Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Combien de temps a duré le premier millénaire ?

Nous sommes tellement habitués à nous fier à une chronologie mondiale universellement acceptée que nous prenons celle-ci comme une simple représentation du temps lui-même, aussi naturelle que l’air que nous respirons. En réalité, cette chronologie, qui permet de situer avec une relative précision sur une unique échelle de temps tous les événements majeurs de l’histoire de tous les peuples, est une construction culturelle qui n’a été réalisée qu’à la fin du XVIe siècle, principalement par les jésuites.

 

Comme d’autres normes européennes, cette chronologie longue a été acceptée par le reste du monde durant la période de domination culturelle européenne. Les Chinois, par exemple, disposaient déjà de chroniques dynastiques très anciennes, mais ce sont des missionnaires jésuites qui les ont calibrées sur le calendrier chrétien, ce qui donna l’Histoire générale de la Chine en treize volumes de Joseph-Anne-Marie de Moyriac de Mailla, publiée entre 1777 et 1785 [1].

C’est ce paradigme chronologique que remettent en question ceux qu’on nomme les « récentistes ». Lorsque j’en ai entendu parler pour la première fois (sur Égalité & Réconciliation) et que j’ai fait mes premiers pas dans ce champ de recherche, c’est une notion qui m’a rappelé un certain nombre d’observations qui m’avaient intrigué lors de ma recherche doctorale sur la culture médiévale, dont est tiré mon livre La Mort féerique. Anthropologie du merveilleux (XIIe-XVe siècle), paru chez Gallimard en 2011.

En explorant la culture dite laïque (par opposition à la culture cléricale) du Moyen Âge classique, on a le sentiment d’une société très superficiellement christianisée, comme si l’Église peinait encore à façonner les consciences. Parce qu’elle possédait alors un quasi-monopole sur l’écriture, la culture ecclésiastique latine apparaît à l’historien comme dominante, mais elle était en réalité presque marginale, et son influence sur l’immense majorité des hommes et des femmes était très faible. Les sources qui nous renseignent sur la mentalité des seigneurs et des paysans, indiquent que l’immense majorité semble tout ignorer par exemple des doctrines d’Augustin, pourtant censées dominer la chrétienté latine depuis le Ve siècle. Les gens continue d’honorer – et craindre – leurs morts selon des modes formellement interdits par l’Église, et leur imaginaire de l’Autre monde est centré sur un paradis plus érotique qu’ascétique, tandis que la menace de l’enfer ne les impressionne guère. Comment expliquer cela, alors que l’Europe est réputée christianisée depuis près d’un millénaire ?

D’autre part, les hommes du XIe et du XIIe siècle se considéraient comme appartenant encore à la civilisation romaine. La chevalerie, par exemple, se voyait comme l’héritière directe de l’ordre des equites [2] fondé sous Auguste [3]. De même les comtes se souvenaient qu’ils étaient des comites, des fonctionnaires de l’Empire. Il n’y a pas de discontinuité entre la civilisation « romaine » et la civilisation « romane » ; la distinction entre les deux termes est moderne. En fait, rien ne permet de dire que les hommes du Moyen Âge classique vivaient dans une chronologie longue qui repoussait la fin de l’Empire romain 800 ans en arrière.

En vérité, ils ne se trompaient pas en imaginant la chute de l’ancien monde, toute récente. Le Xe siècle avait été catastrophique, au sens propre. C’est « une période parmi les plus mystérieuses de notre histoire », qui «  a laissé peu de traces dans notre mémoire collective », explique Guy Blois dans The Transformation of the Year One Thousand ; un siècle d’effondrement économique et démographique, d’où l’Europe sortit métamorphosée au XIe siècle. Dans le Mâconnais, que l’auteur prend en exemple, « vingt à vingt-cinq ans ont suffi pour transformer le paysage social de haut en bas ».

« Des bouleversements drastiques affectèrent tous les aspects de la vie sociale : une nouvelle répartition du pouvoir, un nouveau rapport d’exploitation (la seigneurie), de nouveaux mécanismes économiques (l’apparition du marché), une nouvelle idéologie sociale et politique. Si le mot révolution signifie quelque chose, il pourrait difficilement trouver une meilleure application. » [4]

Nos sources d’information directes sur le Xe siècle sont presque inexistantes, mais quelques chroniques du XIe siècle évoquent des événements cataclysmiques, probablement dus à des comètes. Le moine Raoul Glaber (« le Chauve »), écrivant vers 1040, mentionne qu’en décembre 997 « apparut dans les airs un admirable prodige : la forme, ou peut-être le corps lui-même d’un immense dragon, venant du nord et qui se dirigea vers le sud, avec des éclairs éblouissants. Ce prodige terrifia presque tous ceux qui le virent dans les Gaules » (notons en passant l’expression « les Gaules », car la France n’existe pas encore, sauf pour désigner la région qu’on nomme aujourd’hui l’Île-de-France).

« À la même époque, presque toutes les villes d’Italie et de Gaule furent détruites par des feux ; la ville même de Rome fut consumée par un énorme incendie. [...] Une épouvantable maladie sévissait alors parmi les hommes, une sorte de feu invisible, qui brûlait et séparait du reste du corps les membres auxquels elle s’attaquait. Beaucoup d’entre eux furent consumés en l’espace d’une nuit par la brûlure de ce feu. [...] À la même époque se produisit une terrible famine qui sévit durant cinq années sur tout le monde romain [in universo Romano orbe] : il n’était aucune région où l’on ne parla de misère et de manque de pain ; une grande partie du peuple mourut de faim. En de nombreux endroits, cette faim atroce poussait à consommer non seulement des animaux immondes ou des reptiles, mais aussi la chair d’hommes, de femmes ou d’enfants ; on ne respectait rien, pas même les liens de la parenté, si bien que la cruauté de la famine portait les fils déjà adultes à dévorer leurs mères, ou celles-ci, oublieuses de l’amour maternel, à faire de même avec leurs enfants. » [5]

Jusqu’à une époque récente, les historiens restaient hostiles aux théories relatives à des événements cosmiques provoquant des ruptures profondes dans la civilisation et la mémoire collective (théories inaugurées par le savant russe Immanuel Velikovsky dans les années 1950). Aujourd’hui, les traces archéologiques d’un cataclysme affectant toute l’Europe du Nord et de l’Est au Xe siècle ne sont plus ignorées, même si les explications varient.

 

 

L’hypothèse cataclysmique permet de mieux comprendre l’effondrement civilisationnel du Xe siècle, et cette amnésie traumatique qu’a décrite l’historien Patrick Geary dans Phantoms of Remembrance : Memory and Oblivion at the End of the First Millennium :

« Ceux qui vivaient de l’autre côté de cette césure se sentaient séparés par un grand fossé de cet âge précoce. Déjà au XIe siècle, ceux qui s’engageaient à préserver le passé sous forme écrite, pour leurs contemporains ou leur postérité, semblaient peu connaître et encore moins comprendre leur passé familial, institutionnel, culturel et régional. [...] Et pourtant, ils étaient profondément concernés par ce passé, presque possédés par lui, et leur passé inventé est devenu le but et la justification de leurs programmes dans le présent. »

L’historien en conclut qu’on ne peut se fier aux hommes du XIe siècle pour nous informer sur les siècles passés de leur civilisation.

« Une grande partie de ce que nous pensons savoir sur le début du Moyen Âge a été déterminée par les problèmes et les préoccupations changeantes des hommes et des femmes du XIe siècle, et non par ceux d’un passé plus lointain. Si nous ne comprenons pas les structures mentales et sociales qui ont agi comme des filtres, supprimant ou transformant le passé reçu au XIe siècle en termes de besoins présentistes, nous sommes condamnés à mal comprendre ces siècles précédents. » [6]

Sur quelle base, alors, pouvons-nous reconstituer l’histoire du premier millénaire, s’il s’est clos par une rupture dans la mémoire collective qui nous le rend impénétrable ? C’est là que les tenants du révisionnisme chronologique se séparent des historiens universitaires. Ces derniers ont des cases chronologiques préétablies, qu’ils n’ont plus qu’à remplir : ils savent qu’entre l’Antiquité et le Moyen Âge classique, il y a l’Antiquité tardive puis le Haut Moyen Âge, deux périodes assez obscures qu’ils remplissent comme ils peuvent. Si l’homme du XIe siècle ne savait rien de ces périodes, c’est qu’il était amnésique. L’alternative, que j’explore ici, est que l’homme du XIe siècle, pour confus qu’il était, mérite néanmoins d’être entendu, lorsqu’il nous affirme être à peine sorti de l’Empire romain.

Il est vrai que ses repères chronologiques sont très grossiers. L’Église va se charger de lui en donner. Et c’est là, peut-être, que vont surgir les premières distorsions, plus tard amplifiées par la Renaissance, pour finalement s’inscrire dans nos livres d’histoire. En quelques générations, ce « monde romain » auquel Raoul Glaber se sent encore appartenir sera repoussé à une époque presque mythique. L’Église y trouvera le moyen de s’inventer une histoire sainte de mille ans. Dans un ordre politique où l’ancienneté est synonyme de prestige, les souverains y trouveront aussi leur compte.

Est-il possible que notre chronologie des siècles précédant le Moyen Âge classique soit à ce point fautive ? N’avait-on pas tenu un compte précis des années depuis au moins le IVe siècle ? La réponse est un non catégorique : le comput en Anno Domini fait sa timide apparition vers le milieu du XIe siècle. Et la chronique de Raoul Glaber elle-même montre qu’à ses débuts, la datation était encore flottante. Dans le livre II, §8 de son manuscrit autographe, il date un événement de « l’année 888 du Verbe incarné » au lieu de 988 (selon la correction apportée par l’éditeur dans mon édition bilingue latin-français). Dans le livre 1, §23, il évoque un événement durant le pontificat de Benoît VIII (1012-1024) et le date de « l’an de l’incarnation du Seigneur 710 ». L’éditeur le corrige en note :

« En fait en 1014, mais le manuscrit corrigé par Raoul porte indiscutablement la date de 710 ; rien n’explique une erreur de cette nature. » [7]

Ce qui peut expliquer de telles erreurs, qui n’ont rien d’exceptionnel, c’est le caractère nouveau et encore hésitant au XIe siècle de la datation en Anno Domini, pourtant supposée établie depuis le VIe siècle. Très probablement, Raoul a emprunté ces dates « erronées » à d’autres chroniqueurs ou témoins sans se rendre compte qu’elles étaient réglées sur une échelle différente.

Un facteur probable dans la distorsion chronologique du premier millénaire a été le passage de la datation romaine traditionnelle en années Ab Urbe Condita (« depuis la fondation de la ville », abrégé en AUC), encore utilisée au XIe siècle, et la nouvelle datation en Anno Domini (AD). Si, comme l’a déterminé le moine bulgare Denys le Petit, la naissance de Jésus avait eu lieu en 753 AUC, devenu donc l’AD 1, cela signifie que l’année 1000 AUC tombe en AD 246. On peut imaginer que les gens vivant autour de l’an 1000 AUC, ont facilement été convaincus qu’ils vivaient en réalité en l’an AD 1000, soit mille ans après, non pas Romulus, mais le Christ. La transition a été facilitée par les ressemblances mythiques bien connues et bien étranges entre Romulus et le Christ.

Ce processus faisait partie intégrante de la christianisation : tout comme l’Église a christianisé de nombreuses divinités païennes, rites, lieux sacrés et jours saints, elle a christianisé AUD en AD. Par la même occasion, elle a été trop heureuse de combler le vide ainsi créé. Un historien raisonnablement critique de ses sources doit considérer l’histoire de l’Église écrite par elle-même, c’est-à-dire principalement l’Histoire ecclésiastique en dix volumes prétendument écrite en grec par Eusèbe de Césarée au IVe siècle – mais connue au Moyen Âge uniquement dans la traduction latine de Jérôme – avec la plus grande suspicion. Déjà au début du XVIIIe, le bibliothécaire et grand érudit jésuite Jean Hardouin (1646-1729) y voyait un tissu de fictions élaboré dans les monastères bénédictins.

Il y a en effet de solides raisons de considérer cette autobiographie de l’Église comme un produit de la Réforme grégorienne, enclenchée dès 1049 et triomphant au Quatrième concile du Latran convoqué par Innocent III en 1215. La Réforme grégorienne fut la véritable révolution fondatrice du catholicisme romain, comme l’ont montré Robert Moore (La Première révolution européenne - Xe-XIIIe siècle) et Harold Berman (Droit & Révolution), et comme l’écrivait déjà Marc Bloch dans La Société féodale (1939). Ce fut aussi une entreprise organisée de fabrication de faux documents, dont l’une des pièces maîtresses était la Donation de Constantin – datée communément du IXe siècle mais certainement plus tardive.

 

 

En ajoutant des siècles fictifs à leur Rome pontificale, les clercs réformateurs ont repoussé dans un passé lointain la République et l’Empire romains, que les humanistes comme Pétrarque (1304-1374) ont ensuite à leur tour fantasmés, avec, comme le précise Jacques Heers, « une intention délibérément politique » à l’époque de la querelle contre la papauté d’Avignon. [8]

Un des grands mystères qu’il s’agit d’élucider à propos de Rome et d’autres villes italiennes supposées fondées durant l’Antiquité, est leur absence de vestiges médiévaux. Quand le voyageur, écrivait James Bryce dans The Holy Roman Empire (1864), ayant passé en revue les monuments de la Rome impériale et de la Rome papale, « cherche des reliques des douze cents ans entre Constantin et le pape Jules II, il se demande : “Où est la Rome du Moyen Âge, la Rome d’Alberic et Hildebrand et Rienzi, la Rome qui a creusé les tombes de tant d’hôtes teutoniques, où les pèlerins affluaient, d’où venaient les commandements qui faisaient s’incliner les rois ? Où sont à Rome les vestiges de l’époque la plus brillante de l’architecture chrétienne, l’époque qui a élevé Cologne, Reims et Westminster, qui a donné à l’Italie les cathédrales de la Toscane et les palais de Venise lavés par les vagues ?” À cette question, il n’y a pas de réponse. Rome, la mère des arts, n’a guère de bâtiment pour commémorer ces temps. » [9]

Se pourrait-il que des siècles fantômes se soient glissés dans l’histoire de Rome, et que ses vestiges antiques soient en réalité médiévaux ? Comment se fait-il d’ailleurs que l’architecture romaine utilisât des technologies avancées telles que des bétons de qualité remarquable, par exemple le dôme magnifiquement préservé du Panthéon ? [10]

 

 

L’une des motivations premières du hold-up de l’histoire par les réformateurs grégoriens était la spoliation du droit d’aînesse de Byzance, le berceau authentique du christianisme. Ainsi la distorsion chronologique qui affecte notre narration standard est en rapport avec une distorsion géographique ou géopolitique. Il est bien connu des byzantinistes que l’une des principales sources de la perspective biaisée de notre histoire occidentale est la rivalité entre Rome et Constantinople, dont l’aboutissement fut la quatrième croisade et le sac de Constantinople (1205). « Il n’y eut jamais de plus grand crime contre l’humanité que la Quatrième Croisade » [11], a écrit le célèbre historien Steven Runciman, parce qu’elle infligea à la civilisation byzantine une blessure mortelle dont elle ne se releva jamais, laissant le champ libre à l’islam.

En revanche, pour l’Occident, et en particulier pour l’Italie, la chute de Constantinople a déclenché une croissance économique fulgurante, alimentée au départ par les immenses richesses pillées. Les avantages culturels furent également impressionnants : des bibliothèques entières furent spoliées, que les savants de langue grecque commencèrent aussitôt à traduire en latin. On peut dire sans exagération que l’émergence de l’humanisme en Italie a été un effet indirect de la chute de Constantinople.

Le concile de Florence en 1438, qui plaça Constantinople devant un ultimatum, est une date importante dans le transfert de la culture grecque vers l’Occident.

L’empereur byzantin Jean VIII Paléologue et le patriarche Joseph II vinrent à Florence avec une extraordinaire collection de livres classiques encore inconnus en Occident, y compris des manuscrits de Platon, Aristote, Plutarque, Euclide et Ptolémée. « Culturellement, écrit le spécialiste Jerry Brotton, la transmission de textes, d’idées et d’objets d’art classiques d’est en ouest qui a eu lieu au concile devait avoir un effet décisif sur l’art et l’érudition de l’Italie de la fin du XVe siècle » [12]. Et lorsque, après 1453, les derniers détenteurs de la haute culture byzantine ont fui la domination ottomane, beaucoup sont venus contribuer à l’épanouissement de la Renaissance italienne. En 1463, la cour florentine de Cosme de Médicis fit la connaissance du philosophe néoplatonicien Georges Gémiste, dont les discours sur Platon les fascinèrent tant qu’ils décidèrent de fonder l’Académie de Platon à Florence. Alors commença la traduction en latin du corpus platonicien.

En même temps qu’ils s’appropriaient l’héritage grec, les humanistes italiens affectaient d’ignorer leur dette envers Constantinople. « Avec un sentiment de culpabilité obsédant », écrit Steven Runciman, l’Europe occidentale « a choisi d’oublier Byzance. Elle ne pouvait oublier la dette qu’elle avait envers les Grecs ; mais elle a vu cette dette comme étant due uniquement à l’âge classique ». [13]

Encore faut-il préciser qu’à ce stade, les savants ne possédaient pas une chronologie globale cohérente pour dater précisément l’âge classique grec. Le byzantiniste Michel Kaplan souligne que les humanistes occidentaux qui étudièrent la littérature grecque importée de Constantinople à partir du XIVe siècle, « ne faisaient pas de distinction entre les œuvres de la Grèce classique et hellénistique et celles de l’époque byzantine ». [14] L’hypothèse implicite dans cette remarque est que les savants modernes sont désormais capables de faire clairement cette distinction. Mais le sont-ils vraiment ? Il y a des raisons d’en douter.

Par exemple, comment se fait-il que le grec homérique soit « plus proche du démotique [grec moderne] que le moyen anglais du XIIe siècle ne l’est de l’anglais parlé moderne », selon Margaret Alexiou, professeur à Harvard ? [15] Comment se fait-il également que le Parthénon, encore décrit comme « le joyau le plus précieux du monde » au XIVe siècle, était encore en parfait état en 1687, avant d’être la cible des mortiers vénitiens [16], qui lui ont donné son aspect actuel de ruine antique ? [17]

 

 

Dans Un millénaire de trois siècles ? je vous propose une introduction au révisionnisme chronologique du premier millénaire de notre ère. Cet essai reflète mon approche personnelle du dossier, influencé par ma formation de médiéviste, même si, pour la plupart, les arguments sont inspirés des travaux d’autres chercheurs. J’ai cherché à montrer que la remise en question de la chronologie n’est pas un objectif préconçu, mais plutôt une hypothèse rendue nécessaire par l’accumulation d’innombrables preuves ou indices que la structure même de notre récit standard est fautive.

J’insiste sur le caractère provisoire de toutes les hypothèses émises dans cet essai. Le récentisme n’est encore qu’un vaste chantier où s’activent des équipes de compétences et de styles très variables. La théorie de Gunnar Heinsohn, professeur à l’Université de Brême, représente une percée significative encore peu connue, c’est pourquoi je lui ai consacré une place importante. [18] Heinsohn se concentre sur les données archéologiques concrètes et insiste pour faire de la stratigraphie le critère le plus important pour dater les découvertes archéologiques. Nulle part dans le monde, montre-t-il, on ne trouve superposées des strates archéologiques correspondant aux trois périodes de l’Antiquité, l’Antiquité tardive, et le Haut Moyen Âge, ni même à deux de ces périodes seulement. Heinsohn propose donc la contemporanéité des trois périodes, car elles « se trouvent toutes à la même profondeur stratigraphique. » Cela revient en quelque sorte à synchroniser l’Empire romain d’Occident, l’Empire romain d’Orient, et l’Empire romain germanique, qui feraient tous partie de la même civilisation romaine effondrée il y a un peu plus de dix siècles. C’est une remise en question vertigineuse, mais qui résout un grand nombre d’énigmes et dessine une nouvelle perspective remarquablement cohérente.

Rien ne disparaît, l’histoire devient simplement plus dense.

Laurent Guyénot

 

Un millénaire de trois siècles ?
Procurez-vous le livre numérique de Laurent Guyénot chez Kontre Kulture !

 

Notes

[1] Nicolas Standaert, “Jesuit Accounts of Chinese History and Chronology and Their Chinese Sources,” East Asian Science, Technology, and Medicine, no. 35, 2012, pp. 11–87, sur www.jstor.org

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheva...

[3] Sigfried J. De Laet, « La composition de l’ordre équestre sous Auguste et Tibère », Revue belge de philologie et d’histoire, tome 20, fasc. 3-4, 1941. pp. 509-531, sur www.persee.fr/doc/

[4] Guy Blois, The Transformation of the Year One Thousand : The Village of Lournand from Antiquity to feudalism, Manchester UP, 1992, pp. 1, 161, 167.

[5] Raoul Glaber, Histoires, ed. and trans. Mathieu Arnoux, Brépols, 1996, livre II, § 13-17, pp. 116-125.

[6] Patrick J. Geary, Phantoms of Remembrance : Memory and Oblivion at the End of the First Millennium, Princeton UP, 1994, pp. 9 et 7.

[7] Raoul Glaber, Histoires, ed. and trans. Mathieu Arnoux, Brépols, 1996, pp. 106-107 et 78-79.

[8] Jacques Heers, Le Moyen Âge, une imposture, Perrin, 1992, pp. 55-58.

[9] Viscount James Bryce, The Holy Roman Empire (1864), sur www.gutenberg.org

[10] Lynn Lancaster, Concrete Vaulted Construction in Imperial Rome : Innovaions in Context, Cambridge UP, 2005 ; J. P. Oleson (éd.), Building for Eternity : The History and Technology of Roman Concrete Engineering in the Sea, Oxbow Books, 2014.

[11] Steven Runciman, Histoire des Croisades (1951), vol. 2 : 1188-1464, Tallandier, 2013, pp. 110-111.

[12] Jerry Brotton, The Renaissance Bazaar : From the Silk Road to Michelangelo, Oxford UP, 2010, p. 103.

[13] Steven Runciman, The Fall of Constantinople 1453, Cambridge UP, 1965, p. 190.

[14] Michel Kaplan, Pourquoi Byzance ? Un empire de onze siècles, Folio/Gallimard, 2016, p. 39.

[15] Margaret Alexiou, “Diglossia in Greece,” dans William Haas, Standard Languages : Spoken and Written, Manchester UP, 1982.

[16] https://aristotleguide.wordpress.co...

[17] Sylvain Tristan, Re-Dating Ancient Greece : 500 BC = 1300 AD ?, 2008.

[18] Ses articles en anglais sont consultables sur www.q-mag.org.

À propos du récentisme, sur E&R :

 
 






Alerter

96 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

Afficher les commentaires précédents
  • #2667274
    Le 15 février à 12:13 par Re100
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Débat Récentisme (6h !) avec Pr. Pierre Dortiguier
    https://youtu.be/V88WNBEJf6g
    C’est comme, tu prends l’histoire, et tu secoues dans tous les sens
    ou encore une série de rebondissements et révélations sur le déroulement des faits dans une série... qui va très loin
    Au début tu suis un peu, et à des moments t’es complètement largué

     

    Répondre à ce message

  • #2667288
    Le 15 février à 12:24 par Re100
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Les méthodes de Fomenko (plusieurs critères) pour déterminer que la chronologie de l’histoire serait erronée :
    https://youtu.be/mwJMARf3Vv0

     

    Répondre à ce message

  • #2667456
    Le 15 février à 15:22 par Robie
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    La réflexion sur l’écriture de l’histoire est passionnante, mais vertigineuse. Archéologue de formation, je me suis toujours demandé pourquoi on ne trouvait presque rien en France entre les ruines des villas gallo-romaines et les premières églises romanes. De temps en temps, un baptistère, un oratoire sont insérés chronologiquement entre les deux, sans qu’on sache vraiment les dater. Les exemples sont nombreux de bâtiments ou de constructions mêlant période gallo-romain et période romane ou gothique sans aucun élément intermédiaire. Il suffit d’aller contempler les remparts du Mans pour le constater. En Bretagne, l’édifice religieux le plus ancien encore debout est probablement la Chapelle Saint-Étienne à Guer(56). Au moins 800 ans séparent les deux premiers murs gallo-romains des deux autres, sans aucun élément intermédiaire visible. étudiant, je souhaitais effectuer une recherche de maîtrise sur le haut Moyen Âge En Bretagne, on m’a répondu : ça ne sert à rien de chercher, il n’y a rien... il est donc permis de se poser la question !
    Merci Laurent Guyenot de vous pencher sur ce sujet, on a toujours besoin de gens qui doutent !

     

    Répondre à ce message

    • #2667739
      Le 15 février à 21:05 par Laurent Guyénot
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      Voilà un témoignage bien intéressant qui recoupe les nombreux faits archéologiques de ce genre accumulés par Heinsohn. J’aimerais en savoir plus. Si vous me contactez par le courriel d’ER, nous pourrions en discuter.

       
    • #2668132
      Le 16 février à 12:47 par Clotilde
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      Parfois les anciens lieux de cultes ont été réutilisés "en douceur".
      https://www.bresse-revermont.fr/dec...
      Dans ce cas, si on attribue cet édifice à un temple gallo-romain c’est parce qu’on y a découvert des inscriptions dédiées à un culte solaire lors de sa récente restauration. C’était devenue une grange.Donc ce bâtiment n’a jamais été détruit comme sous-entendu. De plus il y a une incohérence entre les deux datations : église du VIe siècle puis église du XIIe siècle.

       
    • #2671541
      Le 20 février à 22:15 par Paysan Breton
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      Vous pourriez vous intéresser à d’autres monuments, par exemple l’abbaye de Landvennec, dont on retrouve la trace d’un oratoire fondé en 500, et agrandi au début du VIIIème siècle. L’abbaye est reconstruite après 818 et l’obligation de la règle bénédictine par l’empereur Louis le Pieux après l’entrevue avec l’abbé à Priziac. Tous les 200 ans en moyenne de 500 à 1600, on retrouve des traces de construction, jusqu’au XVIIème siècle.

       
  • #2667750
    Le 15 février à 21:12 par RKrishna
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Le sujet semble très vaste. J’imagine que 80% des gens n’ont aucune idée des éléments « scientifiques » qui établissent la chronologie actuelle, que 19% de petits malins ont assez d’éléments pour secouer le cocotier et que seul 1% d’imminents spécialistes savent parfaitement que tout ceci reste bien flou.
    Lorsqu’un Jean Leclant, par exemple, finit par admettre que la chronologie de l’ancien empire égyptien relève du bricolage, moi, je tends l’oreille.
    Plus on cherche et plus on trouvera des invraisemblances, mais de là à trouver un décalage de 1000 ans, il faut le faire ! En même temps, on est en train de faire croire à la planète entière, à une époque où le savoir n’a jamais autant été partagé, que l’humanité doit se pucer à cause d’un pagolin. Alors...

     

    Répondre à ce message

    • #2667965
      Le 16 février à 07:58 par blabla
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      Ce n’est pas mille ans mais 753 ans, bon on est plus à 100 ans près.
      De toute façon mettre sur le dos des vikings le bouleversements civilisationnel, ce serait pas du Michelet ça ?

       
    • #2669532
      Le 18 février à 09:31 par coyoterevolte
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      « J’imagine que 80% des gens n’ont aucune idée des éléments « scientifiques » qui établissent la chronologie actuelle »
      Et pour cause : la chronologie des sciences n’est pas accessible (on ne nous donne que des confettis). Et là, il y a un hic : des scientifiques veulent tout dater avec leurs méthodes scientifiques, sauf les idées scientifiques.
      La science fait partie de l’histoire. Comme disait Roch Sauquere, faites l’histoire des sciences qui font l’histoire. Ne pas pointer le danger de raisonnement circulaire est aussi un hic : justifier l’histoire par la science qui fait partie de l’histoire, ce n’est pas rigoureux donc pas scientifique...
      Un point de vue utile et nécessaire qui mène au récentisme : chercher à reproduire le bien, donc reproduire les machines donc savoir comment elles fonctionnent et comment on en a eu l’idée.
      Et là, surprise : la science accessible est récente (XVIe-XVIIe siècles pour les oeuvres scannées de Gallica-BNF), pour la cuisine (tomate arrive au XVIIIe siècle), pour la musique (piano au XVIIIe siècle). En cherchant à résumer ’histoire des fabrications de machines utiles, on en arrive à se poser des questions. Exemple donné par Roch Sauquere : l’acier a pu être fondu en Europe au XIIe siècle (car température atteinte par des soufflets hydrauliques) donc les armures d’avant sont soit dans un autre alliage soit si elles sont en acier, elles ne sont pas moulées mais frappées par un forgeron.
      Pour ceux qui brandissent la science wikipediesque, reconnaissez que les scientifiques qui éclairent les gueux, ne veulent pas ou ne peuvent pas donner une version historique et cohérente des découvertes scientifiques. on peut dire que la science accessible aux gueux est la preuve de l’arnaque de la fausse science.
      Quand et comment on a trouvé l’énergie cinétique 1/2mV² et le théorème ? Question "simple" et indispensable sur le théorème de l’énergie cinétique, un des fondements de la mécanique. L’enchainement des idées n’est pas donnée par wikipédia qui ne fournit que quelques confettis disparatres : la reconstitution du puzzle est chronophage et sans elle, le théorème devient axiome.
      Il y a un problème avec leur fausse science franc poissonne, une histoire bizarre d’européens du 2ème millénaire, systématiquement précédés 1000ans plus tôt, par un chinois, un indien et un grec-égyptien. L’origine et l’enchainement des idées sont bien sûr perdus dans la fractalité de la question qui nous fait remonter à la nuit des temps et aux manuscrits disparus...

       
  • #2667789
    Le 15 février à 21:52 par Laurent Guyénot
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Précisions : Cet article ne prétends pas démontrer ou affirmer quoique ce soit, mais simplement donner un aperçu de mon livre qui, lui, contient des arguments et des hypothèses. Dans ce livre, je ne me base pas sur Fomenko, dont je parle assez peu. Je ne suis pas davantage Sauquere, dont je ne connais pas précisément les thèses (bien que certains articles de Top Secret m’ont été utiles.) Je précise aussi que mes idées sur la question ont évolué depuis mon débat avec Claire Colombi, notamment grâce à Gunnar Heinsohn, que je ne connaissais pas à l’époque.

     

    Répondre à ce message

  • #2667933
    Le 16 février à 04:53 par Louise
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    C’est quand même curieux comme question d’un point vue structurel/architectural.
    A notre époque on bâtît aussi comme des cochons, en 150 ans sans entretient il n’y a plus rien debout,le béton se dissout, le métal s’oxyde... en 300 ans il n’y a plus grands vestiges.
    Si en plus l’on pratique le réemploi, que restera t’il 500 ans plus tard ? Aucunes traces significatives.

    Pourrait-on nier les mégalopoles dans 500 ou 1000 ans si toute activité cessait brutalement demain ? Sur la base archéologique, probablement.
    Il resterait l’empreinte des routes et des fondations peut être...

    Si on compare à ces civilisations qui bâtissaient pour des milliers d’années... c’est normal d’avoir des trous dans l’archéologie.
    Si il y a eu un effondrement des techniques de construction et matériaux utilisés....donc un effondrement de la maitrise technique.

    On ne retrouve logiquement que ce qui a survécu.
    Les archéologues honnêtes ont déjà admis que les bâtiments les plus anciens sont plus complexes et mieux construits que leur successeurs.

    On a un phénomène de perte de maitrise dans l’architecture et les matériaux au cours du temps, ce qui est assez inattendu.

     

    Répondre à ce message

    • #2668373
      Le 16 février à 18:53 par abcd
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      @Louise,

      J’apprécie beaucoup votre commentaire. Cela me rappelle la théorie de la valeur des ruines d’Albert Speer, l’architecte du IIIe Reich.
      En effet, tout dépend de la volonté d’une société de montrer aux yeux du monde sa puissance.
      De toutes les civilisations antiques, seules les grands empires ont laissé des traces avec le choix du gigantisme comme Rome, la Grèce et l’Égypte.
      Le fait que les tribus germaniques n’ont pas laisser de traces (ou très peu), peut -on pour autant douter de leurs épopées ?
      La période que parle M.Guyénot est une période de troubles, d’instabilité politique, d’un occident faible et en proie à l’anarchisme.
      Il me paraît donc évident que les jeunes États barbare se considérèrent dans la continuité de Rome.
      Il n’est en aucun cas impossible que durant des centaines d’années, les "barbares" utilisèrent des édifices déjà existants.
      Les bâtiments coloniaux sont par exemple toujours d’utilité publique en Afrique. Le style est néo classique, avec les matériaux adéquat. Il durent dans le temps. Une maison de paille dans la brousse, non. C’est pas pour dénigrer, c’est un constat.
      L’Occident s’est remis à construire solide au moment où l’église est devenue toute puissante.
      La chute de Rome a certainement laissé un sentiment apocalyptique entre épidémies, invasions, guerres germaniques pour avoir sa part du butin sur les ruines de l’empire et être le premier à se revendiquer empereur.
      Faut pas oublier Charlemagne.
      Et oui, l’héritage de Rome restera tout le long de l’histoire européenne.
      On peut même dire que l’empire romain est mort en 1918 avec la chute des empires allemands, Austro-Hongrois et russes (Tsar et Kaiser voulant dire César).

       
    • #2668507
      Le 16 février à 23:05 par Anako
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      Les civilisations astronomiquement plus développées tendent parfois vers la perfection technique et le gigantisme en architecture, qui advient aussi en une prouesse temporelle jusqu’aux suivants.

       
    • #2669581
      Le 18 février à 10:57 par KIPIK
      Combien de temps a duré le premier millénaire ?

      N’étant quasiment plus étonné de rien, vu les manipulations prouvées pour les unes et tellement flagrantes pour d’autres de notre histoire contemporaine.
      Je ne me permettrai donc pas de rejeter d’un revers de main ce qu’avance Laurent Guyénot.

      Mais ça me fait penser, à l’instar du calendrier hébraïque qui nous situe lui en l’an 5780 ou 81 je sais plus, bref, il n’y aurait pas d’autres calendriers d’au moins 2 millénaires qui n’auraient pas Jésus Christ comme "point de départ" ?
      Rien que du côté de la Chine et de l’Inde ça doit bien exister non ?

      Vu que certains grands événements historiques doivent bien pouvoir être daté sur tous les calendriers existants, ça doit pas être bien compliqué de vérifier si on est les seuls à avoir un écart de 300ans avec tous les autres... non ?
      Déjà rien qu’avec la date de la naissance de Jésus Christ sur le calendrier hébraïque, une simple soustraction permet de voir si il y a bien un décalage de 300ans "quelque part"...
      (A moins que là encore "ils" soient dans le coup ... lol)

       
  • #2668007
    Le 16 février à 09:34 par Vladimir le Belge
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Pourquoi le livre n’est-il pas disponible en version papier ? C’est frustrant.

     

    Répondre à ce message

  • #2668407
    Le 16 février à 20:03 par Fred
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Délirant. Que de temps et d’énergie perdus.

     

    Répondre à ce message

  • #2668569
    Le 17 février à 02:02 par ben
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Absence de vestiges médiévaux à Rome ? Certes, la Ville a été largement refaite à la Renaissance, mais il y reste tout de même d’authentiques et imposantes églises médiévales : la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere ou l’église San Giovanni a Porta Latina en style roman, ou la basilique de la Minerve en style gothique.

     

    Répondre à ce message

  • #2668648
    Le 17 février à 08:19 par citharauror
    Combien de temps a duré le premier millénaire ?

    Remarques : 1/La Grande Pyramide dite de Kheops prétendue avoir été construite environ -4500 ans .. avant Sa Naissance, n’a pas été construite sous Kheops, celui-ci se l’étant appropriée environ deux mille à deux mille cinq cents ans plus tard .. tout le revêtement (similaire à un miroir), les plaques gravées, etc. ont été ôtés à sa demande, et éparpillés.. pour d’autres constructions.. Ceci explique cela :, aucune similitude avec les autres pyramides, en particulier celle dite première ou plus ancienne.. en vérité beaucoup plus récente. Ni la construction ni le but ne sont les mêmes. Voir le tombeau symbolique vide ouvert n’ayant pas été fait pour enterrer un pharaon ou autre être humain mais pour passer un message à l’humanité ne pouvant être effacé.. 2/ La date de Sa Naissance correspondait à une Fête et correspond toujours d’ailleurs. Elle n’est pas le 25 décembre. Comme la plupart le croit, cela est utile d’être avec eux le 25.. par le coeur.. 3/La datation pose de nombreuses difficultés. Exemple : comment dater Un Tissu qui a été en contact avec La Force Divine .. pour image, infiniment plus puissante que la plus puissante des réactions nucléaires et d’une toute autre dimension car hors dimension puisque par essence .. sans essence .. !? 4/Est-ce qu’Einstein a vraiment dit qu’un problème sans solution est un problème mal posé ? En tout cas, un problème dont des données sont manquantes et/ou en trop, est un problème mal posé. Le mot, mal, n’est pas là par hasard. Une donnée quasiment toujours manquante est la donnée spirituelle.. à la base de tout en fait, n’est-ce pas ? C’est pourquoi tout est faux. 5/En tenant compte de cette donnée spirituelle de base, la réponse à la question sur ces recherches sur le « recentisme » est facilitée. Si la donnée spirituelle est prise en compte, c’est utile dans le cas contraire.. ? .. c’est une perte de temps voire une diversion ou un obstacle selon mon intuition.

     

    Répondre à ce message

Afficher les commentaires précédents