui fichent officiellement les mal-pensants vont dans ce sens.


    • #2617690
      le 14/12/2020 par Nadia
      La démocratie et son spectacle

      Ce ne sont pas les chinois qui ont écrasé l Allemagne et le Japon sous les bombes. La Chine rouge Mao n a jamais use de l arme nucléaire, non plus que les soviétiques, seuls les américains l ont fait.
      Normal, ils ont le droit, et puis c était pour la bonne cause. Comme le Vietnam, récemment les guerres en Serbie, Lybie, Syrie, Ukraine, les blocus meurtriers sur l Irak, Cuba, le Venezuela, la Corée du Nord. Faire crever à petit feu une population civile, les chinois ne l ont pas fait (sauf chez eux, comme les russes)
      Le mondialisme a triomphe avec les États-Unis en 1945. Hollywood, Wall Steet, le Cfr, l Aipac...c est pas chinois. L UE non plus. Ni l Otan. Soros est devenu ce qu il est grâce aux États-Unis. Le LGBT est né la bas et s est diffusé depuis la bas. Pas depuis la Chine. La pornographie de masse aussi.
      C est aux États-Unis que les senacles mondialistes ont concocté leurs projets et ont obtenu les moyens de les développer. Notamment les pires techniques de manipulations de masse.
      Enfin, les usa se sont appuyés constamment sur la Chine depuis les années 70 pour neutraliser leur ennemi éternel, la Russie. Et ça a pas marché. La Russie s est redressée et la Chine n a pas perdu toute souveraineté. Dommage pour eux. Maintenant, les States se trouvent comme deux ronds de flanc, mais heureusement ils ont depuis 1945 dresses leurs toutous partout, surtout chez nous pour donner la papatte et aller chercher la baballe. Ça risque de ne pas être suffisant pour changer la donne...


  • #2617218
    le 13/12/2020 par G1
    La démocratie et son spectacle

    Bon, pour résumer en 3 mots ce qu’on savait déjà : nous ne sommes pas en démocratie, la démocratie représentative est un leurre, parce que ceux qui interviennent dans le choix du vote sont les riches. Merci Guigue Chouard a fait le boulot depuis 15 ans.
    De plus, si la description est juste quant a montrer que le capital empêche de rendre le pouvoir au peuple, (on se demande alors comment tout les dissidents participants et vivants de ce même capital se regardent dans une glace), la solution de Guigue sera violente nous dit il. Lol. De 1, qu’il montre la voie de la violence a suivre, et on pourra commencer à arrêter de sourire, de 2 la violence changera quoi au fait que le capital se métamorphosera et s’adaptera comme tjrs ? Que dalle, des mots de sots.
    On ne violente pas le capital, on le rend obsolète : l’usure, la création monétaire par le crédit est le fondement du capital, pourquoi tout les dissidents ( en carton ? ) ne se mette pas à créer une monnaie dissidente, populaire, dont la création ne repose pas sur l’octroi de crédit mais juste sur le fait d’être français et de vouloir récupérer le pouvoir ? Monnaie par dividende universel inconditionnel basée et sécurisée par blockchain par ex . Pk ? Merde, faudrait être démocrate pour ça, réellement, er l’est t il ? ?
    Rien que la censure de nombreux messages comme celui ci donne la réponse..
    Mais bon tentons, tout n’est peut-être pas foutu..


  • #2617238
    le 13/12/2020 par Thémistoclès
    La démocratie et son spectacle

    Je n’ai pas tout bien compris à propos de Montesquieu.

    Pour moi, c’est le plus intéressant des philosophes car il étant un professionnel du droit, il a pu en juger les constantes et les excès.

    Il démontre que les lois d’un pays ne peuvent être universelles (Mondialistes) car elles dépendent toujours du climat (météorologique) de ce pays.

    En outre il suggère principalement :
    "Lorsque le juge présume, les jugements deviennent arbitraires. Lorsque la loi présume, elle donne au juge une règle fixe. "
    "Les lois ne doivent point être subtiles, elles sont faites pour des gens de médiocre entendement : elles ne sont point un art de logique, mais la raison simple d’un père de famille."
    "Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires."


  • #2617255
    le 13/12/2020 par anonymous19
    La démocratie et son spectacle

    Seul le gouvernement du petit nombre, de cette élite éclairée chère à Montesquieu, est le garant de l’ordre social : telle est la doctrine du parti communiste.


  • #2617264
    le 13/12/2020 par Norpois
    La démocratie et son spectacle

    Ce qui compte c’est que les représentants du peuple soient élus à la proportionnelle : il n’y a pas de démocratie représentative sans proportionnelle, un élève de 6ème le comprendrait mais ces idiots de Français ne le comprennent toujours pas, et cela depuis... 1958 ! Qu’est ce qu’ils trimballent... Il faut dire que les médias n’en parlent pratiquement jamais, sur ordre sioniste .


  • #2617291
    le 13/12/2020 par Riton
    La démocratie et son spectacle

    La 5éme "république" est une démocratie entièrement truquée par le scrutin majoritaire à deux tours . Un simple exemple : avec 20% des voix aux législatives le RN n’a que 1% députés (6 !) . Et ces imbéciles de Français trouvent cela très bien . Pas étonnant que le pays soit en pleine dégringolade .


  • #2617398
    le 14/12/2020 par Albert
    La démocratie et son spectacle

    « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » Discours du 7 septembre 1789 d’Emmanuel-Joseph Sieyes, abbé et membre éminent du club des Jacobins, rédacteur des textes fondateurs de la première république.

    Si une véritable démocratie est impossible à mettre en place pour les grands groupes humains, alors le processus de désignation de ses représentants doit être exemplaire. Les représentants choisis doivent notamment faire la preuve de leur indépendance vis-a-vis des puissances pré-établies dans la société.


  • #2617454
    le 14/12/2020 par Sedetiam
    La démocratie et son spectacle

    La « fabrique du consentement », comme dit Chomsky...



    Chomsky ne dit rien, mais ne fait que titrer "Manufacturing consent" l’analyse qu’il fait soixante ans plus tard, avec son comparse, un autre Edward, S. Herman cette fois, de « Propaganda » (1928), l’opus d’Edward Bernays, concernant la technique scientifique de formation et de manipulation de l’opinion publique apprise et perfectionnée au CPI*, livre de chevet des tyrans de l’ombre et de Goebbels en particulier (à qui la “Démocratie” aime faire porter le chapeau de la manipulation des foules et du modèle pour la propagande des États totalitaires), autant que des publicitaires modernes si l’on plonge dans les arcanes, œuvre à laquelle Noam, le linguiste, prête une citation :
    « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à un État totalitaire. »
    Et qu’il définit ainsi : « Le manuel honnête et pratique de Bernays donne un aperçu de certaines des institutions les plus puissantes et les plus influentes des démocraties capitalistes industrielles contemporaines. »

    * Committee On Public Information : Comité américain de l’information publique, appareil de propagande de derrière les fagots qui a été mobilisé pour « vendre » la guerre de 14-18, au peuple américain (et à l’heure ou certains sont allés les chercher), comme pour « Rendre le monde sûr pour la “Démocratie” ». Et de décliner la même merde pour les autres à venir...


  • #2617493
    le 14/12/2020 par Mike
    La démocratie et son spectacle

    Je comprends mieux son tropisme chinois : Bruno Guigue est communiste révolutionnaire.


  • #2617626
    le 14/12/2020 par Sev
    La démocratie et son spectacle

    Il faudrait vraiment que ce genre d’analyse du système politique de nos pseudos démocraties circulent partout. Comme le rappelle un certain Albert Dupontel lors d’un entretien de promotion de son dernier film "Adieu les cons" face à la très soumise A.Elisabeth Lemoine, ce sont les autos didactes qui sont le plus éveillés et dont le sens critique est le plus aiguisé.

    A propos de l’accaparement de la notion "démocratique" et de son origine historique il faut lire le petit ouvrage très bien fait de david GRAEBER : "La Démocratie aux marges".



  • #2617635
    le 14/12/2020 par Azerty
    La démocratie et son spectacle

    Très probablement l’article politique le plus essentiel que j’aurais lu cette année. Merci à son auteur et espérons que d’autres lui emboîteront le pas en popularisant le RIC au sein de la population. Car contrairement à Alain Soral je considère que seul le RIC nous libérera de ce cauchemar. Soral connaît très bien la Suisse qui a son propre RIC (la Votation). Considérait-il alors que nous Français serions moins "lucides" que nos amis Suisses ?


  • #2617887
    le 14/12/2020 par alençon
    La démocratie et son spectacle

    la démocratie française a vachement évolué quand même ces dernières décennies non ? là ou le jeu de l’ implication politique, permettait bon an, mal an, aux français d’ influer sur leur réel ; aujourdh’ui, le système a entièrement verrouillé ses marges d’ action, jusqu’ à lui interdire d’ être, de vouloir, d’ avoir et de penser sa vie sur son territoire...(exple : l’ attentat avec voiture bélier sur Dieudo).
    Si on regarde, QUI a gagné des droits et des subventions depuis 40ans..
    on ne voit bien sûr Que des républicains (euro-mondialistes), et particulièrement LES chouchoux de la république..en général étrangers, israéliens nés en France ou anti-catholiques (notez que dans les urnes, cet assemblage est minoritaire, mais toujours au pouvoir)
    maintenant si on regarde Ceux qui ont perdu des libertés et de l’ argent dans le même temps..
    on a toute la classe moyenne, les agriculteurs, les artisants et ouvriers.. bref, les français de souche et les économies de territoires (sauf la Vendée).

    mais l’ évolution démocratique, c’ est aussi 1 fabuleux transfert des responsabilités..ainsi, 1 étranger ou 1 traître qui ruine le pays sera rétribué par la république ; alors qu’un simple patriote français sera mis en prison pour quelques mots ou 1 retard d’ impôt.


  • #2618283
    le 15/12/2020 par Yaka
    La démocratie et son spectacle

    Le régime électoral à une vertue toujours passée sous silence par les commentateurs démocrato-sceptiques : il admet, même si cela n’est que du vent pour ces derniers, que le pouvoir puisse changer de mains, et cela ouvre la porte à une critique que ne tolèrent pas les régimes à parti unique.


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