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QG luxueux et armes factices : l’OTAN a-t-elle encore les moyens de son arrogance ?

L’Alliance atlantique, qui doit prendre possession de son luxueux nouveau QG Bruxellois d’un coût d’un milliard d’euro, en 2016, se trouve dans une situation difficile après l’annonce de la création d’une force de déploiement rapide... qui n’existe pour l’instant que sur le papier et qu’elle peine à rassembler.

En fait, les principaux contributeurs sont déjà déployés en masse dans le cadre d’opérations extérieures (9 000 soldats français déployés à l’étranger) ou n’ont plus les moyens d’assurer ne serait-ce que leur propre sécurité, comme l’Allemagne.

Ainsi, l’armée allemande a été prise à défaut lors d’un reportage de la chaîne publique ARD. Lors d’un exercice commun entre nations membres de l’alliance, un bataillon de la Bundeswehr destiné à intégrer la « NATO Response Force » s’est révélé être doté de fusils mitrailleurs factices, en bois, destinés à maquiller leur manque de matériel.

En 2014, le Commission de défense du Bundestag a constaté que sur les 89 chasseurs de la Luftwaffe, seuls 38 étaient en état de voler, les autres cloués au sol pour des pannes diverses. Une situation grotesque qui en dit long sur l’incapacité allemande et sa dépendance vis-à-vis de l’Oncle Sam, qui a bien du mal à obtenir des efforts militaires sérieux de la part de ses vassaux européens.

À l’image de la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, qui, entretenant la « peur du Russe » (à l’image du magazine britannique The Economist qui prétend qu’un quart des Parlementaires européens issus des dernières élections seraient « pro-Poutine »), a annoncé le retour temporaire du service militaire car « l’actuel environnement géopolitique requiert un renforcement et une accélération du recrutement pour l’armée ».

Cette mesure se veut plus symbolique qu’utile à la défense du pays : elle concernera 3 500 hommes par an, âgés de 19 à 26 ans, pour une durée de neuf mois et ne saurait répondre à une quelconque menace planant sur le pays, comme l’a fait savoir le chef des armées lituanien, le général Jonas Vytautas Zukas :

« Pour l’instant, nous ne voyons aucune menace militaire. Mais cela ne signifie pas que la situation ne puisse changer rapidement. Nous observons une évolution rapide de la situation en Ukraine. »

Vilnius a abandonné le service militaire obligatoire en 2008, quatre ans après son adhésion à l’OTAN. L’armée peut actuellement compter sur 8 000 hommes.

Voir aussi, sur E&R :

Sur l’OTAN, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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