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Macron accuse le FN d’avoir radicalisé le mouvement des gardiens de prison

Emmanuel Macron aurait accusé le syndicat Force Ouvrière (FO) pénitentiaire d’être infiltré par le Front national (FN), expliquant selon lui le « jusqu’au-boutisme » du mouvement de grogne des surveillants de prisons. Contacté par RT France, FO dément.

 

Selon l’édition du 31 janvier de l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron se serait emporté devant ses proches au sujet de la crise des gardiens de prison. Selon lui, « les syndicats ne tiennent rien ». « FO pénitentiaire est noyauté par le FN, ce qui explique sa position jusqu’au-boutiste », aurait poursuivi le Président de la République.

L’hebdomadaire assure aussi qu’un appel de Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, conforterait cette hypothèse. Appelant Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO pour obtenir une médiation par le biais du syndicat, elle aurait obtenu pour réponse : « Moi je ne les connais pas bien, ceux de la pénitentiaire. »

 

FO dément : « Chez nous, il n’y a aucune personne du FN ! »

Mais pour FO, ces accusations présumées sont dénuées de fondement. « C’est ridicule voire risible. Chez nous, il n’y a aucune personne du FN », s’énerve Yoan Karar, secrétaire général adjoint du Syndicat national pénitentiaire Force ouvrière, qui a répondu aux questions de RT France.

« FO et le FN sont carrément aux antipodes. Nous avons refusé la demande de deux députés européens FN en visite à l’île la Réunion de nous rencontrer. Nous avons aussi refusé de rencontrer Marine Le Pen quand elle est venue voir les gardiens à Vendin-le-Vieil », poursuit le syndicaliste.

« On ne sait pas de qui vient cette attaque, on le saura tôt au tard. Mais on a un peu l’impression que dès l’instant qu’on est contestataire, pour le gouvernement, on appartient au Front national. Mais comme par hasard, c’est une attaque qui arrive à un moment où un syndicat majoritaire a validé l’accord avec Nicole Belloubet alors que nous l’avons rejeté », explique Yoan Karar de FO pénitentiaire.

Cet accord a en effet été signé le 26 janvier entre le syndicat majoritaire Ufap-Unsa (40 %) et le ministère de la Justice. Les syndicats CGT (15 %) et FO (30 %) ne l’ont pas accepté, dénonçant une « trahison inacceptable ».

Après l’agression à l’arme blanche de trois gardiens par un islamiste emprisonné à la prison de Vendin-le-Vieil le 11 janvier dernier, les surveillants pénitentiaires avaient organisé des blocages un peu partout dans le pays à partir du 15 janvier pour dénoncer, entre autres, le « laxisme » gouvernemental et réclamer plus de sécurité. Jusqu’à 115 prisons sur les 188 que compte le pays ont été bloquées par les gardiens.

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