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Les conseils de Facebook pour "identifier les fausses informations"

Merci à la CIA de nous aider à déjouer les manipulations

C’est tout chaud, ça vient de sortir, et pas de nulle part : des USA, c’est-à-dire de l’Empire. Le réseau social aux centaines de millions d’utilisateurs dans le monde nous explique comment disinguer la bonne de la mauvaise information. Alors évidemment, on vous voit venir, ricanant, collant déjà cette initiative très Décodex au poteau. Oui mais voilà, ça tombe de partout en ce moment. Les grand journaux s’y mettent, les multinationales de l’Internet, les gouvernements, et nous, avec notre DILCRA, cette Kommandantur officielle, question surveillance/délation, on est bien lotis.

 

Le danger serait donc que les internautes ne sauraient pas faire la différence entre une bonne et une mauvaise info, soit. Il y a bien sûr des fausses informations qui circulent, mais ce ne sont pas les fake qui inquiètent nos dirigeants, ceux du système médiatico-politico-économique. C’est plutôt l’info vraie, l’info lucide, l’info structurante. Celle qui se monte brique par brique, et qui ne se démonétise pas avec le temps, comme tout ce qu’on lit dans Libé ou 20 Minutes. Justement, nos amis les grands médias sont les soutiens de cette opération humaniste : Sciences Po (l’école de journalisme des cadres du régime démocratique), L’Express, franceinfo (où officie le très déontologique Aphatie), Libération donc, qu’on ne présente plus, 20 Minutes et BFM TV.

 

 

Si ça s’appelle pas une opération de blanchiment d’image de médias de propagande, on ne sait pas ce que c’est ! Ce sont justement eux qui sont visés par les internautes qui font leur propre tri, car ils sont adultes, et parfois moins intoxiqués – par définition – que les journalistes-système. Depuis Décodex, cette petite équipe de propagandistes ridicules du Monde, on est habitués à ces inversions accusatoires de médias aux pieds du mur. Le mur de la défaite, le mur de la disparition.

Parce qu’à coups de charrettes de 30 journalistes ici, 50 là, ils vont bientôt finir dans les poubelles de l’histoire de la Presse. D’où cette vaine tentative de redorer leur image en passant pour les distributeurs de bonnes infos, ce qui est évidemment faux, et en faisant passer les sites véritablement concurrents, donc anti-oligarchiques, pour de fieffés menteurs. C’est bien essayé mais c’est tellement gros que ça se retourne contre les initiateurs du projet.

Ceci étant dit, voici les 10 conseils de Facebook pour continuer à avaler la soupe officielle qui rend con et malade :

1 – Méfiez-vous des titres. Les fausses actualités ont souvent des titres accrocheurs tout en majuscules avec des points d’exclamation. Si les affirmations du titre semblent invraisemblables, elles le sont probablement.

2 – Examinez attentivement l’URL. Une URL frauduleuse conçue pour ressembler à une autre peut être le signe d’un site de fausses informations. De nombreux sites de fausses informations imitent de vraies sources d’actualité en apportant de légères modifications à l’URL. Vous pouvez accéder au site pour comparer l’URL aux sources reconnues.

3 – Effectuez des recherches sur la source. Vérifiez que l’actualité a été rédigée par une source de confiance reconnue pour son exactitude. Si l’actualité provient d’un organisme inconnu, consultez la section À propos pour en savoir plus.

4 – Faites attention aux mises en forme inhabituelles. De nombreux sites de fausses informations contiennent des fautes d’orthographe ou une présentation incohérente. Lisez avec prudence si vous voyez de tels signes.

5 – Tenez compte des photos. Les fausses actualités contiennent souvent des images ou des vidéos retouchées. Il arrive parfois que la photo soit authentique, mais qu’elle ait été sortie de son contexte. Vous pouvez rechercher la photo ou l’image afin de vérifier sa provenance.

6 – Contrôlez les dates. Les fausses actualités contiennent parfois des chronologies incohérentes ou des dates d’évènements qui ont été modifiées.

7 – Vérifiez les preuves apportées. Vérifiez les sources de l’auteur pour vous assurer qu’elles sont exactes. Le manque de preuves ou la référence à des experts anonymes peuvent être le signe d’une fausse actualité.

8 – Consultez d’autres articles. Si aucune autre source ne fait référence à cette actualité, il peut s’agir d’une fausse information. Si l’actualité est relayée par plusieurs sources de confiance, il est plus probable qu’elle soit vraie.

9 – L’actualité est-elle un canular ou une blague ? Il est parfois difficile de faire la différence entre une fausse actualité et une forme d’humour ou de satire. Vérifiez si votre source est connue pour ses parodies, et si les détails et le ton de l’article sont simplement satiriques.

10 – Certaines actualités sont délibérément fausses. Faites preuve de sens critique lorsque vous lisez des actualités, et ne partagez que les informations qui sont pour vous crédibles.

On dirait le mode d’emploi d’un appareil high tech qui nous explique en 35 langues traduites par Google qu’il ne faut pas lancer l’appareil dans les flammes, ou le jeter dans le bain une fois branché, ou alors le mettre dans le bec d’un bébé...

Il faut se faire une raison, et cela s’appelle laisser les gens libres de penser, de s’exprimer, et de lire ce qui leur plaît : si quelqu’un a envie de croire que les Martiens se sont crashés en 1947 sur une base nucléaire US, c’est leur affaire. Si un adolescent se passionne pour le dernier dinosaure d’un lac africain perdu quelque part au Congo, c’est sa façon d’écouter une histoire, celle qu’il n’a pas eue enfant, par exemple.

La bande-annonce de The Dinosaur Project, avec une expédition qui part à la recherche du Mokélé-Mbembé :

 

Ce n’est certes pas comme ça qu’ils comprendront le monde actuel, cela affectera probablement leur vision des choses, mais cela correspond à un besoin, un besoin de mystère, d’une certaine transcendance, quelque chose de l’ordre de la consolation. Il y a une recherche du religieux qui ne dit pas son nom, et qui s’exprime comme elle peut.

Les fausses informations, c’est un peu comme les sectes : si les gens y trouvent leur compte et n’emmerdent pas les autres, on ne peut rien y faire. En revanche, vouloir imposer sa « bonne » information, sa pensée aux autres, ça c’est du fascisme. Le vrai !

Réflexions philosophiques sur l’information-marchandise
et la manipulation des masses,
à lire chez Kontre Kulture

 

Réseaux sociaux contre presse dominante, sur E&R :

 



Article ancien.
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