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Xavier Moreau – Sortie de crise au Kazakhstan, Russie-USA, Guerre en Ukraine

Au sommaire de ce soixante-et-unième « Bulletin d’information politico-stratégique » :

- Crise kazakhe
• Une guerre de clans
• Bonne opération pour les Russes
• 20 000 terroristes ?
• Retour en force de l’Arménie
• La grande purge
• Tokaïev, un Poutine kazakh ?
- Relation Moscou-Washington
• Pas de sanctions antirusses
• Coopération CIA-FSB contre les hackers
- Réalité de l’armée ukrainienne
- C dans l’air vs réalité russe
- Stéphane Courtois vs Pougatchev
- Omicron vs Russie

 

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10 Commentaires

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  • #2888294

    Si la Russie pouvait mettre un coup de pied au faible et senile Biden, renvoyer l’Otan à leurs pleurnicheries, je ne suis pas contre.
    J’en ai marre de voir la France dans cette structure mondialiste et belliciste, envoyer des troupes aux frontières de la Russie.
    Qu’aurez fait les USA, si la Russie avait mis des missiles au mexique, ou au Canada ?
    Cf Cuba.

     

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  • #2888580

    Il est à noter que Porochenko (pro-Russe) est rentré en Ukraine hier alors qu’il risque des poursuites judiciaires. C’est un coup de maître de Poutine qui sait que la population Ukrainienne est, globalement, favorable à une relation fraternelle et apaisée avec la Russie dans sa sphère naturelle et que l’Otan n’a pas plus à lui apporter que les moyens et même l’envie de l’aider. Les Américains sont dans la provocation et Poutine est obligé de montrer les muscles sans s’alénier la rue Ukrainienne. A mon avis, la Russie va rentrer en Ukraine comme elle l’avait fait lors du précédent avec la Géorgie sans mobiliser toutes ses forces pour donner une leçon et montrer que personne ne lui dicte quoi que ce soit quand il s’agit du respect de l’intégrité du territoire Russe. Les sanctions ne font évidemment pas peur à la Russie et, trop de sanctions peuvent encourager l’axe Chine - Russie à passer vers un système Swift propre, hantise absolue des Atlantistes.

     

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    • #2889054

      La coupure de Swift pour la Russie signifie la fin des hydrocarbures russes pour l’occident. Le gaz et le pétrole sont payés par Swift, et à moins de trimbaler des valises de billets à travers la Pologne, plus de payement, plus de livraisons. L’économie de l’UE sera par terre en 6 mois et l’UE, dans un effroyable « chacun pour soi » tragique, éclatera dans l’année. L’UE mourante est coincée. Il suffit d’attendre que les USA combattent la Russie « jusqu’au dernier européen » ! Nous en profiterons pour achever la dictature et sa serpillère bleue et pour exécuter ses collabos.

       
  • #2888648

    Xavier Moreau toujours aussi carré sur la Russie et sa géopolitique. Un régal d’information et d’analyse. Effectivement, un monde de compétences le sépare des intervenants autorisés à pérorer sur les médias subventionnés avec notre argent...
    Et rappelons qu’il est diplômé de Saint-Cyr (où il n’y a pas que des petits bourgeois carriéristes ayant pour seule ambition de devenir général bedonnant de l’abdomen ou du cerveau au service de la ripouxblique) et ancien officier de parachutistes au 1er RCP (où il n’y a ni gras du bide, ni tireurs au flanc).
    Par Saint-Michel...

     

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  • #2888725

    Derrière les flonflons militaires, c’est bien la perte d’influence de la Russie dans les territoires de l’Eurasie, qui se confirme, malgré l’apparente maîtrise des événements géopolitiques qui secouent de plus en plus fréquemment cette région du monde. Les déplacements de troupes sont une chose, la stabilité durable de régions entières livrées à l’appétit voraces de clans oligarchiques en est une autre. L’unité brusquement retrouvée des nations composant l’OTSCE n’est qu’un leurre destiné à masquer les profondes divergences entre des intérêts nationaux que seule la force brutale de l’oligarchie altermondialiste est en mesure de dissimuler. La participation des forces arméniennes révèle cette mascarade militaire, qui se mobilise lorsque les intérêts vitaux de la mère patrie russe sont menacés, alors que les conflits périphériques du sud Caucase sont laissé de côté, au gré des humeurs changeantes des oligarques parties prenantes aux querelles territoriales ; Aliyev fait profil bas, lorsque son maître d’Ankara essaie de se rabibocher avec Moscou, le temps de refaire ses forces et de repartir à l’offensive dans le Karabakh. Pendant ce temps les peuples trinquent balancés qu’ils sont entre les intérêts oligarchiques, qui commandent les superstructures eurasiatiques, où règne la représentation théorique des forces démocratiques en marche. La Russie se découvre soudain des ressources financières insoupçonnées qui lui permettent de faire grand étalage de sa quincaillerie militaire, dont les effectifs comme le matériel sont plus ceux d’une super puissance que d’un pays dont les ressources économiques avoisinent celles de l’Italie. Il y a là encore un mystère à éclaircir qui laisse entrevoir un détournement des fonds publics au profit d’un complexe militaro-industriel tout puissant, qui a su magnifiquement profiter des transferts de technologie lors des beaux jours de la mondialisation win win entre les pays développés et leurs partenaires en voie de développement, Chine et Russie en tête. Les oligarques de l’Est marquent des points contre les oligarques de l’Ouest qui manifestent leur mécontentement, tout en s’accomodant parfaitement de l’intégration des peuples dans l’ordre mondial multipolaire. On ne nous fera pas croire que les troupettes de l’OTAN vont faire obstacle aux forces russes désireuses de mener une incursion mineure dans leur ancienne dépendance ukrainienne."It gives Putin the green light !" https://www.dailymail.co.uk/news/ar...

     

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    • #2889365

      @nicolasjaisson
      Ah enfin un commentaire sensé, il est évident que la nécessité d’utiliser la force militaire reflète la perte d’influence russe en Eurasie et ailleurs dans le monde, si la puissance russe était réelle, les pays post-soviétiques seraient restés dans sa sphère d’influence par l’attractivité de son modèle géoculturel, or il n’en est rien, la Russie aujourd’hui n’a pas un seul allié, l’Ukraine est perdue et s’éloigne de plus en plus, surtout depuis que les ukrainiens voyagent et travaillent en Europe, même les Biélorusses choisissent de plus en plus d’aller en Pologne, idem pour la Moldavie et les républiques du Caucase où même l’Arménie s’est sentie trahie et abandonnée pendant la guerre du Karabakh en 2020 où la Russie n’a pas osé affronter frontalement la Turquie, Arménie qui est en train de faire discrètement les premiers pas vers la normalisation de ses relations avec la Turquie. Il est notable que pendant les récents troubles au Kazakhstan les forces russes ont quitté sur l’insistance des élites Kazakh aussi vite qu’elles y sont rentrées, les chinois considérant le Kazakhstan comme SON fief, un symptôme majeur de recul de la Russie.
      Enfin, vous avez raison de pointer la faiblesse économique et surtout industrielle de la Russie, le Mexique a une production industrielle plus importante par exemple, un pays aussi faible économiquement et industriellement dont la R&D est au point mort et important quasiment tous les biens complextes ne peut pas être une puissance mondiale autrement que spectaculairement.

      Merci de laisser passer le message

       
    • La Russie demande des garanties de sécurité et en réponse l’OTAN envoie des armes en Ukraine, peut-être même en Roumanie, en Bulgarie...

      La réponse otanienne sous la forme d’envoi d’armes en Ukraine signifie que la Russie a été roulée à Minsk en février 2015 : elle s’est retenue de reprendre tout le Donbass (au nom de rapports raisonnables avec l’ouest) et Nordstream n’entrera probablement jamais en service.

      Si en 2015 la Russie avait repoussé les kiéviens aux frontières administratives des oblasts de Donestk et Lougansk, elle aurait aujourd’hui une situation solide en Ukraine et aurait économisé la construction d’un gazoduc inutile. Et l’opération russe dans le Donbass serait associée à l’union avec la Crimée dans un même souvenir s’effaçant peu à peu.

      L’erreur stratégique de la Russie a été de se lier les mains dans l’espoir de rapports commerciaux et pacifiques concrétisés par Nordstream : une pure illusion... l’ouest ne veut pas la paix et le prouve encore aujourd’hui. Tout ce qui n’a pas été fait pour sauver cet espoir de paix est aujourd’hui perdu pour la Russie : la situation militaire en Ukraine change chaque jour en sa défaveur. La Russie peut répéter chaque jour qu’elle ne veut pas envahir l’Ukraine, elle le peut chaque jour de moins en moins... Mais surtout, elle aurait dû le faire en 2015.

       
  • Il est très possible que l’OTAN attaque le Donbass cette année. Car l’OTAN agit aujourd’hui avec la Russie de la même façon qu’elle avait agi avec l’Irak avant de l’attaquer. L’OTAN avait renforcé ses forces à la frontière irakienne tout en sommant l’Irak de se désarmer. Ce qu’on observe aujourd’hui est très similaire : envoi d’armes, de conseillers et de troupes spéciales en Ukraine et pression maximale sur la Russie pour qu’elle recule... Et plus le temps passe, plus le rapport de force change en défaveur de la Russie... c’est-à-dire que plus le temps passe plus l’engagement inévitable coûtera cher aux Russes. Si l’année dernière ou il y a deux ans ou mieux encore au moment de Debaltsevo, la Russie avait envahi le Donbass, elle aurait pu rétablir la ligne de front sur les frontières administratives des oblasts de Donetsk et Lougansk (voire même inclure ceux de Zaporizhzhia et Kherson dans l’idée du fédération novorussienne) sans que cela lui eût coûté très cher, l’armée ukrainienne se débandant et refluant comme l’armée géorgienne l’avait fait en 2008. Aujourd’hui, un tel scénario coûterait beaucoup plus cher à la Russie en pertes humaines et de matériel (blindés, avions).

    On peut parfaitement imaginer qu’il n’y aura jamais d’accord entre Biden-Poutine sur la sécurité en Europe de l’est. Ce n’est pas dans l’intérêt des Américains de conclure un tel accord ni de le respecter. On peut aussi concevoir que la Russie a le cul entre deux chaises, liée à une option de paix par Nordstream, et contrainte à la possibilité de la guerre par la situation en Ukraine. Le cavalier otanien fait une fourchette sur les pièces russes : la Russie ne peut pas avoir à la fois Nordstream et le Donbass... elle est coincée. Et de toute façon, les Américains ne peuvent ni concéder Nordstream, ni le Donbass : ils ne veulent que la guerre, il n’ont pas le cul entre deux chaises, eux. Et c’est facile pour eux : en saignant l’armée russe engagée en Ukraine, ils lui feront perdre à la fois le Donbass et Nordstream. Pour l’instant, ils avancent leurs pions et la Russie ne peut que subir...

    Nordstream est sans doute venu trop tôt, les Russes se sont précipités pour le construire avant que la question ukrainienne ait été réglée et maintenant ils ont un gazoduc dont la mise en service est repoussée indéfiniment... Ils sont donc contraints d’ouvrir un nouveau front contre l’OTAN, ils doivent avancer une nouvelle pièce sur l’échiquier... sinon, ils perdent tout.

     

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