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Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

La population ukrainienne est divisée entre une partie de culture européenne et une autre de culture russe. Cette singularité offre à Washington un terrain de jeu face à Moscou. Depuis quelques semaines, les tambours battent, sonnant la guerre. Pourtant aucun des alliés ne souhaite ni mourir pour Kiev, ni se sacrifier face à la Russie.

 

Les forces armées US

1/ Les Anglo-Saxons ont un ennemi héréditaire : les Russes. Ce sont pour eux des gens méprisables, destinés depuis Othon Ier (Xe siécle), à n’être que des esclaves ainsi que l’indique leur nom (slave signifie en anglais à la fois l’ethnie et l’esclave). Au XXe siècle, ils étaient contre l’URSS, prétendument parce qu’elle était communiste, et sont désormais contre la Russie sans savoir pourquoi.

2/ Second adversaire, des ennemis qu’ils se sont eux-mêmes créés en leur livrant une « guerre sans fin » depuis le 11 septembre 2001 : les populations du Moyen-Orient élargi, dont ils détruisent systématiquement l’organisation étatique, qu’ils soient alliés ou adversaires, pour les « renvoyer à l’âge de pierre » et exploiter les richesses de leur région (stratégie Rumsfeld/Cebrowski).

3/ Troisième adversaire : la Chine dont le développement économique menace de les reléguer en seconde position. Ils n’ont à leurs yeux d’autre choix que la guerre. C’est tout au moins ce que pensent leurs politologues qui parlent même de « piège de Thucydide » en référence à la guerre que Sparte livra à Athènes, effrayée par son envol [1].

4/ Les questions de l’Iran et de la Corée du Nord ne viennent que loin derrière les trois premières.

La Stratégie intérimaire de sécurité nationale de Joe Biden [2] ou l’Évaluation annuelle des risques [3] de leur communauté du renseignement ne cessent de le répéter sous différents angles.

Mener trois guerres à la fois est extrêmement difficile. Le Pentagone recherche actuellement comment hiérarchiser ces priorités. Il rendra son rapport en juin. Un secret absolu entoure la commission chargée de cette évaluation. Nul n’en connaît même les membres. Pourtant, sans attendre, l’administration Biden se focalise sur la Russie.

Que nous soyons indépendants ou inféodés à l’« Empire américain », il faut cesser de se contraindre à ne pas voir. Les États-Unis d’Amérique n’ont d’autre objectif que de détruire la culture russe, les structures étatiques arabes, et – à terme – l’économie chinoise. Ceci n’a absolument rien à voir avec la défense légitime de leur peuple.

Il n’y a aucun autre moyen d’expliquer pourquoi les États-Unis dépensent des sommes astronomiques pour leurs armées, sans aucun rapport avec les budgets de ceux qu’ils décrivent comme leurs « amis » ou leurs « ennemis ». Selon l’Institute for Strategic Studies de Londres, leur budget militaire est au moins égal à la somme de celui des quinze autres États les mieux armés [4].

 

 

Les sujets d’affrontement avec la Russie

Les États-Unis sont inquiets du redressement de la Russie. Après avoir vécu une chute brutale de leur espérance de vie entre 1988 et 1994 (5 ans de moins), ils ont récupéré, puis largement dépassé celle qu’ils avaient à l’ère soviétique (12 ans de plus), même si leur espérance de vie en bonne santé reste une des plus faibles d’Europe. Leur économie se diversifie, particulièrement dans le domaine agricole, mais reste dépendante des exportations énergétiques. Leur armée s’est renouvelée, leur complexe militaro-industriel est plus performant que celui du Pentagone, et elle a acquis une expérience en Syrie.

Pour Washington, la construction du pipe-line Nord Stream 2 menace de libérer l’Europe occidentale de sa dépendance au pétrole américain. Tandis que le rattachement de la Crimée à la fédération de Russie, voire celui du Donbass, portent au moins partiellement un coup à la dépendance de l’Ukraine à l’Empire américain (la Crimée et le Donbass ne sont pas de culture occidentale). Enfin, la présence militaire russe en Syrie freine le projet de destruction politique de tous les peuples de cette région.

« Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage »

C’est sans aucun doute le président Biden qui a ouvert les hostilités en qualifiant le président russe de « tueur ». Jamais les deux puissances n’avaient échangé d’injures, même à l’époque du Goulag. Son interlocuteur lui a répondu poliment et lui a proposé d’en débattre publiquement, ce qu’il a refusé.

Les États-Unis n’ont de vision du monde qu’à court terme. Ils ne se perçoivent pas responsables de leur héritage. Selon eux, les méchants Russes ont amassé plus de 100 000 hommes à proximité de l’Ukraine et s’apprêtent à l’envahir, comme les Soviétiques l’avaient fait en Pologne, en Hongrie et en Tchécoslovaquie. Or il s’agissait alors non pas de la Russie, mais de l’URSS ; non pas de la doctrine Poutine, mais de la doctrine Brejnev ; et Léonid Brejnev lui-même n’était pas russe, mais ukrainien.

Les Russes ont au contraire une vision du monde sur le long terme. Selon eux, les barbares États-uniens ont remis en cause l’équilibre des puissances lors des attentats du 11 septembre 2001. Immédiatement après, le 13 décembre 2001, le président Bush annonçait le retrait des États-Unis du Traité anti-missiles (Traité ABM). Puis, les États-Unis firent entrer dans l’OTAN, un à un, presque tous les anciens membres du pacte de Varsovie et de l’URSS en violation de leur promesse lors de la dissolution de cette dernière. Cette politique fut confirmée par la déclaration de Bucarest, en 2008 [5].

Tout le monde connaît la particularité de l’Ukraine : à l’ouest une culture occidentale, à l’est une culture russe. Durant une quinzaine d’années, le pays était politiquement gelé, jusqu’à ce que Washington organise une pseudo-révolution et place ses marionnettes, en l’occurrence des néonazis, au pouvoir [6]. Moscou a réagi assez rapidement pour que la Crimée proclame son indépendance et se rattache à la fédération de Russie, mais il a hésité pour le Donbass. Depuis, il distribue des passeports russes à tous les habitants de cette région ukrainienne dont il est le seul espoir.

 

L’administration Biden

Le président Biden était connu, lorsqu’il était sénateur, pour présenter au Sénat des dispositions législatives imaginées par le Pentagone. Devenu président, il s’est entouré de personnalités néoconservatrices. Nous ne le répéterons jamais assez : les néoconservateurs étaient des militants trotskistes qui furent recrutés par le président républicain Ronald Reagan. Depuis lors, ils sont toujours restés au pouvoir, sauf durant la parenthèse du président jacksonien Donald Trump, basculant du Parti républicain au Parti démocrate et réciproquement.

Durant la « révolution » colorée du Maïdan (2013-2014), Joe Biden, alors vice-président, prit fait et cause pour les néonazis qui étaient des agents des réseaux stay-behind de l’OTAN [7]. Il dirigea les opérations avec l’une des assistantes du secrétaire d’État de l’époque, Victoria Nuland (dont le mari, Robert Kagan, est un des fondateurs du Project for a New American Century, l’organe de collecte de fonds du républicain George W. Bush). Le président Biden a décidé d’en faire l’adjointe de son nouveau secrétaire d’État. Elle s’était appuyée sur l’ambassadeur américain de l’époque à Kiev, Geoffrey Pyatt, aujourd’hui en poste à Athènes (Grèce). Quant au nouveau secrétaire d’État du président Biden, Antony Blinken, il est juge et partie car d’origine ukrainienne par sa mère. Bien qu’ayant été élevé à Paris par le second mari de celle-ci, l’avocat Samuel Pisar (conseiller du président Kennedy), il est également acquis aux idées néoconservatrices.

 

La préparation de l’affrontement avec la Russie

À la mi-mars 2021, les États-Unis ont organisé avec leurs partenaires de l’OTAN les manœuvres Defender-Europe 21. Elles se poursuivront jusqu’en juin. Il s’agit de reprendre le méga exercice Defender-Europe 20 qui avait été réduit et abrégé en raison de l’épidémie de Covid-19. C’est un gigantesque déploiement d’hommes et de matériel pour simuler un affrontement avec la Russie. Ces manœuvres sont jointes à un exercice de bombardiers nucléaires en Grèce, en présence de l’ambassadeur Geoffrey Pyatt cité plus haut.

Le 25 mars, le président Volodymyr Zelensky publiait la nouvelle Stratégie de sécurité ukrainienne [8], trois semaines après que le président Joe Biden ait publié celle des États-Unis.

Répondant à l’OTAN, la Russie entreprenait ses propres manœuvres sur sa frontière occidentale, y compris sur sa frontière avec l’Ukraine. Elle dépêchait même des troupes supplémentaires en Crimée et jusqu’en Transnistrie.

Le 1er avril, le secrétaire américain à la Défense téléphonait à son homologue ukrainien à propos d’un possible renforcement de la tension avec la Russie [9]. Le président Volodymyr Zelensky faisait alors une déclaration dans laquelle il assurait surveiller les manœuvres russes qui pourraient être des provocations [10].

Le 2 avril, le Royaume-Uni organisait une réunion des ministères de la Défense et des Affaires étrangères britanno-ukrainiens, sous la responsabilité du ministre britannique Ben Wallace [11] (qui fut très actif dans le conflit du Nagorno-Karabagh [12]).

Le 2 avril, le président Joe Biden appelait son homologue ukrainien pour l’assurer de son soutien face à la Russie. Selon l’Atlantic Council, il lui aurait annoncé sa décision de lui donner une centaine d’avions de combat (F-15, F-16 et E-2C) actuellement basés sur la base aérienne de Davis-Monthan [13].

Le 4 avril, le président de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, le démocrate Adam Smith, négociait avec des parlementaires ukrainiens de fortes subventions à l’armée ukrainienne en échange de l’engagement ukrainien contre le pipe-line Nord Stream 2 [14].

 

 

Le 5 avril, le président Volodymyr Zelensky rendait une visite au Qatar. Il s’agissait officiellement de développer les relations commerciales. Le Qatar est le principal pourvoyeur d’armes des djihadistes et, selon nos informations, la question d’un éventuel financement de combattants fut abordée. Le directeur général du constructeur militaire Ukroboronprom, Yuriy Gusev, faisait partie du voyage. C’est lui qui avait fourni des armes à Daech sur commande du Qatar [15].

Le 6 avril, la Lituanie qui, par le passé protégea la partie occidentale de l’Ukraine dans son propre empire, s’enquit de la situation militaire [16].

 

 

Les 6 et 7 avril, le général britannique Sir Stuart Peach, président du Comité militaire de l’OTAN, se rendait en Ukraine pour préciser les réformes nécessaires pour que le pays puisse adhérer à l’OTAN [17].

Le 9 avril, conformément à la convention de Montreux, le Pentagone informa la Turquie de son intention de faire transiter des navires de guerre par les détroits des Dardanelles et du Bosphore.

 

 

Le 10 avril, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, reçut son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Istanbul, dans le cadre de consultations régulières entre les deux nations [18]. Au vu du blanc-seing qatari, la Turquie, membre de l’OTAN, débuta immédiatement le recrutement de djihadistes internationaux en Syrie pour les envoyer combattre dans le Donbass ukrainien. Des instructeurs militaires turcs furent également envoyés au port ukrainien de Marioupol, siège de la Brigade islamiste internationale [19], créée par le président Erdoğan et son homologue ukrainien d’alors avec des Tatars fidèles à Washington contre la Russie.

En toute logique, la fédération de Russie amassait ses troupes à la frontière ukrainienne. Aussi ses partenaires de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) l’ont-ils questionnée sur ses manœuvres. Ce à quoi la partie russe n’a répondu que de manière évasive. Or, le document de Vienne (1999) fait obligation aux membres de l’OSCE de se fournir les uns aux autres toutes les indications sur les mouvements de leurs troupes et de leurs matériels. Mais on sait que les Russes ne fonctionnent pas comme les Occidentaux. Ils n’informent jamais ni leur peuple, ni leurs partenaires en cours d’opération, uniquement lorsque leurs déploiements sont terminés.

Deux jours plus tard, le G7 publiait une déclaration s’inquiétant des mouvements russes, mais ignorant ceux de l’OTAN et de la Turquie. Il se félicitait de la retenue de l’Ukraine et demandait à la Russie de « mettre un terme à ses provocations » [20].

Le 13 avril, à l’occasion de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN avec la commission Ukraine/OTAN, les États-Unis ont déployé le grand jeu. Tous les alliés – dont aucun ne souhaitait mourir parce que les Ukrainiens ne parviennent pas à divorcer – ont été invités à apporter leur soutien à Kiev et à dénoncer l’« escalade » de la Russie [21]. Le secrétaire d’État, Antony Blinken, s’est longuement entretenu avec son homologue ukrainien, Dmytro Kouleba [22]. On se dirigeait inexorablement vers la guerre.

Subitement, le président Joe Biden détendit l’atmosphère en téléphonant à son homologue russe, Vladimir Poutine. Il lui proposa une rencontre au sommet alors qu’il avait dédaigneusement rejeté la proposition d’un débat public lorsqu’il l’avait insulté [23]. Après cette initiative, la guerre semblait évitable.

Le 14 avril, Antony Blinken, convoqua pourtant ses principaux alliés (Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni) pour les mobiliser [24].

 

 

Le 15 avril, le président Joe Biden donna sa vision du conflit, expulsa dix diplomates russes [25]. Il prit des sanctions contre la Russie accusée non seulement d’avoir truqué des élections pour faire élire le président Donald Trump, mais aussi d’avoir offert des primes pour l’assassinat de soldats US en Afghanistan ou encore d’avoir attaqué les systèmes informatiques fédéraux via un logiciel de SolarWinds.

Prévisible, la Russie expulsa un nombre identique de diplomates états-uniens. En outre, elle tendit un piège à un diplomate ukrainien qu’elle interpella en flagrant délit d’espionnage, des documents classifiés secret-défense à la main.

Poursuivant sur sa lancée, le président Volodymyr Zelensky alla rencontrer ses homologues français et allemands, le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel. Tout en déplorant l’escalade russe et en ne cessant de réaffirmer leur soutien moral à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ses deux interlocuteurs se firent évasifs sur la suite des événements. En définitive, si les États-Unis et la Russie doivent se rencontrer et discuter, il est un peu tôt pour mourir pour Kiev.

Thierry Meyssan

 

Notes

[1] Destined for War : Can America and China Escape Thucydides’s Trap ?, Graham Allison, Houghton Mifflin Harcourt (2017).

[2] Interim National Security Guidance, White House, March 3, 2021. « La stratégie de Sécurité nationale du président Biden », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 avril 2021.

[3] Annual Threat Assessment of the US Intelligence Community, Director of National Intelligence, April 9, 2021.

[4] The Military Balance 2021, Institute for Strategic Studies, Routledge (2021).

[5] « Déclaration du Sommet de l’Otan à Bucarest », Otan, 3 avril 2008.

[6] « Qui sont les nazis au sein du gouvernement ukrainien ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 mars 2014.

[7] Les Armées Secrètes de l’OTAN, Danièle Ganser, Ed. Demi-Lune (2003). Disponible en épisode sur Voltairenet.org.

[8] Décret présidentiel 121/2021.

[9] “Readout of Secretary of Defense Lloyd J. Austin III’s Call With Ukrainian Minister of Defence Andrii Taran”, US Department of Defense, April 2, 2021.

[10] “Zelensky on Russian troops near border : Ukraine is ready for any provocations”, Ukrinform, April 2, 2021.

[11] “UK defense secretary initiates talks with Taran due to escalation in eastern Ukraine”, Ukrinform, April 2, 2021.

[12] « Haut-Karabagh : victoire de Londres et d’Ankara, défaite de Soros et des Arméniens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 novembre 2020.

[13] “U.S. Should Provide Lend-Lease Type of Aid Package for Ukraine to Help it Upgrade its Air Force – Atlantic Council”, Defense Express, April 7, 2021.

[14] “Arakhamiya, Congressman Smith discuss expanding military support for Ukraine”, Ukrinform, March 5, 2021.

[15] « Le Qatar et l’Ukraine viennent de fournir des Pechora-2D à Daesh », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie), Réseau Voltaire, 22 novembre 2015.

[16] “Ukrainian, Latvian defense ministers discuss security situation on Ukraine’s borders”, Ukrinform, April 7, 2021.

[17] « Visite du président du Comité militaire de l’OTAN en Ukraine », Otan, 6 avril 2021.

[18] « La Turquie recrute des jihadistes pour les envoyer en Ukraine », Réseau Voltaire, 16 avril 2021.

[19] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Télévision nationale syrienne , Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[20] « Déclaration du G7 sur l’Ukraine », Réseau Voltaire, 12 avril 2021.

[21] « La Commission OTAN-Ukraine se penche sur l’état de la sécurité en Ukraine », Réseau Voltaire, 13 avril 2021.

[22] « Rencontre d’Antony Blinken et Dmytro Kouleba », États-Unis (Department of State) , Réseau Voltaire, 13 avril 2021.

[23] « Conversation téléphonique entre Joe Biden et Vladimir Poutine », États-Unis (White House), Réseau Voltaire, 13 avril 2021.

[24] « Réunion des principaux alliés sur l’Ukraine », États-Unis (Department of State), Réseau Voltaire, 14 avril 2021.

[25] “Remarks on Russia”, by Joseph R. Biden Jr., Voltaire Network, 15 April 2021.

Thierry Meyssan, sur E&R :

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17 Commentaires

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  • #2710278
    Le 20 avril à 21:48 par pleinouest35
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Au moins cela fera oublier les masques ! Déjà ils tombent !

     

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    • #2710402
      Le 21 avril à 04:30 par FiFi
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      Toujours surpris par le peu de commentaires des articles de Meyssan sur Et&R pour ma part. Est-ce que AS ou une autre personne qualifiée pourait éclairer ma chandelle ?

       
    • #2710473
      Le 21 avril à 09:45 par CQFD
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      @FiFi, "Toujours surpris par le peu de commentaires des articles de Meyssan sur E&R"
      _
      Meyssan donne des éléments factuels sans rentrer dans les sentiments et vous remarquerez que plus une info touche les sentiments plus elle provoque de réactions (d’émotions).
      Plus vous touchez les gens par les sentiments, plus vous avez de réactions soit de dégoût, de peur ou de colère, soit d’attirance. Ainsi ceux qui cherche à créer une réaction (pour accaparer l’attention, pour prendre le pouvoir, prendre une revanche ou renforcer leur croyance d’incapacité)* vont exploiter l’effet sentimental.
      En étant neutre dans l’observation (c’est l’objectivité), Meyssan provoque peu de réactions.

      *objectifs mirages derrière les comportements inappropriés.
      _
      C’était un plaisir de répondre à votre questionnement.

       
  • #2710397
    Le 21 avril à 03:41 par Nadia
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Il est urgent pour la France de se décoller des États-Unis et de se démarquer de leur implacable haine (ya pas d’autres mots !) de la Russie.

     

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    • #2710691
      Le 21 avril à 16:12 par anonyme
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      C’est oublier que nos parents ou grands-parents ont perdu deux fois la dernière guerre : une première fois contre l’Allemagne et une seconde fois contre les Etats-Unis, ce qui fait que depuis nous sommes plus ou moins un protectorat américain comme la moitié du continent européen.

      Les américains ne sont pas venus en "libérateurs" mais en conquérants. Après avoir financé le réarmement de Hitler "on" a poussé l’Europe à la guerre pour mettre la main sur son pouvoir et ses possessions tout en saignant l’ogre soviétique qui a gagné la guerre mais a dû laisser la majeure partie du butin (l’Europe de l’Ouest et ses alors nombreuses possessions d’outre mer) aux américains qui ont débarqué pour se servir mi 44 quand la guerre était déjà largement perdue pour les forces de l’axe.

      Et comme le disait le non-regretté ex-Président François Mitterrand

      « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

      Ce qu’il faut, c’est gagner cette guerre. Malheureusement, nous en avons de moins en moins les moyens à moins d’un réveil international des soumis à l’Etat profond international.

      C’est à ce réveil qu’il faut travailler

       
  • #2710443
    Le 21 avril à 08:18 par Labaredane
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Décidément cela ressemble à la fin des années 30.Souvenez vous les déclarations de Charles Maurras et de ceux qui ne voulaient pas mourrir pour Dantzig.Et toujours avec le mêmes bellicistes qui après avoir échoué à Hong Kong il y a de cela un an , ,dans l’ombre , exigent les guerres mais n’y participent jamais et ne supportent pas que l’Humanité puisse vivre dans la paix.En 39 l’alcolo tabagique Churchill,soutenu par qui l’on connait se foutait pas mal de la Pologne , mais il lui fallait un prétexte.Aujourd’hui c’est Poutine qu’il faut abattre , à coup de sanctions puis de menaces d’un conflit armé le tout sur fond de mensonges et de calomnies ,avec pour prétexte l’Ukraine ou la Crimée.

     

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    • #2711061
      Le 22 avril à 09:28 par Syzygy
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      @Labaredane

      Les choses sont différentes. Poutine n’est pas financé par Rothschild, Warburg et JP Morgan. Krupp n’est pas son fabricant de canons et Rockfeller ne fournit pas les hydrocarbures à la Russie ! Ensuite, Poutine n’est ni caporal, ni habiru ! Enfin, le Ministre des Armées est un vrai Général d’Armée pas une marionnette ploutocrate.

      Et puis, il y a les armes de nouvelles générations russes qui ont 10 à 15 ans d’avance sur les casseroles US. Ca fait réfléchir ! Sur le plan atomique, la Russie est toujours encore N°1. Ca aussi, ça calme ... Open bar sur l’Ukraine en cas de besoin, Poutine l’a dit !

      Les chiens-fous du Deep State peuvent, où qu’ils se trouvent, contrairement à la GM2, recevoir une "bénédiction personnalisée" par le ciel à Mach23 et ils le savent, Poutine l’a dit !

      Bon et ensuite, les armes passives Électromagnétiques (EM) de type Krasukha-4, sont opérationnelles. Les pilotes de Rafale de la base 113 en approche de la Syrie en Avril 2018 doivent bien s’en souvenir, aucun coup au but de surcroît ! Les marins de l’USS Donald COOK en 2014 sur la Mer Noire... aussi, avec le Khibiny cette-fois ! Et puis après, il y a les armes EM actives, des armes absolues... dit-on.

      Qui n’en veut ?

       
  • #2710509
    Le 21 avril à 10:45 par RPG.29
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Papy Biden voudrait vendre la peau de l’ours russe avant de l’avoir mit à terre !!!...
    Un fabulateur pas très fabuliste !!!...

     

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  • #2710548
    Le 21 avril à 12:11 par Jam
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Ce n’est pas le probleme de la France, il est temps et urgent de quitter l’OTAN. Les US menacent la russie qui est un grand pays, une grande civilisation de paix.
    On devrait s’inspirer de la politique etrangère Russe qui stabilise les pays au lieu de mettre le bazar pour croitre leur economie.

     

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  • #2710649
    Le 21 avril à 15:10 par john queneldy
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Les mondialistes vont tout faire pour attaquer et détruire la Russie de Poutine, je dis bien tout, ils ne s’arrêteront jamais tant que la Russie ne sera pas entièrement sous leur contrôle. C’est la priorité n°1 de l’Empire, avec l’Iran et la Syrie.

    Heureusement Poutine ne se laissera pas faire, c’est pourquoi il sera au manettes jusqu’en 2036. Nous avons de la chance de l’avoir, n’en déplaise à M. Pierre Hillard.

     

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    • #2710772
      Le 21 avril à 18:38 par VORONINE
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      c’est la stratégie traditionnelle des anglo saxons .Cette thalassocratie ne supporte pas la prééminence d’une puissance continentale en Europe .Ils ont toujours montéc des coalitions de peuples européens contre l’état fort .Ils l’ont fait contre Napoléon, l’Allemagne, la Russie .Ce principe a été repris et dans la déclaration de WILSON de 1919 , il a été appliqué à la lettre au XXème siècle , et ils l’appliquent encore en montant les états européens contre la Russie , zt ces derniers ne se rendent pas compte que le terrain de la rencontre sera l’Europe ....Ce qui a changé , c’est que les USA sont déclassés : incapables de construire un avion multiroles crédible , capable de faire face aux russes.L’armée US n’ajamais gagné une guerre, à part contre les indiens et les sudistes , et ils en sont encore traumatisés .Les USA ne sont pas en mesure de mener une guerre, ni économiquement, ni techniquement , ni surtout moralement.

       
  • #2710778
    Le 21 avril à 18:52 par VORONINE
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Dans le "chapeau" , deux affirmations m’interpellent :" la population ukrainienne se divise en une partie de culture européenne , et l’autre de culture russe" ....la "culture " des katsaps d’UKRAINE est elle vraiment celle de l’Europe ? dans uels domaines ?Lorsque les médias ukrainiens organisent des débats d’un niveau un peu relevé , ils le font en russe, car la langue ukrainienne , de fixation récente , langue de paysans et d’éleveurs n’est pas assez précise ni assez riche ....Ensuite , selon quel nouvel atlas les russes ne seraient pas un peuple européen ? La Russie est un trait d’union entre l’orient et l’occident , et à chaque fois , dans l’histoire ou ils ont cherché à se rapprocher de l’Europe , ils se sont faits jeter .L’attitude de macron , avec ses "lignes rouges " le montre encore .

     

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  • #2710801
    Le 21 avril à 19:15 par Le Yougoslave
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    En ce que concerne la dénomination de "slave"/ esclave et les peuples Slaves c’est totalement faux. C’est plutôt une coïncidence linguistique.
    Slav, ou Slavianin cela veut dire du peuple des Slav. Slav= célèbre ( celebre comme combattant, par ex.) Dérivés : Slavon (la langue) JugoSlavija, Slovenija, puis Slavisha, Slavko, Slavomir - Slavjanka- ( prénoms).
    Les Anglo-saxons rêvent, nous nous n’appelons jamais des " esclaves " car nous sommes une race libre et fière.

     

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    • #2710948
      Le 22 avril à 00:10 par Nadia
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      A juste titre !

       
    • #2711934
      Le 23 avril à 15:32 par Smaug
      Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

      Exact. D’ailleurs, un des prénoms les plus répandus en Pologne ou en Russie est Jarosław/jaroslav (une ville russe s’appelle aussi Iaroslav) qui signifie "célèbre le printemps". Beaucoup d’autres prénoms ont pour finalité -sław/-slav.
      Totale méprise ou ignorance de l’anglais que de confondre "slav"(prononcez slave) et "slave"(prononcez sleïve).

       
  • #2710931
    Le 21 avril à 23:23 par ellbas
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    Les américains n ’aimeraient pas les russes !!!!!!!!!!! pas le vrai peuple américian ! ! la haine anti - russe est celle de l ’élite de juifs russes qui peuplent les palais de Washington ; la haine historique a instrumentalisé l ’Amérique .

     

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  • #2711046
    Le 22 avril à 08:37 par Syzygy
    Les alliés devront-ils mourir pour Kiev ?

    « Mais on sait que les Russes ne fonctionnent pas comme les Occidentaux. Ils n’informent jamais ni leur peuple, ni leurs partenaires en cours d’opération, ... »

    Ah bon ? Mais pourquoi ne sait-on pas officiellement ce que la France fabrique vraiment au Mali, en Afgha, au Yémen et puis surtout en Syrie où il y a toujours des dizaines (au minimum) de prisonniers de guerre français qui agissaient illégalement sous le drapeau de l’OTAN ?

    Et les Yankees, ils passent des vidéos d’Etat-Majors à la TV montrant les plans d’attaques en expliquant les détails ?

    Bizarre, ce Meyssan, je l’avais connu meilleur analyste...

     

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