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On a corrigé la copie d’Ivan Rioufol, le national-sioniste du Figaro

Ivan Rioufol est un des piliers du Figaro, où il a exercé tous les boulots les plus prestigieux. Aujourd’hui, électron libre dans la maison Dassault qui vend des avions de guerre, le journaliste se lâche dans son Bloc-notes vendredimadaire. Le mot n’existe pas mais on trouve le barbarisme pas mal. Pour aller vite, Rioufol est aujourd’hui l’une des voix du national-sionisme en France, avec les Goldnadel, Bercoff, Zemmour et autres relais de la parole divine du pouvoir profond.

 

C’est Rioufol qui le premier a osé parler de guerre civile à propos du conflit entre chrétiens et musulmans en France. Pour lui, la situation ne peut que dégénérer, et tout son discours tient sur le danger islamiste. On voit que déjà, entre musulmans et islamistes, il y a un saut qualitatif et quantitatif. La communauté musulmane de France est vite assimilée à sa faction radicale. Cela lui est reproché, mais ça sert sa démonstration, ça sert les intérêts israéliens en France (Meyer Habib, Sammy Ghozlan et compagnie) et ça fait vendre. De la peur, surtout.

Nous nous sommes donc intéressés à sa chronique du vendredi 16 novembre 2018 intitulée « La nouvelle révolution française, acte I ». Ça sent la série, et le prémonitoire, avec un joli portrait de Macron le regard inquiet, peut-être dirigé en biais vers un peuple mal soumis. La méfiance des élites, voyez-vous. Rioufol prend la défense du peuple français dirigé par le traître et lâche Macron – on résume son propos – qui ne veut pas incriminer l’islamisme alors que ce serait le mal français numéro un. Le sionisme est laissé volontairement ou inconsciemment de côté par Riouf.

 

 

Le nouveau président de la République semble incarner tout ce que Riouf abhorre : la christianophobie, le LGBTisme, le mondialisme, le féminisme, l’islamophilie, l’anti-France quoi. Riouf se définit lui-même comme un catholique conservateur et il a le droit. La droite française a été tellement longtemps tenue dans un périmètre surveillé par le socialo-sionisme qu’aujourd’hui elle explose contre la gauche, contre le socialisme, mais pas contre le sionisme. On a les courages qu’on peut, hein. Ou ceux de sa condition.

 

 

Comme dans une course de lévriers, longtemps sevrés de lapins et de sport, quand on ouvre les cages, ça part à cent à l’heure derrière le lapereau. C’est exactement ce qui arrive aux nationaux-sionistes, qui tapent comme des fous sur l’islamo-gauchisme, pour définir le pendant idéologique du national-sionisme. L’antiracisme est mort, vive l’anti-islamisme !
Passons maintenant à la chronique proprement dite. On commence par le résumé de Riouf :

« L’égotisme de Macron n’a fait qu’exacerber les incompréhensions entre la France d’en haut et celle d’en bas. Une révolution démocratique, populaire, girondine se dessine. »

Jusque-là, RAS. Passons au premier paragraphe, celui de la menace circonstanciée :

« Quand on cherche le peuple, on le trouve. Au sens propre comme au figuré. Emmanuel Macron aurait pu tenter de renouer avec les Oubliés, sur les terres desquels il était ces jours-ci. Mais il a choisi de se tenir à distance de la colère française lors de son « itinérance » autopromotionnelle sur les lieux de la Grande Guerre : des « gilets jaunes » ont été écartés des cortèges et des caméras. D’ailleurs, Macron a vu « un peu tout et n’importe quoi » dans ces frondes éparses. À l’issue de ses 1000 kilomètres dans la ruralité, le président n’a apparemment rien saisi de l’attachement des gens à leur nation protectrice, malmenée par la mondialisation. La célébration du centenaire du 11 Novembre, point d’orgue de la mise en scène d’une proximité présidentielle, a été l’occasion d’une pluie d’obus élyséens sur le « nationalisme ». À entendre Macron, les citoyens qui n’adhéreraient pas à son idée de « souveraineté européenne », qui efface les nations renaissantes, seraient des xénophobes et des fascistes en puissance. Mais ces canailles-là font masse. Le président a grand tort de les insulter et de s’en faire des ennemis. »

Y a pas à dire, y a d’la plume. Rioufol n’est pas un débutant et ses images sont efficaces : « quand on cherche le peuple, on le trouve ». Une pointe de jalousie nous picote les neurones.
Paragraphe suivant, c’est la démonstration de la révolution qui vient :

« Ce n’est pas seulement une révolte fiscale qui s’exprimera samedi, à l’appel des réseaux sociaux, sous le symbole du gilet jaune de la sécurité routière. Les taxes supplémentaires sur le carburant sont l’étincelle. Mais le terreau est depuis longtemps inflammable. Le gouvernement n’éteindra pas les braises avec ses derniers chèques compensatoires ou ses “superprimes” pour changer de voiture. Le chef de l’État n’est pas la seule cible de cette nouvelle révolution française, qui ouvre l’acte I d’un scénario improvisé. L’égotisme de Macron n’a fait qu’exacerber les incompréhensions entre la France d’en haut et celle d’en bas. Le président n’a pas engagé la rupture avec l’ancien monde. La société civile, qu’il a prétendu représenter, ne se reconnaît pas dans cet homme soucieux de sa destinée. Une révolution démocratique, populaire, girondine se dessine. Déjà, les dirigeants ne dirigent plus vraiment. Ils vont devoir apprendre à écouter le peuple. La belle affaire ! »

Troisième partie, les conséquences de l’ignorance par les élites de la grogne populaire. On rappelle que du fait de son statut, et de sa liberté de parole, Riouf fait quand même partie de l’élite. Ou alors il faut redéfinir l’élite : élite culturelle de gauche qui perd chaque jour du terrain, élite du pouvoir profond, élite qui tient les postes officiels ?

Ce n’est pas précisé, mais il est évident que Riouf vise la gauche islamophile. Justement, on en arrive à la pointe, et au dernier paragraphe que l’on mettra en ligne, car ensuite on peut se faire taper sur les doigts (l’article est payant) :

« Dans ce contexte, observer la propagande gouvernementale agiter le spectre de l’extrême droite et des années 1930 laisse voir le désarroi de la Macronie. Elle est prête à tous les coups bas. Le chef de l’État n’a pas jugé bon de commémorer, mardi, les attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris. En revanche, le premier ministre a trouvé utile, vendredi, à l’occasion des 80 ans de la Nuit de cristal qui vit les nazis s’en prendre à des Juifs en Allemagne, de suggérer une continuité entre l’extrême droite et la montée actuelle de l’antisémitisme en France. Certes, la haine du Juif existe chez les plus abrutis de ces extrémistes-là. Mais le pouvoir sait que ce rejet s’épanouit majoritairement dans les cités musulmanes et à l’extrême gauche, convertie à l’islam révolutionnaire et à l’antisionisme. Les nations « populistes » que Macron étrille, à commencer par la Hongrie de Viktor Orban, entretiennent avec Israël des liens si étroits que les accuser de judéophobie relève du ridicule, sinon de la malhonnêteté. »

Boum, on y est, on est en plein national-sionisme avoué, selon lequel les maux de la France viendraient de l’invasion islamique en cours.
Oui mais Riouf, comme tous ses copains, ne dit pas qui a ouvert les vannes dans les années 70 et surtout dans quel but, but que l’on découvre aujourd’hui seulement, pour certains.
On va dire les choses plus simplement encore, à l’aide d’une image, car on aime bien les images, ça parle à tout le monde, pas besoin d’avoir bac+7 : qui est responsable, le criminel ou celui qui libère le criminel ? Le fauve ou celui qui lui ouvre la cage pour mettre en péril la communauté qui l’avait fait enfermer ?

Attention, on n’est pas en train de dire que le fauve représente l’islam de France, loin de là, mais la partie radicale d’une communauté que nos gouvernants ont curieusement laissée quasiment libre d’agir, c’est-à-dire de nuire. Si ça c’est pas de l’ingénierie sociale diabolique, on sait pas ce que c’est.

De là à dire que l’islamisme radical est instrumentalisé au profit du sionisme radical, il n’y a qu’un pas.

En conclusion, Riouf s’attaque aux conséquences néfastes de l’immigration de masse, bien réelles, mais en oublie les responsables. Normal, il est dans leur camp.

Sur le constat, rien à dire.
Sur l’explication, un gros contresens.

 

Bonus : socialo-sionisme contre national-sionisme ou le débat biaisé entre Joffrin et Rioufol (mai 2018)

 


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