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Venezuela : "On assassine la population pour changer ses dirigeants"

La presse occidentale ne parle évidemment pas de la guerre économique lancée par les États-Unis et l’Union européenne contre le Venezuela de Maduro. On n’oublie pas que c’est le sémillant Barack Obama, derrière sa coolitude, qui a lancé l’attaque contre le peuple tout entier.

 

 

Comme quoi un tueur peut se cacher derrière un sourire, et les médias aux ordres entretiennent la légende du Bien.

La crise au Venezuela vue par Le Monde en 2018 :

 

 

– La Rédaction d’E&R –

 


 

Le 12 février, une experte de l’ONU a dénoncé les sanctions unilatérales américaines et européennes, causes directes de la crise économique et sociale au Venezuela. Le rapporteur spécial a même demandé la suppression de ces mesures. Interrogé par Sputnik, le journaliste Maurice Lemoine dénonce le silence des médias sur ce sujet.

 

La vérité est parfois difficile à entendre… Les sanctions appliquées par les États-Unis et l’Union européenne ont « un effet dévastateur » au Venezuela. Ce n’est pas le président Nicolas Maduro qui accuse ainsi les Occidentaux. C’est le rapporteur spécial de l’ONU sur l’impact des sanctions sur les droits de l’homme, Mme Alena Douhan. L’universitaire biélorusse a déclaré ce 12 février que les mesures imposées à Caracas « affectent considérablement les droits du peuple vénézuélien et doivent être levées ».

À l’issue d’une visite de douze jours sur place, la conclusion à laquelle elle est parvenue jette un pavé dans la mare. Mises en place pour dénoncer les violations des droits de l’homme et renverser explicitement Maduro, ces dispositions coercitives n’ont réussi qu’à aggraver la situation du pays sur les plans humanitaire, économique et social. Résultat, le Venezuela est en crise. L’inflation a frisé les 3.000 % en 2020. Cinq millions de personnes ont pris la route de l’exil.

 

Des conséquences dramatiques pour tous les Vénézuéliens

C’est Barack Obama qui a signé en 2015 un premier décret classant le Venezuela comme une menace à la sécurité nationale, accusant le gouvernement Maduro de violations des droits de l’homme. Alors que Bruxelles adoptait également en 2017 des mesures de rétorsion, Donald Trump imposait un embargo en 2019 contre le pétrole vénézuélien, principale ressource du pays. C’est donc l’ensemble des secteurs économiques qui ont été touchés, à commencer par l’absence de « machines indispensables et de pièces de rechange », les pénuries régulières « en eau, en électricité, en gaz, mais également en aliments et en médicaments ».

Le départ des « travailleurs qualifiés » en quête de « meilleures opportunités économiques » notamment « le personnel médical, les ingénieurs, les juges et les policiers » a un « impact énorme » sur les droits de l’homme. Le document publié le 12 février a d’ores et déjà été critiqué par Juan Guaido. Un représentant du président autoproclamé du pays regrette que Mme Alena Douhan « se prête à la propagande et au récit qui exonère le régime de sa responsabilité dans l’urgence humanitaire et la violation des droits de l’homme ».

Le rapporteur spécial nuance ses observations. Mme Alena Douhan rappelle que le déclin de l’économie avait débuté « en 2014 avec la chute des prix du pétrole », selon Reuters. Elle ne nie pas que d’autres facteurs ont pesé sur la situation du pays : « la mauvaise gestion, la corruption ». « Les sanctions ont exacerbé les calamités » a pourtant estimé le haut fonctionnaire international, dénonçant des conséquences dramatiques pour la population vénézuélienne tout entière. Surtout pour « les femmes, les enfants, le personnel médical, les personnes handicapées ou atteintes de maladies mortelles ou chroniques ainsi que les peuples autochtones ». L’impact est tragique en ce qui concerne l’extrême pauvreté. Mme Alena Douhan ajoute que ces répercussions sont multipliées par « l’extraterritorialité » du droit américain qui permet de frapper indistinctement « les secteurs publics et privés, les citoyens vénézuéliens, les organisations non gouvernementales, les ressortissants de pays tiers et les entreprises ». Et pour ce qui est de l’humanitaire, les dérogations sont « longues, coûteuses et incertaines ».

« La situation au Venezuela est due aux conséquences catastrophiques des sanctions des États-Unis, de l’Union européenne et d’autres pays de la région. C’est sans ambiguïté. Évidemment avec des incidences sur la santé, sur l’achat des vaccins, du matériel médical », accuse Maurice Lemoine, spécialiste de l’Amérique latine et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique.
Le Venezuela est soutenu tant bien que mal par des pays alliés. La Russie a livré le 14 février une première cargaison de Spoutnik V. L’Iran dépêche des pétroliers, ce qui irrite la Maison-Blanche, qui tient à « mettre le Venezuela et l’économie vénézuélienne à genoux », estime Lemoine.

 

Le deux poids, deux mesures de la couverture médiatique

La déstabilisation économique et sociale du pays est censée provoquer un changement de régime. Il s’agirait ainsi du « prix à payer pour que Maduro s’en aille ». « Si on prive un État de ses ressources, il s’effondre », résume notre interlocuteur. Il recourt à une métaphore : « C’est couler le navire pour tuer le capitaine. » La reconnaissance par Washington de Juan Guaido comme président par intérim allait dans ce sens.

Le spécialiste de l’Amérique latine compare alors la situation vénézuélienne au blocus américain dirigé contre l’Iran : « On assassine la population pour changer ses dirigeants. » Mais Maduro reste populaire dans le pays. En témoignent les dernières législatives, en décembre 2020. Le scrutin a permis à la coalition le soutenant de reprendre le contrôle du Parlement. Le Grand pôle patriotique a obtenu 67,7 % des 5,2 millions de suffrages exprimés.

Mais l’impact du rapport des Nations unies est « nul, dans la mesure où ça n’intéresse pas les médias ». Le journaliste indépendant déplore « le silence absolu » de la totalité de la presse française :

« Lorsqu’un rapport du haut-commissaire des Nations unies Michelle Bachelet met en cause le Venezuela pour des violations des droits de l’homme, l’ensemble de la presse reprend l’information. Lorsque des rapporteurs spéciaux publient un document expliquant pourquoi une crise profonde frappe le Venezuela, c’est le silence. »

L’ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique évoque ainsi un premier « rapport dévastateur » publié en 2018 par Alfred de Zayas, expert nommé par le haut conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le texte mettait en cause les sanctions et concluait à une guerre économique menée contre le Venezuela. Il avait toutefois été « fortement critiqué » quand il n’était pas « passé sous silence ». Ce qui va « d’ailleurs arriver au rapporteur actuel, car Mme Alena Douhan est biélorusse, ce qui va aggraver son cas, évidemment », ironise Maurice Lemoine.

Des nouvelles du Venezuela, sur E&R :

 



Article ancien.
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21 Commentaires

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  • il est évident depuis plus d’un siècle que cette méthode est utilisée , que les blocus "économiques" sont le moyen le plus infâme d’assujettir les peuples en les affamant.
    d’ailleurs moretti s’insurge contre le "boycot" (mesure très inférieure) des produits "israéliens" - pourtant il y a une loi déjà mise en place en France soumise qui permet le boycot de tous les produits SAUF ceux en provenance de Palestine occupée , me semble-t-il.
    idem "contre" la haine , ils ont le droit de la susciter en toute impunité mais si vous réagissez vous êtes condamnés (le 1er projet de loi , voulu par macron , contenait une mesure obscène d’évidence sur les vrais commanditaires puisqu’elle prévoyait d’interdire toute critique d’israel , ceci étant assimilié à de l’antisémitisme , puni par la loi mosaique "française")
    Autre point : pourquoi Trump a-t-il accusé Maduro (ou Chavez ?) d’avoir bénéficié en son temps de la falsification des résultats électoraux grâce au systême dominion ?
    pour m’aider à comprendre le vrai jeu des usa au vénézuela.


  • Technique de l’impérialisme Américain , appliquer un blocus économique , embargos ,et sanctions économiques contre tout pays qui ne se soumet pas au Satan Américain. L’Europe comme beaucoup de pays dans le monde ont déjà baissés leurs frocs et ceux qui résistent dans le monde subissent cette répression économique voir militaire (coups d’états ou interventions) de la part de cette répression des USA qui jusqu’à maintenant domine le monde sous sa botte.

     

  • Il est facile de mettre à genoux, les peuples qui ne sont pas capables de se nourrir eux-même, autrement dit qui n’essaient pas d’adapter leur démographie à leurs besoins et leurs possibilités...On doit les plaindre ?

     

  • Et ailleurs, on assassine la poulation parce qu’on a promu des dirigeants ad hoc...


  • voila une bonne occasion pour la Russie d’exporter son savoir faire en résilience face à l’embargo. Malheureusement pour lui le Venezuela est un exemple de la rente maudite pétrolière. Ca va être dur pour sa population.

     

    • Quand on voit comment les Norvégiens ont géré leur rente pétrolière, on se dit que les autres n’ont que ce qu’ils méritent.


    • Vf,
      les norvégiens et tant mieux, ne sont pas dans ce que les yankees considèrent comme leur pré carré.
      Ils ont bien géré leur rente pétrolière, c’est très bien, mais les Scandinaves ont d’autres problèmes, l’importation de populations exotiques, très exotiques, en masse (merci les yankees, ils font des guerres mais ce sont les européens qui doivent délivrer des statuts de demandeurs d’asile) Une certaine perméabilité au lgbtisme et autres rejouissances...
      On ne détruit pas tous les pays avec les mêmes armes.


  • Voilà c’est l’Orgueil en action
    Var ceci n’est pas uniquement fait pour faire main basse
    Sur les ressources pétrolières ou pour maintenir
    La zone de : influence des états unis
    L’avantage c’est que le monde va voir le vrai
    Visage de ce que le pouvoir met en place
    Barack Obama par exemple
    Qui est encensé comme un demi dieu ici en France
    Et même parmi la communauté black ici et là bas
    En fait il ne faut pas le dire
    Sinon on est vous savez les qualificatifs
    Tous les +++phobes
    "L’histoire c’est le changement dans la continuité"
    Mais c’est qui "la raison dans l’histoire"
    Rappelez vous Hegel le philosophe

     

    • "Barack Obama par exemple
      Qui est encensé comme un demi dieu ici en France"
      VOUS ETES SERIEUX ? ?


    • Barack Obama
      Un Oncle Tom installé par le pouvoir profond pour mettre
      En place la politique qu’il a élaboré.
      "Gouverner c’est prévoir et
      La meilleure façon de prévoir l’avenir
      C’est de le construire"
      Il y a ceux qui élaborent les têtes et ceux qui réalisent les mains.
      Le dernier étage de la fusée ceux qui se font écraser les pieds .Le peuple qui adore ses persécuteurs
      Barack Obama s’est fait élire par qui ,les puissances d’argent
      Les êtres de lumières c’est un fait et les faits sont têtus.


  • Le même embargo meurtrier que pour l’Irak, la même volonté de détruire totalement le pays. Les USA auront vraiment été le pire fléau de notre temps, comparable à la peste noire !

     

  • Les « travaillistes » n’aiment pas les Zapatas, on dirait. En outre, l’Etat vénézuéliennes, en plus de remanier leur installations de pompages de pétrole et leur raffinerie en modernité adéquate pour pomper les milliards de barils/jour de gisements mirifiques, un des plus important au monde en la matière, pour ré fourguer ça aux chinois, aux indiens et aux pays même européen se carrant le fion avec cette arnaque orangiste des droits de l’homme pour l’export et rétablir leur devise, il serait aussi bon pour eux de clairement légaliser la cocaine sous contrôle étatisé pour attirer à eux la mirobolance multes du tourisme de fêtes et artistiques du monde entier ( aussi des springbreakers us qui au long cour leur refaçonnerait leur image de marque sur l’écoulé rapide generationnel) et attirer cette manne à l’import de devises fraîches et fortes pour un cambio de bonne valeurs.Et bras d’honneur à ceux qui voulait les enterrer, et avec le sourire.


  • Le point faible de toute cette stratégie, c’est l’imposteur Juan Guaido !
    Une condamnation à mort, suivi d’une exécution !
    Attendre, c’est mourir, alors il faut prendre l’initiative de quelque chose !
    Lorsque l’on tourne le dos à un danger, il est deux fois plus grand.
    Maduro est trop gentil pour les hyènes d’en face !


  • Ce blocus a été soutenu par Trump pendant sa présidence.