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Migrant bienvenu, Français à la rue

Le dicton du libéralisme

Le titre est mi-racoleur mi-populiste, mais il fallait bien donner envie de regarder ce reportage. Nous ne faisons pas dans le misérabilisme qui consiste à prendre parti pour les pauvres contre les riches, pour les démunis contre les nantis, parce que les choses ne sont pas aussi simples.

 

Pour exemple, dans ce reportage, les personnes filmées se retrouvent à la rue par choix mais aussi par contrainte, des contraintes qui ne sont pas toujours bien définies, bien conscientes.

Nono et son camion agonisant qui a 500 000 km au compteur, Jenica et ses dreadlocks, les douches rares, la bouffe pas chère, les contrôles des gendarmes, les chiens à nourrir, la mécanique incertaine, c’est le quotidien des jeunes routards.

Pierre-Anaël, lui, totalise six ans de rue, seul, à pied, avec son chien. Et son ordinateur portable qui le relie aux autres, à sa famille, dont il s’est échappé, ce « passé familial douloureux ». On n’en saura pas plus. Il est serveur de métier, retrouve parfois du travail, parfois la rue.

Enfin, Joël, flanqué de Tim, traverse la France à 4 km/h en roulotte tirée par deux chevaux sauvés de l’abattoir. Pour lui, tracer la route permet d’échapper à ses démons, à son démon.

On peut avoir envie de « bouger », de « voir du pays », de changer de « paysage » selon son bon gré, et on se retrouve à planter deux millions d’échalotes en Bretagne, à genoux, avec un petit chariot, par des temps incertains, un boulot que même les migrants ne veulent pas faire.

 

Le prix d’une « autre vie »

Alors, la liberté là-dedans, elle est où ? En ont-ils plus que ceux qui bossent dans le « système » ?

À chacun de se faire son opinion. Il y a ceux qu’on peut aider, ceux qui s’aident ou s’entraident, et puis ceux qu’on peut difficilement aider.

Bon voyage dans la France des routards de la galère ou de la liberté, une liberté qui se paye cher. Mais nous, on connaît ça !

 

Le désir d’une autre vie et la nécessaire solidarité,
à lire sur Kontre Kulture

 

Survivalisme et sociologie, sur E&R :

 






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24 Commentaires

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  • #2086180
    Le 22 novembre à 13:58 par olivier
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    il faut être honnête, tous ces protagonistes ne respirent pas la joie de vivre...

     

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    • #2086217
      Le 22 novembre à 14:58 par Gilles
      Migrant bienvenu, Français à la rue

      Les gens qui font des boulots á la con sur Paris non plus ca ne fait pas rever.

      Reportage intéressant car exposant cas bien différent. Les jeunes qui ont une famille font cela pour un temps, avant de ré-intégrer le ciucuit traditionnel, c´est plus noble et formateur qu´une jeunesse traditionnelle d´une époque médiocre, faite d´études, de stages, de petits boulots et de beuveries le Samedi.
      Il y a le cas atypique de l´acoolo de 48 ans qui en fait 65 qui essaye de décrocher par la roulotte. Sympathique.

      Puis Anael qui est vraiment largué, on ne connait pas son traumatisme. Lá on entre dans toute la dégueulasserie du sytséme car des gars comme lui il y en a beaucoup, et le systéme ne fait rien pour l´aider. S´il était migrant ou gay cuir... Le systême enfonce les blancs fragiles c´est un fait, son assistante sociale l´accompagne dans sa chute en souriant.

       
    • #2086235
      Le 22 novembre à 15:31 par anonyme
      Migrant bienvenu, Français à la rue

      Quand vous prenez le métro à 8h du mat’ les protagonistes de la société capitaliste ne la respirent pas non plus...

      En fait on aurait le choix entre deux extrêmes ? La grande aventure précaire (ce qui affecte un peu le goût du truc), ou le salariat précaire.

      Autre solution : faire carrière ? Pas bon non plus, c’est votre santé physique et mentale que vous allez sacrifier pour pas grand chose.

      La voie raisonnable et sérieuse c’est celle du maquis, avec un minimum de préparation. Soral/ER ont raison donc.

      Ce que beaucoup ont compris, y compris Attali qui souhaitait que les migrants soient répartis dans ces petits villages de France abandonnés qui n’attendent que d’être à nouveau... colonisés.

       
    • #2086239
      Le 22 novembre à 15:35 par Identité effacée
      Migrant bienvenu, Français à la rue

      Déprimant. C’est carrément la fin de l’humanité . On peut très bien vivre dans la résistance et la dissidence sans se mettre dans un état pareil. On a qu’une vie, on a qu’un seul corps, et tout nationaliste digne de ce nom s’évertue à bien traiter ces deux cadeaux précieux. . Ces gens se laissent aller physiquement, mentalement....Ils sont pour ainsi dire lessivés. Il y a plusieurs façons de mettre une nation à terre, le shit et le cannabis en font partie. Si un jour les natios prennent le pouvoir, les punks à chiens mal lavés vont sentir un grand changement. C’en sera fini de ces salonnards gauchistes qui autorisent que les français se mettent dans cet état !

      Franchement, si un jour je voyais ma fille dans cet état, c’est dur à dire, mais je lui foutrais une torgnole !

       
    • #2086785
      Le 23 novembre à 16:04 par Grindsel Tirédunevi
      Migrant bienvenu, Français à la rue

      Pour aider quelqu’un, il faut que ça corresponde à un besoin, et que ça soit fondé sur des vraies valeurs. Je crois surtout aux initiatives individuelles et privées. Les français ont trop d’aides de l’état pour tout et n’importe quoi, qui impliquent en réalité beaucoup de flicage et d’ingérences, qui fractionnent la société, déresponsabilise les gens, détruisent les liens humains normaux, familiaux, de voisinage ou de patronage. La patron est un père, étymologiquement.

      Il y a certes toujours eu des saisonniers, des vagabonds, des voyageurs de tous poils, mais ce à quoi on assiste, c’est une généralisation du nomadisme. Ça pose la question de l’accès à la propriété, et de ce qu’elle représente. Autrefois patrimoine sacré hérité des ancêtres et transmis aux descendants avec son âme et ses traditions, son honneur à défendre, une maison de famille animée par la chaleureuse présence féminine et la vie des enfants, des moyens de production transmis en même temps que savoir-faire, savoir-être, et renom.

      La première mesure politique devrait-être de rétablir la liberté de faire son testament et la détaxation totale de l’héritage. Laisser plus de liberté de construire sur les terrains privés. Supprimer les APL, et supprimer la taxe d’habitation pour les résidence principales, afin de faire cesser la spéculation immobilière. Supprimer les obligations qui ne sont pas liées au domaine régalien, concernant la santé ou l’éducation. Arrêter de subventionner le travail des femmes et la garde d’enfants. Lier les cotisations d’assurance à la famille ou à l’entreprise. Favoriser la fidélité (les "CDI") en détaxant progressivement le salaire des hommes en fonction de leur ancienneté (et de leur statut marital), jusqu’à 0% au bout de quelques années, et 0% aussi pour la famille du patron, à défaut de supprimer toute taxe sur le salaire. Favoriser l’intéressement au bénéfice. Généraliser les abattements d’impôts sur les bénéfices (investissements, œuvres d’intérêt publiques, secteurs clés) à défaut de les supprimer. Idem pour la TVA (alimentation, produits français, etc). Arrêter toute promotion de la contraception, de l’IVG et du divorce pour favoriser la responsabilisation des jeunes et leur engagement dans une vie stable. Favoriser la vie de famille et un ancrage affectif fort en freinant la scolarisation avant 7 ans (et après 14 ans). Privilégier l’apprentissage, et la transmission de père en fils. Déplafonner des heures de travail. Votez pour moi ;)

       
  • #2086216
    Le 22 novembre à 14:56 par anonyme
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    super cool la copine avec les dread, çà change des connasses Louis Vuitton de métropole...

    Quant à la liberté, liberté chérie, il y a des avantages et inconvénients en tout, trop de confort tue, mais trop de précarité çà soule vite !

    Ce qui est dit à la fin est vrai : quand on est jeune on s’en fout, il y a un temps pour se libérer, mais les années passent, et on n’a de moins en moins de force et d’envie de perdre son temps à gérer le matériel.

    +1 pour l’Administration inhumaine qui passe son temps à mettre des bâtons dans les roues des personnes qui essaient de rejoindre la surface.

    Quant au mec obligé de quitter ses deux petites filles, çà c’est dur... mais le type est visiblement déviant, un problème de perversité je dirais.

    Cela dit ceux qui prennent la route peuvent trouver l’amour, au final, les gens qui ont rêver de se libérer de cette société totalitaire sont les vrais chrétiens.

     

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  • #2086285
    Le 22 novembre à 17:12 par Horreur !
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    Tout à la fin, les phrases finales, tout est là.
    Alors, au fil du reportage, je me suis dit : C’est con, j’ai balancé mon vieux Tomtom à la poubelle alors qu’ils galèrent sur leur cartes de merde...
    A 30/50 ans, ça va encore leur truc, à partir de 60 ans, la déchèterie disons, la mendicité du système, bref un truc genre revenu universel mondialiste.
    Leur liberté actuelle nous coûtera cher plus tard.
    En fait, mon avis est que ce sont des merdes sympathiques, parce que « blancs », ce qui est mon cas. Je devrais me raffermir... « L’étranger Français » est plus malin que ces marginaux, ils ne sont rien, mais ils sont anecdotiques, le temps d’un article.

     

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  • #2086335
    Le 22 novembre à 18:51 par stormocle
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    La Fontaine, la fable du chien et du Loup...

     

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    • #2087149
      Le 24 novembre à 05:11 par Homme des fôrets
      Migrant bienvenu, Français à la rue

      Tout à fait,

      A mon sens, la plupart des gens tolèrent sans le savoir leur collier.
      Je crois qu’un des nœuds de ce système d’esclave, esclave de soi même en premier lieu, est le manque de réelles relations, avec soi et avec autrui.

      D’ailleurs le "patron" des échalotes remarque, voir est subjugué par le relationnel qui s’opère entre les maigres loups et trouve formidable cette entente qu’il semble chérir énormément.
      Ce système d’esclavage des temps modernes ne favorise pas un contexte pour aller à sa propre rencontre et ensuite rencontrer autrui sainement et avec de véritables valeurs humaines.

      Et le père de Pierre-Anaël a fait remarquer très justement par son comportement vis à vis de sont fils que l’homme pour se construire doit partir pour mieux revenir. Or notre contexte sociétal ne nous laisse pas simplement expérimenter cela car dès l’école, c’est la compétition obligé, impérativement requise pour s’insérer au plus vite avec la meilleure condition d’esclave moderne !

       
  • #2086480
    Le 22 novembre à 23:01 par matate
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    Ce n’est pas nouveau, ayant ėtė sdf sur Paris il y a une dizaine d’annėes je peux tėmoigner qu’il ne fait pas bon être blanc dans de nombreux endroits supposės aider les sdf.
    De nombreux foyers sont completement trustés par les non Europėens, les assistantes sociales, le public, les vigiles.
    Plusieurs fois on m’a fait comprendre qu’étant Français il fallait que je me demmerde tout seul, et même quand vous êtes accepté dans un foyer ou il y a des non blancs dans le personnel ou dans le public à un moment vous êtes traité de raciste pour n’importe quelle raison.
    Un foyer ou j’ėtais domicilié, un grand Africain avec qui j’en suis venu aux mains se tapait les gonzesses en échange d’avantages.
    Je vous épargne le moment ou je me retrouve avec trois non blancs dans un foyer sous la douche collective obligé de leur taper dessus pour ne pas me faire lyncher.
    Et cet haïtien qui porte plainte parce que je l’ai frappé alors que c’est lui qui m’agresse violemment mais il faut le compendre le pauvre il connait ses droits.
    Des comme ça j’en ai des dizaines et toujours avec des Africains.
    Et les non blancs qui sortent de prison et à qui on donne tout, appart, boulot, carte de metro, tickets restos, permis de conduire, facilitė pour avoir une caisse.
    Bref la routine en ce qui me concerne, la majorité des gens n’ont pas idée de ce qui se passe, le reveil va être douloureux, s’il y a reveil ce qui vu le degré d’abrutissement, le nombre de non Europėens et le métissage gėnéralisė me semble compliquė, ça va piquer.

     

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  • #2086530
    Le 23 novembre à 04:05 par ZiiD
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    On a beau dire...
    Mais en l’en à fait du chemin Zaz !

     

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  • #2086579
    Le 23 novembre à 10:34 par katarina
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    il y un budget pour le logement social élevé en plus, 45 milliards, le logement social c’est une caste de 84000 ménages aisés faisant partis des 10% des plus riches ! oui en effet, les centres d’hébergement sont remplis à craquer par des migrants ! car ça m’est arrivé d’être à la rue, et les centres pas de place, alors je suis allée au camping, heureusement qu’il été encore ouvert pendant 15 jours, en Octobre le camping ferme, donc j’ai dû payer chère et je n’avais pas de matériel de camping, puisque je me suis sauvée de chez moi pour ma sécurité....

     

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  • #2086583
    Le 23 novembre à 10:38 par L’agent Peuplu.
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    Salutations.
    @ horreur et autre @ kantor qui s’inquietent de savoir combien , pécuniairement parlant, ils paieront pour la « liberté » de ces cloches, vous n’avez qu’a ouvrir les yeux pour constater combien votre « aliénation » nous a coûté jusqu’à présent, spirituellement parlant ! En tout cas , rassurez vous, ils vous taxeront moins que ceux qui vous mangent la laine sur le dos depuis votre naissance, mais bon....c’est toujours la fable du renard Goupil... 

     

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    • #2086706
      Le 23 novembre à 14:13 par Identité effacée
      Migrant bienvenu, Français à la rue

      Je ne sais pas qui sont les véritables aliénés quand je vois ce documentaire. Ces mecs vont au Mac Do, passent commande de burgers et boivent du coca et du Red Bull . Regardez bien les détails de leurs poubelles roulantes, il y a toutes sortes de canettes vides et d’emballages industriels de très mauvais gout.

      Ben oui ! Cracher sur un système pour finir au Mac Do avec des Dreads Locks, ça s’appelle une voie sans issue ! Ces mecs qui errent sur les routes sont la parfaite antithèse des valeurs morales du ré-enracinement, avec tout ce que cela sous entend : famille, travail de la terre et maison bâtie à la sueur de notre front !

       
  • #2086858
    Le 23 novembre à 18:10 par Solidesratés
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    C’est pas grave la France vient de filer 1.000.000 d’euros (minimum avoué ) au Maroc , pour la construction d’une ligne TGV .

     

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  • #2087086
    Le 23 novembre à 23:36 par sylvie une française
    Migrant bienvenu, Français à la rue

    C’est une manière de vivre, effectivement sans contraintes administratives mais ce qui signifie pas ne pas avoir peur de l’insécurité, surtout en cas de problèmes de santé. Et à ce moment, la société se devra de régler leurs soins.
    Ils sont loin de penser à tout ça, donc qu’ils profitent de leurs moments heureux.
    Je ne pense tout de même pas qu’ils sont toujours tout sourire.
    Le jeune qui cherche un emploi de serveur est très mal dans sa peau, son choix aura duré mais il le paie cher.
    Ceci dit, je plains les parents dont les enfants refusent leur aide, ce doit être terrible à vivre.
    L’ancien routier qui a beaucoup perdu du fait de l’alcool continue son chemin mais seul. Il doit tout de même à penser à la famille qu’il avait, je ne pense pas qu’il n’ait pas de regrets, il ne boit plus grâce à la vie dans la roulotte mais ça ne doit pas l’empêcher de penser mais il va rouler combien de temps lorsque ses chevaux ne pourront plus tirer la roulotte ? Quelle sera sa vie, il va déprimer.
    L’entraide m’a fait sourire, c’est très ado et c’est beau à voir, il est vrai qu’il n’y a pas de jalousies l’argent étant pratiquement absent, on ne se pose pas de questions.
    Ils vivent certainement mieux avec ce mode de vie que dans un HLM où il y a beaucoup de promiscuité, de bruit etc. Je peux comprendre mais dans quelques années, leurs véhicules seront fichus et ils n’auront pas d’argent pour en racheter et continuer la vie qui les satisfait, alors ? Et cette jeune fille vieillira et ne se sentira peut-être plus capable physiquement d’aller planter des échalotes.
    J’espère pour eux qu’ils pourront continuer à vivre d’entraide et de compréhension, ils donnent une bouffée d’oxygène.
    Perso, je sais que je ne pourrais pas mais il y a quelques années j’avais l’opportunité de suivre une troupe de théâtre itinérante qui s’est fait connaître.
    J’ai refusé car mes parents étaient là et m’en ont dissuadée.
    J’ai souvent des pincements au coeur lorsque j’entends parler de cette troupe.
    J’ai écouté mes parents par faiblesse et je ne serais pas arrivée à les quitter de cette façon.
    Mais un jour on quitte ses parents et on ne fait pas ce que l’on rêvait de faire...

     

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