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Un millénaire de trois siècles ? de Laurent Guyénot : téléchargez gratuitement la première partie du livre (nouvelle édition augmentée) !

 

Un millénaire de trois siècles ? est un ouvrage inédit de Laurent Guyénot
publié par Kontre Kulture au format Livre numérique

 

 

Combien de temps a duré le premier millénaire ?

 

Nous sommes tellement habitués à nous fier à une chronologie universelle couvrant toute l’histoire humaine que nous prenons celle-ci comme une simple représentation du temps. En réalité, c’est une construction culturelle européenne, obéissant à des desseins géopolitiques plus que scientifiques. Les premières pierres en furent posées par les Réformateurs grégoriens du XIe siècle, et ce que n’est pas avant le XVIIe siècle que l’édifice fut achevé, principalement par les jésuites, qui le répandirent en Orient.

C’est cette norme établie que contestent aujourd’hui ceux qu’on nomme les « récentistes ». Lorsque j’ai fait pour la première fois leur connaissance – sur le site d’Égalité & Réconciliation –, leurs arguments m’ont rappelé un certain nombre d’observations qui m’avaient intrigué lors de ma recherche doctorale en études médiévales, résumée dans La Mort féerique (Gallimard, 2011). Par la suite, de questions en hypothèses, j’ai acquis la conviction que la structure même de notre récit du premier millénaire chrétien est fautive.

Je propose ici une introduction personnelle à ce dossier, visant à montrer que la remise en question de notre paradigme chronologique n’est pas un objectif préconçu, mais découle d’une étude attentive de sa genèse et d’une analyse raisonnablement critique des sources primaires de l’Antiquité, l’Antiquité tardive, et le haut Moyen Âge.

Enfin, je fais une large place à l’approche « stratigraphique » de Gunnar Heinsohn, professeur à l’université de Brême, qui se fonde sur des preuves archéologiques concrètes et ouvre une perspective radicalement nouvelle sur le premier millénaire, où rien n’est perdu, mais tout est resynchronisé.

Laurent Guyénot

 

Un millénaire de trois siècles ?
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  • #2850602

    J’ai peut-être tort, mais je suis assez sceptique quant à la valeur de cette théorie, et c’est n’est qu’une théorie basé sur des conclusions personnelles.
    Que allons nous faire des méthodes de datation largement utilisées par des scientifiques de renommé mondiale ou des investigations criminelles/policières qui souvent utilisent ces méthodes qui s’avèrent fructueuses et véridiques ?

    Carbone 14, stratigraphie, la méthode Potassium - Argon, Argon-Argon, la biochronologie, la typochronologie, la mesure de la radioactivité, la thermoluminescence, la dendrochronologie, le paléomagnétisme, et surtout - l’ESR - la résonance de spin électronique - qui mesure avec exactitude les propriétés magnétiques des minéraux faisant partie des artéfacts !
    A mon goût, c’est un peu trop fort le café, mes amis !

     

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    • #2850659

      Laurent Guyenot a déjà répondu à ces assertions dans les commentaires des précédents articles sur le sujet.

       
    • Le récentisme me semble farfelu mais pour d’autres raisons que les datations au carbone 14. Cette méthode de datation semblent en effet peu fiable. Idem pour la stratigraphie qui exagère considérablement le temps nécessaire pour que des couches s’accumulent, que se forme certains canyons...
      Par exemple il a été confirmé la découverte de tissu contenant encore de l’ADN dans les fossiles de dinosaures, or on sait qu’il est impossible qu’une structure organique de protéine puisse persister durant des millions d’années. La découverte de ces tissus presque intacte ont d’abord été niée comme étant une fake news ou le résultat d’une contamination...mais désormais la validité de ces découverte est admise (discrètement) par la science officielle et n’a aucune explication.
      Par contre la dendrochronologie est fiable ! Le problème c’est que les arbres pluri-centenaires et pluri-millénaire se font rares, et encore plus rares sont ceux qui peuvent être rattachés avec certitude avec des événements historiques...

       
    • Et si ces méthodes de datations que tu cites étaient étalonnées sur ce calendrier officiel !
      Ne serait il pas normal qu’elles confirment les datations officielles ?
      Tu vois ce que je veux dire ?
      C’est un peu comme si on prenait un kilomètre de quatre kilomètres pour étalonner le mètre !
      On obtiendrait un mètre de vingt-cinq centimètres .
      Et puis dans un monde ou tout est faux, il n’y aurait que çà qui serait vrai ?
      Perso, je ne sais pas si cela est vrai ou faux, mais les arguments des récentistes tiennent la route.

       
    • Il me semble que les techniques évoqués fonctionnent pour une datation sur quelques siècles seulement. De mon point de vue, et ce qui apparait dans votre.message, nous risquons de nous faire duper par une certaine "propagande" au sujet d’un niveau technique qui n’est qu’illusion. En effet, lorsqu’on se rend compte de la réalité et bien on risque d’être déçu. Quelques exemples simples :
      - Profondeur maximale pour un sous-marin nucléaire ? 400m, c’est pas terrible non ?
      - Record de forage en profondeur dans la croûte terrestre ? 12.000m, pas plus ?
      - Record d’altitude pour un avion ? 100-120 kilomètres, ouaip, pas plus.

      Et si tout n’était que spectacle et illusion ?

      H.G.

       
    • @ Jean Pierre Pornout

      Sauf que les méthodes scientifiques et matérielles de Guenot ne sont pas vérifiables matériellement et différent largement dans le sens infructueux de , par exemple, le très prestigieux Institut Steklov de Saint Petersburg où de l’Institut de Physique Nucléaire Budker à Novosibirsk qui utilise la méthode de résonance magnétique des minéraux dans les artéfacts !!

      Ces institutions scientifiques n’auraient elles pas dénoncés l’erreur / ou la manipulation de 700 ans ?
      Rappelons-nous, les Russes ont été les premiers, les seuls et uniques qui ont dénoncé l’arnaque machiavélique de " Apollo 11" et le faux atterrissage sur la Lune !
      Idem pour l’Institut de Physique Nucléaire à Paris , qui n’a jamais fait la moindre illusion de cette supposé différence de 700 ans !

       
    • @goypride

      "qu’elles n’ont pas été construites par les Égyptiens"

      Dans le bouquin de l’écrivain arabe Robert Solé "Bonaparte à la conquête d’Egypte", il y décrit comment les indigènes semblaient en avoir rien à cirer de ces pyramides ni en mesure de fournir la moindre explication quant à leurs origine ou autres détails qui pourraient s’avérer être intéressants aux savants français qui avaient accompagné Napoléon dans son expédition. On a aussi tendance à oublier que ce sont les français qui ce sont démenés afin d’en prendre toutes les mensurations et ont fait en sorte de sauvegarder tout la culture liée aux pyramides en érigeant les 1er musées. Tout ça a suscité un tel engouement pour ce qu’y a trait à l’égyptologie qui perdure jusqu’à nos jours qu’on oublie un peu que les pyramides au Mexique et autres pays d’Amérique latine sont bien plus grandes encore. Je sais que c’est un raisonnement simple mais à moment donné il faut oser parler de mystère insoluble dans le sens qu’on aborde un domaine qui est de l’ordre du mystique.

       
    • Laurent Guyénot, comme tout chercheur, travaille d’abord pour confirmer ses intuitions, et peut zapper des embranchements en chemin. C’est pour ça que le débat est sain et stimulant.
      Le choix du sujet n’est pas anodin non plus, même s’il arrive que ce soit le sujet qui trouve le chercheur. J’aimerais le voir s’attaquer au mystère du suaire de Turin, par exemple. Le plus passionnant, pour moi.

       
  • Autant il semble évident que les restes archéologiques des dinosaures sont trop frais pour dater de plusieurs dizaines de millions d’années (traces de tissus mous avec ADN encore présent dans certains fossiles !), autant je trouve que les restes archéologiques de l’empire romain sont trop dégradés pour ne dater que de seulement 3 siècles ! Merde ! Trois siècles c’est que dalle ! C’est presque comme si l’arrière grand père de l’arrière grand père d’un centenaire contemporain avait connu Jules César ! Je n’ai pas fait le calcul donc peut être que j’exagère un peu, mais vous voyez ce que je veux dire ! Il y a aussi le soi-disant remaniement des annales historiques chinoises par les Jésuites qui selon moi n’est pas crédible. Comme si les très sûrs d’eux mêmes, ethno-centrés chinois allaient laisser les Jésuites foutre la merde dans leurs archives historiques ! La Chine ce n’est pas la Papouasie ! On ne parle pas d’une tribu se trimbalant la biroute à l’air dans la jungle et à qui on peut raconter n’importe quelle connerie sur leur histoire. Tu ne peux pas te pointer à-bas et proclamer avec un air docte "Bon les gars, vous êtes des nuls, vous ne savez pas comment écrire votre propre histoire...vos grands historiens sont des clowns, mais heureusement que nous sommes là pour faire le boulot pour vous !" Et même si les Chinois se seraient soumis à cette injonction, la tâche serait colossale ! Elle impliquerait non seulement la maîtrise parfaite du chinois classique, pas seulement être capable de le comprendre mais aussi la capacité de l’imiter en créant de faux documents... et le remaniement de quantités d’archives originelles colossales ! Les archives historiques chinoises ce n’est pas juste un ou deux bouquins un peu épais, le Talmud à côté c’est de la petite bière !
    Enfin bref je vais donc lire attentivement cette première partie ! Au pire cela sera de l’excellente science fiction, au mieux cela me fera découvrir une énième arnaque ultra sophistiquée !

     

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    • Pas 300 mais 1300 ans... On retire 700 ans à 2000 ans

       
    • Il y a déjà un problème avec l’histoire de Chine d’un point de vue chrétien, à priori, c’est que les chinois prétendent que la Chine a 10 000 ans, alors que selon l’histoire chrétienne la Terre n’a que 6000 ans et le déluge 4000ans... En matière de falsification, les chinois ne sont pas non plus au dessus de tout soupçons, quand on voit les efforts déployés par le régime communiste actuel pour occulter des éléments historiques qui ne collent pas avec la vision chinoise de leur histoire (je pense notemment à la dégradation volontaire de vestiges antiques indiquant la présence historique d’européens dans le Nord de la Chine par exemple).

       
    • Cher Goy Pride, je suis éclaté de rire avec votre histoire de "tribu se trimbalant la biroute en l’air dans la jungle"...

      Redevenons sérieux : si Laurent Guyénot finit par trouver que les arguments récentistes ne tiennent plus, je le crois homme (et chercheur dans l’âme) à tout balancer à la poubelle, sans le moindre état d’âme : il n’en fera aucunement une question de principe, pour avoir raison.

      A contrario, s’il s’accroche, c’est que cela doit en valoir la peîne, c’est donc un fantastique domaine d’investigation, pour l’Histoire, dont il aura été l’un des défricheurs mais je ne me fais aucun souci de sa part, à solder les comptes, avec une totale intégrité intellectuelle. Profitons donc avec plaisir, de sa grande et si éclectique curiosité.

      Certains camarades trouvent que ces histoires vont dans le sens de la déconstruction, et sont donc nuisibles. J’aurais tendance à penser que tout ce qui peut stimuler notre réflexion, ne peut être que bénéfique.

       
  • Le temps qualifié

    Nous pourrions remettre un autre « paradigme chronologique » en question, celui du temps linéaire. Le temps de la « science moderne », qui dans son élan pathologique à vouloir faire entrer tout ce qui existe dans la norme du nombre brut, nous explique que des durées qui se succèdent sont strictement équivalentes entre elles. Il suffit d’écouter les beaux discours de vulgarisateur tel Etienne Klein, pour capter l’impasse dans laquelle cette science s’est placée, sans jamais en relever les paradoxes. (Avant le bigbang, la vitesse de la lumière, ou la simultanéité de la physique quantique).

    A vouloir tout simplifier pour résoudre des problèmes pratiques de contingence, cette méthode a réduit le réel à la modélisation, et transformé le modèle en idéologie. Le musicien comprendra sans peine les notions de rythme, de tempo et de mélodie. La science moderne réduit la musique à la mesure en ignorant totalement ce qui s’y joue.

    Un édifice construit sur des fondations si précaires n’a que l’effondrement comme perspective. Nous y sommes.

    Le principal défaut de la relecture de l’histoire et de la détermination de sa durée est qu’elle se fait encore avec les outils de « notre temps » et donc parfaitement inaptes à résoudre le problème.

    Pour comprendre cela, il faut entendre que hors de l’idéologie du monde moderne, le temps n’est pas linéaire, il est cyclique, et, il n’est pas équivalent (durée A aujourd’hui ≠ durée A demain), il est qualifié. Voir René Guénon Le règne de la quantité chapitre V ; R.G. Formes traditionnelles et cycles cosmiques ; Ernst Jünger : Le traité du sablier.

    Un exemple typique de confusion, mais également de propagande liée à la manipulation du temps est : l’espérance de vie. En dehors de la mystification des statistiques et de la manipulation des chiffres, il est évident que, l’utilisation d’une mesure actuelle (qui correspond à une époque d’écoulement rapide du temps), pour qualifier une période de temps dans le passé (écoulement plus lent du temps) ne peut pas être satisfaisante.

    Ceci explique également les nombres, parfois étranges sur la durée de vie « particulièrement longue » de patriarches, dus à l’utilisation de mesures postérieures et donc empreintes de « l’accélération du temps ».

    Sortir du monde moderne, c’est aussi sortir de son arrogante mesure du temps, pour retrouver celui que l’homme n’aurait jamais dû quitter : le temps du jardinier.

    Libre selon l’esprit

     

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  • - La domination mondiale - qu’on la réduise au capitalisme dans une approche purement matérialiste, ou qu’on la comprenne comme la rébellion de Lucifer contre Dieu Incarné - cette domination a t-elle besoin de l’hypothèse récentiste pour être expliquée ? Le récentisme est -il vraiment le paramètre manquant pour expliquer la domination mondiale ?

    - Comment croire que toutes les nations du monde, tous les empires avec leurs intérêts opposés, leur lutte pour l’accès aux ressources, leurs conceptions différentes du sacré et (ou) de la transcendance et leurs stratégies différentes, comment croire que toutes ces nations se soient entendues pour entretenir un mensonge sur la chronologie ?
    - Que vient faire ER dans cette galère récentiste ,au moment où nous avons tant de mal à faire de la pédagogie sur l’opération spéciale ko vie 2 ?
    - Qui a intérêt à démonter entièrement la théologie catholique et l’histoire de l’Eglise ?

     

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    • il suffit simplement de lire les premiers théoriciens du récentisme pour comprendre que la démarche est purement idéologique et d’origine nationaliste russe (réhabilitation de Byzance et de la primauté de l’Eglise Orthodoxe.
      Après, tous les arguments reposent sur des chose inexplicables des anachronismes, l’évidence de documents falsifiés ou inventés.
      Et alors ?, l’histoire est pourrie de ce genre de problèmes, et les interprétations sont diverses et variées pour toutes les époques et toute les civilisations. Alors pourquoi ne s’intéresser qu’à cette minuscule période de l’Histoire ?.
      Personnellement les arguments de Guyenot ne me convainquent pas (sauf un ou deux) tout simplement parce qu’il y a d’autres explications tout aussi valables, ou de grossiers biais cognitifs.
      et puis quel intérêt de réduire le temps de l’Histoire si on ne veut rien en retrancher ? et si on retranche, il faut retrancher partout pour que tout corresponde, et selon quel critère ? où place-t-on la naissance de l’Islam et son extension par exemple ?

      Qu’une partie des annales de Tacite soit un faux pourquoi pas ? mais qu’on en conclue que l’histoire de tout l’empire romain est une fable, pourquoi pas aussi, bien que cela soit un peu énorme comme conclusion, mais cela implique alors des articulations et un complot de toutes les élites du monde occidental dans un but qui est, de plus, loin d’être crédible puisque l’arnaque se serait déroulée entre le quatorzième et le quinzième siècle sans que personne n’y trouve à redire jusqu’à aujourd’hui ?. que la chronologie officielle soit bancale tout historien un peu observateur s’en rend compte (Egypte Indus, Chine), de là à en faire un complot international découvert quatre siècles après les faits......et surtout qu’on continuerait à couvrir encore aujourd’hui (l’Eglise serait donc encore sacrément puissante, on m’aurait menti ?)

       
    • Paramesh
      je ne sais pas si la démarche russe est purement idéologique, après ca n’empêche pas que l’Eglise orthodoxe peut avoir une primauté sur l’église catholique, les arguments sont intéressants quand même. (De toutes façons l’église catholique a été modernisée tout au long de son histoire pour des raisons politiques, Vatican 2 n’est qu’un dernier avatar de ce processus, elle n’a plus rien à voir avec l’origine chrétienne, mais c’est un autre problème). Mais les récentistes sur lesquels se fonde principalement Guyénot ne sont pas russes mais allemands.

      "Alors pourquoi ne s’intéresser qu’à cette minuscule période de l’Histoire ?." Parce que c’est celle qui a le plus d’incohérences, et que changer la chronologie permet, en tous cas selon ses arguments, de donner plus de cohérence à l’histoire humaine. Après ca n’empêche pas de s’intéresser à d’autres périodes.
      "Personnellement les arguments de Guyenot ne me convainquent pas (sauf un ou deux) tout simplement parce qu’il y a d’autres explications tout aussi valables, ou de grossiers biais cognitifs."
      Quels biais ?
      Je n’ai pas fini de lire le livre, mais toute la dernière partie est consacrée à l’islam et la Chine.
      "mais qu’on en conclue que l’histoire de tout l’empire romain est une fable, pourquoi pas aussi"
      Non il ne dit pas que tout l’empire romain est une fable, mais que certains empereurs ont été rajoutés pour donner plus d’antériorité, et surtout que plusieurs siècles de moyen age ont été rajoutés.

      "cela implique alors des articulations et un complot de toutes les élites du monde occidental dans un but qui est, de plus, loin d’être crédible puisque l’arnaque se serait déroulée entre le quatorzième et le quinzième siècle sans que personne n’y trouve à redire jusqu’à aujourd’hui ?"
      c’est un peu comme l’argument du 11 septembre, ou du covid. Certains rétorquent que ce n’est pas possible de contester la version officielle parce qu’ils faudrait que des milliers de personnes soient complices. Or ce n’est pas le cas, les infos sont cloisonnées, les gens jouent le rôle qu’on leur demande sans trop se poser de question. Par exemple un historien ou un archéologue peut trouver des éléments bizarres, mais son boulot consiste à faire coller ce qu’il trouve sur l’échelle du temps établi, pas de changer cette échelle.
      Une fois qu’un truc aussi énorme a été établi c’est quasiment impossible pour quelqu’un à l’intérieur du monde des historiens de tout remettre en cause.

       

    • c’est un peu comme l’argument du 11 septembre, ou du covid




      et bien non justement pour ces deux évènements des voix se sont élevées aussitôt et cela n’a fait que grossir avec le temps.
      la manipulation en histoire a toujours existé, pour embellir , pour salir ou bien carrément occulter, mais jamais pour inventer. ce serait donc une première dans l’histoire et en plus dans des sociétés culturelles qui ne vivaient pas encore dans le temps de l’Histoire. dans ces époques sans véritable calendrier ce qui s’est passé quelques générations avant est déjà mythique ; alors quel intérêt de vouloir rallonger la sauce ?
      Justement les biais cognitifs c’est çà : croire que les gens pensaient et réagissaient comme nous.

       
    • Non mais si la théorie est vraie, ils n’ont pas inventé juste pour le plaisir. Il y avait des buts de domination politique bien sûr. Ca paraît tiré par les cheveux et on peut le rejeter d’instinct mais c’est quand même très convainquant après avoir lu le livre entier. C’est pour ca que je parlais du 11 septembre comme d’autres événements (par exemple au début des années 40) parce qu’on en accepte d’abord la version officielle (on n’a aucune raison de ne pas le faire). Mais si on s’y intéresse de manière critique on se rend compte que plein d’éléments clochent et qu’on le sentait inconsciemment. Et avec la version "revisioniste" tout devient plus logique, fait sens. Et bien c’est un peu la même chose pour le recentisme. Plein de trucs sont bizarres dans la chronologie officielle mais s’emboîtent quand même.. Et tout à coup tout se remet en ordre, même si on pensait que tout était déjà en place. Un peu comme un puzzle sur lequel on a forcé des pièces qui ne sont pas a leur bonne place, quand on remet tout dans l’ordre l’image est plus claire.
      Bon le sujet est très vaste et complexe, il remet meme en cause toute l’histoire des religions, je ne suis pas assez calé dans le domaine, et il est encore en recherche. Il faudrait un débat entre gueynnot et un contradicteur honnête pour y voir plus clair et voir d’autres arguments. Parce que son raisonnement tient bien la route tout de même.

       
  • #2851721

    Bonjour à tous. Un petit message de réconfort à tous ceux que ce travail chagrine. Tout d’abord : j’ai pas mal tâtonné sur ce dossier depuis quelques années, et je l’ai toujours considéré comme parfaitement accessoire, d’une part, et comme devant rester relativement confidentiel, d’autre part (j’ai même regretté d’avoir relevé le défi d’une conférence-débat avec Claire Colombi il y a quelques années, d’autant que je ne maîtrisais pas ce dossier). Je ne cherche pas à priver quiconque des repères dont il estime avoir besoin. C’est un chantier intéressant, même passionnant, mais assez déstabilisant pour quiconque ressent son histoire nationale comme une "planche de salut" dans la tempête actuelle.
    Deuxièmement, bien que j’accepte l’étiquette "récentiste" par commodité, je me suis éloigné de l’école russe, et surtout du sensationnalisme amateur de type "Top Secret". Je n’aurais jamais écrit ce livre si je n’étais pas tombé un jour sur les travaux de Gunnar Heinsohn. Ce livre est en partie un effort de vulgariser son travail.
    Troisièmement, tout cela est encore à l’étape du questionnement, et les réponses ne sont que des hypothèses de travail. Il m’apparaît certain que l’histoire du premier millénaire (jusqu’au 11ème siècle en gros) est pour l’essentiel une fabrication médiévale (sur ce point, les arguments sont très solides), mais il est encore (et sans doute pour toujours) difficile de savoir sur quels faits se fonde cette fabrication. Je continue, à mes heures perdues, de tâtonner, et je suis toujours prêt à reconnaître mes erreurs. En voici une par exemple : je pense que je me suis un peu fourvoyer au sujet de Jules César dans le premier chapitre téléchargeable gratuitement. Ce personnage est assez mystérieux, mais je pense maintenant qu’il a bel et bien existé (même s’il n’a pas écrit La Guerre des Gaules).
    J’aurais bien d’autres choses à dire, et peut-être qu’après tout il serait utile que je fasse un jour une petite vidéo-conférence pour tenter de répondre aux questions.

     

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    • Merci Monsieur Guyenot, une vidéo conférence à ce sujet serait passionnante et serait un excellent produit VOD à rajouter sur le site. Je l’achèterai volontiers, A noter que le concept de recentisme interpellle et qu’une telle falsification de l’histoire sur des centaines d’annees aurait tendance à me laisser sceptique de prime abord, mais vos travaux m’ont toujours semblé intéressants et d’une grande honnêteté intellectuelle. Je vais lire votre livre et vous écouterai volontiers. ;-)

       
    • Comment pouvez-vous affirmer d’une façon aussi péremptoire que César n’a pas écrit la Guerre des Gaules ?
      Allez jusqu’au bout de votre raisonnement ou bien n’affirmez rien sans un minimum de démonstration même sommaire, ce sera toujours mieux que rien.

       
  • #2851744

    Quelques précisions encore : quand je dis que l’histoire du premier millénaire AD est une "fabrication médiévale", je veux dire qu’elle s’ébauche à partir du 11ème siècle mais continue de s’élaborer jusqu’au 17ème siècle.
    Et je signale que le livre a été augmenté d’un long chapitre sur l’Arabie et l’islam, un domaine où, dès que l’on sort du discours canonique, on se retrouve dans une grande confusion. C’est sans doute le domaine le plus probant d’une anomalie majeure dans la chronologie.

     

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  • Alors ce serait les Jésuites qui auraient embobiné l’empire chinois à adopter leur chronologie mensongère depuis 10 siecles ?

    Il y a quand meme un manque de sérieux quant à l’influence que l’on leur prête à travers les temps.
    Certe il ne faut pas gober l’histoire officiele, mais attention aux alternatives que l’ on présente. Il est facile de semer le doute en prenant des éléments a droite et a gauche. mais construire du solide c’est une autre histoire.

     

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  • #2861766

    Non seulement Fomenko dit faux, mais Fomenko ment.

    Voyons son point de départ : ce mathématicien reconnu constate que des éclipses observées ne correspondent pas aux positions recalculées.

    Or, quiconque a lu les observations des anciens (Ptolémée lui-même p. ex.) sait qu’elles étaient affectées d’erreurs appréciables, et quiconque connaît un peu de physique sait qu’un phénomène périodique imprécisément mesuré paraîtra déplacé dans le temps. Fréquentes, les éclipses peuvent ainsi toujours être déplacées à volonté par cette seule imprécision.

    Et quiconque connaît un peu de mathématiques sait par le problème des trois corps, résolu par Poincaré (véritable auteur de la relativité, usurpée par l’escroc Einstein), que sur un temps long une grande précision est impossible. Ce qui annulera déjà toute valeur à l’argument tiré des éclipses. Mais comme le public croit les calculs astronomiques infiniment précis et que les matheux ignorent l’histoire, a beau jeu de mentir qui, comme Fomenko, connaît assez des deux.

    Bien moins fréquente qu’une éclipse, l’apparition de la comète de Halley permet moins de telles déformations. Observée avant comme après Jésus-Christ (peut-être dès - 467, en tout cas en -240, en - 164, en - 87, en - 12, puis en 141, en 684 en 837, en 1066, en 1145, en 1301, en 1378), elle démontre l’impossibilité pour des faussaires de la Renaissance d’établir une chronologie cohérente, puisque l’unicité et la périodicité de cet astre ne furent envisagées qu’en 1705, et prouvées par l’apparition prédite de 1758.

    La dissidence, qui a donné quelque notoriété aux travaux d’exactitude les plus importants de notre temps, s’avilit et confond ceux-ci dans la réprobation méritée par Fomenko en se laissant si aisément duper.

    On se demande comment on peut faire croire que des faussaires de la Renaissance auraient frappé les pièces de l’empire romain, pour tirer profit d’une antiquité supposée ! Quel profit ?

    Gnostiques, cabalistes, maçonniques (Morozov, précurseur du récentisme, était de la secte) : les inspirations du récentisme se retrouvent dans le mouvement antichrétien qui « inventa » la notion de Renaissance.

     

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    • #2862362

      Quelques exemples des mensonges de Fomenko :
      - Il affirme que la première Rome se trouvait dans une vallée du Nil, mais que cette Égypte de l’Ancien Testament ne correspondait aucunement à l’Égypte actuelle mais à la Russie médiévale. C’est grotesque : les toponymes (Pi-Ramsès, etc), les institutions, le cadre naturel (Mer rouge, désert, manne), l’influence culturelle (égyptienne et mésopotamienne pour tout le début de l’Ancien Testament) correspondent, et parfaitement, aux seules contrées, proches-orientales, que l’on reconnaît immédiatement.
      - Pour Fomenko, Jérusalem se trouvait sur le Bosphore, à Yoros, simple abréviation latine du nom Jerosalem : pur enfantillage. Fomenko note pour confirmation la transformation d’un O en U, banale en phonétique, mais esquive la contradiction de Jero- devenant Yoro-, alors qu’un E peut devenir un A ou un I, mais pas un O (à cause du mouvement des lèvres). Malhonnêteté qui s’ajoute à l’arbitraire du recours à cette prétendue abréviation latine (des preuves !), et à la gratuité d’une vague similitude phonétique. Les monts Yôrô au Japon ou le mont Yoro au Honduras s’y identifieraient aussi bien, et en France Hyères ou le Jura feraient linguistiquement de bien meilleures « Jérusalem », parmi des milliers de toponymes semblables. Du vent, de l’esbroufe : du Fomenko.
      - Pour Fomenko, historiens et cartographes dissimulent sciemment cette « vérité » en n’indiquant pas le nom de Yoros sur les cartes, de crainte que la foule comprenne que c’est en fait Jérusalem ! Respectons l’immaculée splendeur de ce nouveau chef-d’œuvre de preuve à la Fomenko…
      - De là, Fomenko « étoffe » sa « démonstration » en soulignant l’importance stratégique du Bosphore… ouf !
      (NB : on pourrait surenchérir par l’évocation de Gibraltar, de Suez, des Ardennes ou des monts de Tchéquie, ou de Singapour, ou de mille autres lieux stratégiquement plus importants… ou de Gaza, point crucial de la Judée…)

       
    • #2862389

      - L’étoile de Bethléem selon Fomenko était la supernova ayant donné la nébuleuse du crabe, ce qui lui permet de placer la naissance de Jésus en 1152 (bien que l’historiographie qu’il rejette, en accord avec l’astronomie, date cette SN de 1054 ; l’année 1152 n’est pas physiquement impossible, mais choisie arbitrairement parmi plus de cent possibles). Mentionnée par les Chinois et les Japonais, cette supernova est absente des sources européennes connues, silence qui en dit long aux imaginations débridées : elle serait donc d’un autre temps et ne pourrait être que l’astre guidant les mages vers Jésus au ch. 2 de l’Évangile selon saint Matthieu…

      Hélas pour notre mathématicien, la science voit dans l’étolie mentionnée par saint Matthieu (mais ignorée des trois autres évangélistes) un embellissement littéraire ; si, à l’inverse, on se tient à une lecture littérale, on conclura que, remarquée par des mages et non par les Hiérosolomites (Mt 2:7 : « Alors Hérode, ayant fait venir secrètement les mages, s’enquit avec soin auprès d’eux du temps où l’étoile était apparue. »), et de plus s’arrêtant au dessus d’un point fixe (Mt 2:9 : « Ayant entendu les paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient allait devant eux, jusqu’à ce que, venant au dessus du lieu où était l’enfant, elle s’arrêta. »), cette étoile ne peut être SN Tauri 1054, qui resta visible deux ans (dont trois semaines en plein jour), et même ne peut avoir été qu’un phénomène atmosphérique puisque stationnant finalement au dessus d’une localité. Pour gober cet argument, il faut donc à la fois croire et ne pas croire le texte que Fomenko invoque en sa faveur.

      Pire : la datation traditionnelle des sources chinoises (supposée due au « complot jésuite » si cher aux francs-maçons) permit de fixer cette supernova à 1054, date confirmée par l’astronomie (un peu moins de mille ans), ce qui prouve déjà la fausseté des thèses « chinoises » de Fomenko.

      On pourrait écrire un livre sur chaque ligne des absurdités de Fomenko (dont le grand-œuvre compte sept tomes : amis complotistes, salut !), mais on peut résumer le tout ainsi : nul argument, mais des doutes exprimés à plus ou moins bon escient, et desquels, en proclamant des dogmes très personnels (la vitesse constante du progrès technique p. ex.), Fomenko passe au rejet de l’historiographie, pour placer au pinacle la Russie. Le tout saupoudré de gnosticisme maçonnique.

       
  • Il y a eu au moyen âge la peur de l’an mille. Donc l’idée qu’il s’était écoulé 1,000 ans entre la naissance du Christ et le Moyen-Âge ne date pas de la renaissance. Est-ce que c’est discuté dans l’ouvrage ? Merci.

     

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