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Les boulangers français au bord de la faillite ?

Loi du marché : les artisans concurrencés par les industriels

Les boulangeries sont-elles en train de devenir une espèce en voie de disparition ? La question, volontairement provocatrice, peut se poser au regard du dernier baromètre des défaillances d’entreprises publiées par la société Altarès : dans le secteur agroalimentaire, un tiers des sociétés placées en liquidation ou en redressement judiciaire au premier trimestre 2017 sont des boulangeries-pâtisseries.

 

 

Avec 367 entreprises touchées, ce chiffre est en hausse de 15 % et au plus haut depuis 2013, alors même que le nombre total de défaillances a baissé de 4 % en France entre janvier et mars. Depuis quatre ans, près de 1 200 boulangeries « défaillent » chaque année – sur un total de quelque 32 000 établissements en 2016. « Il s’agit de structures essentiellement indépendantes de petite taille, dont près d’une sur deux est âgée de moins de six ans », analyse Thierry Million, directeur des études chez Altares.

 

 

[...]

Le poids des acteurs industriels

Les besoins d’approvisionnements en matières premières s’élargissent d’autant plus, tandis qu’« un artisan peut avoir du mal à multiplier les séries de produits », explique Philippe Maupu. Ce qui favorise les plus gros acteurs, que ce soit la grande distribution, dont le rayon pains est l’un des plus dynamiques (+ 4,5 % de croissance selon Kantar), et dont certaines enseignes ont créé leur propre filiale de boulangerie industrielle, comme les Mousquetaires (Intermarché) ; ou les chaînes spécialisées, comme Marie Blachère, La Mie Câline, Kayser, Boulangerie Louise, qui se multiplient comme des petits pains, en particulier dans les villes moyennes.

Lire l’intégralité de l’article sur lesechos.fr

L’hypocrisie néolibérale contre le peuple de France,
lire chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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75 Commentaires

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  • #1736527

    Il y a certainement le prix de la concurrence et le prix abusif de beaucoup de boulangerie. Un morceau de pain a 250 grammes payés presque 3 euros (campagne+céréale+noix) çà fait chère le prix, je ne suis pas retournée une deuxième fois même si j’avoue le pain était excellent. Après beaucoup de personne prépare aussi le pain, il est facile de faire une baguette, c’est juste que çà prends du temps, mais c’est faisable.

     

    • #1736587
      le 30/05/2017 par Alex Saint Michel
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      3 euros pour un pain aux graines, pétrit, façonné, cuit et vendu par un boulanger artisanal n’est pas "cher"... Il faut bien comprendre qu’une boulangerie artisanale a de grosses charges par rapport a une grande surface. Tu es probablement employé de le secteur public.... ou chômeur !


    • #1736592
      le 30/05/2017 par homme_des_forêts
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      Il y a surtout le fait que la farine à tellement été modifié, enfin les blés tout ça, que le pain ne dure même plus la journée complète, et que par une vie prisonnier du système et lessivé, le consommateur se prends moins la tête à ne pas avoir à courir partout pour faire ses courses.

      Le temps de travail est tellement aliénant, bouffe tellement le temps de l’être, que ce dernier ne peut que profiter en une pierre deux coups, de tout acheter en super/hyper et rentrer chez lui !
      Cela est légitime et cause la ruine des petits au profit des gros.

      C’est toujours la même rengaine, point de partage, les gros se goinfrent jusqu’à la lie, et les autres crèvent.

      Planter des arbres dans la ville ou tout raser et recommencer, telle est la question du moment !


    • #1736598

      Je préfère acheter un pain excellent à 3 euros - la spéculation sur les matières premières entre autres doit à mon avis expliquer ce tarif - et en manger moins plutôt qu’une mixture indigeste à 1,50. Je ne comprends pas comment les boulangers qui font du bon pain - il y en a qui sont mauvais, il faut le reconnaître, à croire qu’ils utilisent la recette des grandes surfaces - puissent être en faillite : les gens aiment la merde ou quoi - et je ne parle pas de ceux qui n’ont pas les moyens : j’ai déjà vu des cadres qui achetaient leurs pains au chocolat et leur baguette au supermarché du coin !


    • #1736609

      Pour Alex Saint Michel
      Je suis d’accord que faire du pain c’est pas facile pour un boulanger et en plus payer de grosses charges .Mais 3 euros pour un bout de pain de 250 g ,c’est une fortune . Et la nourriture en France est excessivement chère en générale . De toute façon ,qu’est ce qui n’est pas chère en France ?? La France 1er pays producteur de fromage dont son prix exorbitant voir scandaleux .


    • #1736669

      Non Saint Michel, je ne suis ni chômeuse, et je ne travaille pas pour le public, mais ton message en dit long sur tes convictions, le citoyen de gamme et la sous gamme. Le pain 250gr à 3 euros est cher, si 3 euros pour toi son facile à dépenser, il faut savoir que pour d’autre ce n’est pas la même valeur. Il faut redescendre de ta tour et être plus proche du citoyen.


  • Les boulangeries font de la merde, les industriels font de la merde, tout ce beau monde est à éviter soigneusement si vous souhaitez conserver vos dents et vos os.

    Un pain pas trop mauvais pour la santé doit être fait avec de la farine de seigle meulé à froid et à la pierre. Il doit être fait au levain, en rajoutant un peu de yaourt pour acidifier le milieu et que la phytase présente dans la farine dégrade l’acide phytique. La monté doit être longue et chaude (au moins 15 heures).

    L’acide phytique présent naturellement dans le blé se lie au calcium et creuse littéralement des trous dans nos dents et nos os. Le gluten des farines modernes détruit la paroi intestinale. Les sucres dans les patisseries déséquilibrent l’isotonie du sang et épuisent le pancréas.

    Rester loin des boulangeries, traditionnelles ou industrielles ne change rien au problème, et améliorer votre santé. Si vous voulez du pain, faites le vous même et manger le toujours avec une couche de beurre au lait cru ou une grosse tranche de fromage cru.

     

    • #1736724

      Vous oubliez de préciser que votre grotte doit être éclairé à la bougie de suif pendant la dégustation.
      Vous vivez sur quelle planète ?

      Moi je bosse mes 7 heures et 43 minutes par jour, j’ai 1 heure et 20 minutes de trajet, je fais mes courses en dehors des heures d’ouvertures de ces merveilleuse boulangeries artisanales qui sont ouvertes quand les clients sont absents.

      Bobo écolo va !


    • Bosser 8 heures par jour et avoir 2 heures de trajet n’est pas une excuse pour avaler du poison.

      Je n’ai pas consommé de pain pendant des années, pas de patisseries et non seulement je n’en suis pas mort, mais j’ai perdu 20 KG, éliminé mes migraines, les rhumes à répétition et bien d’autres problèmes de santé que tous les gens en soit disant bonne santé ont en permanence.

      Faire son pain n’est pas ouvert à tout le monde, dans ce cas là, mange des fruits, des légumes, du poisson, bois du lait CRU.

      Tous cela a un coût ? oui, c’est vrai, bien bouffer coûte cher. C’est ta santé que tu achètes.


  • #1736558

    Le Boulanger la Boulangère et le petit Macron !


  • #1736559

    Hélas, il n’y a pas que les boulangers....


  • Les grandes surface ont compris depuis longtemps ,elles ne revendent plus le pain ,mais elles ont embauchées et débauchées des boulangers et des pâtissiers pour fabriquer sur place .Maintenant elles s’attaquent à la boucherie ,aux produits asiatiques ,et ainsi de suite .Il y a quelques chaines de distribution de pain qui résistent ,mais les petits boulangers ne pourrons pas . Les grandes surfaces veulent créer un monopole total sur l’alimentaire .Et par la suite passeront à d’autres choses .Il suffit de regarder sur les assurances et les crédits ,stations de lavage ,distribution de carburants,gaz .Pendant un temps ,ils voulaient s’attaquer au marché de l’automobile ,mais ça n’a pas fonctionné,il y avait le problème du SAV ,et parce qu’en face le poisson était trop gros, chasse gardée . La grande surface est un prédateur ,et certainement pas un ami du consommateur.


  • #1736564

    Je viens chipoter un petit peu.
    J’ai travaillé comme pâtissier chez Kayser et je pense que cette article va faire des vagues.
    Il est vrai que pour la pâtisserie tout est fabriqué dans une centrale de production en très proche banlieue parisienne. Mais, bien qu’aidée par des machines pour certaines tâches, la majeure partie de la production se fait à la main. Elle est donc artisanale et non industrielle !
    En ce qui concerne la boulangerie, je peux vous garantir que tous les pains sont fabriqués sur place, dans chaque boutique !
    Connaissant la mentalité du patron (Kayser lui-même) et son attachement à la notion de "artisanale", je suis à peu près sûr qu’un de ses avocats sera présent au siège des Echos demain matin.

     

    • #1736833
      le 30/05/2017 par Woo-Tong Pyjama
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      Kayser, pour les gâteaux, c’est quand même une sinistre imposture. Franchement, ils sont carrément médiocres. On m’en avait dit "tellement de bien", j’y suis allé 3 fois, dans deux magasins différents : du vague Paul+, c’est à dire de l’esbroufe surpayée, sans aucune raison.
      Le pain y est correct, mais se conserve peu. Le lendemain, il est juste bon à toaster.


    • #1736961

      Messieur Pyjama. Même si je vous trouve un poil sévère, je pense que vous avez assez bien résumé la situation en ce qui concerne les gâteaux. J’ajouterai en plus des gros problèmes se régularité dans la qualité (du bon au médiocre).
      Le problème majeur restant le prix par rapport à ce qui est proposé.


    • #1737319
      le 31/05/2017 par Woo-Tong Pyjama
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      Sir Franguiche,
      vraiment, il faut comprendre. On m’avait dit "Nan mais goute les éclairs au café de chez Kayser !". J’aime tellement ça, je m’attendais à tellement bon, ils les font payer un prix délirant, et au final... Tellement banal... Mais le personnel est bien habillé :D


  • #1736565

    Cette observation - ou inquiétude, s’il en est - est du même genre que celle au sujet des agriculteurs qui disparaissent. Non mais sans blague ! Dans la mesure où professionnels, politiques et plus globalement, la société elle-même sont tous d’accord sur la façon dont le système et les outils économiques fonctionnent. Et sont donc d’accord avec les usages sur la manière dont untel ou untel gagne son blé - sans jeu de mots - où est le problème qu’il y ait des boulangeries qui ferment ?

    Personnellement je ne comprends pas que d’un côté l’on est satisfait de la compétitivité quand tout va bien. Mais, quand cette même compétitivité fait ce pourquoi elle existe pourtant à savoir : sacrifier voire, massacrer les structures (dont entreprises) et les individus, on se met à pleurnicher. Il y a quelque chose de proprement déconcertant dans la nature humaine que la science serait contente d’analyser je pense. Et les chercheurs eux-mêmes statueraient qu’ils ont fait la plus grande découverte de tous les temps : ’’Au fil du temps, l’homme qui manque de plus en plus d’intelligence est aussi l’être le plus contradictoire qui existe à la surface du globe.’’


  • #1736567
    le 30/05/2017 par Joséphine Baker
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Ils sont surtout écrasés par le RSI, l’URSAFF, etc.

     

    • #1736621

      l’URSAFF et le RSI étaitent déjà là avant. En tout cas je sais ce qu’il me reste à faire. Fini le pain à l’intermarché, j’ai une jolie boulangère en plus !

      Il est temps que nous prenions tous nos responsabilités et que nous agissions chacun à notre niveau, les petits ruisseaux font les grandes rivières.


  • #1736569

    Il y a eu aussi le fait que beaucoup de boulangeries se sont créés, souvent probablement par des reconversions professionnelles. Dans la petite ville de mes parents, il n’y a jamais eu autant de boulangeries qu’aujourd’hui. Ça n’est pas plus mal, car si on habitait à certains endroits il fallait parfois faire plusieurs kilomètres avant d’en rencontrer une. Mais je peux imaginer que dans certaines villes il y a trop de boulangeries, parce que comme je l’ai dit il y a eu un ’retour aux sources’ pour certains, à un métier plus essentiel, or trop de boulangeries finit par créer une concurrence néfaste. Donc je ne pense pas qu’il faille tout incomber aux grandes surfaces.

     

  • #1736572
    le 30/05/2017 par Jeanaimarredeladaube
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Dans les boulangeries soit disant artisanales de village les baguettes sont chères et le pain est de plus en plus dégueulasse, donc autant acheté bio dans un centre commercial au moins on sait ce qu’on mange.


  • #1736579
    le 30/05/2017 par Terroir2France
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    non seulement la boulangerie qui est en danger, mais l’auteur du livre "le parfait boulanger" mettait en premier lieu le fait qu’un bon boulanger doit aussi être un bon agriculteur, car il n’y a pas de baguettes françaises sans un blé de qualité qui va avec. Or les boulangers, les agriculteurs et les meuniers se sont, comment je ne sais, mis en accord pour garder un blé de qualité, avec une mouture de qualité et un travail final de boulange excellent.
    Ce qui à eu pour résultat un maintien de la qualité de la BF jusqu’à aujourd’hui. Ainsi le génie français à contourné le conseil du parfait boulanger par un travail d’équipe qui reste magnifique. (connexion inter branche)
    Cependant que de nouveaux défis viennent assombrir la BF et la boulange en général, il faut encore y ajouter les nouveaux boulangers pas aussi noble que leur père, les semences qui change via Monsanto et consorts, etc...

    La boulange est passionante a plus d’un point, mais c’est avec larmes que je constate sa disparition.
    un blé qui associe des contraires, c’est le "miracle" que fait chaque jour votre boulanger.
    Force (dans le sens de ferme) et élasticité.
    élasticité et supporter la coupe
    force et souplesse
    je m’arrête, mais vous, ne vous arrêtez pas d’aller honorer votre boulanger par une dime finalement bien petite par rapport au travail et à l’art rendu.

    Je n’ai pas encore trouvé un pays ou je peux dire que le pain soit aussi bon qu’une bonne baguette bien cuite et le pire c’est que les farines d’ailleurs, sont si mauvaise que je défie le meilleur de nos boulangers d’en faire quoi que soit de bon.

    Quelle tristesse les amis .


  • Coïncidence, hier au détour d’une conversation, la 1ère en 4 ans avec ma boulangère habituelle, à la question de savoir si le pain est fait sur place elle répond non, c’est fait dans un atelier à 30 kilomètres d’ici depuis 2 ans, à cause de réglements européens forcenés, ils doivent avoir un atelier ventilé avec double escaliers de secours et tant de hauteur de plafond, séparé d’un deuxième atelier de pâtisserie entièrement distinct et cloisonné selon des critères draconiens aberrants. Et elle lâche comme ça, une vielle dame d’expérience qui a bossé toute sa vie, "On sent une volonté..."

    Il y a une volonté d’exterminer les vrais, bons artisans. Et quest ce qui reste alors ? Les chaînes, les grossieres imitations "Paul" etc, qui travaillent avec des mixes tous faits, y a plus qu’a ajouter eau et a enfourner.

     

    • #1736612

      Tu soulève un vrai problème. Les diverses normes de plus en plus exigeantes qui touchent les métiers de la restauration sont, en fait, là pour avantager les grands groupes. Les petites structures ayant énormément de mal à faire face à des coûts d’ investissements faramineux.

      Si on ajoute à cela une inégalité fiscale honteuse ; les grands groupes pratiquant "l’optimisation" alors que les PME paient plein pot et sont l’objet de toute l’attention des autorités.

      Bref, une société de la concurrence biaisé à l’avantage exclusif des grands groupes internationaux et hors sol... Un gouvernement vraiment patriote se devrait de renverser et d’inverser ce système à l’avantage des PME.


  • #1736593
    le 30/05/2017 par Docteur Prolo
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Comme dirait Fernand Reynaud..." c’ est étudié pour ! "

    Te dominer par le ventre et l’esprit :

    - On ne veut pas que tu sois travailleur indépendant, mais un salarié-esclave.
    - On liquide les derniers résistants qui luttent pour le goût et contre les farines OGM
    - On s’attaque à un symbole de l’esprit Franchouillard.
    - Plus personne ne saura fabriquer du pain lorsque le Grand Chaos éclatera...il faudra donc obéir au NOM pour avoir son morceau de pain Monsanto industriel.

    Comment résister ?
    Acheter chez le boulanger plutôt qu’au supmerdmarché
    apprendre à faire sa nourriture...


  • #1736596

    Ne s’agirait-il pas là d’un dommage collatéral d’une désertification des campagnes, tout simplement ?


  • #1736604

    J’aimerais payer un peu plus pour un pain artisanal, bon au goût, sans saloperies artificielles et faisant honneur à l’artisan, mais je n’ai autour de chez moi que du pain qui ne diffère de celui du supermarché qu’en prix. Une à une ces "boulangeries" ferment, pour le moment elles ne sont remplacées que par des franchises qui jouent sur les prix à défaut de faire du bon travail, mais qui sait, peut-être le vide laissé par ces sagouins finira-t-il par faire de la place à quelque honnête ouvrier. Je remarque d’ailleurs que l’article ne procède à aucune distinction de ce genre, et il n’est donc pas certain que le commerce de ceux qui n’empoisonnent pas le peuple se porte si mal.

     

  • #1736616
    le 30/05/2017 par liberatefratras
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Les charges sociales du Boulanger au gros industriel tous le monde la payent.
    Le Boulanger qui vend quelques baguettes ne peut s’en sortir, c’est mathématique.
    En conséquence : il faut vendre en très grosse quantité.
    Quand les Boulangers augmentent les prix sous prétexte du changement monétaire.
    Faut pas venir pleurer après,
    L’économie est un cercle est un gâteau, si chacun vit de son côté, c’est la fin, car la roue de l’économie ne tourne plus.
    Paradoxalement l’ultra-libéral est un égoïste mais dans la réalité à besoin du partage.


  • #1736619

    Un Grande Surface en Périphérie, c’est tant de commerces dans les Centre-villes qui disparaissent alors si en plus notre Oligarchie ultra corrompue laisse les Grandes Surfaces comme Carrefour au sein même des Centres villes, c’est la Totale...
    Dès lors comme d’ hab Adieu les PME pourtant principal vivier de création d’emplois pour la plus grande joie du CAC40 comme Carrefour (CAC des Grands évadés fiscaux) qu’on retrouve à chaque fois dans les équipes de Campagnes des grandes élections à travers notamment les Gattaz, les Parisot...
    Voir Martine Donnette - son Combat effectivement ...


  • #1736635
    le 30/05/2017 par Rémi O. Lobry
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    On connaît tous le coup de la grenouille que l’on ébouillante en élevant peu à peu la température de l’eau. Pour le pain c’est pareil.

    Je quitte Paris en septembre 1966 pour n’y revenir qu’en janvier 1977. Pas de grenouille à petit feu pour moi. Le saut est quantique. Paris est passé de l’excellente baguette à 25 centimes, du très bon vin de table bon marché de type Campanella chez Nicolas et de la Gauloise sans filtres à 1,30 Fr à des pâtons congelés industriels, tout le monde est passé à la bière et aux alcools forts et ça ne fume plus que des blondes.

    En 1970, de passage à Paris, j’ai besoin de me faire un peu d’argent pour me payer un aller simple en charter vers la Californie (Je fais ce que je veux). Je trouve un « Job » aux Grands Moulin de Pantin (Au siège rue du Louvre à Paris). Mon boulot consiste à mesurer l’élasticité et la viscosité des pâtes (1). En théorie c’est pour déterminer quels lots doivent être mélangés avec quels autres et dans quelles quantités. Mais je vois bien que l’on cherche aussi à rentabiliser des trucs et à optimiser des machins. C’est là que j’entends parler pour la première fois d’œufs en poudre. En 1970 !

    Là où je vis en ce moment, pour tenir, les boulangeries font des pains rigolos, sans gluten, bio-machin-chouette ainsi que l’incontournable « Baguette Tradition ».

    Guess what ? Le français est devenu tellement con qu’on peut lui faire bouffer du pain en carton si on lui dit que c’est pour faire barrage au fascisme (2).

    (1) Je suis le roi de l’alvéographe !

    (2) On peut lui dire aussi que c’est pour lutter contre l’homophobie, le réchauffement planétaire ou pour poursuivre Monsieur Soral en justice jusqu’à ce qu’il dédommage la France pour la casse du Vase de Soissons qu’on sait que c’est lui même s’il prétend que c’est Agnès qui l’a poussé.

     

    • #1737272

      @Rémi O. Lobry (("Guess what ? Le français est devenu tellement con qu’on peut lui faire bouffer du pain en carton si on lui dit que c’est pour faire barrage au fascisme (2).

      (1) Je suis le roi de l’alvéographe !

      (2) On peut lui dire aussi que c’est pour lutter contre l’homophobie, le réchauffement planétaire ou pour poursuivre Monsieur Soral en justice jusqu’à ce qu’il dédommage la France pour la casse du Vase de Soissons qu’on sait que c’est lui même s’il prétend que c’est Agnès qui l’a poussé))".

      Excellent ! Tout à fait juste !.


  • #1736641

    Ayant travaillé dans une minoterie en Compta, je peux vous assurer que certains boulangers peinent à payer leurs factures de farine dans le monde rural. Les impayés sont en hausse. Les relations avec les commerciaux sur le terrain sont tendues. Les transactions de main à main méritent une attention particulière de la part des commerciaux, parfois obligés de faire dans le social. Certains artisans sont parfois d’une mauvaise foi crasse, même si les difficultés sont là.


  • #1736665
    le 30/05/2017 par The Médiavengers
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    - Multiplication des lieux de ventes et des enseignes (il y a x fois plus de boulangeries aujourd’hui qu’il y a vingt ans).
    - Baisse de la consommation.
    - Fiscalité intenable.
    - Industrialisation.
    - Baisse du pouvoir d’achat.
    Tout est prêt pour la disparition programmée d’un secteur de plus.
    Qu’est-ce qu’on y peut ? Rien, les micron-français l’ont voulu. Affaire suivante.

     

    • #1736854

      Et puis t’oublie un truc important : toutes ses petites boulangeries ne proposent pas forcément du bon pain, avec une bonne mie, une bonne croute... Un boulanger peut bien faire les prix les plus bas, si la qualité n’est pas au rendez-vous, les gens ne déplaceront pas. Le pain conditionne le goût de ton repas, de ton fromage, de ton saucisson.


    • #1736920

      @mirza

      tu as tout compris ils font du pain de merde
      donc les gens n’achetent pas ils le font eux même ou vont ailleurs


  • #1736677

    Globalement il me semble que c’est de plus en plus dur pour tous les indépendants (crise, charges, concurrence, prix cassés etc) et en vertu de l’adage selon lequel tout le monde est le client de tout le monde, les boulangers paient aussi leur tribut à ce marasme.


  • #1736682
    le 30/05/2017 par Père Linpainpain
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Dans mon coin on a du bol. Différence entre la baguette industrielle du supermarché et celle de notre boulanger artisan (tradi, des dizaines d’années pignon sur rue), 30 à 40 Cts d’écart. Mais, qualité incomparable.


  • #1736692

    En banlieue parisienne, les boulangeries sont reprises par les maghrébins. Le pain y est bon et l’accueil de meilleure qualité. Et puis il y a aussi les opportunités de travailler en Amérique du Nord ou les artisans français sont très recherchés. Après tout dépend du hasard. Mon boulanger est un vrai con mais son pain excellent.

     

  • #1736705

    Les taxes et autres prélèvements sont décidément leurs outils de destruction bien trop efficace, une solution ?

    Ne pas voter pour leurs agents... Trop tard...

    Il reste la fuite ou le travail au noir, mais pour combien de temps...


  • #1736731

    c’est la que je rends grace a dieu pour les chaines discount allemandes qui vendent des machines a pain efficaces,pas chere,programmables et qui durent longtemps. ca vous fait economiser un tas de pognon,vous y mettez les ingredients la veille au soir,la machine se met en marche a 4h du mat toute seule,a 6 heure vous avez votre miche de pain au peu comme un pave mais bon et vous pouvez meme le finir le soir sans risquer de vous casser les dents dessus. evidemment faut pas vivre dans un 20m2 a paris ou vous n’aurez pas la place pour stocker la machine et un ou deux kilos de farine...


  • #1736755

    C’est le prix à payer quand on a choisi de ne plus faire du vrai pain ( levain) avec de la vrai farine (meunier), c’est le prix à payer quand on a décider de tout acheter à l’industrie et de vendre de la m**** aux citoyens. Tout se paie un jour ou l’autre ainsi va la vie

     

    • #1736777

      Votre remarque est judicieuse. C’est l’exacte réalité.


    • #1736905

      +3000
      la plupart des boulangers cuisent juste un type de baguette pour garder l’enseigne "artisan ", le reste ils décongèlent... faut pas s’étonner. Mon frère fait tout 100% artisanal et il cartonne dans notre bled en étant moins cher et forcément meilleur. Mais à 2.30 il est au taff.
      Boulangers pleurés les conséquences dont vous louez les causes (un truc ds le genre )


    • #1737009
      le 31/05/2017 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      @ Nina

      Merci, nous en sommes là, acheter un pâton précuit et vouloir nous faire passer cette merde pour du caviar entraîne parfois quelques conséquences fâcheuses...
      Sauf exception et même si la boulangère est aimable comme une porte de prison, quand le pain est bon, le client revient toujours, nous sommes encore en France, merde, quand même !
      La réalité est que l’artisan est souvent fonctionnarisé -comme les autres- et rechigne maintenant à bosser, celui qui évite cet écueil s’en sort généralement très bien car il peut se permettre de vendre au prix fort la qualité objective du produit de son travail.
      Cela ne durera peut-être pas mais c’est encore le cas aujourd’hui.


    • #1737115

      C’est la vérité, 80% des boulangerie ne font pas de vrai pain, autant acheter de l’industriel, dans les années 70 les boulangeries faisait du pain excellent et des viennoiserie délicieuse, les boulangeries et leurs alentours sentaient le fournil et la pate en train de lever, maintenant plus rien... complètement aseptisé, et par dessus le marché la plus pars des boulangeries vous servent du pain décongelé reconnaissable de loin par la croute qui ressemble à de la peau de crocodile, sans compter ceux qui achètent la pate ou carrément le pain. Mais il y a encore quelques boulangers qui font du vrai pain, ils ont compris que leurs avenir en dépendait, bien que la qualité des farine à beaucoup baissé. personnellement je ne fréquente plus les boulangeries sauf de temps en temps chez ceux qui font encore du pain frais et artisanal.


  • #1736785

    Il existe des boulangeries au sein de grands groupes de la distribution.
    Leur pain au chocolat est à 35 centimes, leur baguette à 55centimes.

    Il existe aussi des boulangeries industrielles dans les villes de province où le but est de vendre un maximum d’article à bas prix, la marge se fait alors sur la quantité.


  • #1736795

    Je suis boulanger à mon compte dans une région assez touristique de France. Je fabrique tout à 100% moi-même et j’opte volontairement pour une gamme assez épurée, basée avant tout sur la pain tradition. Je suis seul avec une employée qui recueille les suffrages de tous en boutique.
    En dehors des charges hallucinantes (je n’apprends rien à personne), le hic réside surtout dans le fait qu’il faut aujourd’hui produire des gammes hyper nombreuses, avoir des vitrines avec 80 sortes de gâteaux, etc.
    Hors, cela est faisable quand on a des employés en fabrication, ce n’est pas mon cas. Du reste, en saison touristique, je bosse fort bien, en hors saison, c’est la bérézina : il ne faut surtout pas s’imaginer que les locaux soutiennent leurs commerces de proximité, loin s’en faut. Et pourtant, de la part de ceux qui viennent, nous n’avons que des éloges sur nos produits. Seulement, les locaux consomment très peu (le coin est pourtant aisé)...
    Bref, c’est compliqué. Et je précise que la clientèle n’a JAMAIS été aussi chiante que ces derniers temps, surtout à chaque fois que passe à la TV de la propagande insinuant que tous les artisans ne fabriquent plus rien et achètent tous de l’industriel : ce qui existe, surtout dans les grosses boîtes d’ailleurs, mais ce n’est pas mon cas.

     

    • #1736869

      Bonjour, as-tu essayé de mettre en place des programmes de fidelisation pour développer ton chiffre ? Carte de fidélité, le mercredi pour 2 tradi achetées la 3e offerte, un croissant offert à partir de 5 euros d’achat. Tu devrais essayer car souvent être un bon artisan ne rime pas forcément avec bon vendeur.
      Sur un autre sujet mais tout aussi important, les commerçants du marché près de chez moi n’arrêtent pas de chouiner contre la grande distribution mais le boucher faut limite le menacer pour qu’il te file un deuxième os à moelle, le primeur ne te file jamais rien et te refile parfois des trucs trop mûrs sans scrupule et bien entendu ne prend pas la carte bleue, le charcutier se fourni chez Metro qualité leclerc mais 3 fois plus cher.
      Je ne te mets pas en cause mais beaucoup de commerçants se foutent de la gueule de leurs clients.


  • #1736804

    Mon boulanger est un con et fait un pain dégueulasse. Pour rien au monde je ne lui donnerai 30cts de plus que chez U.

     

    • #1736843

      La plupart des boulangers achètent leur pain surgelé de toutes façons, 20 minutes au four et hop ! Bonjour ma p’tite dame ! Ils ne savent ou ne prennent plus la peine de faire du bon pain alors... D’un autre côté plein de chocolatiers artisanaux ouvrent un peu partout en France. Leur goût de leur chocolat n’a bien sûr rien à voir avec cl’industriel, comme quoi, la tendance peut s’inverser, bien qu’il soit vendu plusieurs fois le prix de celui des grandes surfaces !


  • #1736835

    C’est peut etre un echec marketing que d’ouvrir a grand budget une boulangerie "tradi" pour fourguer des congelés de chez Coupdepates ou consorts. Au moins au super on profite des prix de masse pour le même produit indus. merdique. Perso celui a cote de chez moi bazarde 1200 baguettes jours à l’aise et avec tous les PAul &Cie autour, les gâteaux et mignardises sont plus chères mais excellentes et digestes.


  • #1736884
    le 30/05/2017 par Isabelle du sud
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Lire ou relire ’’ le secret de maître cornille ’’ d’Alphonse daudet ! Prémonitoire déjà !

     

  • #1736934
    le 31/05/2017 par surferdargent
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Bonjour,

    Je viens d’entamer ma formation de CAP Boulanger est ce que finalement c’est une bonne idée, j’ai lu dans les commentaires que partir travailler au Canada était une bonne idée. Qu’en pensez-vous ? j’aimerai avoir votre point de vue. D’autres me disent que travailler en province c’est aussi bien. Je ne sais plus quoi penser. Merci d’éclairer ma lanterne de vos précieux conseils..

    Un dissident français

     

    • #1736996
      le 31/05/2017 par réGénération
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      Si t’es français, tu restes en France. Ensuite boulanger est un métier noble. Enfin, on a besoin de beaucoup de boulangers (puisqu’ils ferment apparemment !) dans les coins de France où les commerces ont un peu déserté.
      Je ne sais pas quelle est votre intention dans la vie, mais si vous êtes dissident, la meilleure solution c’est d’apporter votre savoir-faire par exemple dans un éco-village ou un groupe de personnes qui ont choisi le retour à la nature, vous voyez ? vous pouvez profitez de cette mouvance.
      Mais vous pouvez toujours allez visité le Canada (quand on est jeune on voyage avant de se fixer pour fonder un foyer), vous constaterez que la France est bien plus belle.


    • en campagne, les boulangeries sont le coeur de nos villages et les anciens ne trouvent pas forcément de personne pour reprendre l’affaire.

      Ici les boulangeries tournent à fond. En plus de servir tout le village (y’a la queue tout les jours) ils font aussi, pour certains, épicerie et épicerie ambulante pour alimenter les Lieu-Dit trop paumés. C’est utile pour tout le monde (surtout l’hiver) et je pense que ça leur permet de mieux gérer leur affaire.

      Si tu aime ce métier, que c’est une passion, viens chez nous à la campagne. Tu verra comme on sait remplir le cœur de nos artisans.

      Par contre, choisit un village avec une école (ou a proximité) car ceux qui n’ont plus leur école et sont trop éloigné, ils se meurent. Les jeunes ne veulent plus y venir et les anciens sont rappelé par Dieu. Des villes à l’abandon.
      Donc fait bien attention à l’endroit où tu t’implante mais reste chez nous. Vous êtes le bonheurs de tellement de personnes, les enfants avec leurs petit bonbon d’avant l’école, les ancien qui s’y retrouve comme si c’était le café du coin, les parents qui s’échangent les nouvelles des bambins.

      Bref c’est la vie !! Continue et reste !! On a besoin de vous.


  • #1736994

    le seul commerce de mon village est une boulangerie/pizzeria

    on vient d’apprendre cette semaine quel fermait au profit une chaine nationale.

    ils n’arrivaient plus à s’en sortir, malgré le fait qu’ils bossaient chacun 60h/semaine

    ils ont une employé dont ils n’arrivaient plus à payer les charges.

    dans un petit village comme le notre, la mairie qui leur loue le local, n’a jamais voulu les aidés en baissant le loyer par exemple, malgré de nombreuses demande des villageois.

    Ils ont laissé leur vie de couple dans leur boulangerie.. :/

     

    • #1737315
      le 31/05/2017 par Woo-Tong Pyjama
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      C’est ça le problème délirant de notre société : tout a été fait pour que le travail des indépendants de petite taille ne soit plus jamais rentable, même à pleine activité. Quand un commerce travaille à fond, avec une économie de moyens totale, et ne parvient pas à payer un employé, c’est qu’il y a une arnaque fondamentale. C’est le cas des boulangers ici, mais de plein d’autres types d’activités.
      La petite entreprise n’est plus qu’un générateur de dette et de rentrées fiscales : elle permet aux usuriers de récupérer l’énergie vitale d’une cellule familiale, le capital qu’elle y a investi, et le reste qu’elle doit brader pour survivre puis éponger les pertes inévitables.
      Cette ignoble société soviéto-bancaire a transformé le travail indépendant, une fois générateur de richesse, en outil de spoliation des travailleurs indépendants.
      Ca a été fait scientifiquement.


  • #1737090
    le 31/05/2017 par delacampagne
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    faut arrêter.
    les boulangers se font payer en liquide, les meuniers jouent le jeu et vendent au black la farine.
    si t’es malin tu peux gagner ta vie.
    la seule solution pour relancer l’économie( la vraie) c’est de tout payer en liquide.
    stop à la carte bleue.
    un exilé a l’autre bout du monde, pour qui, plus le temps passe , moins j’ai envie de rentrer....


  • #1737096
    le 31/05/2017 par boucher pascal
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Bonjours à tous,je suis artisan boulanger,et je pense être un bon professionnel,j’ai une affaire dans un petit village, et qui marche bien,quand je lis les commentaires,je suis attéré .Qu’est ce qu’un pain de "merde", le client veux qu’il soit croustillant toute la journée,mais surtout"pas trop cuit , bien blanc".Les gens ne connaissent plus le vrai gout du pain cuit avec une vraie croûte ,et qui se conserve toute la journée voir jusqu’au lendemain.Concernant le prix ,les matières premières n’ont jamais été aussi chères ,un exemple le beurre passé de 4€50 le kilo à 5€90 le kilo en quelques semaines.Nous ne pouvons pas acheter des volumes comme le grande surface pour lisser ses augmentations.Alors certe , il y a de mauvais professionnels mais un peu de respect pour ceux qui bossent vraiment et qui se donne du mal pour etre au top régulièrement.la critique est facile,mais même si on adore son métier, c’est pas facile tout les jours.

     

    • Merci à vous pour ces rappels, courage et continuez comme ça !


    • #1738054

      Bien dit ! Du pain bien blanc et croustillant (blanc dc peut pas etre croustillant) quand le temps est très humide et qui se garde ! (Bah achete du bien cuit !!!)
      Les gens n’ont plus le vrai tout du pain. On nous force à vendre selon leurs goûts et c’est bien malheureux...qd aux charges, y a que ceux qui les subissent qui peuvent comprendre qu’une boulangerie a l’heure actuelle peut faire une liquidation judiciaire. On n’est plus ds les années 70 où les boulangers se faisaient des c... en or !!


  • #1737105

    Dans mon quartier, il doit bien y avoir 10 boulangeries qui font du pain bien dégueulasse en polystyrène, et un seul qui fait du bon pain,
    et où il faut faire la queue 10 minutes pour l’acheter.
    du coup, je vais à la supérette du coin.

    Faire du pain n’empêche pas de réfléchir 5 minutes.


  • #1737107

    Quand j’entre dans une boulangerie et que je vois des bonbecs et des kinder, je ressort en courant.
    Je garde un souvenir ému d’un petit village en grèce, ou le boulanger ne faisait qu’un seul pain, excellent, au levain, sortant du four en direct, fallait pas se bruler en le prenant. Parrait-il qu’il pouvait se conserver une semaine, mais je devais en racheter chaque matin, non pas parcequ’il s’était transformé en bloc pendant la nuit, mais parce qu’il avait été mangé.
    Sa boutique était pleine de gens en été mais aussi en morte saison.
    Il ne s’agit pas de faire des pains "spéciaux" verts ou oranges comme j’ai déjà vu,
    mais juste du PAIN. Et UN SEUL pain.
    il ne sert à rien de s’adapter à un monde ludique qui réclame de la merde,
    il faut vendre UN type de produit, mais LE MEILLEUR, et c’est comme ça que peuvent faire fortune les petits artisans.

     

    • au villages, notre boulanger a ses bonbec et heureusement ! pendant que les parents papotent, les petits apprennent à compter avec leurs petits sous pour s’acheter leur sucrerie qu’ils partagerons dans la cours.
      Heureusement que les gens ne sont pas comme vous, à partir en courant !! car notre artisan fait aussi épicerie et il subvient au besoin de tout le village. Il n’y aurait plus de vie sans lui, tout simplement.


    • #1737550

      Je ne causais pas de l’épicier de village mais des boulangers de mon quartier qui se vident de leur clientelle pour cause de mauvais pain.
      C’est quand même la base. Vendre des merdes industrielles je peux aussi le faire , mais un vrai pain au levain, bien fait c’est rarissime .
      et le client ne s’y trompe pas.
      À quoi bon être boulanger si c’est pour vendre la même chose que Leclerc ...


    • je ne vous parlais pas de l’épicier mais bel et bien de notre artisan boulanger qui fait de très bon pain. Pour plusieurs son de cloche. Votre quartier, mon village ...

      C’est votre passage sur les bonbons qui m’a drôlement fait rire, ne le prenez pas mal hihi


  • #1737539
    le 31/05/2017 par Jean Le Chevalier
    Les boulangers français au bord de la faillite ?

    Je connais deux boulangeries excellentes, prix raisonnable et un pain "du tonnerre".
    Si la qualité est au rdv, les clients sont fidèles même si c’est un peu plus cher.
    C’est une profession difficile avec beaucoup de contraintes, mais c’est un plaisir tellement grand de manger un bon pain ou de bons gâteaux que je fais l’effort d’acheter chez l’artisan de qualité.


  • #1737728

    Et bien, vu la quasi-haine dans les commentaires, on est mal barrés.
    Il est évident que nombre de boulangers se sont mis à chercher la facilité en pondant de la merde, revendre du surgelé, et se sont tirés une balle dans le pied par la même occasion. Idem pour les patronnes désagréables à l’accueil des magasins ; j’ai été ouvrier pendant des années dans des boulangeries dans plusieurs régions de France, j’en sais quelquechose.
    Mais arrêtez, bordel, de mettre tout le monde dans le même sac. Je le répète, aujourd’hui il faut avoir des gammes de malade dans les magasins, moi je m’en tiens à une gamme assez restreinte, faite à 100% maison et sans la moindre "saloperie" dans mes pâtes ; mais il y a toujours des casse-couilles, condescendants, pour me signaler que "mes pains ne sont pas assez variés", "que je devrais faire ci, faire ça".... c’est quoi le truc ? je bosse 60h hebdo en faisant ce que je fait déjà, il faut donc que je passe à 70 ou 80 h ? sinon je suis une feignasse ? venant de gens en général aux 35h, comme la plupart de ceux qui viennent hurler ici, c’est assez hallucinant.
    Ensuite, la vente en boulangerie, c’est un taf de patience et vaut mieux être adepte du stoïcisme. Entre la prof à la retraite qui te questionne pendant 3 heures sur ton type de pain, le primaire qui ne s’est toujours pas adapté à l’euro, ceux qui te parlent mal... venez gratter avec moi les gars, tous les dimanches, à 3 h du mat, les jours fériés idem, les congés inexistants sinon je coule car le RSI pompe tout, venez, pour voir. Je vous donne moins d’un mois avant qu’on ne vous retrouve pendus à l’arrière du fournil.

     

    • #1737821
      le 01/06/2017 par Paysan Breton
      Les boulangers français au bord de la faillite ?

      Pour avoir parcouru les commentaires, je n’en ai lu aucun qui vous fasse le reproche du manque de variété. J’achète chaque semaine un pain de deux livres fait à partir de pommes de terre, bien évidemment au levain naturel, et dont la fermentation a été lente. C’est un vrai délice, il se garde au moins une semaine et pour rien au monde je n’en changerai.Ce qui ne m’empêche pas de compléter avec une baguette.

      Pourquoi également continuer d’appeler "boulangers" des gens qui n’en sont pas ? On pourrait sans aucun mépris appeler "enfourneur" celui qui reçoit sa pâte congelée pour ne faire que la chauffer, et définir qu’un boulanger ne travaille qu’avec certains types de farines, avec du levain uniquement etc. De la même manière, un menuisier doit être autre chose qu’un simple poseur Ah, le bon temps d’avant 1789, celui des anciennes corporations....temps où ce n’était pas l’Etat, mais les professionnels qui réglementaient leur profession.

      Manque d’éducation au goût, racket légal et absence de cahier des charges pour avoir le droit de s’appeler "boulanger" : les trois causes du déclin.


  • #1737789

    Dans les boulangeries qui ferment classe-t-on celles faisant partie de chaines (La Mie Câline, Firmin...) ? A titre d’exemple dans la ville de 20000 habitants a coté de chez moi, ces genres de boulangeries naissent, ferment, renaissent comme un écosystème autonome. A coté, les boulangeries classiques et indépendantes perdurent et certaines naissent aussi.

    J’ai du mal à voir, à mon petit niveau, une crise dans ce secteur.

    Le problème se situe ailleurs : où trouver du bon pain ? Surtout que certaines grandes surfaces embauchent des boulangers et font leur pain sur place (de gros efforts question qualité ont été fait chez eux) alors que des indépendants produisent du surgelé.

    Ce secteur est vraiment troublé depuis une vingtaine d’années.


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