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Révision culturelle des années 60 : Creedence Clearwater Revival versus Saül Zaentz

Les commémorations de Mai 1968 sont l’occasion pour de gras anciens combattants de revisiter leur légende dorée. Peuple, prosterne-toi sur le passage des Cohn-Bendit, des Goupil, des Field, des Geismar, des Kouchner... Et subit la litanie : « Souffrance », « Émancipation », « Progrès », « Se libérer », « Peace and Love pour tous jusqu’à ce que mort s’ensuive ».

 

En vérité, les années 60 ont été un sombre moment de guerre et de haine, comme d’habitude. « All you Need is Love » ? À partir de cette décennie, la culture de mort travestie en hédonisme protestataire a trouvé une nouvelle jeunesse dans tous les foyers occidentaux : salariat de survie, drogues, dépravations et maladies sexuelles, atteintes psychiatriques, kyrielles de désagrégations intimes, familiales et sociales... Comment disaient-ils les chevelus ? Cool !

Le bon côté de l’anniversaire : il marque un peu plus la fin prochaine des « baby boomers », cette génération de goinfres séniles, fous d’orgueil et de conformisme pervers dont le modèle est à jamais leur dégénéré en chef, John Lennon.

Ah ! La fascination pour les sixties : c’est simple, Zemmour oublie le choc des civilisations quand il évoque son attirance trouble pour Mick Jagger ! Il faut avoir vu les concerts donnés à la Maison Blanche sous Obama ! Des mondanités dédiées à Led Zeppelin ou aux Beatles. Le rêve hippie dans toute sa laideur sataniste : un président noir fredonne « I’m gonna give you my love, yeah ! », après avoir fait mettre à mort par bombardements des innocents. Cool.

 

« Mon père m’a dit "Fils, ne laisse pas l’homme" te faire ce qu’il m’a fait... ».
The man en argot signifie le patron mais aussi le diable

 

Chaque épisode de la légende des sixties devrait être révisé. La mort récente du cinéaste Miloš Forman nous en fournit une occasion. Selon l’acteur Antonio Bandera « Miloš Forman était un maître portraitiste de la condition humaine. » Le Figaro ronronne : « Une œuvre puissante et éclectique ». Le réalisateur anglais Edgar Wright s’enthousiasme pour « une filmographie phénoménale qui rend compte de l’esprit de révolte et de la nature humaine. » Imaginez quand Polanski rendra son âme...

Les deux travailleurs du spectacle-marchand, l’un Tchèque et l’autre Polonais, ont le même profil : orphelins, juifs d’Europe de l’Est, excellente formation offerte par des écoles de cinéma publique. Puis c’est la désertion du pays natal. Les deux fuyards, auréolés de dissidence, trouvent rapidement à l’Ouest appuis et financements fraternels. Leurs parcours professionnels sont ponctués d’exploits ambigus mais conformes à l’Ordre nouveau : sodomie pédophile et satanisme (Rosemary Baby) pour Polanski, prosternation devant la pornographie mondialisée (le biopic Larry Flynt) pour Forman.

Les commentateurs oublient de préciser que Miloš Forman a poussé sur le cadavre d’un « petit blanc ». Sur un talent exploité jusqu’à la corde puis réduit au silence : celui de John Fogerty, le chanteur et guitariste de l’immense groupe de rock Creedence Clearwater Revival. Un Américain, de bonne souche irlandaise. Fogerty n’avait, pour son malheur, qu’une chose en commun avec le cinéaste Tchèque : le même producteur, Saül Zaentz.

 

 

1967 : John Fogerty est un poète inconnu. Plus précisément un magasinier dans l’entrepôt d’un label de jazz, Fantasy Records à San Francisco. Aux expéditions, entre deux palettes, il rêve à son groupe de rock. Un ensemble honnête qui veut chanter haut et clair pour les gens ordinaires. Fogerty a écrit des chansons évocatrices de bayous, de vie pastorale, d’émotions brutes. Mais aussi des morceaux de bravoures virils, structurés par des riffs d’anthologie, des compositions virant presque à la transe sans jamais verser dans le gâtisme psychédélique.

 

 

L’imaginaire du jeune homme déborde de vitalité chrétienne. Un revival est un rassemblement pentecôtiste de prières. Bercé par les folk-songs acoustiques de Pete Seeger, ce fils prodige a une mémoire populaire intacte. Enfin, Fogerty opère une réconciliation respectueuse avec la culture des Afro-américains. L’idiome musical de Creedence Clearwater Revival est franc du collier : du rock, du gospel et de la musique folk. Cet héritage reçu au même moment par des dizaines de milliers de musiciens concurrents se transformera trop souvent en obscénités hippies. Fogerty, lui, a la magie. Une inspiration élevée s’exprime par ce jeune homme d’à peine vingt-deux ans lorsqu’il tombe entre les griffes de Saül Zaentz.

Zaentz est un simple tour-manager comme il en pullule dans les coulisses du jazz. En bon marionnettiste, il connait toutes les ficelles du métier. Il a été à bonne école : celle d’un autre fils d’immigrant juif, Norman Granz, fondateur de divers labels. Dans l’imaginaire des « libéraux » d’aujourd’hui, Granz est un champion de l’antiracisme. Rendez vous compte, de temps à autre il a ouvert ses concerts aux public noirs et blancs confondus.

Au début des années 60, Zaentz et son ami Al Bendich – un avocat renommé qu’on retrouve au conseil d’administration de Fantasy Records – ont aussi des préoccupations communautaires. Ils popularisent le poète beatnick Allen Ginsberg et le polémiste contre-culturel Lenny Bruce (aka Alfred Schneider). Cet activisme culturel s’inscrit dans un mouvement qui, entre autres réussites, placera « l’expression pornographique » sous la protection du premier amendement de la constitution. On the road again... Autrement dit : de la « bite génération » à la « fionardisation » du monde, il n’y a eu qu’un pas !

 

Le catholique Jack Kerouac, seul écrivain profond de la beat-generation,
dresse (en français) un bilan désabusé et lucide de la contre-culture

 

En 1967, Zaentz rachète Fantasy Records aux frères Weiss. En gros, il peut envisager une fin de carrière pépère, entre jazzmen et intellos beatnicks vieillissants.

Mais un miracle se produit : le petit gars en chemise à carreaux, le bouseux de l’entrepôt, joue dans les bars de la région des hymnes 100 % goy qui parlent au cœur des gentils.

Saül Zaentz gagne l’amitié du jeune homme. Il lui fait signer le pire de ses « contrats de musicien de jazz ». Muni de cet aller simple pour l’enfer des spoliés, John Fogerty, à la tête de Creedence Clearwater Revival entre dans la légende du rock.

Le tube planétaire Proud Mary annonce que « les gens du bord de la rivière sont heureux de donner ». Zaentz est d’un autre bois : lui, il prend. Et il va saigner Fogerty. Âme, talent, chansons, droits d’auteur et d’édition : il se goinfre. Il plante ses griffes une bonne fois pour toute dans cette corne d’abondance de l’âge pop, Creedence Clearwater Revival. Il s’en gavera jusqu’à son dernier souffle.

Dès la publication du premier album, le groupe pulvérise tout. En huit mois, vingt singles escaladent le top 100. Au total 21 disques sont certifiés or ou platine, plus de 150 millions de disques sont vendus. Durant l’année 1968, Creedence Clearwater Revival publie trois albums historiques coup sur coup ! Fantasy Records est le label indépendant le plus rentable de tous les temps !

 

 

Fogerty se souvient de la radinerie de Saül Zaentz : « Nous étions sur le plus petit label au monde, il n’y avait aucun investissement sur nous, nous n’avions pas de manager, ni de publicistes. En fait nous ne bénéficions d’aucun des outils qui font des vedettes. » Le groupe perçoit le minimum et travaille jour et nuit. Les dégâts humains sont énormes. En 72 à la séparation du groupe c’est un lien de haine qui enchaîne à vie Fogerty à son frère Tom (seconde guitare) et à ses amis d’enfance, le batteur et le bassiste.

Pire, Saül Zaentz libère les trois subalternes mais garde le génie, garroté par un contrat pour huit albums ! Il suggère alors aux musiciens de placer leurs économies dans un établissement bancaire qu’il connaît bien. La Castle Bank and Trust, noyautée par la CIA, repère de mafieux tels que Moe Dalitz ou Morris Kleinman. À la banqueroute de l’établissement en 1977, les quatre musiciens sont lessivés. (Sur ce sujet, voir le travail d’Hervé Ryssen).

En 1975, Forman brandit l’Oscar du meilleur réalisateur pour Vol au-dessus d’un nid de coucou. Pour John Fogerty la résistance est aussi une question d’honneur, de dignité, de propreté. Souillé, dépouillé de son âme, il affronte une dépression gravissime. Reclus dans une ferme de l’Oregon, il s’interdit de jouer ses propres compositions pour que Zaentz fasse le moins de dollars possibles sur son dos. Une situation qui a dû amuser Lawrence Hauben et Bo Godman, également oscarisés pour le scénario du film consacré à la dépossession et à la souffrance mentale.

Pendant que le chanteur résiste, Zaentz développe un département cinéma efficace dès lors qu’il s’agit d’intoxiquer le pays réel. Sa première production s’intitule Payday : le héro en est un chanteur de musique country complètement dégénéré. Vol au-dessus d’un nid de coucou popularise le renversement des valeurs civilisationnelles. Les fous ont raison contre les gens normaux, les délinquants contre les gens honnêtes, les drogués contre les hommes sains, les indigènes contre les nationaux... Le héro, interprété par Jack Nicholson, a dû plaire à Polanski : un violeur de jeune fille qui choisit l’internement plutôt que d’assumer ses responsabilités en justice.

Lorsque Fogerty enfin libéré (au prix de millions de dollars) de toute entrave contractuelle sort un nouvel album, en 1985, Zaentz attaque aussitôt son ancien esclave pour diffamation et même pour auto-plagiat. Une des nouvelles chansons ressemblerait à Run Through the Jungle écrite à l’époque de Creedence et donc propriété du vieil homme ! C’est justement le titre de l’œuvre incriminée, The Old Man is down the Road : une mise en garde contre les assauts du diable. Histoire de bien pourrir quelques années supplémentaires de la vie de Fogerty, Zaentz réclame 140 millions de dollars. Au terme d’une procédure qui monte jusqu’en Cour Suprême, le plaignant est débouté. Contrairement aux autres membres de Creedence, Fogerty ne s’est jamais laissé corrompre. Il n’a jamais baissé la tête devant son adversaire. Le temps passant, il a récupéré une partie de ses royalties. Il a même tenu à ré-intégrer Fantasy Records dès que Zaentz a vendu la boîte.

 

Mise sous pression dans les règles dès la sortie de The Old man is on the road :
Zaentz réclame 140 millions de dollars de dommages et intérêts !

 

« Le vieil homme » a sévi jusqu’à 92 ans. Miloš Forman a poursuivi une carrière ponctuée de boursoufflures. Avec Valmont en 1980, il profane un chef-d’œuvre des Lettres françaises. Il enchaîne en 1981 avec un nouvel assaut contre sa terre d’accueil, l’Amérique (forcément raciste) : ce sera le médiocre Ragtime. Avec Amadeus, le cinéaste s’en prend à un génie européen (il en fait d’ailleurs un rebelle rock) persécuté par une ordure pleine de ressentiment.

John Fogerty est toujours debout. Creedence Clearwater Revival, malgré son talent et son succès phénoménal, n’a jamais bénéficié de l’estime de la critique. Pour les petits gars d’El Cerrito (Californie), aucune analyse sérieuse de leur œuvre, aucun biopic louangeur dans le genre du Larry Flynt de Forman. Pas grand chose dans les Inrocks (voués à perpétuité au Velvet Underground de Lou Reed et à Léonard Cohen.)

 

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La grande erreur de Fogerty : laisser quelqu’un comme Zaentz se glisser derrière lui

 

La guerre culturelle ne connaît aucune trêve. « L’adversaire » applique à Creedence Clearwater Revival un traitement de ringardisation tranquille. Fogerty par son histoire familiale est lié au parti démocrate. Lors de la dernière campagne électorale, il a murmuré son intérêt pour Donald Trump. Aussitôt l’intelligentsia et les médias se sont inquiétés. Sans doute parce que CCR est le plus grand groupe « populiste » de l’histoire du rock. Et qu’il ne faudrait pas que ça se sache.

Pierre-Marie (Pavillon de chasse)

Revisitez l’histoire de la Culture avec le Pavillon de Chasse, sur ERFM :

De Pierre-Marie, sur E&R :

Prolongez l’article avec Kontre Kulture Musique :

 



Article ancien.
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58 Commentaires

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  • Incroyable, je suis sidéré. Moi qui adore le CCR, je ne savais pas que leur histoire était aussi sordide.
    J’ai eu l’occasion de voir John Fogerty sur scène au Canada il y’a quelques années : il y’avait beaucoup d’autochtones indiens dans la salle, ce qui prouve le respect qu’il inspire aux laissés pour compte et aux enracinés qui essaient de garder leur culture ancestrale...


  • Allen Ginsberg n’était pas un beatnik mais un yippy (voir son apologie de la violence dans son "manifeste" : DO IT...

     

    • DO IT, c’est de Jerry Rubin...


    • " Do It " n’est pas de Ginsberg mais de Jerry Rubin, un autre yippie.

      Au passage, il explique dans le livre que ce terme est une contraction des mots " hippie " et " yiddish ".


    • Abruti.
      Quand tu commentes pour critiquer, essaie au moins de vérifier tes sources.
      Allen Ginsberg est bien l’un des papes de la beat génération (le plus dénué de talent et le plus répugnant : poète sans œuvre et pro-pédophile).
      L’auteur de Do it ! est le hippy Jerry Rubin, de la même communauté d’ailleurs, et qui a tout aussi mal fini : apologie de Wall-street et reaganisme.
      Pas étonnant quand on y réfléchit !
      AS.


    • ... Jerry Rubin fortement soupçonné d’être une taupe du FBI chargée de surveiller John Lennon et Yoko Ono alors en pleine période "politique" (album "Some Time In New York City") et qui a fini plus "yuppie" que "yippie"...

      Mais c’est une autre histoire.


    • Do it est d’une pauvreté conceptuelle affligeante.
      le seul intello cohérent et véritablement innovant de ces mouvements (beat,yip hip ou diggers) est Thimoty Leary (la politique de l’extase) dont la radicalité est difficilement surpassable.
      La politique de l’extase est le seul livre à avoir été interdit dans toute l’histoire des états unis et Leary est resté ennemi public n°1 des USA pendant plusieurs années.
      on peut cracher sur ces mouvements (et je reconnais que l’immense majorité de cette génération à vraiment mal tourné, mais ce genre d’article est trop caricatural pour être honnête c’est par exemple ignorer l’emergence de l’internationale situationniste (Debord Vanegheim et plus récemment Cousin)
      (autre petit exemple, interessez vous aux origines du net)
      si vous consultez Wikipedia, faites le en Anglais ( c’est beaucoup plus sérieux)


    • @ Paramesh

      Cet article ne peut pas ètre une analyse exhaustive des contre-cultures occidentales. Il raconte une histoire américaine, plus ou moins emblématique de l’essor d’une "gauche progressiste" (beaucoup de guillemets...") qui avec ses mythes fondateurs, de la crise de 29 chantée par les Woodie Guthrie, Pete Seeger, en passant par la beat-generation, la contre-culture pop et les blockbusters hollywoodiens a abouti à Obama et Hillary Clinton.
      Les situs sont européens, pas étrangers au sujet mais difficiles à intégrer entre Susie Q et la Castle Bank.


    • Mojo, je suis de cette génération et j’habitais en face de l’école du Shape, donc j’ai connu la mouvance de l’underground américain de l’intérieur comme militant (et les balbutiements de la contre culture française).
      On a tendance à dénigrer ces mouvements parce qu’on n’en voit que les résultats négatifs (la récupération parfaitement réussie par le système) mais on oublie que c’est à cette époque qu’on a théorisé la société du spectacle en France mais que le refus radical de cette société a commencé aux USA.
      La pratique des acid test qu’on a tous pratiqué à cette époque était tout sauf ludique, car quand on parle d’aliénation, l’acide était justement la solution radicale pour se la prendre en pleine gueule.ce mouvement de réappropriation de la conscience a fait long feu pour de nombreuses raisons ( entre autres, introduction massive de cocaïne et héroïne par le biais de la CIA) mais il a permis à l’art d’explorer une nouvelle dimension et une nouvelle esthétique ce qui a été un bain de jouvence pour l’art contemporain qui se sclérosait dans l’abstraction et le conceptuel. quant aux scientifiques de cette mouvance psychédélique, ils ont crée l’informatique individuelle, internet et la nouvelle cybernétique.
      Ce mouvement de réappropriation de la conscience a avorté socialement et pourtant on sait bien que sans changement radical des consciences, impossible d’espérer changer quoique ce soit de sérieux.Ce n’est que partie remise.


  • Un putain de grand groupe Creedence qui n’a pas eu la place qu’il aurait du avoir, bien expliqué par l’article. Un groupe puissant avec d’excellents instrumentistes et un chanteur rageur, le tout sentant bon la terre et la sueur.

    Après, que, dans l’arrière cours, le grand exploiteur sans scrupules fut juif, c’est à mon avis anecdotique (je ne les porte pas dans mon cœur, mais il faut être honnête quand même), on doit pouvoir trouver des goyims avec le même esprit dans ces années 60/70 où les jeunes musicos pleins de bons sentiments et de naïveté pullulaient...

     

    • Anecdotique, c’est le mot.

      Les Beatles rincés par leur manager Brian Epstein et leur éditeur musical Dick James (né Leon Isaac Vapnick) ? Anecdotique...

      Leurs 5 années de bataille juridique contre Allen Klein, qui avait auparavant pressé les Stones comme des citrons ? Encore une anecdote...

      A force d’anecdotes, on a un bouquin entier...


    • Et chess records !
      Sans parler du producteur de nwa


    • Oui les gars, je sais dans le lot il y a un paquet d’inuits mais sortir après 4 ou 5 exemples (vu la masse de groupes/musiciens sortis du pop/rock/jazz/blues des années 60 ça fait peu) une règle universelle, je pense qu’il y a un peu d’escroquerie intellectuelle...

      Je voulais juste essayer de relativiser, le "métier" de producteur est souvent tenu par un requin aux dents longues (inuit ou pas) mais parfois non à l’image de Pierre Barouh fondateur de Saravah, inuit lui aussi et qui fut, pourtant, un producteur aux petits oignons pour ses artistes.

      Ça m’énerve un poil ce systématisme judéophobe, en réflexe automatique et un peu ras les pâquerettes pour tout dire.


  • Ah les Creedence... surtout "Bad moon rising", Proud Mary, I put a spell on you, Down to the corner : belle musique...

     

    • pour moi c’est plutôt "looking out my back door"
      chanson que les culturo-mondains du journalisme musical ont absolument voulu interpréter comme une allusion au cul (quand on est un médiocre, on tourne en rond autour de ses obsessions médiocres), ce qui a toujours été démenti par Fogerty.

      Bon sinon, je trouve le parallèle avec Milos Forman pas très causant (en tout cas je ne vois pas où le rédacteur veut en venir, je veux bien être éclairé) et d’autres allusions, comme sur les inroks, tirées par les cheveux, pour pas dire caricaturales. Les inrfoks, au-delà d’être un magazine de merde, n’est pas du tout centré sur Lou Reed, et encore moins Leonard Cohen. C’est bourré de toute la gauchiasserie gratte-joujou bien goy..


    • "Looking at my backdoor" est aussi une de mes chansons préférées. Certains gratte-papier ont de mémoire évoqué une chanson sur la drogue (le cul je ne savais pas), mais Forgerty a démenti un jour en déclarant qu’il avait écrit cette chanson juste après la naissance de son fiston, que c’était une simple chanson sur les peurs enfantines...


  • Quand j’étais disquaire au Drug West (disparu depuis) de la rue Quentin Bauchard, aux Champs Elysées, je passais énormément Creedence, j’en vendais pas mal et je m’étonnais du silence qui se faisait autour .


  • Merci pour ce bel article, très généreux .


  • #1962774

    Saul Zaentz, acquiert également à cette époque les droits d’adaptation....du Seigneur des Anneaux, qu’il accorde à la fin des années 90...Aux frères Weinstein.
    Ce mec n’a jamais eu aucune compétence ni formation en musique ou en cinéma. Il y en qui ont de la "chance"...
    En faisant une rapide recherche, impossible de trouver comment ce monsieur, qui n’était personne, à pu acquérir ces droits auprès de Tolkien, à l’époque où tout le monde se battait déjà, y compris les Major hollywoodiennes, pour les acquérir.
    En 2018, la très discrète et très rentable Saul Zaentz Company existe toujours.

    P.S. : la fiche Wikipédia de Saul Zaentz n’est qu’un copier-coller de la bio présentée sur le site de cette compagnie.

     

    • Bien vu. Effectivement, il manque des éléments. La réponse est sans doute à chercher dans cette histoire de banqueroute de la Castle Bank. Zaentz et son ami l’avocat Al Bendich devaient avoir des liens avec la CIA, les truands etc.
      John Fogerty dans Mr Greed, une chanson sur l’album solo de 85, écrit "j’ai entendu dire que tu avançais à coup de meurtres". Peut-ètre pour ça que Zaentz a mis le paquet en réclamant 140 millions de dollars ! Histoire de couper court...
      Bref ces messieurs avaient des arguments...


    • "The Médiavengers Zionist War", tu dis : "Saul Zaentz, acquiert également à cette époque les droits d’adaptation....du Seigneur des Anneaux, qu’il accorde à la fin des années 90...Aux frères Weinstein."

      Non, pas exactement. Les deux premières adaptations à l’écran (et produites par Zaentz) sont deux dessins animés : "Le Hobbit" (1977) et "Le Seigneur des Anneaux" (1978). Tout commence dix ans avant : en 1967, J.R.R. Tolkien était encore le seul détenteur de la propriété intellectuelle de ses propres oeuvres, aussi bien celles qui étaient déjà publiées que les inédites. Les textes inédits, après sa mort, allaient donner essentiellement "Le Silmarillion", le noyau dur du système de pensée tolkienien (qui est catholique, comme je le montrerai en une autre occasion). Les textes publiés, "Le Hobbit" (1937) et "Le Seigneur des Anneaux" (1954-1955), avaient déjà du succès et étaient très rentables. Mais la taxe sur la succession des droits d’auteurs sont apparemment trop élevés au Royaume-Uni, et pour payer cette taxe et assurer que ses enfants héritent les droits, Tolkien décida de vendre les droits d’adaptation de ses textes à succès : uniquement "Le Hobbit" et "Le Seigneur des Anneaux". Il les vendit donc en 1969 au seul studio d’Hollywood à ne pas avoir été fondé à 100% par des Juifs : United Artists. Mais Tolkien meurt en 1973 et en 1976 Saul Zaentz pointe son nez et fait une offre juteuse à United Artists, qui accèpte et rétrocède lesdits droits d’adaptation. Les premières adaptations ne se font pas attendre (je les ai citées : en 1977 et 1978). Après de tels succès, Zaentz commence à exploiter les jeux : un premier jeu vidéo en 1982 (Le Hobbit) et un jeu de rôle (JRTM) en 1984, des figurines en plomb, etc. Zaentz n’a donc pas attendu les années 90 pour traire la vache, il s’est enrichi avec du Tolkien dès le départ. Entretemps le fils, Christopher Tolkien, publiait "Le Silmarrillion" (1977) et fondait le "Tolkien Estate", pour la gestion de l’héritage, Tolkien Estate toujours en conflit depuis avec la Saul Zaentz Company, qui intente procès sur procès à tout le monde et à tout va. Par exemple, le restaurant "The Hungry Hobbit" s’est vu poursuivi pour l’utilisation du mot "Hobbit"... par la Saul Zaentz Company alors que les vrais droits sur les textes c’est le Tolkien Estate qui les a ! le monde à l’envers ! La Saul Zaentz C. ne possède que les droits d’exploitation audio-visuelle de deux livres ! Zaentz c’est de l’ignominie à l’état pur !


  • Boum, like that, comme dirait Mark K...
    Excellent article, absolument splendide.
    Merci E&R.

     

  • Pourquoi le rock ?
    Le message subliminal - Jean-Paul Regimbal - YouTube
    Vidéo pour "père regimbald et le rock"▶ 16:48
    https://www.youtube.com/watch?v=GWc...

     

    • En même temps, on pouvait pas avec une guitare électrique mettre en musique des prières... il fallait forcément avec l’amplification, que çà parte en puissance et que çà se détourne d’une certaine contemplation ou élévation...
      Fallait-il renier la guitare électrique ? l’ampli ? ou c’est juste que l’homme était curieux sans forcément être diabolique ?


    • Effectivement, le grégorien éleve l’âme vers le spirituel, la musique rock ou syncopée en véhiculant des messages subliminaux provoque la transe (réveil de la Kundalini ?) chez des sujets jeunes amenant la consommation d’alcool de drogue et de sexe, mais n’Est-ce pas sa véritable finalité ?
      C’est ce qui ressort de l’étude de ce prêtre québécois mort dans des conditions douteuses.


  • Qu’est-ce que je suis fier de ne pas les aimer (euphémisme pour éviter la censure !) ... Chaque jour qui passe, leur appétit croît sur les cadavres des autres.

     

  • Pierre-Marie, qui écrit formidablement bien, tout en nous retraçant un pan d’un temps "que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître", tout du moins peuvent avoir du mal à en apprécier la portée, nous relate les arcanes du "show-baise" tenu par les parasites AOC, orphelins de leur propre culture et impose la leur, celle du tittytainment mondialiste usurier et de la sous-culture amerloquo-globish de la porn-life occidentaliste.

    Merci à Pavillon de chasse de nous aide à tirer la chasse sur le gros qui doit être évacué, pour ne nous faire récupérer et profiter que ce qui le mérite dans la culture populaire qui a compté.

    Hélas, aujourd’hui plus qu’alors, en culture comme en politique, pour que le peuple s’émancipe en évitant l’écueil de l’abrutissement, du nivellement globalisant et uniformisateur des diversités culturelles si riches, par le bas, le populo-natio se doit d’opérer un tri drastique eu égard à tout ce que le système fait porter à ses (pauvres) sens !

    Merci à PM de rappeler, entre le lignes, que derrière le plaisir musical ressenti, se trouve aussi un combat ; car la culture musicale est intrinsèquement liée à notre histoire, parcours, et identité commune, ce qui fait sens en destinée, jusqu’à preuve du contraire...


  • En ce qui concerne Lennon, il était loin de son image de bobo des années 70.
    Voici ce que disait Lemmy des Beatles :
    "On le sait, Lemmy a été roadie de Jimi Hendrix en 1967. La légende veut qu’il n’ait pas été uniquement chargé d’accorder ses guitares. S’il reste fasciné par la technique du guitariste autant que par ses performances avec les groupies, Lemmy se souvient aussi d’avoir découvert à cette occasion le LSD, dont il fera une consommation quasi quotidienne après avoir rejoint le groupe de space rock britannique Hawkwind en 1971. Ce que l’on sait moins, c’est que Lemmy est avant tout un fan des Beatles, qui ont eu sur lui une influence décisive. « La seule chose dont j’accepte de me vanter, c’est de les avoir vus en concert un paquet de fois », déclarait-il à Rock & Folk en 2002. Notamment au mythique Cavern Club de Liverpool à leur époque la plus sauvage. Lemmy raconte même, toujours dans Rock & Folk mais en 2004, avoir vu John Lennon, pas encore converti à la non-violence, donner un coup de boule a un imprudent qui l’avait « traité de pédé »

     

  • Merci ER pour cet article très instructif. Je considère le Creedence de John Fogerty comme l’un des plus grands groupes du monde, ça fait 40 ans que j’écoute des chansons de CCR et je ne savais pas ses démêlés avec ce producteur vérolé (leur fiche Wikipedia est très elliptique à ce sujet)...


  • juste une chose, "the man" c’est de l’argot urbain et du ghetto et ça veut pas dire le Diable ou le patron mais c’est l’opresseur, le pouvoir qui te soumet, c’est l’amériKKE le flic et in extenso le blanc "white male causasian" riche, que les noirs vivaient comme étant l’oppresseur. ce serait bien d’être précis.
    "oh, you don’t know the Man. He’s everywhere. In the White House... down the hall... Ms. Mullins, she’s the Man. And the Man ruined the ozone, he’s burning down the Amazon, and he kidnapped Shamu and put her in a chlorine tank ! And there used to be a way to stick it to the Man. It was called rock ’n roll, but guess what, oh no, the Man ruined that, too, with a little thing called MTV !"
    balancer le bébé rock and roll avec l’eau du bain sociétal post sixties est une belle connerie

     

    • Un exemple parmi tant d’autres. Des millions d’auditeurs américains de Working for the Man de Roy Orbison, eux, ont compris ceci : le narrateur bosse pour le patron et la nuit il se tape sa fille. Surmontant les déterminismes sociaux avec son engin (probablement diabolique), il conclut : "Someday I’m gonna be the man". Non pas l’homme, ça il l’a prouvé mais bien le boss, le patron, le chef.


  • Dans l’hystérie perverse des Inouits dans le rock, il y a Lou Reed. Il suffit de regarder d’un peu près les thèmes abordés dans l’album à la banane du Velvet, avec la chanteuse allemande Nico, et l’album Transformer, produit par Bowie. De la perversion pure.

    Aller voir la réaction par la suite de Nico sur la page wiki en anglais :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Nico#Personal_life

    Pour David Bowie, il passe ensuite par le personnage The Thin White Duke et va se calmer à Berlin (!).
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Thin_White_Duke#Controversy


  • Il faut voir CCR sur les rares videos live pour comprendre instantanément leur authenticité,puissance,talent,pas d’artifice,le son brut,la sueur et le talent...
    j’ai aujourd’hui 49 ans et mon père me les a fait découvrir lorsque j’avais 3 ou 4 ans...J’ai grandi avec ce son..et d’autres (Jerry lee lewis,Fats domino,Otis reding,ike and tina turner..)
    il s’amusait a me voir bouger sur ce son,a "ressentir" quelquechose d’indéfinissable...
    Aujourd’hui encore,aux premières notes de "midnight special","fortunate son","born on the bayou",les poils s’hérissent..Merci a ER pour ce bel article.


  • J’étais tombé sur un de leur disque en brocante, par hasard. Je ne m’en suis jamais remis ; j’ai été forcé de trouver tout les autres !

    Vue la qualité de l’ensemble, on ressent souvent la très forte cohérence de leur philosophie, et je me suis toujours demandé "pourquoi ?" cette séparation.

    D’ailleurs, le reste du groupe a sorti un album sans John, "Mardi Gras", où l’on peut y entendre des titres comme "Sail away". Blessant, lorsqu’on connait le véritable contexte.


  • Très sympa d’entendre parler de ce grand bonhomme qu’est Fogerty. Je conseille son album solo "centerfield" qui débute par le fameux "The old man down the road". "Zant can’t dance" lui a valu un procès qui fait penser à ceux que le patron est obligé de subir. John avait juste dit dans la chanson que zaentz était un voleur. Il faut savoir que le producteur se vantait de piquer à CCR 85% des gains, arguant qu’un groupe exploité avait de l’inspiration à revendre. Merci à E&R pour cet article où l’on constate une fois de plus que les exploités sont de bons bougres issus de la campagne ou tout simplement du monde ouvrier, et que les exploiteurs sont souvent inuits.
    Après sa vidéo sur la mort du chanteur de Motörhead, on peut constater que le patron ne bouge pas de sa ligne gauche du travail et droite des valeurs (même lorsqu’il s’agit de musique). Quant à Fogerty, avec "The old man down the road", et sans jeu de mots, on peut dire que ce type tient la route......


  • C un claque cet article !!!
    bravo et merci


  • Je me souviens avoir été pris en stop porte d’italie le mec avait une K7 de CCR ” Cosmos factory ” on l’a écouté en boucle pendant 6 heures en allant dans le sud , il résonne toujours en moi.
    John Lennon , mais lachez lui la grappe , c’était avant tout un formidable musicien et Imagine sera éternel.


  • Mon groupe favori. La bande son de ma jeunesse (et mes conneries).
    Fogerty est le seul chanteur que j’ai entendu qui puisse monter dans les aigus sans sonner comme une gonzesse ou une fiote. De la rage a l’état pur.
    Écoutez Bon Scott d’AC/DC (que j’adore du reste) ou Robert Plant de Led Zep, et ben c’est pas vraiment des modèles de virilité poilue à la Barry White. Fogerty, on sent le mec qui a travaillé avec ses mains, qui a fait parti du "working class". Ça sent la sueur, ça sent le blues, la rage et la détermination. Quand on met un vieux vinyle de CCR sur la platine, au milieux des craquements on entend aussi un aéroglisseur sur les bayoux d’la Louisiane, les moustiques qui passent près des oreilles et les oiseaux exotiques qui crient. On imagine les aligators et ça sent le poulet grillé au barbecue. Bref, on revit.


  • A lire, la biographie non officielle mais passionnante "Bad Moon Rising" de Hank Bordowitz.
    On y apprend absolument tous les rouages des contrats proposés (imposés) par Fantasy Records et le suçage de moelle en règle.
    Par contre, elle n’a pas été éditée en Français.


  • Pourquoi ce genre d’embrouilles n’est pas arrivé à Townes Van Zandt, par exemple ?

    Il a dit tellement de choses, en très peu de mots.


  • Sixto Rodriguez
    Il y a quarante ans, ce chanteur, compositeur et guitariste américain d’origine mexicaine, sort deux albums de folk rock.
    On lui promet la gloire, mais rien ne vient, « Le poète des quartiers pauvres », comme il est qualifié, disparaît même si vite qu’on raconte qu’il s’est suicidé.
    Ouvrier en bâtiment, il travaille dans la démolition, la peinture, le ramassage d’ordures, dans une laverie, comme pompiste et enfin comme ouvrier agricole, il peine à élever sa famille, pendant qu’il trime sur les chantiers et défend prolos et parias, Rodriguez devient sans le savoir une star en Afrique du Sud, à la fin des années 70 où ses albums avaient été piratés puis diffusés en masse.

     

  • Merci pour cet article excellent.
    J’ai toujours adoré les Creedence, et découvert récemment ce qu’a fait John Fogerty par la suite.
    Quelle histoire tragique et héroïque.
    Irlandais, il était ciblé pour l’assassinat !
    On en compte des talents goys qui n’ont pas eu autant de soutien que des demi-talents juifs. Je pensais récemment à Donovan (un Écossais d’origine), dont le talent de compositeur était sans doute supérieur à Dylan, mais Dylan a pris toute la place.
    Le cas Dylan (prix Nobel de littérature, s’il vous plaît) mériterait un article, car il est assez révélateur aussi, notamment par la manière dont il a investi le créneau folk en imitant Woodie Guthrie au début.


  • The Rolling Stones - Paint It, Black

    https://youtu.be/O4irXQhgMqg

    Ballad of Sacco and Vanzetti Ennio Morricone and Joan Baez

    https://youtu.be/K5vvPrVw_kM


  • Ballad Of Sacco Et Vanzetti
    Père, oui, je suis un prisonnier
    N’aies pas peur de parler de mon crime
    Le crime aime les oubliés
    Seul le silence est honteux
    Et maintenant je vais te dire ce qui est contre nous
    Un art qui existe depuis des siècles
    Repasse les années et tu trouveras
    Ce qui a noirci toute l’Histoire
    La loi est contre nous
    Avec son immensité de force et de pouvoir
    La loi est contre nous
    La police sait comment faire d’un homme
    Un coupable ou un innocent
    Le pouvoir de la police est contre nous
    Les mensonges effrontés que les hommes ont dit
    Seront plus que jamais payés en or
    Le pouvoir de l’or est contre nous
    Contre nous la haine raciale
    Et le simple fait d’être pauvre
    Mon père, oui, je suis un prisonnier
    N’aies pas honte de raconter mon crime
    Le crime d’amour et de fraternité
    Seul le silence est honteux
    Pour moi, mon amour, mon innocence
    Les ouvriers, et les pauvres
    Pour tout cela je suis sauve et forte
    Et l’espoir est mien
    Rebellion, révolution n’ont pas besoin de dollars
    Ils ont besoin de cela plutôt
    Imagination, souffrance, lumière et amour
    Et de l’attention pour chaque être humain
    Tu ne voles jamais, tu ne tues jamais
    Tu fais partie de l’espoir et de la vie
    La révolution va d’homme en homme
    Et de coeur en coeur
    Et je ressens, quand je regarde les étoiles
    Que nous sommes les enfants de la vie
    La mort est petite.


  • Encore une excellente découverte musicale et historique ! Merci ER !


  • J’ai 43 ans, j’ai grandi avec CCR, Lynyrd Skynyrd et Graham Nash (dans un tout autre style). Pour moi CCR, c’est le rock à l’état pur. J’écoute leurs albums assez régulièrement, ne serait-ce que pour retomber en enfance.
    J’avoue que je ne connaissais pas du tout leur histoire, c’est tragique.
    Merci E&R pour ce bel article.


  • Les années 60, j’ai envie de dire que c’est du Gustave Courbet pour les oreilles. De cet apparent marécage indéfinissable dont même un Claude Monet y perdrait son latin peuvent naître aujourd’hui des musiciens et des chanteurs qui n’ont rien à envier à des groupes cultes que l’on découvre aujourd’hui dans un excellent dictionnaire français à côté de Jésus Christ, Karl Marx et Alexandre le Grand.


  • Quand j’écoute les Beatles, je pense à Angelina Jolie dans Tomb Raider puis je me souviens de Lenine quand il avait l’âge de faire pipi au lit. Pauvres Yanomamis qui pleurent en mangeant des carottes ! Du coup je bande en voyant mon certificat d’achat de 6 hectares de terrain sur Mars affiché sur le mur du salon. La saloope !


  • Soit tu fais le tour du carousel et ça peut durer une vie, soit tu vas droit au but. Tu tires ou tu pointes ? Je suis pas sûr. Du coup aujourd’hui à force de trainer leurs savates, emportés par l’hélium cpntenu dans leurs grosses têtes, aujourd’hui les baby boomers même précoces n’ont plus qu’à poser la cerise sur le gâteau... avant qu’elle explose ? Donc tu laisses les baladins tranquille, par contre un petit opéra de Verdi, Rigoletto par exemple devrait rafraichir ce qui reste de valide entre les oreilles au sans-dents, trous noirs et autres Galactus merdique.


  • C’est comme pour Bob Dylan, il a honteusement plagié Sugarman.


  • C’est comme pour Bob Dylan, il a honteusement plagié sur Sugarman.


  • J’ignorais tout de cette monstrueuse arnaque, et ça m’a beaucoup attristé de plaquer cette histoire révoltante sur deux de mes disques préférés, de ma discothèque personnelle (je suis un dinosaure, j’ai encore des CD et des vinyls).

    Le cas n’est pas isolé hélas et me rappelle les beaux moments de débats pré-Hadopi qui ont été l’occasion d’exposer sur la Toile les méthodes de l’industrie discographique, qui est calquée sur celle d’Hollywood (ne suivez pas mon regard, je louche).

    L’on se rappelle toutes les hyènes dodues montées au créneau pour faire chuter les réseaux de partage P2P, e-donkey, e-mule, etc. entre 2005 et 2008 (mon fondement n’est pas encore complètement guéri de l’agression au gravier perpétrée par l’Hadopi - ça saigne toujours sur le pourtour).


  • Juste une petite précision à rajouter à cette plus que brillante "révision" de l’histoire de la variété nord américaine.
    En parlant de Polanski et Forman, vous donnez l’impression que leur savoir faire respectif était le résultat, exclusif, de l’excellente formation offerte par les écoles de cinéma publique....oui, mais pas que...Car ces deux hommes, malgré leur origines cultuelle, avaient baignés dans une culture populaire bien plus large, propre a chacun de leur deux pays d’origine , Pologne, Tchécoslovaquie d’alors.
    Culture populaire d’Europe centrale, de Berlin, Varsovie, Prague, Vienne à Budapest, faite de grande curiosité intellectuelle et de courage physique. Ces valeurs qui formèrent et accompagnèrent bon nombre de leurs coreligionnaires dans leur réussite, une fois passés à l’ouest...ou plus au sud...
    Valeurs qui nous ont quité, mais qui accompagnent, et heureusement pour eux, toujours ces pays, quand on voit leurs résultats électoraux...et le notre...


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