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Youssef Hindi : Du Brexit aux Gilets jaunes – Entretien accordé à Rivarol

La révolte des Gilets jaunes a pris de court le pouvoir en place et l’écrasante majorité des politologues et autres prospectivistes, qui n’ont rien vu venir. Or, ce soulèvement était prévisible, à condition d’avoir utilisé les outils analytiques et la méthodologie adéquats. En effet, la révolte actuelle du peuple français a été annoncée par des voix dissidentes. Parmi elles, Youssef Hindi (l’auteur d’Occident & Islam ou de La Mystique de la Laïcité) dans nombre d’articles publiés depuis septembre 2015, et réunis dans un recueil paru le 25 février 2019 : Du Brexit aux Gilets jaunes.

 

Rivarol : Quelle est pour vous l’origine profonde du mouvement des Gilets Jaunes ?

Youssef Hindi : Contrairement au diagnostic généralement proposé, le mouvement des Gilets jaunes n’a pas pour unique origine la crise socio-économique, elle traduit l’irruption d’une crise profonde, composée de plusieurs strates : crise religieuse, crise de régime, crise socio-économique, crise de la « démocratie ».

La couche inférieure de la crise est religieuse ; c’est la moins perceptible mais la plus importante en termes d’impact sur la durée. Ce fut l’objet d’étude de La Mystique de la Laïcité : Généalogie de la religion républicaine (2017), où j’analysais, sur la durée, les causes de l’instabilité chronique et ontologique de la République française, depuis 1789 jusqu’à nos jours.

Une instabilité dont la cause première est le défaut d’une croyance collective solidement établie autour de la République. Car la condition sine qua non de la pérennité d’un régime est qu’il soit adossé à une religion (ou à une idéologie) qui lui donne sa légitimité et qui réunisse le peuple autour de lui.

C’est cette absence de véritable religion structurante du régime républicain qui a provoqué tant de bégaiements historiques à la suite de la Révolution de 1789.

Au terme de cette étude historico-politique, je concluais que la Ve République s’effondrerait au prochain tournant de l’Histoire, à l’instar de l’Union soviétique.

Nous vivons donc actuellement en France la convergence de trois principales crises : religieuse, socio-économique et de régime (dont découle la crise démocratique).

J’explique également que le régime républicain connaît à nouveau sa crise chronique, qui se traduit, comme dans les années 1930, par une délégitimation croissante, culminant avec la révolte actuelle.

 

Un nouveau type de populisme est-il en train de naître dans la rue ?

Je ne parlerais pas de populisme, car le terme prête à confusion. Il s’agit là d’un mouvement fondamentalement populaire, un mouvement qui part de la base. Mais si par « populisme » on entend opposition du peuple à une certaine élite, alors la réponse est oui. Plus précisément, on assiste à une opposition, non pas de classes, mais plus largement entre la majorité des Français (à savoir ceux qui sont dans la rue, et les 75% de la population qui soutiennent le mouvement) et l’oligarchie (que l’on peut appeler les 1%) qui contrôle l’appareil d’État.

Toutefois, comme nous le constatons actuellement, le mouvement n’est pas à l’abri de la récupération des gauchistes, qui ont l’intention de ramener les Gilets jaunes vers la vieille opposition républicaine, entre peuple de gauche et peuple de droite. Une division républicaine qui a pour finalité d’empêcher la guerre politique contre l’oligarchie, qui est l’ennemi principal.

 

Le Brexit anglais est pour vous un signe avant-coureur des Gilets Jaunes ?

Au lendemain du Brexit j’écrivais que ce dernier pouvait provoquer un effet domino s’étendant à toute l’Europe. Je considérais au fond que le Brexit, comme l’élection de Donald Trump la même année, étaient les symptômes du rejet, par les peuples, du système de libre-échange et de l’idéologie globaliste qui le sous-tend ; leurs effets néfastes se faisant sentir de plus en plus gravement.

Et le mouvement des Gilets jaunes se situe dans la continuité de cette séquence historique. Un mouvement de réaction violente à l’appauvrissement du peuple, tout particulièrement des classes moyennes, causé par le libre-échangisme généralisé et la logique de la dette bancaire qui tend à réduire le peuple en esclavage.

D’ailleurs, au lendemain de l’élection de Macron, j’écrivais dans un article (du 20 mai 2017) que la brutalité de sa politique pourrait entraîner une cassure du tissu social français, amener au point de rupture la France périphérique (qui représente 60% de la population française). Et j’ajoutais que l’explosion de la France périphérique pourrait précipiter la fin du mandat de Macron et conduire à un affaiblissement voire un effondrement du régime.

 

L’explosion du vieux système Droite/Gauche à la suite de l’élection d’Emmanuel Macron a, paradoxalement, été une chance. La victoire du système a aussi été le début de sa marche vers le tombeau au final ?

La fusion de la gauche et de la droite qui a conduit finalement à la décomposition du système politique est un processus qui a démarré dans les années 1970, avec la disparition progressive des idéologies qui structuraient les partis politiques.

C’est ce qui explique pourquoi, déjà en 2007, le candidat de la droite libérale, Nicolas Sarkozy, à peine élu, a naturellement recruté des membres du Parti socialiste. C’est cette fusion, de ce qu’il convient d’appeler « la droite et la gauche de l’oligarchie », qui a permis à Emmanuel Macron de débaucher tous azimuts des éléments des partis politiques finissant.

L’élection du banquier n’a fait qu’acter la phase finale de cette fusion idéologico-politique de la gauche et de la droite.

Subséquemment, cette disparition de la droite et de la gauche a rendu possible la jonction du peuple de gauche et de droite, ensemble, contre l’oligarchie. Et cette jonction annule mécaniquement le système de division républicain grâce auquel l’oligarchie se maintien au pouvoir.

 

Les banlieues des grandes métropoles semblent étrangement calme. Comment les populations d’origines extra-européennes réagissent à ce mouvement de la France périphérique ?

Géographiquement, l’on peut dire qu’il existe trois Frances qui vivent, d’un certain point de vue, dans des « espace-temps » différents : la France des métropoles, la France des banlieues, et la France périphérique. Aujourd’hui c’est la France périphérique qui se révolte.

Au risque de vous surprendre, la révolte des banlieues a déjà eu lieu, lors des émeutes de 2005. C’était juvénile, anarchique, chaotique, totalement désordonné, sans revendications structurées, mais les causes étaient bel et bien d’ordre socio-économique.

Mais aujourd’hui, les populations extra-européennes soutiennent le mouvement des Gilets jaunes, comme la majorité des Français ; et certains d’entre eux y participent.

 

Les groupuscules gauchistes et antifas tentent de radicaliser le mouvement dans un sens négatif. Ces groupes sont-ils des instruments du système ?

Oui, et c’est historiquement vérifié.

Dans un premiers temps, ces groupuscules ont été utilisés pour discréditer les Gilets jaunes, les faire passer pour des casseurs ; et également créer un appel d’air attirant les racailles de banlieues – une division du travail où les antifas cassent et les racailles pillent.

J’expliquais plus haut que le mouvement des Gilets jaunes tendait à annuler l’opposition républicaine. Raison pour laquelle les gauchistes tentent de récupérer les Gilets jaunes et restaurer l’opposition gauche/droite, notamment en lançant leurs nervis contre « l’extrême droite » ; afin que cette dernière tombe dans le piège en réagissant par un réflexe sectaire et se sépare du reste du mouvement.

Un des objectifs stratégiques de la manœuvre des gauchistes (au service du système) étant de purger les Gilets jaunes de ses tendances identitaires, patriotes, et réduire le mouvement à d’inconséquentes manifestations trotsko-syndicalistes.

 

La répression extrêmement violente par le régime de ce mouvement est pour vous le signe d’un passage à une forme de libéralisme totalitaire ?

J’annonçais dans un article, dès décembre 2015, la transformation du régime en État policier, que j’ai appelé « dictature social-démocrate policière ». J’expliquais alors que l’évolution du régime républicain témoignait de sa difficulté grandissante à absorber la contestation, et qu’il risquait à terme de voler en éclats en raison de son raidissement, dans le contexte d’une délégitimation croissante de la caste politique française.

Plusieurs indices m’ont conduit à anticiper cette transformation dictatoriale, à savoir : le décret du 30 juin 2011 autorisant les représentants de l’État, les fonctionnaires et les militaires, à tirer à balles réelles sur la population pour le maintien de l’ordre public (https://www.legifrance.gouv.fr/jo_p...) ; la multiplication des attentats terroristes qui a « justifié » la mise en place en 2015 de la loi sur le renseignement (l’équivalent français du Patriot Act I et II) dont l’objectif véritable était la surveillance de la population et des opposants politiques ; la modification des articles 16 (l’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics) et 36 (celui-ci prévoit de transférer le pouvoir à l’armée en cas de guerre ou d’insurrection armée) de la Constitution, afin d’accorder les pleins pouvoirs à l’exécutif et utiliser la police et écarter l’armée en cas de « régime civil de crise » (http://www.assemblee-nationale.fr/1... ; http://www.assemblee-nationale.fr/1...).

 

Pensez-vous que cette répression entraîne un durcissement de ce mouvement populaire ? Demain la guerre civile ?

Je pense et j’écris depuis plusieurs années que la rigidification du régime, qui se traduisait hier par des lois liberticides et aujourd’hui par la répression policière, entraînerait à terme la cassure de l’État. Il est difficile de prévoir précisément comment et quand cette cassure adviendra, mais je confirme mon diagnostic : la Ve République est à bout de souffle, comme l’était la IIIe République dans les années 1930.

L’épuisement de la police, la multiplication des bavures, ou un autre événement imprévisible, pourrait entraîner l’effondrement du régime et contraindre l’armée à reprendre la main (temporairement).

 

Si le système explose, quel projet proposer pour éviter le chaos ?

Il y a toujours, entre le moment d’effondrement d’un système et l’établissement d’un autre, une période de chaos ou tout du moins d’instabilité.

Raison pour laquelle ces dernières années j’insiste sur la nécessité de travailler à l’élaboration d’un projet politique, en anticipation à la décomposition du système. Et cela doit commencer, à mon sens, par la redéfinition de la notion de souveraineté et des sources du droit. J’ai travaillé et écrit (dans plusieurs articles et livres) sur cette question qui est centrale et cruciale dans une période historique de crise de l’État moderne. Dans ce livre Du Brexit aux Gilets jaunes, je retrace l’histoire du concept moderne de souveraineté, qui a donné naissance à l’État moderne. Et je propose, comme première étape, de revenir à la conception traditionnelle de la souveraineté, celle qui garantit la préservation de l’humanité, et la pérennité de la société.

 

Au niveau international, on observe que la Macronie montre les dents envers la Russie, Le Venezuela et même l’Italie populiste. Comment analyser cette rhétorique guerrière ?

Il cherche à évacuer la pression intérieure, vers l’extérieur. C’est le comportement typique d’un gouvernement empêtré dans une crise socio-économique qu’il est incapable de résoudre. Désigner des boucs émissaires à l’intérieur du pays comme à l’extérieur est devenu le comportement constant des gouvernements successifs depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Il y a corrélation entre crise économique mondiale, crises géopolitiques, et crises domestiques.

Peut-être que c’est une nouvelle crise financière et/ou géopolitique qui abattra définitivement la République française.

La dernière conférence de Youssef Hindi, sur E&R :

Retrouvez Youssef Hindi, sur ERFM :

 



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  • "C’est le comportement typique d’un gouvernement empêtré dans une crise socio-économique qu’il est incapable de résoudre."

    Et comme dit A.S : "Une crise violente qu’il ne peut pas et "ne veut pas" résoudre".

     

  • La république n’a rien à nous offrir si ce n’est de l’argent, à partir du moment oû elle n’a plus ça à nous offrir, on se dit qu’on a plus besoin d’elle et on fini par s’en défaire comme d’un microbe.

     

    • Telle est la societé qu’elle a édifié, sans foi, sans justice, sans aucun sens de la sociabilité, le vrai pas le faux, celui qu’on peut voir en Corée du nord par exemple.
      La dimension humaine n’est plus, la république c’est le capitalisme qui va avec.
      La république c’est les maux et les souffrances de notre époque, la république ne nous veut pas du bien mais du mal.


  • Son analyse est bonne, la religion c’est important mais n’est-ce pas un piège de vouloir la rendre obligatoire ?
    Moi je parlerai dans un premier temps de la morale, à une époque il y’avait une matière de l’éducation nationale qui se nommait la morale.
    Je suis pour sa réintroduction.

     

    • YH n’a jamais dit vouloir rendre une religion obligatoire. Il dit qu’une société ne fonctionne pas s’il n’y pas une adhésion commune du peuple à une croyance/idéologie. Sans le travail de sape des franc maçons -et de leurs alliés- le peuple aurait pu rester en grande majorité catholique et je pense qu’ainsi les immigrés musulmans auraient pu s’assimiler. Car un musulman est beaucoup plus proche d’un chrétien que d’un franc macon laïque progressiste.
      La franc maçonnerie auraient aussi pu devenir l’idéologie commune pour rassembler les français, mais cela ne les intéresse pas, ils préfèrent rester sectaires et surtout ne pas salir leurs loges avec des prolos, des maçons par exemple


  • Instruction de BISMARCK au comte Von ARNIM, ambassadeur à Paris, le 16 novembre 1871

    " Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique ; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu’en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c’est d’abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera... J’entreprends contre l’Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible ! On m’accusera de persécution et j’y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d’abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien ! Je le répète : ici encore les républicains m’aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j’attaque par politique, ils l’attaquent par formalisme anti-religieux. Leur concours est assuré. Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l’épouventail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur... Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction..., des crimes de l’absolutisme, des empiètements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui ! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse ! C’est la France qui paiera les frais ! ... "

     

  • La Ve condensa en une seule les malheurs de la IIIe et de la IVe. La faute en revient entièrement à DG qui institua une dictature élective. Pouvoir présidentiel absolu, absence de proportionnelle et donc confusion des pouvoirs. Au niveau sociétal, différents organes de répression (SAC -dissous en 1982-) ont vu le jour ou ont été maintenus (CRS), les médias étant à peu près tous sous contrôle d’une idéologie atlantiste (adhésion à l’OTAN), capital à tous les étages, maintien du cosmopolitisme FM, de la corruption généralisée en métropole comme à l’étranger (françafric) etc etc
    Je suis cependant d’accord avec eux pour souligner le fait qu’il y ait eu des périodes d’accélération de l’oppression : le mitterandisme (immigration, chômage et insécurité), le sarkozysme (fin de la justice, arbitraire complet) mais la chiraquie ou l’hollandisme, pour immobiles qu’ils paraissent, furent-ils moins dévastateurs ? J’avoue mal connaitre la question.

     

    • En 1958 De Gaulle et ses sionistes supprimèrent la proportionnelle pour éliminer de l’Assemblée Nationale les 52 députés poujadistes élus en 1956 : ces poujadistes étaient les ancêtres des GJ, et ils ont en effet été éliminés de l’AN aux élections de novembre 1958 . 60 ans plus tard le peuple s’est enfin réveillé et a compris qu’il n’était plus "représenté" à l’AN, c’est pourquoi il s’est "présenté" dans les rues et sur les ronds points . Mais le pouvoir sioniste ne leur rendra jamais la proportionnelle, il ne peut escroquer et exploiter les Français qu’en continuant à truquer les élections législatives par le scrutin majoritaire à deux tours .


  • Merci à E&R et à Monsieur Hindi, pour cette analyse comme de coutume des plus pertinente.
    Lire le livre en vaut vraiment la peine, de même que la Mystique de la laïcité, afin de compléter les connaissances.


  • Il y a une grosse erreur d’appreciation quand on parle d’absence des banlieues dans le mouvement GJ.
    Ce n’est pas exacte. Le gros des défilés parisiens est constitué pour beaucoup de banlieusards. Apres , tout ceux qui se sont perdu dans le communautarisme c’est autre chose.
    Mais si on entend par banlieues, les pré ados "whesh wesh" des quartiers, alors oui , effectivement, eux ne viennent pas , et c est tant mieux .. il faut cependant admettre que c’est pareils pour tous les autres "jeunes " de cette tranche d’age , qui sont tres peu présents.
    Les GJ est un mouvement d’adultes , mouvement pour lequel les jeunes de moins de 20/22ans se sentent très peu concernés , surtout qu il ne s’agit pas du barratin facile " idéaliste guauchiste : tout le monde il est beau , restez comme vous êtes ’ comme le climat ou le LGBT .. il n’attire donc pas les jeunes naifs et crédules , et encore moins ceux issus de l immigration , qui sont malheureusement parmi les moins instruits, les moins éveillés, et surtout les moins interessés par ce qui se passe en dehors de leur quartier.
    Ces jeunes des quartiers réagissent essentielllement pour des évènements liés a la répression de leur propre actes de délinquance ( avant c ’etait d avantage par manipulation anti raciste .) .mais c est absolument jamais pour des questions sociales , y compris quand elles concernent le sort misérable de leur parents salariés pauvre , "quand ils le sont" .
    Quand ils se "révoltent" il agissent de manière nuisible dans leurs propres quartier qu’ils ne quittent jamais, et ne revendiquent absolument rien , si ce n’est ce rôle permanent de victimes avec des arguments et un language que la gauche leur a concocté sur mesure il y a déjà 40ans
    Ceux qui ont grandi, évolué, réfléchi , qui travaillent ou qui sont tout simplement sorti de cette manipulation gauchiste de l’anti racisme victimaire (dont le but principal est le maintien de ces gens dans leur condition de pauvre) ceux la sont évidement parmi les GJ.

     

    • Pour résumer : les banlieues profitent du système (allocs et aides sociales) alors que la France périphérique finance le système (impôts et taxes). Voilà pourquoi les banlieues ne rejoignent pas les gilets jaunes.


    • C’est la vérité d’oû la colère des Gilets jaune.
      Les conséquences de l’immigration de masse.
      Pourquoi avoir continué à faire venir des immigrés alors qu’il n’y a pas de travail ?
      Ça fait trente ans que le Front national le dit.
      Aujourd’hui le risque d’explosion est plus qu’important.
      Merci la République.


    • Dans la banlieue quasiment tous les commerces sont tenus par des musulmans et les commerçants paient beaucoup de taxes alors vos racourcis et mensonges de racistes vous pouvez les garder.


    • @Fati. 1/2
      C’est à la manière dont on conçoit et on voit les choses que le monde se fait et réagit. Si le sujet ici se porte sur la crise qui n’est pas à proprement parler française mais mondiale étant donné que le système adopté pour les fonctionnements des diverses sociétés est lui-même mondiale avec ses particularismes et ses singularités qui sont les conséquences de facteurs divers dont certains plus déterminants que d’autres et que personne ne peut élucider et saisir dans leur ensemble, ne serait-ce que par la faiblesse, le manque, le parcellement, le barbarisme et la détorsion des concepts dont on use pour les comprendre.
      Fati, vous voulez vous attaquer à une vision réductrice et racialiste avec une attention délibérée de se soulager sur un bouc émissaire. qui n’explique rien si ce n’est pas pour embrouiller plus une réalité complexe au prix d’une bonne conscience mesquine et bien répondu au point de pouvoir dire qu’elle caractérise le genre humain.
      Ce qui me pousse à vous répondre, c’est votre façon de répondre à une imbécilité par une autre, ce qui est d’ailleurs une chose courante au-delà de toute limite. Avant de parler des taxes que payent les commerçants musulmans, il aurait mieux fallu s’attarder sur le sens profond de la taxe et pourquoi il faut la payer. Dans toute société, chaque individu est censé travailler pour lui-même afin de subvenir à ses besoins qui sont multiples dans leurs formes mais simples dans les satisfactions à combler au niveau de chaque individu : alimentation du corps et de l’esprit, sécurité et préservation de l’espèce. L’individu étant un être social, ne peut pas se satisfaire à travailler que pour lui-même, il doit aussi apporter sa contribution en travail à l’effort collectif pour édifier et préserver tout ce qui est commun à tous. Donc, la taxe est un travail que chaque individu doit consentir à la collectivité pour que cette collectivité continue à prospérer ou à survivre.


    • @Fati. 2/2
      Sans aucune volonté de ma part de vouloir stigmatiser ou généraliser, on peut avancer que la banlieue est le résultat d’un système économique qui a besoin de grandes masses de travailleur lorsqu’ il est en pleine croissance et auxquelles on construit des cités ou des quartiers dortoirs pour les réunir et les rendre disponibles. Mais une fois la croissance décline pour une raison ou une autre, le bassin de main-d’oeuvre bon marché se transforme en bassin de main d’ouvre de réserve en attendant que la croissance reprenne. Et lorsque la croissance ne reprend pas ou elle reprend sur la base d’un autre schéma comme celui d’aller produire ailleurs où la main-d’oeuvre est encore moins chère, ce bassin de réserve de main-d’oeuvre bon marché finit par se transformer en bassin de réserve de chômeurs et d’exclus vivant d’expédients et de combines de toutes sortes qui enrichissent comme toujours la haute criminalité plus qu’ils ne les font vivre eux-mêmes.
      Quant au rôle des commerçants qu’ils soient musulmans ou non, le rôle qu’ils jouent est le même. Il faut savoir qu’un commerçant en tant que travailleur de service quand c’est lui-même qui s’occupe de son commerce doit être imposé comme tout travailleur, mais ce n’est pas le cas, il est imposé sur son chiffre d’affaires en gros comme n’importe quel entrepreneur ou propriétaire de moyens de production, ou de biens en plus de jouer le rôle de percepteur de taxes diverses ou d’impôts indirects, et d’agent de blanchiment d’argent à petite échelle provenant du commerce de la drogue et autres activités socialement nuisibles et non encadrées comme la prostitution des caniveaux.


  • Bravo à Rivarol d’avoir eu l’excellente idée d’interviewer Youssef Hindi !
    Félicitations à Youssef Hindi pour la très grande classe de ses analyses !
    Merci encore une fois à la rédaction d’E&R, de porter à connaissance du grand public, qui constitue son lectorat un document de cette qualité !!!!!


  • On oublie les Allemands et leur "Merkel muss weg" qui a précédé de plusieurs années le mouvement GJ.
    La Merkel était donnée pour morte, et elle mord toujours hélas. Plus encore depuis le traité d’Aix la Chapelle.
    En bref nous avons l’Allemagne puis l’Angleterre, puis la France, trois pays occupés, qui jouent les Spartacus, sans oublier l’Italie.

     

  • C’est une caste intellectuelle au sens guénonien du terme, c’est à dire une élite spirituelle qui est tout en haut de la pyramide et qui rayonne qui pourra sauver le pays et le Monde. La question est de savoir si l’église Catholique a encore cette élite spirituelle ou si définitivement l’Islam est la Tradition de remplacement.... fidèles à leur religion, à ses rites inaltérés, les Musulmans semblent être les plus organisés pour s’unir et unir. Oubliez les fantasmes d’une dictature religieuse islamiste.... quel musulman en voudrait ? Ca c’est l’invention des ennemis laïcistes et républicains.
    Pour sauver l’empire Constantin dût se convertir au Christianisme . C’est dur à accepter mais l’église est dans un tel état que je vois mal comment elle peut se relever de siècle de destruction interne. Amicalement et BRAvo à ER et des gens de la qualité de Youssef Hindi.

     

    • Comme je connais cinq ou sept types de musulmans différents incapables aujourd’hui de composer l’Oumma sans se déchirer pour savoir qui a le plus gros mythe, je ne vois pas comment les gus pourront reprendre au pied levé les tenants de la République qui eux aussi sont divisés depuis les Girondins et les Montagnards afin de mener ou cela mène la France : alors pensez à cinq ou sept ! Et puis vous négligez les catholiques, les protestants, les évangélistes, les bouddhistes, les laïcs et les athés, on en passe et de meilleurs, qui ne l’entendent pas de cette oreille...


  • Youssef Hindi donne ici une très bonne synthèse des crises profondes que le mouvement des GJ illustre. Il est tout comme moi un traditionaliste, dommage que sa tradition ne soit pas la mienne. Cela dit le constat nietzschéen de la mort de Dieu est valable pour l’orient comme pour l’occident. Nous devrons aller au bout de cette dégénérescence qui a commencée plus tôt chez nous que chez eux, et bien avant la révolution fraçaise qui en est un élément majeur. Alors la fin de la cinquième république ...


  • Excellente synthèse. Celà fait chaud au coeur que de véritables érudits comme l’est Mr Youssef Hindi, informe tous les gens de manière compréhensible, complète et documentée. L’esprit Français renaît, courage à toutes et tous, ne lâchons rien.


  • Partie ( 1/2 ) :
    Mr Hindi analyse avec pertinence le processus d’effondrement en cours du système de l’oligarchie. Cependant,le volet historique qui donne un éclairage sur l’émergence de ce système avant,pendant et après la révolution de 1789,n’a pas été abordé. Il est vrai que cette dimension capitale,qui permet de comprendre la désastreuse longévité de l’oligarchie, est développée avec une profonde clarté par l’équipe des intellectuels résistants,soit sur E&R,ou d’autres sites. Mais,il aurait été intéressant pour une meilleure mise en perspective des événements actuels en France,ou en ébullition dans d’autres régions du monde. Le succès du soulèvement populaire dépend,en effet,des enseignements tirés de l’Histoire. On apprend davantage des méthodes de l’ennemi que de celles des proches.
    Voyons un peu,les piliers de succès du système de l’oligarchie est fondé sur trois leviers essentiels :
    1)le premier levier,est la destruction de la religion chrétienne,la laïcité,terme soft,utilisé pour désigner l’athéisme,est un simple ersatz pour dissimuler le vide. Cette destruction,est d’ailleurs été inscrite dans un long processus de destruction de tout le système immunitaire des valeurs morales et spirituelles ancrées directement,ou indirectement à la religion chrétienne,avant le Vatican 2. La facilité avec laquelle l’oligarchie a fait passer,et compte faire passer,ses prétendues"réformes"de dépravation de toute la société et ses structures séculaires,s’explique largement par la tragique destruction du système immunitaire,c’est-à-dire la religion,qui assurait infailliblement la préservation de la santé morale de la nation,sa cohésion et,plus encore,donne sens à la vie de la société,et en son sein.
    2)le deuxième levier,est lié à la priorité donnée par l’oligarchie à l’action,autrement dit,à l’exécution de son plan visant l’établissement du"nouvel ordre mondial". Évidemment,cette priorité vient compléter le cadre idéologique bâti tout au long du 18 ème,19 ème et 20 ème siècles.
    Chacun peut constater que cette méthodologie,est à l’opposé de celle prônée par les résistants qui s’investissent,quasi exclusivement,à la réflexion,et peu,très peu, à l’action...Cette carence est aggravée par les réseaux sociaux. Ceux-ci,donnent dans la plupart des cas,l’illusion que : publier des commentaires,ou quelques réflexions,
    dispensent du combat sur le terrain,en plein monde réel...( à suivre sur partie 2/2 )


  • Partie 2/2 ( suite et fin )
    3)le troisième levier,compte deux composantes :
    - le détournement et la corruption du langage. Deux exemples emblématiques illustrent ce phénomène : les concepts de"liberté"et de"réforme"est utilisé à tort et à travers pour dépraver et détruire tout ce qui peut l’être. Un véritable dictionnaire de vocabulaire corrompu est devenu un outil venimeux pour annihiler la faculté collective de critique. Staline,disait,et à juste titre,à ce sujet : le mot chien ne mord pas !...
    - l’instauration d’un véritable climat de terreur intellectuelle et psychologique pour étouffer dans l’œuf,en recourant à une scélérate propagande sans le moindre répit,ou pudeur,toute velléité de riposte intellectuelle,ou d’action sur le terrain. Qui ne constate pas que le phénomène suivant est devenu classique : à la moindre riposte citoyenne,il s’en suit un chœur de pleurnicheries,suivies de repli et de découragement des forces de dissidence.
    Ce climat de terreur est amplement vérifiée et palpable aujourd’hui. Les sbires,chargés sont,en premier lieu les médias mainstream et les"polémistes".
    Voilà,en gros traits,quelques éléments pour contribuer à l’enrichissement du débat ouvert par Mr Hindi et d’autres imminents intellectuels,véritables combattants d’avant-garde porteurs de la victoire finale. ( Fin )


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