Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Éric Sancery et Alain Soral présentent le Réseau d’économie solidaire

 

Le but de l’économie solidaire promue par E&R est de contribuer à la redynamisation des petites et moyennes entreprises françaises, rien de moins.

L’enjeu est d’importance car ce ne sont pas les multinationales qui font vivre le pays, mais bel et bien les 3 millions de TPME (hors agricoles !) ancrées sur le territoire, représentant 99,8 % des entreprises.

Sans les « petits patrons » entretenant ce précieux tissu économique dans un contexte chaque jour plus difficile, notre pays ne serait pas la sixième puissance du monde (noter que nous avons perdu une place au classement des PIB depuis 2014). Pourtant, nos entrepreneurs sont maltraités par l’administration, par les banques, par les grands comptes et de façon générale par la politique assassine que mène notre incroyable élite.

L’idée, initiée par les vidéos VTR Voyages, est de créer une dynamique d’entraide vertueuse entre tous les indépendants souhaitant travailler au développement de leur affaire, tout en œuvrant pour le bien commun.

Le pistes concrètes auxquelles nous avons réfléchi n’ont pas d’autre prétention que de lancer le débat. À dessein, elles ne sont pas extrêmement détaillées. Car la volonté ici est de vous mettre à contribution. Si vous souhaitez agir dans le sens d’une Économie solidaire bénéfique pour la France, voici comment vous pourriez commencer, à nos côtés :

 

DISCUTER

S’intéresser au « confrère de palier », discuter avec lui, tâcher de comprendre ce qu’il fait, et pourquoi pas, mettre en place des synergies. Un gérant de SARL est peut-être en train de tresser la corde pour se pendre derrière la porte d’à-côté. Et il n’est pas impossible que vous ayez les moyens de le sortir d’affaire, sans vous mettre vous-même en danger. Ce qui peut mener au point suivant :

 

INVESTIR

Si la santé de votre entreprise le permet, devenez « business angel ». Cela consiste à entrer dans le capital d’une société (par apport de cash le plus souvent). Sauf que la plupart du temps cela se pratique au détriment des petites structures, qui finissent par se faire avaler (et parfois recracher). La nouveauté serait de se livrer à cette activité avec bienveillance, dans l’intérêt des deux parties et de la santé économique nationale.

 

ÉCRIRE

Lorsqu’un gérant de PME a des soucis avec l’administration ou la justice, il est toujours seul. Le soutenir par un simple courrier adressé au tortionnaire ne coûte pas grand-chose et peut se révéler efficace lorsque les protestations arrivent en nombre suffisant. Par ailleurs il est possible de se porter partie civile dans un procès, ce qui peut parfois constituer une aide précieuse à un collègue malchanceux contraint de passer devant un juge. (On peut tout de suite commencer par Thierry Borne.)

 

NÉGOCIER

Vous devez affréter un transport ? Trouver une assurance ? Louer ou acheter du matériel ? Faites-le savoir à vos « frères d’armes », groupez-vous pour être plus forts dans les négociations.

 

PARTAGER

Le premier qui trouve une astuce pour éviter une taxe, encaisser une subvention ou augmenter un salarié sans se faire allumer en charges... partage l’info avec les copains.

 

COMMUNIQUER

Web : la puissance d’Internet n’est plus à démontrer. Aujourd’hui, quasiment toutes les entreprises sont tributaires de leur visibilité sur le web. Certains, plus avancés que d’autres dans ce domaine, peuvent tendre la perche à ceux qui en ont besoin. Par exemple grâce au linking (faire « pointer un lien » vers un site tiers). Il faut aussi utiliser à fond les réseaux sociaux.

Médias classiques : quand vous obtenez un coup de projecteur d’un journal ou d’une télé, ne perdez jamais l’occasion de citer quelques-uns de vos confrères. N’oubliez pas que dans « confraternité », c’est fraternité le plus important.

Événementiel : pourquoi laisser aux guignols du CAC 40 toute la place sur les supports officiels ? Créer de l’événement entre patrons peut faire bouger les lignes et attirer au moins les médias locaux.

 

EXPLIQUER

L’une des meilleures façons de communiquer est de parler de ce que l’on maîtrise parfaitement. Un chef d’entreprise expliquant la vie (ou la survie) de sa structure peut être passionnant car son expérience s’étend à de multiples domaines. S’il a déjà un peu de bouteille, il en a vu des vertes et des pas mûres, son histoire supplante de loin n’importe quel scénario de film. Raconter la vérité aux gens ne va pas sans risque, mais si certains d’entre vous s’y sentent prêts, E&R se fera un devoir d’être leur tribune.

Mesdames et Messieurs les entrepreneurs, à vous de jouer.

 

Éric Sancery

 


 

Vous êtes entrepreneur ou particulier et souhaitez faire partie d’un réseau d’entraide pour faire face à la crise ? Rejoignez Solid’E&R, le premier espace d’annonces du Réseau d’économie solidaire créé par E&R. Pour cela, il vous suffit d’être adhérent de l’association (merci de rentrer votre identifiant et votre mot de passe d’adhérent pour accéder à Solid’E&R) :

Pour toutes questions, vous pouvez contacter Éric à l’adresse solidaire@e-r.fr.

 


 

Entretien avec Éric Sancery et Alain Soral sur l’entrepreneuriat en France et le Réseau d’économie solidaire :

 

Pour soutenir Éric Sancery, réservez vos prochaines vacances via VTR Voyages !

 

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95 Commentaires

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  • #1386917

    Ce qu’on achète parfois sans grande utilité, à une force d’adhésion à la politique souvent de licenciement de grosses entreprises et multinationales.

    Suffit de voir, après de bons résultats, où ces personnes fortunées investissent à leur tour l’argent gagné : ce qu’ils visent dans leurs investissements est ciblé et parfois ludique (comme s’offrir une statue à leur effigie..des dépenses démesurées dans de l’orfèvrerie sans utilité pratique ..je ne citerais pas ce patron, par ex, d’une marque de sport US très connue portée aux pieds souvent qui envahissent les rues :/ .. ) .

     

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  • #1387110

    J’ai eu le poil irrité en entendant parler de la valeur irréprochable et honnête du petit patron, car pour ma pars en aillant été salarié dans de nombreuses petites "boîtes" de petits patrons, ils se comportaient comme des salopards pour payer le moins possible et surtout en exigeant des heures supplémentaires et une dévotion à l’entreprise sans jamais rétribuer la sueur du travail. Sans parler de deux de mes anciens bien faîteurs qui passaient une majeur partie de l’année soit en "vacance forcée" soit quittaient l’entreprise bien avant les salariés pour rejoindre des clubs services avec une très belle voiture payée par l’entreprise et en se gavant de "vrais faux frais" pour gonfler leur salaire afin d’être moins imposable.

     

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    • #1387375

      De fait, il y a des salopards dans tous les milieux, à tous les étages de la société. Dans la catégorie "petits patrons", il y a de tout, comme ailleurs. C’est sur les gens se souciant du bien commun qu’il faut compter, et c’est à eux que s’adresse l’Economie Solidaire.

       
    • #1387949

      Ce que vous nous décrivez là ce ne sont pas des petits patrons mais des
      margoulins .

      Quant aux vrais petits patrons qui fonctionnent avec leur argent propre ,
      je peux vous dire qu’ils sont très nombreux à tirer le diable par la queue ,
      alors qu’ils travaillent au minimum 2 fois voir 2,5 fois pls qu’un ouvrier quand ils
      sont au travail le week-end en plus , les charges qu’on leur flanque sur la tête
      font que souvent ils ne peuvent même pas partir en vacances .

      Alors n’allez pas salir ces gens-là pour une poignée de tricheurs qui ne
      sont pas là pour faire vivre une entreprise dans la durée ni en faire un
      vrai métier mais juste pour profiter un moment de l’argent malhonnêtement
      mis à leur disposition , ces gens souvent confondent recettes et bénéfices ,
      ça ne dure rarement longtemps .

      Aussi , comme dans toute la société , il y a des mauvais patrons et des
      mauvais ouvriers , alors , il faut voir ce qui se passe réellement qui juge
      qui.... ?

       
    • #1388909

      Bien sur, je ne veux surtout pas salir les "vrais" travailleurs, patrons ou salariés. Il y a forcément des hommes et des femmes intègrent.
      Je ne fais que souligner ma petite expérience jalonnée d’une douzaine de petits patrons. Un seul sortait du lot, près de ses salariés et la main sur le cœur, mais trop honnête et pas magouilleur pour un sous, il a dû déposer le bilan car il faisait trop confiance pour les délais de payement et refusait les marchés du secteur public en échange d’une moto pour le fils d’un responsable d’une mairie ou d’un conseil général.
      Je prends un autre exemple. Je possède un véhicule GLP, ce qui implique une réparation ou un entretien chez un spécialiste gpl. Dans ma région, il n’en existe qu’un, et c’est un garage familiale. Je m’y suis rendu pour réparer mon système à gaz qui ne se lançait plus. Le jour du rendez-vous, je laisse ma voiture pour la réparation, mais comme j’habite loin, je ne m’éloigne pas et je peu ainsi observer l’intervention d’ailleurs sans qu’ils ne le sachent.
      Et bien au moment de payer, il me donne la facture avec une intervention de 3 heures 30 alors que l’intervention n’avait durée que 2 heures 15 minute en tout. Il venait de me facturer la période ou la voiture attendait sagement sur le parking.
      J’ai bien sur soufflé un vent et la facture à été justement proportionnée !
      En grande majorité, je le vois partout ce phénomène d’arnaque des petites entreprises, que ce soit dans la restauration, la maçonnerie, le chauffage, la plomberie... Soit je porte la poisse et je ne tombe que sur ce types de salopards, ou bien je n’ai rien compris et je me fais des films.
      Je constate aujourd’hui la volonté d’arnaquer l’autre pour lui soutirer de l’argent.
      Peux être que je ne vie pas sur la même planète, peux être.

       
    • La félonnerie entraine la félonnerie... si le système était plus "honnête", peut-être ce genre de pratique serait moins commune et moins acceptée...

       
  • #1387281

    Encourageant !

     

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  • #1387755

    C’est clair que nous aurons l’oxygène que nous aurons préservé. C’est un peu comme pour les terres agricoles. Le système d’acheter en coopératives pour sanctuariser la terre en établissant des jardins collectifs. C’est aussi dans l’esprit de révolution des politiques foncières en interdisant toute plus value immobilière sur de très larges zones protégées. Pour l’entreprise, Eric Sancery a bien résumé la donne patronale. Une coupe de champ’ à la Chambre de commerce du coin alors qu’il se faisait tanner dans les grandes largeurs par des amis du sérail couverts par avance, un tressautement furtif à la CGPME, trop contente de vivre sur sa représentativité nationale. Jetez un coup d’oeil à la récente rébellion d’une dizaine d’organisations patronales contre le Medef, qui leur a raflé les 3/4 de l’enveloppe du fonds de financement, mis en place par le fertile SAPIN, pour évacuer vite fait bien fait et les affres de l’IUMM et le rapport Perruchot. C’est en tout cas une raison de plus pour suivre l’association qui pourrait se renforcer autour de ce type d’unions, en s’ouvrant à toutes les expériences réussies, authentiques et qui tournent déjà.

     

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  • #1387906

    Le centre de gravité d’une entreprise se trouve à l’extérieur .
    C’est le client qui décide fondamentalement de l’avenir d’une entreprise .
    Le capitalisme s’est développé par sa maîtrise du marché :
    *Matraquage publicitaire,basé sur le contrôle psychologique
    *Dumping commercial,réglementation ,..absorption...imposition.
    transmission... etc
    Bref le vrai défi est de pérenniser au delà de réussites initiales certes
    déjà admirables,mais qui se heurtent à la fragilité de l’homme,face
    à la machine capitaliste qui de plus contrôle l’état !

     

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  • #1388196

    Un article qui confirme l’extraordinaire organisation à tuer les pme françaises sur : le figaro

     

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  • #1388940

    J’ai écouté cette vidéo un petit coup pour me détendre après m’être servi une tranche de "recherche d’emploi". C’est assez incroyable qu’après 10 minutes d’envois de CV par voie électronique je reçois un appel d’une des sociétés de placements pour venir me rappeler que je suis une merde que que sans expérience je n’irai nulle part.
    Gérontocrates, si vous tenez à votre tête les islamistes ne seront bientôt plus vos seuls ennemis...

     

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  • #1389594

    Ouais, pour moi il y a quand même un malaise dans ce discours. Sancery, à travers son portrait du patron de PME (libre de toute hiérarchie, indépendant, créatif) dessine en creux un portrait de salarié qui est tout le contraire : soumis, passif, un esclave quoi. Or j’imagine que Sancery a des employés. Comment peut-il alors assumer une telle contradiction : être libre grâce à l’esclavage d’autres hommes. Même question à Soral.
    Pour ma part je suis salarié d’une grand boîte, mais auparavant je suis passé par plusieurs PME. Et bien la comparaison est simple : les grandes boîtes ressemblent à des dictatures soft de type soviétique. En revanche les PME sont, pour leurs salariés, de véritables petites dictatures établies sur un modèle fasciste.
    Et, je ne suis pas le seul à percevoir les choses ainsi, j’ai pas mal d’amis qui ont des expériences horribles dans des PME.
    Donc ok pour une société de petits patrons mais à condition d’abolir le salariat. Qu’ils se débrouillent seuls sans exploiter le travail d’autrui.

     

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    • #1389615

      Comment peut-il alors assumer une telle contradiction : être libre grâce à l’esclavage d’autres hommes.




      Il y aurait contradiction s’ils vantaient le modèle entrepreneurial en étant salariés.
      Il n’y a donc pas de contradiction à valoriser l’entrepreneuriat et à dévaloriser le salariat. Tout est une question de choix : certains préfèrent le confort du salariat à l’insécurité de l’entrepreneuriat, et d’autres le contraire. Il n’y a pas de contradiction, mais au contraire une grande sincérité et honnêteté à le reconnaître.

       
  • #1389693

    Quelle excellente nouvelle !!! prometteur le projet

     

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  • #1405997

    Très bonne initiative mais seulement accessible à une "élite" (i.e les adhérents d’E&R). Je remarque le même phénomène pour les réseaux AMAP, au delà du fait qu’il faille s’engager sur un semestre (ce que je comprend parfaitement puisque ça permet de planifier efficacement la charge de travail et éviter le gaspillage), il faut aussi participer à des sortes d’ateliers, participer à la vie de l’association, etc. Je n’adhère pas vraiment à cette vision clanique où on ne peut pas simplement payer le prix pour un produit de qualité (qui permet tout de même à l’exploitant de pérenniser son activité) mais au lieu de ça d’être contraint à se sociabiliser, faire partie d’une sorte de communauté. Je m’en fous complètement et résultat je me retrouve à bouffer des produits de mauvaise qualité (et souvent importés) achetés à l’intermarché du coin ... J’espère que cet "annuaire" sera accessible à tous afin que je puisse participer financièrement à un mouvement nécessaire et vital comme je peux le faire avec Aubonsens ou KontreKulture sans pour autant feindre une amitié.

     

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    • #1408086
      Le Février 2016 à 12:38 par Libre de penser ce que je veux
      Éric Sancery et Alain Soral présentent le Réseau d’économie solidaire

      AMAP, réseau où toute ma famille y a adhéré, il n’est nullement obligatoire de participer à des ateliers ni à des séminaires ou d’acheter des produits dont certains produits (souvent labellisés comme le périgord) sont assez chers, ce n’est pas parce que vous avez adhéré (payer votre cotisation) que vous êtes sommés d’aller à l’endroit indiqué. C’est absolument FAUX. Selon les AMAP, on compte sur la participation des adhérents pour aider à la distribution des produits (les installer, constituer des paniers pour le nombre de paniers à servir) => c’est tout ce que l’on vous demande. Vous n’êtes nullement contraint d’acheter ou participer si vous ne le souhaitiez pas.
      Les produits sont de très grandes qualités puisque pour les légumes sont arrachés la veille ou le jour même avant distribution. L’agriculteur... explique comment il produit => là vous êtes sûr de la traçabilité du produit. Certains produits sont abordables (Ex :10 kg de pommes terre = 10 euro ; ce n’est pas le seul produit à prix raisonnable). Ma famille préfère donner 10 euro directement à l’agriculteur puisque ce prix s’avère le fruit de ses efforts (y compris le déplacement en voiture avant distribution).

       
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