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Proust, auteur Grasset (comme BHL et Angot), a payé Le Figaro pour avoir de bonnes critiques

« On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Jeudi 28 septembre, The Guardian révélaient l’existence de lettres inédites de Marcel Proust qui montrent que l’auteur avait payé des journaux pour qu’ils réalisent des critiques positives de l’un de ses livres.

Ces écrits ont refait surface avec la vente prochaine, à Paris, d’une copie très rare d’un exemplaire de Du côté de chez Swann. Signées de la main de Marcel Proust, ces lettres sont adressées à son éditeur, Louis Brun. Il demande à celui-ci de donner de l’argent à des journaux français afin d’obtenir de bonnes critiques. Il a payé, par exemple, 300 francs – soit environ 1000 euros selon le magazine anglais – pour une critique flatteuse sur Du côté de chez Swann sur la une du Figaro ainsi que 660 francs de l’époque pour une critique d’un ami en une du Journal des débats.

Dans ces mêmes lettres envoyées comme critiques à son éditeur, Marcel Proust écrit que Du côté de chez Swann est un “petit chef d’œuvre. (...) Une bouffée d’air frais parmi les autres vapeurs soporifiques” et n’hésite pas à comparer son œuvre à du Charles Dickens. Extrait de sa critique : “Ce que Monsieur Proust voit et ressent est complètement original. (Son écriture) est trop lumineuse pour les yeux... Ce livre suggère presque la quatrième dimension des Cubistes”.

Ingénieux, l’écrivain écrivait les critiques lui-même mais les tapaient à la machine avant de les faire publier “pour qu’il n’y ait aucune trace de mon écriture”, détaille-t-il. Il promet à son éditeur dans ces lettres que “bien sûr, il le remboursera en totalité”. »

 

On dira qu’il y a prescription, les faits ayant eu lieu il y a 108 ans (1912). Aujourd’hui, les éditeurs ne payent plus les journaux pour obtenir des critiques positives lors de la sortie de leurs livres : ils font simplement partie du même milieu et ces tribus très organisées tiennent ce milieu très fermé. N’entre pas qui veut ou qui ne montre pas patte blanche !

 

C’est ainsi que la maison Grasset, citée dans l’article de Vanity Fair, a pu placer ses poulains dans les émissions culturelles ou les talk-shows de la télé – déjà dans Apostrophes –, et ensuite les choses se font toutes seules. Le grand public voit arriver un BHL nul en philo ou une Angot nulle à l’écrit, mais qui sont reçus et critiqués comme des géants de la littérature, et le lendemain, c’est la ruée sur les têtes de gondole de la FNAC. La plupart des Français et des lecteurs ne vivant pas dans le VIe arrondissement parisien, le tour est joué, et le mal est fait.

 

 

Aujourd’hui, un siècle après les petites astuces du Proust, les choses sont plus discrètes, mais cela permet toujours à de mauvais auteurs d’être poussés dans les médias pour des raisons extralittéraires par des éditeurs qui prennent toute la place avec leurs armées d’attachées de presse. Les autres auteurs, en ce qui concerne la présence médiatique, eh bien ils peuvent crever. La pire situation est pour les auteurs dits mal-pensants, et chez Kontre Kulture, on sait ce que c’est : ils n’existent tout bonnement pas. Mais une autre économie, une contre-économie est en train de sortir de terre, qui contourne les murs et les censures politiques du milieu, du Milieu littéraire devrait-on dire, pour s’adresser directement aux lecteurs, qui ont été longtemps lésés sur les vérités dérangeantes, ou même la qualité.

On n’essaye pas de dire par là que les auteurs dissidents seraient meilleurs que les auteurs mainstream, mais l’inversion des valeurs produite par le Système mène à des situations étranges. On voit par exemple une Christine Angot, cette figure emblématique du Milieu et de la Bêtise, protégée par feu Pierre Bergé et par pas feu BHL, obtenir une place de juge dans l’émission culturelle ONPC du très LGBT-sioniste Laurent Ruquier. Encore un coup de la maison Grasset, et on n’oublie pas Yann Moix, qui est beaucoup plus intelligent que la Angot (c’est pas difficile) et qui est protégé de toutes ses turpitudes et mensonges par la Tribu régnante. À coté de ça, les auteurs Kontre Kulture sont des anges !

Heureusement, il y a une justice : BHL et Angot, ces auteurs Grasset, malgré leur promotion énorme dans les médias, vendent moins qu’un Pierre de Brague chez Kontre Kulture (putain, le fayotage, on a honte mais faut bien vivre) avec son Proudhon, ce penseur ancien qui a de l’avenir.

 

Bonus : Proust, Céline et Appolinaire

 

Pour rigoler un peu, pour une fois avec France Culture, le top 10 des livres que vous n’avez jamais réussi à finir, avec le Proust dans le top 3.

De Proust à BHL, une histoire de la subvention :

 



Article ancien.
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65 Commentaires

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  • Mais c’est comme ça que cette caste arrive à occuper le haut du panier...
    Depuis toujours la stratégie c’est d’être au plus près du pouvoir, acheter les mecs qui tiennent le bouton d’entrée et faire croire que c’est par leur mérite qu’ils sont arrivés là.
    Pour acheter il y a les copains banquiers et dans la comm’ il a tous les autres qui savent utiliser la brosse à reluire pour tromper le pékin vulgaire, dont les capacités d’extase sont le résumé de ce qu’on leur a dit dans les feuilles de chou, éditées toujours par les copains.
    Proust est insupportable de détails pour décrire une vie de flatulences bourgeoises qui en avait bien besoin à son époque, histoire de grandir leur spoliation de la riche culture française et de l’ordre institutionnel qu’ils n’ont fait qu’adapter au forceps.
    Quoi d’étonnant ? Ou plutôt : rien de nouveau...

     

  • Proust avait bien raison de ne pas laisser la critique de ses oeuvres à des journalistes ou des écrivains de second rang. Est-ce que des collégiens corrigent les copies des concours de l’ENS ou de l’agrégation ? À l’altitude de Proust il n’y a quasiment plus personne pour le juger avec intelligence, il y a juste quelques égaux : Céline, Claudel..., des rivaux, quoi.

    Mais surtout, on s’en contrefiche, des questions domestiques, de sa comptabilité, de son régime alimentaire, de la marque de ses pantoufles, de son éditeur et de sa réclame... L’intérêt est tout à fait nul.

     

    • A priori Céline l’a jugé, et durement dans la lettre que lit Vitoux, en le montrant en gros comme un planque, poseur de salon, la France de l’arrière qui gagne à la fin. Proust n’aimait déjà pas trop mes parisiens auxquels ils attribuaient sa faible constitution, sa mere enceinte durant la Commune n’aurait pas bien mangée. Compagnon qui a bien connu Barthes... parle de vacances en 14 18 pour Proust, sans parler de ses amusements cachés.

      Houellebecq dit pareil dans les Particules, que Proust est imbitable pour un lycéen de par ses préoccupations.

      Il reste cependant le grand philosophe Enthoven, ainsi que les repetiteurs sorbonnards pour placer Proust devant Céline. Dans le sérieux, ça n’a aucune place. Proust cela sert à maîtriser un français académique -copiez 30 min de Marcel pensant 2 mois et vous pourrez briller-, pour le reste, ça parle magnifiquement des invertis, de sa maman, sa tante... c’est de la littérature bourgeoise, très compatible avec une autre littérature...


  • Marcel Proust faisait sa publicité !
    Comme Nabuchodonosor sur ses colonnes...
    Vers 15/16 ans,j’avais eu la chance de tomber directement sur "Albertine disparue" qui n’est pas le premier roman d’"A la Recherche du Temps Perdu",mais qui est peut-être son meilleur,çà tombait bien,j’avais connu une allemande qui se prénommait Albertine.
    Des phrases très longues,une réelle sensibilité à fleur de peau,très beau roman,à l’époque je ne savais pas que c’était un homosexuel.Par la suite,en relisant quelques passages,on peut le deviner.D’autres romans sont plus "longuets" et parfois ennuyants,ils retraçent un monde aristocratique,cultivé,de grandes familles aisées ,une façon de vivre dans les mondanités avec les artistes,poètes,écrivains.
    Véritable tableau d’une époque...


  • Par contre la richissime famille Dreyfus n’a jamais payé un centime à la presse pour obtenir la révision du procès. Les médias n’ont aucun pouvoir.


  • Quand il évoque Apollinaire dans une de ses lettres, Céline le traite de "maquereau" de Marie Laurencin . Aucune considération pour le fait qu’il se soit engagé dans l’armée française alors qu’il aurait pu rester planqué comme Picasso . Honneur à Apollinaire ! Il a prouvé qu’il était plus Français que la plupart d’entre nous, et à quel prix ! Quant à Alain Fournier Céline qualifie "Le grand Meaulnes" de "crottes de bique"... Aucune considération non plus...

     

    • Effectivement,il existe une photo célèbre où l’on voit Apollinaire sur un champ de bataille jonché de morts,fauchés par les mitrailleuses,les uns à côté des autres,et où il n’a pas un mètre carré de libre,et qui semble ,les bras légèrement écartés,traduire l’incompréhension qu’il éprouve pour la guerre....


    • Marcel,

      Votre post est sublime de justesse.
      En effet, Celine n’a pas compris l’immense grandeur d’Appolinaire, ni d’Alain fournier, normal, il n’arrive pas à leur cheville.
      Appolinaire est le plus grand poète d’amour humain (sous le pont mirabeau, etc), c’est le Chopin, le Schubert, le Beethoven, en mode poésie. Il n etait pas le "maquereau" de Marie Laurencin, il en etait l’amour ! N’en deplaise au moderne froid Céline qui n’y a rien compris.
      Pas grave, tous les amoureux qui ont lu Appolinaire alors qu ils etaient sous l’emprise de l ’amour, savent la hauteur de ce poete.
      Quant à Fournier, le Grand Meaulnes est superbe aussi, cela m avait donné une âme romantique a l adolescence, presque autant qu avec le sublime Alphonse Daudet.
      Et c etait 3 patriotes courageux, appolinaire a fait durement 14-18, Fournier y est mort, et Daudet etait royaliste. 3 poids lourds.

      Sur Proust, je n’approuve pas sa méthode déloyale, mais ca reste un grand ecrivain, que je ne comparerais pas a BHL ni a Angot.
      Le 1er Ecrit, les 2 autres sont 2 minables scribouillards décérébrés qui n’ont pas du tout la sensibilité de Proust, bien au contraire.
      Tout les oppose, sauf la méthode...


  • Céline n’a pas fait la guerre de 14-18 : il en a fait les 3 premiers mois, Aout, septembre, octobre, les plus meurtriers : le 22 aout 27 000 soldats Français sont morts, plus en un seul jour que pendant toute la guerre d’Algérie (1954-1962) . Céline a été très grièvement blessé en octobre, on a failli lui couper le bras droit, il a été réformé et décoré de la médaille militaire . Cette mauvaise langue de Gen Paul prétendait qu’il avait eu la "bonne" blessure, lui dont on a dû couper la jambe . Mais cette expérience a rendu Céline pacifiste pour toujours, et c’est ce qui explique son antisémitisme de 1937 quand dans "Bagatelles" il dénonce le bellicisme juif . Il regrettera de "s’être croisé pour des prunes" quand il se rendra compte, après la "libération" que les Français, auxquels il voulait éviter un nouveau massacre, le laisseront complètement tomber jusqu’à le renier . Giono lui a fait 4 ans de guerre et il en est sorti aussi totalement pacifiste . Mais cela ne lui a pas été reproché - il a fait quelques semaines de prison en 1939 et à la "libération" - car il n’a jamais dénoncé le bellicisme juif de 1933 à 1939 .

     

    • Un génie a dézingué un génie. Mais Céline a fait fort dans l’aversion.

      Céline :« Il est beaucoup ergoté autour de Proust. Ce style ?... cette bizarre construction ?... D’où ? qui ? que ? quoi ? Oh c’est très simple ! Talmudique. Le Talmud est à peu près bâti, conçu comme les romans de Proust, tortueux, arabescoïde, mozaïque désordonnée - le genre sans queue ni tête. Par quel bout les prendre ? Mais au fond infiniment tendancieux, passionnément, acharnément. Du travail de chenille. Cela passe, revient, retourne, repart, n’oublie rien, incohérent en apparence, pour nous qui ne sommes pas juifs, mais de "style" pour les initiés ! La chenille laisse ainsi derrière elle tel Proust une sorte de tulle, de vernis irisé, impeccable, capte, étouffe, réduit, empoisonne tout ce qu’elle touche et bave, rose ou étron. Poésie proustienne. Quant au fond de l’œuvre proustienne : conforme au style, aux origines, au sémitisme ! désignation, enrobage des élites pourries, nobiliaires, mondaines, inverties, etc... en vue de leur massacre. Épuration. La chenille passe dessus, bave, les irise. Le tank et la mitraillette font le reste. Proust a accompli sa tâche, talmudique. Vous me pensez obsédé ? Mon Dieu non ! le moins du monde ! » [Céline, lettre à Lucien Combelle, 12/2/1943, Lettres, Gallimard, « Pléiade », 2009]

      « Ah Proust s’il n’avait pas été juif personne n’en parlerait plus ! et enculé ! et hanté d’enculerie. Il n’écrit pas en français mais en franco-yiddich [sic] tarabiscoté absolument hors de toute tradition française. Il faut revenir aux Mérovingiens pour retrouver un galimatias aussi rebutant. » [Céline, lettre à Jean Paulhan, 1949, Lettres à la NRF 1931-1961, Gallimard 1991]

      C’est l’origine de la formule "Proust ? Un talmud mérovingien". C’est injuste mais pas mal torché quand même. Et la société française n’a pas voulu que l’on réfléchît autour de cette proposition : Proust talmudique ? Ce n’est pas si bête mais comme personne n’a lu le talmud ... ni Proust.. Ce qui est sûr, c’est que les proustiens, eux, le sont, sacrément, talmudiques.

      Et sa philosophie et très scolaire et sans vraie profondeur. Pendant les allemands lisaient Nietzsche et "le Triomphe de la Volonté", les français lisaient Proust ! Proust a vaincu Nietzsche.en 1918. Ensuite, Romain Rolland a été vaincu par Heidegger en 1940. ...

      On peut tout intellectualiser. Mais entendre le "pendant les vacances, j’ai relu tout Proust" m’exaspère. "Tout Proust" Lu ? Relu ? Tu parles !


  • Cela 30 ans que je n’achète plus de journaux ! Quelque soit le sujet, on reste sur sa faim. Les journaleux n’informent que des conséquences et ne franchissent jamais la ligne rouge de la révélation des causes.

    Cet article ne fait que confirmer le non-talent absolu de ces escrocs qui se font passer pour des génies de la littérature ! D’une manière générale, tout ce qui vient de la gauchiasse est d’une indigence indicible...


  • Marcel Proust, fils du Dr Adrien Proust et de Jeanne Weil (1849-1905), fille de Nahan Weil, agent de change, et d’Adele Berncastel,

     

  • Ce n’est pas parce qu’il a payé des critiques que Proust a eu le Goncourt en 1919 pour " A l’ombre des jeunes filles en fleurs ", c’est grâce à Léon Daudet qui a convaincu les membres du jury de le lui donner en disant : " C’est un écrivain qui devance son époque de plus de cent ans " . L Daudet fut le plus grand critique littéraire du 20ème siècle, on ne le dit pas car il fut longtemps antisémite . Il a lancé Proust, Paul Morand en 1923 ( "Il a suffit d’un seul article de daudet pour que je vende 7000 exemplaires d’ "Ouvert la nuit" en une semaine" rapporte-t-il dans son "Journal inutile") . Et puis en 1932 c’est lui qui a lancé Céline . Mon grand père, qui n’achetait jamais de roman, fit une exception pour "Voyage" car avait lu sa critique très élogieuse dans "L’action Française"... Du reste , après le très mauvais accueil critique de " Mort à crédit " (1936), Céline s’humiliera jusqu’à quémander à Léon un article favorable . Comme il n’y eut pas de suite Céline conclut : " Personne n’est au dessus de la jalousie " ...

     

    • Un amateur de Paul Morand ! Ca existe encore !
      Le Journal Inutile m’a fait découvrir l’auteur à un âge où on est censé avoir fait le tour (ce qui n’est pas vrai, ce qui n’existe pas en littérature).
      La Jolie Fille de Perth est très réussie, c’est "la Lettre Volée" de Morand, elle fait partie de ses toutes meilleures nouvelles.


    • Dans une lettre à Milton Hindus Céline parle élogieusement de Morand , "un véritable écrivain-né, la très rare espèce" . C’est ce qui m’a donné envie de le lire : je n’ai pas été déçu ! Ses deux recueils de nouvelles, " Ouvert la nuit " et " Fermé la nuit " sont brillantissimes, suivis par d’autres très belles nouvelles, par contre ses romans sont décevants, un peu lourds . " Venises " est aussi admirable . Céline affirmait qu’en l’an 2000 un lirait encore Morand, Ramuz et lui même . Au 20ème siècle le N°1 c’est évidemment Céline, et le N°2 c’est Morand . Camus, Sartre et Malraux sont incroyablement surfaits . Tous les grands écrivains ont fait scandale, ce qui a peut être manqué à Morand pour sa réputation, mais diplomate très bien élevé il était tenu à une certaine réserve...


    • Les nouvelles de Morand n’ont pas pris une ride, elles semblent avoir été écrite hier ! Céline écrivait que Morand avait été "le premier à avoir fait "jazzer" la langue française" . D’ailleurs il me semble que Céline, qui ne copiait personne, s’est peut-être inspiré d’une description morandienne d’une tombée de la nuit dans l’Afrique équatoriale, que l’on retrouve dans "Voyage" . Coïncidence ?


    • @ Lucien : "Prix Goncourt en 1919 ... en disant : " C’est un écrivain qui devance son époque de plus de cent ans " .

      Ca tombe bien, on est juste plus de 100 ans après, et son style mièvre et lourd est complètement périmé.

      Balzac, Chesterton, Tolkien, Bernanos, et tant d’autres sont 100 coudées au-dessus.

      Qui les lirait Bergson, Sartres, Proust, si ils n’étaient pas devenus des auteurs officiels de l’Éducation nationale ?



    • Ca tombe bien, on est juste plus de 100 ans après, et son style mièvre et lourd est complètement périmé.



      MDR, je n’aurais pas dit mieux. La Vérité fait toujours du bien à entendre.



      Balzac, Chesterton, Tolkien, Bernanos, et tant d’autres sont 100 coudées au-dessus.




      Pas d’accord pour Tolkien qui est plus un scénariste et philologue que romancier à mon goût. Bernanos est chiant aussi. Nul doute que Balzac ne fait qu’une bouchée de Proust. Et ailleurs dans le monde, Dostoïevski annihile Prout...



      Qui les lirait Bergson, Sartres, Proust, si ils n’étaient pas devenus des auteurs officiels de l’Éducation nationale ?




      Sartres est tellement surfait aussi... Sa laideur physique n’a d’égale que sa laideur d’âme...


  • etrange personne, né dans un univers étrange, issue d’un temps ou les familles proust s’unissaient aux familles weill

    ainsi en mai 1888 agé de 16 ans il écrit a son grand pere
    « Papa m’a donné dix francs pour aller au bordel. »
    ayant du dépenser 3fcs, il demandait donc a son "pépé" de le dépanner car il ne disposait plus de la somme suffisante pour aller se « vider »

    Pendant que la guerre fait rage en Europe, Proust " picole " au salon du plus célèbre des lupanars homo parisien , l’Hôtel Marigny, avec albert le cuziat, un breton rencontré en 1911 en qualité de valet, chez le comte orloff
    en 1913 et avec le soutien financier de proust, cluziat lâche le métier épuisant de valet et devient proprio d’un établissement de bains .....
    une fois sa fortune faite, cluziat ouvre en 1917 l’Hôtel Marigny
    ce lieu fut lancé toujours avec l’aide financière de proust… et les meubles de ses parents , sortis ( les meubles, pas les parents) d’une remise
    On dit que le cluziat organisait des séances de "matage" de scènes SM que proust aurait observées en cachette, dans un but uniquement littéraire, bien entendu

    cette periode ne fut donc qu’une succession de trous de balles, certains en mourraient, tandis que d’autres les offraient


  • Quand un journaliste demanda à Céline, dans les années 50, si les Français accueillirent la mobilisation, en 1914, avec enthousiasme, Céline répondit : " Les mobilisés étaient résignés, ce sont ceux qui restaient à l’arrière qui étaient enthousiastes "...


  • Proust ou les méfaits de l’auto édition ...

     

    • La célébrissime "madeleine" de Proust, il l’a piqué à Chateaubriand : relisez le chapitre des Mémoires où il entend "le chant d’une grive" qui lui rappelle magiquement les bois de Combourg . Céline prétendait aussi que Proust s’était inspiré des débuts des Mémoires de Georges Sand, quand elle décrit les amis de sa grand mère qui lui apparaissent comme des momies d’un autre âge : il s’en serait servi, à la fin de la Recherche, pour décrire les vieilles personnes qu’il revoit après bien des années, et que le temps fait grimacer .


  • Autre exemple de "coup de pouce", Emmanuel Berl raconta qu’un jour Proust lui proposa de lui faire rencontrer des homosexuels influents pour booster sa carrière… Berl, pas pédé du tout, dû décliner...

     

  • "Le Figaro", qui prend comme ses lecteurs des airs dignes de grand bourgeois fin et distancié, a commencé comme feuille à scandale et même à chantage. (Voir l’affaire Calmette).

    Il faudrait faire une étude sérieuse sur ce journal qui a pourri totalement la bonne société française jusqu’à aujourd’hui mais qui avait aussi l’Action Française pour rectifier. Je ne suis pas certain que son goût était le bon.

    Pourquoi "le Figaro" subsiste-t-il ? Parce qu’il a le lectorat inépuisable des snobs et le fameux "Carnet du Jour", dont la lecture attentive est le grand exercice spirituel et matinal du bourgeois en pantoufles. Dont l’esprit s’envole parfois..

    C’est curieux qu’on y trouve encore de grands et sincères journalistes patriotes. C’est vrai que ce journal évolue plutôt bien, et Macron n’y a jamais été bien vu, intrus qu’il était auprès du vrai monde, un "petit jeune homme qui se pousse" exaspérant et tête à claque.

    Les milieux élégants n’aiment pas trop les diplômés parce qu’ils sont casse-pieds. Point commun qu’ils ont avec le populaire. S’ils sont célibataires, ils prennent la fille d’attente pour les "sacs" (jeunes filles riches à marier). Mais quand ils se sont mariés à 17 ans avec leur maîtresse d’école, on entend des méchancetés. ..

    Ce journal pense actuellement que par son insuffisance culturelle et par ses moeurs bizarres, Macron peut nuire à la bonne marche des affaires. C’est sa ligne, et c’est celle des Rothschild du côté de la presse d’affaire de gauche..

     

  • Devenir écrivain, prétendre l’être... toute la différence est la.


  • Il y a des livres qu’on ne peut pas arriver à finir, et des livres qui vous tombent des mains très rapidement . C’est ainsi que je n’ai jamais pu dépasser la première page du Coran : la première Sourate comprend 7 courtes lignes : on y répète QUATRE fois qu ’ " Allah est miséricordieux " . Pourquoi continuer ?

     

    • Voila ce qui arrive lorsqu’on fait du copier/coller des Évangiles et de la Torah.


    • Il y a aussi des livres qui semblent faits pour ne pas être lus. On salue et on passe. La Somme de Saint Thomas d’Aquin. Le Capital de Karl Marx. Les Mémoires de Saint-Simon.

      La force des évangiles, c’est qu’au fond, ils sont assez faciles à lire.

      Quant à Proust, en fait il est assez lisible et très charmant jusqu’à Sodome et Gomorrhe (mort de sa mère qui lui défendait d’écrire des saletés). Alors il devient franchement assommant, malade de jalousie dans les "Albertine", obsédé par l’homosexualité. Angoissant. Quant au Temps Retrouvé, bof. Très surfait.

      Mais ce qui est certain c’est qu’un type qui était destiné à rester un vague esthète snob, par son travail énorme est devenu un artiste.Mais les proustiens retiennent l’esthète qui imprègne son oeuvre et laisse tomber l’artiste qui la transfigure.


  • L’avalanche des mots le sauvera t’il ?


  • Jamais compris le succès de cet auteur. Un dandy cosmopolite chiant comme la pluie...

     

  • Même ceux qui lisent beaucoup et depuis longtemps.. ne l’ont jamais lu.
    Proust n’intéresse pas grand monde en vérité : « survendu ».

     

  • Proust est un immense artiste, ses jambes de géant vous enjambent et vous, et vous ne voyez de lui qu’un entre-jambe dont vous vous moquez, exactement comme pour le Chevalier à la triste mine, Don Quichotte. Quant au Coran, je te conseille mon ami de ne pas le négliger car ton Créateur t’y parle. A bon entendeur...


  • « Alain Soral – Éditions, piège à cons
    125 541 visionnements »

    https://youtu.be/wH0aiZn7BVU


  • Que Proust ait eu recours à des techniques de réseautage pour devenir populaire et respectable, c’est possible, et il n’est pas le seul.

    Mais cela n’enlève en rien ce constat mondial implacable :

    C’est le plus grand écrivain depuis Shakespeare.

     

  • Proust a longtemps été surnommé Le Petit Proust car le milieu littéraire français ne le connaissait que pour une vague chronique qu’il donnait au Figaro. En dehors de ces activités mondaines personne ne savait qu’il luttait contre son impuissance à écrire. Mais quand c’est venu c’est venu.
    On n’écrit pas une Recherche du Temps Perdu sans être le premier informé de son propre génie et de la hauteur de ce qu’on s’est sorti de l’esprit.
    Il pouvait bien se livrer à quelques dernières entourloupes avant d’accéder au panthéon des immenses écrivains.


  • Proust ca n’a jamais été ma tasse de thé mais il est indéniable que c’est un génie de la littérature. Très peu d’écrivains ont réussi à faire preuve d’une telle finesse dans la description des relations interpersonnelles. On peut le trouver chiant , mais il faut rester objectif .

     

    • « Proust ca n’a jamais été ma tasse de thé mais il est indéniable que c’est un génie de la littérature. »

      C’est grace à ce genre de phrases que les imposteurs sont au sommet depuis les prémices de la civilisation...


    • A la toute fin de sa vie on raconte que Céline était revenu à Proust et avait même déclaré que "c’était le plus grand" . J’en doute à moins que… ramollissement ?...


    • Brindavoine : Je ne crois pas qu’il ait dit "c’était le plus grand", en revanche dans une interview radio des années 50, il a un peu léché le cul de Proust, mais pour ceux qui connaissent vraiment Céline, ils savent que c’était pour faire des concessions à la bien-pensance, pour se mettre un peu dans le rang en quelque sorte. Si Céline avait du bien à dire de Marcel il l’aurait fait bien avant. Quant à changer d’avis en vieillissant,il faut vraiment pas connaître le bonhomme pour croire ça hahaha.


  • Combien pour une critique positive de Combat pour Berlin avant qu’il soit interdit ?


  • Tout ceci est "fictionnisé" à souhait par Balzac dans "Illusions perdues".


  • Prout et sa madeleine c’est le mec que l’on a tous entendu parlé mais que peu ont lu à part ce passage à la con avec la madeleine ! Je ne me souviens pas avoir étudié un seul texte complet, roman...de Prout durant ma scolarité. Il y a comme une incohérence entre l’ultra notoriété de l’individu connu par tout le monde au-delà même des frontières de la France et la relative méconnaissance de sa production littéraire comme si ce gugusse avait été artificiellement mis en avant alors qu’en fin de compte peu sont ceux qui ont vraiment lu du Prout !

     

  • Ce qu’il y a d’intéressant, lorsque la rédaction d’E&R trempe sa plume dans le vitriol pour dessiner les contours cachés de la littérature, c’est que l’on s’âme use (au sens de l’utiliser) autant avec les commentaires qu’avec l’article.


  • Les commentaires sont vraiment pénibles. Pourquoi comparer Proust et Céline pour savoir si l’un est meilleur que l’autre ?
    Deux auteurs aux origines sociales différentes, deux vécus différents, deux points de vue différents sur le monde. Sur le plan de la lutte des classes ils se répondent d’ailleurs parfaitement.
    Et tous les deux ont le style qu’ils méritent, ou plutôt que leur classe mérite. Proust louvoie dans les méandres de la conscience bourgeoise en phase de décadence avancée, Céline pique la réalité de tous les côtés par l’humour et le bon sens populaire. L’un fait des phrases de trois pages en essayant de sublimer sa futilité, l’autre casse son style pour coller à la terre et à la trivialité de l’existence.
    Les deux méritent qu’on les lise, ne serait-ce que pour nourrir l’intelligence dialectique.
    Quant à l’ennui essentiel supposé de l’une ou l’autre de leurs oeuvres, il est directement lié à la vision du monde du lecteur, à sa condition sociale et à sa conscience politique au moment de la lecture. Merci donc de ne pas en faire des absolus.
    Pour ma part j’ai dévoré la Recherche du temps perdu à 20 ans, mais elle me tomberait probablement des mains aujourd’hui. Selon les catégories modernes de la pensée binaire, dois-je en déduire que c’est de la merde ou que c’est du génie ?

     

  • Auteur mièvre sans intérêt à la différence de Balzac. Il ignore les questions sociales et humaines sérieuses, c’est pour cette raison qu’il attiré les culturo-mondains, les étudiantes de lettres et les parvenus. C’est derniers ont pour obsession de cacher les traces de leur parcours social.


  • Proust ? Personnellement, je ne l’ai jamais lu et n’ai jamais été attirée par cet auteur. Mais ayant fait un bac littéraire au milieu des années 2000, je me souviens que les seuls élèves le lisant assidûment étaient surtout les nanas première de la classe/futures mentions TB au bac 2005 et futures khâgneuses. La "masse" restante dont je faisais partie s’en fichait et tendait à lire du Weber, du Nothomb ou des shojo mangas (oui, bon râlez pas, j’ai évolué depuis).

    Autrement, je me suis amusé à regarder les tarifs d’adhésion 2020 des Amis de Marcel Proust. Bon, je ne fais pas de procès d’intention, il y a certainement des gens biens et pas trop bien pensants parmi eux. Mais les sommes sont effarantes : on passe de 10-12 e pour les moins de 26 ans et habitants d’Illiers jusqu’à 350-750 e pour les "mécènes", sachant que l’adhésion "normale" est de 48e. Même pour Victor Hugo ou Sand, voire E&R/ AF/ parti politique, je n’ai pas vu de prix aussi pharaoniques. Si quelqu’un pourrait m’éclairer, ce ne serait pas de refus...


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