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Viendront de douces pluies...

La nouvelle de Ray Bradbury, en images :

 

 

La nouvelle, lue et mise en musique :

 

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27 Commentaires

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  • #2670874
    Le 19 février à 22:59 par R
    Viendront de douces pluies...

    D’où sort ce Ray Bradbury ?
    Je n’ai jamais vu de représentation d’un monde aussi morose, aussi glauque, aussi froid, aussi mort.
    La machine qui sert encore le parfait repas au parfait moment, parfaitement programmée, sans aucune conscience de quoi que ce soit, pour des humains qui ont disparu depuis des siècles.
    Programmée pour cette tâche, pas besoin d’aller plus loin, et elle effectuera cette tâche tant qu’elle sera alimentée.
    L’oiseau qui est programmaticalement détecté comme une menace, menace qui doit être programmaticalement éliminée.
    Cet oiseau qui n’est plus une menace pour personne depuis des siècles, puisqu’il n’y a plus aucun humain, seulement la machine est programmée pour ça, donc elle fait ça, en boucle, dans le vide.
    Le comportement de la machine est devenu absurde, insensé.
    Ce même oiseau tente de fuir ce monde apocalyptique en volant vers ce qu’il voit comme être le monde naturel, bienveillant, mais ce monde est juste une vidéo affichée sur un écran, écran qui continuera de l’afficher tant qu’il sera alimenté, l’oiseau se cognant contre l’écran au lieu de réellement sortir de ce monde de merde.
    Tout est mort dans cette vidéo.
    Depuis des siècles.
    Matrix, Bienvenue à Gattaca, Soleil vert, n’importe, sont toujours moins glauques.
    La musique jouée par le tourne-disque, pour semble-t’il une personne âgée, qui a disparu depuis des lustres, me rappelle l’introduction de Fallout 1, où une vidéo de propagande est diffusée sur une télévision, puis lorsque la caméra recule, on se rend compte que tout le monde autour de la télévision est anéanti depuis des années, qu’il ne reste presque plus rien.
    Mais la télévision continue de jouer sa vidéo, en boucle, dans un monde post-apocalyptique, juste parce qu’elle est encore alimentée.
    Espérons que l’Humanité n’en arrive pas là, que ce soit par bêtise ou par conviction !
    En tout cas je vais lire cette nouvelle !

     

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    • #2671012
      Le 20 février à 07:32 par avis
      Viendront de douces pluies...

      Il est pourtant très connu pour son livre "Farenheit 451" où dans une société futuriste dictatoriale on crame les livres et tout ce qui attrait à la culture pour empêcher l’émancipation des gens afin qu’ils restent esclaves et ignorants, bref soumis (ça vous rappelle un certain régime macronien ? complotiste !)
      Je vous recommande en plus ses deux adaptations au cinéma.
      "Bienvenue à Gattaca" s’en inspire largement.

       
    • #2671124
      Le 20 février à 10:53 par Theodoron
      Viendront de douces pluies...

      Très bonne analyse. L’oiseau blanc qui ressemble à une grande colombe n’arrive pas à s’échapper de cet univers cauchemardesque se déroulant en 2027. Pas très rassurant. Le robot, en essayant de l’anéantir, perfore la tête du Christ sur le Crucifix qu’il fait tomber à terre... J’ai souvent répété aux gens de mon entourage que le jour où il n’y aurait plus d’oiseaux, nous disparaîtrions également. Dans ces vidéos, les animaux et la nature survivent aux hommes et ne s’en portent pas plus mal. Même la douce neige. Et les robots proposent des oeufs et des poulets comme nourriture aux humains morts depuis longtemps. Les musiques y sont très bien choisies et très belles. Qu’est-ce qui date de 1984 dans la vidéo russe ?

       
    • #2671233
      Le 20 février à 13:46 par Martin Gale
      Viendront de douces pluies...

      Bienvenue a Gattaca c’est plutôt « le meilleur des mondes » mais Bradbury contrairement à Huxley, n’a pas baigné dans la bourgeoisie ni n’a été imprégné d’influences eugénistes, a ce détail près, qu’il a été précisément influencé par Huxley entre autres...

       
    • #2671676
      Le 21 février à 08:32 par Theodoron
      Viendront de douces pluies...

      C’est finalement le paradis pour les animaux qui ont eu la chance de survivre à ce cauchemar. Et pour la nature, non détruite par l’homme. On parle des pruniers dans le texte de la fin. Donc il reste des arbres fruitiers. L’oiseau blanc qui n’arrive pas à s’enfuir inspire vraiment la pitié, mais il est très intelligent et a réussi à échapper au robot destructeur qui lui a demandé son mot de passe. Comment est-il entré ? Trouvera-t-il la sortie ? Il est blanc et pur comme la neige. Ne pas oublier que les animaux sont des êtres sensibles et intelligents qui ont le droit de vivre, tout comme les humains, et ont été créés par Dieu.

       
  • #2670885
    Le 19 février à 23:13 par capcaramat
    Viendront de douces pluies...

    Incroyable ce voyage stellaire...A l’aveugle pendant des millions de km sans un seul pépin !
    Sont balèzes ces humains.
    Moins doués pour retrouver un avion disparu sur terre à quelques milliers de km.
    Mais je chipote.

     

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  • #2670936
    Le 20 février à 00:41 par André Pierre
    Viendront de douces pluies...

    La science-fiction est un genre littéraire et artistique génial et visionnaire qui peut générer autant la peur de l’avenir et de la condition humaine, que l’espoir en un futur utopique ou au moins, non-dystopique.
    Mais ce genre a été, comme tous les autres, corrompu par le mainstream, le prêt-à-penser que les élites destinent au peuple.
    Ce qui pouvait être une mine de trouvailles imaginatives et inspirantes est aujourd’hui un fourre-tout consensuel pour geeks, dont la profondeur n’a plus rien à voir avec les écrits des Guieu, Asimov ou Andrevon.
    Il suffit de comparer les vieux starwars (oui, les chipoteurs diront que c’est plus du space-opera que de la SF, mais on s’en fout) aux nouveaux.
    Qu’éprouvait-on devant ceux des années 70 ? Un souffle épique et aventureux devant une remise-à-jour des aventures de Flash Gordon, décomplexées et optimistes, le tout saupoudré de westerns et de Chanbara japonais.
    On disait que ça servait à vendre des jouets. Mais si ça n’avait été qu’une publicité géante, pourquoi ressentait-on cette impression d’avoir affaire à des personnages sympathiques et humains, dans un univers rendant son aspect fantastique plus percutant en l’ancrant dans un réalisme plus cru ?

    Et qu’est-ce que l’on a aujourd’hui ? Une vraie publicité, créée par un yes-man et passée au crible du CA de Disney, mais ne servant plus à vendre des jouets mais des quotas ethniques, du féminisme castrateur du racisme anti-blanc à chaque seconde de métrage.
    Et voilà comment on rend la rêverie de l’enfance détestable, comment on rend ce qui était positif hier, irregardable aujourd’hui, comment on encourage les gens à détester ce qu’ils ont aimé ... avant de les encourager à se détester eux-mêmes.

     

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    • #2671024
      Le 20 février à 08:04 par fin de race
      Viendront de douces pluies...

      C’est vrai que le genre science-fiction pourrait servir à imaginer une science au service de l’Homme, et non une science devenue folle.
      Les bienfaits de la science en tant que progrès utiles, étaient encore pensés, suggérés, par tout un tas d’artistes et d’ingénieurs fin 19ème - un peu à la Léonard de Vinci avec des machines volantes, jusqu’à Méliès* et l’apparition du cinéma -, la science alors à l’approche du nouveau siècle, prometteuse de choses fantastiques et bienfaitrices.
      C’est peut-être avec le film Metropolis (1927) que la science prend un visage machiavélique, infernal, mais sans doute conséquemment à toute une littérature antérieure et à une production artistique nihiliste et désinvolte (dadaïsme) et un esprit déçu du machinisme suite à la boucherie de 14-18, et une orientation de la science dans son ensemble vers le "toujours plus" (futurisme) et l’"homme nouveau".
      On sait aujourd’hui que sans la science, le "nouvel ordre mondial" serait impossible... Mais une science détournée à son profit, car combien d’inventions sont passées sous silence, ignorées, n’obtiennent pas de brevet ou de financement malgré le génie de leurs inventeurs pour des choses qui faciliteraient la vie de tous durablement ?

      * Je vous conseille l’excellent film "Hugo Cabret" de Scorsese qui lui rend hommage.
      (https://www.youtube.com/watch?v=bHW...)

       
    • #2671593
      Le 20 février à 23:47 par André Pierre
      Viendront de douces pluies...

      @ fin de race



      On sait aujourd’hui que sans la science, le "nouvel ordre mondial" serait impossible... Mais une science détournée à son profit, car combien d’inventions sont passées sous silence, ignorées, n’obtiennent pas de brevet ou de financement malgré le génie de leurs inventeurs pour des choses qui faciliteraient la vie de tous durablement ?



      Tout à fait d’accord ! En s’auto-proclamant portées par la sagesse, la science et le progrès ; les élites dévoient la sagesse, la science et le progrès dont elles sont les parasites et qui existait bien avant elles.
      C’est regrettable. Les oligarques noircissent tout ce qu’ils touchent et l’on pense, parfois à raison, qu’en jetant le bébé avec l’eau du bain on se débarrassera du problème.
      Aujourd’hui, le Système glorifie le progrès technique et la médecine moderne et les utilisent pour fliquer le peuple. Or, le progrès technique et la médecine moderne ont leur aspect bénéfique (qu’une femme puisse accoucher sans douleur, que l’on puisse restreindre la mortalité infantile et que l’on puisse se déplacer aux 4 coins de l’hexagone (!) pour aller voir sa famille, on peut critiquer cela, mais c’est plutôt positif).

      Les élites arguent que si l’on se débarrasse d’elles, on se débarrassera aussi de tous ces conforts permis par la science. Or, lorsqu’elles nous auront trop appauvri pour que l’on puisse profiter de ces conforts, il est impensable qu’elles puissent se maintenir en l’état. C’est le confort qui empêche les gens de se révolter, or, les élites veulent le leur ôter parce qu’elles préfèrent les peuples corvéables "à l’ancienne" (dans leur esprit), oubliant de ce fait les pactes tacites empêchant le peuple de se révolter contre les élites, élites qui sapent ces pactes sciemment ou pas.

      On doit vivre sans confort pour retrouver l’énergie de vivre, mais c’est pour que leurs descendants aient accès à ce confort que nos ancêtres se sont battus.
      On pourra dire que cela illustre l’expression : Les périodes dures, engendrent des hommes forts qui engendrent des périodes douces, qui elles-mêmes engendrent des hommes faibles qui, eux, donnent des périodes dures.
      Or, la période que nous vivons pose cette question, se battra-t-on encore pour donner un bel avenir à nos descendants si l’on sait qu’ils seront pourris à leur tour par ce qui nous avait été donné ? Ne pas pouvoir répondre à cette question ne donne comme bonne réponse que le nihilisme, le "No Future", la passivité face à l’oppression.

       
  • #2670942
    Le 20 février à 00:54 par Bayinnaung
    Viendront de douces pluies...

    Comme quoi, dès les années 50, ils avaient bien anticipé le confinement.

    Des gens enfermés à l’intérieur pour "survivre", desservis par la machine et l’informatique, se plongeant dans un passé virtuel pour oublier ce présent cauchemardesque, dominé par des élites dévastant ce qu’il reste du monde extérieur. Gens qui finissent par mourir, ne laissant plus derrière eux que le fantôme de leurs habitudes qu’ils avaient inscrites dans la mémoire de leurs ordinateurs et qui s’évaporera lorsque les ordinateurs s’éteindront à leur tour.

    https://www.youtube.com/watch?v=wsH...

    Mes hommages à l’humanité
    Se multiplient sur la pelouse
    Ils étaient au nombre de douze,
    Leur vie était très limitée.

     

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  • #2671004
    Le 20 février à 07:06 par Decee
    Viendront de douces pluies...

    Ne pas oublier de Ray Bradbury le très poétique "Homme illustré", prophétique aussi.

     

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  • #2671032
    Le 20 février à 08:22 par texas
    Viendront de douces pluies...

    Ce qui se passe au Texas actuellement ressemble à une fiction de Bradbury. Ni électricité ni eau par moins 10 degrés C, rayons vides au supermarché.
    Le temps est bizarre dans cet état du sud, jamais vu en 30 ans. Tombant à point nommé. Eoliennes arrêtées, inutiles. Infrastructures de l’eau, du gaz, de l’électricité bloquées, soi-disant par le gel.
    https://mailchi.mp/geoengineeringwa...
    Soupçon de manipulation des températures par "noyautage chimique". La "neige", habituellement légère et en cristaux, tombe sous forme de petites boules de glace. De beaux et grands arbres meurent et tombent soudain, de façon inexplicable, feuillus, sans parasites, les racines brûlées. Pas de chants d’oiseau, pas d’abeilles. On parle de "chemtrails" tendant à rendre l’espace naturel mourant, invivable.
    https://www.youtube.com/watch?v=Bio...
    Dans le cas du Texas, le but serait politique : punir les partisans du "populisme". Imposer le gouvernement Fema, distribuant les nécessités aux serfs et esclaves en toute exclusivité.
    Les compagnies privées d’électricité en profitent pour envoyer des factures de 10 000 dollars aux Texans encore fournis en électricité (la moitié, surtout dans les quartiers aisés).
    La réaction des courageux : on se débrouille avec la dureté des temps ; on s’arme, on se calfeutre, on fait de l’exercice, on informe les voisins et le monde avec ses moyens. On cherche la vérité et les solutions.

     

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    • #2671269
      Le 20 février à 14:39 par Louis #
      Viendront de douces pluies...

      La réaction des courageux : on se débrouille avec la dureté des temps ; on s’arme, on se calfeutre, on fait de l’exercice,



      Merci pour eux* !

      * : les dix millions de pauvres et précaires de France.

       
    • #2671380
      Le 20 février à 17:50 par john queneldy
      Viendront de douces pluies...

      Ce que vous dites n’est pas sans fondements, la guerre climatique est aussi utilisée par l’armée américaine, il est tout à fait possible que le Deep State l’utilise contre le Texas qui est l’état Trumpien par excellence.

      Le plan du Diable consiste a attaquer ses ennemis sur la pointe des pieds, sans que ses derniers ne le réalisent.

      Lire : "Armes silencieuses pour guerres tranquilles", un manuel qui aurait fuité d’une réunion Bilderberg dans les années 80, très explicite !

       
  • #2671038
    Le 20 février à 08:35 par Neh
    Viendront de douces pluies...

    Difficile de trouver la dimension poétique ou philosophique de cette animation. C’est un peu niais.

     

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  • #2671375
    Le 20 février à 17:37 par john queneldy
    Viendront de douces pluies...

    J’aime beaucoup Bradbury, j’avais dévoré ses Chroniques Martiennes et "Je Chante le Corps électrique" (à écouter avec l’excellent album de Weather Report du même titre).

    Ce que décris cette histoire n’arrivera pas dans le monde que les transhumanistes nous préparent car les machines sauront si l’humanité est encore vivante ou pas.

    Mais résisteront-elles aussi à l’entropie ? (les forces naturelles de transformation et de destruction).

    Ce qui est sûr c’est que Bradbury a été un grand visionnaire des temps futurs, tout comme Philip K Dick, Huxley et Orwell...

     

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  • #2671510
    Le 20 février à 21:09 par Buleh GILA
    Viendront de douces pluies...

    J’ai pas bien compris. Ça se passe où ? À Dresde ?

     

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  • #2673547
    Le 23 février à 20:59 par Enki
    Viendront de douces pluies...

    Dès le début du film « Avatar » sorti en 2009 dont la génèse remonte à 1994, 1996 et 2005 (voir fiche wikipedia), nous pouvons observer que sur Terre en 2154 règne un monde de décadence absolue et permanent. Tous les habitants en mode urbain portent des masques identiques à ce que nous observons aujourd’hui dans les rues.

    Rien n’est laissé au hasard, ni aux caprices des réalisateurs dans un film hollywoodien !

    Je signale cette info dans cet article puisque nous sommes ici dans de la science-fiction.

    De même que le terme « poésie » est forgé sur le grec poïein, « fabriquer », celui de « fiction » vient du latin fingere, « façonner » (et par extension « feindre », « inventer »).

    La fabrique du consentement – du sentiment aussi, de la sensibilité – passe par la narration, l’engrammation d’images dans la psyché – l’âme – bien avant qu’elle ne soit capable de réagir de dire NON ! Puisque je l’ai vu quelque part c’est engrammé dans mon subconscient ces gens portant masques, je suis mieux enclin à les accepter ces masques aujourd’hui comme une évidence car ces images de gens masqués vu au cinéma subrepticement ou de manière redondante, sont ma réalité intérieure devenue puis extérieurement devenue évidente en 2020-2021 et suivantes années ...

    Suis-je encore un humain ? ou un terminal électro-magnétique, une pile quoi ?

    Le cinéma hollywoodien comme fabrique des comportements du futur déjà si présent ? Enfin leurre futur ... viennent déjà de douces pluies acides et de larmes amères ....

     

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