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Soudan du Sud : plus de quatre mois de conflit

Le Soudan du Sud est déchiré depuis quatre mois par un conflit entre les forces loyales au président Salva Kiir et les partisans de l’ancien vice-président Riek Machar, limogé en 2013.

Le conflit, qui a débuté dans la capitale Juba avant de s’étendre à d’autres États-clés du pays, a pris rapidement une tournure ethnique, ONU et ONG faisant état d’exécutions sommaires et de massacres communautaires entre peuples Dinka et Nuer, auxquels appartiennent respectivement Kiir et Machar. Il a fait depuis mi-décembre des milliers de morts et près d’un million de déplacés.

Décembre 2013 :

- 15 : Intenses combats entre factions rivales de l’armée à Juba. Salva Kiir dénonce une tentative de coup d’État et accuse Riek Machar, limogé en juillet. Celui-ci nie toute tentative de coup d’État, mais appelle ensuite au renversement de Salva Kiir, l’accusant de vouloir "allumer une guerre ethnique".

Les combats vont s’étendre à plusieurs États.

Janvier 2014 :

- 9 : Les États-Unis, parrains de l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, s’alarment d’un risque d"éclatement" du pays.

- 10 : L’armée reprend Bentiu, capitale de l’État stratégique pétrolier d’Unité (nord), tombée aux mains des rebelles le 22 décembre.

- 15 : Kampala reconnaît que des soldats ougandais combattent aux côtés de l’armée sud-soudanaise.

- 18 : L’armée reprend Bor, capitale de l’État du Jonglei (est). Ravagée par les combats, la ville a changé plusieurs fois de mains depuis mi-décembre.

- 20 : L’armée s’empare de Malakal, capitale de l’État pétrolifère du Haut-Nil (nord-est) et dernière ville importante encore tenue par les rebelles.

- 23 : Gouvernement et rebelles de Riek Machar signent un accord de cessez-le-feu à Addis Abeba. Celui-ci n’a cependant pas empêché la poursuite des combats.

Février 2014 :

- 18 : Vaste offensive rebelle pour reprendre Malakal.

- 27 : Les deux camps ont commis de graves violations des droits de l’Homme assimilables à des crimes de guerre, rapporte Human Rights Watch (HRW). En mars, l’Union africaine investit une commission d’enquête chargée de déterminer les responsables des atrocités commises depuis le début du conflit.

Avril 2014 :

- 2 : Suspension jusqu’à fin avril du 2e cycle de négociations entamé en février.

- 15 : Riek Machar affirme vouloir s’emparer de Juba et de champs pétroliers, prévenant que la guerre civile ne s’arrêtera pas avant la chute de Salva Kiir. La rébellion reprend Bentiu et lance un ultimatum aux compagnies pétrolières, pour qu’elles stoppent la production.

- 17 : Environ 350 jeunes hommes, armés et en civil, attaquent l’enceinte de l’ONU à Bor, où près de 5 000 civils, essentiellement Nuer, ont trouvé refuge, tuant 58 réfugiés.

- 21 : L’ONU accuse les troupes de Riek Machar d’avoir massacré des centaines de civils sur des bases ethniques lorsqu’elle ont repris Bentiu.

 

 

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5 Commentaires

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  • #794296

    Il est très important de savoir que plusieurs millions de Soudanais du Sud ont été déplacé depuis 4 mois : soit à l’intérieur de leur pays ( dans un camp géré par une ONG ou par L’ONU ), soit à l’extérieur de leur pays ( au Soudan du nord, en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda et au Congo ). Les conditions de vie dans ces camps sont très très difficiles et très dangereuses ( épidémies ), surtout lorsque la saison des pluies ( qui dure 6 mois ) arrive ( depuis un mois elle a commencé ). Si les Soudanais du sud qui vivent actuellement au Soudan du sud sortent de leur camps, ils se font tuer par des militaires du gouvernement ou par des rebelles. Donc ce qui se passe là bas est un déluge d’injustices terribles ( ce sont des gosses, des femmes, des vieillards qui meurent et ce sont des jeunes hommes qui s’entretuent ) qui ne dérange ni les USA, ni l’Europe, ni la Chine. Par contre, lorsqu’un sioniste est bousculé dans un train par un adolescent, tous les médias français crient au crime contre l’Humanité. On vit dans un monde de malades mentaux.

     

    • #794381
      le 22/04/2014 par big boss ground zeroes
      Soudan du Sud : plus de quatre mois de conflit

      j’attend la réaction de bhl pour savoir ou est la vérité et ce qu’il faut dire et faire .


    • #794621

      Ca rappelle curieusement la situation au Rwnda avant le génocide, et les deux pays sont des portes d’entrée au Congo et à ses immenses richesses minières, convoitées par des Israéliens comme Benny Steinmetz, l’homme le plus riche d’Israel grace à ses pillages africains .


  • #794613

    Le Sud-Soudan est LIMITROPHE de la République Démocratique du Congo, comme le RWANDA où il est avéré que les sionistes ont provoqué un massacre pour placer leur homme , Kagamé , au pouvoir afin de controler la porte d’entrée du Congo oriental riche en minerais divers . Il est à craindre que les sionistes ne soient prets à TOUT pour controler cette autre porte du Congo qu’est le Sud-Soudan , ce qui est peut-être déjà fait .

     

    • #795301

      C’est depuis l’Ouganda que tout est parti, d’abord la déstabilisation du Soudan par la guerre civile (ça fait plus de 25 que la situation perdure maintenant). Ensuite le Rwanda, et de là le Congo.
      Evidemment c’est les Américains qui sont à la main d’oeuvre, que les juifs récupèrent des contrats ou nom... le but est de contenir la progression de la présence Chinoise en Afrique. Conserver la main mise sur les métaux stratégiques pour l’informatique au Congo et sur le pétrole du Soudan qui est une ressource relativement facilement accessible pour la Chine, il n’y a qu’un seul détroit à passer (Malaca). D’où le soutient inconditionnel au Kenya et à l’Ouganda qui ne sont pas très riche mais qui bloque l’accès à la mer.
      Pour le moment Total conserve ses concessions, c’est le premier exploitant de la région, mais seulement pour le moment. Il n’est pas exclu que sont bail ne soit pas renouvelé, quel que soit le vainqueur du conflit au final.