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Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

Comme l’explique un des reportages que nous diffusons, le camping a pris en France dans les années 60 comme une traînée de poudre. Des millions de Français sont devenus en un temps record des adeptes de la tente, de la caravane ou du mobile-home, même si cette dernière version rapproche plus le vacancier du sédentaire que du nomade.

 

À l’origine, le camping était un retour à la nature, au sauvage, un éloignement de la ville, de la foule et du stress. Aujourd’hui, le secteur s’est industrialisé et le camping est devenu une pratique de masse de sédentaires grégaires, soit l’exact inverse du projet originel. Nous ne jetons pas la pierre aux Français qui triment 11 mois par an pour se reposer un mois, mais il nous semble que le désir de liberté exprimé dans ces reportages pourrait être satisfait autrement que par cet esprit concentrationnaire à la fois géographique et temporel.

« Johnny, il est passé à côté de nous » (Jean-Claude, 46 ans de camping à Saint-Tropez)

Le premier reportage est le fruit d’un travail paresseux de France 2 intitulé « Saint-Trop’ au camping ». On y découvre tous les clichés du genre, et le moins qu’on puisse dire, c’est que devant ou derrière la caméra, ce n’est pas très reluisant. On ne respire pas le bonheur, ou alors le bonheur idiot de ne rien faire, de changer juste de décor pour « se vider la tête », se changer les idées, des idées qui semblent d’ailleurs étrangement absentes.

« Une semaine de vacances, voilà, se vider la tête »

Cliquez ici pour voir le documentaire
(à vos risques et périls)

Élisa : « J’adore ce côté fête, on peut être qui on veut en fait à Saint-Tropez »

On peut admirer Kim et Élisa, une « chanteuse » et une « vidéaste » – le premier qui tousse est un jaloux sexiste – qui viennent chercher à Saint-Tropez, ce temple de la Marchandise au bord de l’eau, un peu plus que leur quotidien, une sorte de transcendance, même si elles ignorent le mot. La brune et la blonde admirent les riches qui font la fête (ils bougent maladroitement et boivent tout le temps) sur les ponts de bateaux rutilants.

Élisa, devant un yacht : « J’crois, en fait, c’que j’préfère, c’est la descente de marches, elle est trop belle ! »

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Kim au cameraman : « Vous pouvez pas négocier un truc pour qu’on monte ? »

 

Moins matérialiste, plus philosophe, Patrice, surnommé « le roi du camping », exprime une certaine souffrance :

« Vous savez, c’est pas marrant, ici c’est le paradis, on va dire c’est le paradis quoi, vous galérez pendant onze mois et puis euh, le douzième mois vous vous éclatez, c’est vrai que ça passe tellement vite... »

Le nœud du problème est là : 11 mois de contraintes pour 1 mois de liberté, cela ressemble à de la prison, à une petite conditionnelle pour ne pas craquer. Alors, pourquoi ne pas inverser ou au moins changer le rapport contraintes/liberté ? Certes, vivre libre demande du courage (et de la souffrance), mais cette souffrance a un sens, c’est pourquoi elle est acceptable.

Le second reportage, avec un sifflement permanent en guise de bande-son, est plus terre-à-terre encore. Le camping, ce village idéal pour beaucoup, une fois qu’on y pénètre, n’est plus si joli. Les deux dragueurs en herbe qui rameutent des filles sur la plage pour le concours de Miss camping le comprennent peu à peu. Leur innocence en fait des rabatteurs pour commerçants.

 

 

Nous n’allons pas verser dans le racisme social à la manière des Deschiens de François Morel sur Canal+, ces Français à l’accent picard ravalés au rang de bêtes, mais nous ne pouvons ignorer que le divertissement, et son industrie, sont là pour neutraliser ou contenir toute élévation de conscience personnelle ou sociale.

D’autres Français partent à la campagne ou à la montagne (l’endroit qui fait mal aux jambes et qui du coup est racaillefrei) pour se ressourcer, loin des grappes humaines paradoxalement reconstituées sur la Côte. Ils retrouvent en petits comités un brin de relation avec mère Nature, et reconstituent ce lien qui les relie aux forces cosmiques, que les croyants appellent Dieu.

 

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Créature du paradis terrestre

 

Si les habitants du camping de Saint-Tropez rêvent de rapports humains pacifiés dans un environnement idyllique sans travail ni stress (leur définition du « paradis »), ce qui est humainement compréhensible, il n’est pas sûr que Dieu habite quelque part dans ce village Potemkine reconstitué un mois par an. Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Vacances j’oublie tout

 



Article ancien.
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37 Commentaires

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  • #2529460

    Il n’y a de camping que sauvage, respectueux, responsable, mais sauvage.
    Au début du camping, il n’y avait pas de barrière à l’entrée, pas de limitions, pas de numéro et de caméras de surveillances, pas de gardes avec des chiens qui font des patrouilles la nuit. Le camping de masse aujourd’hui, c’est la copie édulcorée du camp de concentration.

     

    • #2529621

      On dit "hôtel de plein air".


    • #2529702
      le 20/08/2020 par Philippe emmanuel
      Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

      Exactement. Mais ici on a une destruction de cette réalité de cette Vérité par sa représentation. le camping c’est le renforcement de l’exploitation et l’aliénation des esclaves au moyen de ce petit mois de répit, après avoir trimé onze mois. en regardant l’affligeant documentaire avec les 2 filles je pensais à Clouscard et ses analyses. Cela étant dit, et sans tomber dans le racisme social je trouve de plus en plus difficile d’avoir de la sympathie pour ces gens, de la compassion pour tous ces gens, dont on a finalement détruit l’être il est vrai, mais qui ne s’en trouvent pas plus mal. Si on est vraiment assez con pour accepter de vivre tout ça, s’infliger une telle existence, on a que ce qu’on mérite. je sais que c’est plus complexe tout cela mais je supporte plus ces abrutis. Le problème étant qu’ils sont des millions, et qu ils font là où on leur dit de faire ... ils votent, par exemple...


  • #2529486

    Le camping n’a plus rien de camping, on y retrouve que des mobile-home aujourd’hui.

     

  • #2529504
    le 20/08/2020 par l’autre monde
    Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

    Elles cherchent pas l’amour mais seraient prêtes à tout pour monter à bord...

    Primo, on se dit qu’elles sont peut-être intéressantes, mais avec la séquence suivante elles fichent tout en l’air : on se dit en fait qu’elles se feraient volontiers salopes pour monter ces putains de marche et se prendre pour une héroïne de Walt Disney - alors que tu risques juste de tomber sur le cousin d’Epstein qui te fera boire sa potion magique et j’te passe la suite !

    C’est la grande déception et désillusion avec les femmes - plutôt les jeunes femmes : on y cherche un soutien moral mais par leur comportement on voit qu’on s’est gouré, et qu’à part leurs nombreux orifices y’a pas grand-chose, à part des années d’ennui en perspective si on reste avec, faites de consommation libidineuse et de passe-temps foireux parce que "c’est normal, faut profiter" !
    Eh bien profite, va t’éclater Chez Moshé, prends mon chéquier, fais-toi plaiz’
    *Si t’es pas normal, gare à toi, c’est que t’es bizarre !

    J’ai beaucoup de mal à entrevoir ce qu’il y aurait d’intéressant aujourd’hui chez la "femme moderne" et libérée qui pourrait retenir mon intérêt, et donc ma motivation, à part l’objectif plan-cul. Ce qui me paraît très limité, mais en même temps elles ne font rien espérer d’autre : elles sont bassement hédonistes, c’est l’époque qui veut ça.

    Alors qu’une femme intello c’est chiant aussi mais au moins y’a un challenge - c’est peut-être le fantasme pour la secrétaire (chacun les siens !)

     

    • Les orifices qui profitent fallait oser et merci de l’avoir tenté.
      Parfois en grattant un peu ou beaucoup on entrevoit quelque chose qui a plus à voir avec les racines, la vraie vie.
      Tout n’est pas perdu l’ami.


    • #2529691

      A St Trop on dit « Paillettes dans les yeux, danger dans ta culotte ». Tant qu’un millionaire sur un yacht à 50 millions ne les crève pas en toute impunité après leur avoir fait passer un sale quart d’heure, c’est leur droit de bitcher. Elles pourront raconter le quart de leurs experiences à leurs gentils maris quand elles se caseront à trente ans et trois jours.


  • #2529508

    Ces deux gamines veulent aller au plus rapide et au plus spectaculaire car elles ont gobé sans réfléchir le discours marketing déployé autour des marchandises et des tendances comportementales. Pardonnez leur car elles ne savent pas ce qu’elles font... Amen

     

    • #2529751

      Ne pardonnons pas tout de suite car elles savent très bien ce qu’elles peuvent faire...


    • #2529938

      la plupart des gens ne font que transporter leur capital génétique vers le port/porc qui leur parait le plus désirable/approprié.
      la capacité à interroger "son moi" de manière critique, n’ est pas une faculté que la nature a jugé bon de surdévelopper chez les femmes..et même au contraire, elle les a plutôt doté d’ une très forte rétissance à cette disposition....afin de libérer au maximum le mécanisme de reproduction, de tout parasitage intellectuel ou psychologique. ainsi, on peut dire que la nature fait le choix de la quantité, plutôt que la qualité pour ce qui est de la reproduction chez les mammifères.


  • #2529532
    le 20/08/2020 par pensez printemps !
    Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

    Coluche a dit un truc du genre :
    "Les hommes croient qu’il faut comprendre les femmes avant de les prendre, alors qu’elles préfèrent qu’on les prennent sans les comprendre."

    Le Logos c’est l’homme, la femme c’est le Pathos, va falloir s’y faire ou s’y remettre. Ne pas confondre les deux : prendre la femme pour un homme et attendre des réactions d’homme de la part d’une femme !
    Quel rapport avec le sujet, je me le demande...

     

    • #2529752

      Tous les comiques « mâles » que je vois déambuler avec un masque on dû mettre leur logos dans le pathos de la donzelle à défaut de leur avoir fait sauter la culotte : ce qu’ils font par ailleurs sans aucun logos du reste... Cela se saurait !


  • #2529550

    Journalisme "paresseux" . Ah, si j’avais plein d’argent ... Foutre en l’air le monopole des médias actuels, leur sale prétention à raconter "ce qui est" ...


  • #2529565

    La montagne est loin d’être "racaillefrei" puisque depuis au moins 40 ou 50 ans y poussent des centres de vacances et autres colonies où l’on y acceuille ; hiver comme été : des racailles !
    Sur les deniers publics, et tout le monde est content.

    Quand une mairie du grand Paris vous garantie par partenariat (mais où est le retour ?) quelques milliers de saisonniers annuels forçés, qui s’en plaindrait ?
    Location de ski, utilisation des infrastructures, personnels, extras,etc.


  • #2529576

    Je n’y ai pas mis les pieds depuis une éternité !
    C’est devenu du m’as tu vus et des parvenus pour la plupart et surtout des voyous et des p.... !
    Et le plus grave, tout un certain savoir vivre parisien qui s’y retrouvait l’été qui a disparu et la magie avec !!!
    Il ne reste que le fantôme de notre chère Brigitte Bardo à qui je souhaite longue vie et bonne santé !!!

     

    • #2530429

      tout un certain savoir vivre parisien




      .
      Ayant passé la moitié de ma vie à vendre mes tableaux sur le port de saint Tropez je te garantis que le savoir vivre n’est pas un monopole parisien. Au contraire, Saint Tropez a toujours été un lieu où on se lâche (je pourrais écrire un livre sur le sujet rien qu’avec des expériences vécues) donc les gens qui ont gardé du savoir vivre dans cet endroit ne sont pas les bobos vacanciers en recherche d’éclate no limit mais ce sont simplement des gens de bonne éducation, majoritairement des gens de province et des étrangers (il y a même des russes ou des chinois éduqués, et oui). Saint Tropez est un lieu de villégiature mondialiste très particulier en ce sens que, quelque soit l’état de décrépitude de la France, Saint Tropez survivra toujours grâce aux élites qui y ont domicile.
      D’ailleurs, on parle de campings, mais il n’y a pas un seul camping sur la commune de saint Tropez (sauf un tout petit sur les salins, et il faut bien connaître pour le trouver) tout comme il n’y a pas d’immigrés, ils sont tous relégués sur Cogolin (car on a quand même besoin de main d’oeuvre servile).
      Saint Tropez c’est Mammon et c’est un des seuls endroits de France où des gens comme nous auront encore l’espoir de trouver un boulot encore décemment payé dans les années qui viennent.
      Cerise sur le gâteau masque obligatoire en ville depuis 15 jours.
      Potin du jour : la compagne du maire vient de le quitter, il est en pleine déprime et n’a plus assisté à un conseil municipal depuis les dernières élections (bien sûr le bruit a couru qu’il avait le covid (près de 80 ans)


  • #2529587

    Le camping, l’occasion des premiers amours pour les ados...
    Les campeurs blancs des années 90 du second reportage vont paraître de moins en moins beaufs et de plus en plus civilisés avec le temps, malheureusement.


  • #2529606
    le 20/08/2020 par Berthe aux grands pieds
    Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

    Je ne sais pas si l’habit fait le moine ...ou le touriste, mais en ce qui me concerne tous ces types avec pour seul appareil un slip moule boules... m’interdit ipso facto le camping de masse.
    C’est défiinitivement niet !!


  • #2529612

    Salut

    Je fait du cyclotourisme et je dors dans les campings.

    Pour en avoir fait quelques uns, la tendance est à Disneyland et au camping car ou mobile home.

    Les campings, majoritairement privés et souvent anciennement municipaux ont offert une extension de terrains où de nombreux mobiles home se sont plantés.
    Élaguer et entretenir le terrain était une charge trop importante pour les municipalités et ont été revendus. Les propriétaires de mobile-home s’en chargent désormais en plus de leur décoration très kitch.

    Avec le camping car, c’est une extension du confort domestique. Mais ce confort a plus à voir avec la superficialité que la nécessité.
    Ce qui donne parfois des scènes d’installation incroyables, voir comiques.

    De plus, le camping devient un second village dans la ville, mais où l’on trouve plus de quoi s’amuser que le nécessaire, c’est à dire une modeste boutique d’alimentation et un petit café.
    Les Français sont trop habitués à leurs hypermarchés qui ont aussi poussés à proximité de plusieurs plages en plus des magasins de bricolage.

    Or, ces activités ont un coût dans le prix du camping.
    Des activités dont vous ne voulez pas forcément...

    Résultat :
    Avec ma petite tente de cyclotouriste, je suis parfois relégué en marge du camping à des kilomètres des sanitaires dans des coins moins entretenus dans de grands campings.

    J’ajoute que ce sont dans les campings les plus simples où les mesures sanitaires contre le Covid 19 ont pu être le plus respectées.

    Mais il reste heureusement certains bons campings municipaux ou même privés où s’arrêter. Mais ils deviennent malheureusement rares...

     

    • #2529675

      Le traitement du campeur dépend du profit qu’on espère tirer de lui.


    • #2529879

      Ces mobil home ça nous vient des États-Unis non ? Là-bas, on le voit dans les films, c’est pas du camping, ils habitent là toute l’année ! C’est une habitation pour pauvres, comme certains avec la caravane... après niveau confort a priori c’est mieux qu’une tente.

      Seulement au départ c’était pas le confort l’enjeu, mais la liberté, l’aventure.
      Il a bien fallu circonscrire, pour pas que les gens fassent n’importe quoi, mais très vite le périmètre est devenu une enclave propice à l’expansion du Marché, et de fait on aboutit de plus en plus à des sortes de favelas ou de ghettos, ce sera de pire en pire, parce que c’est la logique du capitalisme, le fric pourrit tout, c’est pas un scoop.

      Maintenant que des types qui viennent depuis 1976 s’accommodent de ces changements ou pire, en se berçant d’illusion nostalgique/affective refusent de les voir... c’est typique du ringard ou du beauf.

      Faut dire que l’aventure c’est plutôt un truc de jeunes, quoique, pas besoin d’être Mac Gyver pour poser une tente ; les vrais campeurs sont ceux qui ont gardé l’esprit d’origine, à la Henri Thoreau (livre sur Kontre Kulture) : je trouve un coin sympa (où y’a pas d’ours) et je m’y pose pour la nuit, le lendemain ailleurs ou pas etc.

      Les autres, ceux qui se plaignent ou au contraire se sont fait une raison avec Simone qui a bien vieilli ou mal, mais on veut plus s’emmerder, et qui continuent d’y aller, ceux-là font marcher le business, faut être cohérent ! Tu peut pas être à "demi-contre" ou à "demi-pour".


  • #2529710

    Le camping en troupeau c’est d’une connerie monumentale ! Enfin disons plutôt que je ne comprends pas ce qui peut motiver les gens à se retrouver dans un espace artificialisé, en troupeau pour vivre dans des conditions inconfortables. Peut être endurer ces conditions relativement inconfortables c’est probablement inconsciemment le but rechercher : briser le confortable mais ô combien monotone train train quotidien du citadin. C’est peut être aussi un moyen d’évasion pour le citadin prolo confiné le reste de l’année dans son appartement...qui trouve dans le camping un moyen de s’évader de sa cage à lapin pour un budget raisonnable comparativement à ce que coûterait une location dans un gîte, une résidence de vacances...oui, en fait cela doit être ça, le camping ce sont les vacances du prolo qui ne peut pas se permettre une location...il y a aussi probablement l’ambiance vacances qui doit plaire à certaines personnes. Quand j’étais très jeune adulte je suis une fois allé faire du camping avec des potes, or si en tant qu’asocial ce n’est pas ma tasse de thé je peux toutefois comprendre que cela puisse plaire à certains en particuliers aux ados et jeunes adultes qui veulent baiser, car d’après ma faible expérience en la matière il me semble avoir observé que dans les campings certaines inhibitions sociales semble sauter ; les gens semblent mieux à même à faire des connaissances et lier des liens de camaraderie avec des inconnus, les femmes célibataires semblent plus réceptives aux intentions perverses des queutards...je parle de la fin années 90, début années 2000, aujourd’hui je suppose que l’ambiance a du changer et doit être beaucoup plus crispée...

     

    • #2530518

      le camping ce sont les vacances du prolo qui ne peut pas se permettre une location




      je confirme, cela a été ça pendant très longtemps, il fallait voir les caravanes garées dans les jardinets des pavillons ouvriers de nos anciennes banlieues. tous mes potes prolos partaient en camping pour les vacances. les campings c’étaient les congés payés des familles ouvrières.
      maintenant, vu l’explosion exponentielle des tarifs, c’est plus mélangé et le matériel devient aussi très onéreux la classe moyenne a rejoint le troupeau et les prolos sont moins présents (avec les tarifs sur Grimaud ou Cogolin tu peux te payer un hôtel dans un endroit moins touristique.


  • #2529741
    le 21/08/2020 par Jérômeproudhon
    Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

    Il aurait été pas mal de voir un bon gauchiste à la Renaud, en an 2020 rappeler nôtre France, et ses campings d’homos-economicus. Putain ! Mais qu’est ce qu’il se passe à gauche ? Ce serait pourtant pas mal que vous soyez encore un tout petit peu en vie ? Chantez ,réagissez, existez un peu, au moins du coluche, du Renaud, du tapie......les gauchistes, vous me désoler. Regardez au moins vos enfants, mais regardez les pour de vrai.

     

  • Racisme social des Deschiens ? j’aimerais bien connaître les origines sociales du ou plutôt des auteurs du/des texte(s) (puisque c’est régulièrement évoqué sur ce site) pour dire de telles conneries. Certainement plus favorisées que celles des membres des Deschiens et des gens qui les apprécient. Racisme social, ça ne veut rien dire, par contre de mépris de classe il n’y en a aucun chez les Deschiens ; beaucoup de tendresse par contre. Mais faut sûrement avoir des ascendences humbles pour ressentir cela, ce qui ne doit pas être le cas de tout le monde. Et ce n’est pas l’accent picard hein ! faudrait passer le périph’ parisien de temps en temps

     

    • #2530003

      Tout à fait. Issu d’une famille ouvrière, les Deschiens on adorait. On se moquait un peu des autres et un peu de nous mêmes. En plus les gars étaient du coin, Sarthe, Ornes, Maine et Loire

      Je sais que Soral avait était assez dur dans ses abécédaires vis à vis des Deschiens. Mais pour moi c’est plus par méconnaissance qu’autre chose. Suffit de discuter 2 min avec un gars comme Bruno Lochet, quelqu’un de très sensible qui n’a jamais oublié d’où il venait.

      Merci également pour le rectificatif concernant le mépris de classe devenu racisme social. Il est dommage de constater que l’antiracisme politique gagne du terrain sur la sémantique.

      Autre chose, regardez un peu le documentaire de 98 sur le camping. Navrant de constater que les prédateurs Pédophiles sévissent Aussi ailleurs que dans les églises et les îles pour millardaires.
      Le patron du bar est bien un gros dégueulasse qui manipule deux couillons ( qui eux ont l’excuse de l’âge) pour rabattre de l’adolescente.


    • Le racisme social, ou mépris de classe, est présent, non chez les comédiens, mais chez les Bobos de Canal+ qui les employaient, et aussi chez une partie de leurs spectateurs pour lesquels l’expression "Deschiens" est devenue très péjorative, synonyme de "bouseux" ou de "péquenots".
      Ne me dis pas que si on te traite de "Deschiens", tu vas le prendre comme une marque de tendresse...


    • Titus, me faire traiter de Deschiens ça ne me dérangerait pas puisque j’adore les Deschiens. S’ils ne perçoivent pas la tendresse et voient dans les Deschiens une peinture du beauf,c’est que leurs origines font qu’ils n’ont aucun lien affectif avec ce milieu (la France profonde pourrait-on dire) et cela révèle probablement leur mépris (de classe). Je me rappelle avoir été invectivée par une petite bourge à propos des Deschiens ;elle trouvait qu’il donnaient une représentation dédaigneuse des paysans. C’est qu’elle ne devait pas aimer les paysans parce que les Deschiens ça n’est même pas très caricatural. J’avais été surpris de sa réaction car moi qui ait de la famille bien enracinée à la campagne, je n’ai jamais ressenti cela. C’est moqueur
      , il y a de l’autodérision, mais jamais dédaigneux (d’ailleurs tous les comédiens de la troupe ont des origines campagnardes). Pour y voir un côté dédaigneux, il faut être dédaigneux soi-même de ce milieu je pense. Et franchement je ne crois pas qu’il y avait un mépris de classe chez les dirigeants de Canal+ de l’époque. Vous pensez vraiment que les Deschiens ont été mis à l’antenne pour en gros dévaloriser la France profonde ? On ne peut pas tout analyser selon une grille dite complotiste.


    • Jcm1987, oui c’est clair, Bruno Lochet.J’avais vu un reportage sur Olivier Saladin, idem. Bah Soral est issu de la bourgeoisie il me semble. Rapport à mon commentaire plus haut sur les gens qui voient dans les Deschiens un rabaissement de la France profonde,je ne dirais pas qu’il s’agit dans son cas d’un mépris mais plutôt d’une absence de lien affectif (du fait de ses origines (qu’on ne choisit pas !))avec ce milieu et donc en gros il ne capte pas.


  • #2529887

    entre la gravose mère Bidochon en casquette sur son mini quad ,en passant par l’abruti qui regarde comment on fait la vaisselle sans oublier le beauf en mini moule burne noir sifflant sa canette de bibine du L I D L cette vidéo et une pub pour ne pas allez au camping




    à choisir entre 15 jours de camping ou de T I G au centre de Paris je choisis ramasser des mégots Paris



    et pourtant je déteste cette ville au point de la contourner de très loin plutôt que de la traverser 25 ans de déplacement pour mon travail et je n’ai jamais voulu travailler de près ou de loin dans cette partie de la France que j’évite comme la peste


  • #2529988

    campeurs precurseurs du survivalisme


  • #2530058

    - Xavier Niel, Telecom

    - Daniel kretinsky, milliardaire dans l energie.
    proprietaire du journal Le monde

    - Jean Charles Naouri ( groupe Casino)
    http://www.rallye.fr/fr/gouvernemen...
    En 1987, Jean-Charles Naouri quitte la fonction publique pour rejoindre la banque d’affaires Rothschild en tant qu’associé-gérant. Au même moment, il crée la Foncière Euris et se lance, au début des années 90, dans la grande distribution. Son fonds d’investissement, qui prend au départ des participations minoritaires dans des entreprises industrielles, change finalement de stratégie et rachète Rallye, un distributeur breton à la faible trésorerie. En 1992, l’entrepreneur s’allie au groupe Casino. Il entre au capital de ce dernier et en devient le premier actionnaire. Cinq ans plus tard, lui et les autres actionnaires contrent une OPA hostile lancée sur Casino par Promodès, propriété de la famille Halley. En 2005, il devient président du groupe et décide d’en améliorer la rentabilité. Il revend alors ses activités infructueuses en Pologne, aux États-Unis ou encore aux Pays-Bas pour s’implanter dans des pays en pleine croissance. C’est ainsi que Casino devient le numéro un de la distribution alimentaire au Brésil, en Colombie, dans l’Océan Indien et au Vietnam. Parallèlement, Jean-Charles Naouri fait le pari de la proximité en France avec les enseignes Leader Price et Franprix ou encore avec le rachat des magasins Monoprix au groupe Galeries Lafayette en 2012. La même année, il met la main sur le brésilien Pão de Açúcar, l’un des principaux employeurs privés du pays. Cet énarque contrôle, via sa holding Euris, la majorité de ce groupe de grande distribution dont les résultats ont été décevants en 2019.


  • #2530394

    c’est marrant, un camping ca ressemble a un camp de refugiés.

    nostalgie de l’exode de mai 40 ?

     

  • #2530402
    le 22/08/2020 par nem de pangolin
    Saint-Tropez, au camping des prisonniers (du Système)

    "Il est scandaleux qu’une fille saine et intelligenteaille gaspiller son capital génétique avec un taré de la bourgeoisie parcequ’elle se laisse séduire par la richesse. Le jour où sa beauté, sa santéet son intelligence lui assureront directement l’accès aux plages, auxhôtels, aux voyages qui lui font envie, pas directement, je veux dire sans passer par la possession de l’argent, cette fille épousera d’elle-même un ouvrier ou un paysan de son niveau biopsychique, et non un bourgeoistaré. Nous voulons aussi supprimer toutes les voies d’accès mécaniquesaux sites grandioses, aux sommets de montagne ; nous voulons réser-ver le droit à la possession de voitures à ceux dont la bonne vue, lesréflexes, la force, le sang-froid et le sens des responsabilités font desgens dignes de conduire un engin dangereux. Quand l’argent cesserad’ouvrir toutes les portes, la course à l’argent sera finie. Il deviendra cequ’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un moyen d’échange plus com-mode que le troc. "

    "Le Grand Suicide" robert dun.

    comme chantait ce bobo de renaud "En espagne, en grèce ou en france Ils vont polluer toutes les plages. Et par leur unique présence. Abîmer tous les paysages"

    il faut absoluement interdire l’acces aux sites naturels (plages forets ect) aux moyens de transports autre que piétons, et les limiter aux seuls riverains. en tout cas a cette populace de deschiens et aux bourgeois vulgaires.


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