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La novlangue dans 1984 d’Orwell

« Notre langage trace une limite à ce que nous pouvons penser. »

 

Un roman de plus en plus réaliste :

 



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59 Commentaires

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  • #2345475
    le 18/12/2019 par Kroutoy
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Le langage contraint la pensée
    A langage pauvre, pensée pauvre...

    J’admet (naivement) que la communauté ER connais ses fondamentaux.


  • #2345479
    le 18/12/2019 par Rachid
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    "Distinction entre les mots"

    Distinguer, c’est aussi cerner, voir, mais encore discriminer entre ce qui est dedans et ce qui est dehors, donc qualifier.

    La "lutte contre les discriminations" comme exprimee dans la novlangue d’aujourd’hui, c’est justement empecher les gens de qualifier, de distinguer, de cerner, de voir la ou les qualites des gens et des choses.

    En clair, et desole pour l’image grossiere, mais c’est pousser les gens a manger de la merde.


  • #2345480
    le 18/12/2019 par momo
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    A partir du moment ou dans une société, des lois limitent la liberté d’expression, en créant des délits d’opinion, il y a forcément dans cette société, pour les plus légalistes du moins, de mauvaises pensées. De là à penser que les cerveaux les plus conformistes se refuseront à les formuler voire même à les envisager, il n’y a qu’un pas. Mais une telle société ne pourra à la longue que se partager entre commissaires politiques et partisans de la discrétion, les imprudents finissant par être épurés.


  • #2345481
    le 18/12/2019 par Broutard-et-tracteur
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Sympa l’exposé !
    Parcontre si tu viens chez nous ,on te remplumera un peu
    Rillettes, saucisson, gésiers, magrets, confits, cochonnaille, un peu de fromage , beaucoup de coupage de bois, paille à la fourche, traite, nettoyage des porcheries , levé à 6 heures ,plein air ,aux pieds des montagnes
    Tu vas voir quelques mois et tu vas doubler de volume et t’auras aussi meilleure mine
    Salut camarade
    Et merci

     

    • #2345571
      le 18/12/2019 par syzygy
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Excellent, le régime me convient, j’arrive !


    • #2345716
      le 19/12/2019 par Broutard-et-tracteur
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @syzygy
      T’es le bienvenu camarade
      Force et honneur


    • #2345724
      le 19/12/2019 par La tête et le corps , l’esprit et la force
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Il nous faut des intellectuels, des paysans et des manuels , mais les intellectuels doivent faire un peu d’exercice et les manuels doivent un minimum s’instruire
      Comme dit Soral une armée de Spartacus
      Mais une armée disciplinée
      Force et honneur
      Merci E&R merci Soral


    • #2345729
      le 19/12/2019 par La tête et le corps , l’esprit et la force
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Il nous faut des intellectuels, des paysans et des manuels , mais les intellectuels doivent faire un peu d’exercice et les manuels doivent un minimum s’instruire 
      Comme dit Soral une armée de Spartacus
      Mais une armée disciplinée
      Force et honneur
      Merci E&R merci Soral


    • #2345863
      le 19/12/2019 par Le changement c’est enfin maintenant
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Tous ensemble derrière Soral


  • #2345494
    le 18/12/2019 par GJ
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Toucher à la langue, du Nominalisme à Roland Barthes en passant par Orwell, c’est toucher au signe, donc au symbole, donc au Sacré.
    Et quand on sait qu’Orwell était franc-maçon (33e degré ?), tout s’emboîte !
    La novlangue, profane, s’est donc développée dans les think tank, le langage SMS, le Gender, etc bref tout ça crée un bordel, éloignant les individus du Centre, de la Raison, du Ré-El.
    D’où le brouhaha actuel qui résonne jusque dans la Voie lactée...


  • #2345498
    le 18/12/2019 par Krunk
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Bonne piqûre de rappel, merci la redac E et R et bravo prof pour votre démonstration impeccable, ça envoie de la bûche ! ( en même temps c’est Noël hein.. ).
    On l’oublie souvent mais la sémantique et les modèles symboliques sont les premiers outils de la décérébration mondialo-sataniste. Le combat est avant tout dans la conscience car toute contingence matérielle en découle. C’est mé-ca-ni-que et ça marche dans les deux sens ("Armes silencieuses pour révolutions tranquilles")


  • #2345501
    le 18/12/2019 par abcd
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Bien sûr que la langue que nous parlons influence notre pensée. Cela a toujours été le cas et nous pouvons prendre en exemple cette célèbre phrase de Charles Quint : "je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval ".
    L’espagnol possède cette force et cette passion que la foi au tout puissant peut exaltée.
    L’italien, c’est la sensualité, la séduction, que l’on peut exprimer en désirant une femme.
    Le français, si riche et si subtile, reste la référence pour la diplomatie, la paix ou la guerre, l’avenir des hommes.
    L’allemand, langue qui inspire l’autorité, est très employée dans le dressage.
    On pourra rajouter l’anglais, langue plus "mécanique ", qui est devenu aujourd’hui la langue de l’industrie.
    D’où l’importance de conserver notre patrimoine linguistique, pour ne pas sombrer dans l’abrutissement de masse, objectif du nouvel ordre mondial, pour asservir les peuples ! Continuons à bien parler notre belle langue française, pour rester dans cette dissidence salutaire ! Malheureusement pour moi, sachant parler ma langue à merveille, je ne sais malheureusement que mal l’écrire, faute d’études... mais je fais de mon mieux c’est juré, mes excuses d’avance pour ceux et celles qui trouveront dans ce texte des fautes d’orthographe !


  • #2345524
    le 18/12/2019 par banzai
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    la novlangue ?... à rapprocher de l’espéranto, mêmes démarches restrictives du vocabulaire et de la grammaire.
    je pense qu’Orwell c’est inspiré de l’espéranto, qu’il le connaissait, ou tout du moins ces grands principes.

    exemple :
    "L’espéranto possède une cinquantaine d’affixes (préfixes et suffixes). Les principaux sont listés ci-dessous. Le débutant sera très rapidement confronté au préfixe mal- qui lui permet de trouver l’antonyme de nombreux mots, adjectifs ou verbes : bela (beau) et malbela (laid) ; lumo (lumière) et mallumo (obscurité) ; ami (aimer) et malami (détester) ; fermi (fermer) et malfermi (ouvrir) ; supren (vers le haut) et malsupren (vers le bas)."

     

    • #2345752
      le 19/12/2019 par Miville
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Excusez-moi, les buts de l’Espéranto que je parle et du Newspeak sont diamétralement opposés, même si les deux langues semblent avoir quelques points communs comme les préfixes et les suffixes emboîtables à l’infini qui permettent de comprendre sans consulter le dictionnaire le mot le plus complexe à partir d’un assez petit nombre de racines simples. Premièrement Orwell dans le Newspeak ne se moquait pas de l’Espéranto : on sait qu’il a eu dans sa vie une certaine sympathie pour un certain Lanti qui était un obsédé de cette langue et qui fut un des rares intellos de gauche parisiens à ne pas le snobber. Orwell n’y croyait pas trop mais trouvait cette idée loufoque quand même intéressante. Zamenhoff bien qu’issu de la communauté organisée avait horreur du sionisme plus que de tout autre nationalisme.

      Orwell se moquait non pas d’un monstre linguistique issu de son cerveau ou de celui d’un utopiste mais de quelque chose qui existait déjà et qui disposait de méga-budgets du genre dont jamais les Espérantistes ne bénéficièrent jamais qu’au compte-goutte et à contre-coeur de la part des mondialistes : le tout premier Basic English, un sous-anglais apparemment correct mais extrêmement limitatif créé par le Colonial Office Britannique pour la formation des petits employés coloniaux (en Inde surtout) dont le mental devait rester focalisé sur un petit ensemble de tâches et une seule idéologie bien pensante entretenue par la presse tabloïd.

      L’Espéranto à partir de mille mots racines cherche à exprimer tous les concepts que contient le dictionnaire d’Oxford (500 000 termes ; le Robert fait 50 000 ; le Langenscheid 300 000 - sans les néologismes) et des millions d’autres encore qu’aucune langue n’a osé formuler. Le Basic English limite le vocabulaire actif à 1024 mots et enlève au simple parleur le droit de les composer comme il désire, préférant le procédé des mots-valise et des acronymes pour produire les néologismes de manière à ce que le sens originel du mot soit perdu de vue par les parleurs.

      Croyez-le ou non, le registre culturel où l’Espéranto a le plus excellé et créé est la poésie et le chant d’opéra, bien que la première activité de cette langue soit surtout la traduction d’oeuvres soit issues de petites langues qu’on ignore dans une langue qui ne les déforme pas et peut traduite toutes les finesses de nuances de temps ou de mode même si elle est parfois un peu longuette pour ce faire.


    • #2345887
      le 19/12/2019 par Thierry
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @Miville
      Ce qu’on comprends dans votre plaidoirie, c’est que vous refusez d’admettre que quelque chose que vous pensez bénéfique soit en réalité un outil de propagande.
      C’est normal, c’est difficile de ne pas avoir ce réflexe lorsqu’on s’aperçoit que quelque chose que l’on pense avoir choisi de notre plein gré, donc en quoi on a toute confiance, se révèle être quelque chose de néfaste.


  • #2345527
    le 18/12/2019 par banzai
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    ps :....et devinez qui est à l’origine de l’esperanto ?
    la première bonne réponse a gagné un carambar !

     

  • #2345537
    le 18/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    George Orwell,
    avec 1984
    et La Ferme des Animaux,

    il a fait le tour de la question, sans rien oublier

    et ce ne sont pas les derniers gadgets technologiques qui vont y changer quoi que ce soit

    il est allé au coeur de la spirale infernale de l’humanité
    et il l’a dévoilée
    à oilp


  • #2345540
    le 18/12/2019 par banzai
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    ps2 : désolé, mais j’ai l’esprit d’escalier comme dit une copine.
    "Selon le linguiste finlandais Vilho Setälä, le vocabulaire nécessaire, pour la compréhension d’un texte ordinaire à 80-90%, est respectivement de 2000 mots en anglais et de 550 mots en espéranto ; pour une compréhension à 99%, il est de 7000 mots en anglais et de 2000 en espéranto."


  • #2345551
    le 18/12/2019 par Decee
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Il faudrait faire appel ici à une bibliothèque entière d’ouvrages qui nous parlent de l’importance de la langue, du rapport intime et "maternel" que nous entretenons avec elle, de son rôle essentiel dans le développement de l’intelligence et des conséquences tragiques de son délitement.
    Les langues occidentales subissent toutes les coups de boutoir du "rabotage orwellien" d’une part, l’anglais même dans le monde, ne se parle le plus souvent que sous sa hideuse forme de "pidgin English" ou globish. Quant aux autres langues européennes, outre cette semblable simplification orchestrée depuis 1968 par le système éducatif de la "fabrique de crétins" pour la France, elles perdent pied peu à peu sous l’utilisation massive d’anglicismes (parfois même incompréhensibles par les natifs) avec un glissement vers l’uniformité de la langue étrangère unique (on sait laquelle), voire même un projet abandon progressif de l’enseignement en français dans les universités ou l’anglais langue véhiculaire déjà à l’oeuvre au sein des entreprises qui se couchent spontanément, sous couvert de modernisme. Foin de la loi Toubon, de l’exception culturelle française, que la sous-culture étasunienne entre à flots.
    Pour revenir au rabotage orwellien de style novlangue, un simple exemple d’adjectif que nous entendons tous les jours : tout est "positif" ou "négatif", pas de nuances, le monde devient binaire comme la pensée. Ainsi ce sont des pans entiers de vocabulaire et de différentiations qui disparaissent :
    - favorable, de bon augure, faste, avantageux, valable, édifiant, gratifiant, sympathique, agréable, aimable, confortable ...
    et leurs antonymes.
    Le langage de la rue atteint-il actuellement les 800 mots ?
    Un bachelier d’autrefois devait posséder 2 000 mots, Victor Hugo 5 000 en vocabulaire actif.
    Jusqu’où allons nous descendre ?


  • #2345552
    le 18/12/2019 par Gilles
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    La liberté c’est bien. Serge 42 ans aime Jean son compagnon de 12 ans. Ils ont décidé par amour d’adopter un Sri-Lankais, qui viendra compléter leur famille après Sylvie 2 ans, obtenue par insémination artificielle. Vive l’amour.

    Lisez Orwell, beaucoup de PDF en français, des écrits politiques, Dans le ventre de la baleine -indispensable-, des romans sur son vécu, Hommage à la Catalogne, Dans la dèche à Paris et à Londres ; Le Quai de Wigan. De la très grande pensée de la part d’un oligarque en révolte contre sa famille. Des analyses puissantes de la psychologie anglaise. Un penseur de troisième voie.

    Je voterai toujours pour la Liberté contre le fascisme et l’antisémitisme.


  • #2345579
    le 18/12/2019 par Bernard Lapotre
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    L’écueil de 1984 c’est de laisser penser qu’il y a des gens dans des tours d’ivoire qui entretiennent un régime totalitaire plongé dans la grisaille, où la pensée des citoyens est technologiquement contrainte.
    Si l’on en croit les spécialistes, Orwell a voulu y dépeindre la phase avancée de la société capitaliste.
    Avec le recul, on peut dire que c’est à moitié raté, car la réalité est beaucoup plus subtile.

    Si la novlangue est bien une incarnation concrète de l’indistinction , elle n’est que le fruit de l’immanence de la pourriture marchande - qui musèle toute contestation radicale par le politiquement correct - et non pas un dialecte de fabrication politique confectionné en ateliers par des prolétaires de l’idiome...

    Pourriture marchande qui est fanatiquement écologiste tout en détruisant la vie naturelle partout, qui est Charlie tout en muselant l’humour subversif, qui est humanitaire tout en traitant les gens comme des variables d’ajustement, qui prône la liberté de jouir la consommation tout en castrant les libertés réelles...
    La liste est longue.
    C’est cela la novlangue : une manifestation immanente et symptomatique de l’indistinction, et non pas un artifice idéologique qui chercherait à tout retranscrire jusqu’à la constitution américaine (qui se suffit à elle-même, puisque dans l’indistinction, les mots démocratie, liberté, égalité, droits, se réfèrent à des concepts ambivalents distincts de leurs concepts d’origine).
    Tout comme la contrainte comportementale des citoyens n’est pas entretenue par les prêches de Big Brother mais par une dynamique bien plus complexe impliquant entre autres peur de manquer, pression sociale, désir mimétique, progrès techniques cybernétiques...

    Finalement, la réalité est une métaphore de 1984 plutôt que l’inverse.
    C’est pourquoi ce bouquin est toujours autant promu dans les fabriques à crétins.
    Sur la question juive de Marx l’est beaucoup mois, n’est-ce pas...

     

    • #2345657
      le 18/12/2019 par Ezra
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @ Bernard Lapotre

      Vous trouverez beaucoup plus de gauchistes anti-racistes sans-frontièristes et autres antifas se réclamant vaguement de Marx sans jamais l’avoir lu... que se réclamant de Orwell.
      Aussi vous semblez oublier "l’opposition contrôlée" et la figure de Goldstein dans le roman, je doute que le choix du nom fut un hasard si vous voyez ce que je veux dire...


  • #2345582
    le 18/12/2019 par nico
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Quand j’ entend la description de la vie a "Angsos" je ne peux m’empêcher de comparer avec ce que nous vivons aujourd’hui en Europe.
    Tout y est , les crimes de pensée ( Soral ) et parfois même d’interprétation de pensée comme avec Dieudonné et la quenelle.
    Les gens charger de surveiller et de dénoncer les mal pensants ( antifa , conspiracy watch ect .)
    Et l’invention d’un nouveau langage "progressiste".


  • #2345588
    le 18/12/2019 par Odyle
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Langage et pensée sont deux choses distinctives. En conscience les pensées sont beaucoup plus performantes que le langage.
    Certains s’expriment peu, restent en silence comme des moines et cependant parviennent à changer le monde.
    Si l’expression est interdite, les mots censurés, la pensée dissidente cependant continue sa route et se déploie à l’infini.
    Il nous faut apprendre à utiliser une autre forme de communication et délaisser les débats stériles, les confrontations qui bouffent de l’énergie. Ne dit-on pas qu’un image vaut 100 mots ? Une intention peut valoir 100 images si elle émane du coeur et conserve cohérence et vibration.


  • #2345592
    le 18/12/2019 par Koteb
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    On peut déduire que l’écriture inclusive est pour but de supprimer la notion homme femme :)


  • #2345606
    le 18/12/2019 par Rousseau
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    La novlangue moderne est le langage du management (1500 mots le vocabulaire d’un collégien). C’est un sophisme, une anthropologie simplifiée. Pas d’émotion, uniquement de l’efficacité et de la performance et donc de l’aliénation. 1984 c’est aujourd’hui.

     

    • #2345662
      le 18/12/2019 par Ezra
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @ Rousseau

      Vous avez raison. Il y a Baptiste Rappin qui est très bon sur ce thème du Management.
      Pour moi, ses travaux sont un complément à ceux de Lucien Cerise.

      On peut trouver ses conférences sur sa chaine YT : https://www.youtube.com/channel/UCR...


    • #2346021
      le 19/12/2019 par banzai
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @Ezra
      merci, je ne connaissais pas.
      forum e&r, quelle richesse !....et comme dit un ami, j’expose, je propose, je n’impose pas.


    • #2346269
      le 20/12/2019 par Rousseau
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Baptiste Rappin est effectivement excellent. Ses analyses très profondes et érudites.Mais il est isolé. Il faut diffuser ses thèses. Le management est un universalisme, une théologie de la domestication. Il transforme l’entreprise en univers sadien "cool" dans la forme. Libido dominandi vs Libido serviendi ou parfois les deux SM et FM. 


  • #2345611
    le 18/12/2019 par sev
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Découvert grâce à E&R, un sketche très drôle sur le politiquement correct dans lequel le détournement orwellien du langage est remarquablement joué :
    https://www.youtube.com/watch?time_...


  • #2345656
    le 18/12/2019 par Bazile
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Zemmour a fait remarquer que c’est la gauche qui a commencé à parler des "quartiers" au lieu de la "banlieue", pour la hisser au niveau des quartiers parisiens . Et il remarque également que ce genre de litote est toujours adoptée par les connards de la fausse droite, qui ne trouve rien de mieux à faire que de filer le train de la gauche .


  • #2345727
    le 19/12/2019 par Dentri
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Bonjour,

    Bien que 1984 soit mon livre préféré, je ne suis pas d’accord avec la vidéo concernant le fait que la pensée soit limitée par les mots. Son expression aux autres, elle, l’est peut être.

    J’ai découvert après 30 ans de vie que la plupart des personnes peuvent voir des images dans leur tête, et que (peu) non. Cela s’appelle l’aphantasie. À la place, les pensées sont abstraites. Sur le même principe, certains peuvent également imaginer des odeurs.

    Les sens étant liés aux émotions, ou pouvant les provoquer (avec l’odorat l’émotion vient avant le souvenir, contrairement aux autres sens), cela explique pour moi pourquoi certains sont rationnels ou plutôt émotifs (raisonnement logique contre raisonnement gauchiste).

     

    • #2345749
      le 19/12/2019 par Phantasia
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      L’aphantasie n’est pas inéluctable, j’ai compris cela grâce à Antoine De La Garanderie.


    • #2345769
      le 19/12/2019 par tatiebaba
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Relisez vous ... :) Et oui la pensée et les mots sont inséparables. Sans mots des émotions.


    • #2345889
      le 19/12/2019 par Dentri
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Bonjour,

      @tatiebaba :
      Justement, ce que j’essaie d’expliciter, c’est que tout comme la pensée par image est la norme mais pas l’intégralité des cas, la pensée abstraite peut aussi exister sans mots. Je ne dis pas que c’est forcément le cas pour tous. En tous cas, je ne raisonne pas en mots.

      @Phantasia :
      Je vais me renseigner, a moins que vous ayez des pistes à me partager ?


    • #2345916
      le 19/12/2019 par Louis
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Napoléon à son frère Joseph : " Vous ne réussirez à rien car vous avez cette sorte d’imagination qui se fait des tableaux ". Très juste . Les "tableaux" s’interposent entre nous et la réalité . Ce sont autant de "panneaux" au sens cynégétique du terme .


  • #2345737
    le 19/12/2019 par awrassi
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    La "pensée" (notre ressenti, pour être plus exact) ne peut être enfermée par les mots, car c’est elle qui les crée, à partir du néant, pour exister. Ce ne sont pas les mots qui créent la pensée mais l’inverse. La novlangue appauvrit le spectre des nuances (les "modalisations"), mais elle ne peut enfermer la pensée. Exemple pour la comparaison : "bon" donne "meilleur", mais "inbon" donnera "x-inbon". Notre ressenti crée les mots dont il a besoin ! Toujours et à l’infini. pour supprimer la liberté, il faut supprimer l’homme !!! Ce qui n’empêche pas de dire qu’Orwell nous a ouvert les yeux plus que grandement ...

     

    • #2345774
      le 19/12/2019 par tatiebaba
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      La pensée crée les mots à partir du néant ? Mouhais....C’est un peu la poule et l’oeuf quoi...Et un enfant humain qui est élevé par des singes il parle ? Le processus est un peu plus complexe que votre (et beaucoup d’autres pour cet article) commentaire.


    • #2345801
      le 19/12/2019 par tatiebaba
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Je rajouterai : c’est l’action qui crée la pensée et les mots qui en découlent...


    • #2345898
      le 19/12/2019 par Dentri
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Bonjour,

      La poule et l’œuf sont des notions de créationnistes.

      Pour un évolutionniste, la réponse est très simple :
      - La première poule provient d’un œuf de proto-poule
      - Le premier œuf de poule provient d’une poule


    • #2345913
      le 19/12/2019 par Titus
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @dentri

      La poule et l’œuf sont des réalités biologiques. Le paradoxe de l’œuf et de la poule n’existe que dans la vision évolutionniste du monde et ne peut pas être résolu dans ce modèle.
      Une proto-poule ne peut pas donner naissance à une poule, génétique oblige. De plus, une poule seule ne peut pas donner naissance à quoi que ce soit. Il faut un coq !


    • #2346416
      le 20/12/2019 par tatiebaba
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      @ TITUS... Allez donc faire un tour à la campagne :)...Et oui la poule n’a pas besoin de coq pour faire un oeuf, par contre pour que cet oeuf donne naissance à un poussin oui il faut un coq...


  • #2345745
    le 19/12/2019 par AirFire
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Passionnant ! 1984 décrit véritablement ce que l’on nomme une dictature. Dans "le coeur conscient", Bettelheim décrit véritablement comment les nazis à partir de 1935, par le biais de la Gestapo, encourageaient les gens à se dénoncer les uns les autres si on entendait une critique du parti. Les parents en arrivaient à se méfier de leurs propres enfants. Le communisme fonctionnait de la même manière. Et un réfugié syrien, que j’avais rencontré un jour, m’avait dit la même chose concernant le régime de Bachar El Assad. C’est incroyable, parce qu’on en pas encore l’habitude ici, d’entendre quelqu’un vivre un quotidien où il était interdit de converser librement car à tout moment quelqu’un pouvait vous dénoncer. Vous en arrivez, me disait il, à vous interdire vous même de penser. Même parler à votre famille devenait un combat permanent contre la pensée. Au moindre soupçon, la police d’état pouvait venir vous chercher et vous foutre dans une prison tellement bondée que vous restiez debout. Je suis, à la suite de çà, devenu plus mesuré quant à la défense d’El Assad. Il faut imaginer le réel d’une véritable police de la pensée. On la voit nous dans les médias, pour l’instant. On ne la vit pas encore quotidiennement si ce n’est dans l’entreprise.
    Aujourd’hui 1984 est à fusionner avec Le meilleur des mondes de Huxley, qui correspond véritablement à notre société dite démocratique.
    C’est pour cela que lorsque j’entends le mot "tyrannie éclairée" qu’est ce que ça veut vraiment dire ? Ou se situe la limite ? Tout comme le façonnement du consentement en cours avec la démocratie, façon meilleur des mondes et novlangue orwelliene, et la dérive démocratique, ne partirions nous pas vers une dérive autocratique ? A suivre...

     

    • #2346237
      le 19/12/2019 par Vince Malum Bono
      La novlangue dans 1984 d’Orwell

      Tyrannie éclairée c’est quand Poutine interdit les femens de s’exprimer, car la connerie féministe n’apporte rien de bon.... Donc oui si ma femme était une femen je la dénoncerai illico ! Pas d’pitié pour les connasses !


  • #2345763
    le 19/12/2019 par Ouioui
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Le pire dans la novlangue ce n’est pas la réduction du champ lexical qui réduit la pensée, mais le sens des mots qui ont un double sens. Dans notre imaginaire le progrès est un mot positif qui est synonyme d’évolution salvatrice puisqu’il corrige les erreurs passées, or dans la novlangue il a un tout autre sens, il veut dire regrès. C’est cette novlangue révolutionnaire, principalement, qui nous enferme dans une tyrannie consentante. Personne, absolument personne, ne peut être contre le progrès, la bien-pensance, les Lumières, la liberté, le rationalisme. Mais ces concepts-là ne se nommeront pas eux-mêmes regrès, mal-pensance, Ténèbres, licence, sophisme. Ce serait trop facile et le diable ne serait pas très intelligent. À nous d’être plus intelligent que le diable en commençant par lui enlever son masque. Il faut remettre les choses à l’endroit. Nommer bien les choses est le début de la sagesse révélationnaire. Nous le savons depuis Isaïe 5. 20-21(*), Orwell n’a rien inventé.
    La Révolution française s’est faite soi-disant sur la raison pour aboutir en réalité sur la démence. La raison de la Révolution française est le désir individuel habillé en sophisme (gnose). Les catholiques étant universels sont rationnels par définition car la raison ne peut qu’être universelle. Tel est le réel.

    *ces versets font référence à l’importance du langage, à son inversion, à la fausse sagesse qui en résulte. Notez bien que ténèbres est employé au pluriel (plusieurs mensonges) contrairement à lumière qui est au singulier (une seule vérité). Nos fameuses LumièreS évoquent déjà étymologiquement le mensonge... Satan s’en sert pour flatter nos pensées narcissiques et nous détourner de la seule Lumière valable à laquelle nous soumettre : Dieu.


  • #2345772
    le 19/12/2019 par Pistache
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Le gars dans la vidéo affirme qu une idée ne peut naitre dans notre cerveau qu à travers un langage. Je pense que c’est faux.

     

  • #2345836
    le 19/12/2019 par domus
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Quand on lit 1984, le Meilleur des mondes, Globalia, et Le camp des saints, on a fait le tour de ce qui nous attend, mais en pire, car dans ces livres, la technologie en tout pour diriger l’humain n’existait pas. Je plains ceux qui vont rentrer dans ce monde, quoique certains aujourd’hui ne s’en rendent même pas compte.


  • #2345909
    le 19/12/2019 par vilain monsieur
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Il serait temps que l’on refasse un dictionnaire de la "novlangue" actuelle, si "riche", et qui rend les connasses féministes si "intelligentes" .


  • #2345922
    le 19/12/2019 par nono
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Il serait temps que l’on refasse un dictionnaire de la "novlangue" actuelle, si "riche", et qui rend les féministes si "intelligentes" .


  • #2345956
    le 19/12/2019 par Gopfdami
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    "Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde"


  • #2345959
    le 19/12/2019 par François Desvignes
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Il faut distinguer la réduction des mots, de l’imposition des mots :

    - La réduction du vocabulaire et la simplification de la syntaxe réduisent l’expression de la pensée et donc à terme la pensée elle-même : c’est une anémie.

    - Mais l’imposition de mots ne réduit pas la pensée, elle empêche la pensée libre, donc à terme la liberté de penser.

    Donc Orwell a doublement tort :

    - La réduction du vocabulaire et la simplification de la syntaxe peuvent être obtenues par Angsoc, un certain temps sur tout le monde, sur une partie du groupe définitivement mais pas sur tout le monde tout le temps car le langage est un attribut divin : l’Homme à la différence de l’animal inventera toujours des mots. (il est né créateur parlant "fait à l’image de Dieu").

    - L’imposition de mots obligatoires/interdits/contingentés empêchera certainement la dissidence de s’exprimer en public mais certainement pas en privé. La langue officielle obligatoire n’empêchera jamais la langue officieuse nécessaire, simplement, en Ang soc, les dissidents, hommes libres de leur pensée, sont pour les besoins de leur liberté (qu’ils tiennent de Dieu),... bilingues.

    Les mots que vous nous ferez oublier, on les réinventera.
    Et les mots que vous voulez nous imposer, on les contournera.


  • #2346277
    le 20/12/2019 par goy pride
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Quand on ne possède pas les mots pour exprimer une idée ou un concept on peut toutefois en avoir une perception intuitive. Or c’est justement le fait que l’on puisse penser de manière intuitive à quelque chose mais sans être capable de le formuler clairement avec des mots justes qui créée cette énorme frustration ! Donc dire que parce qu’une langue ou le vocabulaire connu par un individu ne possède pas les mots pour exprimer un concept implique l’incapacité de le penser sans être entièrement faux cela demande à être nuancé et précisé. Disons que si on ne peut pas penser clairement sans le vocabulaire adéquat une idée, un concept, on peut toutefois en avoir une perception intuitive très forte.
    En effet le concept est préexistant au langage (théorie des Formes de Platon) sinon les concepts abstraits ne pourraient être que très difficilement appris et le langage humain serait largement limité qu’à la dénomination et description sommaire purement physique des choses matérielles perceptibles de manière sensible par les cinq sens. Pour que le vocabulaire correspondant à des choses abstraites sans représentation matérielle directe puissent émerger et être appris il faut qu’il corresponde à des réalités abstraites universelles préexistantes au langage. C’est pour cette raison que nous pouvons apprendre et finir par comprendre des abstractions (émotions, sentiments, concepts...) transmises par une langue étrangère qui ne sont pas exprimables dans notre langue maternelle. Si pour des raisons historiques une langue n’exprime pas certaines idées elles peuvent être néanmoins perceptibles de manière intuitive. Ensuite pour pouvoir être exprimée, verbalisée par le langage on inventera un nouveau mot ou on fera un emprunt en puisant dans une langue étrangère.
    Donc pour conclure la destruction du langage va jusqu’à détruire chez les esprits inférieurs la capacité même de percevoir, donc de penser et d’exprimer certaines idées, mais ne pourra pas en effacer la perception intuitive chez les gens intelligents qui de ce fait en ressentiront une énorme frustration. C’est cette frustration qui fait que des illettrés se mettent à lire, à consulter un dictionnaire, à prendre des cours de français...afin d’être en mesure d’exprimer verbalement ce qu’ils ressentent de manière intuitive.


  • #2346379
    le 20/12/2019 par Octobre rouge
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    Les mots ont un sens , le fait de s’exprimer et d’être compris est important
    Je n’ai pas assez de culture pour expliquer cela, mais il me semble qu’aujourd’hui et sur tout ,on est dans le n’importe quoi
    Tout est dit répété rabaché à vau-l’eau
    Aujourd’hui un catholique, un patriote ou même un nationalistes, pourraient dire penser la même chose et ne pas se comprendre tellement , on est dans le brouillard intellectuel et dialectique
    Plus personne ne sait s’exprimer et ne parle uniquement pour lui et que par son prisme étant auto-centré, il n’y a plus de bien commun et de sens dans les mots et les expressions de tous
    Aujourd’hui on entend de longue
    comparer les grèves à une prise d’otages ?
    Et sous-entendre que les otages du Bataclan, quand ils ont vue les terroristes, ce serait dit
    Tient on dirait une grève des cheminots
    Il faut arrêtez avec le terme prise d’otages c’en est ridicule et vide de sens
    Merci pour cette vidéo
    Bonne journée


  • #2347035
    le 21/12/2019 par Bl4st
    La novlangue dans 1984 d’Orwell

    On comprend mieux pourquoi toute opinion dissidente est réduite à "la haine"


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