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Le pouvoir saoudien reconnaît la mort de Jamal Khashoggi dans son consulat d’Istanbul

Il aura fallu dix-sept jours – et de nombreuses incohérences dans sa défense – pour que l’Arabie saoudite reconnaisse enfin que Jamal Khashoggi est mort, le 2 octobre, dans son consulat à Istanbul à la suite d’une « rixe à coups de poings » entre le journaliste dissident et des officiels qui le recevaient.

 

 

Cette version, donnée dans la nuit de vendredi à samedi [20 octobre 2018] par le procureur général saoudien, a été peu après démentie par le directeur d’un centre de réflexion considéré comme proche de la direction du royaume, Ali Shihabi, qui impute la disparition de Khashoggi à « un étranglement et pas à une rixe à coups de poings ». Bref, avant comme après cette reconnaissance saoudienne, la cacophonie persiste.

Trois jours après la disparition de l’opposant, le prince héritier et l’homme fort à Riyad, Mohammed Bin Salman (MBS), affirmait pourtant à l’agence Bloomberg qu’il ne connaissait pas le sort de Jamal Khashoggi, mais que, d’après ce qu’il en savait, il était sorti du consulat, quelques heures après y être entré.

Si le journaliste est bien mort d’une bagarre, qui a mal tourné, pourquoi alors ne pas avoir donné le corps à sa famille ? Ou est-il d’ailleurs ? Il aurait été donné à un « opérateur local », selon un représentant saoudien cité par l’agence Reuters.

Au-delà de l’enquête, d’autres questions se posent. Sur les premières sanctions prises par Riyad. Le général Ahmad al-Assiri, numéro deux des services de renseignements, et Saoud al-Qahtani, sorte d’éminence grise de MBS dont Le Figaro avait annoncé mardi qu’il était dans le collimateur, ont été destitués. Dix-huit autres personnes ont également été arrêtées.

Les lampistes suffiront-ils à éteindre l’incendie ? Grand allié de l’Arabie, Donald Trump estime « crédible » la version saoudienne mais il précise que ce n’est qu’un « pas » vers l’établissement de la vérité. Y en aura-t-il d’autres ? Il avait promis de « sévères conséquences », si Riyad est impliqué.

[...]

Le monarque a annoncé la création d’une commission ministérielle présidée par MBS pour restructurer les renseignements saoudiens.

Une source officielle citée par Reuters affirme qu’il n’y avait pas d’ordre explicite de tuer Khashoggi, simplement une « consigne générale de ramener les opposants dans le royaume ». Mais qui peut sérieusement croire que le problème vient uniquement d’un mauvais fonctionnement des grandes oreilles saoudiennes ?

Lire l’article entier sur lefigaro.fr

L’affaire Salmane-khashoggi, sur E&R :

 

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