Egalité et Réconciliation
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Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

Benjamin Olivennes interrogé par Natacha Polony

Tous ceux qui ont conservé leur instinct (animal) savent que l’écrasante majorité de l’art dit contemporain est de l’arnaque. Tout est affaire de gonflette médiatique et de spéculation. Le malheur, c’est que les vrais artistes, eux, sont maintenus dans l’ombre des escrocs et du système qui les met dans la lumière.

 

Mais on peut dire cela de tout : de la politique, de la recherche, et de la culture en général. En littérature, les gros vendeurs de romans de la fameuse liste de L’Express sont souvent des pisseurs de copies sans intérêt, mal écrites, mais qui trouvent preneuses (les femmes sont de grandes consommatrices de romans, les hommes tendent vers les essais). Cela a toujours été ainsi, la culture officielle a toujours vanté l’art académique et planqué le vrai talent, l’insoumission étant considérée comme un crime de lèse-majesté.

Mais attention, on parle de véritable insoumission au système, pas aux règles de l’art qui, elles, n’ont pas changé en 2000 ans : il s’agit d’acquérir une technique parfaite pour exprimer des idées fines qui frapperont d’émotion le cœur du public.

Le fiston Olivennes n’est pas le premier à écrire sur la déchéance de l’art au XXe siècle, à cause justement de la prédominance des marchands, et de la disparition des vrais mécènes, ceux qui avaient un œil et du goût. Et on sépare bien les mécènes des spéculateurs. Jean-Philippe Domecq avec ses Artistes sans art ? a mis un bon coup de pied dans la fourmilière il y a 15 ans déjà.

« Il reste très difficile de parler librement d’art contemporain, c’est-à-dire sans a priori, sans souscrire aux croyances idéologiques d’une critique d’art toujours plus spéculative qui, à côté de chefs-d’œuvre, a promu d’étranges choses. Il sera donc question ici d’inflation verbale et financière sur le marché d’art ; et surtout de la faveur intellectuelle dont ont bénéficié Warhol, Buren, Ben [...], entre autres cas. Pour comprendre comment ces figures d’artistes ont pris la place dans le musée du XXe siècle, il faut chercher les causes loin en amont. »

Christine Sourgins en a aussi fait son cheval de bataille :

« Pour écarter toute confusion avec “l’art de tous nos contemporains”, l’acronyme AC désignera cette partie de l’art d’aujourd’hui qui se prétend la totalité de l’art vivant. Ce label désigne l’esthétique dominante, (d’essence conceptuelle et enfant involontaire de Marcel Duchamp ) ; un phénomène de société, d’envergure planétaire, que l’affairisme a transformé en “Financial art” ; en France, le ministère de la Culture l’a promu art officiel. »

 

Il n’y a pas que le « schisme » de Marcel Duchamp en 1917 : il y a surtout l’offensive économiste américaine pour mettre la main sur le marché de l’art en évinçant la France et en promouvant, à coups de millions de dollars et de médias complices, des artistes américains sans grand talent mais avec un sens aigu du marketing. C’est la théorie d’Aude de Kerros, auteur de L’Imposture de l’art contemporain. On ne reviendra pas sur la souillure du château de Versailles par les grands amis de nos ministres de la Culture LGBT successifs, qui sont plus adeptes de l’Argent que de la Beauté. Et ne parlons pas du « plug » de la place Vendôme, avec l’irruption du satanisme derrière la provocation prétendument antibourgeoise...

Dans l’entretien, on sent une admiration sans bornes de Natacha Polony pour le fils Olivennes, mais on ne sait pas si c’est pour le nom du père ou le talent du fils. Denis Olivennes est en effet un homme de réseaux (socialo-sionistes), un trotskiste très influent qui a été parachuté à la tête de nombreuses grandes entreprises : Air France, Numéricable, Canal+, FNAC, Nouvel Obs, Europe 1, Lagardère, Libération, sans oublier la Ligue des droits de l’homme et la French-American Foundation (Young Leaders). On appelle ça un apparatchik du système occidentiste, le pendant du soviétisme, pour reprendre l’expression d’Alexandre Zinoviev. D’ailleurs, partout où il est passé, il a redressé les comptes, augmenté la rentabilité, mais les groupes ont fondu en termes de chiffre d’affaires et d’effectifs. On appelle ça un cost killer et un coupeur de têtes, mais de gauche. Cela excuse tout.

 

 

Le petit changement : avant, la critique de l’art contemporain émanait de la droite traditionaliste (Kerros) ; aujourd’hui, c’est la gauche culturelle qui la récupère. Comme toujours. Mais soyons positifs, et voyons ça comme le signe d’un redressement des valeurs.

 

Bonus : la tournée de Benjamin

Naturellement, Benjamin a été invité par Alain Finkielkraut dans Répliques...

 

 

À revoir : Alain Soral sur l’art contemporain chez Éric Naulleau (2009)

 

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28 Commentaires

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  • #2666347
    Le 14 février à 11:21 par le pépère
    Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

    Aujourd’hui quelle descente dans les bas fonds pour un Naulleau qui à l’époque tenait dans cette émission un discours réjouissant...

     

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  • #2666421
    Le 14 février à 12:28 par Pépé le Moko
    Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

    " Et ne parlons pas du « plug » de la place Vendôme "

    Merci de nous épargner la souffrance !!!

     

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    • #2667678
      Le 15 février à 20:05 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

      je l’ai vu en vrai, ce truc :

      bin, c’était plutôt raccord avec la place Vendôme

      "La place Vendôme est connue de nos jours comme l’emplacement où de nombreux bijoutiers-joailliers réputés ont élu domicile. Mais après le milieu du XIXe siècle, c’est surtout le lieu de l’élégance parisienne et mondiale"
      source : Wiki

       
  • #2666425
    Le 14 février à 12:33 par La nuque roide
    Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

    Ce n’est pas l’art qui perd tout sens car sans lien avec le Divin mais c’est la société, d’autant plus quand ses élites ne cessent d’ériger comme valeur dominante l’adoration envers la thune étant donné aujourd’hui toute valeur se mesurer à l’aune de la finance.
    Les États-Unis, pas pays communautaire par hasard, étant l’exemple même d’une nation ayant fait de l’argent son dieu.
    Marcel Duchamp est un artiste majeur au sein d’une république laïque, sa provocation n’aurait pas lieu d’être au sein d’une royauté et de son contre-pouvoir l’Église étant donné les multiples concepts marchands ne pas y pénétrer, au sein d’un monde laïque Marcel Duchamp est un artiste charnière, ouvrant la porte sur le monde du concept, sans d’ailleurs l’avoir voulu, car son intention est d’interpeller le bourgeois à qui il reproche de trouver beau toute œuvre artistique pour le simple fait de se trouver dans un musée, il pose donc une roue de bicyclette sur un tabouret, expose en 1913 le tout dans un musée histoire de dire :
    - vas-y, continue de dire c’est beau puisque dans un musée.
    Ainsi naît le comble de la provocation dans un musée, laquelle provocation engendre l’art conceptuel, via le désir d’interpeller le visiteur sur le beau, sur la beauté, via, encore une fois, la provocation.
    Duchamp se veut porteur de lumière, provocante, transgressive, subversive, dans le but d’instruire la conscience de ses semblables, mais son acte est dépassé, voir même corrompue, pour devenir une démarche artistique, à part entière, n’ayant plus aucun rapport avec le beau, avec qu’est-ce que le beau, mais avec la démarche elle-même, ainsi naît l’art conceptuel, car, pour faire vite, la c.i.a financée par les maîtres de l’usure-dette s’emploie à perdurer une culture sans lien avec le Divin, et ce, dans la zone nord-Atlantique et sa sphère économique assujettie.
    Il est impossible de comprendre le monde occidental sans considérer le dégât des marchands du temple, qui ont pour aïeuls les pharisiens dont, Jésus, Dieu fait homme, formule à leur adresse : « votre maître est le diable ».
    Il serait urgent de répondre à la question : depuis quand leur maître est-il le diable ?
    De tout temps, l’art académique s’inscrit dans l’esprit du pouvoir, lequel cultive l’élitisme, en cela, les élites ont pour prétendu vertu de guider et instruire le peuple d’en bas, de fait, l’art contemporain ne saurait jouir d’une meilleur position pour faire valoir ses prétentions dont celle d’être incompris.

     

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  • #2666441

    "Ouvrir l’art a un plus large public" c’etait aussi le slogan des liquidateurs du pcf (annees 90 ) défilés de haute couture à la fete de l’huma et au siege du pcf . on sait ce que ce parti est devenu et il ne faut plus compter sur lui pour resister à l’envahisseur ou défendre les petites gens , à présent ,il n’est bon que pour signer des pactes de non agression et de partage de zone d’influence avec la lgbt ,les milliardaires et l’open society .

     

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  • #2666461

    La gauche s’est bien emparé de l’écologie, qui logiquement aurait dû être de droite (conservatisme et et traditions). Lorsque les ultra connards de la droite dormeuse cesseront de se faire piquer les idées porteuses et d’avenir...

    Et si on fait l’inventaire, on a le mal de mer : la gauche s’était emparé du nationalisme de 1792 à 1914, puis de l’internationalisme de 1918 à 1940, puis du philo-sémitisme après 45, puis du pro-arabisme après 1958, puis du racisme pendant un moment puis s’est emparé de l’antiracisme pour des questions franc maçonniques (les francs-maçons couchent avec des petits arabes) , puis du libéralisme et là, son philosémitisme lui a servi (le duo ineffable Strauss-Kahn-Sinclair) ... Et de l’antiaméricanisme etc etc,

    Ca-Ca-Ca-Ca-Ca Cas-tro, Li-Li-Li-Li- Lin -Pia-o. Ma-Ma-Ma-Ma-o Tsé-Tong) tout cela après avoir approuvé le pacte germano soviétique.

     

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  • #2666539
    Le 14 février à 15:14 par crachetonvenin2
    Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

    Avant que la gauche ne puisse parler art en France et même art contemporain, elle doit se débarrasser de François Mitterrand qui a plombé tout cela depuis fort longtemps.
    La gauche française qui la ramène de façon "intellectuelle" mais complétement minable doit d’abord condamner son Ministère de la culture.

     

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  • #2666573
    Le 14 février à 16:22 par Knut Blanc
    Quand la gauche s’empare de la critique de l’art contemporain

    Pour compléter l’analyse de cet article, lire l’essai de Jean Clair ( aka Gérard Régnier, le campagnard retourné, gobeur de couleuvres sur la fin par nécessité... ) de l’Académie française.

    ’’ Considérations sur l’État des Beaux-arts ’’ ( critique de la modernité )
    1983, chez Gallimard.

    “[...] Face à ce vide entretenu par les institutions, on peut poser le problème de savoir si le rôle dont sont chargés les responsables culturels, à l’Ouest comme à l’Est, directeurs de musée, critiques, animateurs, n’est pas en fait de promulguer l’existence de cet << avant-garde >> d’où le drame humain a été banni, d’où le réel a été chassé et qui, si commode et si rassurante, est devenue si semblable, dans ses diverses manifestations, à l’art des pays communistes ? Qu’on songe aux grandes expositions qui font notre orgueil : biennales, documenta, foires de l’art : elles transpirent le même ennui que les expositions du Manège à Moscou. C’est aussi bien, pour reprendre les mots d’Octavio Paz, que << les négations [ de l’avant-garde ] sont devenues des répétions rituelles : la rébellion devenue procédé, la critique rhétorique, la transgression cérémonie...”

    Excellent essai sec.
    Peu importe la qualité intrinsèque du bonhomme.

    Sur l’édition ’’ folio ’’ que je possède, au verso de la quatrième de couverture, imprimé en tout petit en bas, il se permet, pour justifier sa première :

    << L’artiste Jeff Koons ayant refusé la reproduction de son œuvre ’’Balloon Dog’’, nous lui avons substitué celle d’un objet populaire qui semble avoir été l’une de ses sources d’inspiration, un chien de baudruche et les punaises qui l’accompagnement. >>

    Rien de plus à rajouter.

     

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  • #2666719

    Quand l’Église était l’institution qui encadrait l’art, c’était autre chose que toutes ces immondices modernes.

     

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  • #2666730

    Ce qui est horripilant c’est que c’est avec notre pognon qu’ils nous agressent esthétiquement avec leurs saloperies de "statues" dans l’espace public, comme "la pisseuse" de Nantes, dûe à une élève de Yankélévitch (Jeanclos) . Les cons trouvent cela forcément beau "puisque cela a dû coûter très cher" .

     

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  • #2668487

    Excellent cette vidéo avec Alain Soral ! Je ne connaissais pas ! Il n’était pas déjà cramé en 2009 ;) ?! Sur le plateau, à sa façon, il prend toute la place. Même Naulleau est sympa et pas mauvais, on sent dans les regards que la majorité adhère aux propos d’Alain, on est subjugué par sa justesse... Et ce plan vers la fin où on le voit lui et Mazarine : c’est émouvant, on se dit qu’ils vont former bientôt un couple, que quelque chose entre eux va se passer :)... ou non.

     

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