Egalité et Réconciliation
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Le sionisme en question – Conférence de Youssef Hindi à Toulouse

L’équipe d’E&R Toulouse a reçu Youssef Hindi le 15 février 2020 pour une conférence intitulée « Le sionisme en question ».

 

La conférence :

 

 

00:15 Présentation des ouvrages Chroniques du sionisme et Occident et Islam
01:30 De la différence entre géopolitique du sionisme et géopolitique d’Israël
01:53 Erreurs historiques sur la genèse du sionisme
03:01 Émergence du sionisme en Espagne au XIIIe siècle
04:05 Moïse Nahmanide (1194-1270)
05:05 Abraham Aboulafia
06:07 Épopée à travers l’Europe de David Reuveni et Solomon Molkho (1525-1532)
07:39 Constitution du judéo-christianisme comme tentative de subversion de l’Église catholique par la mystique kabbaliste juive
08:54 Martin Luther et l’émergence du protestantisme, retour à l’Ancien Testament
10:14 Le XVIIe siècle : fusion financière entre juifs et protestants post-révolution cromwellienne en Angleterre
10:44 Manassé Ben-Israël et le déplacement du centre de gravité financier de l’Europe continentale vers Londres
11:50 Fondation du premier Commonwealth
12:30 Le judéo-christianisme, clé de compréhension de la géopolitique actuelle des États-Unis
14:51 Mike Pompeo, Mike Pence et la Rapture
16:00 Influence pro-israélienne et remodelage du Proche et du Moyen-Orient
17:52 Le 11 septembre 2001 et la mise en pratique du Plan Yinon
18:39 Octobre 2015, les Russes contrecarrent les plans d’expansion israélien (du Nil à l’Euphrate)
20:04 Premier changement de donne : élection de Donald Trump en 2016
24:11 Second changement de donne : opposition à l’intérieur du monde juif entre sionistes fanatiques et diaspora
25:32 Bibi et son gouvernement messianique et talmudique
27:14 Montée du danger pour la diaspora juive à travers le monde
28:46 Quelques mots pour conclure, applaudissements
29:22 Poursuivez la réflexion avec Kontre Kulture

 

Les questions du public

 

 

 


 

Bonus : entretien avec Youssef Hindi en marge de la conférence

 

00:22 Pourquoi avoir écrit ce livre ?
01:40 En quoi l’influence du sionisme concerne-t-elle la France ?
04:04 La surmédiatisation de faits divers impliquant la communauté musulmane fait-elle partie d’une stratégie ?
05:40 Ce qui permet de faire monter les tensions ?
07:45 Quel est ton point de vue sur la remigration ?
10:57 Steeve Bannon avait essayé de rassembler les nationalistes européens ; pourquoi a-t-il échoué ?
14:07 Existe-t-il un lobby sioniste européen ?
14:58 Est-ce que tu t’informes sur le site d’E&R en plus d’y participer ?

 

 

Retrouvez Chroniques du sionisme chez Kontre Kulture !

 

Retrouvez Youssef Hindi, sur E&R et ERFM !

Pour soutenir les sections régionales d’Égalité & Réconciliation :

 



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50 Commentaires

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  • Il y a chez eux un génie particulier à enfourcher l’Histoire et à faire et défaire les nations ! C’est stupéfiant !!!


  • Encore de la part de Monsieur Hindi du lourd éclaircissant avec une agréable simplicité méritante la réalité de l’histoire monothéiste et spirituelle paraissant confuse...
    Surtout que l’amalgame paresseux, sens contraire de la précision recherchée, correspond au seul jugement possible des illégitimement fiers ignorants, agnostiques, ou athées.


  • Relire René Guénon, au plus vite...

     

    • Lequel de ses ouvrages ? Quel chapitre ? Merci


    • Plutôt de la question juive de l’abbé Rioult
      http://lasapiniere.info/presta/inde...


    • @ Enki

      Tout ce qu’il a pu écrire dans La France antimaçonnique, ses comptes-rendus de Copin-Albencelli etc. Sans oublier tout ce qu’il a pu écrire sur la Kabbale, ses origines etc.

      Les branquignoles qui jouent les experts, c’est vite lassant. Pour rappel, le Christ n’est pas venu abolir la Loi mosaïque, mais l’accomplir, Kabbale comprise.

      Pour s’en convaincre, lire le Chevalier Drach. Une lecture de Reuchlin peut aussi s’avérer salvatrice.

      Quant à l’abbé Rioult, c’est effectivement une « synthèse »...


    • René Guénon... dans ma petite bibliothèque :
      - Le Roi du monde
      - La crise du monde moderne


    • @ Enki

      Tout ce qu’il a pu écrire dans la France antimaçonnique, ses comptes-rendus des ouvrages de Copin-Albancelli etc. Et pour rester dans le sujet, tout ce qu’il a écrit sur la Kabbale, ses origines etc. (cf mon com en réponse à Y Pinh, un peu plus bas).

      Le point essentiel, c’est de ne pas tomber dans le piège qui consiste à confondre (ou à identifier) le modèle et sa contrefaçon, que ce soit concernant la Kabbale ou la Franc-Maçonnerie.


    • Bill boquet...
      Jesus est venu « accomplir » la loi, c’est à dire la compléter et donc la dépasser ; puisque Jésus est la vérité, il vient forcément, non abolir la loi, mais la rendre caduque d’une certaine manière. Sinon, pourquoi la Passion ?


    • « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » (Matthieu 5,17)

      S’il l’accomplit, c’est qu’il l’intègre. C’est un processus d’inclusion, pas d’exclusion.

      « Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père ; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. » (Jean 5,45)

      Quand l’on dit que la Kabbale ne s’oppose pas au Christianisme, c’est dans la mesure où elle mène au Christ, bien entendu. Il ne s’agit pas de revenir en arrière.

      Cette convergence est parfaitement démontrée par Le Chevalier Drach, notamment dans « De l’harmonie entre l’Église et la synagogue » (Paris, 1844). ouvrage publié avec imprimatur.


    • Lire Guénon :
      1 : Avoir un soif inébranlable et sans compromis de la Vérité.
      S’attacher à l’œuvre, au contenu et jamais à l’auteur.
      Mettre l’œuvre à l’épreuve à volonté, sans attendre des exemples concrets de la "vraie" vie ou de l’histoire, ni de résumé "pratique" : tout ça doit être apporté en complément par le lecteur lui-même, une fois qu’il s’est représenté le concept.
      Etre prêt à se défaire, éventuellement, de tout "confort" intellectuel préétabli (souvent par le système dans lequel on se baigne depuis toujours : c’est certainement le plus dur, surtout pour des gens qui s’y sont "instruits" et construit leur existence. Pour ceux-là le pas est quasiment infranchissable.)
      Lire de préférence dans cet ordre :
      La crise du monde moderne (Le plus accessible, introductif et filtrant : si ça heurte, c’est dès les premières pages. Si vous êtes celui qui répond au premier critère, vous poursuivrez.
      Introduction à l’étude de l’hindouisme (titre de mémoire, peut différer). Pour approfondir le concept.
      Si vous êtes pressé (jamais bon, mais compréhensif), allez en 2e directement vers :
      Le règne de la quantité qui vous donne la compréhension fondamentale du monde qui vous entoure.
      J’ai lu et étudié presque tous ses œuvres. Au départ, ce qui est soulevé semble assez hallucinant. Mais une fois passé l’épreuve, l’absence totale de contradiction et l’explication des phénomènes historiques à la lumière de la spiritualité pure (donnée entre les lignes : "langage des oiseaux" qui laisse la place de l’indicible à votre intelligence du cœur) et qui ouvre potentiellement toutes les portes (la seule limite c’est celui de chacun), oblige finalement l’assoiffé de Vérité à "capituler". Quand vous avez une telle clé, vous n’en avez pas besoin d’autres. C’est la véritable libération, tout d’abord du mensonge généralisé et omniprésent.
      Après la voie est libre pour aller plus loin.
      Guénon, donne beaucoup de références (et de détails) dans les notes de bas de page. On peut aller les chercher également. Un dictionnaire étymologique peut aussi devenir utile.

      Bonne lecture et bonne approche.
      Le reste, c’est à vous de l’ajouter.


    • Et lire aussi Jean Vaquié "L’imposture Guenoniene". Guenon incompatible avec la tradition apostolique.


    • @ Laurent

      Ah oui, ce livre a vraiment fait beaucoup rire :-) :-) :-)


    • @ Laurent
      Excellent


  • La réponse de Charles Quint mdr : "envoyez-moi ça au bûché", à l’époque y’avait pas de dîner du crif !
    L’abominable sentence, par le feu purificateur, avait alors comme parallèle la croyance en Dieu, indéfectible... se convertir au judaïsme pour un roi chrétien était la pire des insultes.
    Imaginez si on remettait les bûchers aujourd’hui, sur la place du marché... C’était une autre époque.
    JM Le Pen est pour la peine de mort et moi aussi, mais ça reste désuet comparé au manque de foi qui nous anime les amis.
    On va dire qu’on a gagné en civilité ? Moi je pense qu’on a perdu le sens du sacré - et de l’héroïsme, c’est un peu la même chose.

     

    • Cette histoire sur Charles Quint ne m’a pas fait rire j’ai plutôt trouvé ça très touchant une époque où les dirigeants étaient des hommes intelligents.
      Ce Charles Quint mériterait qu’on s’intéresse un peu plus à lui et qu’on lui rende hommage.


  • Il amusant de voir que Hindi pense que Pompeo est un illuminé qui croit en la "Rapture".

    Lors de l’Armagedon, Pompeo espère bien être sur un "balcon" pour observer la guerre mondiale. Ce balcon pourrait exister réellement : ce serait une station spatiale orbitale qui devrait servir de refuge à Pompéo.

    Pompéon n’est pas si illuminé que cela, il fait partie de ceux qui espèrent être dans le haut de la pyramide quand elle s’envolera.

    Mais c’est évidemment un imbécile qui ne verra jamais la station spatiale réservée bien évidemment à la "famille".

    Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

     

    • Je ne suis pas sûr qu’un lanceur soit apte un jour à envoyer Pompéo en orbite... Faut voir la masse à transporter ! Surtout, qu’il risque de ne pas être le seul à vouloir être sur le balcon...

      En outre, en cas de guerre, le proche espace ne sera pas épargné, bien au contraire, c’est là haut qu’auront lieu les premières frappes.


    • @spiritof76

      La station spatiale était juste une image de balcon.

      En fait le "balcon" sera plutôt un pays totalement contrôlé à l’abri des des guerres, des retombées nucléaires et des mouvements sociaux.

      Un pays comme l’Australie ou la Nouvelle Zélande : deux pays occidentaux où les migrants ne peuvent pas entrer et où les médias ne s’en plaignent pas, allez savoir pourquoi !

      Concernant les batailles spatiales, elles n’auraient lieu que si les différentes puissances spatiales étaient indépendantes les unes des autres. Or ce n’est évidemment pas le cas. Toutes ces soit-disant guerres entre Russes, Américains et Chinois ne sont là que pour le spectacle des bisounours. Vous voyez bien que tous ces pays obéissent aux "maîtres du Covid.". Même l’Iran et le Liban !

      La vraie guerre qui se fait partout en ce moment même, et c’est celle des "maîtres du Covid" contre tous les peuples de la terre.

      Ce sont justes des hypothèses bien sûr, mais elles valent bien les histoires racontées sur des vieux bouts de parchemins datant de 2000 ans.


    • Michel amm
      Très bonne analyse ! Tout est un théâtre , tout n’est qu’illusion. Le monde est dirigé par quelques centaines de personnes et quelques dizaines de loges au travers le monde qui ont un agenda bien précis et auquel les politiques se réfèrent religieusement..,


  • Le désaccord entre Youssef Hindi et Laurent Guyénot se repose en fait sur des présupposés se référant ou non à la "foi". Pour Y.Hindi, qui se place d’emblée dans le giron musulman de ses origines, le monothéisme est posé d’office comme ontologiquement "vrai", renvoyant à "El" ou Allah (= "Le Dieu"), une des divinités de l’ancien royaume d’Israël, reconnu comme étant le Dieu unique universel. Pour L.Guyénot en revanche, qui raisonne hors de tout cadre religieux préétabli (ce qui n’est pas le cas du "paganisme" qui est toujours particulier, en rapport avec une communauté spécifique), tout en se fiant aux seules informations vérifiables, donc "objectives", l’apparition du monothéisme est un phénomène historique datable, tout comme la ou les divinités qui y sont associés, qu’ils se nomment El, Baal, Yahou ou Yahvé. Par ailleurs, le fait de faire remonter Allah au seul El comme le fait Hindi est un choix arbitraire, motivé uniquement par des impératifs religieux. En réalité, hors de toute considération dogmatique, tout permet maintenant de penser que l’islam était véritablement issu du "nazaréisme" ou "judéo-christianisme" remontant aux premiers juifs christianisés de Syrie-Irak comme le propose le Père Gallez dont la démonstration n’a jamais été vraiment réfutée. Allah, "Le Dieu" prolonge donc vraiment Yahve, le Dieu d’Abraham/Ibrahim, de Moshe/Musa, etc. et nom l’évanescent "El". D’un point de vue érudit, c’est donc un faux débat qui oppose Y.Hindi à L.Guyénot. Pour le coup, malgré la pertinence de ses analyses sur les origines et la nature politique du sionisme, Hindi reste prisonnier de ses allégeances communautaires, et donc aussi de simples dogmes religieux. Peu importe ainsi sa "lecture" ou ses convictions sur les origines des anciennes religions du Moyen-orient, ainsi que de l’islam lui-même, l’essentiel est qu’il contribue à nous éclairer sur les origines du sionisme et les imbroglios géostratégiques du Moyen-orient. Ce qu’il fait très bien et on ne peut que l’en remercier.

     

    • @ Y Pinh

      « Le Dieu » ? Qu’est-ce que c’est ?

      S’agit-il d’Elohim (Le « Créateur »), de YHAVE (« Le Seigneur »), d’Adonaï, d’El Shaddaï (le « Dieu Tout Puissant ») ou Dieu d’Abraham, de l’« Eternel », d’El-Elyôn (le « Dieu Très-Haut ») dont Melki-Tsedeq est le prêtre et dont le nom en réduction numérique en fait un équivalent d’Emmanu-el (« Dieu parmi nous ») etc. ?

      Cette diversité de « Noms divins » n’est pas due à des évolutions onomastiques, ce sont une seule et même Divinité envisagée sous différents rapports, dotée de différents « attributs » et dont l’activité s’exerce à des niveaux de réalité totalement différents.

      Il faut être absolument ignorant des ressorts de la langue hébraïque et de l’herméneutique traditionnelle juive (« Kabbale », dont le sens premier n’est d’ailleurs pas transmission, mais réception...) pour s’imaginer que ce qui distingue Elohim de YAHVE c’est la sensibilité du copiste ou l’adoration de divinités distinctes !

      Quant à l’antiquité de la Kabbale - dont l’origine n’a évidemment rien à voir avec l’« historicité » ou l’apparition publique tardive de textes écrits - tel le fameux Zohar -, puisqu’il s’agit tout d’abord et avant tout d’une tradition... orale ! -, elle ne fait aucun doute, du simple fait que cette herméneutique (qui est en fait plurielle) soit la seule qui puisse rendre compte de manière logique et cohérente de la diversité des « Noms divins » cités ut supra, ainsi que de la place et du rôle qu’ils jouent dans le texte biblique.

      Le problème des premiers Pères de l’Eglise, c’est que beaucoup d’entre eux ne connaissaient pas l’hébreu, ce qui ne fut pas le cas des kabbalistes chrétiens, tels Reuchlin ou Knorr von Rosenroth (*), qui n’eurent aucun mal à transposer l’interprétation kabbalistique juive du Judaïsme vers le Christianisme sans que cela ne relativise en aucune manière l’authenticité de leur Foi en Jésus-Christ car, comme le disait ce dernier : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir la Loi ».

      Sur la parfaite concordance de la Kabballe juive authentique et du Christianisme, on se reportera aux ouvrages du Chevalier Drach.

      (*) Pour ne citer que deux exemples tardifs, car on parle déjà de Qabale chrétienne en Gaule à l’époque de Guillaume d’Orange (rien à voir avec son homonyme roi d’Angleterre et d’Irlande et d’Écosse) au VIIIe siècle, où il existait un « Royaume juif » en Septimanie.


    • *corr : YAHVE

      Faute de frappe.


    • @Y Pinh : votre remarque est extrêmement éclairante, et me fournit une explication supplémentaire du bonheur de suivre la pensée de Laurent Guyénot : on ressent une véritable libération intellectuelle, tant c’est un esprît libre, d’une rigueur implacable néanmoins, dans sa démonstration.

      On ne le sent nullement empêtré dans un quelconque charabia philosophico-idéologique : s’il avait trouvé des preuves infirmant ses conclusions actuelles sur les prétendus attentats du 11 Septembre, et démentant la responsabilité des forces sionistes, il aurait tout bonnement changé d’avis : c’est pourquoi il est si convaincant.


    • Par-delà la multiplicité des "qualificatifs" (genre "adonaï", "Tsevaot", dieu "des armées", Melekh "roi", etc) qui sont autant de mode de perception reflétant ou non des pratiques cultuelles en rapport avec des particularismes communautaires, il reste que les divinités hébraïques, israélites ou judéennes se retrouvaient dans l’appellation générique "El" (ou "Yo", "Ya", "Ye" du côté judéen, en remontant semble-t-il à des traditions régionales différentes) dont le pluriel, hors interprétation théologique comme le font les chrétiens est Elohim, "les dieux". La Bible, tout comme l’ensemble des religions à prétention "monothéiste" s’y référant est foncièrement, pour ne pas dire, irréductiblement polythéiste. Par ailleurs, il convient de rappeler que les anciens "hébreux" (apparemment, une appellation générique comme "bédouin", avec une signification analogue) auxquels se rattachaient aussi les peuples cananéens dont sera ensuite issue la "secte" judéo-israélite Yahviste (car on est en droit de s’interroger si, depuis l’antiquité comme jusqu’à notre époque, il a réellement existé un "peuple juif" spécifique, remontant à une ethnicité particulière et non une simple construction idéologico-religieuse ! Pensons à l’"invention du peuple juif" de Shlomo Sand) n’étaient qu’un élément régional plutôt "mineur" même à l’intérieur de l’ensemble des peuples sémitiques du nord. Leurs perceptions religieuses (à travers par exemple la notion de "El" en débat ici) doit donc aussi être éclairées par les données fournies par les sources akkadiennes ou ougaritiques. Pour ce qui est enfin des traditions kabbalistiques, nous avons ici affaire, pour l’essentiel, à des spéculations ésotériques d’ashkénazes, c’est-à-dire de "juifs" européens germanophones du moyen-âge occidental qui interprètent à leur manière de vieilles traditions moyen-orientales dont ils n’étaient informées que par le truchement de lectures religieuses particulières, en fonction des problématiques de leurs temps. S’en servir comme référence pour expliquer les anciennes traditions bibliques serait donc un peu comme interpréter les traditions des peuples aborigènes d’Amérique ou d’ailleurs à travers les spéculations du New Age californien.


    • @ Y Pinh,
      Non, bien que musulman, Hindi n’analyse pas en se plaçant comme étant issu de l’islam ... ça tout le monde l’a remarqué, depuis ses débuts. C’est d’ailleurs, ce qui fait son sérieux. Généralement, il procède déjà par recherche historique ... et, s’il donne une reférence religieuse (juive, chrétienne, musulmane ou autre) elle ne l’est que pour indication, sans plus.

      C’est d’ailleurs pour cette raison (dont ton accusation) que malheureusement peu de musulmans le suivent . Par contre, certes, il n’a pas étudié le 911 ou autre false flag comme l’a fait Laurent Guyénot ... mais HIndi, n’a jamais été en désaccord avec les analyses de Laurent. En fait, Youssef est un chercheur ... et pour ça, il va loin, très loin.

      Imran Hosein par ex. prend un chemin différent, se base sur le Coran et fait des recherches ... il s’estime être dans le vrai, quand les faits de la réalités, concordent avec les textes religieux. Enfin, souvent (mais pas systématiquement), les 2, Youssef Hindi et Hosein arrivent à la même conclusion.


    • 2.

      Concernant la notion de « peuple juif », tel que Schlomo Sand en a parlé, la chose est extrêmement simple. Est « juif » toute personne qui reconnaît YAHVE comme son Dieu est obéit à ses commandements. La fait d’être juif n’a donc rien à voir avec une quelconque singularité ethnique ou localisation géographique. Le fait que le terme de « juif » ait également servi à désigner la population de Judée ne change rien à l’affaire car, avant d’être « juifs », les adorateurs de YAHVE étaient « hébreux » (Autrement dit, Abraham aurait été le premier surpris de se voir qualifié de « juif »), ce dernier terme signifiant étymologiquement « ceux qui ont traversés le fleuve » - et dont le sens littéral est évidemment parfaitement secondaire (vous le sauriez si vous étiez kabbaliste), la « traversée » en question symbolisant tout autre chose que le fait de passer d’un territoire à un autre…

      Concernant l’origine de la Kabbale fixée au XIIIe siècle, sous prétexte qu’il n’existe pas trace physique de textes kabbalistiques avant cette époque, j’ai déjà répondu à cet argument dans mon post précédent : la tradition kabbalistique est (comme tous les enseignements ésotériques) une tradition initialement orale, c’est-à-dire se transmettant « de bouche à oreille » de maître à disciple. Ce n’est pas non plus un enseignement public. Autrement dit, la Kabbale remonte à Moïse, dont il eut la révélation au Mont Sinaï. Encore une fois, si la Kabbale était de facture tardive, comment une telle herméneutique (qui, je le répète, est plurielle) pourrait-elle donner son sens au texte biblique en permettant d’accéder à ses différents niveaux de lecture ? Qui plus est, en se basant sur la valeur numérique des lettres hébraïques, dont la création - soyez-en persuadé - ne date pas du Moyen-Âge. C’est là-dessus que vous devriez vous interroger, à condition de savoir comment cela fonctionne, ce qui ne s’apprend pas dans les livres d’Histoire ou de géographie...

      j’aimerais d’ailleurs savoir ce que vous entendez par « de vieilles traditions moyennes orientales » (sic !) LOL

      Pour une démonstration pratique de tout cela, je vous renvoie aux ouvrages du Chevalier Drach.


    • Après maintes lectures des commentaires me précédant, je ne saisi absolument pas le pourquoi des oppositions Hindi, Gueynot !?!?
      C’est comme si une course pour crétins était ouverte à celui qui étalerait sa méga culture, le principal est qu’ils nous soient utiles pour comprendre la géopolitique et son histoire, merci à E&R de les difusser.
      Je trouve Hindi très pointilleux, et même extrêmement rigoureux le sujet est trop risqué, ceux qui ne la sauraient pas sont novices chez E&R, Mr Soral sait ce qu’il pourrait lui en coûter. Hindi ne se cache pas derrière sa religion, il nous transmet des faits documentés, datés et précis quand à leur influence historique concernant le sionisme.
      Je ne vois absolument pas ou il analyse avec des œillères de musulman, citez des exemples en lieu et place d’un dénigrement gratuit, à bon entendeur...


    • @ Bill Boquet

      Comme vous vous en réclamez vous-même, et tout votre exposé le confirme, vous avez une approche kabbalistique (c’est du français !) de l’histoire et des idées en général. C’est-à-dire "ésotérique", en se réclamant d’un savoir "caché", obtenu on ne sait trop dire comment, les "réponses" pouvant aller de "tradition orale", invérifiable évidemment, à "illumination" intérieure. Ou encore, d’une "révélation" de la part, on ne sait trop de qui ou de quoi, en fonction de ce à quoi on décide de croire. Mais en ce qui me concerne, pour les questions historiques, je me contente d’une approche dite "objective", s’appuyant sur des sources vérifiables, genre documents authentifiés, données archéologiques, analyses philologiques et linguistiques, etc. Et d’après ce que j’ai cru comprendre, Laurent Guyénot, tout comme aussi Thomas Römer, observe la même démarche pour comprendre les réalités bibliques ou judaïques. Je suppose aussi que Y.Hindi fait de même pour l’essentiel de ses recherches concernant les origines du sionisme, d’où sa crédibilité. Ce qui cependant ne signifie en rien que, dans ma vision du monde, je suis "scientiste" ou même "rationaliste" (bien que s’efforçant d’être "rationnel" !) mais que je m’efforce de ne pas trop mélanger les genres. C’est seulement lorsque je fais œuvre d’historien, y compris des idées et des croyances, que je m’en tiens à une approche historienne, la plus pluridisciplinaire possible. Pour le reste, suivant depuis longtemps les travaux des gens comme Philippe Guillemant ou Mario Beauregard (entre autres !), je suis résolument anti-matérialiste ou "spiritualiste", ce qui n’a fait que m’éloigner davantage encore des discours réductionnistes religieux, surtout monothéistes.

      Les "traditions moyen-orientales" sont celles des pays de langues sémitiques du Moyen-orient, en grande partie héritées des Sumériens et fortement influencées par celles de l’Egypte antique d’une part, et celles des peuples indo-européens (hittites, aryano-perses ou grecs plus tardivement) de l’autre. Celles dites "hébraïques" n’en sont qu’un aspect, plutôt "provincial" et surtout tardif, devenu difficile d’approche en raison d’une évolution historique particulière où s’entremêlent les prétentions religieuses, les mystifications ésotériques et les récupérations idéologico-politiques. (suite en bas)


    • (suite et fin)

      C’est dans ce contexte qu’il faut situer les traditions dites "juives" de l’Europe médiévale, de la part d’Européens, de Caucasiens ou de turco-khazars "convertis" à leur manière au judaïsme talmudique, tout en baignant dans la culture germano-slave. Il est aussi alors de circonstance de rappeler, à la suite, entre autres, d’Henri Atlan, que ce judaïsme est une religion post-chrétienne (et on peut aussi ajouter, foncièrement anti-chétienne et anti-européenne !), formée surtout après le Xe siècle (et j’y ajoute, après même 1945... ). Cela permet de mieux évaluer l’intérêt historique ou philologique des spéculations kabbalistiques ou autres des Juifs européens concernant les anciennes réalités bibliques. Le moins que l’on puisse en dire est alors que leurs "traditions orales" ne remontent certainement pas aux anciens hébreux dont les seuls véritables descendants doivent se trouver parmi les Palestiniens, devenus arabophones après avoir été araménophones depuis plus de 2000 ans.

      Pour l’imprégnation islamique ou non de l’approche de Y.Hindi (concernant en fait surtout, pour ce que j’ai compris, les origines d’Allah !), on imagine mal comment pourrait-il en être autrement. Quelles que soient en effet ses convictions intimes, pour un musulman, y compris simplement "sociologique", la ligne rouge à ne pas franchir est la remise en cause du "monothéisme", assimilée à l’apostasie et à l’athéisme. En face, avec d’autres préoccupations, on dirait au "négationnisme". Mais heureusement que cela ne semble pas vraiment influer, sauf parfois de manière très formelle, sur ses analyses concernant les origines et la nature du sionisme. Et pour moi, c’est largement suffisant pour apprécier fortement ses travaux. Pour de meilleures compréhensions des réalités bibliques ou de l’islam, on peut disposer d’autres références.


    • Quoiqu’il en soit, merci Messieurs pour cet échange et développements très riches.


    • Précision linguistique importante "El" et "Allah" ne se réfère pas à une divinité en particulier comme on peut le faire avec "Baal", ou "Manat" et "Houbal" chez les anciens Arabes.
      C’est tout simplement le nom par lequel on définit la divinité dans les langues sémitiques.
      "Ilah" en arabe (et dans les autres langues sémitiques) veut dire "divinité". Jesus s’exclamait en araméen "Ya Elahi", "Oh mon Dieu", en arabe " Ya Ilahi". On le retrouve en hébreu dans "Eloah" .
      "Elohim est une forme longue basée sur la racine ’ēl signifiant « Dieu » dans les langues sémitiques. Elle est à rapprocher de l’akkadien ilu1, de l’araméen elah et de l’arabe ilāh". Wiki.
      Les autres nom de Dieu qu’on retrouve dans le judaisme sont des attributs, comme on les retrouve dans l’islam : "Abd-El-Hak", "le serviteur de la vérité (Dieu)". "Haq", litt. "vérité" est un attribut.
      "Adonaï (Hébreu : אֲדֹנָי), est la forme plurielle d’Adon, un terme qui signifie « mon maître »"
      "HaShem (Le Nom)". "YHWH...Le Tétragramme signifierait alors « Lui qui Est par Lui-même "

      De la même manière, dans un contexte profane et francophone les musulmans devraient utiliser le terme "Dieu" au lieu de mettre "Allah" à toutes les sauces.


    • @ Inuit

      Au contraire, les Bibles francophones devraient faire la distinction entre les différents Noms de Dieu, comme c’était le cas dans la Bible Crampon (ed. antérieures à 1928...).

      Ces Noms ne veulent pas dire la même chose.


    • @ Y Pinh

      1.

      Les « Noms divins » sont des « qualités » divines ou « attributs » d’UNE SEULE MÊME ET UNIQUE DIVINITE (indépendamment de toute notion contingente d’espace régional ou de temps historique), dont chacun (comme autant de visages de la Divinité) correspond à un certain DEGRE DE REALITE où l’activité divine s’exerce. Ces distinctions sont de nature métaphysique/ontologique et non pas liée à une quelconque évolution historique. Par exemple, YAHVE n’est pas le « Dieu Créateur » - qui est Elohim -, mais la Divinité envisagée par-delà le clivage Créateur/créatures (*). Voilà pourquoi ce n’est pas YAHVE en tant que tel qui s’adresse à l’homme, mais son ange (l’ « Ange de YAHVE », lorsqu’il s’adresse par exemple à Abraham dans l’épisode du sacrifice d’Isaac). Si l’on prend le cas de El Elyon (le « Dieu Très-Haut » de Melki Tsedeq), la réduction numérique des lettres de son nom en fait un equivalent d’ Emmanu-el (« Dieu parmi nous »), c’est-à-dire du Christ-homme, le premier représentant la « Transcendance radicale » de la Divinité, le second son « Immanence radicale ».

      Ces différents « Noms divins » ne sont pas la désignation de divinités distinctes.

      « Elohim » est un pluriel, car il est la Divinité en tant que « principe créateur » et que la création implique l’action d’un principe actif (pôle essentiel) sur un principe passif (pôle substantiel) (**), ce qui est traditionnellement présenté comme le passage (qui est une polarisation de l’Être) de l’Unité à la Dualité (ce qui est effectivement ce qui se passe lorsque Dieu « crée » le Monde, perçu désormais comme « distinct » de lui-même).

      (*) C’est l’exact équivalent de ce qui, dans l’Hindouisme, distingue « Ishwara » (Le « Seigneur des êtres produits ») de Paramatma (le « Soi Suprême », par-delà toute forme de distinction ou de réflexivité). L’un et l’autre n’étant que des aspects ou « noms » de Brahman.
      (**) Dans l’Hindouisme, cette action polarisatrice est représentée sous la forme du couple (!) Purusha/Prakritri, sans pour cela impliquer la moindre notion de « polythéisme ».


    • @ Y Pinh

      a.

      (…) C’est-à-dire "ésotérique", en se réclamant d’un savoir "caché", obtenu on ne sait trop dire comment, les "réponses" pouvant aller de "tradition orale", invérifiable évidemment, à "illumination" intérieure. Ou encore, d’une "révélation" de la part, on ne sait trop de qui ou de quoi, en fonction de ce à quoi on décide de croire.

      Une religion est « révélée », sinon ce n’est pas une religion, c’est une construction de la pensée humaine. A ce titre, ceux qui en témoignent sont forcément « inspirés » (ou « illuminés ») par un Esprit qui les dépasse et dont la source est divine ou « non-humaine ».Toutes les religions sans exception sont au départ des traditions « orales ».

      Mais en ce qui me concerne, pour les questions historiques, je me contente d’une approche dite "objective", s’appuyant sur des sources vérifiables, genre documents authentifiés, données archéologiques, analyses philologiques et linguistiques, etc.

      C’est tout le problème de la « méthode historique », qui réduit la réalité aux traces matérielles, ce qui est forcément insuffisant lorsque l’on prend pour objet d’étude une religion, c’est-à-dire un événement dont la source est divine ou non humaine et dont l’expression se fait par des moyens supra-rationnels. Quant à parler de « données (…) philologiques et linguistiques », tout en laissant de côté cette « science des lettres » propre à la tradition juive qu’est la Kabbale (cf infra point c.), on aimerait comprendre de quelle « objectivité » vous vous réclamez.

      Votre approche est matérialiste, puisque vous refusez d’examiner tout ce qui dépasse la « méthode historique » (ici la méthode kabbalistique). Il ne s’agit pas de « mélanger les genres », il s’agit de comprendre un sujet « de l’intérieur ». La moindre des chose serait donc d’en étudier les ressorts intérieurs. Concernant la Kabbale, qui est une herméneutique, il faudra en étudier la méthode et ses applications. On ne vous demande même pas de « croire » ou de « pratiquer », seulement de vous pencher à l’intérieur de la boîte.


    • b.

      … je suis résolument anti-matérialiste ou "spiritualiste", ce qui n’a fait que m’éloigner davantage encore des discours réductionnistes religieux, surtout monothéistes.

      Vous opposez spiritualité à religion (ce qui une première contradiction), car vous n’en pratiquez probablement aucune (ce qui est une seconde contradiction).

      Concernant vos « traditions moyen-orientales », on aimerait avoir des exemples concrets, et surtout en rapport avec la Kabbale…

      (…) Celles dites "hébraïques" n’en sont qu’un aspect, plutôt "provincial" et surtout tardif, devenu difficile d’approche en raison d’une évolution historique particulière où s’entremêlent les prétentions religieuses, les mystifications ésotériques et les récupérations idéologico-politiques.

      Là encore, vous ne faites que parler d’autorité, pour ne rien démontrer. C’est du pur verbiage.

      (…) Cela permet de mieux évaluer l’intérêt historique ou philologique des spéculations kabbalistiques ou autres des Juifs européens concernant les anciennes réalités bibliques.

      Je vous renvoie à mon post 1. (qui n’était pas passé hier, je vois qu’il est passé aujourd’hui) où, après avoir donné des exemples concrets du sens de certains des divers « Noms divins » à l’intérieur de la tradition juive, je terminais (post 2.) en vous posant la question suivante : Encore une fois, si la Kabbale était de facture tardive, comment une telle herméneutique (…) pourrait-elle donner son sens au texte biblique en permettant d’accéder à ses différents niveaux de lecture ? Qui plus est, en se basant sur la valeur numérique des lettres hébraïques, dont la création - soyez-en persuadé - ne date pas du Moyen-Âge.


    • d.

      Le lien « organique » qui existe entre les lettres hébraïques, le sens des mots et du texte qu’elles servent à former et l’herméneutique traditionnelle juive (la Kabbale) qui permet d’en extraire le sens caché (*), ne pourrait pas être ce qu’il est s’il n’y avait pas un lien structurel d’origine entre ces trois éléments, qui ont été comme « donnés ensemble ». Cela saute aux yeux. Encore faudrait-il s’être véritablement penché sur le sujet… de l’intérieur. On observe exactement la même « organicité » entre le texte du Coran, la langue arabe et la « science des lettres » de l’ésotérisme musulman ; ou entre les Védas et l’alphabet sanskrit. Ce phénomène est le propre des langues sacrées.

      (*) cf Deutéronome 29,28 : « Les choses cachées sont pour l’Eternel, notre Dieu ; les choses révélées sont pour nous et nos enfants, à toujours, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.  »

      (…) Le moins que l’on puisse en dire est alors que leurs "traditions orales" ne remontent certainement pas aux anciens hébreux dont les seuls véritables descendants doivent se trouver parmi les Palestiniens, devenus arabophones après avoir été araménophones depuis plus de 2000 ans.

      Est « juif » toute personne qui reconnaît YAHVE comme son Dieu est obéit à ses commandements. La fait d’être juif n’a donc rien à voir avec une quelconque singularité ethnique ou localisation géographique. Les Palestiniens étant essentiellement des musulmans, je ne vois pas très bien en quoi ils devraient être dépositaires de traditions appartenant à une religion qui ne les concerne pas.


    • c.

      Ce sont les procédés d’applications mêmes de cette herméneutique, et les résultats factuels qu’ils permettent d’obtenir, qui témoignent sans le moindre doute de l’antiquité de la Kabbale. Une herméneutique tardive, construite a posteriori, serait incapable de « coïncider » d’une telle manière avec le texte biblique au point d’en pénétrer les différents sens. « Coïncidence » qui s’exprime jusque dans la VALEUR et les CORRESPONDANCES NUMERIQUES des lettres hébraïques entrent elles, ainsi qu’entre les mots qu’elles servent à former. A titre d’exemple concret, je vous ai donné la correspondance « El Elyon/Emmanu-el », car elle permet non seulement de vérifier de manière quasi mathématique la justesse des méthodes kabbalistiques, mais aussi de voir que son utilisation transcende l’ « historicité » des textes (l’époque à laquelle ils ont été écrits etc.), tout comme elle transcende le clivage Judaïsme/Christianisme, l’ « Emmanu-el » ou « Dieu parmi nous » étant bien entendu le Dieu-homme du Nouveau Testament. La raison en est d’ailleurs très simple et donnée par Jésus-Christ lui-même : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » (Matthieu 5,17). On aperçoit ici tout le potentiel de ces « sciences sacrées » ante-modernes dont la Kabbale fait partie en tant que « science des lettres ».


  • Cet homme Youssef Hindi , à l’instar d’ Alain Soral est impressionnant de travail de recherches de connaissances et de pédagogie sur un sujet extrêmement complexe .
    L’histoire religieuse de la guerre de pouvoir de domination .
    Il sort essoufflé de l’échange questions réponses le visage marqué d’un marathonien qui se demande s’il a bien mené sa course .

    Le non concept aristotélicien de tiers exclu , pose bien l’arnaque je trouve . Là ils m’ont tué .


  • Merci à Monsieur Youssef Hindi, et à E&R, pour cette excellente conférence, très enrichissante sur de nombreux points.
    Monsieur Hindi maîtrise parfaitement ses sujets, et c’est une délectation que de l’écouter.


  • Youssef Hindi a raison : un très bon argument pour délégitimer l’immigration est de marteler que c’est tout sauf un phénomène naturel. Contrairement à ce que radotent les gauchistes.


  • Conférence aussi passionnante qu’inquiétante merci Youssef Hindi.

    J’ai repensé au tout premier documentaire de 2007 "Zeitgeist" de Peter Joseph que je conseil tant ce dernier offre un apport important pour les chercheurs de vérités.

    A la fin de celui-ci il y a une personne qui apparait à l’écran (son nom ?) qui explique que "les" institutions religieuses de cette planète son à l’origine du "foutoire" dans lequel nous vivons.

    Il est évident que beaucoup savent ce qui ce passe, ce qui est en train de se passer et depuis longtemps...

    Ainsi je suggère une ambitieuse rubrique E&R dans l’esprit d’un mémorial universel "La sauvagerie humaine dans l’histoire" avec une sous-rubrique "Les forfaitures du Sionisme" d’indispensable.

    En effet le parallèle avec les crimes contemporain font inmanquablement apparaitre l’horreur des passés oubliés.


  • Le point commun entre Yusef Hindi et Charles Quint est indéniablement qu’ils sont sous-estimés. L’histoire de Salomon Molkho est fort peu connue.


  • Youssef hindi est un bon judéologue c dommage qu’il ne soit jamais invité dans les médias dominants pour parler du judaïsme et du judéo talmudisme !!


  • On peut dire quand même que lon est servi chez ER, entre faits et documents hindi et nes autres et s’en parler des bouquins.... ils méritent le prix noble de la diversité de l’information et de l’éthique de na liberté d’expression... Bravo à toute l’équipe d’ER...

     

    • Le dialogue initié entre Y Pinh et Bill Boquet un peu plus haut, est un exemple stupéfiant des perles que l’on peut récolter sur E&R, ce site est absolument inestimable, innombrables pistes de recherches et de réflexion.

      C’est drôle, à l’instant je venais d’écouter en direct Philippe Mesnard, sur Radio Courtoisie : le thème de l’émission : la liberté d’inexpression...c’était d’un convenu ! J’avais envie d’appeler la station (le "dialogue" avec les auditeurs) pour leur demander : vous auriez pas entendu éventuellement parler d’Alain Soral ? On n’en parle jamais sur Courtoisie ! C’est bizarre !


    • @Lérins
      Rien d’étonnant au boycott de Soral par ces gens, Radio Courtoisie est devenue une station siono-compatible, sous son ton d’un fervent nationalisme, d’un attachement aux valeurs chrétiennes, d’une critique de la république, d’un rejet de l’UE etc... Plus jamais il ne sera question pour cette radio d’émettre la moindre critique envers israel ou sa diaspora toujours bienveilante aux intérêts israeliens dans le pays ou elle tient un certain pouvoir directe ou pas. Cette radio pousse le cynisme jusqu’à son paroxysme en défendant les chrétiens d’orient, toujours victimes des musulmans selon eux, ce qui est historiquement archi-faux et même de nos jours, à part qu’on puisse être ignard ou mal intentionné pour considérer dahech comme des musulmans.... A aucun moment il n’est question du bazar arrangé dans cette région par les us et les lobbies israéliens, quand ce n’est pas israel directement, cette sournoiserie dure depuis pas mal d’années.


    • @surnom : Tout à fait d’accord avec votre analyse : pas plus tard qu’hier soir y était invité (dans l’émission de Christian Vanneste) Patrick Jardin, père de Nathalie, assassinée au Bataclan, dont je venais d’apprendre ici même sur E&R (un des fils de lundi mais pas parvenu à retrouver le commentaire d’un camarade qui l’a mentionné) la publication de son livre "Pas devant les caméras" mais c’est typique de Radio Courtoisie, comment était la formule ? "ça a le goût du Canada Dry mais ça n’en est pas....


  • oui Mike Pompeo, Mike Pence...
    Vice president et ministre des affaires etrangeres de TRUMP...

    ca commence à enfin rentrer dans les tetes ?


  • Dire que le dieu des évangiles n’est pas YHWH Yahvé c’est peut-être le cas, car le concept évolue. Le croyant verra bien sûr une continuité de révélations du NOM (Nouvel Ordre Mondial ? Je plaisante). La personne à la démarche plus rationnelle verra une construction.

    Si on se base sur les travaux d’un diacre catholique, Francis Lapierre, les évangiles sont construits un peu comme l’Ancienne Alliance avec différentes couches de textes. Des canevas primitifs sont complétés par des textes explicatifs plus tardifs. Des doublets. Il a repéré à partir du vocabulaire sémite et des expressions sémites environ 265 versets dans Marc (complétés par Luc et Matthieu) lesquels pourraient être le canevas primitif d’un évangile de Jérusalem par exemple prêché par le groupe de Jacques frère de Jésus. Jésus apparaît alors plus sémite, direct et viril. Mais cela concerne alors les Juifs de l’époque, de Judée et de Galilée. Par la suite, les Églises grecques ou hébréo grecques ont ajouté des doublets à l’attention d’un public qui ne comprenait pas les choses typiquement hébraïques, d’où des invraisemblances historiques, de coutumes et de lieux. Donc elles ont universalisé les choses. Il est fort possible qu’à l’origine le dieu de cet évangile primitif soit (hélas !) YHWH Yahvé. Lorsqu’on passa dans le monde grec, le dieu devient alors plus universel. Pour Youssef Hindi Jésus, c’est Issa. Mais pour le judéo-chrétien de l’époque, époque qui précède l’écriture grecque des évangiles, Jésus, c’est Yeshu, Yeshua donc "YHWH sauve" ou délivre. Quand on creuse un peu, comment alors enlever YHWH des évangiles ? Cela semble impossible à faire. Il est normal que les gens défendent leurs convictions et croyances en argumentant. Le problème est qu’ils mélangent démarches scientifiques et démarches de foi (celles-ci donnent sens à des événements). Pour ma part, tout ça (les évangiles) sent quand même, le Midrash à plein nez... Mais plus que l’historicité, c’est sans doute le message qui donne sens à l’Histoire qui compte. Comme celui de renverser les tables des marchands du Temple.


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