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Le dernier combat de Bobby Fischer

« Il n’y a pas de grand esprit sans un coin de folie » (Sénèque, Grand Maître romain)

Inutile de revenir sur les compétences techniques échiquéennes de Bobby. Le surdoué a dominé les échecs américains puis mondiaux de la fin des années 50 jusqu’au début des années 70, où il deviendra champion du monde face au joueur soviétique Boris Spassky. Une victoire à la fois personnelle et politique puisque l’Amérique, pour une fois, damait le pion à la grande école russe. Mais tout cela est connu : tout a été dit sur Fischer, le meilleur comme le pire, le meilleur et le pire. Voilà pourquoi nous allons le présenter sous deux angles nouveaux : le Céline des échecs, et son dernier combat, celui qu’il ne pouvait pas gagner.

 

 

Bobby, après être devenu champion du monde en 1972, n’a pas arrêté de jouer aux échecs, comme on a pu le lire partout. Il a continué, entamant une partie plus grande, contre un adversaire imaginaire, selon lui supérieur à tout, qu’il a désigné comme « Les Juifs ». Et il a joué ses coups, en solitaire, mentalement, de manière invisible. Fils d’une mère juive (et d’un père absent), dans une sorte de reniement, Fischer a joué contre lui-même.

La question est délicate : son génie échiquéen l’a-t-il mené à une vérité supérieure, ou l’a-t-il fait sombrer dans une faille paranoïaque ?

« Son ami neurologue : “Il n’arrêtait pas de répéter que les juifs étaient mauvais, que les États-Unis étaient mauvais, ou que le nucléaire était mauvais… Il en parlait de manière obsessionnelle, et compulsive”. »

Les surdoués de l’antisémitisme

Céline est cet écrivain français – trop français – de l’entre-deux guerres qui a cloué l’intelligentsia au sol avec son Voyage. Certes, il écrira ensuite une bonne ventrée de romans plus ou moins autobiographiques, mais aucun n’aura l’envergure du Voyage, au retentissement mondial. Aujourd’hui, pourtant, on parle surtout de ses pamphlets, qui sont interdits à la vente chez nous. Le meilleur écrivain français est donc censuré sur décision d’un groupement communautaire qui n’a aucune légitimité.

« Pensant avoir épuisé les subtilités du jeu, l’Américain en mit au point une variante, le "Fischer Random Chess", dans laquelle la position de départ des pièces situées derrière les pions est sélectionnée au hasard par un logiciel, ce qui donne au total 960 possibilités. Selon Fischer, cette variante, en empêchant les préparations, devait permettre au talent pur de s’exprimer. » (Le Monde du 19 janvier 2008)

 

Fischer, après avoir battu Boris Spassky et ses aides de camp – un joueur russe ne pouvait pas se déplacer sans une armée de préparateurs, de techniciens et de secondants, qui spécialisés dans les ouvertures, qui dans les fins de partie… en ce sens Fischer était plus libre que Spassky – a mis un terme à sa carrière. Il n’a pas accepté le match contre Anatoly Karpov, le nouveau prodige russe, car selon lui les conditions n’étaient pas réunies. Karpov est donc devenu champion du monde sur tapis vert, et cette victoire sans victoire le suivra toute sa vie. Malgré son immense talent, celui du serpent étouffeur, il restera celui qui a pris la place du Roi Fischer sans combattre. Anatoly ne deviendra réellement champion du monde qu’après avoir défait le grand Viktor Kortchnoï, le dissident des échecs russe dont la femme et les enfants étaient en « sécurité » en URSS pendant le match...

Heureusement pour les amateurs d’échecs, le combat de Karpov contre Kasparov, le futur grand champion sur près de deux décennies (1985-2000) – ce qui est énorme aux échecs, ça correspond à un sprinter qui domine sur quatre olympiades – redonnera un coup de fouet à cette discipline qui n’avait jamais crevé l’écran, sauf pendant la période Fischer : la victoire de ce dernier en Islande en 1972 a passionné le monde entier. Il y avait deux systèmes, deux hommes, deux philosophies. Le plus fort, ou le plus fou, gagna.

 

 

Ensuite, Fischer s’est enfermé dans sa tour d’ivoire, renonçant à jouer, renonçant aussi aux biens de ce monde (il laissa ses 200 000 dollars de gains à la secte qui l’hébergeait), et crachant son dégoût du monde. Peut-être que pour le pur esprit perché tout là-haut, ce monde était trop laid : trop de mensonge, de bassesse, de lourdeur. Peu à peu, Fischer reviendra dans les médias par le biais de ses déclarations antiaméricaines et antijuives. Il associait d’ailleurs l’Amérique à Israël. Selon lui, l’Amérique était devenue l’esclave d’Israël.

« Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. »

Au pays du 1er amendement, où l’on peut dire à peu près tout ce qu’on veut, ses déclarations ne passeront pas inaperçues. Le 11 septembre 2001, les tours écroulées encore fumantes, Bobby est aux Philippines (un pays qui a subi une terrible guerre américaine en 1899-1902 avec des centaines de milliers de morts), par téléphone sur une radio locale :

« C’est une formidable nouvelle, il est temps que ces putains de juifs se fassent casser la tête. Il est temps d’en finir avec les États-Unis une bonne fois pour toutes. […] Je dis : mort aux États-Unis ! Que les États-Unis aillent se faire foutre ! Que les juifs aillent se faire foutre ! Les juifs sont des criminels. (...) Ce sont les pires menteurs et salauds ! On récolte ce qu’on a semé. Ils ont enfin ce qu’ils méritent. C’est un jour merveilleux. »

 

Des accusations qui feront tache dans une Amérique unie contre l’ennemi commun, le terrorisme (apparemment) islamiste. Mais les déboires de Bobby avec l’administration US ne datent pas de l’attentat de New York : c’est en 1992, lors du match revanche contre Spassky, joué sur une île du Monténégro (ex-Yougoslavie) et pour une jolie prime de 5 millions de dollars, que Bobby viole l’embargo économique décidé unilatéralement par les Américains. Un match qui lui vaudra 10 ans de prison s’il remet les pieds sur le sol national. Il ne les remettra plus. Il voguera de pays en pays, et finira sa vie en Islande le 17 janvier 2008 sur le lieu de son sacre, à Reykjavík.

« Il lit Mein Kampf et Le Protocole des sages de Sion. Le grand maître américain Larry Evans se souvient l’avoir accompagné pour voir un documentaire sur Hitler : “Lorsque nous sommes sortis du cinéma, Bobby dit qu’il admirait Hitler. Je lui demandai pourquoi et il me répondit : ’Parce qu’il a imposé sa volonté au monde’.” » (Le Monde du 18 septembre 2004)

Pourquoi ce parallèle entre Céline et Fischer ?

Le talent supérieur, le retrait du monde, l’exclusion puis la déchéance nationale, l’odeur de souffre, la tendance paranoïaque, bref, ce couplage incompréhensible pour le commun des mortels entre génie et folie – ou du moins « l’antisémitisme » –, c’est la marque de fabrique de ces champions, chacun dans sa spécialité. Car il n’est pas encore prouvé que l’antisémitisme est une forme de folie ou une maladie. On peut aussi le voir comme un niveau de lucidité. L’incroyable niveau échiquéen atteint par Fischer correspond-il à un niveau de lucidité sociale et politique supérieur ? Un niveau de lucidité qui lui faisait mépriser les autres en bloc, y compris les femmes ?

« Je garde le souvenir de l’avoir vu, en Islande, analyser une position tout en déjeunant, un échiquier sur la table, un autre sur ces genoux, tandis qu’un de ses assistants lui mettait la fourchette dans la bouche – il vit dans un monde de rêve où les figurines ont remplacé les humains. Sa seule notion de la réalité il la puise dans les livres lus pendant son enfance, et son favori était les aventures de Fu-Man-Chu, ce magicien qui dicte sa volonté à son entourage. » (Patrick Séry, Le Monde du 20 novembre 1978)

 

Alors un Bobby pas fou, juste trop lucide, avec des glissements dans la paranoïa : l’ex-champion du monde se fera arracher plusieurs dents par peur qu’il y ait un micro dans ses plombages, et accusera le duo Karpov-Kasparov d’avoir truqué son match car Bobby y voyait trop de « coups faibles » !

En réalité, Bobby n’est pas le seul, sur le toit du monde échiquéen, à souffrir de mélancolie ou de dépression hors les 64 cases : avant lui, Morphy ou Steinitz – ses « maîtres » – n’étaient pas clairs non plus. L’un vivait dans la terreur d’être empoisonné, l’autre craignait que son barbier ne lui tranche la gorge… Bobby fera pourtant une psychothérapie à 14 ans, qui plus est avec Reuben Fine... un Grand Maître international !

 

Sacrifice de roi

« S’interrogeant sur la pathologie des échecs, Jacques Dextreit et Norbert Engel notent qu’elle est le plus souvent de l’ordre de la paranoïa. Parmi les symptômes les plus fréquents, on rencontre : 1) Une absence d’insertion sociale, le monde des échecs étant le seul reconnu par le sujet ; 2) Des troubles de la sexualité allant dans le sens d’une abstinence presque totale et d’une misogynie affirmée ; 3) Des idées mégalomaniaques et des sentiments de persécution ; 4) Une importance extrême accordée à tout ce qui touche la vision : exhibitionnisme, goût pour les vêtements, phobie du regard ou des caméras. » (Le Monde du 16 octobre 1981)

Caractériel au dernier degré, doué de peu d’empathie pour ses contemporains, Bobby est aussi fort aux échecs qu’il est inapte relationnellement. Détestait-il plus les juifs que les « autres » ? Pas sûr. Tout en étant juif, il accablait les juifs de nombreux maux. Il les rendait responsables d’une persécution à son encontre et des maux de l’Amérique, ce grand pays sous dépendance d’un petit État à l’extérieur et d’une organisation richissime et tyrannique à l’intérieur :

 

 

Si dans cette interview on retire les exagérations sous le coup de la colère (il réagissait à une agression des autorités américaines), les propos de Fischer n’ont rien de paranoïaque : les Américains eux-mêmes reconnaissent la puissance du lobby sioniste dans leur pays et une majorité l’accepte, par confort intellectuel ou parce que les intérêts des deux pays semblent coïncider. Mais peut-être les fait-on coïncider... Fischer est donc ce qu’on appelle un complotiste avant la lettre.

Il n’est pas forcément antisémite, il souligne juste la puissance juive dans son propre pays, et s’y oppose. Ses formulations ne sont pas celles d’un professionnel de la politique, de l’économie ou des médias, mais le fond est identique. Au sens du CRIF, qui établit les normes en la matière, Fischer est antisémite. Si l’on s’intéresse à la politique profonde, Fischer est lucide mais sujet à des emportements et des imprécisions.

 

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Bobby joue en 1973 une partie contre Imelda Marcos

 

Cette interview a lieu juste après la confiscation de tous ses biens sur le sol américain, dans sa maison de Californie en février 1999. Le gouvernement américain ne lui rendra jamais les livres dédicacés de Castro – un bon joueur d’échecs – ou de Marcos, le président philippin qui lui ouvrira toujours sa porte (il lui offrira un pont d’or en 1975 pour le voir rejouer). Les Philippines soutiendront toujours Fischer, par antiaméricanisme ou par amour des échecs, ou les deux. Fischer séjournena même à Baguio City, la ville du premier grand champion asiatique Eugenio Torre. Le Philippin Florencio Campomanès, un ancien champion d’échecs national, sera de 1983 à 1995 le président de la FIDE (Fédération internationale des échecs), la fédération internationale. D’échecs, pas d’antisémitisme.

Aujourd’hui, en 2018, l’antisémitisme est un crime de la pensée. En France l’antisémitisme – difficile à prouver tant les accusateurs sont à la fois juge et partie – est passible de prison. L’antisionisme n’est pas loin de valoir la même peine. Les propos de Fischer sont donc considérés comme antisémites, et non comme une opinion ou un jugement politique. Or chacun sait que derrière la colère, il y a une réalité dans le constat. L’exagération ou l’emphase, que l’on connaît aussi chez Céline, ne peuvent effacer complètement le fond du propos. Ces deux êtres d’exception ont peut-être dit trop brutalement, sans les ménagements ou les euphémismes d’usage, une réalité que chacun sait dans le monde politico-médiatique. Et l’on ne parle même pas de la « rue » et des bistrots, qui foisonnent de propos considérés comme nuls et non avenus pour des raisons de « populisme ».

 

 

Ainsi, la folie supposée de Fischer dépend-elle d’une définition de l’antisémitisme et de la véracité de l’origine de ses propos. Si cette définition change, si son acception devient plus large (actuellement l’antisémitisme est un délit corrélé au crime des crimes, la Shoah), et si certaines réalités dérangeantes mais démontrables sont admises (l’influence considérable d’une minorité communautaire dans certaines démocraties), alors Fischer devient un immense joueur d’échecs qui a été l’auteur de déclarations sur les États-Unis et Israël qu’on peut retrouver, avec plus de tact et de précision, dans la bouche d’un Castro hier, d’un Duterte (quoique lui y va un peu fort) ou d’un Erdogan aujourd’hui.

« Le roi est toujours seul, personne ne l’aide. Il porte une responsabilité considérable et c’est la tragédie de tous les souverains » (Boris Spassky)

Alors, quel est ce « dernier combat » ? Ce n’est pas un combat contre la folie, avec l’esprit qui jouerait contre lui-même et qui perd forcément (schizophrénie), mais un combat contre le pouvoir sioniste. Un combat ingagnable sur le papier mais contre un adversaire à sa hauteur, une partie que Bobby a pourtant engagée après sa victoire au championnat du monde. Si l’on fait l’hypothèse que le « pouvoir juif » susnommé est une folie, alors Bobby a lutté de toutes ses forces – y laissant sa peau et une partie de son esprit, en tous les cas sa couronne de roi des échecs – contre la puissance sioniste. Et là, tout devient évident. Comme ses coups, qui semblaient d’une simplicité effarante à ce niveau.

« La supériorité avec laquelle il a joué dans l’interzonal [un grand tournoi mondial en 1970, NDLR] est à peine croyable. Il y a une sorte de vitalité phénoménale dans son jeu. Les autres grands maîtres paraissent en ressentir un complexe d’infériorité. Il faut voir avec quelle facilité il nous a battus, Gligoric et moi, à croire que nous avions été hypnotisés. »

C’est la particularité de Bobby, sa marque de fabrique, son empreinte éternelle : un enfant pourrait presque comprendre ses coups de pion, poussés contre la défense adverse. Des coups d’une limpidité et d’une efficacité absolue. Mais pour aboutir à cette sublime simplicité, que beaucoup de champions admirent, il a fallu nettoyer son esprit de toutes les scories possibles, de tous les grands dissolvants de cette ambition supérieure. Se débarrasser de tous les mensonges, de toutes les lourdeurs, de toutes les prudences.

On ne peut pas avoir d’un côté l’esprit clair, et de l’autre l’esprit obscur. On ne peut pas couper Bobby (ou Céline) en deux, avec d’un côté le joueur d’échecs génial et de l’autre le salaud intégral : l’un ne va pas sans l’autre. Il y a forcément une liaison logique entre ceux deux parties, qui ne sont parties que parce qu’on n’en saisit pas la relation.

 

 

Le fantôme de Bobby Fischer

« Récemment, le champion britannique Nigel Short a déclaré avoir disputé sur Internet plusieurs parties de trois minutes avec un inconnu mystérieux qui ne pouvait être que Bobby-le-Terrible en personne. » (Le Monde du 3 août 2002)

Peut-on être juif et antisioniste ?
Lire sur Kontre Kulture

 

Les échecs, sur E&R :

 



Article ancien.
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54 Commentaires

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  • #1941440
    le 11/04/2018 par Le king
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Bobby Fischer est né Juif mais ensuite, il a renié le judaïsme, non ? Officiellement, il est mort avec la nationalité américaine...

     

    • #1941511
      le 11/04/2018 par France en échec, et mate !
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Comme Jésus. D’où la chanson de Johnny "Jésus est un hippie" !


    • #1941571
      le 11/04/2018 par Le king
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      En fait, non . Il a renoncé à la nationalité américaine en 2004 et est devenu islandais...


    • #1941605
      le 11/04/2018 par Igor Meiev
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Comme Jésus.




      Pas du tout, Jésus n’a certainement pas renié le judaïsme, il a renié le pharisaïsme, soit la vision et interprétation terrestre/humaine du judaïsme.
      Le judaïsme il l’a accompli, magnifié en l’universalisant en christianisme. Le judaïsme authentique aujourd’hui est la doctrine chrétienne qui réconnaît en le Christ le perfectionnement ultime de la Loi, qui d’écrite sur des tablettes se voit désormais écrite dans les coeurs.


    • #1941663
      le 11/04/2018 par France +
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Igor Meiev y’a plus de judaïsme, ou alors c’est être anti-chrétien. Judéo-chrétien çà existe pas.
      Le judaïsme authentique aujourd’hui débouche sur le talmudo-sionisme.
      Le but de l’Église est toujours de convertir les incroyants.


    • #1941779
      le 11/04/2018 par Igor Meiev
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Igor Meiev y’a plus de judaïsme, ou alors c’est être anti-chrétien. Judéo-chrétien çà existe pas.
      Le judaïsme authentique aujourd’hui débouche sur le talmudo-sionisme.
      Le but de l’Église est toujours de convertir les incroyants.



      Non être anti-chrétien c’est ne pas vouloir reconnaître le Christ pour ce qu’il est et le rejeter, c’est à dire Dieu fait homme pour nous sauver.
      En fait nous sommes d’accord, car il n’y a pas de judéo-christianisme en effet, seulement le christianisme. Les deux ne peuvent cohabiter ensemble, car les deux sont antinomiques : l’un accepte le Christ, l’autre le rejette et on ne peut faire les deux en mêm temps, et accepter et rejeter.

      Je ne dis pas que les deux cohabitent, mais que le christianisme c’est le judaïsme accompli par le Christ, perfectionné, couronné par Lui, et ainsi devenu christianisme. Devenu : ne méprenez pas cette formule ; devenu, c’est à dire que oui, ce n’est plus le judaïsme, mais la Loi du Christ, non plus la Loi sur les tablettes, mais la Loi d’Amour. Devenu, car il n’ y a pas cassure, fossé, séparation, reniement : non, il y a accomplissement.

      Il n’y a plus de judaïsme, en ceci que le Christ y a mis un terme tel qu’il était pratiqué de son vivant.

      Le judaïsme a été le cocon, le christianisme en est le papillon qui s’envole. Le Christ : le rayon d’or qui a permis de faire comprendre qu’il faisait beau et qu’il était temps de sortir de cette gangue.

      Par contre vous avez tort, je le pense, en affirmant que le judaïsme authentique est le talmudo sionisme : ce n’est en rien du judaïsme authentique, c’est seulement du pharisaïsme. Moi, je n’oublie pas les juifs qui n’ont oublié d’aimer leur prochain, tout Homme, et ainsi rejettent le sionisme et savent regarder le quidam comme leur égal. Le judaïsme authentique n’oublie pas la part du coeur à défaut de reconnaître le Christ pour ce qu’il est. Hors le talmudo sionisme n’est que mépris des goyim. Ce mépris c’est la marque de Satan sur leurs coeurs faussement élitistes de ce pauvre monde sur lequel ils entendent régner.
      S’il faut vouloir convertir, en revanche il ne faut enlever de mérite à personne car c’est charité.

      A la vérité nous arrivont en des temps où chacun s’accroche à sa Foi lorsqu’il en a une, car l’atmosphère est criblée d’incrédulité : les conversions des masses ne se feront que par des Hommes saints envoyés de Dieu ou par Dieu lui-même.


  • #1941455
    le 11/04/2018 par Gilles
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Depuis 1945, les deux plus grand antisémites, selon la définition des dirigeants sionistes, sont des Juifs.
    Outre Bobby, il y a le génial docteur Roger-Dommergue Polacco de Menasce, -vidéo sur yt- qui explique la " maladie juive " par le traumatisme de la circoncision du 8ème jour, lors de la première adolescence de l´enfant, qui subit un dérèglement dans le dévellopement de la thyroïde et le l´hypophise, donc des émotions. Évidemment la thèse est très plausible, et jamais discutée.
    Notons que Roger Dommergue rejoint l´agité du bocal Jean-Saul Parte, qui dans son fabuleux Reflexions sur la question juive recommandait de délaisser la circoncision, pour faire disparaître la différence physique, et donc l´anisémitisme, qui est une invention du goy.
    Grand penseur Sartre !

    Drôle de constater que le degré 0 de la réflexion aboutisse au même constat que le docteur Dommergue Polacco de Menasce, tragiquement fabuleux quand il crie " Ils crêveront (les goys) en hurlant vivent la démocratie. "

    Bel article.


  • #1941486
    le 11/04/2018 par goyband
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Oui enfin Fisher avait été diagnostiqué Asperger ou schizo voire parano par des psychiatres qui n’ont pas su se mettre d’accord sur son cas, de peur peut être de finir d’écorner la légende.
    Me souviens d’avoir lu qu’il avait eu une enfance compliquée et notamment avec son père absent, ce dernier, il me semble, n’était d’ailleurs pas son père biologique, mais peut être que je me trompe.

    Ce dont je me souviens, en revanche, c’est qu’il a été le Borg des échecs, précoce et avec une carrière courte, puisqu’il a arrêté la compétition très tôt, il a été en quelque sorte le père de la professionnalisation de ce jeu, avec un apport réel quant aux innovations tactiques et de règlements.
    Je pense quand même que c’était un asocial de base, un monomaniaque des échecs sur son stade de développement entre 7 et 15 ans et que cette période a fortement influencé sa personnalité par la suite.
    En gros, c’est le Zuckerberg de l’échiquier et le débat quant à savoir s’il était un génie n’est pas tranché à cause de son spectre autistique, un peu comme pour Einstein, d’ailleurs.

    Quant à son antisémitisme et son antiaméricanisme, peut être a t-il été trahi par des personnes de confiance par le passé, il faudrait tirer le fil de cette pelote, car les autistes sur-réagissent lorsque trahisons, au point de créer des constructions intellectuelles pour se protéger.
    Je ne pense pas que cela soit le fruit d’une lucidité supérieure consubstantielle à sa puissance de réflexion sur l’échiquier, au contraire, un hyper spécialisé présente souvent des lacunes par ailleurs.
    Ou alors Fisher a lu beaucoup pour se protéger de ses traitres, d’où sa fascination pour la puissance de la volonté, on frôle ici le personnage de Loup Larsen de Jacques London s’habillant des oripeaux du surhomme Nietzschéen, la volonté de puissance, l’antisémitisme, Dieu et mort et tout le reste.

    D’ailleurs Fisher a longtemps couru après différentes chapelles pour finir par les critiquer toutes, preuve que la logique des échecs ne saurait se substituer aux interrogations autour de la transcendance et des questionnements rattachés.

    Bobby Fisher, né Américain et mort en Islandais, un excellent sujet de roman, sans aucun doute.

     

    • #1941542
      le 11/04/2018 par spirit
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      le débat quant à savoir s’il était un génie n’est pas tranché



      Kasparov n’a pas attendu la fin du débat pour déclarer et consacrer définitivement le génie de Fisher et son maître,sans aucun doute.. !!


    • #1941584
      le 11/04/2018 par Robespierre le Petit
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @goyband,
      Merci pour votre analyse.


    • #1941590
      le 11/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      spirit, il faudrait quand même autre chose qu’un compliment qui sent bon l’entre soi que l’on peut également rencontrer dans des clubs selects, pour définitivement prendre position.
      Il est tout de même remarquable de constater que Fisher, comme bon nombre d’autres grands maitres, disposait de facultés hors normes issues de dérèglements autistiques ou proches.
      L’actuel n°1 mondial est d’ailleurs hypermnésique, ce qui lui donne un avantage fabuleux sur les parties rapides.

      Le génie se nicherait donc dans de telles caractéristiques ?
      Je ne le pense pas.


    • #1941611
      le 11/04/2018 par Zvoncar
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @goyband



      Quant à son antisémitisme et son antiaméricanisme, peut être a t-il été trahi par des personnes de confiance par le passé, il faudrait tirer le fil de cette pelote, car les autistes sur-réagissent lorsque trahisons, au point de créer des constructions intellectuelles pour se protéger.



      Psychologie de bazar...
      Les termes "Kahal" ou " Beth-Din" vous évoquent-ils quelque chose ?
      Certainement des "constructions intellectuelles"... et messieurs Jacob Brafmann, Hugo Wast, Léon de Poncins, Simon Schwarzfuchs ou Israël Shahak n’étaient pas diagnostiqués "autistes" autant que je le sache.
      Quant à comparer Fisher a Zuckerberg, ont atteint vraiment le fond...


    • #1941649
      le 11/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Zvoncar , quel est votre point ?
      Ai-je écris qu’il fallait être obligatoirement autistique pour développer des thèses antisémites ?
      Je le crois pas ou alors vous m’avez mal compris, comme pour Zuckerberg qui est aussi Asperger...comme pour Fisher.

      Effectivement, on touche le fond.


    • #1941816
      le 11/04/2018 par Divers
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      On fait difficilement moins transcendant que la psychologie ou la psychatrie.
      L’argument de l’autisme ou d’asperger ne tient pas.


    • #1941844
      le 12/04/2018 par luc
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Psychologie de comptoir... quoique les juifs trainent rarement dans les bars.
      Je ne connais pas Fischer mais ce qu il dit sur la politique est totalement justifie. Bon au echec, bon en analyse politique et tres critique vis a vis de ces comptenporains... Il m a l air totalement sain d esprit. On vit une epoque fantastique ou l intelligence et le raffinement sont vu comme une patologie mentale.
      Etudiez le cas des surdoues ! dans la mesure du possible. Ces gens la sont plus intelligent et plus sensible que la moyenne et ils finissent sdf, fou ou cassoss... a cause de la masse crasse que vous formez ! Soral est peut etre lui meme surdoue...


    • #1941953
      le 12/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Divers, quel argument qui ne tiendrait pas ?
      Etrange comme vous et quelques coreligionnaire grimpez au cocotier par le simple fait de souligner que Fisher, mais pas seulement lui, Morphy, par exemple, était fou à lié, était un cas psychiatrique, comme beaucoup dans l’univers des échecs.

      Encore une fois, l’antisémitisme n’a pas besoin de la caution d’un grand maitre aux échecs pour exister.

      Je dis juste que l’exemple de Fisher n’est pas le meilleur ambassadeur quant à vouloir légitimer intellectuellement l’antisémitisme, que la psychiatrie soit une science exacte ou pas n’a rien à voir dans ce constat.

      Quant aux surdoués, ils sont à manipuler avec précaution quant à leurs opinions, politiques ou autres, lorsque je vois un Villani voter avec ses pieds, alors que son raisonnement logique et sa capacité à construire des raisonnement abstraits sont factuellement au dessus de la moyenne, je me dis qu’à minima, la force de persuasion d’un Macron, excellent à l’oral, a été supérieure quelque part à la volonté du mathématicien, intervient ici la notion d’influence et d’ascendant qui échappent complètement à une logique de QI élevé.

      Autres exemples, le combat politique d’un Kasparov montre qu’il est sous influence, sans aucun doute, pourtant il est probablement le plus grand génie des échecs et à ce jour.


    • #1942000
      le 12/04/2018 par Zvoncar
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @goyband

      Je vous en prie ! Relisez-vous !
      L’intégralité de votre commentaire ne cherche qu’à démontrer, in fine, que les positions de Bobby Fischer sur certains sujets en particulier (antisémitisme, anti-américanisme) ne pouvaient qu’être la résultante d’un cerveau malade (tiens, ça rappelle étrangement les propos de quelqu’un...). Vous vous efforcez de nous présenter Fischer comme un malade mental ou tout au moins une personnalité psychologiquement fragilisée et fortement prédisposée à l’instabilité, et au dysfonctionnement. Pour ce faire, vous ne nous épargnez rien ! quitte à user d’assertions et de spéculations malhonnêtes et erronées, qui ne reposent en fait sur aucun élément concret ou vérifiable, mais uniquement sur votre propre ressenti ou de fallacieuses et partiales suppositions. Ce procédé, fort courant dans certaines communautés, est odieux et indigne.
      "diagnostiqué Asperger, schizo, voire parano", "enfance compliquée, père absent", "asocial de base, monomaniaque", "à cause de son spectre autistique", "les autistes sur-réagissent lorsque trahisons, au point de créer des constructions intellectuelles pour se protéger", "un hyper spécialisé présente souvent des lacunes", "a lu beaucoup pour se protéger de ses traitres, d’où sa fascination pour la puissance de la volonté", "de facultés hors normes issues de dérèglements autistiques ou proches"...
      Psychologie de bazar !
      Remarquez que vos soit disant arguments sont toujours précédés ou suivis d’un élément relativisant :
      "par des psychiatres qui n’ont pas su se mettre d’accord sur son cas", "mais peut-être que je me trompe", "je pense quand même", "peut-être a t-il été trahi", "je ne pense pas que cela soit le fruit d’une lucidité supérieure", "un hyper spécialisé présente souvent des lacunes par ailleurs", "Ou alors... d’où sa fascination...", "on frôle ici ..."
      Tout est dans l’affirmation approximative, mais toujours de manière orientée !
      L’idée que Fischer, malgré son indéniable intelligence, puisse être dans le vrai vous est insupportable. Etes-vous juif ?
      Conclusion : comme l’écrivait très justement Céline : "Au royaume des « écroulés dans la merde » les tordus sont rois."


    • #1942058
      le 12/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Zvoncar, j’ai beau me relire, je ne vois rien de tout ce dont vous m’affublez.
      Etes-vous parano ou grand maître des échecs ?
      J’ai écris que Fisher n’est peut être pas le plus pertinent quant à vouloir justifier le bien fondé de l’antisémitisme, si tant est qu’il le serait, ce qui reste à démontrer par ailleurs
      et j’ai expliqué pourquoi.

      Libre à vous de le réfuter, de nier le caractère autistique de Fisher, de considérer que parce que Fisher était brillant aux échecs, alors sa parole concernant d’autres sujets plus politiques vaut plus que celle des autres, ce n’est pas mon problème.
      En revanche, avant de développer une théorie, il faut d’abord s’assurer que le postulat de départ tienne la route, or Fisher, ne vous en déplaise, ne présente aucune garantie supérieure à quiconque quant à cautionner l’antisémitisme et/ou l’antiaméricanisme car Fisher, comme beaucoup de ses confrères, développait une hyper émotivité qui le rendait associable la plupart du temps, à l’instar d’un Morphy.
      Donc tout en étant brillant en combinatoire, Fisher était faible dans sa gestion des émotions et hors de l’échiquier, c’est aussi une caractéristique des Asperger, prenez la peine de vous renseignez un brin avant d’évoquer une psychologie de bazar pour laquelle, visiblement, vous ne comprenez rien.

      Mes prétendues précautions oratoires tiennent donc autant compte de cette caractéristique que le fait que le psychiatrie ne soit pas une science exacte, à savoir que Fisher souffrait indubitablement d’une affection mentale, mais que l’absence de consensus quant à la nommer précisément demande donc une certaine prudence.
      Il n’y a donc rien d’approximatif ou d’orienté dans mes propos, contrairement à vos allégations, juste que mon honnêteté intellectuelle m’oblige, tout en prenant en compte le factuel de l’affection mentale dont souffrait Fisher, de la pondérer sur cette relative incertitude.

      Encore une fois, Fisher n’est nullement un référentiel incontournable quant à en faire une sorte de porte drapeau de l’antisémitisme, de même, bien que reconnaissant ses capacités exceptionnelles, rien n’indique qu’il était le plus apte à développer un jugement critique indépendant et émotionnellement.

      Quant à votre citation,ce n’est pas sa meilleure, je lui préfère "T’auras beau faire et beau mentir !... Tu m’auras pas, petit vendu ! "


    • #1942764
      le 13/04/2018 par luc
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Comme zvoncar je sens beaucoup de mauvaise foi dans vos coms.
      Sachez que les surdoues n ont pas des QI anormaux. Vous nous donnez des lecons et vous affirmez beaucoup de choses sur des sujets que vous ne connaissez meme pas.
      D apres moi les surdoues sont la veritable intelligence. Le QI est avant tout un raisonnement logique basique et un test de memoire. Ce sont des qualites importantes mais ces criteres sont restrictifs et ne sont pas totalement representatif de l intelligence.
      Une belle definition de l intelligence est : la comprehension du saint...
      Les surdoues ont un QI plutou eleve (entre 110 et 130)car il en faut, mais sont surtout des gens tres sensible. Ce qui me pousse a parler plus facilement de sensibilite intellectuelle plutot que d intelligence.
      Le surdoue ne sintegre pas a ces semblable car dans ces raisonnement il passe de A a E sans expliquer ce qu il y a entre chaque lettres. Et les blaireaux a faible QI viennent se moquer voir diagnostiquer des maladies mentales a ces gens la car il ne comprennent pas !
      Ainsi, on peut sauter de joie en voyant mourrir quelques milliers d amerloque dans une tour si ca permet ou fait esperer la fin du judaisme ce qui eviterait les millions voir les milliards de mort que fera la troisieme guerre mondiale que nous promettent attali et netanyaou.


    • #1951723
      le 25/04/2018 par Michelly58
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @Goyband Fischer n’a plagié personne au moins.


  • #1941495
    le 11/04/2018 par Albert
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Le point commun entre Fisher et Céline c’est que tous les deux étaient considérés comme des fous - et que tous les deux avaient raison .


  • #1941531
    le 11/04/2018 par Pascal
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Merci pour cet article.
    Je suis un amateur du jeu des échecs et aussi un admirateur de tous les champions de ce jeu millénaire.

     

    • #1941567
      le 11/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Etes vous plus Carlsen que Kariakine ?
      Plus Fisher que Kasparov ?
      Plus Karpov que Anand ?

      Autres ?


    • #1941629
      le 11/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Goyband,

      D’après les dernières analyses par ordinateur des parties de champions du monde d’echecs, le champion du monde actuel, Magnus Carlsen, de Norvège, est celui qui commet le moins de fautes. Moins que Kasparov, et moins que Fischer.

      Sinon, hors évaluation d’ordinateurs, j’ai remarqué que les grands maitres du jeu considèrent José Raul Capablanca, champion du monde cubain de 1921-1927, comme l’un des meilleurs d’entre eux, ou le meilleur, d’une certaine façon.

      C’est curieux, parce que quand j’apprenais le jeu, je rejouais toutes les parties des champions du monde, et j’avais été très frappé par le jeu de Capablanca, sans connaitre l’avis des GMI.
      ça fait le même effet à tout le monde, on ne sait pas vraiment pourquoi, il y a quelque chose de parfait dans son jeu.

      Officiellement, le meilleur est Carlsen, les plus beaux palmarès sont ceux de Kasparov et Karpov, Fischer et Anand était également immenses.
      Mais quand les GM parlent entre eux, on entend souvent le nom de Capablanca qui se détache...

      Comme en musique, tout le monde parle de Mozart, de Beethoven, mais allez au milieu des musiciens, et vous verrez qu’il est évident que le plus grand compositeur, le plus grand artiste, tous arts et époques confondus, de l’Histoire de la planète, était Jean-Sébastien Bach, de très loin..... Un monstre absolu.

      Il y a les gouts et évaluations individuelles subjectives, et puis il y a des aliens monstrueux qui sont au-delà de tout, et sont encore présents, quand les discussions sont terminées....


    • #1941665
      le 11/04/2018 par Pascal
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @ Goyband

      Je suis de la génération des matchs Karpov-Kasparov, donc c’est les deux champions que je connais le mieux , avec une préférence pour le "mal aimé" Anatoli Karpov. J’avais suivi passionnément le deuxième match Fischer-Spassky de 1992, même si la qualité des parties étaient un peu moindre se fut un grand événement.


    • #1941718
      le 11/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Alan, les ordinateurs dans un premier temps, puis l’IA dans un deuxième temps, ont aidé à la formation respectivement d’un Kasparov et d’un Carlsen ou d’un Kariakine, c’est donc presque logique que le jeu de Carlsen soit le plus proche des choix de l’IA et donc, qu’il commette et en moyenne, moins de fautes que ses illustres prédécesseurs.
      Karsparov a été son coach également.

      Est-il pour autant le meilleur ? Oui en valeur absolue, en tous les cas, c’est ce que la mesure de l’IA indique, mais les échecs possèdent une dimension psychologique à ne pas négliger.

      Mais personnellement, je pense que Kasparov avait plus d’inspirations, qu’un Morphy, autre hypermnésique prodigieux, était encore plus talentueux (cf ses nombreuses victoires en aveugle).
      Cela étant dit, Carlsen va peut être battre tous les records s’il continue sur cette trajectoire, à moins qu’un Chinois plus jeune ne vienne le concurrencer d’ici 3-4 ans, car il faut bien le dire, il est globalement supérieur à Kariakine, l’espoir de la Russie quant à redevenir champion du monde aux échecs.

      Pascal, idem, outre Kasparov, Karpov pour son classicisme et son jeu défensif, Fisher forcément, qui avait des points communs avec Morphy, sans oublier le meilleur Français, Maxime Vachier-Lagrave, du même âge que Carlsen.


    • #1941790
      le 11/04/2018 par Ray
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Merci pour vos commentaires (et l’article), cela donne envie d’approfondir l’Histoire des échecs !


    • #1942120
      le 12/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Goyband,

      Je suis d’accord, je préfère le jeu de Kasparov et de Morphy, et même de Fischer, à celui de Carlsen, moins flamboyant. Et que dire de Tahl...

      Le futur des échecs, c’est probablement un champion du monde chinois, mais d’autres pays peuvent mettre un grain de sable dans ce rouage inéluctable :

      - l’Inde a actuellement des jeunes prodiges aussi : ils arrivent bientôt !
      - l’Allemagne, avec le jeune prodige extraordinaire de 13 ans, Vincent Keymer, qui jouera le Grenke chess classic l’an prochain, en compagnie des Carlsen, et du top ten, a de beaux jours devant elle.
      - l’italo-américain Caruana est en finale contre Carlsen en novembre : si jamais Carlsen recommence son cirque de sous-estimer son adversaire, il est cuit. Maintenant, tout dépend dans quelle forme sera Caruana, parce qu’il fait des performances uniques et splendides, et tout de suite après, se rendort pendant des mois.... il y a quelquefois chez lui une sorte d’instabilité.

      La Russie et les pays de l’est sont en décadence parce qu’à mon avis, la promotion du jeu d’échecs était fortement liée au monde soviétique, cela faisait partie de la culture communiste, alors aujourd’hui, cet amour du jeu se dégrade peu à peu, et le reste du monde peut faire valoir ses qualités....
      Si l’URSS avait perduré, je pense que tous les autres pays subiraient encore leur supériorité et se feraient masser dans tous les tournois et championnats....
      Cette décadence nous permet de briller, tant mieux, mais c’est un peu triste quand même, j’aimais bien ces immenses champions monstrueux venus de Russie, ça me faisait rêver.... ^^


    • #1942178
      le 12/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Alan, Tal, extraordinaire, bon vivant, malformation dès la naissance, mais talent hors norme bien que véritable monomaniaque du jeu.
      Keymer, faut voir, mais c’est vrai que l’Allemagne est resté bloquée sur le prodigieux Lasker, qui était non seulement brillant aux échecs, mais brillant en dehors, mathématicien, philosophe, peut être le plus brillant n’ayant jamais exercé complètement son talent, ni aux échecs, ni en science, ce qui en fait, selon moi, peut être l’intelligence la plus complète du lot précité, même si gâchis peut être employé et à son égard, ce qui est presque paradoxal lorsqu’on mesure son palmarès.

      Enfin si l’on croit que plus un pays compte d’habitants et plus la probabilité qu’il accouche d’un grand maitre augmente, évidemment, la Russie, l’Inde et la Chine sont bien placés.
      Encore faut-il que les écoles et la détection soient efficaces, ce qui est un autre problème, vous soulignez un déclin progressif en Russie consubstantiel à la chute de l’URSS, c’est possible, cela étant dit, l’école Russe en gymnastique reste tout de même une référence, c’est donc qu’il est possible encore de maintenir une expertise propre à une tradition ou à une culture de l’ex URSS.

      Non je crois plus simplement que l’entrainement par ordinateurs puis par IA a faussé la donne, quelque part, il y a eu dilution, disons, de certains particularismes nationaux pour un jeu plus stéréotypé, un nivellement par le haut, certes, en témoigne les plus nombreuses parties nulles, moins de grosses erreurs qu’auparavant également.

      Donc la différence se fait à la marge, sur du positionnel et du combinatoire, sur l’endurance également et à ce petit jeu, Carlsen est pour l’instant le meilleur.

      Mais je payerai cher pour assister à un Kasparov/Carlsen !


    • #1942189
      le 12/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Goyband,

      Je suis d’accord, je préfère le jeu de Kasparov et de Morphy, et même de Fischer, à celui de Carlsen, moins flamboyant. Et que dire de Tahl...

      Le futur des échecs, c’est probablement un champion du monde chinois, mais d’autres pays peuvent mettre un grain de sable dans ce rouage inéluctable :

      - l’Inde a actuellement des jeunes prodiges aussi : ils arrivent bientôt !
      - l’Allemagne, avec le jeune prodige extraordinaire de 13 ans, Vincent Keymer, qui jouera le Grenke chess classic l’an prochain, en compagnie des Carlsen, et du top ten, a de beaux jours devant elle.
      - l’italo-américain Caruana est en finale contre Carlsen en novembre : si jamais Carlsen recommence son cirque de sous-estimer son adversaire, il est cuit. Maintenant, tout dépend dans quelle forme sera Caruana, parce qu’il fait des performances uniques et splendides, et tout de suite après, se rendort pendant des mois.... il y a quelquefois chez lui une sorte d’instabilité.

      La Russie et les pays de l’est sont en décadence parce qu’à mon avis, la promotion du jeu d’échecs était fortement liée au monde soviétique, cela faisait partie de la culture communiste, alors aujourd’hui, cet amour du jeu se dégrade peu à peu, et le reste du monde peut faire valoir ses qualités....
      Si l’URSS avait perduré, je pense que tous les autres pays subiraient encore leur supériorité et se feraient masser dans tous les tournois et championnats....
      Cette décadence nous permet de briller, tant mieux, mais c’est un peu triste quand même, j’aimais bien ces immenses champions monstrueux venus de Russie, ça me faisait rêver.... ^^


    • #1942723
      le 13/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Goyband,

      Je ne comprends pas pourquoi vous dites que Lasker n’a pas exprimé tout son talent aux échecs ?? il a été champion du monde pendant 25 ans, le plus long règne...
      D’accord, il a évité certains matchs et retardé certaines confrontations, mais bon, il était champion quand même, et présent, même s’il a été diminué à certains moments à cause de la guerre, qui l’a beaucoup touché, mais ça, ce fut le lot de tous à l’époque.
      C’est plutôt en sciences que son génie n’a pas pu s’exprimer complètement, vu qu’il s’est consacré aux échecs, ce qu’Einstein regrettait beaucoup. S’il y a un gâchis, c’est en sciences, pas aux échecs ?!?

      Je n’ai jamais dit que la Russie avait des grands champions "grâce au nombre élevé de ses habitants". J’ai dit au contraire que la Russie avait des grands champions, grâce à sa célèbre école d’échecs, née avec Tchigorine, et prolongée et développée en permanence sous l’ère soviétique, avec notamment Botwinnik et son école des pionniers, etc.
      Les russes reconnaissent eux mêmes que leur école d’échecs est sur une pente descendante, depuis que l’URSS n’est plus, je n’invente rien.
      Et si leur école de gymnastique, d’opéra, de ballet, etc, a gardé la même qualité, c’est parce que cela faisait partie de leur identité profonde, séculaire et traditionnelle depuis toujours, qui n’a rien à voir avec le communisme, alors que les échecs ont été une promotion spéciale sous le communisme soviétique. (voir la vidéo ci-dessus, ils le disent, d’ailleurs !).
      Ne forcez pas le trait : je n’ai pas dit que l’école russe avait disparu, non, je dis qu’elle est moins efficace qu’avant, c’est tout.

      Pour les autres pays, Chine, Inde, tout l’occident, oui, les ordinateurs nous ont aidé à grandement progresser (et pas parce qu’on est nombreux...), du coup, on a plus de champions, et comme les russes sont à la baisse, il y a de plus en plus de grands champions francais, italiens, allemands, chinois, indiens, etc.

      Moi aussi, j’adorerais un match carlsen-kasparov, et tant d’autres matchs aussi, qui nous ont manqué : Alekhine-Keres, Alekhine-Botwinnik, Fischer-Karpov....

      La plus grosse perte pour les échecs est à mon sens que Vassily Ivantchuk ait été si fragile nerveusement, parce que sinon, s’il avait été stable, depuis l’époque des karpov-kasparov, je crois que bien des champions du monde auraient valsé quelque peu, et seraient passé de champion d’échecs à champion de tango... ^^


  • #1941557
    le 11/04/2018 par Alan
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    J’ai été joueur d’échecs amateur, et sur les échecs, rien à redire à votre excellent article, si ce n’est que Fischer a aussi refusé le match contre Anatoly Karpov, peut être par peur aussi. Karpov était un immense champion, l’un des plus grands de tous les temps, avec Kasparov, Fischer et Carlsen, c’est "le quatuor de tête", donc rencontrer Karpov en match n’avait rien de rassurant pour Fischer.
    (je pense quand même que si le match avait eu lieu en 1975, Fischer aurait gagné, mais par contre, il aurait certainement perdu ensuite, en 1978, contre un Karpov plus mûr, mais ce n’est que mon opinion...).

    Sur la folie et la paranoia, d’autres grands champions d’échecs étaient malades :
    Rubinstein, grand joueur du début du XXème, sautait parfois par la fenêtre, quand on entrait dans la pièce où il était présent. Morphy, champion du monde américain au 19ème soulevait les jupes des dames dans la rue avec sa canne, entre autres choses.

    Sinon :

    Chacun est libre de détester le sionisme, le pouvoir sioniste et le judaisme (les athées détestent bien toutes les religions et ils sont majoritaires dans notre société ! En rejeter juste une relève de la même logique et liberté individuelle qu’il n’est pas possible de remettre en question).

    Ainsi, il y a juste 2 choses absolument pathologiques, chez Fischer, à mon avis :

    Quand il dit sur le 11/009 :
    "« C’est une formidable nouvelle, il est temps que ces putains de juifs se fassent casser la tête. Il est temps d’en finir avec les États-Unis une bonne fois pour toutes. […] Je dis : mort aux États-Unis ! »

    ==> se réjouir de la mort d’autrui, qui est décédé dans des conditions atroces, brûlé vif, ou jeté par les fenêtres des tours, etc, est un instinct extrêmement criminel, inhumain, pas seulement de la paranoia, c’est de la connerie à l’état pur, surtout que ce n’est même pas logique selon son souhait, car beaucoup de personnes sont mortes sans être juives du tout ! Et il n’y a pas que des juifs aux USA.

    Il dit aussi :

    “Lorsque nous sommes sortis du cinéma, Bobby dit qu’il admirait Hitler. Je lui demandai pourquoi et il me répondit : ’Parce qu’il a imposé sa volonté au monde’.” » (Le Monde du 18 septembre 2004)"

    ==> là encore, admirer quelqu’un qui impose criminellement sa volonté au monde montre une tendance pathologique au crime.

    Quand un problème se pose, on cherche une solution humaine, et non une solution criminelle.

     

    • #1941641
      le 11/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Une solution humaine peut très bien être perçue comme criminelle.

      Qui décide, en fonction de quoi ?


    • #1941672
      le 11/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      à palm beach :

      Qu’est ce que c’est que cette réponse ?

      Un crime est un crime, et un crime de masse aussi, le crime est une chose objective, matérielle, par laquelle on fait passer, ou conseille de faire passer, son prochain de vie à trépas.

      Personne ne décide quoi que ce soit : tout crime est un crime répréhensible, la fin ne justifiant pas les moyens dans les domaines qui touchent à la vie.

      Par exemple, tuer ou souhaiter qu’un pays disparaisse (ici, les USA), sous prétexte que l’élite financière commande là-bas, est absurde, injustifiable.
      Les pauvres américains sont comme nous, victimes de l’élite financière, ils n’ont pas à mourir simplement parce qu’il y a cette élite présente là-bas, dans leur pays.


    • #1941931
      le 12/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @ Alan , si ton commentaire est en réalité un message codé pour nous dire que tu es retenu contre ton gré au pays des Bisounours, et que tu souhaites rejoindre le monde des adultes conscients, courage !
      Tente de t’échapper : guide-toi à l’odeur, tu verras, ça sent pas la rose !
      Dès que tu perçois un parfum de chair brûlée, ou de charnier, c’est bon, tu es sauvé !
      Enfin, ce ne sera que le début, hein...


    • #1941961
      le 12/04/2018 par Bernard Lapotre
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Caractériel au dernier degré, doué de peu d’empathie pour ses contemporains, Bobby est aussi fort aux échecs qu’il est inapte relationnellement.




      Oui, Bobby était autiste, un bel autiste doublé d’un antisémitisme carabiné.
      De là à crier au "génie" ou à l’intelligence supérieure, ça se discute.
      Les champions d’échecs ont des capacités de mémoires hors du commun (leur caractère naturellement peu sociable les pousse à s’enfermer dans les échecs, ce qui les rend meilleurs, et les éloigne un peu plus du monde réel, en cercle vicieux... un peu comme chez les mathématiciens), ils peuvent être très forts sur un échiquier mais très nuls ailleurs.

      Les surdoués intelligents et sensibles finissent sdf ? Que penser de Cédric Villani alors ?

      Les échecs comme mesure de "l’intelligence politique" ?
      Kasparov est une légende des échecs mais une belle blague sur le volet politique (il a été moussé en partie pour son appartenance à la communauté, en partie pour son sens du spectacle et du show-business, en partie pour ses positions thatchériennes, qui faisaient de lui une sorte de dissident libéral-libertaire dans une URSS guindée et poussiéreuse... aujourd’hui il fait moins le malin face à Poutine).


    • #1943177
      le 14/04/2018 par Alain SORAL
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Commentaire typique de faux-cul et d’abruti.
      Champion l’ami !
      AS.


    • #1943379
      le 14/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      A mon sens, ce qui est absurde et faux-cul, par rapport à l’homme, être spirituel, c’est de valider sans cesse la haine et la violence matérielle, sans jamais trouver une résolution spirituelle des problèmes. Car c’est la solution de facilité, que tout le monde propose, sans originalité, ni dignité.
      Au lieu d’accuser toujours l’autre (et je n’ai pas dit que ce que faisait les invisibles n’était pas exact), regardons nous, nous-mêmes, et corrigeons nous et l’autre en face sera impuissant à terme. C’est un principe spirituel, que l’on vérifie par soi-même, individuellement et collectivement.

      Les valeurs et réactions matérielles, c’est de la merde à côté du spirituel, mais ce ne sera encore pas compris... quel niveau...


    • #1943953
      le 15/04/2018 par Paul
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      D’une manière générale les échecs
      sont un sport ultra violent
      Beaucoup de joueurs considerent qu’il faut tuer l’ennemi
      Meme s’il est possible de trouver des joueurs qui recherchent la beauté
      des combinaisons en premier c’est plutôt rare
      C’est beaucoup une volonté de domination
      Ce n est pas moralement formateur ni humainement ni spirituellement
      Fisher était un génie des échecs sans doute prêt a sacrifier comme aux echecs
      pour gagner.
      Ca me fait penser que c’est pas en se battant pour des privilèges materiels qu’on obtient des victoires spirituelles, ce n’est pas en critiquant ce et ceux qui sont injustes qu’on devient meilleur
      Au mieux on se met a leur niveau
      Les echecs sont un combat materialiste et un combat de l’ego
      qui a mon sens dévore le temps et l’énergie de ceux qui y jouent sans en faire de meilleures personnes.C’est pour cela que je n’y joue plus, c’est juste formateur pour acquérir une certaine rigueur intellectuelle jusqu’a un certain point ou ca devient contre productif ou ca finit par isoler voir pervertir doucement les rapports humains.
      J’ai croisé une fois deux jeunes dans un escalier qui m’ont désigné avec dedain juste par mon classement ELO, d’autres tricher en allant aux toilettes pour demander des conseils
      Moralement les echecs sont une catastrophe qui glorifie le combat d’egos et le rapport humain froid violent et méfiant
      Même pour les génies ca prend beaucoup et ca donne peu :
      un peu de baume pour l’ego et un peu d’argent (aussi pour l’ego)

      Cela dit j’ai toujours un bouquin des chefs d’oeuvres de bobby fischer
      j’ai toujours aimé son style épuré et puissant mais honnêtement aujourd’hui n’importe quel PC avec on bon logiciel peut faire mieux.


    • #1945213
      le 17/04/2018 par Alan
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Paul,

      Merci pour votre brillant post, intelligent, humain, spirituel et connaisseur.

      Je partage la même opinion, j’adore le jeu, mais ne joue plus en tournoi depuis très longtemps, car dès qu’on dépasse 22 ans, constater que les volontés de domination sont trop présentes chez les joueurs, au lieu de l’amour du jeu, c’est plus que saoulant, débile à la longue. Complètement vide.
      C’est à cause de l’esprit de compétition moderne, ce n’est pas à cause du jeu en lui-même.

      Et en effet, le spirituel doit l’emporter sur le matériel, sur le sempiternel jugement négatif sur les autres, pour voir ce que l’on est soi-même, et ce que l’on crée dans ce monde, sinon les obsessions malveillantes ne sont rien moins que pathologiques...


    • #1951725
      le 25/04/2018 par Michelly58
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @Alan Et vous croyez que tout ceux qui étaient pour une l’invasion de l’Irak (et il en avait à la pelle) se soucis de votre leçons de morale à deux balles ?


    • #1951726
      le 25/04/2018 par Michelly58
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      @Alan Encore un catholique zombie de la mouvance tend l’autre joue Vatican II.


  • #1941626
    le 11/04/2018 par JUL
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    De toute evidence la Mafia Eskimo l’a menacé lui et ses proches pour son argent. Il a refusé de céder et ils l’ont détruit.

    Fisher aurait battu Karpov sans problème, mais l’argent gagné en tournois lui aurait été dérobé, donc il a préféré vivre pauvre que vivre esclave.

    Robert James nous a enseigné bien plus que l’audace a travers les échecs. Car contre l’ouverture Mossadienne, il n’y a qu’une seule défense : le courage.

     

  • #1941699
    le 11/04/2018 par Zharradan
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Spassky était très classe et respectueux. Lors du match contre lui, le Fischer d’ avant ses ennuis, n’était pas des plus fair play. Mais un immense joueur assurément, promu par les américains qui cherchent à promouvoir des champions maisons depuis Paul Morphy.
    En ce moment, ils ont naturalisé un italien (Caruana) pour défier Carlsen le champion du Monde et leurs autres joueurs n’ont pas des têtes d’américain pur jus non plus (Wesley So qui était Philippin il y a peu et Nakamura (d’origine japonaise)).
    A mons avis, il devraient naturaliser des chinois, c’est l’avenir des échecs.

     

  • #1941726
    le 11/04/2018 par MP
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Sénèque disait aussi : ’’La véritable sagesse consiste à ne pas s’écarter de la Nature, mais de mouler notre conduite sur ses Lois et son modèle.’’...


  • #1941757
    le 11/04/2018 par Gilbert
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Une idée intéressante sur lui : quand il affronta Spassky, il avait un ELO de 2785 (!), (donc à peine 50 points de moins que Carlsen le champion actuel), mais il avait presque 100 points de plus que le champion du monde ! Donc on peut prétendre qu’il domina les échecs de son époque comme personne ne l’a jamais fait, terminant déjà avant l’âge adulte (!) pratiquement toujours 1er ou 2e des tournois alors qu’en face il avait toute l’armada soviétique.
    Son jeu était basé sur l’attaque, même avec les noirs, dans un seul but, gagner avec panache. Il avait appris le russe pour pouvoir lire leurs revues échiquéennes, avec des analyses et nouveautés de la théorie des ouvertures sans commune mesure avec les publications du reste du monde. Il exigea beaucoup plus d’argent qu’auparavant pour le titre mondial, l’ensemble des tournois est mieux doté depuis.
    Et à son époque, pas d’ordi, il n’en a que plus de mérite d’avoir, seul, trouvé tant de développements dans la sicilienne Najdorf, la Grunfeld, l’Espagnole etc
    Un seul secondant en Islande 1972, le joueur et prêtre (!) Lombardy...

     

    • #1941939
      le 12/04/2018 par goyband
      Le dernier combat de Bobby Fischer

      Fischer était un spécialiste des débuts de partie, un véritable chercheur de la théorie des ouvertures dans le sens ou ce n’est pas lui qui l’a inventée, mais à son époque, la marge existait quant à la faire évoluer et il fut le premier à la combler de cette manière.

      Je pense qu’historiquement, c’est cet héritage qu’il laissera aux échecs.

      En fait Fisher était au dessus de ses contemporains sur les ouvertures, mais également sur les fins de partie, domaine ou il s’est grandement inspiré du pragmatisme d’un Capablanca, c’est cette double combinaison qui faisait de lui le meilleur.
      Notons d’ailleurs que Capablanca a également infusé le jeu positionnel d’un Karpov, qui fut lui aussi un redoutable boa constrictor, mais le sacrifice en moins, disons et pour simplifier, que Karpov serait un mélange des deux, mais avec un net penchant pour Capablanca à cause de son tropisme moindre envers les ouvertures.

      En définitive, c’est Kasparov qui a repris le flambeau de Fisher en se montrant encore plus innovant sur les ouvertures et plus audacieux sur les sacrifices, ce qui en fait et selon moi, un Fisher 2.0, donc le meilleur de tous les temps et à ce jour et sans manquer de respect à Carlsen qui brille surtout sur les fin de parties de par sa formidable capacité d’analyse positionnelle qui en fait, toujours à mes yeux, un digne successeur de Karpov et de Capablanca, mais avec l’entrainement de l’IA en sus et une mémoire hypermnésique.

      Avec Carlsen, c’est le retour de vrais échecs au pouvoir, comme l’aurait dit un Karpov plus sensible à l’harmonie qu’au chaos.

      Pour un semblant d’excitation, on attend encore le successeur de Kasparov dont la planète échecs rêverait d’un retour pour se frotter au prodige norvégien.


  • #1941767
    le 11/04/2018 par Beretblanc
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Un autre fou illuminé des échecs est le joueur nazi Emil Diemer - dont une ouverture porte le nom, gambit Blackmar- Diemer.
    Il a fini dans un asile mais quel joueur exceptionnel !
    A propos de Ficher, il disparut à 64 ans...une année par case.


  • #1941798
    le 11/04/2018 par Chilon
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Étant profane des échecs et de sa culture, merci au rédacteur pour cette "ouverture" sur un personnage incontournable du XXe siècle.


  • #1941802
    le 11/04/2018 par Gloria Lasso
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Sa tombe est dans un petit jardin, derrière une petite église, dans un petit village islandais.... de temps en temps un passant vient y déposer quelques fleurs...


  • #1941863
    le 12/04/2018 par Druide
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Tout n’a pas été dit à son sujet, si tant est qu’on ne s’intéresse pas qu’à ce qu’on sait déjà de lui.

    Il était un admirateur de Michael Collins Piper et ce dernier a appris, des années plus tard, que sa seule et unique demande, qui fut aussi sa dernière à vie, alors qu’il était détenu dans une prison au Japon, était de recevoir la visite de Michael Collins Piper, mais malheureusement celui-ci n’a jamais été en mesure de s’y rendre.


  • #1942046
    le 12/04/2018 par Langlouti
    Le dernier combat de Bobby Fischer

    Félicitations, très bel article !

    Juste une petite remarque qui ne retire rien au génie de Fischer, sur le 11/9, apparemment sa clairvoyance s’est bien faite bernée...

    « C’est une formidable nouvelle, il est temps que ces putains de juifs se fassent casser la tête. [...] Ils ont enfin ce qu’ils méritent. C’est un jour merveilleux. »

    On trouve très peu d’extrait d’interview de Fischer sur internet, toujours les même passages en fait. Quelqu’un aurait-il une autre source ? Je ne savais pas qu’il avait vécu si longtemps après.


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