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Stéphane Blet – Mozart était-il franc-maçon ?

Pour Quenel+, Stéphane Blet fait le point sur la réalité des rapports entre Mozart et la franc-maçonnerie.

 

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(une simple inscription sur Quenel+ suffit !) :

 

À revoir : Alain Soral présente Franc-maçonnerie – L’effroyable vérité de Stéphane Blet

 

Percer définitivement le mystère avec Stéphane Blet et Kontre Kulture :

 

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40 Commentaires

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  • J’invite effectivement un maximum de sympathisants d’E&R à acheter ce livre et à le lire. Ecrit d’une façon très accessible, allant à l’essentiel concernant les méthodes, la mentalité et le parcours de l’apprenti FM, on sort de cette lecture avec pas mal d’éclairages concrets quant au "bienfondé" des loges et obédiences maçonniques.

    On saisit également la puissance de cette pieuvre - car au niveau de sa tête : 30ème au 33ème degré - la poignée d’initiés œuvrent avec ferveur dans la société civile. Ces gens occupent des postes leur permettant effectivement de mettre en œuvre leur idéologie assez délirante.

     

    • #2668239

      En effet, Sev, livre très intéressant.

      Un autre ex franc maçon qui, devant sa conversion au catholicisme, est également très attaqué.

      https://www.youtube.com/watch?v=kCZ...


    • #2668855

      Comme pour tout « concept », vous ne sortirez éclairé par la Franc-maçonnerie qu’en frappant à la porte du temple et qu’après être passé sous le bandeau et avoir emprunté son chemin initiatique : ce qui vaut aussi pour toutes les initiations.
      Lisez tant que vous voulez sur Sylvain Saudan, si vous n’apprenez pas, si vous ne vous entraînez pas, nul besoin de vous élancer pétri de votre savoir livresque, depuis le haut du névé, dans la pente raide et skis aux pieds, vous allez vous ramasser. Le savoir ne valant connaissance que lorsqu’il est passé au filtre de son propre moi pour atteindre le soi.
      Quand aux grades que vous évoquez, ils sont purement administratifs et n’existent que pour certaines obédiences qui se grattent le nombril, se croyant encore sous les ors de la IIIème République.
      Pour ce qui est de participer à la société civile vous n’avez pas besoin d’attendre de devenir presque liquide et tout fripé pour atteindre un éventuel 33ème, il vous suffit de participer à votre conseil municipal puis d’intégrer les arcanes de la politique, soit par la porte élective, soit par le monde associatif. Si tant est que vous ayez une conception du bien commun, un idéal, une idéologie : et de les mettre en exergue face aux concurrentes.
      Le Francs-maçon étant, comme tout un chacun, un trou du cul monté sur deux pattes surplombé d’un cerveau, alimenté de volonté, à défaut d’idée(s). Au sein desquels, comme dans tout groupe d’hommes et de femmes, se trouvent des adeptes de la médaille, du diplôme et de la gloriole. Même le président du club de boules du village se flatte de serrer la main du maire : alors du député, n’en parlons pas...


  • #2668117

    Mozart a été une courte durée franc maçon avant de la quitter.
    Il composera la flûte enchantée qui décrit précisément le culte de la franc maçonnerie, en déplaise aux initiateurs qui prône la discrétion.
    Ils le lui en voudront fortement.
    .

     

    • #2668288

      5 décembre 1784, les FM lui demande, de devenir, l’un des leur.
      14 décembre 1784, il intègrera la loge de la charité.
      Dès 1987, il réalise, ce qu’est la FM et fonde une société secrète, avec ses amis, pour essayer de protéger la société.
      La flûte enchantée, pour dénoncer.
      La suite on la connait.


    • #2668528

      @ Jullia,

      Et un an plus tard, en 1988, Marco van Basten devient le meilleur buteur en remportant la coupe de l’UEFA...
      Mais plus loin, au-delà de toutes les cuistreries qui peuvent s’entendre sur le sujet, tout gazier qui se trouve initié est Franc-maçon puisque ses frères le reconnaissent comme tel, quel que soit le grade puis le degré ou la hauteur d’où le Pierpoljack s’exprime ou crache dans la soupe.


    • #2668791

      @ jullia je rectifie 1787. Toutes mes excuses.


  • #2668130
    le 16/02/2021 par Lionel Desmeules
    Stéphane Blet – Mozart était-il franc-maçon ?

    L’analyse de Monsieur Stephan Blet est très intéressante. Elle éclaire bien des zones d’ombre, notamment autour du Requiem. On peut ajouter que le second mari de Constanza Mozart, Georg Nikolaus von Nissen également premier biographe de Wolfgang Mozart, a beaucoup caviardé les lettres du compositeur.

     

    • #2668279

      Georg Nikolauss était FM. C’est lui qui écrivit la biographie, en 1928, de W.A.Mozart. Ceci lui permis d’attribuer l’empoissonnement de Mozart, à son collègue et ami, Antonio Salieri.
      Otto Jahn, musicologue entre autre, écrivit une biographie de Mozart en 1891, où il confirma, que celui-ci avait été empoisonné.
      Le docteur Ian James, du Royal Free Hospital de Londres, confirma lui aussi, en 1991, que Mozart avait bien été empoisonné, soit à l’antimoine ou au mercure.
      pourquoi, la FM n’a pas rendu, hommage à Mozart, lors de ses obsèques ??
      Il ne leur était pas resté fidèle !!


    • #2668485

      A Jullia, Pourriez-vous corriger SVP les dates dans vos deux commentaires ? Merci.


    • #2668798

      @ jullia apporte un rectificatif sur une date, bien évidemment cela est une faute de frappe, dans la mesure où, ce dernier est décédé en 1826.
      Ceci dit ce n’est pas lui qui terminera la biographie et c’est pour cela qu’elle ne sera éditée qu’en 1828.


  • #2668192

    Il n’y a pas que des tarés chez les Francs-Macs : l’Anglais Edward Jenner, médecin de campagne et contemporain de Mozart a inventé la vaccination et vaincu la variole . Qui a fait mieux ?

     

    • #2668224
      le 16/02/2021 par Alain Hansenne
      Stéphane Blet – Mozart était-il franc-maçon ?

      Le mec qui a inventé la machine à dénoyauter les olives...


    • #2668251

      @pépé

      Il faut cesser de faire de la propagande, même inconsciente pour la vaccination, notamment contre la variole. Le Dr Schaller qui a étudié la question en détail, confirme comme d’autres, que la variole, la polio etc ont été éradiquées grâce à la mise en avant de l’hygiène. Pépé, il faut revoir vos connaissances, vous avez été victime de la propagande officielle.


    • #2668346

      @Darius

      "Propagande officielle"

      Pour une fois, je suis content d’avoir été victime de la propagande officielle. Faut-il d’abord savoir quel était le type de "vaccination" que Edward Jenner avait appliqué ; méthode dont il s’était inspiré des chinois. Cette même méthode qui fut, par la suite, appliquée dans la cour de Louis IV et plus tard par Napoléon pour ses troupes. Quel en était le principe ? Extraire le virus qui causa la variole pour ensuite - affaibli - le réinjecter dans le corps pour stimuler le système immunitaire.


    • #2668358

      @ pépé,
      Qaund on est croyant, on se remet à la providence de Dieu tout puissant et de son fils incarné Jésus.
      Vous allez mourrir un jour, pépé, désolé de vous l’apprendre :
      y ’aura t’il un vaccin contre la mort, cher pépé ?


    • @Darius : le même Schaller qui dit que le Covid-19 est un virus (créé par l’institut Pasteur à partir du SARS-CoV-2 blabla) ? Alors qu’on sait tous que c’est le nom qu’on a donné à la maladie, précisément celle causée par le virus qui occupe les médias depuis trop longtemps ? C’est un propagandiste, faire des erreurs aussi bêtes, les répéter en boucle sans que personne n’ose lui dire en face...


    • JC, je vous trouve bien généreux... " Sheller est un propagandiste" , vous savez très bien que c’est un escroc un abruti un manipulateur qui vends des coaching santé hors de prix totalement inutiles pour voler les pauvres gens paumés. Alors je comprends votre euphémisme " propagandiste" pour ne pas utiliser le mot qui conviendrait de complotiste illuminé mais qui est l’insulte ultime pour un " résistant éclairé " sic !, mais à un moment donné faut dire stop à la connerie, l’autre qui défend Sheller qui dit que la vaccination n’y est pour rien dans les maladies virales éradiquées..mais on est où là, chez les éclairés politiques de France ou chez les pieds nickelés !? Ça devient du grand n’importe quoi.


    • #2669405

      @G1

      Ouais...et vive Billy le sauveur de l’Humanité.
      Rallume TF1...


  • #2668272

    Dans la correspondance de Mozart, on y voit une foi intacte, profonde et militante.


  • #2668280

    Très intéressant.

    Il est vrai que les biographies sur Mozart (à partir des années 60 à ma connaissance) parlent d’un mariage heureux entre Mozart et la franc-maçonnerie. Bien évidemment, comme tout ça s’est passé à la fin du 18ème siècle, personne ne connait tous les éléments.

    Deux points importants que soulève Stéphane Blet, c’est l’endettement perpétuel de Mozart malgré son appartenance à la franc-maçonnerie et aussi l’enterrement de 3ème classe dont il a "bénéficié". Les biographies que je connais ne se posent pas la question du lieu où se trouvaient ses "frères" maçons ce jour-là !

    Ce qui est insupportable, c’est la récupération que font ces milieux des personnages célèbrent comme Mozart.

     

    • #2668539

      Parce que selon la chronologie historique, le virtuose Mozart est mort en pleine épidémie de choléra et que Léopold II, empereur, avait fait promulguer une loi de salubrité publique comme nous en avons connues en mars 2020, du fait de la Covid-19 (enterrements, mariages, EHPAD, etc.), limitant les déplacements. Quant à l’enterrement de troisième classe et bien qu’il fut ami de l’empereur Joseph II pour avoir été son « musicien de la chambre impériale et royale », il eu droit à celui correspondant à sa classe sociale (mais toujours selon les prescriptions de la loi, du fait de l’épidémie. Plus loin, le gonze n’était pas Viennois mais de la Principauté archiépiscopale de Salzbourg, sujet du Saint-Empire romain germanique, laquelle n’était pas l’Archiduché d’Autriche : du tout...


    • #2668753

      @ Sedetiam
      Merci pour la version officielle.

      Est-ce que :
      i) la loi de salubrité publique due à l’épidémie de choléra
      ii) la classe sociale
      empêchent de rendre les honneurs à un frère ???

      Le service funèbre a lieu dans la Chapelle du Crucifix au centre de Vienne, avec seulement les proches et quelques amis (Salieri, Süssmayr, Van Swieten, deux ou trois autres). La météo n’était pas mauvaise. Qu’est-ce qui pouvait empêcher ses frères maçons de lui rendre hommage.

      A cette époque, peut-être que la fraternité des loges à Vienne était plus une affaire de mondanité…


    • #2669327

      @ Fred,

      En dépit du savoir médical porté à notre attention, j’ai connu en 2020, nombre de personnes ayant laissé crever, si ce n’est être assassinés, les leurs, seuls dans les EPHAD : d’autres empreints d’une telle trouille qu’ils restaient terrés chez eux, au point qu’il n’aurait pas fallu être dans le besoin que vous n’auriez pas reconnu vos amis.
      Je n’ai donc pas de jugement moral à apporter à aucune fraternité, qu’elle qu’elle soit. La seule qui me semblait tenir encore était celle des voyous d’autrefois, devenue désuète : ne reste désormais que celle de la Légion et des troupes d’élites, à mon sens. Ce qui n’est pas faute que chacun ait pu tirer les leçons de l’Histoire...
      J’ai assisté à quelques enterrements de connaissances connues comme frangin ou frangine : il s’y trouve toujours quelques-uns de leurs représentants. Cependant et s’agissant du monde profane, peu savent que l’« honneur » (comme vous le dites) leur est rendu tel un hommage à leur mémoire, lors d’une tenue funèbre, avec tout le décorum nécessaire au rituel, auquel seule la famille nucléaire est conviée. Selon toute la discrétion qui est la leur.
      Aussi, ni vous, ni moi, ni l’Histoire ne peut jurer de quoi que ce soit concernant qui que ce soit, sauf fuite de l’atelier du défunt.


  • #2668383

    Initié franc maçon en 1784 à la loge "la Bienfaisance" à Vienne
    pas besoin d’une vidéo l’info est vérifiable facilement...

     

    • #2669411

      La vidéo parle de la musique de Mozart et de sa "Flûte enchantée". Mozart était un enfant prodige. Stéphane Blet également, même s’il est moins célèbre que Mozart. Il a sacrifié son enfance et sa jeunesse pour la musique, même si c’était son choix, grâce au soutien et au sacrifice de ses parents. Pendant que ses camarades jouaient, il faisait du piano (des milliers d’heures de travail). S’il n’était pas aussi humble et généreux, il ne nous consacrerait pas autant de temps. Nous ne lui arrivons pas à la cheville, pas même aux orteils, en musique. Les intellectuels brillants sont nombreux, mais pas les enfants obtenant des premiers prix de Conservatoire à 11-12 ans. Vous en trouverez très peu en France. Je connaissais une jeune fille de 15 ans titulaire d’un premier prix. Donc nous lui devons respect et gratitude et n’avons pas à juger des choix qu’il a pu faire ni des propos qu’il a pu tenir dans le passé (cf. Commentaires lus dans des articles).
      Il ne nous doit rien et sa vie était déjà beaucoup plus remplie que celle de la plupart d’entre nous.


  • #2668482

    Merci, Stéphane, pour cette vidéo très instructive. Le thème de l’initiation est effectivement très présent dans "La Flûte enchantée" (et à la fin, la victoire des deux amoureux Tamino et Pamina). Pourquoi le prêtre Sarastro a-t-il besoin d’un serviteur maure, Monostatos, ressemblant à un Diable et entouré de petits diables, qui essaie d’abuser de l’innocente Pamina ? Monostatos recevra à un moment 77 (symbolique ?) coups de bâton (ou de fouet) et mourra à la fin en même temps que la Reine de la Nuit qui souhaitait la mort de Sarastro. Le rôle de Papageno, vêtu comme un perroquet (Papagei en allemand), tout comme sa Papagena, fut interprété à l’origine par Schikaneder, également franc-maçon.
    La scène de l’enterrement de Mozart est choquante dans le film "Amadeus" de Milos Forman, mais certainement conforme à la vérité. Constance Weber, épouse bien-aimée de Mozart et cousine germaine du compositeur Karl Maria von Weber, dut subir un terrible traumatisme lorsqu’on jeta le corps de son époux dans la fosse commune avec d’autres cadavres. Elle avait déjà enterré quatre de ses six fils et les deux qui restaient n’avaient apparemment pas le génie de leur père. Elle était en fait cantatrice, tout comme sa soeur pour laquelle Mozart avait écrit le rôle de la Reine de la Nuit (et son fameux contre-fa). Dans le film de Forman, Constance était présentée comme une gamine sotte et futile qui avait pourtant le sens des affaires, ce qui semblait étonnant de sa part. On avait l’impression que Mozart avait épousé sur un coup de tête la fille de sa logeuse, présentée un peu comme une concierge de bas étage, alors que Constance était de bonne famille et cantatrice, tout comme sa soeur. Pendant clinquante-et-un ans, après le décès de Mozart, elle se battit comme une lionne pour immortaliser l’oeuvre géniale de son défunt mari. Elle épousa cependant en secondes noces, par intérêt, un diplomate danois et franc-maçon admirateur de Mozart dont elle ne partagea pas la couche car il préférait la compagnie des hommes. Cette redoutable femme d’affaires réhabilita admirablement la mémoire et l’oeuvre de son Wolfie et elle put également compter sur l’aide d’amis fidèles tels que Haydn.

     

    • #2668825

      Mon grand-père, par sa sagesse, avait coutume de dire aux « bonnes femmes » de la famille qui s’exclamaient devant l’écran, pour tout et rien : « Cinéma ! », avec l’empreinte italu-corsu dans la prononciation.
      Pour Amadeus, il ne s’agit pas de fosse commune mais de celle réservée aux bourgeois moyens et quant au peu de monde cela tenait à l’épidémie de choléra qui sévissait et pour laquelle Leopold II avait promulgué une loi de restriction de circulation : on a connu il n’y a pas si longtemps (voir plus haut).


  • #2668685

    J’ai regardé la vidéo sans prêter attention au nom du site, que je ne connaissais pas. J’attendais le prochain article vous concernant. Si vous manquez de temps (la préparation et l’enregistrement d’une émission "Musiques en liberté" doit exiger beaucoup de temps, tout comme la recherche des différentes interprétations, pas forcément facile depuis la Turquie), libre à vous de changer à chaque fois de formule. Nous avons déjà eu le privilège de découvrir des enregistrements télévisés de vos débuts de concertiste virtuose à dix-sept ans. Prodigieux ! Puisque des internautes souhaitent une initiation à la musique dite classique, vous pourriez très bien choisir une oeuvre précise et la présenter (différents thèmes et mouvements), que ce soit une de vos compositions ou celle d’un autre compositeur. Par exemple une symphonie de Beethoven (la 9ème devrait vous inspirer, ou la 6ème), un concerto pour piano ou pour violon, en expliquant la différence entre concerto et symphonie, un opéra existant en version filmée que les gens pourront facilement trouver sur le Net ou acheter en magasin ("Don Giovanni" ?) etc. Ce serait plus simple pour vous et tout aussi intéressant pour nous. J’ai vu que vous connaissiez bien Schumann. C’est également une piste intéressante. L’émission n’aurait pas besoin d’être longue (entre 15 et 30 minutes en tout, avec à la fin un petit extrait de l’oeuvre étudiée). Je me permets cette suggestion, mais je n’ai pas la prétention de bouleverser vos plans, cher Maître. Je suis mélomane (j’étais très accroc à la musique dite classique dans le passé, puis j’ai eu d’autres préoccupations, mais la musique me fait toujours autant vibrer). Je ne pratique malheureusement plus la musique (durant mon adolescence, on a tout fait pour m’en dissuader dans mon entourage proche qui comptait un très bon musicien professionnel, mais j’ai tout de même appris à jouer du piano à l’âge de douze ans sans l’aide d’un professeur, en l’espace d’un mois et avec une demi-heure de piano par jour). Je jouais mieux que des élèves qui passaient une heure sur deux-trois lignes de la "Méthode rose" que j’ai achevée en un mois. Puis comme personne ne me soutenait, j’ai laissé tomber le piano, j’ai décidé de devenir mélomane et j’ai choisi principalement des amis musiciens, élèves au Conservatoire. J’ai aussi eu des ancêtres musiciens.


  • #2668865

    Merci Stéphane. C’est vrai que Mozart reste une des icônes publicitaires de la FM dans le grand public


  • #2668881

    Avec mes respects, mais cette histoire que Mozart aurait été endetté jusqu’au trognon et enterré dans des conditions non digne d’un type de sa trampe n’est qu’un mythe qui ne semble que persister dans le monde francophone. En fait, il ne vivait même pas au-dessus de ses moyens même si il était dépensier. C’était un véritable flambeur qui pouvait se le permettre grâce au statut dont il jouissait. Ce type était une véritable star ; sans doute la plus grande star de son époque. Même à sa mort son carnet était full de demandes ce qui le permettait de continuer à dépenser sans compter et de voir les choses arriver. En ce qui concerne son enterrement. Là aussi y aucun mystère si ce n’est que le tout s’était déroulé comme il était d’usage à l’époque. Il y a bien eu une messe funéraire mais par après il n’était pas d’usage pour les membres de la famille de suivre le cercueil jusqu’au cimetière. Il est vrai que c’était un franc-maçon mais là non plus je ne vois pas où est le problème. Pour ceux qui comprennent l’allemand, voilà deux analyses qui ont mis fins à ces deux mythes tenaces :

    https://www.welt.de/geschichte/kopf...

    https://www.welt.de/geschichte/arti...

     

    • #2669399

      Le 17 novembre, il dirigeait "Eine kleine Freimaurer Kantate" (Cantate "franc-maçonne"), pour solistes, chœur d’hommes et orchestre, KV 623. Trois jours plus tard, il est tombé malade et est décédé le 7 décembre. Officiellement de la fièvre.
      Il était effectivement une star à Vienne et n’est pas mort dans la misère. On a écrit beaucoup d’inepties sur lui et sur Constance (qui aurait même prétendu que Schubert avait assisté aux obsèques de Mozart pour s’assurer qu’il était bien mort, alors qu’il n’était né que six années plus tard).
      Le film de Forman a marqué les esprits et causé beaucoup de tort à Mozart et à Salieri qui était un ami fidèle et l’a prouvé par la suite. Je l’ai trouvé très choquant.


    • #2669544

      @Méloman

      Peu importe le film. Je ne vois pas pourquoi le film devrait retransmettre la réalité exacte d’une époque. Le film était tout simplement génial. Et il est vrai que le personnage de Salieri n’a rien à voir avec qui il était en réalité mais qu’importe ! Salieri ne s’est jamais montré envieux envers Mozart. Même après la mort de ce dernier, il continuait à jouir d’un petit succès auprès de tous les grands cours en Europe ce qui lui permis de vivre confortablement. Et en ce qui concerne la franc-maçonnerie. Il est temps, pour certains, de re-contextualiser son époque au lieu de voir des intrigues partout. Sans les francs-macs, il ne serait jamais devenu la grande star qu’on lui prête. C’est les francs-macs qui ont été déterminant dans sa carrière.


    • #2670223

      A anonyme : Peut-être, mais lorsque son père faisait jouer son fils dans de grandes villes européennes quand Mozart était enfant, c’était sans les FM. Ou alors son père l’était-il aussi ? Mozart était catholique et n’aurait pas composé des oeuvres religieuses aussi géniales et profondes sans avoir la foi, même si c’étaient des commandes. Ces oeuvres sont d’inspiration divine. Sans les FM qui lui ont apparemment compliqué et empoisonné la vie, il serait peut-être mort moins jeune et nous aurait encore produit d’autres chefs-d’oeuvre. Beethoven a pris la relève, mais ses oeuvres sont plus froides et pas particulièrement d’inspiration divine. Son opéra "Fidelio" est très beau et fait l’éloge de la fidélité dans le couple, mais il est très difficile à chanter pour les interprètes. Je ne suis cependant spécialiste ni de Mozart ni de Beethoven. J’ai l’intention de lire prochainement un pavé hérité d’un ami par un membre de ma famille sur les musiciens germaniques du XIX ème siècle. Selon ce parent, plutôt cultivé, ce serait le livre le plus intéressant qu’il ait jamais lu. Il n’est pas écrit en français, mais je m’accrocherai.


    • #2670766

      @Méloman

      ""sur les musiciens germaniques du XIX ème siècle.""

      Puis je vous conseiller le livre de Albrecht Selge ""Beethovn"" (la faute d’orthographe est voulue).
      Ce roman est considéré dans l’espace allemand comme le plus grand roman jamais écrit sur Beethoven. Cela me fait plaisir de savoir que des Français maîtrisent la langue de Goethe. A propos, je crois que le père de Mozart était aussi franc-mac. Comme je disais arrêtez de voir la franc-maçonnerie comme le mal absolue. L’un n’empêche pas l’autre. On parle d’une autre époque. Une époque qu’on a peine à appréhender avec nos paradigmes mentaux actuels. Je crois même qu’il ait pu encore assister à ces derniers spectacles macabres de sorcières se faisant brûlées vivantes sous les acclamations de la foule. En tout cas ce fut le cas de Goethe qu’à travers une analyse très fouillée en restituant son époque par les vêtements que les gens portaient, la nourriture, l’hygiène, le cadre de vie, le contexte etc etc on chercha à comprendre ce qui ait bien pu influencer sa personnalité.


    • #2671108

      A anonyme, Merci pour votre conseil de lecture. Il y a encore beaucoup de Français qui comprennent l’allemand, mais la lecture d’un livre allemand est tout de même fastidieuse pour eux. Les textes de Goethe sont splendides et sa langue si belle et poétique. J’ai hérité d’une "Oeuvre complète" de Goethe et ai voulu l’offrir à une jeune qui a fait des études d’allemand. Elle n’en voulait pas (trop compliqué pour elle). C’est triste. Le niveau a baissé à la Fac d’allemand. Est-ce le cas dans toutes les facultés ? Sans doute. J’ai retrouvé hier dans ma bibliothèque "Une histoire de la musique" de Lucien Rebatet que j’avais achetée en même temps que "Tout l’opéra" de Kobbe, aux Éditions Laffont. Dans le chapitre sur Mozart et sa chronologie, il était clair qu’il avait des problèmes financiers au moins les quatre dernières années de sa vie ("impécuniosite grandissante du ménage", même s’il y avait toujours eu des hauts et des bas), alors qu’il continuait à composer sur commande à un rythme effréné et était affaibli. On y lit qu’à l’âge de 22 ans, il avait écrit à son père qu’il n’était pas fait pour l’enseignement et ne voulait pas enterrer le talent de compositeur que Dieu lui avait donné "dans sa bienveillance". On y apprend aussi que dans les années 1930, la musique de Mozart avait été remise au goût du jour, notamment ses opéras, et la création du Festival de Salzbourg avait été une bénédiction pour son oeuvre comprenant 200 chefs-d’oeuvre sur ses 600 et quelques numéros (KV).


  • #2669526

    La petite crotte de nez sur Lapierre est magnifique.


  • #2670080

    évidemment que Mozart était franc-maçon... tout comme Haydn et Beethoven... c’était à la mode à l’époque.

    Haydn était aussi catholique et conservateur. Mais Mozart et Beethoven étaient du côté du progrès...

    lire cela avec nos yeux d’aujourd’hui serait une erreur. Ces hommes professaient un libéralisme philosophique, et une aspiration à la démocratie et à l’humanisme.

    Essayons de ne pas oublier que ces hommes vivaient dans des régimes politiques très autoritaires. Haydn portait la livrée comme un valet (mais on était loin de Bach, qui une génération plus tôt subît des châtiments corporels). Mozart et Beethoven furent parmi les premiers artistes free-lance, n’appartenant ni à un noble ni à une église. Mais avec toutes les difficultés matérielles, morales, et parfois juridiques que cela représente.

    Et surtout, replongeons nous dans leurs œuvres... ce sont trois grands génies qui élèvent notre âme et notre cœur.

     

    • #2670234

      Avez-vous regardé la vidéo ? Les FM ont obligé Mozart à couper des passages de sa Flûte enchantée car il y dévoilait imprudemment des secrets. Mozart était un peu naïf, tout comme Stéphane lorsqu’il a accepté de les rejoindre par curiosité. Stéphane, qui semble s’identifier un peu à Wolfgang, et à raison, voulait juste dire dans son titre énoncé à la forme interrogative que Mozart n’était pas un FM convaincu et ne l’était pas resté longtemps (FM plus ou moins touriste), mais ils ne le lâchaient plus et lui commandaient même des oeuvres.
      Stéphane, si jamais vous me lisez, permettez-moi, malgré tout le respect que je vous dois, de vous rappeler de prendre soin de vous, de manger sainement (beaucoup de fruits et légumes, de préférence crus ou très peu cuits), de dormir suffisamment et de fumer un peu moins pour préserver votre santé. La Musique a encore besoin de vous et de vos oeuvres.


    • #2672498

      Stéphane, Vous avez été, à 16 ans, l’un des seuls élèves de Vladimir Horowitz avec Byron Janis, ce que je trouve époustouflant. Vladimir était le plus grand pianiste de son époque ! J’ai assisté dans le passé aux récitals de grands pianistes et violonistes. Je me rappelle surtout les noms des plus jeunes (il faut que je retrouve les programmes et donc les noms des pianistes, dont certains plus âgés et pas du tout français). Il y avait un pianiste d’Amérique Latine qui soufflait bruyamment pendant qu’il jouait en concerto (M. P., je crois). Sur les disques, ça ne devait pas être terrible.
      Je me souviens tout particulièrement de Martha Argerich accompagnant Rostropovitch. A la fin, nous les avons attendus à la sortie pour leur demander un autographe. Martha a refusé mais un des jeunes lycéens qui m’accompagnait a réussi à amadouer Rostropovitch, en l’appelant "Maître". Martha avait déjà entraîné notre violoncelliste distingué dans la voiture. J’ai aussi entendu Christian Zimmerman, un peu fade, les soeurs Labeque et le violoniste qui faisait des pirouettes avec son archet, époux de l’une d’elles, Brigitte Engerer et beaucoup d’autres.
      Le récital le plus incroyable était le récital de chant de Jessie Norman, bissée pendant au moins une demi-heure. C’était le bon vieux temps qui ne reviendra pas.
      Stéphane, nous connaissons très peu vos propres compositions et attendons un petit extrait d’une de vos oeuvres préférées. J’espère que les auditeurs, pour vous soutenir, achèteront et feront connaître vos disques aux gens de leur entourage. Je sais que vous êtes bénévole sur ce site, mais vous avez aussi des frais et l’argent ne tombe pas du ciel. On ne peut pas vivre que de musique et d’eau fraîche. Je fais aussi du bénévolat dans un tout autre domaine et ça ne me rapporte rien du tout. Les gens sont très ingrats, mais je leur pardonne. J’espère être récompensé un jour dans une autre vie, même si je compte vivre encore longtemps.


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