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On a encore le droit de rire des minorités souffrantes ou pas, monsieur Jakubowicz ?

Madame Bien-Pensance et monsieur Jakubowicz nous ont expliqué de quoi on pouvait rire, mais c’était plus tellement drôle au bout du compte. Pour rire encore en 2019, il faut passer outre quelques oukases oligarchiques et là, comme par miracle, le rire revient. Au fait, pourquoi monsieur Jaku et madame Bienpense nous empêchent-ils de rire ? Qu’y a-t-il de gênant pour eux dans le rire ?

 

 

Voici ce que déclarait Jaku avant une conférence de la LICRA, à Reims, le 29 janvier 2014, sur le thème « Peut-on rire de tout ? », en pleine affaire Dieudonné, son spectacle ayant été annulé par le Conseil d’État à côté de Nantes :

« Bien sûr qu’on peut rire de tout. Simplement nous vivons dans une démocratie dans un état de droit. Il y a des lois, et les lois doivent être respectées c’est tout. »

Donc « on peut rire de tout » mais pas vraiment, parce qu’« il y a des lois ». On jouit de la liberté d’expression, mais il y a des lois. On vit en démocratie, mais il y a des lois. Et qui fait ces lois ?
Là est toute la question. Ce sont ces « exceptions » (comme les lois du même nom, hin hin hin) qui font problème, et qui sont décidées par nos élites. Ces lois sont votées par des députés qui sont élus par le peuple mais qui travaillent pour des intérêts autres, c’est là toute l’arnaque ou l’astuce de notre « démocratie » représentative. Une fois élu, le député n’appartient plus au peuple ou à ses électeurs : il appartient (s’il n’y appartenait pas déjà) à des réseaux de pouvoir plus ou moins officiels, plus ou moins occultes, plus ou moins avouables. Non, tais-toi, Rudy, on ne veut pas t’entendre, va juste faire ton boulot et vérifier le nombre de francs-macs et de sionards dans la vie politique et reviens nous voir.

Le problème, c’est que le peuple d’aujourd’hui se fout de plus en plus royalement de ce que pensent ses élites, et rit de ce dont il a envie de rire. Pareil chez nous : on ne va pas s’empêcher de faire des vannes sur les minorités souffrantes, surtout quand elles ont du pouvoir et se servent de leur souffrance ou pseudo-souffrance pour augmenter leur pouvoir et emmerder les autres, c’est-à-dire la majorité.

On a déjà eu cette législation sur la « haine », vous allez voir qu’un jour on va en avoir une sur l’humour, si ce n’est pas déjà fait de manière jurisprudentielle avec les censures et procédures qui s’abattent sur Soral et Dieudonné. Petit tour d’horizon des minorités souffrantes qui ne doivent plus faire rire...

On commence ce tour de France chiante avec Benoît, qui est une minorité souffrante à lui tout seul dans un parti minoritaire en souffrance :

On enchaîne avec les Ni putes ni soumises, totalement abandonnées par l’oligarchie puisqu’elles ne servent plus à rien depuis le changement de paradigme zemmourien.

 

Et maintenant la V2 (vidéo virale) du jour, une petite fille qui reçoit une poupée Schiappa à Noël :

 

 

Sale petite Blanche, comment as-tu pu oser ? Visiblement, elle a pas écouté Jaku. Faisons quand même attention, quand on parle de minorités souffrantes, il n’y a pas que des victimes. Par exemple les pédophiles et autres pédocriminels sont une minorité, ils souffrent du matin au soir de ne pas violer assez d’enfants ou de se faire poursuivre par des enquêteurs (il en reste), mais on ne peut pas les inclure dans les minorités souffrantes qui doivent être protégées par la loi, c’est bien compris ?

 

 

Pauvre Pivot, qui se prend un boomerang 30 ans d’âge, comme un vieux whisky. À l’époque on rigolait bien entre représentants du pouvoir culturel, aujourd’hui c’est fini. En plus, en Belgique, des appels sont lancés sur les réseaux sociaux pour « traquer cette bête féroce », Michel-t’as intérêt à courir vite-Lelièvre, l’ex-complice de Dutroux, pas Gabriel Matzneff ou Daniel Cohn-Bendit, enfin, pas encore. Mais vu la tournure que les choses prennent... On appelle ça la justice populaire, et on nous enseigne que c’est pas bien. Nous on rétorquera que la justice impopulaire c’est pas mieux, mais c’est affaire de goût, voyez-vous, quand on voit tous ces pédophiles de la haute en liberté, il vient parfois aux esprits faibles des envies de... justice !

On a bien rigolé aussi quand Jaku, le Maître du rire comme il y a un Maître des horloges, a tenté de retenir – du calme Joe – son coreligionnaire qui voulait buter de l’assassin de vieille dame. Il a dû lui rappeler que la peine de mort c’était mal, comme quoi y a de la graine de justicier dans tous les camps, même le bon !

 

 

On ne devrait peut-être pas parler de « camps » car c’est connoté. Il y a de plus en plus de mots rendus inutilisables – ou alors avec des pincettes de 11 mètres – par les minorités souffrantes. Le principe est simple : vous souffrez ou vous avez souffert d’un truc, vous ou vos ancêtres (ça peut remonter à très loin, apparemment y a pas de limite, oui Pierre-Marie, jusqu’au Néolithique), vous avez alors le droit de mettre un veto sur un mot et/ou de le privatiser.

 

 

C’est quoi encore cette histoire ? Du calme, on va vous la raconter. Jean Hugon 3 vient de faire son « coming out bi », son « CO bi » devrait-on dire (attention au verlan), et il se prend une shit storm, une tempête de... neige.

 

 

Parce qu’il est bisexuel ? Non, ou pas seulement : c’est surtout parce qu’il est France insoumise, et que dans son camp de la gauche sociale ça se fait pas trop apparemment (on pense que ça a un rapport avec la morale communiste). Du coup, et c’est là que ça devient intéressant parce que vous nous connaissez, on aime bien traquer les bugs internes à la Matrice, les homos ou bi (merde, « s » ou pas « s » ?) ou comingoutés de gauche sociétale sont dans le doute : on flingue Jean Hugon 3 ou pas ? Parce qu’en fait la plupart des LGBTmachin sont chez Macron, d’où le rififi.

 

 

Oui parce que c’est un facho de gauche (un LFI, si on se fie aux catégories édictées par le CRIF) et donc « bien fait sale bi », non parce qu’il a eu le courage de son coming out et il fait partie de la famille des minorités souffrantes LGBTIQI+ et donc rien à battre de sa couleur politique. Un beau mal de tête en perspective chez les gauchistes LGBTmachin. On attend le prochain coming out bi d’un natio, ça devrait battre tous les records.
Mais enfin, avouons-le, quelle idée de faire son CObi sur Twitter... Twitter c’est pas le pays de Candy, c’est le pays du shit storm !

 

Conclusion, morale et truc intelligent de la fin

Vous l’avez compris, dès qu’on met des lois dans l’humour, dans la liberté d’expression, c’est le bordel. Les communautés agissantes et législativantes se coincent elles-mêmes avec leurs lois, on l’a vu avec la frustration de vengeance de Meyer Habib. Meyer veut buter – à l’israélienne – le meurtrier de Sarah Halimi. On ne l’a pas entendu sur le quadruple meurtre de Paulette Guyon, Marie-Thérèse Philibert, Bernard Philibert et Renée Chevalier, mais on l’imagine bien en bourreau national qui ressort la guillotine.

 

 

Ah merde, c’est vrai, on avait oublié : c’est pas des minorités souffrantes, c’est la majorité souffreuse, celle qui fait souffrir les minorités souffrantes. Justement, là encore on a trouvé un bug dans la Matrice, ça vient de Guillaume, l’amuseur sponsorisé par nos impôts qui a pour tâche de bien marquer la différence entre les bons et les mauvais, les gentils et les méchants, les démocrates et les fachos, alors qu’il se trouve en position de monopole sur le service public, où il n’y a personne pour faire un autre humour, moins soumis aux forces occultes, moins péteux quoi.

Eh bien Guillaume s’est moqué de Marion Maréchal, qui est une minorité souffrante puisqu’elle est fachotisée dans les médias dominants, et, et rien. Jaku, le Maître du rire, n’est pas intervenu pour morigéner Guillaume. On croyait qu’y avait des lois pour protéger les minorités souffrantes !

 

 

Cependant on est sûrs d’une chose, et Jaku sera d’accord avec nous (pour une fois) : si Guillaume fait un jour une vanne antisémite accidentelle (un jour, il a critiqué la politique israélienne, mais ça c’est une ruse de poltron), il se fera gronder par Jaku et lâchera tout ce qu’il retient depuis trop longtemps dans son froc.

Eh, les humoristes, vous en avez pas marre de vivre dans la terreur et de devoir faire des vannes selon un cahier des charges établi par les puissances occultes qui ne se cachent plus ? Allo ?

 

Bonus ! Non, boni !

1 – Le débat chiant du Figaro où l’on apprend qu’« on peut rire de tout si c’est drôle » :

 

2 – Le débat grotesque du service public bien-pensant sur « peut-on rire après les attentats de Charlie Hebdo » (ça ressemble à un « peut-on rire après Auschwitz ») avec un gros délinquant de la vanne qui s’est glissé parmi les invités :

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