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Laurent Guyénot – Analyse critique de la vidéo Et si les récentistes avaient raison ?

 

Visionnez ici la vidéo Et si les récentistes avaient raison ?
réalisée par le collectif Chronology 2.0

 

L’analyse critique de Laurent Guyénot

L’équipe Chronology 2.0 a publié tout récemment une vidéo intitulée Et si les récentistes avaient raison ?, lue par Roch Saüquere. Cette équipe de chercheurs anonymes, qui publie ses travaux dans le magazine Top Secret fondé par Roch Saüquere, réalise un travail intéressant. Leur dossier sur La Véritable date de l’ensevelissement de Pompéi et Herculanum, relayé sur E&R, est excellent, et sa conclusion est légitime, dans la mesure où elle se limite au cas particulier de Pompéi et n’est pas généralisée à toutes les cités antiques d’Italie. Le hors-série du même magazine signé par David Carrette et intitulé L’Invention du Moyen Âge. La plus grande falsification de l’histoire (hors-série n°9, 2014), est également d’une grande richesse. Les questions posées par ces chercheurs ne peuvent être ignorées, même si leurs réponses sont critiquables.

 

Néanmoins, la conclusion générale vers laquelle m’ont mené mes recherches diffère beaucoup de celle vers laquelle nous oriente l’équipe récentiste associée à Top Secret. Je défends dans mon livre Un millénaire de trois siècles ? la théorie de Gunnar Heinsohn, qui suggère que le premier millénaire de notre ère est une construction artificielle et doit être réduit à environ trois siècles. Selon cette théorie, la chronologie est à peu près fiable à partir du VIIIe siècle. Le Moyen Âge européen est correctement daté. Si le haut Moyen Âge reste obscur en raison de la pauvreté des sources, l’histoire du Moyen Âge classique, qui commence au XIe siècle, est assez solidement attestée par les sources contemporaines datées en Anno Domini et par l’archéologie. Mon révisionnisme chronologique est donc modéré si on le compare au récentisme de Chronology 2.0, qui se situe dans le sillage de l’école russe d’Anatoly Fomenko. On remarquera d’ailleurs que le Moyen Âge n’est pas abordé dans leur vidéo.

La vidéo en question nous conduit à nous demander si tout ce que nous croyons savoir de l’histoire avant la Renaissance n’a pas été inventé de toutes pièces à partir de la Renaissance. Indéniablement, cette vidéo est impressionnante. Et c’est là justement le problème. Comme je l’ai déjà évoqué à propos d’une autre vidéo, « une vidéo bien faite peut donner facilement l’illusion de transmettre des informations crédibles, alors que son contenu est vide ou son argumentation trompeuse ». Cela s’applique, malheureusement, à une bonne partie de cette vidéo.

Je recommande à chacun de la visionner et de se faire sa propre idée avant de lire mon analyse. L’idéal est de la regarder deux fois, car il est difficile de prendre le recul nécessaire durant le premier visionnage : comme devant un bon film de fiction, on a tendance à suspendre son jugement critique. Durant un second visionnage (éventuellement à vitesse rapide et en se contentant des sous-titres sans le son), on peut commencer à réfléchir et faire quelques vérifications sur Internet. C’est un bon exercice, et une méthode transposable à toute vidéo documentaire.

Commençons par les points positifs. Le chapitre 2, « Le temps des Romains », souligne que « la chronologie romaine est un point crucial ». Je suis entièrement d’accord sur ce point. C’est avec l’Antiquité romaine que les problèmes sont les plus apparents, et c’est pourquoi je lui ai consacré le premier chapitre de mon livre. De très nombreux indices convergent vers l’hypothèse que l’Antiquité romaine (la République et l’Empire) est, dans une large mesure, une reconstruction de la Renaissance. Pour des raisons politiques et culturelles, les humanistes ont inventé un passé prestigieux à leurs cités. L’enjeu financier n’était pas négligeable, comme le montrent les prix astronomiques qu’atteignaient les manuscrits de Tite-Live ou Tacite « découverts » à cet époque par des personnages comme Poggio Bracciolini (1380-1459), que l’on soupçonne de fraude depuis le XVIIIe siècle.

Sur le plan architectural et technologique, le béton romain, de solidité et d’étanchéité remarquables, dont est faite par exemple la coupole du Panthéon, est une réelle énigme, et un indice probant de datation erronée. Je l’ai mentionné dans mon récent article, et je cite également dans mon livre l’étrange « redécouverte » en 1414 du livre de Vitruve, l’architecte romain du premier siècle av. J.-C., qui contient justement les secrets de fabrication de ce béton encore utilisé au XVIIe siècle.

Sur ce chapitre 2 de la vidéo, je n’ai donc pas grand-chose à redire, sinon que les conclusions sont parfois exagérées en terme de datation alternative. Par exemple, la comparaison entre l’état de préservation du Pont du Gard et celui de l’aqueduc de Maintenon du XVIIe siècle doit être relativisée : le premier est bâti en grosses pierres de taille soigneusement ajustées, tandis que le second est constitué en grande partie de petites pierres non taillées. De plus, il n’a jamais été achevé, et il est difficile de faire la différence entre ce qui relève de son inachèvement et ce qui relève de son délabrement.

Le chapitre 3, « Les Calendes grecques », est également convaincant à mes yeux. La Grèce antique est tout aussi mythique que la Rome antique. La plus grande partie de la science grecque prétendument redécouverte à la Renaissance est en fait née à la Renaissance. Il y a plusieurs explications, que je développe dans mon livre, en m’appuyant sur des historiens reconnus. Pour résumer, on peut dire que le facteur primordial a été la volonté de Rome d’effacer non seulement le souvenir de sa dette envers Byzance, sans laquelle la Renaissance eût été impensable, mais le souvenir de Byzance même. Car la science grecque est venue en réalité de Byzance (je recommande à ce sujet le livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, Seuil, 2008).

Parmi les invraisemblances de cette science grecque, la « machine d’Anticythère » est un cas d’école, que je mentionne dans mon livre. J’ignorais que Frédéric Lequèvre avait contesté sa datation au premier siècle avant notre ère (L’Ordinateur d’Archimède, tome 2 : Anticythère ou le naufrage d’un mythe). [1]

Le chapitre 6, « Des pierres qui parlent », pose également de bonnes questions. La ressemblance entre les plus anciennes mosquées d’Istanbul, datées du XVIe siècle, et la basilique Sainte-Sophie datée du VIe siècle est une bonne raison de questionner la date admise de cette dernière. Néanmoins, compte tenu du fait que Sainte-Sophie a fait l’objet de restaurations extensives connues, et du prestige durable du style byzantin chez les Ottomans, il n’est pas nécessaire de rajeunir la fondation de Sainte-Sophie de mille ans. Je suis plutôt partisan de lui retirer 400 ou 500 ans, comme le suggère Gunnar Heinsohn.

Je crois, tout comme Chronology 2.0, que l’ancienneté du Parthénon d’Athènes est très exagérée. Elle repose sur l’idée fausse que son état de ruine est dû à l’âge, alors qu’il est dû à son explosion en 1687. Voici à quoi il ressemblait en 1674, lorsque le peintre français Jacques Carrey en fit cinquante-cinq dessins :

 

 

Néanmoins, là encore, j’estime le récentisme de Chronology 2.0 exagéré. Une origine médiévale du Parthénon serait cohérente avec la « tour franque » que Heinrich Schliemann fit démolir en 1874 pour « anachronisme ». Le Parthénon est mentionné dans des textes à partir des années 1380, lorsque le roi d’Aragon le décrit comme « le joyau le plus précieux du monde » (William Miller, The Latins in the Levant : A History of Frankish Greece (1204-1566), 1908, p. 315-327).

Le cas étrange de la Porta Nigra à Trèves m’était inconnu, et c’est pour ce type de trouvaille que j’apprécie les travaux de Chronology 2.0. Quand on lit sur Wikipédia que cette porte fortifiée monumentale a été « construite au cours de l’hiver 169-170 ap. J.-C. comme porte d’entrée nord de la ville d’Augusta Treverorum, capitale de la tribu celte des Trévires », et qu’on voit à quoi elle ressemblait en 1690, notre crédulité est mise à rude épreuve. Il est évident qu’on a affaire ici, comme dans beaucoup d’autres cas, à une fausse ruine romaine. Néanmoins, ce bâtiment est probablement d’époque romane, et non pas d’une époque plus tardive comme le voudrait le récentisme radical de Chronology 2.0 (d’ailleurs, jusqu’à l’époque moderne, aucun distinction n’était faite entre les styles « roman » et « romain »).

 

 

Ces éléments, et bien d’autres, prouvent que certaines datations admises sont erronées ou frauduleuses. Il est légitime, à partir de là, d’adopter une approche systématiquement critique des datations conventionnelles et, s’il s’avère que la masse de datations fausses atteint un point critique, de bâtir des hypothèses révisionnistes sur la chronologie. Encore faut-il le faire avec un minimum de respect des règles élémentaires de l’histoire, c’est-à-dire par l’analyse rigoureuse et systématique des données sur lesquelles se fonde toute théorie historique. Ces données sont principalement de deux types : les sources primaires et l’archéologie.

Malheureusement, ce n’est pas sur ces données que les auteurs de la vidéo ont choisi de construire la partie la plus ambitieuse de leur argumentaire, mais sur l’interprétation de quelques documents iconographiques. Cela se prête bien au support vidéo, et a l’avantage de donner l’impression d’apporter des preuves irréfutables (« Les images ne mentent pas »). Malheureusement, le choix des documents visuels et leur interprétations sont particulièrement malheureux.

Cela commence dès le premier chapitre, « Nos ancêtres les Gaulois », avec la carte d’Abraham Ortelius (1527-1598). Cette carte peut être visionnée en très haute résolution ici, où l’on apprend qu’elle fut publiée dans une édition de 1608 de l’atlas Theatrum Orbis Terrarum d’Ortelius, qui comprenait 53 cartes. Ortelius y cite 87 auteurs parmi ses sources (on peut lire sur cette carte, sous son titre Gallia, qu’elle s’inspire de Petrus Plancius [2], 1552-1622).

Il faut tout d’abord signaler qu’Ortelius a produit par ailleurs une carte « historique » de « la Gaule ancienne » (Gallia vetus), fondée sur La Guerre des Gaules de Jules César (lire ici), que voici :

 

 

La vidéo présente d’ailleurs (7:45) une autre « carte de la Gaule ancienne » (Galliae veteris typus), sans que son origine ou sa date soit précisées, pour la comparer avec la carte de 1608. Cette carte peut être visionnée sur cette page web où l’on apprend qu’il s’agit d’une carte de Jan Jansson réalisée en 1657, probablement inspirée de celle d’Ortelius.

La vidéo nous présente donc deux cartes de la même époque, en affichant -52 sous l’une et 1608 sous l’autre. Les auteurs rejettent l’hypothèse que la carte de 1608 représente la Gaule ancienne, car si c’était le cas, « elle comporterait un paradoxe inexplicable : les villes ne possèdent aucunement leur dénomination latine, comme on pourrait s’y attendre, mais curieusement leur nom actuel en français ». Paradoxe inexplicable, c’est un peu vite dit. Le mélange de français et de latin n’a rien de rare à cette époque, et d’ailleurs la légende de toutes les cartes de cette époque est en latin. Qu’il y ait des noms romains aux côtés de noms modernes peut nous paraître incongru, mais il n’y a aucune raison d’en tirer des conclusions aussi radicales que celles vers lesquelles veulent nous entraîner les auteurs de la vidéo.

Ces cartes de France du XVIIe siècle sont bien connues, et l’on n’a pas attendu Chronology 2.0 pour constater que « la Gaule » est encore, à cette époque, le nom géographique de notre pays, et que « la France » désigne une région géographique, celle qu’on nomme encore aujourd’hui l’Île-de-France. Il ne faudrait pas en déduire qu’on parle encore à cette époque des « Gaulois » : le pays est déjà habité par des François, vivant dans le « Royaume de France » (bien que les gens s’identifient surtout par leur région). Voici ici une carte du XVIe siècle, donc antérieure à celle de 1608, qui contient à la fois le titre Gallia et « Le Royaume de France » :

 

 

Le terme Gallia tombera en désuétude sous le règne de Louis XIV (1643-1715), sous lequel la langue française acquiert un statut officiel. On peut ainsi consulter ici une carte de Jean-Baptiste Nolin (1657-1708) intitulée Le Royaume de France avec ses acquisitions divisée en gouvernements de provinces . Voilà qui suffit, je pense, pour démontrer l’imprudence des révélations théâtrales de ce premier chapitre.

C’est d’autant plus dommage que l’étude des cartes anciennes est pleine d’enseignement, pourvu qu’on s’en tienne au rationnel. Il est vrai que « jusqu’au début du XVIIe siècle, le territoire nommé France n’avait probablement rien à voir avec une immense nation ». Mais la vérité que contient cette phrase est très loin de ce qui est ici impliqué. Ce qui est exact, c’est que notre conception populaire de la « nation » française est née de la Révolution. Il y a matière à remettre certaines pendules à l’heure, et les bons historiens s’appliquent à pourchasser les anachronismes. Mais il n’y a guère de sens à prétendre que l’histoire de France commence au XVIe siècle.

Le chapitre 6, « Des pierres qui parlent », contient un second exemple d’exploitation abusive de cartes anciennes. Il s’agit ici du « plus ancien plan de Paris » réalisé par Sebastian Munster en 1549 (1:43:20). L’image détaillée peut être vue ici. La ville représentée n’est pas désignée simplement comme Lutèce comme il est dit, mais comme Lutetia Parisiorum urbs, toto orbe celeberrima notissimaque, caput regni Franciae (« Lutèce, ville des Parisiens, la plus célèbre du monde entier, capitale du royaume de France »). Sa représentation schématique de Notre-Dame désignée comme Summum Templum est certes curieuse. Mais elle est compréhensible si l’on sait que Munster est un Allemand qui n’a jamais mis les pieds à Paris, et de surcroît un protestant qui peut avoir ses raisons de désigner Notre-Dame comme un « temple ». De plus, son plan est la reproduction d’un plan originel aujourd’hui disparu (lu ici), dont on possède une autre reproduction faite en France (à voir ici), où Notre-Dame est bien nommée. Enfin, sur ce plan de 1530, donc antérieur à celui de Munster, Notre-Dame est reconnaissable. On la reconnaît encore mieux sur ce plan dit de Truschet et Hoyau de 1550, ici en haute résolution, dont voici un détail :

 

 

Il existe plusieurs plans de Paris du XVIe siècle représentant et nommant clairement Notre-Dame (voir ici). Et même si ce n’était pas le cas, est-il raisonnable de tirer des conclusions aussi radicales à partir d’un unique plan qui n’a visiblement pas vocation à être réaliste ?

Notons en passant que, si Notre-Dame de Paris fut bien conçue en 1160, comme il est dit dans la vidéo, elle ne fut achevée qu’au milieu du XIVe siècle. Elle a bénéficié entre 1844 et 1864 d’une importante restauration très controversée sous la direction de Viollet-le-Duc, qui lui ajoute une flèche et consolide sa structure par des éléments métalliques : cela mérite d’être signalé car ces éléments servent parfois d’arguments à des récentistes brouillons.

Le troisième exemple d’exploitation déraisonnable d’images des XVIe et XVIIe siècles se trouve dans le chapitre 4, « Égypte… éternelle ? ». Avant de l’aborder, je tiens à souligner que je suis bien convaincu que l’Égypte est encore pleine de mystère, et qu’en outre, l’égyptologie est le domaine de toutes les falsifications. Les incohérences de notre vision scolaire de l’Égypte ancienne sont si grandes et nombreuses que je ne pourrais pas rejeter a priori la théorie de Chronology 2.0 selon laquelle la dernière des pyramides de Gizeh « pourrait ne dater que des alentours de 1650 ». Néanmoins, ça me paraît très peu probable, et je pense que les arguments sont très en-dessous des attentes pour une théorie aussi fantastique.

Tout n’est pas à rejeter dans ce chapitre, loin de là. Bien que je n’ai pas les compétences pour la juger, je considère la thèse de Joseph Davidovits comme sérieuse et vraisemblable, voire même prouvée (voir cette vidéo de 5 minutes pour une première approche). Mais Davidovits n’est nullement récentiste, et pour cause : le béton géopolymère (pierres reconstituées) était tout à fait dans les capacités d’Égyptiens ne disposant que de matériel rudimentaire.

Passons à l’argument iconographique sur lequel s’appuie la théorie : « Il n’existe aucune représentation réaliste de la grande pyramide de Gizeh ou du Sphinx avant le milieu du XVIIe siècle ». Les représentations antérieures seraient toutes fautives. Admettons. Est-il logique d’en déduire que les pyramides n’existaient pas encore ? Mais alors, il faudrait expliquer ces représentations non fidèles à la réalité. Doit-on croire que le projet des pyramides existait déjà quelques siècles avant leur réalisation, mais que leur forme exacte n’avait pas encore été décidée ? Ou bien qu’il existaient des pyramides de forme différente, qui furent ensuite détruites et reconstruites correctement ? Inutile d’insister sur les failles du raisonnement. La vérité est plus simple : avant le XVIIe siècle, les Européens ayant vu les pyramides de leurs yeux étaient très rares. Quant aux Égyptiens vivant sous le joug ottoman, ils n’auraient pu publier de gravures des pyramides, pour une raison bien simple, bien que peu connue : l’impression de livres était interdite dans l’empire ottoman depuis 1485, et l’interdit n’a été levée qu’à la fin du XVIIe siècle. D’une manière générale, presque tout ce qui concerne l’Afrique était, jusqu’au XVIIe siècle, représenté de manière peu réaliste. Voici par exemple un éléphant du XVe siècle :

 

 

Passons sur l’argument de la dédicace inscrite sur la cathédrale de Rodez de 1550 (1:04:05), qui est vraiment très léger, et venons-en au clou du spectacle : l’estampe de 1608 du plateau de Gizeh (1:27:20), visible ici.

 

 

Si nos chercheurs de Chronology 2.0 s’étaient renseignés sur l’auteur de cette estampe, ils n’auraient pas pu croire qu’il dessinait ce qu’il voyait de ces propres yeux. L’estampe est due à Antonio Tempesta (1555-1630) et s’inscrit dans une série consacrée aux « Sept merveilles du monde ». Antonio Tempesta n’a jamais mis les pieds en Égypte. Il n’était pas non plus particulièrement savant, et son estampe prouve simplement qu’il ignorait que les anciens Égyptiens n’avaient ni chevaux, ni chameaux, ni roues, ni turbans. Notons d’ailleurs qu’on voit sur son estampe des Égyptiens taillant et sciant des pierres et non moulant des pierres, ce qui est contradictoire avec l’hypothèse de Davidovits évoquée précédemment. On remarque aussi que les pyramides à l’arrière-plan à gauche ont des proportions peu conformes à la réalité, ce qui est un indice supplémentaire que l’artiste se fonde sur des représentations fautives antérieures.

Les auteurs de la vidéo font grand cas du fait que Tito Livio Burattini se trouvait en Égypte à l’époque de la première représentation conforme de la grande pyramide de Gizeh (1:19:50). Qu’y a-t-il de suspect en cela ? Ce qui serait suspect serait qu’on ait pu réaliser cette représentation fidèle sans jamais mettre les pieds en Égypte.
Plus intéressantes sont les interrogations relatives à la science des Égyptiens. Jusqu’où allaient leurs connaissances mathématiques et astrologiques ? Je crois volontiers qu’elles éraient très développées. Mais je ne suis pas très impressionné par l’angle de 45 degrés de la ligne reliant la Grande Pyramide à l’obélisque d’Héliopolis. Premièrement, je suppose qu’en traçant une ligne à 45 degré à partir de la pyramide, il n’est pas improbable de tomber, à un point ou un autre, sur un autre monument égyptien. Je me méfie d’ailleurs de la précision des calculs de ce genre : est-on dans l’exactitude ou l’à-peu-près ? Tombe-t-on pile sur la pointe de l’obélisque, où dans les environs ? Je demande à voir des mesures précises. Enfin, en admettant qu’on soit vraiment dans une coïncidence improbable, et donc qu’on ait affaire à une preuve de la science des Égyptiens, je ne crois pas que cela prouve nécessairement qu’ils possédaient le graphomètre inventé au XVIIe siècle. Il me semble qu’avec des mesures astrologiques précises, que les Égyptiens pratiquaient certainement, une telle prouesse serait possible.

Concernant la parenté entre la coudée royale égyptienne et le mètre, je n’ai pas la solution de l’énigme, en admettant qu’il y en ait vraiment une (là encore, je demande à voir). Au XVIIIe siècle, Talleyrand définit le mètre comme la 10 000 000e partie d’une moitié de méridien terrestre. C’est donc une unité calculée initialement à partir de la circonférence de la Terre. Les Égyptiens étaient-ils parvenus à calculer cette longueur, où d’autres dimensions corrélées d’où ils auraient tiré leur coudée royale ? Cela ne me paraît pas impossible. C’est en tout cas l’hypothèse préférées par certains (voir ici par exemple). Si mystère il y a, il n’appelle pas nécessairement que les bâtisseurs de pyramides vivaient après la Renaissance.

Outre les Pyramides, les auteurs de la vidéo nous invitent à remettre en question la date d’autres monuments. « Devant ces vestiges si bien conservés, souvent encore éclatants de couleurs, ne devrait-on pas douter de leur ancienneté ? » (53:45) Il faut relativiser : l’état présentable des monuments égyptiens (comme de bien d’autres vestiges en Mésopotamie ou Amérique latine) est le résultat de reconstructions parfois très ambitieuses. À titre d’exemple, voici à quoi ressemblait encore le temple de la reine Hatchepsout à Louxor au début du XXe siècle (pris ici) :

 

 

Et le voici aujourd’hui :

 

 

La question de l’authenticité de tels monuments se pose. Elle se pose aussi à propos des momies. De la nicotine découverte en 1976 dans la momie de Ramsès II doit conduire à envisager l’hypothèse que la momie est un faux, avant de supposer que Ramsès fumait du tabac importé d’Amérique du Sud. Qu’il existe de fausses momies égyptiennes n’est plus à démontrer. Je conseille vivement l’excellente vidéo de l’équipe de Fomenko intitulée « Trois grands faux », à visionner ici. La « découverte » rocambolesque du tombeau et du trésor de Toutankhamon (à 26:02) est une des histoires de fraude archéologique les plus fascinantes que je connaisse. Si Chronology 2.0 avait évoqué cette histoire, cela aurait naturellement orienté le spectateur vers l’hypothèse raisonnable que la momie de Ramsès II et celles d’autres pharaons cocaïnomanes sont des faux, et non qu’ils sont morts après 1492.

Je termine cette analyse critique avec l’Atlantide, qui fait l’objet du chapitre 5. Il aurait été utile de citer le texte de Platon (à lire ici), qui constitue le point de départ obligé. On verrait alors que la description de Platon n’a aucune ressemblance avec Tenochtitlan tel qu’il apparaît sur le plan publié en 1524 par Herman Cortès. On nous demande : « La similitude n’est-elle pas stupéfiante ? » (1:32:53). Elle le serait si l’image moderne d’Atlantide présentée à l’écran – sortie d’on ne sait où – avait le moindre rapport avec la description de Platon. Elle n’en a aucun. D’ailleurs, Platon parle d’un très grand pays, dont les habitants étaient maîtres de la Libye et de l’Europe. Il existe un grand nombre de théories sur l’Atlantide, et celle de Chronology 2.0 est la moins convaincante que je connaisse. En quoi les vestiges du Templo Major de Mexico « pourrait faire office de preuve » de la théorie ? Je ne vois pas l’ombre d’un début de preuve de quoi que ce soit.

Une fois que l’on a pris conscience de la fragilité – et c’est un euphémisme – d’une bonne moitié des arguments déployés dans cette vidéo, la thèse d’un complot orwellien donnée en conclusion perd toute sa force. Il y a certainement eu, à des époques variées, des entreprises de fabrication de l’histoire à des fins de propagande. Selon moi, la grande manipulation initiale qui a faussé notre chronologie a été le fait de la papauté, entre le XIe et le XIIIe siècle : c’est la marque de fabrique de la Réforme grégorienne, qui était un projet de domination mondiale d’inspiration biblique. Puis vinrent les humanistes et leurs cités italiennes rivalisant d’ancienneté. Des intérêts et des facteurs très divers se sont combinés dans la production d’une fausse chronologie.

D’autres facteurs se sont ensuite accumulés. L’intérêt des « antiquaires » du XVIIe siècle, puis des archéologues et collectionneurs, a généré un peu partout une production artisanale de faux de toutes sortes. Dans le domaine numismatique, que n’évoque pas la vidéo, je suis prêt à croire que plus des trois quarts des pièces sont des faux : l’offre s’adapte à la demande, tout simplement.

Comme je crois l’avoir montré, les auteurs de la vidéo bâtissent des raisonnements abracadabrants sur des cartes ou des estampes bien connues des spécialistes, dont ils ignorent ou faussent le contexte. Je reconnais à l’équipe de Chronology le mérite de certaines trouvailles, et je continuerai de suivre leurs travaux avec intérêt. Mais l’immaturité dont ils ont fait preuve ici est confondante. J’espère qu’ils feront bon usage de mes critiques, et je les encourage à renoncer à l’esbroufe pour produire un travail plus rigoureux susceptible de tenir la route. Peut-être est-il temps pour eux d’admettre l’échec de leur hypothèse historicide et de revenir à une hypothèse plus raisonnable, qui prenne en compte la réalité incontestable du Moyen Âge, dont ils n’ont soufflé mot dans cette vidéo. Ils pourront ainsi peut-être réussir à intéresser quelques historiens. Car les historiens de métier ne sont pas des charlatans, et leur travail mérite le respect, tout comme celui des archéologues. Il faut étudier et s’appuyer sur les apports révisionnistes des meilleurs d’entre eux, qui ne manquent pas. C’est tout l’intérêt de l’approche hautement érudite de Gunnar Heinsohn (et d’une manière générale de l’école allemande). Pour citer ici un exemple que je n’ai pas mentionné dans mon livre, Bruno Dumézil contribue à une sérieuse remise en question de notre image de l’Antiquité et de l’Antiquité tardive : lire son article en ligne paru dans la revue Histoire et intitulé « Les Francs ont-ils existé ? ».

Laurent Guyénot

 

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À propos du récentisme, sur E&R :

 



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116 Commentaires

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  • Excellentissime analyse, merci.


  • Se pourrait-il que la véritable chronologie soit :
    Moyen-âge
    Antiqué/renaissance
    Révolution industrielle
    Époque moderne
    _ ???


  • Les momies cocaïnomanes...en fait il s’est avéré que les échantillions avaient été "souillés " par les laborantins chargés des analyses, c’est eux qui ont pollués ces momies avec des résidus de tabac et de coke....

     

    • Un petite référence ? C’est possible ?

      "Tapisser" les poumons de tabac me semble très difficile même pour des stagiaires. Ce n’est pas des traces de tabac qui ont été retrouvées.

      Par contre pour la la cocaïne c’est possible car les analyses permettent de détecter des traces infimes, comme le PCR avec le Covid.


  • Après deux lectures de la vidéo, pleinement en accord avec la critique pondérée et raisonnée de Laurent Guyénot.
    Pour ce qui concerne la relation géométrique entre l’obélisque d’Héliopolis et la grande pyramide de Chéops, elle n’est pas décrite correctement par les auteurs de la vidéo. Il aurait fallu expliquer en premier que la pyramide de Képhren est parfaitement alignée avec celle de Chéops par leur diagonale Sud-Ouest Nord-Est. En clair, si vous tracez une ligne à partir de l’angle Sud-Ouest de la pyramide de Képhren, passant ensuite par l’angle Nord-Est de la même pyramide, elle se prolonge en passant par les mêmes angles de la pyramide de Chéops et s’achève exactement sur l’obélisque d’Héliopolis (le seul obélisque si je ne m’abuse qui n’ait pas été déplacé) formant ainsi la diagonale d’un carré dont les côtés marquent les points cardinaux. Cet alignement extrêmement précis a été récemment confirmé par une équipe (officielle) d’archéologues français qui ont réalisé des relevés 3D du site de Gizeh (système LIDAR, photos prises par des drones et précision de l’ordre du centimètre). Vous aurez compris que cette ligne passe par les sommets des deux pyramides, ce qui implique une remarquable précision dans la réalisation de la forme pyramidale (confirmée elle aussi par les récents relevés officiels plus précis que les images extraites de Google-Earth). Cette équipe a également indiqué que la ligne se dirigeait vers Héliopolis sans noter qu’elle pointe exactement sur l’obélisque... Pour en savoir plus sur ce sujet et vous faire votre propre opinion, consultez les sites de Howard Crawhurst (Epistémeia) et de Quentin Leplat. Vous y trouverez en sus de nombreux arguments en faveur de l’utilisation du mètre en Égypte et ailleurs longtemps avant son officialisation à la fin du XVIIIe siècle.


  • J’aime toujours à lire Laurent Guyenot au point que cela me manque parfois. Il va falloir que je fasse attention à la possible addiction.
    Comme aux autres, merci pour le travail de recherche.


  • Il y a plein d’autres idioties à trouver :
    - Qui sont donc les bâtisseurs des pyramides au XVIè Siècle ?
    - Pourquoi ont-ils utilisé du papyrus en pleine Renaissance ?
    - Comment ont-ils placé les poutres de 40 tonnes et plus au-dessus de la chambre du Roi ? Hélicoptère ?
    - Où sont donc passé les dizaines de Pharaons qui ont régné durant 3000 ans ? Inventés eux aussi ?
    Sinon la pyramide est effectivement orientée plein Nord avec une précision à 5 centièmes de degré (personne n’a fait mieux depuis...).
    Ce n’est même pas un tombeau et il n’y a aucun hiéroglyphes ou inscription quelconque dessus. A quoi sert ce bâtiment ? Personne n’en sait rien.
    Bref.

     

    • 1. Les FM et grands Lords britanniques (idem pour les fameux « astronautes » qui gardent le secret de la supercherie)
      2. Papyrus utilisé pour le côté authentique local et pseudo ancien
      3. c’est de la roche coulée (technique simple et rapide) et les marques de coffrages en bois sont toujours visibles
      4. les dynasties ont été fabriquées : « L’histoire justifie ce que l’on veut » Paul Valéry


  • Archéologues et historiens n’ont qu’eux seuls à blamer spécialement pour l’abominable gâchis et la foire burlesque qu’est devenu l’égyptologie. Il vient un temps où tout travail de destruction systématique d’un champ d’étude aussi nauséabond et irrécupérable est salutaire et même jouissif. L’équipe de Chronology 2.0 avec courage a enfin renverser la table de jeu de toute cette petite clique de tricheurs, frimeurs et branleurs de toute acabit à l’exception peut-etre des concepteurs de Stargate et Indiana Jones qui ont fait preuvent de beaucoup plus de serieux à mon avis que de tout ceux oeuvrant pour National Géographic.


  • Pour ma part, je trouve cette vidéo de très grande qualité. Elle est à l’usage du grand public, il ne faut pas croire que les auteurs n’ont rien en réserve. Elle n’est pas exactement dans la lignée des travaux de Fomenko, qui est plus russo-centré et trop timide de deux siècles.

    L’école française tient compte des archives européennes, qui sont plus nombreuses et - un peu - moins falsifiées. Les travaux de Chronology 2.0 permettent de trouver un tas d’autres choses qui ne s’y trouvent pas.

    Je suis d’accord qu’on trouve des cartes de Francia avant 1633. J’en ai une de De Jode de 1592 (qui parle de Gallia sev Francia occidentalis) et une de Thévet de 1581. Mais pour le reste on est quand même bien sur du Gallia lugdunensis et al. y compris sur des cartes qui se prétendent contemporaines.

    Le plan de Truschet et Hoyau soi disant de 1550 n’est en réalité pas daté. La première carte - une quasi copie de celle-ci - qui soit datée l’est de 1609. La carte italienne de Paris de 1567 montre un tout autre bâtiment.

    "Comme je crois l’avoir montré, les auteurs de la vidéo bâtissent des raisonnements abracadabrants sur des cartes ou des estampes bien connues des spécialistes, dont ils ignorent ou faussent le contexte."

    Je ne vois ici rien d’autre que les arguments de Marion Sigaut recyclés. Les spécialistes savent, nous pas. Et rien n’est admissible comme preuve, jamais. Les auteurs de la Renaissance étaient fantaisistes, les historiens modernes sont sérieux.

     

  • Les présupposés métaphysiques sont bien sûr :
    - Que le temps existe ;
    - Que celui-ci est objectif.

    René Guénon se demandait si l’Homme reconstituait le passé à partir de ses propres limites.
    Pour croire en une Histoire objective, il faut déjà être un moderne (un matérialiste).

    Platon : "C’était le temps d’avant le temps, quand les Dieux gouvernaient encore les hommes".

     

    • Le temps est un potentiel impalpable et indicible à travers lequel passent les hommes qui y fixent leur(s) durée(s)...
      Ainsi le passé n’existe que par la représentation de l’esprit, ce qui est réel mais peut-être pas factuel, le futur n’existe pas encore et le présent vient de s’écouler dans la clepsydre et déjà de disparaître dans les arcanes de la mémoire, souvent fugace : c’est ainsi qu’il convient de le vivre intensément, sans trop perdre d’instants à réfléchir d’où l’on vient, ni où l’on va, mais en œuvrant au mieux de ses capacités et compétences, avec la conscience que l’on ne verra pas l’ouvrage fini.


  • Et si Mickaël jackson avait raison ? L’histoire est un mensonge tout les livres d’histoires mentent, vous devez le savoir,ils manipulent nos esprits !https://youtu.be/WY9ArExVJGk , c’est marrant, non ?


  • Oui c’est un secret que l’on communique à un certain degré de la Franc maçonnerie (Chefs de grands états et au dessus) :
    les pyramides ont été construites au 17ieme siecle

    Ensuite, ils ont inventé une partie de l’histoire, je dirai approximativement 500 ans de trop.

    La préhistoire est un autre mensonge, à l’image des méthodes et procédés de datation des roches et fossiles qui sont mensongers afin de valider des époques farfelues et un business bien juteux dont celui des dinosaures mais aussi afin de vous faire avaler des théories anti religieuses à base de chimpanzisme...

    La Nasa est une vaste supercherie (nasha signifie tromperie en Hébreux) à base de studios hollywoodiens pour les tournages, Photoshop, informatique...

    Faites vos recherches, et regardez donc les épisodes YouTube de Roch Sauquere : C’est un FM a qui on donne la possibilité de distiller quelques vérités au public sous couvert d’une revue papier conspirationniste intitulée « top secret »

     

    • Ou alors c’est ton blabla qui est leur charlatanisme. Fabriquer des âmes éteintes qui ne croient plus trop en rien et ne se sentent le prolongement de quoi que ce soit me semble un buisness bien plus lucratif que le fait de pouvoir vendre des petites figurines de dinosaures en plastique...


    • À Tetar : Bien au contraire !

      Ils font tout justement pour perdre ton âme, et principalement éradiquer tout atome de foi, et faire de la religion des contes pour anciens.

      Si tu étais au courant, si tu cherchais activement les éclats de vérités, que le site te soumet en partie, je te garantie que tu te dirigerais vers le Seigneur.

      C’est leur finalité, de te perdre, à travers des mensonges permanents notamment historiques.


    • Pour ce qui est de l’Egypte,les auteurs ignorent superbement les sources arabes abondantes qui n’auraient pas manqué de commenter les faits mentionnés.Un biais cognitif dû à un ethno centrisme réducteur de l’histoire du monde.Reproche que l’on peut faire,quoique a un degré moindre adegré moindre à Messieurs Guyenot et Hindi pour leurs ouvrages sur le Yahvisme s’ils avaient eu recours plus assidument à la langue arabe et son éthymologie pour éclairer bien de sujets et de concepts historico-religieux de la génèse du judaisme.


  • Le documentaire évite avec soin de mentionner Violet le Duc ou Merimee et l’énorme travail de restauration qui fût lancé à partir du 19e siècle sans oublier d’indiquer que seul le latin était utilisé sur les documents écrits tels que livres ou cartes jusqu’à la fin du 16e siècle. Cartes qui n’existaient pratiquement pas avant le 18ème.


  • " Une vidéo bien faite peut donner l’illusion...
    alors que son contenu est vide " .

    Penser que les Egyptiens ou les Romains ou les Grecs
    étaient incapables de leurs performances techniques ,
    relève d’une profonde méconnaissance de tout savoir faire
    ancestral pratique .La Force démultipliée d’un bras de levier
    n’est pas apprise à l’université !
    Le lavage de cerveau est très moderne .

     

    • On m’a filé des miettes de savoir et tout dans le désordre. J’ai cherché le savoir-faire dans la vie et dans les livres. Ma question est : comment que t’as connu le savoir faire ancestral des grecs et des romains ? Les documents scientifiques les plus récents accessibles au grands public datent du XVIe siècle. Pour dire que la question n’est pas le savoir-faire ou les reconstitutions avec des méthodes "rudimentaires" mais la date d’origine du savoir : d’où vient il ? A quel moment ? Tout ton savoir ancestral vient de livres imprimés au XVIe siècle Donc ta connaissance du savoir ancestral repose sur des documents récents.
      Le lavage de cerveau n’est pas moderne ou récent : le mensonge fait partie de la nature humaine et son utilisation à des fins de domination est vieux comme le monde (ou récent comme le monde : Ah m’embrouille pas).
      Je te renvoie la balle : les grecs avaient des méthodes de constructions faisables à leur époque. la preuve : avec, on a pu reconstituer les ouvrages. OK. De la même manière, je peux établir un autre scénario validé par la reconstitution : je ne garde que les livres récents à partir du XVIe siècle, je vérifie que je n’ai pas besoin de l’existence des grecs de l’antiquité pour retrouver tout le savoir (accessible aux gueux du XXe siècle). La raison est que le savoir des grecs de l’antiquité est raconté (en partie à cause des livres perdus) dans ces livres écrits après le XVIe siècle. J’ai besoin du savoir attribué aux grecs de l’antiquité mais pas de leur existence historique. Encore une fois, la source de ta connaissance du savoir ancestral est récente et la source originelle du savoir est floue.
      Dans un de tes commentaires tu dis avoir une formation scientifique. ma question : As tu lu les documents scientifiques du XVIe siècle, accessibles sur Gallica ? Après lecture, que penses tu de la rigueur scientifique et de la science en général, vu les premières pierres sur lesquelles elle repose.
      La théorie selon laquelle le savoir a été récupéré à Istanbul lors d’une croisade puis traduit à la renaissance cadre bien avec les documents scientifiques du XVIe siècle, faisant le grand écart entre démonstrations ingénieuses et rédaction de gamin qui s’emmêle les pinceaux. comme si on avait déchiffré les méthodes et schémas les plus faciles à comprendre en premier sans se soucier de l’ordre logique d’engendrement.
      Bonne route à toi camarade, dont j’apprécie les commentaires.


  • En ce qui me concerne je me suis toujours posé la question (y compris quand j’etais ecolier) de savoir pourquoi le romains avaient un armement léger (épée courte et maniable), precis (arc et lances), et des technique de combats sophistiquées et qu au Moyen Ae on revient à un armement lourd, non précis et avec des techniques de combat brouillones... Or l homme ne regresse jaamais surtout en ce qui concerne l’art de faire la guerre... Voila pourquoi des mon enfance j ai toujours douté de la veracité du Moyen Age tel qu enseigné dans nos colleges !!!

     

    • Francky,

      Vous oubliez tout simplement l’apport du christianisme dans la façon de faire la guerre. Le combat médiéval n’a rien à voir avec le combat antique.
      Il faut étudier l’état d’esprit de la chevalerie chrétienne.
      Il y a plus d’honneur à rendre son ennemi captif en réclamant rançon plutôt que de le tuer. Les codes de chevalerie s’appliqueront jusqu’à la moitié du 19eme siècle en se qui concerne la cavalerie. Par exemple, la cavalerie française ne frappe pas un cavalier tombé de cheval.
      La guerre antique est effroyable et cherche la destruction totale de l’ennemi. D’ailleurs, on retrouvera cet esprit non chrétien dans l’horreur des deux grandes guerres. Combien de poilus, de chaque camps, se sont dis : "mais où est passé l’honneur ?!"
      C’est le grand retour de la destruction, du massacre, de la précision, de la chance réduite à zéro.
      Autre exemple, les prêtres de guerre du moyen âge préféraient utilisé la masse d’armes que l’épée. Tout simplement parce que la masse d’armes ne faisait pas couler le sang, l’hémorragie est interne, le sang de l’adversaire n’est pas visible hormis un coup pleine tête...
      La guerre médiévale est bien plus codée qu’on nous l’a présente et apparemment moins meurtrière que l’antique. On remarque également que tout au long de son histoire, l’homme a cherché, aux fils des années, à instaurer des "lois de la guerre".
      Autre exemple de l’inspiration antique des dernières grandes guerres, lors de la seconde guerre mondiale (et même la première d’ailleurs), l’état major allemand, en possession de la plus puissante machine de guerre du monde, n’auront qu’une seule obsession : la tactique d’Hannibal lors de la bataille de Cannes.
      Autrement dit, encerclement, destruction totale de l’armée adverse.


    • si tu t’intéressais un peu plus à l’art militaire tu saurais que les stratégies guerrières reposent sur une infinité de variables : ce dont on dispose, ce qui est en face, la géographie , le terrain, le climat, la psychologie des combattants etc.
      cela est valable pour les phalanges, les archers mobiles la cavalerie lourde ou les éléphants. il y a des occasions où ça paie et d’autres où c’est la catastrophe.
      la cavalerie lourde se plante à azincourt mais sert parfaitement les victoires des croisés en terre sainte.
      Par exemple le moyen âge est une époque de guerres dont les soldats sont soit des nobles soit des bourgeois ou paysans enrôlés plus ou moins de force. rien à voir avec les guerres de la renaissance , guerres de mercenaires. la valeur de la vie influe beaucoup dans la conduite des guerres et dans les stratégies utilisées. Napoléon ne doit son "génie qu’à une armée de conscription gratuite et idéologiquement acquise à sa cause contre des armées de mercenaires disparates et chers à entretenir. (du coup contre les russes, ce sera la cata). etc etc etc


    • Ah bon l’homme ne régresse jamais ?
      Même en se focalisant sur l’élément qui vous semblerait je pense le plus indiscutable, à savoir la science et la médecine par exemple, on peut penser qu’un apothicaire de la renaissance en sait plus sur son monde qu’un pharmacien d’aujourd’hui. Le savoir (le goût du savoir), l’apprentissage, ne sont plus les mêmes.
      Pour la guerre idem, tout dépend contre qui tu te bats, et quels en sont les codes. Il y a paradoxalement un raffinement réel dans la manière de combattre qui explique la lourdeur de l’attirail médiéval comme de ses manifestations. Ce serait comme dire ne pas comprendre pourquoi une cathédrale serait plus "chargée" qu’un Temple. Comme si le "progrès" était forcément une course vers l’épure et la simplicité (ce semble être le leitmotiv de notre époque, mais celà ne l’a pas toujours été). Et il y a bien un aller retour de la renaissance vers l’antiquité avec, au milieu, l’énigme du moyen-âge et de ses ténèbres prétenduement coupées de l’âge précédent (postulat que ne peuvent admettre les récentistes visiblement, ou pas dans son entièreté).


  • Voilà un article pondéré qui ne cherche pas à faire dans le « sensationnel », ce qui honore son auteur.
    En général, le commun des mortels a tendance à oublier que 99,9% de l’Histoire est définitivement insondable et que les historiens se chamaillent sur les 0.1% restant, encore faut-il avoir accès à des bibliothèques parfois secrètes, lorsqu’elles n’ont pas été tout simplement détruites. Il faut aussi éviter la contrefaçon qui a toujours été un business très juteux.
    Je suppose que la documentation n’en représente que 0.01% et qu’il ne s’agit, pour les plus vieux documents, que de copies de copies. Le reste des chamailleries s’étendant sur des témoignages d’autorité, de l’histoire orale et des recoupements ici ou là. L’archéologie doit en représenter un autre 0.01% avec la paléontologie. Ce qui signifie qu’avec 0.97% de oui-dire, on peut inventer toute sorte de théorie en passant par la reconstitution à l’ « écaille » près de dinosaures dont on n’a retrouvé qu’un seul os ; la reconstruction du temple de Hatchepsout à partir de ruines ; déplacer tout un temple pour éviter une inondation, Abul Simbel (allez y calculer quoi que soit maintenant !) ou redresser des mégalithes où on veut et comme on veut, Stonehenge.

    Nul doute que tel ou tel pouvoir a tenté de s’approprier ou d’effacer un passé concurrent, mais au vu des 99.9% de l’Histoire qui resteront à jamais inconnus, c’est assez négligeable. Que certains aient poussé l’exploit à y insérer 1000 années fictives me semble fort de café, mais à qui peut envoyer des hommes sur la Lune, avec la puissance de calcul d’une GameBoy et venir ensuite prétendre avoir perdu les données télémétriques originelles de façon officielle, rien n’est impossible !


  • Documentaire intéressant. Bien sur il pousse un peu car il faut bien que le magazine Top Secret vive.

    L’arnaque de Pompéi est avérée. Le reste est discutable.

    Je remarque que certain se gaussent en disant qu’il n’est pas possible de se tromper sur toute l’histoire.

    En êtes vous bien certain ? Regardez ce qu’il reste aujourd’hui de l’histoire récente ? D’après l’histoire récente officiellement Sadam Hussein avait de nombreuses bombes atomiques et avait l’armée la plus puissante du moyen orient !?

    D’après Zemours Saint Louis était un roi Juif ?!

    N’oubliez pas que tous les livres d’histoire ont été écrits sous le contrôle des maîtres du monde. Le moindre petit historien était contrôlé par l’intermédiaire des présidents universités.

    Dans à peine 50 ans on dira qu’il y a eu en 2019 une effroyable pandémie mondiale qui a fait des millions de morts. Et que cette pandémie a été victorieusement combattue par Saint Bill Gates.

    Voilà l’histoire racontée aux imbéciles, qui se gaussent.

    Une espèce dont les petits croient au Père Noël est bien mal barrée.

     

    • Tu soulèves un problème réel, mais le fais avec aussi peu de rigueur que les auteurs de la vidéo.

      D’après l’histoire récente, Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massives ; sans parler d’armes atomiques.

      D’après Eric Zemmour, Saint Louis était un roi juif ; mais ça n’est ni de l’Histoire récente, ni le consensus des historiens.

      Sur Bill Gates je suis beaucoup plus d’accord (on verra), et je retiens ta conclusion : Excellent aphorisme !


  • Monsieur Laurent Guyenot a donc rejoint la longue liste des chercheurs qui contestent la fiabilité des méthodes de radiodatation. Si elles ne sont pas fiables pour dater les artefacts historiques, pourquoi le seraient-elles pour dater les artefacts préhistoriques ?

     

    • Quand je m’intéressais au suaire de Turin, j’étais tombé sur un article qui affirmait que la datation carbone avait daté une momie autour du XIV ème siècle (ou une aberration dans le genre). Je n’ai malheureusement jamais pu mettre la main sur une source. Je crois que c’était des chercheurs anglais. Avez-vous une idée ?


    • La méthode de datation carbone 14 a ses défauts comme les autres. On compte une quantité moyenne de radio carbone stockée dans les organismes vivants, et comme le radio carbone se détruit avec le temps on en déduit à quel moment cet organisme est mort. Mais selon les années, le soleil émet plus ou moins de rayonnements cosmiques, ce qui fait varier le taux le carbone 14 absorbé par les plantes et ensuite stocké dans les organismes vivants. Donc on peut croire selon la moyenne qu’un organisme est beaucoup plus récent, alors que c’est une année où il y a eu plus d’émission de carbone 14, ou l’inverse.
      Le carbone 14 est sans doute plus fiable sur la longue durée, s’il y a une erreur de plusieurs centaines d’années, elle est un peu lissée et devient anecdotique sur 10.000 ans, par rapport à une époque de150 ans.

      Pour info ce documentaire récentiste énumère bien toutes les méthodes de datation scientifique. Aucune n’est sûre, tout est basé sur des recoupements :
      https://www.youtube.com/watch?v=-CZ...


  • Toujours captivant le travail de Guyenot et le réexamen est évidemment absolument nécessaire pour tenter d’approcher un peu de Vérité. Cela dit, je tire quelques remarques que l’on peut appliquer à presque tous les sujets d’étude et d’expertise sur la vraie Histoire du monde et des civilisations. En vrac :

    1/ la recherche de profit est toujours à l’origine de toutes les falsifications,

    2/ le goût du pouvoir maximal émaille les récits de toutes les civilisations qui visaient une domination civilisationnelle sur les autres,

    3/ la dialectique : vrai / faux  : spécialistes (scientifiques) versus amateurs (non diplômés) est une guerre humaine sans fin qui découle de notre curieux mental séparateur en tout,

    4/ la notion de temporalité est au cœur de ces guéguerres : cyclique ou linéaire ? Passé-présent-futur ou présent en extension (comme le symbole chinois du cycle avec un point central à dynamique divergente et convergente) ?

    5/ la question de l’identité est également au centre de ces débats (savoir d’où l’on vient pour savoir qui nous sommes ?),

    6/ la course sans fin, illusoire, pour tenter de démontrer la Réalité...

    Je renvoie au commentateur qui interroge sur le "comment ils installèrent les poutres de 40 tonnes au-dessus de la chambre dite "du roi" de Ghuizeh, à la théorie du géopolymère particulièrement pertinente puisque démontrée par l’analyse géologique de sa composition et par la réalisation de la technique à notre époque.

    Le travail depuis plus de 10 ans de Patrice Pooyard avec son documentaire "BAM" n’est pas non plus inintéressant du tout. Certes, l’équipe de Pooyard tend à évoquer plus spécifiquement la théorie d’une civilisation disposant de matériel et de technologie ultra moderne (?), mais elle ne néglige pas du tout la théorie des géopolymère... ce qui validerait ce que propose L. Guyenot dans ses rectifications.

    En revanche, je trouve assez séduisante la théorie d’une civilisation arrivée à une puissance et une connaissance théorico-pratique quasi universelle... le constat de géopolymères dans la plupart des énormes constructions de cités à travers le monde a quelque chose d’assez troublant.

    Nous ne pouvons pas non plus ne pas tenir compte des modfications terrestres (tectonique, grands événements cataclysmiques, climatiques...) qui redessinent lentement ou violemment les territoires. Notre monde actuel n’est pas celui d’antan dans ses formes et son mental !

     

    • Pooyard et son équipe sont complètement à la ramasse. Tout à été parfaitement débunké point par point, magistralement, par la chaîne YT Passé Recomposé https://www.youtube.com/channel/UCG...

      Rapidement : à l’époque romaine, des obélisques de centaines de tonnes (500 pour la plus grosse) ont été rapatriés d’Egypte en bateau. Il existe de plus de nombreuses stèles égyptiennes qui décrivent le transport de blocs de plus de 100 tonnes par des hommes et/ou des bovins qui tractaient ces blocs à l’aide de troncs de bois.

      De plus l’archéologie expérimentale a démontré dans plusieurs parties du monde qu’il était tout à fait possible de transporter, facilement, sur des kms des blocs de dizaines de tonnes avec des équipes réduites, ce qui détruit en totalité l’idée farfelue que les transports de gros blocs étaient impossibles.

      De surcroît, les vestiges trouvés sur place (+ d’1 000 000 de fragments de vase) à proximité des pyramides, dont des centaines de vase ayant pu être reconstitués quasiment en totalité destinés à contenir chacun plusieurs gros pain, les grandes quantités de preuve démontrant la consommation de viande en très large quantité (pouvant nourrir au moins 5 000 ouvriers sur une base quotidienne !), + d’innombrables vestiges démontrent avec certitude qu’il y a bien eu une activité intense de milliers d’ouvriers pendant des décennies, a minima a proximité.

      En résumé Pooyard, Grimaud et autres émettent des thèses farfelues, totalement réfutées par l’archéologie moderne et ancienne.


    • @ Bruno

      Evidemment, comme tout bon zététicien zélé, vous n’avez aucune source (il y en a tellement depuis le temps qu’elles sont débunkées, vous pensez !) pour appuyer vos dires...


  • Dispute intellectuelle stimulante.


  • "Le rasoir d’Ockham ou rasoir d’Occam est un principe de raisonnement philosophique entrant dans les concepts de rationalisme et de nominalisme. Le terme vient de « raser » qui, en philosophie, signifie « éliminer des explications improbables d’un phénomène » et du philosophe du xive siècle Guillaume d’Ockham.
    Également appelé principe de simplicité, principe d’économie ou principe de parcimonie"
    Plus simple que la participation de forces extérieures, non ?


  • Là où il reste une incohérence, c’est bien dans la représentation artistique.
    À un moment donné, force est de constaté que la nudité antique est interdite.
    L’art médiéval va se concentré sur la représentation de l’esprit, le Bien/le Mal, par rapport à la représentation corporelle. Cela est flagrant sur l’art gothique par exemple.
    Il y a donc bien un retour à l’antique au moment de la Renaissance. C’est un retour de la nudité, de la beauté physique, mais il y a tout de même une différence de l’expression.
    L’art hellénistique par exemple atteint un summum de l’expression. Le David de la renaissance n’a pas le même niveau d’expression que le Groupe du Laocoon. Le style est différent.
    Si le moyen âge n’a pas existé ou quasiment pas, pourquoi le Christ n’a jamais été représenté nu ?
    Pourtant, la nudité est le symbole du divin pour l’homme antique.
    Il y a donc bien un changement de mentalité d’ordre chronologique.

     

    • Les types déssinaient très bien pendant l’antiquité puis tout à coups, on sait pas trop pourquoi, pendant le Moyen-Age auraient miraculesement perdu le sens des proportions, et leur style serait devenu grossier et sans effervescence, étrange. Puis tout à coup à la renaissance, ils se seraient mis à peindre et à dessiner exactement comme pendant l’antiquité. l’antiquité est une invention de la renaissance et même tous les soit-disant philosophes grecs aussi, ces personnages que l’on fait parler depuis la l’époque de la renaissance.


    • savoir dessiner ? mais toute culture a ses canons, ses proportions idéales son esthétique. savoir l’identifier cela s’appelle l’iconologie et chaque culture a son propre système.
      Pour un grec classique (Praxitèle) les David et Moïse de Michel Ange sont des monstruosités (pour moi aussi d’ailleurs).
      Regarde la calligraphie irlandaise du haut moyen âge ou l’Agneau Mystique de Gand et répète moi que ces gens ne savaient pas dessiner. C’est absurde, il y a autant de génie du dessin dans la grotte Chauvet que chez Ingres ou Picasso, et le moyen, âge n’échappe pas à la règle. En réalité c’est toi qui n’apprécies pas le dessin du moyen âge car il t’est trop étranger.

      Quant à l’absence de nudité sexuelle du christ au moyen âge, il est très intéressant de consulter la sexualité du christ dans l’art de la renaissance et son refoulement moderne de Léo Steinberg
      qui est une étude iconographique particulièrement poussée de la représentation de la nudité du christ dans l’art occidental. là aussi le récentisme a du soucis à se faire : le retour à l’antique de la renaissance n’est possible que si l’antique a été évacué par une nouvelle culture (chrétienne) avec sa propre iconologie ( le moyen âge en est son aboutissement ultime avec saint Louis et la sainte chapelle, et il faut plus de trois cent ans pour arriver à cette perfection aussi originale). quant à la réaction sexualiste du christ de la renaissance elle dure en fait jusqu’au baroque inclus, ça fait quand même presque 4 siècles de boulot pour briser l’iconologie christique du moyen âge. En général, casser ça prend moins de temps que construire.


  • Pourquoi mutiler une réalité complexe ?
    Pourquoi décontextualiser et faire œuvre partielle ?
    Pourquoi les sciences des origines de la terre et de l’homme, la géologie, la datation de l’apparition de la vie sur terre, les théories de l’évolution se sont élaborées si tardivement ?
    Pas difficile d’avoir une petite idée...
    Détruire l’héritage fondateur ouvre l’espace pour un avenir destructeur et certains y trouvent leur compte.
    Détruire serait donc la mémoire du futur ? Great reset

     

  • Oui oui bien sur.

    Rapidement, contrairement à ce qu’affirme Guyénot :

    1) les descriptions des pyramides sont relativement nombreuses chez les auteurs grecs et romains du monde antique. Comment auraient ils pu les décrire il y a plusieurs millénaires si elles n’existaient pas ?

    2) Il n’y a absolument aucune preuve de l’utilisation du mètre pour la construction des grandes pyramides. Concrètement, la quasi totalité des relevés faits par les egyptologues (les vrais) depuis des siècles n’aboutissent pas à des mesures en mètre, exactement, ce qui montre parfaitement que l’unité utilisée était bien autre (la coudée royale en l’espèce), et pas du tout le mètre.

    3) Le nombre pi est un nombre sur lequel on tombe obligatoirement quand on triture allègrement les dimensions.

     

    • Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire, mais aux auteurs de la vidéo. Ne mélangez pas s’il vous plaît. Sur le mètre, mon argument est : en admettant que le mètre se retrouve dans les pyramides... ce dont je doute de toute manière. Je ne prétends rien savoir de bien particulier sur les pyramides, je me contente de critiquer les arguments de la vidéo. Idem pour les momies (pour répondre à un autre commentaire) : je n’ai pas vérifié la trace de tabac ou de cocaïne, je me contente de dire que la conclusion de Chronology 2.0 est la plus improbable qu’on puisse tirer de cette observation.


    • @Laurent Guyénot

      Vous avez raison, je parlais de l’auteur de la video et pas de vous contrairement à ce que j’ai indiqué. Désolé.


  • Video et commentaires interessants du point de vue epistemologique et de la recherche d une meilleure Verité.

    Je rajoute en ce qui concerne la 1ere partie, que les grecs modernes continuent d appeler notre pays Gallia (γαλλία). Et on ne devrait pas deduire pour autant d une carte de l union europeene en grec que les gaulois sont contemporains de la creation de l UE. Je pense que l histoire est pleine de raisonnement abductifs dont on a parfois oublié la fragilité et surlequel on a batit des pyramides d inepties sans le savoir comme Jourdain faisait de la prose.
    Mais il ne s agit pas de tout detruire pour reconstruire quelquechose d autant , voire plus, branlant.


  • Bof, n’importe quel latiniste chevronné rigolerait si on lui disait que Tite Live , Tacite ou Aulu Gelle sont des inventions de la renaissance ; tout simplement parce que la langue n’est pas la même. le Latin comme toute langue évolue avec le temps et les siècles qui séparent Tite Live de Tacite ou d’Aulu Gelle sont inscrits dans la langue de ces textes. où alors les mecs étaient assez fous pour créer aussi l’ illusion d’une transformation de la langue et de la grammaire.
    Je n’y crois pas un instant puisque les mêmes pondent aussi un faux grossier (La machine d’Anticythère) avec par exemple un mois augustus (aout) qui date lui de l’empire romain, ou des signes zodiacaux inconnus par les grecs (la balance)


  • J’ai visionné le doc jusqu’a 1:30. Difficile de continuer plus.... L. Guyennot reste largement poli dans ces qualificatifs : imprudent, deraisonnable, fragilité des arguments, etc. Ce n’est que manipulation paralogique .... je dirais meme charlatanisme.

    La question n’est pas "et si les récentistes avaient raison" mais plus "et si la chronologie officielle était fausse". Et dans l’affirmative que faire ?

    Petite précision, les peuples de navigateurs utilisent efficacement et depuis longtemps les étoiles pour se repérer en haute mer, ils utilisent l’astronomie et non pas l’astrologie.

    Ensuite, oui c’est vrai, le traffic de fausses momies existe et sans doute corrompt les études historiques. Mais dans le cas des momies de Balabanova (celles avec du tabac), ce n’est pas prouvé qu’elles soient fausses.

    Encore deux remarques :
    1) Les auteurs du doc doutent, à juste titre, du récit officiel de l’histoire... sauf que la fameuse « découverte » de l’amerique par Colomb n’est jamais remise en question... le mètre se retrouve ds de nombreuses constructions à travers tous les continents.
    2) La bibliothèque du Vatican n’est pas à l’abri d’un incendie (ou bien, tout le site d’une déstruction)... l’histoire nous le dira !


  • Cher monsieur Guyénot,

    Je tiens d’abord à préciser que j’ai tjs eu bcp de considération pour votre travail. Vous y allez souvent au fond des choses tout en maintenant, en tout temps, une approche rationnelle. C’est peut-être là aussi parfois que le bas blesse. Affirmer que les momies seraient des fausses parce qu’elles contiennent des traces de cocaïne ou de tabac n’est pas plus sérieux que le travail de Roch. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a eu des tonnes de falsifications concernant l’égyptologie. Mais ça s’était connu depuis bien longtemps ! Présenter la photo d’un dessin d’un éléphant déformé comme preuve que les gens n’avaient jamais vu un éléphant auparavant. Admettons. Mais vous auriez aussi pu mentionner que la bibliothèque d’Alexandrie a connu plusieurs incendies. Et que faites-vous des pyramides qu’on a retrouvé sous l’eau, des anciennes cités même comme celles au Japon et en Turquie ? Elles furent aussi bâties y a peine 20, 30 ans ? Et les pyramides de Chine ? Le problème, c’est qu’on se rapproche d’un domaine qui n’est peut-être plus trop de l’ordre du rationnel. Je vous présente un archéologue allemand qui lui a fait un travail hallucinant au niveau de ses recherches personnelles :

    https://www.youtube.com/watch?v=t9I...

    (Die Welt jenseits der Antarktis)


  • Qui subventionne les recentistes ?
    Ont-il publie un étude sur le peuple qui a tant souffert ? Tout est-il vrai ? La mer s’est-elle ouverte ?


  • le récentisme est une invention produite par une culture totalitaire et bolchévique avec une idéologie de l’histoire. tout le contraire des cultures occidentales de l’époque . Pourquoi falsifier l’histoire (la chronologie historique) dans un monde où l’histoire n’est encore que chronologie mythique,et où on ne pense pas encore l’histoire dans son développement dialectique (l’histoire est encore dans un temps cyclique) dans un monde non centralisé où la population est arriérée question connaissances. Pour convaincre qui et de quoi ?. et ça avec des dates dont personne n’a rien à foutre à l’époque. *D’ailleurs pour convaincre une population peu instruite que le christianisme est la tradition primordiale, il suffit de quelques générations, pas besoin d’un millénaire pour pour le réaliser.
    Par contre dans l’union soviétique de l’époque de Fomenko. la chose est faisable et la propagande une arme parfaitement maîtrisée grâce à l’éducation et les médias.
    De plus cette théorie est anti chrétienne ce qui n’est pas rédhibitoire en soi, mais alors comment ce fait-il que les révolutionnaires de 89 (les abbés Grégoire ou Seyès frères en maçonnerie) n’ont pas levé le lièvre dans leur combat à mort contre l’Eglise
    http://www.lafrancmaconnerieaucoeur...
    Et tous ces philosophes des lumières qui bouffaient du curé, ces encyclopédistes, ils faisaient partie du complots ou ils étaient trop cons pour le voir ?) utiliser des erreurs de datation, des remplissages de chronologies mythiques ou des faux avérés pour expliquer à l’ère communiste un complot resté invisible pour tous les ennemis historiques de l’Eglise, c’est un peu grossier comme arnaque.
    Et puis c’est quoi le problème ?
    1) l’histoire serait plus courte qu’on ne le croit
    2) des pans entier de l’histoire officielle seraient une pure fiction ? la première raison est un problème très relatif qui ne devrait intéresser que les enculeurs de mouches.
    quand à la deuxième raison, des petits génies auraient inventé des peuples des cultures, des langues, des religions, des us et coutumes, auraient construit des édifices, produit des oeuvres d’art fictives etc etc tout ça pour nous mentir sur notre histoire (inconnue même aujourd’hui d’une grande partie de la population mondiale).
    Allons, un peu de sérieux.

     

  • Tous les empereurs romains, tous les rois médiévaux ont des monnaies à leur effigie, trouvées précisément dans les strates archéologiques correspondant à leur époque. Faut-il donc supposer que les suppôts des jésuites ont enfoui ces monnaies sous des mètres de terre, dans tous les vestiges oubliés dont seuls ces falsificateurs invétérés connaissaient l’existence avant tout le monde, pour qu’un beau jour, des siècles plus tard, les naïfs archéologues du futur tombent dans leur piège ?

    Par ailleurs, pour qui connaît un peu le grec, le latin et leurs littératures, on suit précisément les évolutions de ces langues (vocabulaire, morphologie, syntaxe) d’auteurs en auteurs, de siècle en siècle, de façon parfaitement cohérente ; aucune chance de trouver un mot de latin tardif ou une construction syntaxique décadente dans le moindre texte de Cicéron ! Un mot, une formation, une construction, apparaît à une époque, et n’est recensé ensuite que chez les auteurs postérieurs.

    Faut-il supposer que la linguistique, l’archéologie, la stratigraphie, la datation au carbone 14, la dendrochronologie, les observations datées des passages de la comète de Halley à travers l’histoire, les chronologies comparées des différentes civilisations à travers le monde, qui toutes confirment la chronologie traditionnelle, sont fausses et que c’est le récentisme qui est vrai ? Ou l’inverse ?

    Rasoir d’Ockham, rasoir d’Ockham, rien que le rasoir d’Ockham !

     


    • Tous les empereurs romains, tous les rois médiévaux ont des monnaies à leur effigie, trouvées précisément dans les strates archéologiques correspondant à leur époque.



      Non. C’est ce que démontre Heinsohn, que je présente dans mon livre : la stratigraphie contredit la chronologie conventionnelle. Quant à l’évolution des langues, elle présente aussi de gros problèmes, que j’explique. Vous avez de la chance : les historiens ont beaucoup plus de problèmes que vous. Tiens, une dernière trouvaille qu’on me signale aujourd’hui. Cet article universitaire www.persee.fr/doc/bec_0373-6... intitulé « Clovis chez les faussaires » commence ainsi : « On sait qu’il ne nous reste de Clovis aucun acte sincère qui viendrait tant soit peu éclairer l’histoire du règne : triste constat qu l’on peu étendre à l’ensemble du 6e siècle mérovingien dont les rois, pas plus que leurs homologues lombards, ne nous ont laissé un seul acte qui ne soit une forgerie. » Ces faux datent, comme par hasard, du 11e ou 12e siècle.


    • personne ne cherche à envisager ce que pouvait être la France durant le premier millénaire, une instabilité politique totale, des mouvements immenses de populations, des religions disparates, plus d’état, plus d’administration, plus de monnaie, dans ces condition on retourne facilement à la tradition orale et à l’habitat de subsistance. le cas Clovis est typique : En fait, rien à foutre du vase de Soisson ou du sacre de Clovis, Clovis est issu de la tradition orale, comme tous les mythes. mais un mythe n’est pas une fadaise, il raconte quelque chose d’assez important pour qu’on prenne la peine de transmettre cette histoire aux générations futures. que cette transmission n’ait été mise sur le papier qu’un début du moyen âge quand les états se reforment et que les livres reprennent leur utilité, rien de plus normal. ce ne sont pas des faux mais des compilations de souvenirs mythiques. les gens de ces époques ne sont pas des rationalistes positivistes, une chronologie pour eux c’est aussi de la poésie on remplit les vides pour faire joli, pour harmoniser.
      il n’empêche que ce mythe de Clovis nous apprend que les francs se sont installés dans le nord de la France, qu’ils ont choisi le catholicisme au lieu de l’arianisme et qu’ils ont fondé un état protoféodal. Ce mythe raconte l’histoire de ce pays, ou au moins l’explique logiquement.. A d’autres de trouver de meilleures explications.
      je le répète depuis le début, le récentisme ne cherche pas à réduire le temps mais à occulter une histoire peu documentée car particulièrement tragique le récentisme veut occulter la formation de l’europe chrétienne qui a pris du temps. pour rappel le bouddhisme est né en Inde, il a eu un état bouddhiste (l’empire d’Ashoka ) et pourtant à sa mort le bouddhisme a fini par disparaître totalement du pays, il n’avait pas eu le temps de s’imposer culturellement alors qu’il était issu du jaïnisme et donc d’une branche de l’hindouïsme. il suffit de brûler un livre pour le faire disparaître, la mémoire et la transmission orale c’est autre chose. tout ça prend du temps, dans le Berry on a encore gardé des traditions païennes par exemple


  • Les cheminements de l’esprit sont impénétrables, cette recherche constante de vérité ? Cela m’emmène toujours sur les deux faces d’une pièce ou le yin et le yang, quand le raisonnement et cette recherche perpétuelle, qui n’a jamais de limite, se rapproche par la forme, de l’existence sur terre ou du passage sur terre d’extra terrestres, comment pendant 20 000 ans ,nous étions à la mécanique simple, à la chimie simple, de la poudre, un tube, un projectile, de pierre entassés, au mélange de sables, et hop ! En juste cent ans, nous sommes passés à la révolution quantique, le laser ,l’ordinateur, le coeur de l’atome, la vitesse exponentielle etcetcetc...la vérité absolue matérielle a-t-elle vraiment une raison elle-même ? Est-ce que ce cheminement d’un travail historique et non philosophique bien sûr ! Amène à la sagesse ?


  • L’histoire est faite pour être révisée. Mais il y a aussi une histoire des historiens à étudier. Une théorie sur le passé n’est pas vraie ou fausse, elle est accueillie ou rejetée par les esprits du temps qui y concentrent (ou pas) leurs recherches, leurs biais ou hypothèses (il n’y a pas assez d’une vie pour tout embrasser). Le fait que des esprits attirés irrémédiablement par l’occulte, le caché, le secret, s’emparent de plus en plus de ces sujets, et pourraient dans un prochain avenir obtenir quelque écoute, en dit certainement long sur notre ère initiée il y a 200 ans, et qui sent monter en elle une faim irrépressible (de vérité ? Je ne crois pas.. ou pas seulement.. mais on nous a dit de ne pas séparer le bon grain de l’ivraie).
    Pour ma part j’ai du mal à comprendre pourquoi une société qui voulait mettre en scène son propre progrès aurait eu besoin de s’inventer un passé plus poussiéreux que le moyen-âge qu’elle voulait supplanter. Elle a d’ailleurs toujours mis en avant ses découvertes quand elle l’a pu (expo universelle..). Et l’héritage égyptien étant surtout un stimulant ésotérique pour initiés, quel intérêt de fasciner le paysan inculte (80% de la population à l’époque) à qui on ne transmettra rien de toute façon, et qui s’en tape absolument. Tout ce fatras eut été bien inutile, et sans force pour l’argument, à savoir démontrer la supériorité des Lumières, et l’obscurité des âges passés.
    Ce n’est donc pas là que je chercherais, personnellement.


  • Mes respects a Mr Guyénot,pour ces travaux,sa capacité d’explication et son sens de la mesure. Cela est toujours très appréciable.
    J’aimerais connaître votre avis au sujet de Mr Jacques Grimault,personne un temps relayer pas ER. Il me semble que Grimault,plus qu’à son tour raillé,ne dit pas que des conneries. Notamment au sujet du recentisme. Lui pense a contrario au sujet de l’Égypte ancienne que le temps où les choses se sont déroulées et bien plus long que la chronologie officielle...
    N’arrivant pas à me faire un avis malgré de nombreuses heures d’écoute de conférences,les vôtres et celles de Grimault,votre avis me serais d’un grand aide,et sans vouloir vous mettre en defaut,car je pense malgré tout que ce type a des choses à nous faire connaitre... Bien à vous,bonne continuation et au plaisir de vous retrouver sur ce sujet ou un autre..merci

     

  • Encore un faux de 12000 ans d’age.
    https://www.bewaremag.com/chapelle-...
    L’industrie du faux, très répandue à travers le monde depuis toujours, à encore frappé. Pensez-vous que ces soit-disant peintures rupestres, subissant à travers les siècles des pluies torrentielles, sous un climat chaud humide, auraient pu êtres effacées avec le temps ? Apparemment non.

    Cela m’a toujours fait sourire tous ces dessins volontairement naïfs et basiques, fais pour coller chronologiquement avec le prétendu archaïsme artistique des tribus dites "primitives". Les dessinateurs de cette prétendue époque, forcément adultes, qui auraient dessiné ça, n’auraient jamais, de leur vivant, génération après générations dépassé le stade du dessin d’enfant de maternelle. Ils étaient soit-disant capables d’élaborer une peinture qui résiste aux siècles (voire aux millénaires), donc meilleure que de la peinture pour avions modernes, mais ils n’ont jamais acquis le moindre sens des proportions, amélioré leur style, même pour faire passer leurs "oeuvres" à la postérité.
    Les faussaires modernes qui ont peint ça, ont eu tout le temps nécessaire, bien planqués au milieu de la jungle pour réaliser ces peintures, en leur donnant quand même une apparence un peu vieillie pour faire ancien.

    Demandez-vous pourquoi ils ferment petit à petit les grottes Françaises pour y construire des répliques à coté pour les touristes. Ce n’est pas parce que les touristes "usent" ces fresques de par leur passage, mais parce que la peinture, qui n’a même pas 100 ans commence à s’effacer.
    Demandez-vous aussi pourquoi personne n’a jamais découvert de grottes avec peintures ou ossements avant la théorie de l’évolution et même avant le 20 ème siècle. Les premières peintures paléolithiques sont découvertes en 1879 à Altamira, lors de fouilles conduites par Marcelino Sanz de Sautuola et le premier squelette de dinosaure à été découvert en 1815 par William Buckland. Je rappelle que le premier à émettre l’idée de transformation des espèces n’est pas Darwin mais Benoît de Maillet suivi par le plus célèbre Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829).

    Toutes ces "découvertes" sur des prétendues découvertes d’ossements ou de peintures rupestres, se font toujours à l’abri des regards.


  • le Récentisme est fantaisiste, c’est comme la Terre plate une théorie absolument indéfendable pour quelqu’un un tant soit peu sérieux
    pourquoi Guyénot perd il son temps avec ça ?
    il y a bien mieux à faire..

     

    • Au contraire, je me suis un peu penché sur le sujet et j’ai été surpris de voir que des pans entiers de notre histoire sont quasiment vides, au niveau des vestiges archéologiques.
      Si vous tapez architecture france 7ème siècle ou 9ème siècle sur Google, il n’y a pratiquement rien, vous êtes redirigé illico vers la renaissance ou d’autres périodes.
      Sur l’article précédent de Laurent Guyénot (qu’il faut lire), un lecteur citait 3 églises du haut moyen âge à Rome, mais en y regardant de plus près elles avaient été complètement remaniées à la fin du moyen âge et il y a très peu d’éléments pour les rattacher à une période antérieure (seulement un puits ou des pans de murs par ex., qu’il est impossible de dater au carbone 14). Il n’y a donc pratiquement aucun vestige du haut moyen âge à Rome.
      Il en est de même pour ce qui concerne Charlemagne à Aix la Chapelle, en cherchant rapidement, il n’y a rien qui peut être rattaché avec certitude à l’an 800.
      C’est pareil pour Clovis (voir le commentaire de L.Guyénot dans ce fil).
      A mon avis, il y a vraiment un problème dans la chronologie officielle.



    • Si vous tapez architecture france 7ème siècle ou 9ème siècle sur Google



      normal les autochtones s’étaient remis à construire en périssable (bois et torchis). par contre pour la même période, tape Italis du nord et là tu auras de quoi faire, le croupion de l’ex empire romain était moins affecté par les troubles (les lombards christianisés assuraient la pérennité de la culture romaine)


    • ven dit :

      "Si vous tapez architecture france 7ème siècle ou 9ème siècle sur Google, il n’y a pratiquement rien, vous êtes redirigé illico vers la renaissance ou d’autres périodes."

      lol, et Google c’est chrétien d’après vous ? Vous êtes au courant qu’ils censurent des pans entiers de documentation ?
      Forcément les bibliothèques sont fermées, ne reste que Ben Google, misère de nous !


  • Comprenne qui pourra mais j’ai tendance à instinctivement plus que scientifiquement vouloir rattacher le récentisme au noachisme, le premier étant le moyen du second, celui de la nouvelle religion universelle mondiale laquelle doit, selon l’adage bien connu, "faire table rase du passé"... Y avez-vous songé aussi M. Guyénot ?


  • "Louis XIV (1643-1715), sous lequel la langue française acquiert un statut officiel"

    Je me demande bien comment il a mis ça en application sachant que le français était à peine parlé au niveau de la populace même si le français était la langue de choix parmi l’élite aussi bien qu’étrangère. Le français comme on le connait aujourd’hui s’est codifié et unifié que vers la fin du 18 siècle grâce à la radio et autres supports médiatiques.

     

  • Quand je constate à quelle vitesse la langue française a évoluée en cent ans, je me dis qu’en 300 ou 400 ans toutes les langues auraient évoluées grandement également. Rien qu’en 20 ans même...
    Toutes ces civilisations aux réalisations architecturales et technologiques similaires auraient été contemporaines, pas si bête à mon avis.


  • Roch Sauquerre... Un bon conteur certainement mais des conneries dites toutes les minutes ! Ces vidéos faisant plus de 2H00, c’est long... Bref, l’argent a gangrené le monde et Roch ne rêve que d’agrandir sa maison... "Toutes les supériorités dont se targuent les Occidentaux sont purement imaginaires, à l’exception de la seule supériorité materielle"...


  • Excellente analyse critique de Laurent Guyénot.
    J’ai regardé la vidéo sans lire l’analyse avant. Le début de la vidéo est intéressant sur le cas Pompéi, mais j’ai rapidement été géné ensuite, avec des angles d’analyse trop franco-centré et des enchaînements logique complètement absurdes.
    Si jai bien compris, leur chronologie donne l’Égypte antique après 1492 mais la civilisation islamique avant cette date ?
    Étrange de faire autant d’efforts pour produire une vidéo qui mène à se discréditer aussi facilement

     

  • je trouve regrettable de donner crédit à ces hypothèses. Pour ma part, je pense que la Révolution Nationale passera justement par un retour à la Raison.

    Je n’ai jamais opposé raison et passion, raison et émotion, raison et art. Les périodes de grande raison, furent également prolifiques en arts, sciences, faits-d’armes, et force nationale. Le 20ème siècle constitue un recul de la raison et des humanités, parfaitement incarné dans les sectes new-age, l’obscurantisme néolibéral, ou le "pandémisme" actuel.

    Je pense que l’homme raisonnable est passionné, profondément enraciné en lui-même. C’est l’acceptation de son destin (mortel et limité) qui lui donne ses vraies émotions d’homme adulte.

    N’ayons pas peur de la raison. Voilà mon avis...

     

    • @Guillaume
      On pourra réviser l’histoire dans tous les sens, et à raison, sans contradiction pas le moindre début du savoir...
      Ce dont je suis certain, tout au long de ce roman historique planétaire, c’est bien la raison qui a manqué aux hommes, à toutes les époques, la nôtre en est juste la synthèse. Malgré toutes ces merveilles dont on peut admirer les créateurs, elles ne font qu’augmenter paradoxalement le sentiment d’un gâchis.
      Merci Mr Guyénot, avec d’autres sur ce site vous êtes précieux.


  • Cher monsieur Guyénot,

    Quand Napoléon mit pied en Egypte et qu’il se trouva devant les pyramides, il dit : " Soldats, songez que du haut de ces pyramides, 40 siècles vous contemplent »."

    Napoléon était un un franc-maçon. N’avait-il vraiment pas eu vent que ces pyramides étaient bien plus récente ?.

     

  • Ce "documentaire" serait impressionnant ? J’aurais plutôt dit affligeant.

    Je ne nie pas qu’il puisse ici et là soulever des points intrigants et intéressants ; mais ça commence très mal, et continue très mal, en utilisant tous les leviers du conspirationnisme expliqué aux enfants par Rudy IIIème Reich. Je ne serais même pas étonné d’apprendre que c’est un "faux" créé juste pour démontrer à quel point il est facile de pondre des inanités à succès.

    Deux petits points que j’ajoute à votre analyse :

    Pompéi est certes indiquée sur des cartes, mais représentée sous la forme de quelques maisonnettes, comme les autres bleds du coin.
    Le chemin le plus court sur un plan n’est pas forcément le plus praticable dans le monde réel (relief, nature du sol,...)
    Les ananas sont un peu plus chauds, comme toujours, mais il semblerait qu’ils n’aient pas été cultivés (de façon extrêmement limitée, dans des serres), avant la fin du XVIIème siècle, même si on a des représentations certaines un siècle plus tôt. Même dans leur hypothèse ça fait un peu juste, non ?

    J’ai beaucoup apprécié l’évocation des Atlantes avec une scuplture monumentale Olmèque, mise au premier plan de la pyramide Maya de Chichen Itza, pour enchainer sur Mexico-Tenochtitlan, capitale des Aztèques, avec des statues Toltèques pour finir...
    Belle preuve de sérieux et de respect de l’auditoire. Les vestiges Aztèques ne suffisaient pas ?
    Tant qu’à sanibroyer le caractère chronologique de l’histoire, autant mélanger 4 civilisations méso-américaines distantes dans le temps et l’espace.
    Conseil pour une version 2.1, utiliser Teotihuacun plutôt que Chichen Itza, la Pyramide du Soleil est encore plus impressionnante, et beaucoup plus cohérente géographiquement.

    On a clairement là affaire à une entreprise malhonnête et tellement bancale que vous ne devriez même pas en parler. Combien de vues et d’abonnements leur avez-vous fait gagner ? Parler de choix malheureux, de manque de rigueur ou d’immaturité me paraît excessivement cordial.

     

    • 1/
      Tant que j’y suis je vais noter ce que m’inspire l’article sur Pompei et Herculanum, car on y décèle rapidement le même genre de raccourcis, imprécisions et paralogismes.
      Ne pas en conclure que je rejette absolument la thèse défendue mais que j’essaie de juger la démonstration qui est faite.



      Pompéi et Herculanum existaient en 1635 !



      Qu’un patelin localisé au même endroit ait gardé le même nom est-il si improbable ? Par rapport à la disparition dans l’Histoire de ces cités pour être ensuite faussement redécouvertes. La suite de l’article devrait aider à le déterminer, mais en soi c’est vraiment pas terrible comme argument.



      Comble de malchance, c’est donc par deux fois que les habitants des pentes du volcan avaient dû affronter les affres de la montagne meurtrière.« L’histoire se répète », nous serine-t-on invariablement.



      Il semblerait que ça arrive quand on est installé à côté d’un volcan. Comme les innondations, raz-de marée et séismes frappents souvent plusieurs fois le même lieu. Ca ne prouve rien, ni dans un sens ni dans l’autre.



      La carte d’Abraham Ortelius datée de 1570 mentionneanormalementle nom de « Pompeia »



      Vu l’échelle de la carte, y sont clairement figurés des bourgades, et pas uniquement des cités de l’ampleur de Pompéi... Rien n’indique donc qu’il s’agisse de la cité elle-même plutôt que d’un hameau/village/bourg/ville ultérieur.

      À ce stade on peut déjà questionner la sincérité/le sérieux des auteurs, ce qui à mon sens affaiblit quoi qui puisse être dit par la suite...



      Soudainement, l’incomparablesavoir-faire des Romains « antiques » en matière d’hydraulique serait fortement battu en brèche s’il datait en fait du 17èmesiècle.




      Effectivement, même si Pompéi et Herculanum n’étaient pas des cités antiques, ça n’efface pas tout ce qu’on croit savoir sur l’antiquité romaine d’un coup d’un seul...

      La comparaison avec l’aqueduc de Maintenon n’est pas maladroite, mais malhonnête, pour les raisons que vous indiquez et que les auteurs ne peuvent ignorer.

      Sur les objets anachroniques je note que dans la vidéo on voit un robinet (photoshoppé ?) sur une fontaine antique, ce qui peut passer pour une boutade, ou encore une fois un manipulation pour faire croire que ce robinet est sensé avoir 2000 ans.


    • 2/
      Concernant le verre, l’Histoire communément admise (HCA) nous parle d’une apparition de cette technologie 3000 ans avant la destruction de Pompéi. Fabriquer des fenêtres de verre transparent est évidemment une autre affaire que d’obtenir des objets dans ce matériau, mais tout ça pour dire que ces artefacts ne font pas réellement tâche dans l’HCA... Un brefissime coup d’oeil à l’article History of Glass sur Wikipédia montre d’autres exemples impressionnants d’objets en verre censément antiques. Evidemment dans l’hypothèse d’une falsification massive de l’Histoire, leur datation aussi pourrait être frauduleuse, mais on ne peut pas démontrer qu’un artefact est anachronique en qualifiant tous ceux qui pourraient indiquer le contraire d’eux aussi anachroniques !

      C’est raccord avec tout ce qui prédède, mais le lien entre "des vitres à Pompéi" et "Il a fallu créer un manufacture pour fabriquer les miroirs de la Galerie des Glaces" est proprement inexistant. On ne parle ni des mêmes objets, ni des mêmes quantités, ni de la même qualité.

      "Une machine à fabriquer des pâtes 12 siècles avant que Marco Polo ne les ait ramené de Chine !"
      Ca mérite de questionner l’usage de cet objet (qu’on ne nous montre pas) ; le fait que les pâtes n’aient existé en Europe qu’après Marco Polo ; ou l’âge réel de Pompéi. Okham a une opinion sur le sujet, mais acceptons touijours que la tierce option en soit également une.



      Preuve ultime




      Vous n’avez pas des frissons qui vous parcourent l’échine en lisant des affirmations de ce genre ?

      Sur la perspective : C’est vrai que c’est troublant. Cela dit tout l’art romain qui nous est parvenu ne montrant pas ces caractéristiques, ça devrait plutôt conduire à questionner l’authenticité de certaines fresques qu’à réécrite l’HCA dans son ensemble.

      Sur les 3 Grâces : Idem ci-dessus ; mais on peut aussi supputer qu’il existe ou a existé d’autres oeuvres présentant la même scène, inspirées par la fresque en question ou l’ayant elle-même inspirée, et qui elles auraient été à même d’inspirer Raphaël.
      Par ailleurs il est loin de n’y avoir que des similitudes entre les deux oeuvres, et rien ne permet d’indiquer une filiation directe (j’ai bien dit directe).


    • 3/
      L’article l’admet finalement lui-même : Il y a d’autres représentations de ce type, antérieures à Raphael. Enfin une en tout cas :



      comme un aveu supplémentaire, toutes les représentations répertoriées de ces trois grâces datent d’après 1500, excepté cet unique spécimen de statue gréco-romaine en marbre visible au musée du Louvre.
      Wikipédia : « Les Trois Grâces, copie romaine d’un original grec du 2èmesiècle avant notre ère. Restauration en 1609 par Nicolas Cordier »
      Avez-vous lu attentivement la curieuse légende attribuée par Wikipédia ? Quelle mouche a pu piquer ce rédacteur zélé pour nous indiquer une date de restauration dont honnêtement tout le monde se fiche ?




      Eh bien ma foi pour indiquer que cette restauration est postérieure à 1500 et donc potentiellement/sûrement influencée par les oeuvres de la Renaissance.
      Pas de quoi sauter à la conclusion qu’elle a été tout bonnement sculptée au XVIIème comme le fait l’article (même si ça reste possible).



      une preuve absolue, incontestable




      Une autre ? Pour affirmer que l’Antiquité est une invention, il faut plus qu’un ou deux ananas, je crois. D’autant que le premier qu’on nous montre est dans une qualité d’image épouvantable, et que le second ne vient pas de Pompéi ni d’Herculanum.
      Sacrément intriguant, peut-être la preuve de fraudes, ou de voyage transatlantiques, ou que l’HCA est un mensonge.



      Rien n’atteste non plus que les Romains se soient rendus en Asie du Sud-Est




      Rien n’indique non plus qu’ils aient eu besoin de le faire pour se procurer une plante d’Asie du Sud-Est.



      Pour cette raison, on peut légitimement estimer que l’origine américaine de la maladie ne peut être contestée, tout comme sa date d’introduction en Europe, la fin du 15ème siècle. Mais c’était sans compter sur une découverte récente qui allait providentiellement disculper le célèbre navigateur de toute responsabilité et qui permit au magazine français « Le Point » de titrer fièrement en 2010 : « Syphilis, Christophe Colomb n’y est pour rien ».




      Je ne vois pas bien ce qui justifie cette formualtion accusatrice. Qu’y a-t-il de providentiel à disculper Colomb d’une maladie dont il n’est de toute façon pas lui-même responsable et dans un monde ou seule une pincée d’individus sont récentistes ?

      Si l’on ne trouve effectivement des traces de syphilis, précolombienne, afro-eurasienne, qu’à Pompéi, il est clair que ça pose un problème. Au bout d’un moment en tout cas.


    • 4/
      Ca pose cependant un problème que la réécriture complète de l’Histoire n’est, toujours pas, le moyen le plus facile ou logique de régler.



      Comme un aveu supplémentaire, on donna en France à la syphilis le nom de « mal de Naples », la métropole située à quelques kilomètres de Pompéi..




      Et "Jusque-là, comme le note Fracastoro, la syphilis était appelée « mal français » (mal francese) en Italie, à Malte26, en Pologne et en Allemagne, et « mal italien » en France. Par ailleurs, les Néerlandais l’appelaient le « mal espagnol », les Russes le « mal polonais », et les Turcs le « mal chrétien » ou le « mal franc » ( frengi ). Au-delà des tensions politiques de l’époque, ces attributions peuvent également refléter des voies possibles de propagation, du moins telles qu’elles ont été perçues par les populations." Autant de preuves irréfutables pour autant de théories.



      Si l’ensevelissement d’Herculanumdatait bien de 1631, on avait tout de même laissé passer plus de 100 ans avant de se lancer dans l’explorationde sesvestiges. Pourquoi tant de temps ?Eh bien peut-être tout simplement parce que si on souhaitait faire passer des vestiges récents pour des ruines antiques, il ne fallait pas qu’ils soient trop récents. [...]




      Du coup on a interdit aux gens de revenir s’installer là pendant un siècle ? Il pourrait éventuellement y avoir eu quelque chose de cet ordre, mais faut quand-même oser l’écrire. C’est sans doute plus facile si l’on estime que le lecteur qui est arrivé jusque là sera déjà convaincu par un complot historique.

      Je me répète mais franchement les méthodes de cet équipe pourraient être utilisées comme exemple par Rudy, Tristan et leurs amis...



      Car l’éruption datait alors de... 107 ans.Vous allez penser que nous sommes obnubilés par les chiffres chez Chronologie 2.0, mais vous avouerez tout de même que ce nombre est curieux ! On pouvait avoir attendu 107 ans avant d’espérer rendre la supercherie crédible ! Ne devrait-on pas voir là l’origine de la célèbre expression : « On ne va pas attendre 107 ans » ?




      C’est du lourd.



      "" Si Pompéi est bidon, tout est bidon jusqu’aux Egyptiens""




      Ben oui, CQFD



      Roch Sauquere nous apprend que cet article paraitra dans le numéro 107... Certains y verront le simple hasard. Mais d’autres ne pourront s’empêcherde penser que la matrice n’y est sans doute pas totalement étrangère




      ...


    • /5
      Pour conclure, l’article sur Herculanum et Pompéi est, à mon sens, aussi malhonnête que la vidéo. Une caricature de complotisme.

      L’ananas m’intrigue ; la syphilis pose question, la perspective, le fait que Pompéi soit sur un promontoire, ce qui accroit la bizarrerie de cet histoire de canal, ou le fait qu’il n’y ait qu’une couche géologique et j’en oublie ou minore sans doute.
      Bref, il y a de quoi se poser des questions même en évacuant les 3 quarts des arguments. La forme est cependant particulièrement mauvaise, et nombre de points douteux, trompeurs ou simplement nuls, ce qui pose la question de la sincérité des auteurs.

      Peut-être surexploitent-ils une véritable énigme/controverse pour vendre leur vision globale ultrarécentiste ? Peut-être certains des arguments qui j’énumère ci-dessus devraient aussi sauter ?


    • l’ananas est en fait une pomme de pin (la pigne) représentée depuis les grecs comme un symbole de fertilité lié à Dyonisos/Bacchus et une amande très appréciée dans tout le pourtour méditerranéen,
      une des bases du Pistou en Provence.
      https://idata.over-blog.com/0/31/56...


    • @ Paramesh :
      C’est l’une des hypothèses tournées en ridicule, mais ils se gardent bien de donner ces détails qui la rendent beaucoup plus crédible. Donc merci.
      Il faut avouer que le premier ananas paraît trop touffu pour être une pomme de pin, mais c’est un signe supplémentaire du manque d’honnêteté des auteurs.

      Je crois qu’il faudrait vraiment arrêter d’être aussi complaisant avec ce qui manque de rigueur (et plus, dans le cas présent).

      Comme c’est bien gentil de se retourner contre le Trumpiste Québécois après avoir fait probablement doubler son audience.


  • Et l’occupation d’Al Andalus c’est aussi du flanc ? Dans ce cas comment expliquer que les Espagnols ont 20% de sang oriental ? En fait le récentisme est facilement démontable, même pour un novice..

     

    • Et ben on attend ta démonstration, que les Andalous aient du sang oriental ça change quoi à une fausse Chronologie ?? Faut pas tout mélanger.


    • Je traiterai peut-être de l’islam dans un article séparé (j’en parle dans mon livre mais il y a beaucoup plus à dire). Mais le sang oriental des Espagnols peut s’expliquer de plusieurs manières aucunement contradictoires avec la thèse d’un premier millénaire plus court. Bien avant d’être musulmane, l’Andalousie était phénicienne (carthaginoise). Je signale en passant la thèse selon laquelle les juifs sépharades sont des phéniciens convertis, thèse défendue par Martin Bernal dans « Jews and Phoenicians ».


    • Laurent guyenot

      Ce n’est pas seulement du sang oriental mais berbère(hamitique) qu’on les espagnols (haplogroupe E1B1) à hauteur de 15 % voire plus pour les andalous, Or les phéniciens sont sémites (haplogroupe Y-J ) et puis Martin Bernal( dorigine judéo-anglaise) n’est pas une référence, c’est un falsificateur afrocentriste qui a été réfuté par une autre juive " Marie Lefkowitz" Martin bernal a essayé de nous faire croire que les grecs et les egyptiens étaient noirs, thèse réfutée par la génétique, les momies ect....Surtout que les egyptiens faisaient l’énorme différence entre eux et les noirs nubiens sur les fresques.


    • Laurent Guyenot

      Bonjour et merci de m’avoir répondu ! je ne savais pas que vous étiez actif dans les commentaires
      En effet comme l’a précisé Jorg ci dessus c’est surtout du sang berbere qui a été retrouvé chez les andalous et puis énormément d’historiens musulmans comme chrétiens ont témoigné d’une longue présence islamique en Espagne,cela va être difficile à réfuter...

      @jorg

      Pour l’afrocentrisme si vous êtes anglophone je vous conseille cette chaîne tenue par un copte chrétien qui démonte leur mensonges
      https://youtu.be/AlqntbXfq6Q



    • Ce n’est pas seulement du sang oriental mais berbère(hamitique) qu’on les espagnols (haplogroupe E1B1) à hauteur de 15 % voire plus pour les andalous.




      Très bien. Et alors ?



      Martin Bernal( dorigine judéo-anglaise) n’est pas une référence.




      C’est vrai, je l’admets. Je mentionnais la thèse des Phéniciens Juifs en passant. Elle n’est pas propre à Bernal. C’est une thèse très logique, qui explique beaucoup de choses, ne croyez-vous pas ?
      De toute façon, tout ça n’a qu’un rapport très lointain avec mon article et mon livre.


    • Laurent Guyenot

      Bonsoir.Avez vous entendu parler de la cité romaine de Timgad en Algérie ? sans doute la cité en ruine la plus grande de l’empire romain, je l’ai visité étant enfant et déja à l’époque dans les années 60 elle paraissait bien vielle, je doute que ça soit du fake, on ne peut pas fabriquer "un fake" pareil, j’ai vu ça de mes propres yeux. ET à la période de la rennaissance l’algérie était une nation impitoyable de pirate en guerre perpétuelle contre les nations occidentales ,
      je ne vois donc pas comment les francs-maçons auraient pu venir et y inventer tous les vestiges romains et puniques se trouvant dans ce pays. Quand j’ai posé la question à Roch Sauquere il a botté en touche.


    • @ Henri 13
      Non, je n’avais pas entendu parler de la cité romaine de Timgad en Algérie. Et en effet, à consulter Wikipedia, c’est impressionnant. Merci de me le signaler, je vais creuser un peu. Je reçois volontiers tous les contre-arguments, et n’ai aucune certitude. J’essaie simplement de penser en dehors de la boîte pour voir si on arrive à résoudre des énigmes insolubles dans la boîte (la chronologie admise). Les vestiges de l’époque de Trajan sont innombrables. Mais concernant leur état de ruine, dans le paradigme alternatif que l’explore, sur la base des analyses de Heinsohn, il s’explique plus par un cataclysme que par le simple passage du temps. Et s’il ne s’agissait que du temps qui passe, qu’est-ce qui vous fait penser que son état est compatible avec 18 siècles d’existence, mais pas par 11 siècles ? A noter également que, selon l’histoire conventionnelle, cette ville a été reconquise et "reconstruite" par les Byzantins au 6e siècle ; si vous lisez mon livre, vous comprendrez qu’il y a de bonnes raisons, dans ce genre de scénario récurrent, de se demander si les deux fondations de la ville n’en font pas qu’une, dédoublée par le décalage artificiel de la chronologie romaine et de la chronologie byzantine, en réalité simultanées. Enfin, attention, vous semblez me confondre vous aussi avec Chronology 2.0 : il est évident que cette ville ne date pas de la Renaissance. Quant aux Franc-maçons, ils n’ont rien à faire là-dedans.


    • Quelques questions et observations, comme ça :
      — Dans la Bible on peut calculer grâce aux âges indiqués des ancêtres du Christ (par la Vierge bien sûr) le temps passé entre l’Incarnation du Christ et l’expulsion d’Adam du Paradis (l’Anno Mundi) : 5509 avant Jésus-Christ.
      — Ensuite, j’aimerai connaître les théories permettant de ne pas prendre en compte l’histoire ecclésiastique, notamment les successions épiscopales, par exemple celle de l’évêque de Rome, ou d’Alexandrie qui, je pense, sont documentées et connues de tous depuis leur fondation apostolique, comme tant d’autres sièges épiscopales.
      — Enfin, il me semble présomptueux de citer et de recommander abondamment Monsieur Gunnar Heinsohn qui se recommande lui-même des travaux d’un révisionniste israélite antichrétien, Immanuel Velikovsky, dont les travaux et les théories pseudo-historiques tendent tout simplement à nier l’histoire chrétienne, donc à nier son millénaire de prédilection, celui allant de la Résurrection du Christ à la première croisade, le premier de notre ère.


  • ses querelles de specialistes ne trouveront jamais de fin . on est pas foutus de savoir ce qu’il se passe reellement au sein de sa propre famille (quand elle n’a pas été atomisée par qui vous savez ) alors chercher des certitudes ,les dates exactes de ce qui s’est passé il y 1000 ans et plus ... Ces récentistes qui fouillent et refouillent ce lointain passé sont les copains des cancellistes c’est tout ce que cette affaire m’inspire


  • Je rajoute que ceux qui sont à la manoeuvre ne veulent qu’une chose qui n’a rien a voir avec la recherche historique .ils veulent simplement détruire notre mémoire ,notre passé iIls veulent couper les ponts spirituels qui nous relient àce passé fait comme tous les passés de mythe et de reel , le saccage et la destruction un peu partout en europe des edifices antiques ,moyenageux d’héritage greco romain et chrétiens s’accompagne de ce révisionisme historique qui encore une fois ,basé sur une propagande par le chiffre ( covid ) ne poursuit qu’un but ,semer le doute et la confusion sur nos origines ,nos ancetres ,notre histoire .


  • Et Les momies de l’époque pré-dynastique vielles de 6000 ans retrouvées dans le désert ? https://youtu.be/gxrepSb49dA

     

  • Super analyse critique de Laurent Guyénot. Sa rigueur et discipline rendent le récentisme vraiment intéressant !


  • Je me souviens de quelqu’un qui disait qu’on pouvait balayer ces histoires de récentisme (sans aller jusqu’à dire qu’il n’y a pas des erreurs dans la chronologie officielle) en s’appuyant sur les phénomènes naturels racontés, observés autrefois en même temps de partout (passage des comètes, et autres trucs dans l’espace : planètes dans un sens ou dans l’autre...). Je ne suis ni historien ni astronome. Y a des spécialistes ?

     

    • Oui, on entend souvent cet argument. Mais je n’en ai jamais vu de démonstration. J’ai tendance à penser que la chronologie par les phénomènes naturels, c’est comme la dendrochronologie et le carbone 14 : beaucoup de bluff et pas beaucoup de rigueur. Il faut aussi savoir que les chroniques qui nous renseignent sur le premier millénaire sont extrêmement rares et confuses ... et, pour comble, contiennent elles-mêmes peu de repères chronologiques. Il serait impossible d’en extraire une base de donnée suffisante pour vérifier la chronologie. Même pour la comète de Halley, qu’on évoque souvent comme repère fiable, les données permettant de connaître son passage sont absentes ou contradictoires. Bref, j’attends toujours la démonstration de la chronologie par les phénomènes naturels. Si vous la voyez passer, faites-moi signe.


    • Cette vidéo donne seulement quelques exemples, mais cela va même plus loin aussi et il faut rappeller que même (et surtout) en science , il n’y a pas que des consensus, et la science est assujettie à la politique.Concernant la géologieil y a notamment les travaux d’un sédimentologue très connu GUY BERTHAULT, qui explique que les stratifications géologiques ne sont pas l’effet d’un problème de temps (long) mais un problème de mécanique qui peut se faire en quelques heures voire quelques jours. Bref la géologie tectonique n’a rien à voir avec le long temps. Pour hyper résumer, pour qu’il y ait eu des stratifications, il faut qu’il y ait eu un apport d’eau rapide et considérable, d’où le déluge, mais celui-ci ne date pas d’il y a plusieurs milliers d’années, mais il est beaucoup plus proche dans le temps. Peut-être que la signification du mot "Renaissance" signifie en fait tout autre chose...

      La base même de la théorie de l’évolution (jusqu’au Big Bang) c’est l’allongement de la durée. Comme il était impossible de vue d’homme, puisque d’âge d’homme on n’avait jamais vu les espèces évoluer, il fallait donc donner du temps au temps pour pouvoir se permettre de voir les espèces l’une dans l’autre.

      "Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever la mémoire.On détruit leurs livres, leur histoire, leur culture. Puis quelqu’un d’autre leur écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire.
      Ensuite le peuple commence lentement à oublier ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite."


    • J’ai cherché un peu, je cherche encore un peu. Rien ne semble véritablement exister. L’idée semble rester théorique : "Oui, c’est facile de vérifier l’exactitude des choses grâce aux relevés des éclipses fait par Machin à l’époque de, etc.", mais personne n’aurait effectivement fait le boulot.
      La mise en parallèle des grands événements historiques et des événements significatifs d’ordre astronomique, ça semblerait pourtant une base solide pour étudier l’Histoire et sa chronologie... mais ce n’est peut-être pas aussi faisable que certains l’imaginent...


  • bonjour
    pour les photos du "temple de la reine Hatchepsout à Louxor" , clairement, la photo en noir et blanc représente la partie gauche de ce qui est sur la photo en couleur, et c’est dans le même état , les poteaux c’est les même. donc clairement il y a erreur, c’est pas le même point de vu du tout. sur la photo en noir et blanc le temple est dans le dos du photographe ou bien il est dans le temple. Donc ca prouve rien, voir au contraire , que ca n’a pas changé du tout.

     

  • Peut être que les recentistes veulent nous faire croire qu ’ au 17 ème siècle, il y a eu une grosse propagande nationaliste. Comme actuellement il y en a une pour le mondialisme ?


  • Un bon conseil : occupez vous de regarder devant vous, avancez, ayez des projets ! Vivez !

    Ne regardez plus en arrière, tout est faux, falsifié, incertain, mélangé, inventé : les dates, les personnages, les cartes, les archives...
    Ceux qui les interprètent aujourd’hui le font à partir de leurs déductions mais tant qu’on n’a pas été témoin d’un fait on ne colporte qu’une rumeur, un avis ! On extrapole !

    Extrapoler n’est pas dire la vérité !

    Ceux qui établissaient ces documents avaient l’argent, l’instruction et surtout le pouvoir : ils ont raconté ce qu’ils ont voulu !

    Vous n’y étiez pas et moi non plus par contre, demain, vous serez là alors ne perdez plus de temps à douter sur un passé incertain, occupez vous à faire un monde meilleur pour vos descendants.

    On s’est fait avoir, on le sait maintenant alors ... on avance !


  • Je recommande les livres de Laurent Guyenot.
    Il est doué d’une analyse pertinente, et d’une intelligence remarquable.


  • Merci monsieur Guyenot !
    Je suis tout vos travaux (de JFK au livre numérique sur le récentisme) et là encore je vous suis !!
    au départ le doc est séduisant et là aussi au 2ème passage, les cartes, les estampes et l’impasse sur le moyen-âge m’ont titilles et vous avez mis les mots et l’analyse précise sur ce qui me chagrinait.
    Depuis longtemps je me doutais d’une entourloupe, mon expérience :
    A Bavay dans le nord, une citée antique a été retrouvée sous terre et les habitants du moyen-àge ont bâtis leur maisons contre les remparts romains. Alors quid des mérovingiens etc ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bavay voir à urbanisme.

     

    • Merci. Un cas intéressant en effet, et certainement représentatif d’une situation générale. Les Mérovingiens semblent bien être une fiction des papes grégoriens voulant faire de la France "la fille aînée de l’Eglise". Je renvoie à nouveau à cet article intitulé « Clovis chez les faussaires », commence ainsi : "... l’ensemble du 6e siècle mérovingien dont les rois, pas plus que leurs homologues lombards, ne nous ont laissé un seul acte qui ne soit une forgerie. »


  • La vidéo de Chronology 2.0 fait un plagiat de ma démonstration sur les cartes de la Gallia que vous pouvez retrouver ici (http://cedricleclercq46.blogspot.co...) et ici (https://rutube.ru/video/154030eb53a...). Ce n’est pas la première fois que Chronology 2.0 pompe sur les autres.

     

    • En effet. J’aurais pu moi-même renvoyer vers votre site, d’ailleurs : un travail de documentation remarquable et déconcertant, qui mérite vraiment une visite, même si je ne partage qu’à moitié votre conclusion fomenkiste. Une chose étonnante que je viens d’y apprendre : le Portugal se nommait encore en 1710 Portugallia, soit la "Porte de la Gaule" (ou le "port de la Gaule" ?).


    • Sur votre site apparement plagié, vous parlez de l’Egypte, de Pompéï, de la Grèce et des Grecs "antiques", du mètre et des cathédrales... ? Les cartes sont les cartes elles appartiennent à ceux qui les ont faites.
      PORTUGALLIA serait plutôt à traduire par "Gaulle de Porto" et non Porte de la Gaule , car ce pays est né autour de PORTO, quand le sud était encore Musulman et le royaume de Porto, comme la GALICE au nord ( Galice = Gaule ) de racine celte.


    • Pour soutenir "juin", j’ajoute que vous plagiez vous-mêmes l’alphabet, inventé par d’autres !


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