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Le médiateur des entreprises : "Chaque jour, 40 PME ferment en raison de retards de paiement"

Pierre Pelouzet, le médiateur national des entreprises, était l’invité de l’interview éco mardi 20 février [2018] sur franceinfo. Il est chargé par le ministère de l’Économie et des Finances de trouver des solutions lorsqu’il y a conflit dans le monde de l’entreprise. Ses services ont montré, dans le rapport d’activité 2017, une augmentation des saisines, malgré la reprise économique en France.

 

 

franceinfo : Pour vous, les clients qui ne payent pas les fournisseurs dans les temps sont un fléau. Cela oblige-t-il parfois les entreprises à mettre la clef sous la porte ?

Pierre Pelouzet : Oui, même si les choses s’améliorent. Les retards de paiement diminuent année après année. Aujourd’hui en France il y a dix jours en moyenne de retard sur les factures dues. Cela veut dire 10 milliards d’euros dans les caisses des grands groupes plutôt que dans celles des PME fournisseurs. C’est la cause de 25% des faillites d’entreprise : chaque jour 30 à 40 PME disparaissent car elles ne sont pas payées par leurs clients.

 

Une enquête récente montre une baisse des défaillances d’entreprises, mais celle des entreprises de taille intermédiaire augmente. Comment expliquer cela ?

Globalement cela s’améliore, on voit la reprise économique. Mais il existe un certain nombre d’entreprises de taille intermédiaire qui souffrent comme les petites. Quand on a plus de commandes car l’économie va mieux, on doit les financer. Ces entreprises doivent donc acheter des matières premières, embaucher des salariés, acheter des machines et si elles ne sont pas payées en temps et en heure, cela les met en grosse difficulté.

Lire l’article entier sur francetvinfo.fr

 

 


 

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L’entreprise et son financement dans un monde capitaliste,
à lire sur Kontre Kulture

 

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12 Commentaires

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  • Eh oui, l’époque des 90 jours fin de mois était instituée,bien que ce soit passé à 60 jours. Mais ce sont toujours les mêmes choses, les charges sociales qui viennent gangréner l’entreprise .Les boîtes sont prises à la gorge car il faut qu’elles fassent l’avance, des charges, des fournisseurs, et tous les frais annexes, plus les agios des banques sur les découverts. Le plus compliqué à l’époque était de se faire payer par une administration .Le mauvais payeur n’est pas toujours le particulier .La gangrène vient surtout des banques, des administrations, et de l’État. À la sortie, on dépose le bilan

     

    • Ou bien ils virent les salariés n’importe comment : en cas de saisine aux prud’hommes de la part d’un employeur pour faute ou autre manquement professionnel à l’encontre d’un salarié déboutée et condamnée par le tribunal, l’employeur pourra-t-il évoquer un droit à l’erreur et retenter une prochaine fois jusqu’à ce qu’il obtienne gain de cause ?
      Il me semble avoir compris cela quelque part notamment grâce à la démarche simplifiée publiée par le gouvernement Macaron.
      Une nouvelle fois je crains que ce soit le salarié le dindon de cette énième farce !
      Comme d’hab haro sur le mâle blanc hétéro bosseur donc “facho” !


    • Je veux bien qu’il y ait des abus et deux poids deux mesures, mais vous oubliez l’affacturage qui consiste à se faire financer ses factures par les banques en amont (loi Dailly), surtout si le client est une administration, là c’est direct ok pour la banque.
      Pour info :
      https://www.petite-entreprise.net
      Qu’on critique l’oligarchie judeo/maçonnique et la violence des grands groupes industriels ainsi que certains lobby ok, mais il faut qd même rester credible, surtout pour nos adversaires qui doivent lire nos commentaires et parfois bien se marrer....
      Donc acte !!!!


  • C’est une blague ? Le plus mauvais payeur est l’Etat et avec des délais à 60 voir 90 jours.


  • Notre entreprise ne travaille plus pour la mairie de chez moi car elle doit des sous depuis plus de 4ans


  • Il faut aussi préciser que le plus mauvais payeur est... l’Etat !
    Pas seulement pour les factures, mais aussi pour les remboursements de trop perçus.


  • Ce qu’il faut dire aussi, c’est que c’est un sport nationale pour certain. Ils ouvrent une boîte sous le nom d’un pigeon, qu’il laisse ensuite mourir à petit feu en dépôt de bilan en ne payant pas leurs fournisseurs. Et comme la loi est bien faire, tous les impayés passent à la trappe. Et là dans le mille, jackpot !!!


  • En fait, les entreprises ne coulent pas à cause d’un problème de marge, mais d’un problème de cash. Il y aurait un moyen simple d’y remédier, c’est de faire financer ou garantir les paiements en retard par la BPI ou la Coface ou un organisme de ce genre. Mais les politiques s’y sont toujours refusé. Ce qui prouve bien que nos élites se foutent du chômage.

     

  • On a de la criminalité parce qu’on n’ose pas la sanction
    Et on a des retards de paiment parce que c’est rentable de ne pas payer.

    Quand on vous doit 100, celui qui vous doit sait qu’en payant avec un an de retard, il vous devra 100 ou moins ou pratiquement zéro :

    - 100 : vous êtes toujours en vie, il vous paie pour éviter le contentieux
    - Moins : vous l’avez mis au contentieux, vous allez beaucoup attendre...
    - Zéro : vous êtes mort, il doit l’argent à votre liquidateur.....

    C’est l’anonymat et la grande distribution qui rendent ce système possible :

    - si vous payez pas votre pote de 30 ans au village, vous allez pas rigoler longtemps
    - la grande distribution avec l’organisation du vol par les "promotions" (vente à perte pour vous) retro vommissions (vente à perte pour vous ) paiement à 120 jous (agios pour vous) cassent vos marges.

    Tout impôt, tout retard casse la marge :

    - l’impôt est un vol de la marge par la loi
    - le retard est un impôt sur le temps, un vol de la marge par le temps.

    On connait la solution : le punitive dammage, ou les intérêts majorés.

    Si vous dites dans la loi : tout retard de paiment de plus de 30 jours assortit la facture impayée d’une majoration 50 %, 70 % pour 60 jours, et 100 % pour 90, si bien que tout petit souhaitera être payé le plus tard possible, alors le gros paiera.

    On en reviendra à la moralité des affaires.

    Or l’Etat ne souhaite pas le retour à la moralité des affaires (moralité = paiment comptant) : structurellement arrogant, immoral et inefficace, il serait tout le temps condamné.

    Il accuse sa soeur la grande distribution mais pour le protéger et se cacher derrière elle : la grande distribution est d’accord puisque tout se mange et qu’elle fait tout payer même les services d’ immoralité qu’elle rend à l’Etat.

    C’est dommage qu’en droit français il n’y ait pas de responsabilité de L’État pour défaillance ou manquement de sa loi car en définitive c’est par son refus de légiférer pour mieux nous saigner que nous mourrons.

     

    • Ce que vous dites est intéressant, mais vous parlez d’anonymat puis vous pointez les fondements de cet anonymat qui justement permet que toute responsabilité humaine soit défaussée sur des constructions fictives humaines, afin d’asservir les plus ignorant d’entre nous.

      En effet, vous parlez de l’Etat, mais l’Etat n’a aucune responsabilité, ce sont les humains qui se cachent derrières. Comme ceux qui se cachent derrière des SA, c’est clairement un système qui favorise les attitudes humaines qui transgressent la morale élémentaire. C’est aussi ça le fondement de notre impuissance, on s’en prend à des fictions, des "réalités virtuelles", le système, les sociétés, les entreprises, tout ça ce sont des statuts fictifs pour embrouiller le vertueux afin que le transgresseur jouisse librement. En effet le vertueux n’a rien à se reprocher, les cadres sont en fait autant d’obstacle à la lumière afin de produire de l’ombre à ceux qui transgressent pour qu’ils mènent à bien leur projet égocentrique et néfaste.

      Il faut mettre en lumière les êtres humains qui se cachent pour commettre leur transgression en toute impunité, même si la "légalité" ne permet pas de les condamner, il faut dénoncer leur comportement et les notifier qu’on sait ce qu’ils font, et qu’on résistera à leur abus et leur oppression. (Voir le discours de l’abbé Pierre sur les riches).

      Une chose que j’aimerais bien voir, c’est l’utilisation intelligente du système pour promouvoir les comportement vertueux, par exemple au lieu de faire des entreprise lucrative, pourquoi ne pas tenter l’expérience de l’association non lucrative qui fonctionnerait avec les cotisations des adhérents et qui ne travaillerait qu’avec des gens qui honorent leurs engagements dans des domaines viable (permaculture, information alternative, art véritable, construction durable, etc).